JÉRÔME GUEDJ DANS « LA GRANDE CONFRONTATION » | Violences, mobilisations lycéennes...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes un élu de banlieue parisienne, quelles sont vos réactions face aux violences récentes ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Pourquoi parlez-vous de "crétins décérébrés" et de "tapis rouge au RN" ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous le "mal-être" et le "nihilisme" dans les manifestations ?
- 4:51RelanceRéponse directe
Le terme de "guerre civile" est-il justifié selon vous ?
- 6:13RelanceRéponse partielle
Est-ce que ces violences ne révèlent pas une impuissance publique ?
- 7:39OuverteRéponse directe
Comment éviter que ces images ne profitent au RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Jérôme GuedjFait
« Il y a eu des manifestations, il y a eu du rapport de force qui parfois ont même débordé sur de la violence mais à aucun moment il y avait cette sentiment de gratuité qu'on voit dans beaucoup de manifestations depuis une quinzaine ou une vingtaine d'années. »
- 2:51Jérôme GuedjFait
« Ce pays, il est quand même formidable. On se rend pas compte de la chance qu'on a d'être français. »
- 3:32Jérôme GuedjFait
« Même la démocratie qui est un peu la tyrannie de la majorité celui qui aurait 50 plus une voie, il peut imposer sa position à tous les autres. »
- 4:09Jérôme GuedjFait
« C'est un projet politique s'appelle la République. C'est un projet dans lequel on essaie de faire vivre l'égalité, la liberté, la fraternité. »
- 4:51Jérôme GuedjFait
« Si on légitime la violence d'un côté, alors on l'accepte de l'autre. »
- 6:54Jérôme GuedjFait
« Il y a eu un échec dans le maintien de l'ordre ce weekend. C'est assez incontestable. »
- 8:19Jérôme GuedjFait
« Ceux qui aujourd'hui s'inquiètent de la progression d'une approche identitaire du débat public, et bien c'est terrible. »
- 9:04Jérôme GuedjFait
« Je préfère m'attaquer à l'injustice fiscale qui fait que telle ou telle grande entreprise ne cotise pas suffisamment au financement des services publics plutôt que ça. »
Temps de parole
- ?100 %
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Jérôme Gage, député PS de Leson. Évidemment, on vous a [gémissement] remarqué dans les récents débats de la primaire euh de la gauche, enfin d'une du d'une partie de la gauche. Alors, vous êtes un élu de banlieu parisienne, vous êtes un élu de laissonne. Votre carrière politique s'est déroulée dans les quand on a parlé de ces violences, de ce qui s'est passé samedi, dimanche, on en revient là, on a envie de connaître vos regards, vous avez parlé de crétin décérébrés qui déroulent le tapis rouge au RN. C'est l'impression dominante que vous ont laissé ces pillages, ces émeutes.
Évidemment, évidemment. Je peux pas avoir de la la moindre sympathie pour quelqu'un qui considère que pour quelque raison que ce soit de l'amusement, de l'excitation, de la cupidité euh même des arrière-pensées politiques, de se dire qu'il faut aller euh détruire des bâtiments publics, euh des commerces, des logements, semer de l'inquiétude, de la terreur dans les rues de Paris. J'ai aucune sympathie pour ceux qui font ça. J'ai j'ai respecte infiniment celles et ceux qui manifestent. C'est un droit constitutionnel de s'exprimer dans le pays et de revendiquer, d'obtenir des avancées sociales. Vous l'avez souvent dit dans l'échange ce soir que il y a eu des rapports de force pour obtenir des
avancées dans ce pays, dans l'histoire sociale et politique de ce pays. Il y a eu des manifestations, il y a eu du rapport de force qui parfois ont même débordé sur de la violence mais à aucun moment il y avait cette sentiment de gratuité qu'on voit dans beaucoup de manifestations depuis une quinzaine ou une vingtaine d'années qui sont pour moi révélatrices d'un mal-être qui doit questionner l'ensemble des de la société, les responsables politiques, mais l'ensemble de la société. Pourquoi à un moment donné on est dans un tel niilisme, une telle faiblesse de la confiance dans l'avenir qu'on se dit "Et ben ouais euh il faut que j'ai le téléphone portable, il faut que j'ai la paire de basket et comme j'arrive pas à l'avoir euh et ben je vais aller la piquer et cetera." Donc j'ai aucun
respect pour ça. Voilà. Moi je je la politique ce que vous avez fait ce soir, enfin je tiens à vous le dire, j'ai j'ai suivi une partie de vos échanges. J'ai c'est quand même un pays formidable. On peut ne pas être d'accord. Bah, on débat, on discute, on confronte. C'est c'est pas la grande confrontation, ça devrait être la grande coopération parce que avec des gens avec des positions diverses, on devrait trouver le chemin. La grande confrontation idé Non, mais c'est pour ça, mais ça me va bien la grande confrontation des idées. Non, mais on a l'impression, c'était un peu polyscémique, pardonnez-moi le terme, mais cette idée que dans le pays, il peut aussi y avoir une confrontation d'une partie de la société qui ne croit plus justement au cadre commun dans lequel on peut évoluer ensemble.
