Sa citation à comparaître pour omission de déclaration de patrimoine, le pass sanitaire en terrasse... Le "8h30 franceinfo" d'Alain Griset
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Questions et réponses
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- 0:43FerméeRéponse directe
Est-ce que vous pouvez, dans ces circonstances, rester au gouvernement ?
- 2:36FerméeRéponse partielle
Procès le 22 septembre, est-ce qu'en cas de condamnation, vous vous engagez aujourd'hui à démissionner ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Cette situation vous empêche-t-elle de travailler sereinement sur la situation sanitaire et les besoins des restaurateurs ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Est-ce que cette contestation du pass sanitaire vous inquiète ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Cette contestation signifie-t-elle un manque de pédagogie ou de communication sur le pass sanitaire ?
- 9:45FerméeRéponse directe
Êtes-vous prêt à revoir l'obligation du pass sanitaire en terrasse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« J'attends sereinement cette convocation. »
- 4:32Invité politiqueFait
« Le pass sanitaire, d'abord, je pense qu'il faut qu'on continue d'expliquer. Ça n'est pas que la vaccination et le pass sanitaire. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Avec le taux d'incidence que nous avons actuellement, il y a un an, on aurait reconfiné. »
- 5:56Invité politiqueFait
« En Martinique, on est dans une situation qui est très compliquée, comme en Guadeloupe ou en Guyane. »
- 8:05Locuteur non identifiéChiffre
« 52,6% des Français sont entièrement vaccinés. »
- 8:09Locuteur non identifiéChiffre
« L'Outre-mer est en revanche trois fois moins vacciné que la métropole. »
- 10:37Invité politiqueFait
« Depuis maintenant 13 mois que je suis ministre, je ne crois pas qu'il n'y ait pas une semaine sans que j'aie rencontré les restaurateurs. »
- 13:59Invité politiqueChiffre
« Sur les 100 milliards, on avait à peu près identifié 40 milliards qui iront directement aux PME. »
- 14:09Invité politiqueChiffre
« À la fin de l'année, en gros, 70% de ce plan de relance sera totalement opérationnel. »
- 15:55Invité politiquePromesse
« Nous espérons qu'à la fin du mois de septembre, on aura un taux de vaccination qui nous permettra de voir de façon très précise la vision de l'économie. »
Temps de parole
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France Info.
Bienvenue, si vous nous rejoignez sur France Info, la radio ou sur France Info, Canal 27, c'est parti pour le 8h30. Avec ce matin à mes côtés, comme tous les jours cette semaine, Yannick Fall du service politique de France Info. Bonjour Yannick. Bonjour. Et notre premier invité de la semaine, c'est le ministre délégué aux petites et moyennes entreprises. Bonjour Alain Griset.
Bonjour Céline Asselot. Bonjour M. Fall.
Évidemment, on va parler ensemble de la situation sanitaire, du pass sanitaire qui sera étendu la semaine prochaine au café, au restaurant, qui est très contesté. On l'a encore vu ce week-end dans la rue. Parlons d'abord de vous, Alain Griset, de votre avenir, puisque vous allez être jugé en correctionnel le 22 septembre prochain pour des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes. Est-ce que vous pouvez, dans ces circonstances, rester au gouvernement ?
Tout d'abord, j'ai eu, je veux dire, la confiance renouvelée du président de la République, du Premier ministre. Je les en remercie. Ensuite, je veux dire, j'attends sereinement cette convocation. Ça va me permettre de pouvoir expliquer, donner les justificatifs et montrer ma bonne foi dans cette opération.
Alain Griset, un ministre renvoyé en correctionnel. Ce sera une première depuis le début du quinquennat. Mais vous êtes six au total aujourd'hui concernés par des enquêtes judiciaires, dont votre collègue Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, lui aussi mis en examen, alors que voici ce que disait le candidat Macron en mars 2017 chez nos confrères de France 2.
Dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu'il est mis en examen. Le chef de l'État a-t-il eu tort d'annoncer une règle qu'il ne respecte pas ?
