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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 6 janvier 2025 15 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Mettons fin à la submersion migratoire à Mayotte ! - Sébastien Chenu (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous saluez la célérité des services de l'État sur ces influenceurs algériens ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Ces trois influenceurs algériens sont-ils des cas isolés ou une tentative orchestrée par l'Algérie ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    A-t-on intériorisé le risque de mort pour avoir publié des caricatures en France ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Que représente encore le slogan 'Je suis Charlie' aujourd'hui ?

  • 6:08OuverteRéponse directe

    Pourquoi le RN pense que les promesses sur Mayotte sont sur du sable ?

  • 7:56OuverteRéponse directe

    Quelle est votre lecture de la situation à Mayotte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Invité politiqueFait
    « l'échec de M. Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur sur les reconductions de gens qui ont des obligations de quitter le territoire français, des OQTF, est manifeste. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Boalem Sansal, lui, est emprisonné. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Nous, on avait proposé au Rassemblement national, c'était par la voix d'Edwige Diaz, député de Gironde, de lever ces contraintes administratives dans notre niche parlementaire. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Par exemple, quand ils ont des familles en France, quand ils ont un passé, des enfants mineurs en France, etc., on devrait pouvoir lever ces contraintes administratives. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que 10 ans après, on est moins libre dans son expression en France. »
  • 4:26Invité politiqueFait
    « moi je suis attaché à tout ça, existe depuis longtemps, on puisse se dire qu'aujourd'hui, ne serait-ce que dire « Je suis Charlie » est devenu presque iconoclaste. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « Mais dans l'éducation nationale, quand j'entends Mme Borne, ministre de l'Éducation nationale, j'ai envie de dire « Mais il faut vous secouer, Mme Borne, les enseignants qui sont les premiers au-devant de toutes les faillites de notre système. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « ça fait des années que Marine Le Pen le dit, dit que l'avenir de Mayotte passe par effectivement la nécessité d'avoir une politique migratoire qui soit cohérente et ferme, qui empêche tout simplement que les Comores ne submergent d'immigration Mayotte. »
  • 7:35Invité politiqueFait
    « Nous, on a fait des propositions, notamment sur le droit du sol, dès 2018, quand on était quelques députés à l'Assemblée Nationale avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour revenir sur le droit du sol à Mayotte. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Monsieur Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, mais qu'a-t-il fait ? »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « Si l'avenir, c'est d'imaginer que le continent africain puisse immigrer sur le continent européen pour des raisons climatiques, économiques, que sais-je, alors il faut le dire aux Français parce que ça ne va pas être possible. »
  • 10:08Invité politiqueChiffre
    « On a fait un plan d'économie de 15 milliards d'euros. »
  • 12:24Invité politiqueFait
    « Son bilan n'est pas brillant. On a parlé des OQTF, on peut parler de la lutte contre la drogue, de l'immigration. »
  • 13:58Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron serait plutôt, je suis une faiblesse et je recule. »
  • 14:10Invité politiqueFait
    « il y a une dose à la fois de cynisme et d'insincérité chez Emmanuel Macron qui fait que les Français le perçoivent ainsi. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur28 %
  • ?3 %

≈ 5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenu.

0:01
Sébastien Chenu

Bonjour et belle année nouvelle à vous, à vos auditeurs et téléspectateurs.

0:05
Présentateur

Meilleur vœu, bienvenue à la grande interview sur CNews Europe 1. Vous êtes député RN du Nord et vice-président du Rassemblement National. Il y a justement, Sébastien Chenu, beaucoup de sujets en cette nouvelle année, beaucoup de défis, mais d'abord l'actualité, c'est l'arrestation de trois désormais influenceurs algériens qui ont lancé des appels à la haine, et notamment en appel à commettre des attentats en France et des viols de masse. Alors le premier influenceur sera jugé en février prochain, le second placé sous contrôle judiciaire en vue d'une comparution immédiate aujourd'hui, même si ces personnes n

