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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 26 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsImmigration & asile

Face à Face : Laurent Nuñez - 26/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 45 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Sommes-nous solides ? L'État est-il capable de protéger ses citoyens ?

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Ce week-end, les manifestations, vous les qualifieriez de quoi ?

  • 2:02RelanceRéponse partielle

    ils étaient plus nombreux ? Parce qu'ils avaient anticipé ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que samedi après samedi, on va essayer de se projeter ?

  • 3:58RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on peut imaginer que samedi après samedi, il y ait des manifestations et que votre réponse soit la même ?

  • 5:09RelanceRéponse partielle

    Est-ce que l'État, aujourd'hui, n'est plus en mesure de protéger ses citoyens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02Invité politiqueFait
    « Non, la journée a été maîtrisée évidemment, puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Bien sûr, énormément ont été saisies. Vous parlez de couteaux, de barres de fer, des boules de pétanque, des billes en verre, des frondes, diverses armes. Et bien sûr, les mortiers. »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « 1435, c'est le chiffre à jour d'hier soir. »
  • 2:55Invité politiqueChiffre
    « Et il y en a plus de 100, c'était pour détention d'armes par destination. »
  • 6:19Invité politiqueChiffre
    « On est à 267 blessés. »
  • 6:31Invité politiqueChiffre
    « Mais j'avais un chiffre, tout à fait, c'est une estimation, de 250 blessés parmi les manifestants. »
  • 6:34Invité politiqueChiffre
    « On nous signale quand même trois blessés assez graves. »
  • 9:12Invité politiqueChiffre
    « À Nice, notamment, le groupe a été dispersé et on a 11 personnes d'ultra-droite qui ont été interpellées. »
  • 14:20Invité politiqueFait
    « C'est un attentat terroriste raciste. »
  • 16:30Invité politiqueFait
    « Il n'était pas connu des services. »
  • 17:27Invité politiqueFait
    « Ce type de profils sont ceux qui nous inquiètent le plus. »
  • 18:56Invité politiquePromesse
    « Oui, bien sûr. »
  • 19:28Invité politiquePromesse
    « On tiendra six mois jusqu'à l'élection présidentielle. »
  • 21:14Invité politiqueFait
    « Il y a eu, évidemment, le gros plantage du 17 octobre que j'assume totalement. »

Temps de parole

  • Laurent Nuñez67 %
  • Présentateur29 %
  • ?4 %

≈ 10,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez RMC.

0:17
Locuteur

Il

0:18
Présentateur

est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Nunez. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le ministre de l'Intérieur, bien sûr. Enchaînement de violences, scènes de chaos, puis d'extrêmes tensions, tueries de trappes. Sommes-nous solides ? C'est la question au fond que l'on se pose ce matin, à la fois en tant que société, en tant qu'État. L'État est-il d'ailleurs capable de protéger ses citoyens ? On va revenir évidemment sur toutes ces questions avec vous. Avant de revenir sur trappes, d'abord un mot sur les manifestations qui se sont succédées. Après le week-end précédent, le chaos, le fiasco, peut-on même dire.

Ce week-end, les manifestations, vous les qualifieriez de quoi ? La journée de samedi, maîtrisée, calme ? Avez-vous repris le contrôle ?

1:02
Laurent Nuñez

Non, la journée a été maîtrisée évidemment, puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave. Malgré la volonté d'en découdre de militants de la mouvance ultra-gauche et de Samir Osh Radical, mais qui ont opéré selon un schéma assez classique, c'est-à-dire qu'ils se sont greffés au sein des cortèges et ont tenté de commettre énormément d'exactions avec beaucoup de violence, principalement contre les forces de sécurité intérieure, puisque celles-ci ont réussi à les empêcher, à partir en cortège sauvage, ou à aller dégrader des commerces, ou essayer d'aller dans les centres-villes. Jusqu'à les manifestations de samedi, aucune ne se tenait dans les centres-villes.

Les préfets, en lien avec les organisateurs, avaient réussi à obtenir des parcours qui étaient plus isolés, plus éloignés, pardon, des centres-villes. C'est le cas notamment à Orléans, c'est le cas à Paris, bien sûr. Donc, évidemment, les groupes à risque ont essayé de s'y rendre, et les forces de l'ordre ont fait un travail admirable, ils en ont empêché. Donc oui, la situation a été maîtrisée. Il n'empêche qu'on a constaté un très haut niveau de violence contre les forces de sécurité intérieure, le même que le 17, mais ils ont pu répondre parce que...

2:02
Locuteur

Parce qu

2:02
Présentateur

'ils étaient plus nombreux ? Parce qu'ils avaient anticipé ?