Franchement, vous l'avez dit plusieurs dans dans le débat ce soir, ce pays, il est quand même formidable. On se rend pas compte de la chance qu'on a d'être français. Franchement, on s'en rend pas compte mais parce qu'on a ce tempérament raleur, rous péteur et qui veut aller de l'avant. En ce moment, je vais vous dire, on a plus besoin d'être ensemble face au péril qui nous menace collectivement les uns et les autres. G ça a été évoqué il y a quelques minutes face au réchauffement climatique on a plus intérêt c'est c'est notre peau qu'on est en train de jouer face à la colonisation des des grandes boîtes numériques qui nous piquent nos données matin midi et soir on a plus intérêt à être ensemble face aux inégalités on a plus à débattre et à échanger ensemble et à trouver des
points de compromis pour trouver la bonne solution dans les mois et dans les années qui viennent personne pourra avoir raison tout seul dans ce pays même la démocratie qui est un peu la tyrannie de la majorité celui qui aurait 50 plus une voie, il peut imposer sa position à tous les autres. Même ça qui est un principe démocratique qui est respectable, je pense qu'il faut qu'il en sorte, qu'on en sorte un petit peu et qu'on soit capable de se dire écoutons-nous les uns et les autres. Il y a des histoires personnelles, collectives qui sont toutes respectables et qui font ce pays. Et tout à l'heure quelqu'un disait c'est ça veut dire quoi être français et cetera. Moi, c'est un projet politique s'appelle la République. C'est un projet dans lequel on essaie de faire vivre l'égalité, la
liberté, la fraternité. Alors, c'est pas que des mots, c'est essayer de les incarner dans le côté. Ça marche pas tout le temps. Ça marche pas tout le temps. Essayons de trouver la solution ensemble. Il y a une tradition à gauche qui revendique quand même une forme alors ceux qui sont les opposants disent d'excuses mais de compréhension de la violence lorsque en toile de fond il y a des situations difficiles. Non, ben je alors pour le coup des maturités de la gauche dans son histoire. Il pouvait y avoir une tentation de la violence, en tous les cas une partie de la gauche. Et ce qui fait la ligne de délimitation aujourd'hui, c'est en effet de ne pas céder à la tentation de la violence. Voilà. Pour moi, c'est crucial parce que
si on légitime la violence d'un côté, alors on l'accepte de l'autre. Et et le mot a été utilisé plusieurs fois, vous vous rendez compte ? on utilise le terme de guerre civile. Il y a quelques années, on aurait pas envisagé le terme de guerre civile. Il y a des lignes de fracture qui existent dans notre pays évidemment, mais si on en est réduit à penser que c'est la confrontation et la victoire d'un camp sur un autre, la guerre civile, enfin, il y a des gens autour de la table, j'ai entendu, qui viennent de pays qui ont connu des guerres civiles, qui savent ces dernières années ce que ça signifie la guerre civile, c'estàd les la violence physique et au-delà l'espèce d'hégémonie que ça s'unifie d'un camp qui l'emporte sur l'autre. Donc qu'on
ait des lignes de de de désaccord, qu'on doivent les traiter ensemble, évidemment, c'est la politique qui doit régler ça. Alors, je je plaide pour un mode de fonctionnement qui déçoit beaucoup. Je vais pas vous dire le contraire. Évidemment que ça déçoit la politique qui doit être la dispute apaisée, qui doit être la capable la la capacité de construire des compromis. Parce que encore une fois, moi, je suis convaincu depuis un moment, ça. J'ai pas toujours été sur cette ligne. J'ai avancé, j'ai peut-être vieilli, tout ce que vous voulez, peu importe. Mais l'idée qu'on peut avoir raison tout seul. et que winner tax comme on dit c'est celui qui a 50 % ben il impose sa ligne à tout le monde à forceuri quand il y a plus de winner à 50 % ça existe pas aujourd'hui la vie politique et on
le voit il y a des tempéraments, il y a des positions qui sont un peu figées. Ça nous oblige un peu à discuter ensemble. on sera obligé de le faire dans les mois prochains. Mais quand vous dites c'est dérouler le tapis rouge au Rassemblement national, c'est pillages, ces émeutes par exemple, est-ce que ça n'est pas une façon de constater une forme d'impuissance publique ? Et on peut dire bah c'est Emmanuel Macron mais enfin ça date pas d'Emmanuel Macron qu'on le défende, qu'on l'aime bien ou pas, ça date pas de lui. Et la montée de ces violences ne date pas de lui. Est-ce que ça n'est pas constaté une forme d'impuissance publique ? je camp que vous revendiquez. Quand je dis le camp que vous revendiquez, je parle pas du Parti socialiste, je parle de ce qu'on