0:34
Locuteur

'ont

0:34
Présentateur

rien à faire sur le sol français. Faut-il le rappeler, deux d'entre elles sont sous OQTF. Est-ce que vous saluez, Sébastien Chenu, la célérité, la fermeté des services de l'État, de leur action aujourd'hui

0:45
Locuteur

? Et

0:46
Sébastien Chenu

que les services de l'État se donnent du mal pour retrouver ou pour essayer de sanctionner, le cas échéant, des gens qui constituent des menaces, menaces à l'ordre public ou qui font l'apologie du terrorisme, je n'en doute pas. Mais la faiblesse des politiques, l'échec des politiques qui dirigent ces services de l'État, l'échec de M. Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur sur les reconductions de gens qui ont des obligations de quitter le territoire français, des OQTF, est manifeste. J'allais dire encore et encore.

On découvre encore sur notre sol, et à mon avis ce n'est que le début, des gens qui appellent à violer, qui appellent à brûler, qui appellent à commettre des crimes, qui font l'apologie du terrorisme, qui sont en France en toute liberté, alors que j'allais dire, de l'autre côté de la Méditerranée, notre compatriote, il faut le dire aussi, Boalem Sansal, lui, est emprisonné. De l'en parler. Eh bien, on a ça sur notre territoire, des gens qui mériteraient d'être évidemment virés à coup de pied dans le

1:40
Locuteur

derrière. C'est

1:40
Présentateur

choquant, Sébastien Chenu, mais vous le savez, c'est une course d'obstacles judiciaires et diplomatiques que d'obtenir ces laissés-passés consulaires. Sur ces cas précis, ces trois influenceurs algériens, est-ce que vous pensez que ce sont des cas isolés ou est-ce que vous estimez qu'il

1:53
Locuteur

y a

1:53
Présentateur

une sorte de tentative orchestrée de la part du régime algérien de porter atteinte à la France

1:58
Sébastien Chenu

? Plusieurs choses. D'abord, on ne peut pas ne rien faire. On nous dit que

2:03
Locuteur

c

2:03
Sébastien Chenu

'est très compliqué. Oui, c'est compliqué. Il y a bien sûr la relation diplomatique avec l'Algérie, je vais y venir si vous voulez. Mais il

2:09
Locuteur

y

2:09
Sébastien Chenu

a aussi la nécessité de lever un certain nombre de contraintes administratives. Nous, on avait proposé au Rassemblement national, c'était par la voix d'Edwige Diaz, député de Gironde, de lever ces contraintes administratives dans notre niche parlementaire. Mais la majorité, ou en

2:22
Locuteur

tout

2:22
Sébastien Chenu

cas le socle central, on ne sait plus comment on doit les appeler, en tout cas les amis de M. Macron et de M. Darmanin, ont voté contre, alors qu'il

2:29
Locuteur

y a

2:29
Sébastien Chenu

effectivement des dispositions à prendre ici pour aller plus vite, pour lever des contraintes administratives. Par exemple, quand ils ont des familles en France, quand ils ont un passé, des enfants mineurs en France, etc., on devrait pouvoir lever ces contraintes administratives. Et là, la loi française devrait pouvoir bouger. Mais ça n'a pas été fait, nous nous l'avons demandé, nous n'avons pas été suivis.

2:50
Locuteur

Vous

2:50
Présentateur

insinuez qu'il y aurait une volonté de la part de certains, que cette personne dangereuse, rassembleuse, c

2:55
Sébastien Chenu

'est un manque de courage. C

2:57
Locuteur

'est un

2:57
Sébastien Chenu

manque de courage politique qui me fait rebondir sur, évidemment, la relation qu'on a avec l'Algérie, où nous avons, depuis des années, nous sommes piétinés par l'Algérie, nous sommes humiliés par l'Algérie. Et la question se pose de savoir s'il n

3:10
Locuteur

'y a

3:10
Sébastien Chenu

pas derrière ces influenceurs une volonté manifeste de déstabilisation de la France, qui serait orchestrée par des gens proches du pouvoir algérien, ou le pouvoir algérien lui-même, que sais-je. En tous les cas,

3:22
Locuteur

il

3:22
Sébastien Chenu

y a chez ces influenceurs une même tonalité, un même discours, au même moment. On voit bien qu'il

3:30
Locuteur

y a

3:30
Sébastien Chenu

une campagne, en tous les cas, de déstabilisation de la France qui existe.