Je veux dire, dans le cas précis qui me concerne, je n'ai pas été entendu. J'ai juste une convocation. Il n'y a pas de décision de justice. Je vais avoir l'occasion d'expliquer la situation, de justifier, de porter des preuves. Donc il n'y a rien qui justifie quoi que ce soit qui m'empêche de pouvoir travailler. Je suis concentré sur mon action, déterminé à poursuivre la mission qui m'a été confiée. Vous savez, les TPE, les PME, 3 millions d'entrepreneurs en France, aujourd'hui, attendent d'un ministre qui soit à leur disposition, à leur écoute, et qu'on puisse trouver des solutions adaptées.
Et moi, j'ai la chance d'être sous l'autorité de Bruno Le Maire à Bercy, au contact de ces entreprises. Et je remercie d'ailleurs Bruno de son soutien. Avec mes collègues à Bercy, nous sommes six ministres. Nous formons une équipe totalement mobilisée. Et je crois pouvoir dire, il faut naturellement toujours être prudent, mais que globalement, depuis maintenant 13 mois, nous avons trouvé des solutions, accompagné correctement les entreprises, et nous avons atteint l'objectif que le président nous avait assigné. C'est de maintenir le tissu économique. Procès le 22 septembre, est-ce qu'en cas de condamnation, vous vous engagez aujourd'hui à démissionner ?
D'abord, je ne envisage pas de condamnation. Et ensuite, tout ça dépend de la décision du président de la République et du Premier ministre.
Mais ça ne vous empêche pas, cette situation, justement, de travailler sereinement à la situation sanitaire qui est celle qu'on connaît aujourd'hui, et d'être attentif aux besoins des restaurateurs, et de tous les professionnels qui sont dans une situation particulière cet été ?
Mais Madame, la formation est connue depuis le mois de novembre. Là, il y a une date qui a été donnée, mais les faits sont connus depuis le mois de novembre. Je ne crois pas que ça ait à aucun moment empêché l'action que j'ai menée depuis le mois de novembre. J'ai travaillé tous les jours, matin au soir, quelques fois la nuit, j'ai reçu des centaines de personnes, j'ai fait des visites toutes les semaines, et j'ai continué au même rythme, jusqu'au moment où le président de la République continuera à me faire confiance.
Alors, parlons-en, justement, du pass sanitaire qui a été à nouveau contesté dans la rue le week-end dernier. Un peu plus de 200 000 personnes sont descendues dans la rue, justement, samedi dernier, deux fois plus que le 17 juillet dernier. Est-ce que ça vous inquiète ?
Tout d'abord, moi, je veux dire, vous savez, j'ai un parcours professionnel syndical. La liberté de manifestation, c'est quelque chose qu'il faut qu'on respecte. Là où il y a une difficulté, moi, je pense que manifester une opposition, c'est quelque chose en France qui est une chance. Là où il y a une différence, c'est quand on casse, quand on agresse dans la manifestation. Il y a quand même des professionnels aujourd'hui, que ce soit des restaurateurs, que ce soit des pharmaciens. Je veux dire, ce n'est pas eux qui ont pris les décisions. Ils sont là pour servir les Français, donc il faut les respecter.
Ensuite, vous savez, le pass sanitaire, d'abord, je pense qu'il faut qu'on continue d'expliquer. Ça n'est pas que la vaccination et le pass sanitaire. C'est aussi le test PCR, c'est le test antigénique. Et on a une situation sanitaire qui fait que partout dans le monde, qu'est-ce qu'il est possible de faire contre le virus ? Ou le confinement, qui est une des solutions qui a été adoptée au mois de mars et avril 2020, ou la vaccination. Il n'y a pas d'autre solution pour essayer d'endiguer ce virus, qui fait quand même des morts encore tous les jours. Et donc, ce que le président de la République a décidé, c'est de ne pas reconfiner.
Parce qu'avec le taux d'incidence que nous avons actuellement, il y a un an, on aurait reconfiné. Aujourd'hui, il n'y a pas de confinement. On a la chance de pouvoir mener une vie quasi normale avec le pass sanitaire.
Mais ça veut dire que cette contestation, ça veut dire qu'il y a un manque de pédagogie, un manque de communication, qu'on n'a pas suffisamment été clair sur ce pass sanitaire, selon vous ?