pouvait appeler autrefois un certain cercle de la raison, c'estàdire les non populistes. Je n'aime pas l'expression de cercle de la raison et je pourrais de manière un peu pavlovienne vous répondre. En effet, oui, c'est la faute du pouvoir en place et cetera. Assurément, d'abord quand on est en responsabilité, il faut assumer les échecs. Il y a eu un échec dans le maintien de l'ordre ce weekend. C'est assez incontestable. il faudra qu'il soit étayé. Mais c'est un peu paresseux de s'en tenir à ça. Euh dans dans une des interventions il y a de longues minutes, Atlantis disait tout à l'heure euh tout ça euh ça abîme enfin c'est c'est c'est contraire à ce qui fait euh ce qui fait notre pays. Je on a on a des désaccords mais casser comme ça et oui
ça déroule le tapis rouge au Rassemblement national incompessablement. C'est ce que vous disiez dans votre dans votre vidéo coup de gueule. Euh mais parce que c'est évident, dans une société où l'image est aussi déterminante, et bien l'aspiration à l'ordre euh est assez euh mécanique après des images de cette nature. Et moi, je peux pas me résoudre à ça. Je je suis obligé et c'est pour ça que euh avant, pendant et après, enfin le discours que je tiens aujourd'hui, il est pas lié à ça. Je tenais le même discours au moment de la mort de Naël tuée par un policier où évidemment il fallait avoir de la justice, il fallait avoir de la sanction et cetera, mais ça passait pas par le fait de brûler des
centres sociaux, des MJC ou des des des antennes de la police municipale, c'est-à-dire ceux des services publics qui sont précisément destinés à corriger les inégalités dont sont victimes les habitants de ces quartierslà et de la banlieu dont je suis l'élu aujourd'hui. Je veux dire, c'est à un moment donné, on peut pas sier la branche sur laquelle on est assis. Ceux qui aujourd'hui s'inquiètent de la progression d'une approche identitaire du débat public, et bien c'est terrible. Mais en faisant ça, en étant filmé pire en se filmant soi-même dans une sorte de fierté revendicative en disant "Mais je suis content d'avoir dépouillé un magasin et d'avoir pét un magasin de de de fringues de luxe." Ils se rendent pas compte qu'ils sont pas en train de lutter
contre les inégalités. Moi, je préfère m'attaquer à l'injustice fiscale qui fait que telle ou telle grande entreprise ne côtise pas suffisamment au financement des services publics plutôt que ça ça c'est le conservatisme qui marque des points face à des situations comme ça. Et quand pour rebondir encore sur un des points qui a été évoqué, Mathieu Slama disait "On est sensible à certaines formes de violence, on est insensible à d'autres formes de violence qu'on a du mal à distinguer par exemple des euh des logements insalubres ou par exemple des conditions sociales ou professionnelles trop difficiles. Est-ce que vous vous adhérez à cette idée qu'on peut mettre ses violences un peu sur le même
plan ? Non, je le dis à Mathieu Sama, le combat contre la violence de certaines situations, l'habitat insalubre, l'indignité de l'accueil des personnes âgées dans des épades le soir où il y a que deux salariés pour s'occuper de 80 personnes, la violence que signifie l'inégalité dans des établissements scolaires où il y a des profs qui sont pas remplacés. Tous ces dysfonctionnements de la société ne peuvent pas justifier conceptuellement que pour y répondre face à on légitime la violence. Parce que dans cette loi du plus fort qui est la violence, c'est la fin du cadre commun dans lequel chacun peut se faire entendre. Parce que si vous légitimez la violence fus pour des bonnes raisons, c'est un peu ce que parfois on nous dit, alors