3:34
Présentateur

Tout cela arrive, Sébastien Cheneau, au moment où l'on s'apprête à commémorer, le mot est mal choisi, c'est ainsi les 10 ans du massacre, de l'attentat contre Charlie Hebdo, l'hypercachère, n'oublions pas, Montrouge, on pense aux familles de toutes ces victimes. Est-ce qu'on a intériorisé aujourd'hui le fait qu'en France, quand on publie des caricatures de Mahomet, on risque la peine de mort

3:53
Locuteur

? Je

3:54
Sébastien Chenu

crois que malheureusement, on a reculé. C'est-à-dire que 10 ans après, on est moins libre dans son expression en France. C'est-à-dire les professeurs, les journalistes, les autorités publiques, les fonctionnaires ont compris que... Vous-même ? Nous-mêmes, publiés, mais nous, on ne publie pas de

4:10
Locuteur

caricatures. Est-ce que vous

4:12
Présentateur

pourriez en parler ?

4:13
Locuteur

On en parle d'ailleurs.

4:14
Sébastien Chenu

Mais nous savons qu'il y a un risque manifeste, un risque pour nos vies. Et comment accepter que dans un pays comme la France de liberté, dans lequel le droit au blasphème, à la caricature, moi je suis attaché à tout ça, existe depuis longtemps, on puisse se dire qu'aujourd'hui, ne serait-ce que dire « Je suis Charlie » est devenu presque

4:31
Locuteur

iconoclaste.

4:33
Présentateur

Beaucoup de personnalités, des responsables politiques, j'imagine la plupart des ministres vont se proclamer « Je suis Charlie ». Que représente encore ce slogan aujourd'hui

4:41
Sébastien Chenu

? Oui, il y a quand même une belle bande d'hypocrites là-dedans. Parce que souvent, dans le « Je suis Charlie » qui voulait dire « la liberté d'expression doit primer sur le reste », on a des gens qui ne sont Charlie que lorsqu'on est d'accord avec eux. Vous savez, en général, à gauche, ils sont Charlie si on est d'accord avec eux. C'est-à-dire qu'ils acceptent la liberté d'expression des autres si elle va dans leur sens. Non, derrière ce slogan, ce beau slogan, en réalité, c'est une des valeurs fondatrices de notre pays qui est la liberté, liberté d'expression en particulier.

Mais dans l'éducation nationale, quand j'entends Mme Borne, ministre de l'Éducation nationale, j'ai envie de dire « Mais il faut vous secouer, Mme Borne, les enseignants qui sont les premiers au-devant de toutes les faillites de notre système. Eh bien, ils ont besoin d'être protégés. Elles devraient dire « Je serai intraitable, je les soutiendrai. »

5:27
Locuteur

La

5:27
Sébastien Chenu

moindre atteinte à la laïcité, qui sont en augmentation, dans une fac, dans une école, sera immédiatement sanctionnée. Non,

5:34
Locuteur

elle ne me dit rien. Vous lui faites

5:35
Présentateur

le procès d'intention.

5:36
Locuteur

On

5:36
Présentateur

n'a pas

5:37
Locuteur

encore démarré son action. D'abord, je l'ai vu

5:39
Sébastien Chenu

à l'œuvre en tant que Première ministre. Je l'ai entendu en tant que nouvelle ministre de

5:43
Locuteur

l'Éducation nationale. C'est-à-dire qu'elle ne serait pas assez

5:44
Présentateur

ferme sur des sujets aussi importants. Il

5:45
Locuteur

va falloir qu'elle se secoue, Mme Borne. Il va falloir de survie

5:47
Présentateur

pour les professeurs.