2:04
Laurent Nuñez

Il y a trois raisons essentielles. D'abord, parce que la mouvance a pu être cantonnée au sein des cortèges et ne s'est pas éclatée comme elle l

2:11
Locuteur

'a

2:11
Laurent Nuñez

fait le 17 octobre, ce qui avait provoqué le fait que les dispositifs policiers avaient été dispersés. C'était beaucoup plus difficile à contrôler, à maîtriser. Il y a trois raisons. On a fait beaucoup plus de contrôle de flux sur les personnes qui se rendaient, sur les manifestations, parfois dans la profondeur. C

2:28
Locuteur

'est

2:28
Laurent Nuñez

le contrôle de flux, ça veut dire une réquisition du procureur. On fouille les gens et on peut saisir du

2:31
Locuteur

matériel. On vérifie ce qu

2:32
Présentateur

'ils ont

2:32
Locuteur

? Des

2:33
Laurent Nuñez

armes par destination. Vous

2:34
Locuteur

en avez trouvé beaucoup

2:34
Laurent Nuñez

? Bien sûr, énormément ont été saisies. Vous

2:36
Locuteur

parlez

2:37
Présentateur

de couteaux,

2:41
Locuteur

de barres de fer

2:42
Laurent Nuñez

?

2:43
Locuteur

Des

2:43
Laurent Nuñez

boules de pétanque, des billes en verre, des frondes, diverses armes. Et bien sûr, les mortiers. Donc, on a interpellé 1435 personnes sur l'ensemble

2:51
Locuteur

du

2:51
Laurent Nuñez

territoire national. 1435, c'est le chiffre à jour d'hier soir. Et il y en a plus de 100, c'était pour détention d'armes par destination. Donc déjà, des contrôles de flux. On a renforcé en volume les effectifs en faisant des rappels sur les congés. J'en remercie les gendarmes et les policiers, évidemment. Et puis ensuite, troisièmement, il y avait un prépositionnement de l'ensemble des effectifs qui étaient mobilisés, qui permettaient de mieux sécuriser, de mieux encadrer ces cortèges. Et puis, quatrièmement, je rajoute un quatrième point, c'est évidemment les mesures de police administrative qui ont été prises.

Et encore une fois, j'incite le fait que les manifestations ne se soient pas tenues dans les centres-villes.

3:26
Locuteur

Je crois que les organisations syndicales n'ont pas forcément

3:27
Laurent Nuñez

compris. Enfin, on a eu des discussions, mais globalement, les déclarations ont été respectées. Il faut s'en féliciter, parce que personne n'aurait compris qu'il y ait de nouveaux trous à l'ordre public dans des centres-villes qui

3:37
Locuteur

avaient été dégradés le 17 octobre. Est-ce que ça veut dire que désormais,

3:39
Présentateur

pour les semaines qui viennent, on va essayer de se projeter, puisque les manifestants disent que ces manifestations sont amenées à durer, que le mouvement est amené à durer ? Est-ce qu'on peut imaginer que samedi après samedi, il y ait des manifestations et que votre réponse soit la même ?

3:53
Locuteur

C

3:53
Présentateur

'est-à-dire interdire les centres-villes de ces manifestations ?

3:58
Laurent Nuñez

La réponse, elle se fait au cas par cas.

3:59
Locuteur

C

3:59
Laurent Nuñez

'est les préfets qui apprécient la situation.

4:02
Locuteur

Et

4:02
Laurent Nuñez

ils se basent sur le fait qu'il y ait eu des troubles à l'ordre public ou qu

4:06
Locuteur

'il

4:06
Laurent Nuñez

y a des risques de troubles à l'ordre public. Très honnêtement, dans les jours qui viennent, la situation ne va pas vraiment changer. On

4:11
Locuteur

va

4:11
Présentateur

continuer, des couvre-feux, on va continuer des...

4:13
Locuteur

Les

4:13
Laurent Nuñez

couvre-feux, bien sûr. Ça, ce sont les préfets qui décident en lien avec les maires. On en a un peu plus d'une dizaine, évidemment. Et puis, sur les parcours des manifestations, ce qu'on a vu samedi, le niveau d'engagement de violence contre les forces de sécurité intérieure, la volonté des groupes à risque partout sur le territoire national, le schéma parisien de groupes à risque d'ultra-gauche, extrême-gauche radicale, au sein des cortèges qui essaient de le faire dégénérer, ça s'est produit à Tours, ça s

4:38
Locuteur

'est

4:38
Laurent Nuñez

produit à Lyon, à Toulouse. Dans de nombreuses villes françaises, le schéma qui a fait que les préfets ont pu se dire qu'il ne peut pas y avoir de manifestation au centre-ville compte tenu des risques de troubles à l'ordre public et des risques de dégradation de commerce, il n'a pas été significativement modifié par ce qui s

4:52
Locuteur

'est

4:52
Laurent Nuñez

passé

4:52
Locuteur

samedi. Donc, il n'y a pas de raison que les préfets... Certes, il y a eu moins de

4:55
Présentateur

pillages ou de tentatives de pillages, mais vous avez vu dans de très nombreuses villes de France, des centres-villes qui étaient quasiment déserts.