comment vous faites pour vous opposer à la violence pour de mauvaises raisons ? Celle qui sera autoritaire. celle qui sera dictatoriale, celle qui sera raciste, celle qui sera xénophobe. Il y a un moment quand on cède sur un principe, après on n'est plus entendu pour dire "Ah oui, mais c'est pas la même violence celle que euh un gouvernement fasciste mettrait en place et celle que moi dans ma pureté idéologique j'estime légitime." C'est la politique, c'est des principes et c'est des valeurs. Moi, c'est ce que j'ai mis sur la table beaucoup dans le débat public. Ça m'a valu beaucoup d'inimitié mais on commence par les valeurs. Après, on peut débattre de tout. On peut seouiller la tête, on peut être pas d'accord sur trop d'impôts, pas assez d'impôts, de services publics, de de
ceci, de cela, de droits supplémentaires. Mais si le cadre dans lequel on est préparatoire par à la guerre civile que j'évoqué tout à l'heure, encore une fois, je vous redis, vous récusez ce mot. Non, mais c'est pas que je le récuse, non ? La crainte, c'est vous voyez quand j'entends dans un débat trois ou quatre fois des gens parlerai de guerres civile, pardon, mais il y a 3 ans, il y a 5 ans, il y a 10 ans, un peu au moment des gilets jaunes, ça avait été évoqué. Oui, mais c'est ça qui se passe. Mais vous vous rendez pas compte, c'est pas une blague parler de guerre civile. On est dans un pays qui a connu un historien qui utilisait le terme de fièvre hexagonale, c'était Michel Vinc. On peut avoir ces moments de de prite de de de de grande tension dans le débat
euh politique, mais la guerre civile euh on l'a pas connu fort heureusement en tous les cas ces 50 dernières années ou ces 80 dernières années et vraiment faisant gaffe. Si on l'a connu dans des moments essentiels au moment de la décolonisation, on a été dans des situations de près guerre civile ou de guerre civile possible. Mais franchement encore une fois, il y a un truc qui nous préserve, c'est la politique et c'est la dispute apaisée. Après, assumons cette confrontation et je redit ce que j'ai dit tout à l'heure dans cette confrontation qu'on est l'humilité et moi j'essaie de l'avir de penser qu'on peut pas avoir raison tout seul, qu'on peut pas imposer sa position à l'autre. Dans la période, tout est polarisé. Tout pense que tout le monde pense, les réseaux sociaux, ils
contribuent. On parle avec des gens qui pensent la même chose que vous. On a des sfeone et donc tout se polarise. Et donc la nuance qui est nécessaire pour trouver des solutions, la nuance ça veut pas dire être mou hein, ça veut pas dire être euh dans le renoncement. Ça dit juste qu'on respecte les uns et les autres. Mathieu à vous répondre mais Mathieu Slam simplement une question préalable. Parfois vous pouvez penser que vous n'avez pas raison. Bien sûr, je m'en mets en question tout le temps. Vous savez euh je vais faire une déclaration ce soir importante. J'étais droite il y a quelques années et je suis venu de gauche en me remettant en question justement à travers tout un tas de de d'expériences, de lecture, de discussion et cetera sur les violences. Alors
donc c'est un cheminement qui m'a amené à ça. Justement, je me suis constamment remis en question. Justifier les violences ? Évidemment non, je l'ai dit, je ne justifie rien. En revanche, en revanche, votre discours qui consiste à dire, il ne faut surtout pas comprendre la situation actuelle, comprendre comment on en est arrivé là. Ça c'est une erreur et je pense que c'est une erreur que la gauche pas, pardon, j'ai pas le sentiment d'avoir dit ça que il faut s'attaquer, moi je suis vous savez un réformiste radical qui considère qu'il faut s'attaquer radicalement au sens étymologique, à la racine des mots et et et je n'ai pas d'état d'âame, on estement d'accord. Et le drame aujourd'hui, c'est que c'est pas le cas. En revanche, juste tromper sur un point,
je pense dans votre analyse, c'est que vous faites les loges de la nuance du consensus. Je vous rétorquerai une première chose. D'abord face à la montée de l'extrême droite. Moi, je ne cherche pas à faire de consensus avec l'extrême droite. Je la je la combats intégralement, philosophiquement, moralement et cetera. il y a aucun consensus possible face à cette monté-là qui est extrêmement inquiétante dans le pays. Euh et d'autre part, vous ne voyez pas aussi la demande de radicalité à gauche. Euh le fait que la situation est radicale. Je On parlait du du réchauffement climatique et l'inaction climatique, c'est radicale. La pauvreté, c'est radicale. Les discriminations, le racisme, l'homophobie, la transphobie et cetera qui explose dans le pays, c'est radical.