5:48
Locuteur

Il va

5:48
Sébastien Chenu

falloir exactement qu'elle se secoue, qu'il se sente soutenu. Le pas de vague, l'absence de soutien de la hiérarchie, c'est important. Les professeurs l'ont déploré et le subissent. Donc il

5:59
Locuteur

y a

5:59
Sébastien Chenu

un moment, on attend d'un ministre de l'Éducation nationale de la fermeté. Je n'entends pas ce discours dans la bouche d'Élisabeth Borne. Je pense qu'elle manque de courage politique.

6:07
Locuteur

La

6:08
Présentateur

fermeté, vous l'attendez aussi à Mayotte. En déplacement, Marine Le Pen a constaté d'abord l'urgence de la situation sanitaire après le cyclone Chido. Elle a souligné de nouveau le chaos migratoire. Je rappelle que trois ministres, Sébastien Chenu, Bruno Rotaillot, Manuel Valls et Sébastien Lecornu, affirment que sans fermeté, je cite, sans fermeté migratoire, nous reconstruirons Mayotte sur du sable. Pourquoi vous, Marine Le Pen, le RN semble croire que ce sont justement des promesses sur du sable ?

6:36
Sébastien Chenu

D'abord parce que ça fait des années que Marine Le Pen le dit, dit que l'avenir de Mayotte passe par effectivement la nécessité d'avoir une politique migratoire qui soit cohérente et ferme, qui empêche tout simplement que les Comores ne submergent d'immigration Mayotte. Donc quand on lit cette tribune des trois ministres, moi je suis toujours content quand des gens viennent sur nos positions. Quand ils finissent, après nous avoir insultés pendant des années, ça a été le cas de Manuel Valls quand même longtemps, par dire finalement, effectivement, l'immigration c'est le problème numéro

7:07
Locuteur

un Mayotte. Et reconnaissons

7:07
Présentateur

-nous que sur ce sujet, lui-même est très attaqué et critiqué par une grande partie de la gauche parce qu'il dit cela depuis quelques

7:12
Sébastien Chenu

temps. D'accord, mais enfin Marine Le Pen le dit sous les injures depuis des années. Aujourd'hui, c'est un hommage finalement qui est rendu au discours de Marine Le Pen à travers cette tribune. Tribune encore dans laquelle, qui a été désavouée, je suis désolé de revenir sur elle, mais par Elisabeth Borne qui elle a dit, non non, le droit du sol, c'est pas par là qu'il faut attraper le problème de l'immigration. C'est un des éléments évidemment, le droit du sol. Ce n'est pas le seul, c'est un des éléments.

Vous savez, nous on a fait des propositions, notamment sur le droit du sol, dès 2018, quand on était quelques députés à l'Assemblée Nationale avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour revenir sur le droit du sol à Mayotte. Mais qu'ont-ils fait ? Monsieur Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, mais qu'a-t-il fait ? Mais

7:52
Locuteur

alors, qu'est-ce que vous dites là encore ? Sur ce sujet

7:54
Présentateur

aussi, manque de courage ?

7:56
Locuteur

Quelle est votre lecture de la situation ? On les entend.

7:58
Sébastien Chenu

Ah ça, pour les entendre, on les entend. On les entend, on les lit, mais les actes ne suivent pas. Notre député à Mayotte, député Rassemblement National, Anchi Abamana, nous le dit. La situation se détériore de jour en jour. Qu

8:11
Locuteur

'est-ce que ça veut dire ? Ça

8:11
Présentateur

préfigure de ce que pourrait devenir ou être la situation en métropole ?

8:16
Locuteur

Mayotte, sur le plan migratoire ?