5:02
Locuteur

C

5:02
Présentateur

'est-à-dire que des magasins qui ont fermé, des commerçants qui ont anticipé, qui se sont barricadés, qui n'ont plus confiance dans l'État pour les protéger, et qui se sont retrouvés eux-mêmes à devoir faire leur propre police. Parfois aussi parce qu'ils ont entendu les propos du préfet de police de Paris qui laissaient entendre qu'au fond, c'était à eux de se débrouiller. Est-ce que l'État, aujourd'hui, n'est plus en mesure de protéger ses

5:22
Locuteur

citoyens ?

5:23
Laurent Nuñez

L'État, un, il s'est passé ce qui s'est passé le 17 octobre, et je le regrette. Vraiment, je le regrette. Premier point. Deuxième point, c'est bien l'État qui protège les commerces. Et au bout d'un moment, il ne faut pas se tromper de cible. Nous, nous sommes là, les forces de sécurité intérieure, sous mon autorité, sont là pour protéger nos citoyens, pour protéger les commerces, évidemment. Mais attention, ce sont des militants d'ultra-gauche, d'extrême-gauche radicalisée. C'est eux qui appellent au chaos, qui appellent à l'insurrection, qui ne respectent pas le cortège, qui ne restent pas avec les organisations syndicales et qui veulent en découdre. Regardez ce qui s

5:53
Locuteur

'est

5:53
Laurent Nuñez

passé à Paris à la fin du cortège, regardez ce qui s'est passé dans de nombreuses villes, où ils ont essayé de rejoindre les centres-villes par la force, pour aller, évidemment, dégrader des commerces. Ils en ont été empêchés. Donc, au bout d'un moment, il ne faut pas se tromper de cible. On a quand même une mouvance qui appelle à l'insurrection, qui appelle à la révolte, et qui est là. Et c'est à cause d'elle qu'on déploie ces dispositifs policiers pour les contenir.

6:11
Présentateur

Y a-t-il eu des blessés à déplorer du côté des forces de l'ordre ? Y a-t-il eu des manifestants

6:16
Locuteur

blessés

6:16
Laurent Nuñez

? Oui, pour les forces de l'ordre, j'ai évidemment le chiffre très précis. On est à 267 blessés. Hier soir, c'était à date. La plupart, heureusement, blessés légers. Et pour les manifestants, les chiffres me remontent toujours plus difficilement. Mais j'avais un chiffre, tout à fait, c'est une estimation, de 250 blessés parmi les manifestants. On nous signale quand même trois blessés assez graves. Je crois que c'était à Toulouse, Reims et...

6:39
Locuteur

Et

6:39
Laurent Nuñez

à Toulouse, pardon, Reims et Clermont-Ferrand.

6:42
Présentateur

Clermont-Ferrand, notamment, on parle d'une personne qui aurait été blessée à la main. Est-ce qu'il pourrait s'agir d'une grenade ?

6:48
Laurent Nuñez

Oui, on n'a pas de certitude à ma connaissance sur ce cas-là. À Toulouse, c'est peut-être le cas. En tout cas, il y a des enquêtes de l'IGPN, comme à chaque

6:56
Locuteur

fois.

6:56
Présentateur

Vous avez parlé de l'ultra-gauche. Il y a aussi eu des affrontements entre ultra-gauche et ultra-droite. On parle de Montpellier, Dijon, Nice, Nancy, Rouen, Tours. De quoi s'agit-il ? Et est-ce que ça veut dire que, désormais, vous avez face à face, mais aussi face à vous, deux mouvances ultra-gauche et ultra-droite ?

7:15
Locuteur

Je

7:15
Laurent Nuñez

vais bien. D'abord, un point sur les trois villes où je vous ai cité, où les personnes ont

7:19
Locuteur

été

7:19
Laurent Nuñez

grèvement blessées. C'est dans le cadre d'actions de police, compte tenu d'un contexte d'extrême violence. C'est

7:24
Locuteur

dans un

7:24
Présentateur

contexte

7:25
Locuteur

d

7:25
Présentateur

'extrême violence.