Je pense que, d'abord, il y a un certain nombre de Français qui sont opposés par principe. Bon, cela, on va continuer d'essayer de leur expliquer, de les convaincre. Et puis derrière, je pense qu'il y a été assez rapidement traduit que le pass valait uniquement vaccination. Donc je pense qu'il faut qu'on continue d'expliquer. Et puis aussi, je pense qu'il faut que chacun se rende compte qu'aujourd'hui, il y a un vrai risque que l'épidémie, de nouveau, fasse que les urgences soient de nouveau envahies de malades et que la réanimation ne puisse pas assumer. Regardez ce qui se passe en Martinique.
En Martinique, on est dans une situation qui est très compliquée, comme en Guadeloupe ou en Guyane. Et donc l'objectif du gouvernement, il est très simple, c'est naturellement de tout faire pour que nous puissions avoir une vie quasi normale, ne pas reconfiner, avoir une activité économique qui reprenne comme il faut et permettre aux Français de vivre le mieux possible avec le virus qui est toujours présent.
Sur la mobilisation, vous parliez des violences tout à l'heure. Un pharmacien réalisant des tests de dépistage a été pris à partie par des manifestants à Montpellier au cri d'assassins collabos. Y a-t-il pour vous un risque de radicalisation de la mobilisation et voyez-vous des similitudes avec le mouvement des Gilets jaunes ?
En tout cas, j'espère que non. Bon, il y a des manifestants. Dans ces manifestations, il y a maintenant, de façon un peu traditionnelle, un certain nombre de personnes qui viennent, non pas pour contester, mais pour casser et pour agresser. Bon, là, naturellement, c'est quelque chose qu'il faut qu'on essaie de contenir en continuant d'expliquer et en étant à l'écoute de l'ensemble des Français. Je pense qu'aujourd'hui, la situation nécessite que nous puissions écouter, c'est ce que nous faisons en Bercy très régulièrement avec les entrepreneurs, rassurer, puisque certains craignent cette vaccination, et puis dire les choses telles qu'elles sont. Nous n'avons pas beaucoup de choix.
Vous savez, que ce soit le président de la République, le Premier ministre, les ministres, on aimerait bien qu'il n'y ait pas de virus et qu'on puisse travailler sereinement. Le virus, il est là, partout dans le monde. Est-ce qu'il y a un pays au monde qui a trouvé des solutions autres, meilleures que celles que nous avons adoptées ?
On va revenir, justement, dans un instant sur les situations, sur les solutions choisies par la France. On s'interrompt un instant à l'ingrise. Et si vous le voulez bien, le temps de faire le point sur l'info, 8h40, c'est avec Claire Flochelle.
102 femmes et 23 hommes ont été tués par leur conjoint ou ex-conjoint. L'an dernier, dans une interview aux Parisiens, le ministre de l'Intérieur annonce une série de mesures pour prioriser les plaintes pour violences conjugales au sein des commissariats. La flambée du variant Delta se poursuit avec près de 20 000 nouvelles contaminations hier. Dans le même temps, la vaccination continue de progresser. 52,6% des Français sont entièrement vaccinés. L'Outre-mer est en revanche trois fois moins vacciné que la métropole. Trois malades souffrant de formes sévères du coronavirus sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche par avion médicalisés en provenance de Martinique.
Ils ont été pris en charge dans des hôpitaux franciliens. De l'or, de l'argent ou du bronze autour du coup, les médaillés français, notamment de l'équipe de France de Jourdaux, ont atterri tôt ce matin à Paris. Elles ne vont pas rentrer tout de suite à la maison. Le soulagement des handballeuses françaises au JO de Tokyo, les Blancs, ont arraché leur place en quart de finale grâce à leur victoire contre le Brésil, 29 à 22. Qualification en quart également pour les basketteuses françaises malgré leur défaite contre les Américaines ce matin, 93 à 82. Et avec Alain Grise et le ministre délégué au PME
qui est toujours avec nous, on va parler du pass sanitaire qui va donc devenir obligatoire dans de nouveaux lieux accueillant du public, les cafés, les restaurants à partir de la semaine prochaine. Et pourtant certains, au sein de la profession, ne semblent pas vraiment désireux de jouer le jeu. Je vous propose d'écouter Franck Delvaux. C'est le président de l'UMI en Paris et en région Île-de-France.