8:17
Sébastien Chenu

En tous les cas, évidemment, le problème migratoire, il est devant nous. Je veux dire, si l'avenir, c'est d'imaginer que le continent africain puisse immigrer sur le continent européen pour des raisons climatiques, économiques, que sais-je, alors il faut le dire aux Français parce que ça ne

8:31
Locuteur

va

8:31
Sébastien Chenu

pas être possible. Et ça va demander d'énormes sacrifices et ça constituera d'énormes troubles. Donc on sait que ce n'est pas la voie qu'il faut accepter. Mais Mayotte, ça fait des années. Et c'est pour ça que Marine Le Pen, d'ailleurs, est très populaire aussi à Mayotte, parce qu

8:44
Locuteur

'elle

8:44
Sébastien Chenu

a pris en considération la souffrance des Mahorais, parce que nous avons fait aussi des propositions sur l'eau potable, parce qu'il n

8:49
Locuteur

'y a

8:49
Sébastien Chenu

pas que l'immigration.

8:50
Locuteur

Bien sûr,

8:50
Présentateur

l'habitation, l'eau potable, on va en parler. Vous parlez de cette percée ultramarine, on va parler de la percée plus largement sur le sol, surtout le

8:57
Locuteur

sol... Ultramarine Le Pen.

8:59
Présentateur

Effectivement. Alors, les urgences en ce début d'année, c'est intéressant, Sébastien Chenier, parce que depuis le début de l'entretien, vous dites qu'il

9:04
Locuteur

y a

9:04
Présentateur

un manque de courage politique, qu'il

9:05
Locuteur

n'y

9:05
Présentateur

a que des paroles et pas des actions. Il y

9:08
Locuteur

a

9:08
Présentateur

aussi la colère paysanne, j'imagine aussi que vous dénoncez les paroles sans les actions du gouvernement. Mais alors, la question, est-ce que vous allez finalement voter la censure dès le 16 janvier avec la France Insoumise, qui dépose une motion, ou est-ce que vous allez attendre le budget, avec tout ce que vous dites ?

9:21
Sébastien Chenu

Écoutez, on va attendre déjà le discours de François Béroux. C'est quand même intéressant de savoir où il veut nous emmener.

9:26
Locuteur

Une question directe, vous

9:26
Présentateur

pensez être surpris

9:27
Locuteur

?

9:29
Sébastien Chenu

Malheureusement, non.

9:30
Locuteur

Alors, qu'est-ce que vous attendez ? C'est ma

9:31
Sébastien Chenu

conviction personnelle. Je pense que malheureusement, les mêmes politiques amènent toujours les mêmes effets.

9:35
Présentateur

Alors, la même question appelle la même réponse. Et que si...

9:38
Locuteur

Quand est-ce que vous votez la motion ?

9:40
Sébastien Chenu

Si la construction du budget auquel s'attèle le ministre des Finances, Éric Lombard, ressemble à celui du précédent ministre des Finances, effectivement, il y a peu de chances de nous voir les soutenir. On va être reçus à la demande de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mon collègue Jean-Philippe Tanguy et moi-même, on sera reçus par Éric Lombard, ministre des Finances, vendredi. On va expliquer à Éric Lombard quelles sont nos fameuses lignes rouges, quelles sont nos attentes, quelles sont nos demandes. Qui

10:04
Locuteur

n'ont

10:04
Présentateur

pas changé par rapport

10:05
Locuteur

aux derniers budgets.

10:06
Sébastien Chenu

Tant sur les économies que sur les recettes. On va lui expliquer. Nous, on a fait un plan d'économie de 15 milliards d'euros, on a présenté. On a fait un plan qui montrerait qu'on peut aussi avoir davantage de recettes si on oriente bien, effectivement, d'économie dans

10:19
Locuteur

le pays.

10:20
Présentateur

Alors,

10:20
Locuteur

il

10:20
Présentateur

y a les lignes rouges.