7:25
Laurent Nuñez

Oui, je n'ai pas trop de doutes sur la proportionnalité de l'action policière, si jamais elle était à l'origine de ces blessures. Sur ce qui s'est passé, effectivement, nous savions, puisqu'il y avait des appels pour le 24 octobre, précisément, de nombreuses mouvances ultra-droites, pas mal d'identitaires, en fait, de la mouvance identitaire,

7:43
Locuteur

ce

7:43
Laurent Nuñez

qui est une mouvance ultra-droite, de nationalistes également, qui voulaient descendre dans les centres-villes pour protéger les commerces. Officiellement, évidemment, dans leur discours, enfin, ce n

7:53
Locuteur

'est

7:53
Laurent Nuñez

pas bien officiel, mais enfin, sur les réseaux sociaux, c'est ce qu'ils disaient, donc nous savions qu'ils risquaient de venir, effectivement, dans de nombreuses villes. Moi, dès samedi soir, il était porté à ma connaissance, ça avait été le cas à Nice, à Montpellier. On a vu des vidéos, puis les rapports me sont remontés, il y

8:06
Locuteur

en

8:06
Laurent Nuñez

a eu dans d'autres villes. Ce sont, effectivement, des groupes qui sont venus, en groupe constitué, principalement, en réalité, pour s'en prendre à la mouvance ultra-gauche, comme ils le font habituellement. Et les policiers ont pu constater, effectivement, des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je veux couper court à ces rumeurs. À aucun moment, évidemment, la police ne les a protégés. À aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes, bien évidemment. Si

8:27
Locuteur

vous répondez

8:28
Présentateur

à ces rumeurs, c'est parce qu'elles ont été relayées,

8:29
Laurent Nuñez

pas sous

8:31
Présentateur

forme de rumeurs, mais sous forme d'accusations. Manuel Bompard, par exemple, le coordinateur de LFI, qui dit samedi sur Twitter,

8:37
Locuteur

«

8:37
Présentateur

À Nice, toute manifestation était interdite, sauf, dit-il, pour les fascistes, qui ont pu se balader en ville, armés de couteaux et de barres de fer pour agresser les passants. Le ministre Nunez et le maire Ciotti les protègent-ils ? »

8:47
Laurent Nuñez

Non, on ne protège personne, certainement pas. En tout cas, on applique les interdictions pour tout le monde. On a empêché des affrontements entre ces groupes. Les policiers et

8:55
Locuteur

les

8:55
Laurent Nuñez

gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillages et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême-gauche. Vous savez qu'en police et en gendarmerie, quand on a une mission, c'est compliqué de se détourner de cette mission. Ils ont intervenu à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher des affrontements entre l'ultra-gauche et l'ultra-droite. Et M. Thomas Porte, je peux l'informer d'une chose, c'est qu'à Nice,

9:13
Locuteur

notamment,

9:13
Laurent Nuñez

le groupe a été dispersé et on a 11 personnes d'ultra-droite qui ont été interpellées. Et qui sont en garde

9:21
Locuteur

-à-mue

9:21
Laurent Nuñez

? Et le procureur de Nice s'est saisi de la constitution de ce groupe. Parce qu'évidemment, il va y avoir des suites. Ils se sont constitués dans ce qu'on appelle un groupe de combat ou à tout le moins un groupe constitué en

9:30
Locuteur

vie

9:30
Laurent Nuñez

de commettre des violences. Donc ça veut dire, un, que ça relève peut-être d'incrimination pénale. Ce n

9:34
Locuteur

'est

9:34
Laurent Nuñez

pas à moi d'en juger, mais je demande à tous les préfets, partout, ça s'est produit, de saisir la justice. Deux, effectivement, comme vous venez de le dire, il y a des polices administratives qui s'appliquent, notamment des possibilités de dissoudre ces groupes s'ils se sont vraiment, et ça semble être le cas, constitués en groupe de combat. Et si jamais c'était des groupes dissous, on les poursuivra au pénal pour reconstitution de la Ligue d'Issou.

9:51
Présentateur

Laurent Nunez, comment on se projette sur la suite ? Un mouvement qui est appelé à durer, voilà ce que disent un certain nombre de manifestants. Est-ce que, samedi après samedi, parlons déjà du samedi prochain, il se trouve que c'est aussi la journée d'Halloween, est-ce que vous redoutez des débordements ? Est-ce que vous allez devoir mettre en place ?