Et quand on voit la jeunesse aujourd'hui dans la rue qui euh revendique ses droits euh à travers tout un tas de slogans euh euh et qui se politise aussi de cette manière, il y a une demande de radicalité et j'ai l'impression que votre discours, il a un peu 30 ans 40 ans de retard. Je suis désolé de vous le dire. Euh euh je pense que ce discours ne parle plus à la jeunesse du pays qui a besoin de radicalité, de radicalité non violente évidemment, mais de radicalité face à la radicalité de la situation sociale et écologique qu'on vit aujourd'hui. Jérôme Gu, non, je veux répondre à l'olfleur et en même temps euh à monsieur Slama qui m'ont interpellé en disant comment on répond à cette à ce besoin de radicalité. Moi, j'ai pas renoncé à la radicalité au sens, je vous le redis, de
s'attaquer sans au à l'origine des mots, mais sans être dans une sorte de yaka faucon un peu irénique. Tout va bien se passer et on rase gratis. Voilà, parce que il y a un principe de réalité. Voilà, moi j'étais président de département. Je vous prends un exemple. Vous disez comment vous parliez des discriminations. Voilà, je c'est concret. Les discriminations, elles abîment le pacte républicain. Et on peut pas dire à une partie de la jeunesse française, tout va bien se passer, jouez le jeu, passez les concours, faites les étude et vous allez par contre vous retrouver avec vos CV que vous envoyez et vous trouvez pas de boulot ou une demande de logement que vous trouvez pas. Là, il y a des réponses radicales qui sont pas mises en œuvre. Dans ce pays, il n'existe pas une
politique de lutte contre les discriminations. Dans mon département, j'avais les recrutements au département, on avait fait le CV anonyme c'est un CV dans lequel le nom, le prénom de la personne n'apparaît plus. Résultat, 35 % des personnes avec des noms à consonance étrangère accédaient à l'entretien d'embauche, de plus par rapport à l'année précédente. Voilà. Et ben je moi je regrette aujourd'hui que à l'échelle nationale on n'est pas une politique de lutte contre les discriminations où on fait du testing, où on fait du CV anonyme où on a une politique pénale qui sanctionne les discriminations parce que encore une fois ça abîme le pacte républicain. Je dis pas que ça justifie quoi que ce soit de gens qui sont en colère mais je dis que ça les plombe dans la confiance
qu'on a dans la règle du jeu qu'on leur a demandé de respecter. Alors pour toutes celles et ceux qui sont là et qui à qui qui ont dit ben passez vos concours et vous allez réussir mot mais rapidement s'il vous plaît parce qu'on approche la conclusure l'eau la fleur et Benjamin. Moi je vais vous dire enfin parce que j'ai entendu beaucoup de détestation de la France. pour cette on s'assoit on est posé sur place de la République on est assis avec les drapeaux français et on chante la Marseillaise on est là on chante la Marseillaise on est assis et on se fait d'ailleurs charger par les policiers je tiens à le souligner Ah non je je tiens juste à rappeler les faits donc qu'est-ce que qu'est-ce que vous auriez fait nous pour les Bah oui j'aime la France oui évidemment que
j'aime la France et qu'est-ce que donc parce que nous nos revendications elles sont très clair enfin je parle là pour les les étudiants et les lycéen, qu'est-ce que vous auriez fait ? Je vais vous dire une chose concrètement est-ce que est-ce que vous donnez les 10 milliards non mais déjà pour montrer qu'on se pose pas les uns les autres. Moi, j'aime les flics et j'aime les lycéens et que c'est possible les de le dire les deux ensemble parce qu'on a besoin des deux. Vous savez quoi ? Parce que les deux c'est un service public et les lycéens ils font un truc formidable. Il se mobilis mobilise pour la défense de service. Donc oui, il y a besoin de moyens supplémentaires. C'est 10 milliards. Je sais pas si c'est 10 milliards, si c'est 8 ou 12, mais en tous les cas public, il est à l'os.