Parce qu'on ne comprend pas à l'heure d'aujourd'hui pourquoi on nous impose le pass sanitaire en terrasse alors que par exemple il n'y aura pas de pass sanitaire dans les centres commerciaux. En terrasse, on nous dit alors qu'on est en plein air il faut un pass sanitaire alors que dans un centre commercial vous allez pouvoir y aller qu'il y a beaucoup de monde et là on ne vous demande pas de pass sanitaire. Ça ne nous semble pas logique et surtout très compliqué à contrôler à la fois l'entrée dans l'établissement et à la fois la terrasse.
Alain Grisier, êtes-vous prêt à revoir l'obligation du pass sanitaire en terrasse notamment ?
Écoutez, il y a eu un débat au Parlement. La loi a été votée. Nous attendons la décision du Conseil constitutionnel. Si la loi est confirmée, ça sera appliqué. J'étais la semaine dernière à Deauville et à Deauville, des restaurateurs ont anticipé la mise en place du pass sanitaire. Et la totalité de ceux que j'ai vus ont constaté qu'en réalité la difficulté n'était pas si grande que ça.
Beaucoup ont cependant constaté que ça décourageait les clients dans un été déjà un peu compliqué.
Oui, c'est d'ailleurs pour ça qu'à Bonne-le-Mer, nous avons indiqué dès le début du pass sanitaire que nous allions continuer à accompagner financièrement les restaurateurs, les cinémas et toutes les personnes concernées par ce pass de façon à compenser la perte de chiffre d'affaires. Donc on va continuer à leur écoute. Vous savez, depuis maintenant 13 mois que je suis ministre, je ne crois pas qu'il n'y ait pas une semaine sans que j'aie rencontré les restaurateurs, que ce soit l'UMI, le GNI ou les autres organisations.
Et donc on a un contact régulier, alors qu'ici ou là, il y a des restaurateurs qui puissent contester telle ou telle mesure peut-être, mais les restaurateurs sont les premiers concernés et intéressés par ce pass sanitaire. Quand ils sont venus nous voir pendant un an, qu'est-ce qu'ils nous ont demandé ? Ils nous ont demandé de réouvrir, en disant nous voulons travailler. La condition pour qu'ils travaillent, c'est qu'ils se passent. Sinon, nous allons être contraints de les refermer. Donc nous sommes dans le même bateau, restaurateur et le gouvernement. Il faut absolument que chacun comprenne que le pass sanitaire, c'est pour eux la liberté de travailler.
Mais concrètement, pardon, que risque un restaurateur qui ne respecterait pas l'obligation du pass sanitaire ? Est-ce que des moyens supplémentaires vont être mis en place, policiers ou autres, pour faire respecter les mesures ?
Tout d'abord, moi, je n'imagine pas que des restaurateurs ne le fassent pas appliquer. Bon, il peut y avoir ici ou là des contestations, des propositions de discussion. S'il le faut, je les rencontrerai. Il n'y a pas de difficulté. Puis derrière, ça a été annoncé. Gérald Darmanin l'a confirmé. Les services de police seront chargés de vérifier, de contrôler. Et le cas échéant, d'abord, il y aura des rappels à la loi. Et puis, si vraiment, des restaurateurs confirment et n'appliquent pas le pass, à un moment donné, il y a des sanctions qui sont prévues dans la loi, on les appliquera.
Vous disiez que les aides allaient permettre aux restaurateurs, justement, de compenser la perte de clientèle qui serait peut-être causée par le pass sanitaire. Or, on avait compris que le quoi qu'il en coûte allait progressivement s'arrêter. Est-ce que ça veut dire que vous revenez un peu sur ce calendrier ? Les aides vont durer plus longtemps ?
C'est-à-dire qu'on n'est plus tout à fait dans le quoi qu'il en coûte, pour l'instant. On a des aides qui sont ciblées. Par rapport au secteur concerné, et peut-être même, après le mois d'août, par rapport, dans un secteur, à des situations particulières. Puisqu'on parlait des restaurants ou des hôtels, on sait bien qu'à Paris, encore en septembre, octobre, novembre, on ne va pas encore avoir le tourisme d'affaires qui reprendra normalement.
Donc, il sera peut-être possible encore d'accompagner certains restaurateurs, peut-être pas tous, le 30 août prochain, avec Bonne-Lomère, nous allons recevoir l'ensemble des branches professionnelles pour faire le point avec l'ensemble de ses responsables, et puis regarder qu'est-ce qu'il faut encore mettre en oeuvre dans les mois qui vont continuer. Donc, l'idée...