10:08
Laurent Nuñez

Clairement, oui, clairement. Oui, on ne

10:10
Locuteur

va

10:10
Laurent Nuñez

pas dire, vous savez, l'action de police et de Jean-Marie, ce n

10:12
Locuteur

'est

10:12
Laurent Nuñez

pas j'appuie sur un bouton et je fais disparaître des personnes qui appellent à des messages de violence, d'insurrection, qui n'hésitent pas à dire qu'ils lancent la révolte. Non, oui, clairement, oui. Et puis la soirée, oui. Et puis il

10:23
Locuteur

y a

10:23
Laurent Nuñez

la soirée d'Halloween, traditionnellement, qui est toujours un peu animée, j'ouvre les guillemets, c'est un euphémisme. Oui, on s'attend à

10:29
Locuteur

ce

10:29
Laurent Nuñez

que ce soit à nouveau compliqué, que ce soit de nouveau une grosse journée de mobilisation.

10:32
Locuteur

Vous

10:32
Présentateur

allez être obligé de mettre un dispositif en place qui sera comparable à celui du dernier samedi ?

10:37
Laurent Nuñez

Évidemment, on va déployer un dispositif extrêmement robuste. À nouveau, évidemment, les policiers et les gendarmes vont être mis à contribution, d'abord parce qu'ils vont encore

10:45
Locuteur

travailler, et surtout parce qu'ils sont

10:48
Laurent Nuñez

pris à partie dans des conditions qui s'apparentent assez souvent quand même à des tentatives de meurtre, il faut le dire.

10:52
Présentateur

Des tentatives de meurtre ? Les policiers font l'objet de tentatives de meurtre ?

10:56
Locuteur

Écoutez,

10:56
Laurent Nuñez

quand vous balancez un mortier à bout portant, un pavé, ou que vous arrivez avec des frondes et des billes, pardon, mais c'est de la violence volontaire qui peut un jour, un jour, j'espère que ça n'arrivera jamais, mais j'espère qu'un jour, la justice pourra suivre sur ce grief-là. Parce que quand vous balancez

11:14
Locuteur

un pavé... C'est-à-dire que

11:14
Présentateur

vous êtes en train de dire qu'au fond, le qualificatif, si c'était vous qui deviez en décider, vous diriez qu'il s'agit de tentatives de meurtre ?

11:22
Laurent Nuñez

Je ne dirais pas judiciairement, mais quand vous lancez des pavés... Quand vous êtes sur un toit d'honneur et que vous balancez des morceaux de cheminée sur une compagnie de la direction de l'ordre public et de la circulation à la PP, comment vous voulez appeler ça ? Enfin, judiciairement, peut-être que ce ne sera jamais qualifié comme ça, mais moi, comme ministre de l'Intérieur, et comme l'ensemble de nos concitoyens, c'est comme ça que je le lis.

11:42
Présentateur

Le plateau d'Émile Vache, deux des suspects de l'incendie volontaire de la mairie de Limoges sont issus de ce plateau d'Émile Vache. Est-ce que vous estimez que les 20 dernières années, cette mouvance d'ultra-gauche, anarchiste, anticapitaliste, écologiste, semble-t-il, en tout cas pour les deux principaux suspects, a été minimisée

12:00
Locuteur

?

12:00
Présentateur

Quand on regarde, après l'affaire de Tarnac, après le sabotage de lignes TGV, de lignes EDF, d'Enedis, et qu'il y a eu en réalité assez peu de conséquences judiciaires, en tout cas pas de nature à arrêter leurs actions, est-ce que vous vous dites qu'on a sous-estimé cette mouvance ?

12:16
Laurent Nuñez

Jamais de l'avis. Vous ne m'entendrez jamais, je suis ministre de l'Intérieur, j'ai été responsable des services de renseignement dans ma vie passée, jamais vous ne m'entendrez qu'on a sous-estimé la menace de l'ultra-gauche. C'est faux. C'est faux. Ces groupuscules dont vous parlez, le site dont vous parlez, je ne peux pas m'étendre sur ces sujets, ils sont évidemment suivis. Sur la zone dont vous parlez, on est plutôt sur des anarchistes, voire des anarcho-autonomes. Jamais cette mouvance a été délaissée. D'ailleurs, Tarnac, vous vous souvenez que ça n'a pas été retenu finalement comme un dossier terroriste, puis ensuite l'association de malfaiteurs est tombée également.