10:21
Locuteur

Quelle

10:21
Présentateur

garantie vous avez que M. Bayrou ne fasse pas la même chose que M. Barnier ?

10:25
Sébastien Chenu

Pour l'instant, nous n'avons aucune garantie. Et d'ailleurs, M. Bayrou n'a aucune garantie de notre côté qu'on censure ou qu

10:31
Locuteur

'on

10:31
Sébastien Chenu

ne censure pas. Nous sommes finalement dans une phase d'observation. Moi, je regrette d'ailleurs que cette semaine, qui commence lundi, où nous nous retrouvons, n

10:38
Locuteur

'ait

10:38
Sébastien Chenu

pas été utilisée pour rencontrer à l'Assemblée nationale, pour convoquer l'Assemblée nationale immédiatement et se mettre au travail sur le budget. On perd une semaine, visiblement. Tout le monde est rentré, tout le monde reprend le chemin du travail, les Français sont au boulot, on pouvait faire rentrer les députés. Nous l'avons demandé. Non, le gouvernement se donne du temps, alors qu'il nous dit, de l'autre côté, il y a urgence à construire un budget. Nous, nous savons où nous allons. Le problème,

11:02
Locuteur

c

11:02
Sébastien Chenu

'est qu'ils ne savent peut-être pas vraiment où ils vont.

11:04
Présentateur

Vous dites période d'observation, et on le vit aussi, en tout cas certains le vivent comme un marasme politique. Une censure, ça va ? Deux censures, bonjour les dégâts ? Est-ce que vous seriez capable, je vais dire même d'un point de vue politique, justement, de voter une deuxième motion de censure ? Parce que vous pensez que vos sympathisants, vos militants pourraient vous le reprocher à la fin.

11:22
Sébastien Chenu

Non, mais nous, d'abord, nous sommes des gens libres, et donc nous sommes des gens responsables. Vous savez, le miroir de la liberté, c'est la responsabilité. On est libre, c'est-à-dire qu'on s'autorise tout, on ne s'interdit rien, mais surtout on est responsable, on le fait en fonction de ce pour quoi nous avons été élus. Nous, on a été élus sur un programme, sur des idées, notamment le pouvoir d'achat. On n'a pas été élus pour des places, des postes, on a été élus pour défendre quelque chose. Il

11:45
Locuteur

y a

11:45
Sébastien Chenu

deux choses dont on est sûr aujourd'hui, c'est que la croissance, elle est révisée à la baisse, ça c'est une des certitudes que nous avons aujourd'hui, et puis que le déficit, en tous les cas la volonté de ramener le déficit, il a baissé, c'est-à-dire qu

11:55
Locuteur

'ils

11:55
Sébastien Chenu

ne veulent plus le ramener à 5%, mais à 5,4%. Ça veut dire moins d'économie peut-être à réaliser sur le dos des Français. Ça c'est les deux seules certitudes que nous avons.

12:03
Présentateur

Il

12:03
Locuteur

y a

12:03
Présentateur

peut-être une garantie sur le domaine régalien avec le duo Darmanin-Retailleau. Reconnaissez que c'est différent du duo ou du duel, je ne

12:10
Locuteur

sais

12:10
Présentateur

pas comment il faut l'appeler, M. Migaud, M. Retailleau.

12:12
Sébastien Chenu

Oui, on a pu le voir beaucoup à l'œuvre, mais Retailleau-Darmanin, il va falloir qu'il sorte du discours du ministère de la Parole. Maintenant, je veux dire, M. Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur pendant des années. Son bilan n'est pas brillant. On a parlé des OQTF, on peut parler de la lutte contre la drogue,

12:29
Locuteur

de l'immigration. C'est maintenant sur

12:30
Présentateur

ce sujet, il dit que la République est en échec.