Jusqu'à quand, quoi qu'il en coûte, était censé s'arrêter d'ici la fin de l'année ?
Est-ce que vous imaginez des mesures prolongées au-delà ? Ça peut naturellement aller au-delà, en fonction de la situation sanitaire, et en fonction de ce qu'on va constater dans les différentes branches professionnelles. Il y a des secteurs comme l'événementiel qui vont reprendre progressivement. On voit bien qu'aujourd'hui, sur les hôtels, tout à l'heure, je l'ai évoqué, il y a la question du tourisme d'affaires, des tourismes en général. Donc, on va regarder et on va continuer d'accompagner. Vous savez, il serait vraiment catastrophique d'avoir accompagné pendant 13 mois et de tirer l'échelle à un moment donné où il y a encore besoin.
Donc, c'est plus le quoi qu'il en coûte ou quasiment de façon automatique, on accompagne. C'est le cas par cas, territoire par territoire. Par exemple, la restauration marche globalement très bien partout en France, moins bien sur Paris. Donc, on regardera ce qu'il faut faire au cas par cas.
Le plan de relance a été annoncé il y a un an, 100 milliards d'euros. Le gouvernement espérait qu'une grande partie serait mise en place avant la fin de l'année. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui, lundi 2 août ? Quel impact pour les PME dont vous êtes en charge ?
Tout d'abord, sur les PME, sur les 100 milliards, on avait à peu près identifié 40 milliards qui iront directement aux PME. Donc, c'est très important pour ces entreprises. Sur la réalisation, le Premier ministre nous avait donné des objectifs. Et ils vont être atteints, puisque à la fin de l'année, en gros, 70% de ce plan de relance sera totalement opérationnel. Et donc, ce plan de relance a pour objectif de participer à la transformation de l'économie, préparer l'avenir. Et il y a beaucoup d'appels à projets. D'ailleurs, ce qui est très enthousiaste, c'est que la plupart des appels à projets sont très vite remplis. Les entrepreneurs sont aujourd'hui très proactifs par rapport à ça.
Donc, ça se passe bien. Et le Président de la République a annoncé qu'il n'y aurait pas un autre plan de relance, mais qu'on allait travailler pour provoquer l'investissement.
La situation est particulièrement critique aujourd'hui en Outre-mer, Martinique et Réunion notamment. Quelles mesures d'aide spécifiques sont mises en place aujourd'hui dans ces territoires ?
Bruno Le Maire l'a dit, nous allons dans ces territoires particulièrement touchés. D'ailleurs, je signale que c'est là où il y a moins de vaccination. Le rapport, je crois, est très clair à comprendre. On va reprendre les aides telles qu'elles étaient depuis le début de la crise. Donc, fonds de solidarité, prêts garantis par l'État, quotidien social, activités partielles pour accompagner les entrepreneurs qui vont être en difficulté.
Ça veut dire que vous aurez la même approche selon les territoires. Si d'autres régions sont touchées, vous allez comme ça essayer de faire du caparquin et ce, sans fin possible. Même si c'est dans quelques mois, voire l'année prochaine, il restera ces aides localisées ?
Mais Mme Asselot, il y a quelque chose de fondamental aujourd'hui. C'est qu'on peut tous espérer que dans les prochains mois, il n'y ait plus besoin de ça parce que l'économie va reprendre totalement grâce à la vaccination. Mais justement,
on ne voit pas ce bout du tunnel pour l'instant. C'est pour ça que je vous pose la question.
Contrairement à ce qui s'est passé il y a un an. Il y a un an, on était effectivement dans une situation très compliquée parce qu'il n'y avait pas de perspective. La perspective, elle est très concrète. On vaccine beaucoup et nous espérons qu'à la fin du mois de septembre, on aura un taux de vaccination qui nous permettra de voir de façon très précise la vision de l'économie telle qu'on peut tous espérer. C'est-à-dire que ça reprète bien. Déjà, actuellement, on est sur un fonctionnement de l'économie à hauteur de 95-96%. Donc, on est dans la bonne direction et au contraire, la perspective est plutôt positive.
Merci beaucoup Alain Griset d'avoir accepté notre invitation. Merci Yannick Falte. Très bonne journée à vous.