Cela étant, les services de renseignement travaillent sur cette mouvance. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. D'abord parce que c'est une mouvance qui se livre à effectivement beaucoup d'actions de sabotage, dont le projet est quand même de renverser les institutions, de renverser notre République, et puis qu'il

13:00
Locuteur

y

13:00
Laurent Nuñez

a des connexions avec des groupuscules similaires dans des pays où ils sont sur l'action déjà à un niveau terroriste. qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grèce, voire de l'Espagne. Donc c'est une mouvance qui a toujours été suivie. Comme l'ultra-droite, il ne faut pas négliger que nous avons eu ces dix dernières années beaucoup plus de dossiers terroristes d'ultra-droite que d'ultra-gauche. Mais on en a aussi à l'ultra-gauche. Donc il faut être extrêmement vigilant.

13:22
Présentateur

Laurent Nunez trappe l'effroi. Un homme abattu, visé parce que noir. Cinq blessés graves, dont une petite fille de 12 ans, visée par un acte raciste à l'évidence. La garde à vue a été levée en raison d'état psychiatrique du suspect. Et l'avocat de la famille, maître Bouzerou, s'interroge sur cette décision. Il dit que cette décision, intervenant à la suite d'un examen psychiatrique, demandée par le parquet national antiterroriste, ne manque pas de nous étonner, voilà ce qu'il dit dans un communiqué. Car en pratique, lever une garde à vue pour motifs psychiatriques, c'est extrêmement rare. Il laisse entendre, au fond, que peut-être ce serait pour minimiser cet acte

14:05
Locuteur

? D

14:06
Laurent Nuñez

'abord, ce n

14:06
Locuteur

'est

14:06
Laurent Nuñez

pas rare. Ça arrive assez souvent, y compris sur des actes de terrorisme islamiste.

14:11
Locuteur

D

14:12
Laurent Nuñez

'ailleurs, souvent, à l'extrême droite, à l'ultra-d'oeuvre, l'échiquier politique, on nous dit que c'est pour minimiser cet acte.

14:18
Locuteur

Non,

14:18
Laurent Nuñez

d'abord, ce qui s'est passé à Trappes, c'est très grave. C'est un attentat terroriste raciste.

14:22
Locuteur

L

14:22
Laurent Nuñez

'auteur a agi pour tuer des personnes qui, à ses yeux, n'avaient pas s'intégrer au sein de la société française. Parce qu'elles étaient d'origine, simplement d'origine étrangère. C'est très grave ce qui s'est passé pour le vivre ensemble et pour la cohésion de notre pays. C'est très grave et moi, je le condamne fermement. Et j'ai évidemment une pensée pour la victime

14:39
Locuteur

décédée

14:41
Laurent Nuñez

et pour les victimes blessées qui, heureusement...

14:45
Locuteur

Heureusement,

14:45
Laurent Nuñez

leur état est stabilisé, mais voilà.

14:47
Présentateur

Il y a le drame absolu. Et très vite, il y a eu la polémique.

14:51
Laurent Nuñez

Non, mais je termine. Le fait

14:52
Locuteur

que

14:53
Laurent Nuñez

l'individu aille en soins psy, que peut-être qu'il souffre de ton psy, mais ça ne change rien à la gravité de l'acte, au fait que ce soit un attentat terroriste raciste. Ça ne change rien. On ne cherche pas à minimiser. C'est normal, ça fait partie des procédures. Si, quand il est examiné par les enquêteurs, on constate qu'il n'est pas dans son état normal.

15:12
Locuteur

Il souffrirait de schizophrénie et il a été testé positif au cannabis et à la cocaïne. Ça n'enlèvera pas le

15:18
Laurent Nuñez

qualificatif d'attentat terroriste. Que les choses soient claires, ça ne l'enlèvera pas. Ça reste un individu qui est ému par la haine, le racisme, et il a tué pour ça. C'est du terrorisme.

15:27
Présentateur

Lorsque vous entendez cet avocat qui dit également que l'État aurait sans doute failli. Je le cite. La famille, notamment de Penga Bossio Wangui, qui est donc décédée. La famille demande que soient déterminées avec précision les conditions dans lesquelles cet individu n'a fait l'objet d'aucun signalement préventif, alors même que son armement et son profil auraient dû attirer l'attention des services compétents. Voilà ce que dit l'avocat. Elle demande la communication de l'ensemble des éléments relatifs à son suivi ou à l'absence de son suivi et se réserve le droit de rechercher toute responsabilité administrative. Est-ce que l'État a failli ?