12:32
Locuteur

Donc

12:32
Sébastien Chenu

il reconnaît lui-même son échec, la République en échec, c'est donc son propre échec. Donc son bilan n'est pas brillant, maintenant il est ministre de la Justice. On va voir, M. Retailleau, pour l'instant, il avait perdu des arbitrages sur l'aide médicale d'État. Est-ce qu'on va réussir à aller plus loin sur l'aide médicale d'État ? On va les voir à l'œuvre. Bien.

12:49
Présentateur

Marine Le Pen est la première femme préférée des Français, Sébastien Chenu, dans le sondage publié par le JDD. Elle se situe à la 11e place dans le classement des personnalités préférées de tous les Français. Jordan Bardella, évidemment, sur le podium. Aussi une percée de Philippe de Villiers. Je ne

13:04
Locuteur

sais

13:04
Présentateur

pas ce que ça vous

13:05
Locuteur

inspire dans cette sphère.

13:07
Sébastien Chenu

Évidemment, je salue la percée manifeste de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Celle de Philippe de Villiers aussi, qui est un homme politique de grande qualité dans notre pays. Probablement aussi un homme politique visionnaire, qui a décrit, depuis le référendum sur Maastricht, contre lequel il s'était mobilisé, qui a décrit finalement ce qui se passait. Mais la percée de Marine Le Pen, c'est une cohérence en réalité. Ça fait des années que Marine Le Pen tient un discours de cohérence. On le voit sur Mayotte,

13:33
Locuteur

on

13:33
Sébastien Chenu

le voit sur l'agriculture, on le voit sur le régalien. Marine Le Pen,

13:36
Locuteur

c

13:36
Sébastien Chenu

'est Hernani de Victor Hugo. Je suis une force qui va. Eh bien, je pense que c'est exactement ça. Marine Le Pen,

13:42
Locuteur

c

13:42
Sébastien Chenu

'est une force qui va.

13:43
Présentateur

Je pense que vous n'employez pas du tout le même discours. Je pense que j'en suis sûre par rapport à Emmanuel Macron. Vous avez évidemment écouté ses voeux avec attention. Est-ce que vous y avez vu un acte de contrition salutaire, quand il a parlé évidemment de sa décision de dissoudre ?

13:56
Sébastien Chenu

Emmanuel Macron serait plutôt, je suis une faiblesse et je recule. C'est-à-dire un peu l'inverse, de la contrition. Mais tout est fake chez Emmanuel Macron. On ne croit plus rien de

14:05
Locuteur

ce qu'il raconte. C'est un regret

14:06
Présentateur

calculé.

14:08
Locuteur

Oui,

14:08
Sébastien Chenu

évidemment. Pourquoi ? Parce qu'il y

14:10
Locuteur

a

14:10
Sébastien Chenu

une dose à la fois de cynisme et d'insincérité chez Emmanuel Macron qui fait que les Français le perçoivent ainsi. Je crois que sa cote de popularité est très faible. Mais les Français ont compris. Emmanuel Macron dit tout et l'inverse de tout. Les agriculteurs l'ont bien compris aussi. C'est pour ça qu

14:25
Locuteur

'ils

14:25
Sébastien Chenu

sont aujourd'hui aux portes de Paris d'ailleurs.

14:26
Locuteur

Pour

14:26
Présentateur

conclure, le président a aussi employé ce mot. Il a parlé d'espérance lors de ce vœu. Est-ce qu'il peut être encore synonyme d'espérance Emmanuel Macron ?

14:33
Sébastien Chenu

Non, il est surtout synonyme de désespérance. Je pense que c'est un président qui ne préside pas en fonction de l'intérêt national. C'est de la godille permanente. Et je pense que ça, ça désespère les Français.

14:43
Présentateur

Merci Sébastien Chenu. C'était votre première grande interview sur CNews et Europe 1. Meilleur vœu encore à vous évidemment avec

14:49
Locuteur

nos

14:49
Présentateur

auditeurs et téléspectateurs. Je vous dis à bientôt.

14:51
Sébastien Chenu

Merci Madame.

14:51
Locuteur

Merci

14:51
Sébastien Chenu

à tous.