comme est à l'OS le service public de l'hôpital et comme d'une certaine manière ce qui s'est passé ce weekend nous montre qu'il y a peut-être moyen peut-être besoin de moyens supplémentaires y compris pour les forces de sécurité. Il faut plus d'effectif, ça je suis d'accord. Moi je vous le dis, je suis pour plus de je suis pour plus de formation. Oui, juste moins de LBD. Quelqu'un quelqu'un nous posait la question tout à l'heure c'est quoi être français ? On a quelques piliers dans l'identité républicaine. On a les services publics, on a la laïcité, on a le principe d'égalité et on se rejoint tout sur ça. Après c'est les modalités. Vous pouvez dire "En effet, moi je suis pas d'accord avec la doctrine de maintien de l'ordre en ce moment." Donc je peux dire dans la même
phrase je soutiens les policiers par principe parce qu'ils sont les garants de l'ordre républicain mais comme toute politique publique je questionne la doctrine de maintien de l'ordre parce que je suis pas d'accord avec l'usage des LBD dans le maintien de l'ordre. Dans ma jeunesse, j'ai fait un peu de maintien de l'ordre et je sais les interrogations. Vous en avaz fait mais j'en ai fait parce que dans mes un moment enfin je vous raconterai ça dans vous étiez stagiaire dans la police ? J'ai non j'ai été directeur de cabinet d'un préfet quand on est stagiaire de l'ENAT. On est pendant quelques semaines directeur de cabinet et j'ai fait du maintien de l'ordre. et j'ai appris sur le tas qui était euh les contraintes du maintien de l'ordre et après comme élu
local et président de département, j'ai évidemment beaucoup travaillé avec les préfets. Donc j'ai infiniment de respect parce que l'ordre républicain, c'est pas un gros mot. C'est le cadre dans lequel on peut les uns et les autres vivre. Voilà. S'il y a pas d'ordre républicain, c'est la loi du plus fort et euh basta. Alors si vous êtes une femme, vous êtes moins forte qu'un mec baraqué. Si vous êtes un enfant, vous êtes moins fort que truc. Donc on a besoin de l'ordre républicain. Bah Benjamin justement euh je vais répondre à deux trois points, je vais essayer de le faire rapidement déjà sur le fait que il y ait des problèmes dans la jeunesse, qu'il y ait des préoccupations, qu'il y ait des angoisses qui sont sans doute légitimes. Là n'est pas le sujet à mon sens. Notre
urgence est sécuritaire et la seule question qu'on doit se poser, c'est est-ce que ce qui est mis en avant de la revendication et que je peux tout à fait entendre, est-ce que ça ça justifie encore une fois qu'on pète leur boutique et qu'on veut tuer mes collègues ? Ça c'est la base à reposer. Ensuite, vous dites que la jeunesse française n'est pas la priorité. Voilà ce que je dis. C'est que ce que vous revendiquez ne justifiera jamais qu'on est cramé ou qu'on est effracassé leur boutique niem. C'est très malhonnête en fait de de faire. J'imis aller au second point si vous me permettez. J'étais relativement patient. J'ai entendu beaucoup de choses. Pour répondre à monsieur Gadge, est-ce que on est en train de devoir se questionner sur le schéma national du maintien de
l'ordre ? Il y a des tas questions à se poser sur le schéma du maintien de l'ordre. En revanche, ce on assiste, ce qui fait qu'il y a tant de blessé chez mes collègues, c'est pas du maintien de l'ordre, c'est du rétablissement de l'ordre. C'est pas de la manif, c'est des violences urbaines. Donc c'est l'impunité, donc c'est le laxisme, donc c'est l'occurrence éducative, donc c'est l'incapacité d'un système à punir. Tout ça peut être questionné. On a le droit de question. Très bien. Les casseurs c'est c'est une chose. Non mais les casseurs c'est une chose. Arrêtez arrêtez un peu. Les casseurs choses. D'accord ? Les gens les jeunes qui manifestent pour leur dignité pour leur avenir la majorité il y a eu des centaines de milliers de gens qui sont descendus dans la rue. Il y a eu