16:03
Laurent Nuñez

Non, attendez, je comprends les interrogations légitimes de la famille, de l'avocat, je le comprends. Chaque fois qu'il y

16:09
Locuteur

a

16:09
Laurent Nuñez

un attentat terroriste, c

16:10
Locuteur

'est

16:10
Laurent Nuñez

évidemment la première question qu

16:11
Locuteur

'on

16:11
Laurent Nuñez

se pose. Est-ce que l'individu était connu ? Est-ce qu'il était suivi ? Enfin, connu pour la radicalisation, pas connu pour des faits de droit commun. Ces questions sont légitimes, mais

16:22
Locuteur

au

16:23
Laurent Nuñez

cas d'espèce. Il semblerait, je suis très prudent, que cet individu soit passé à l'axe sans qu'il y ait eu de signes annonciateurs qu'il appartenait. Un attentat comme ça, on ne

16:31
Locuteur

va

16:31
Laurent Nuñez

pas se classer ultra-droite. On est sur l'ultra-droite, c'est clair, net, précis. Donc, il n'y avait pas de signe avant-coureur, à ma connaissance. Il n'était pas connu des services.

16:39
Locuteur

Il n'était pas fiché, il n'était pas suivi. Ce qui arrive

16:41
Laurent Nuñez

malheureusement dans beaucoup d'attentats terroristes, les derniers attentats terroristes récents, c'est souvent ça. Pourquoi ? Parce que les services font un travail remarquable, quelle que soit la thématique de la radicalisation, islamistes radicales, ultra-droite, ultra-gauche, font un travail remarquable et connaissent beaucoup d'objectifs. Mais il y en a qui passent à l'acte subitement, soudainement. Est-ce que c'est ce qui s'est passé au cas d'espèce ? En tout cas, toute la réponse sera portée par la justice aux questions que se pose la famille. Et moi, comme ministre de

17:06
Locuteur

l

17:06
Laurent Nuñez

'Intérieur, comme patron des services de renseignement, également qu'on fera toute la lumière sur cette affaire pour savoir s'il y avait des signes avant-coureurs ou pas. À ma connaissance, ça n'est pas le cas. Encore une fois, ça n'enlève rien à la gravité de cet acte.

17:16
Présentateur

Est-ce qu'il y a sur le territoire un certain nombre, un grand nombre ? À combien est-ce que vous estimez des profils de ce type, aujourd'hui, dormant, en quelque sorte ?

17:27
Laurent Nuñez

Ce type de profils sont ceux qui nous inquiètent le plus. Je ne parle là que de la mouvance ultra-droite. Je mets de côté les autres sujets.

17:35
Locuteur

La

17:35
Laurent Nuñez

mouvance ultra-droite, elle est aussi connue, les identitaires, les nationalistes, les néo-nazis, ceux qu'on a vu d'ailleurs défiler en groupe de combat samedi dans les

17:42
Locuteur

rues des

17:43
Laurent Nuñez

villes dont j'ai parlé. Ce qui nous inquiète le plus, c'est plutôt ce genre de profils des individus un peu isolés qui sont nourris d'idéologies racistes, qui s'abreuvent des discours ambiants, de leur discours ambiant et qui soudainement passent à l'action. C'est ça qui nous inquiète le plus. Et c'est évidemment ce qui est le plus difficile à détecter, bien évidemment.

18:04
Locuteur

Est-ce que les réseaux sociaux sont mis à

18:06
Présentateur

contribution à la fois pour déceler, mais d'ailleurs, peut-être, on s

18:10
Locuteur

'est

18:10
Présentateur

posé la question samedi en regardant les algorithmes, est-ce qu'ils sont réfrénés, en quelque sorte ? Est-ce qu'aujourd'hui, vous estimez que les réseaux sociaux doivent être des partenaires ou est-ce qu'ils jouent le jeu ou non

18:21
Locuteur

?

18:21
Laurent Nuñez

D'abord, effectivement, ces individus qui souvent sont isolés, qui s'abreuvent effectivement de réseaux sociaux, effectivement, beaucoup de la rédication peut passer par les réseaux sociaux et évidemment, les plateformes ont des obligations de signalement quand il y

18:36
Locuteur

a

18:36
Laurent Nuñez

des contenus qui sont illégaux, notamment sur la thématique du terrorisme.

18:41
Présentateur

Laurent Nunez, il y a une semaine, vous présentiez votre démission à la suite de la journée et du fiasco du 17 octobre. Est-ce qu'aujourd'hui,

18:50
Locuteur

vous

18:51
Présentateur

vous dites « Je suis au bon endroit et j'ai les moyens de remettre l'ordre dans ce pays ?