énormément d'endroits où vous aviez des des ordes de de personnes qui étaient là avec en frayant un chemin, en applaudissant les pompiers et cetera. Il y a eu des belles images pendant cette manifestation. Il y a quelques individus, excusez-moi, pour moi, ce sont des gros cons qui dévent justement la cause et donc et qui ont donné les raison à certains politiques qui n'attendaient que ça pour justement stigmatiser toute une partie de la population et le discours de certains politiques qui n'attendent que ça. Aujourd'hui, on en a ral bol que ça soit instrumentalisé. Les politiques sont défaillants aujourd'hui. La jeunesse, moi je suis tellement heureux de les voir parce qu'on les a stigmatisé. On a dit qu'ils étaient avec leur portable qu' ainsi ainsi de suite
et aujourd'hui ils sont en train de montrer que ils veulent de on réclame de l'éducation et on leur visage de la jeunesse. Je suis d'accord avec vous. Non mais le coup c'est là que vous vous voilàz vous aviez très bien commencé vous terminez très mal parce que ça vous plaît pas parce que pol mais parce que la réalité c'est pas ça la réalité c'est la violence de et votre discours vous pouvez pas le passer devant des gens qui souffrent comme ça vous répondre un peu que juste je vais en fait dernier mot dernier mot il faut impérativement qu'on revienne à une chose fondamentale. Voit, on se dit qu'on veut construire la République ensemble. OK. Une société. Je alors l'histoire du vivre ensemble et tout ça, je crois que maintenant il on est on est loin de ça. Mais au moins faisons
société ensemble, ça veut dire que on doit je te demande pas de m'aimer mais tu dois me respecter. Mais j'ai rien con et respecter. Non mais je Non, c'est une expression, c'est pas vous. à vous directement parce que d'ailleurs je me permets pas de vous tutoyer mais voilà c'est important cette fracture elle est aussi d à des médias qui opposent les gens les uns aux autres en permanence et ces gens-là font du mal et moi je le dis le jour où ça va partir en vre s'il y a vraiment la guerre civile moi je vais pas aller taper sur d'autres français hein tous ces gens-là là qui ont passé leur temps justement à nous opposer les uns aux autres on va aller les chercher dans leur tour d'ivoire qui le prennent c'est pas une menace c'est un avertissement on se mettra ensemble pour
aller les chercher dans leur tour d'ivoire. Attendez, attendez, attendez. La liberté de la presse, c'est aussi un principe qu'on peut défendre. Passe leur temps à vouloir la la guerre civile le jour où ça viendra. Et du coup, on peut donner physiquement aux gens. Ça aussi ça vous dér
Mais merci à vous deux. Attention, vous savez, la manière d'aller chercher les gens, la manière d'aller chercher les gens, ça s'appelle le vote. Voilà. Et je le dis, ça peut paraître old school, je sais pas comment vous avez dit, avec un peu de retard, mais je sais pas comment faire autrement que de dire que les débats se tranchent par le vote. Alors, vous pouvez me dire "Ouais, mais bon, on a tellement été déçu ces dernières années et je mets pas de borne temporelle." Donc vous voyez, ça peut être et la droite et la gauche que on n'y croit plus mais on n' pas d'autres moyens de de régler les différents et les débats qui traversent la société que celui du vote. Et donc moi, j'espère que on aura un débat démocratique et que tout le monde s'en emparera. Merci beaucoup Jérôme G
d'être venu nous voir et d'avoir joué le jeu du débat. Mais vous voyez finalement il y a quand même pas mal de terrain d'entente et de bonne volonté tous et vous étiez un peu au cœur d'ailleurs de cela. Okay.
Jérôme Guedj