18:55
Locuteur

»

18:56
Laurent Nuñez

Oui, bien sûr. Sinon, oui, bien sûr. Moi, j'ai accepté d'être ministre de l'Intérieur pour servir mon pays, d'abord. Moi, je ne me projette pas, je n

19:03
Locuteur

'ai

19:03
Laurent Nuñez

pas de projet personnel. Je resterai aussi longtemps qu'on me fera confiance et le président de la République et le Premier ministre à mon poste. J'ai une expérience que je mets à la disposition de mon pays. Moi, je suis là pour servir mon pays et rien d'autre. Je n'ai aucun projet politique personnel et je ne me projette pas au-delà de l

19:23
Locuteur

'intérêt général. Et l'intérêt général, c'est la stabilité de notre pays. Est-ce

19:25
Présentateur

que l'on va pouvoir tenir six mois jusqu'à l'élection présidentielle

19:28
Laurent Nuñez

? On tiendra six mois jusqu'à l'élection présidentielle.

19:30
Locuteur

On tiendra. Vous n'avez aucun doute.

19:32
Laurent Nuñez

Bien sûr, on tiendra. Après, évidemment, vous voyez ce qui s'est passé à Trappes. Vous voyez ce qui se passe et ce qui est, encore une fois, très grave.

19:39
Locuteur

Est-ce que notre

19:40
Présentateur

société...

19:41
Locuteur

Je dis

19:41
Présentateur

beaucoup

19:41
Locuteur

de choses de notre

19:41
Laurent Nuñez

société. Ce qui se passe dans la rue quand maintenant l'expression, elle se traduit finalement par... On n'imagine pas l'expression et la revendication d'une opinion autrement que par la violence.

19:53
Locuteur

Quand

19:53
Laurent Nuñez

vous voyez que nous sommes obligés, il faut aussi mettre ça sur la table. Quand vous voyez que nous sommes obligés de protéger massivement le Congrès du Rassemblement National parce qu'il y a des gens qui vont manifester contre au risque d'agréger. Je ne critique pas. Tout le monde peut manifester. Orléans, nous, notre même mission, c'était de garantir la liberté de réunion politique et la liberté de manifester. Mais en condition qu'il n

20:12
Locuteur

'y ait

20:12
Laurent Nuñez

pas de troubles à leur public. Bon, à Orléans, heureusement, elle n

20:15
Locuteur

'est

20:15
Laurent Nuñez

pas passée à l'action parce qu'elle en a été empêchée par le dispositif policier mis en place. Il y

20:19
Locuteur

avait une partie de la mouvance

20:20
Laurent Nuñez

d'ultra-gauche, d'extrême-gauche radicale, etc. Donc, quand vous mettez tout ça bout à bout, oui, ce sera compliqué. Il faut de l'apaisement, il faut du cohésion, il faut de

20:26
Locuteur

vivre

20:26
Présentateur

ensemble. Une

20:27
Locuteur

société est des

20:27
Présentateur

cocottes minutes. Certains estiment effectivement qu'il y a la question de la durée, qu'il y a aussi la question de l'agenda et du calendrier électoral. Je sais que ce n'est pas votre prérogative de mobilisation de manifestations.

20:44
Locuteur

Est

20:44
Présentateur

-ce que vous estimez que malgré tout, c'est un risque

20:46
Locuteur

?

20:46
Laurent Nuñez

La date a été fixée, a été donnée après un conseil des ministres au début juillet, je crois. Donc, c'est le décret de convocation des électeurs qui fixera définitivement la date. Ce que je veux dire, d'ici aux

21:01
Locuteur

élections

21:03
Laurent Nuñez

et même tout simplement à très court terme dans les semaines qui viennent, oui, il

21:06
Locuteur

y a

21:06
Laurent Nuñez

une situation qui est extrêmement tendue.

21:08
Locuteur

Et

21:08
Laurent Nuñez

il faut que, moi, mon travail, c'est de maintenir l'ordre public dans la rue, de le faire. Il y

21:13
Locuteur

a

21:13
Laurent Nuñez

eu, évidemment, le gros plantage du 17 octobre que j'assume totalement. D

21:16
Locuteur

'ailleurs,

21:16
Laurent Nuñez

c'est pour ça que j'ai présenté ma démission.

21:18
Locuteur

J'ai bien entendu. Je ne me suis

21:18
Laurent Nuñez

jamais planqué dans ma vie comme fonctionnaire et comme ministre, encore moins. Maintenant, je pense qu'il faut que nous, on apporte des solutions de maintien de l'ordre. Mais il faut aussi que dans notre pays, un certain nombre de groupes politiques, de syndicats, il y

21:33
Locuteur

a

21:33
Laurent Nuñez

la revendication, elle est légitime, mais attention aussi au vivre ensemble, à la cohésion et à la mesure qu'il faut avoir dans la façon dont on exprime les demandes. Attention !

21:41
Présentateur

Merci Laurent Nunez d'avoir répondu à mes questions ce matin. Ministre de l'Intérieur sur RMC et BFM TV.