Mettons fin à la submersion migratoire à Mayotte ! - Sébastien Chenu (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous saluez la célérité des services de l'État sur ces influenceurs algériens ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Ces trois influenceurs algériens sont-ils des cas isolés ou une tentative orchestrée par l'Algérie ?
- 3:34OuverteRéponse directe
A-t-on intériorisé le risque de mort pour avoir publié des caricatures en France ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Que représente encore le slogan 'Je suis Charlie' aujourd'hui ?
- 6:08OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN pense que les promesses sur Mayotte sont sur du sable ?
- 7:56OuverteRéponse directe
Quelle est votre lecture de la situation à Mayotte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueFait
« l'échec de M. Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur sur les reconductions de gens qui ont des obligations de quitter le territoire français, des OQTF, est manifeste. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Boalem Sansal, lui, est emprisonné. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Nous, on avait proposé au Rassemblement national, c'était par la voix d'Edwige Diaz, député de Gironde, de lever ces contraintes administratives dans notre niche parlementaire. »
- 2:35Invité politiqueFait
« Par exemple, quand ils ont des familles en France, quand ils ont un passé, des enfants mineurs en France, etc., on devrait pouvoir lever ces contraintes administratives. »
- 3:56Invité politiqueFait
« C'est-à-dire que 10 ans après, on est moins libre dans son expression en France. »
- 4:26Invité politiqueFait
« moi je suis attaché à tout ça, existe depuis longtemps, on puisse se dire qu'aujourd'hui, ne serait-ce que dire « Je suis Charlie » est devenu presque iconoclaste. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Mais dans l'éducation nationale, quand j'entends Mme Borne, ministre de l'Éducation nationale, j'ai envie de dire « Mais il faut vous secouer, Mme Borne, les enseignants qui sont les premiers au-devant de toutes les faillites de notre système. »
- 6:36Invité politiqueFait
« ça fait des années que Marine Le Pen le dit, dit que l'avenir de Mayotte passe par effectivement la nécessité d'avoir une politique migratoire qui soit cohérente et ferme, qui empêche tout simplement que les Comores ne submergent d'immigration Mayotte. »
- 7:35Invité politiqueFait
« Nous, on a fait des propositions, notamment sur le droit du sol, dès 2018, quand on était quelques députés à l'Assemblée Nationale avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour revenir sur le droit du sol à Mayotte. »
- 7:46Invité politiqueFait
« Monsieur Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, mais qu'a-t-il fait ? »
- 8:20Invité politiqueFait
« Si l'avenir, c'est d'imaginer que le continent africain puisse immigrer sur le continent européen pour des raisons climatiques, économiques, que sais-je, alors il faut le dire aux Français parce que ça ne va pas être possible. »
- 10:08Invité politiqueChiffre
« On a fait un plan d'économie de 15 milliards d'euros. »
- 12:24Invité politiqueFait
« Son bilan n'est pas brillant. On a parlé des OQTF, on peut parler de la lutte contre la drogue, de l'immigration. »
- 13:58Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron serait plutôt, je suis une faiblesse et je recule. »
- 14:10Invité politiqueFait
« il y a une dose à la fois de cynisme et d'insincérité chez Emmanuel Macron qui fait que les Français le perçoivent ainsi. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu68 %
- Présentateur28 %
- ?3 %
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Bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour et belle année nouvelle à vous, à vos auditeurs et téléspectateurs.
Meilleur vœu, bienvenue à la grande interview sur CNews Europe 1. Vous êtes député RN du Nord et vice-président du Rassemblement National. Il y a justement, Sébastien Chenu, beaucoup de sujets en cette nouvelle année, beaucoup de défis, mais d'abord l'actualité, c'est l'arrestation de trois désormais influenceurs algériens qui ont lancé des appels à la haine, et notamment en appel à commettre des attentats en France et des viols de masse. Alors le premier influenceur sera jugé en février prochain, le second placé sous contrôle judiciaire en vue d'une comparution immédiate aujourd'hui, même si ces personnes n
'ont
rien à faire sur le sol français. Faut-il le rappeler, deux d'entre elles sont sous OQTF. Est-ce que vous saluez, Sébastien Chenu, la célérité, la fermeté des services de l'État, de leur action aujourd'hui
? Et
que les services de l'État se donnent du mal pour retrouver ou pour essayer de sanctionner, le cas échéant, des gens qui constituent des menaces, menaces à l'ordre public ou qui font l'apologie du terrorisme, je n'en doute pas. Mais la faiblesse des politiques, l'échec des politiques qui dirigent ces services de l'État, l'échec de M. Darmanin lorsqu'il était ministre de l'Intérieur sur les reconductions de gens qui ont des obligations de quitter le territoire français, des OQTF, est manifeste. J'allais dire encore et encore.
On découvre encore sur notre sol, et à mon avis ce n'est que le début, des gens qui appellent à violer, qui appellent à brûler, qui appellent à commettre des crimes, qui font l'apologie du terrorisme, qui sont en France en toute liberté, alors que j'allais dire, de l'autre côté de la Méditerranée, notre compatriote, il faut le dire aussi, Boalem Sansal, lui, est emprisonné. De l'en parler. Eh bien, on a ça sur notre territoire, des gens qui mériteraient d'être évidemment virés à coup de pied dans le
derrière. C'est
choquant, Sébastien Chenu, mais vous le savez, c'est une course d'obstacles judiciaires et diplomatiques que d'obtenir ces laissés-passés consulaires. Sur ces cas précis, ces trois influenceurs algériens, est-ce que vous pensez que ce sont des cas isolés ou est-ce que vous estimez qu'il
y a
une sorte de tentative orchestrée de la part du régime algérien de porter atteinte à la France
? Plusieurs choses. D'abord, on ne peut pas ne rien faire. On nous dit que
c
'est très compliqué. Oui, c'est compliqué. Il y a bien sûr la relation diplomatique avec l'Algérie, je vais y venir si vous voulez. Mais il
y
a aussi la nécessité de lever un certain nombre de contraintes administratives. Nous, on avait proposé au Rassemblement national, c'était par la voix d'Edwige Diaz, député de Gironde, de lever ces contraintes administratives dans notre niche parlementaire. Mais la majorité, ou en
tout
cas le socle central, on ne sait plus comment on doit les appeler, en tout cas les amis de M. Macron et de M. Darmanin, ont voté contre, alors qu'il
y a
effectivement des dispositions à prendre ici pour aller plus vite, pour lever des contraintes administratives. Par exemple, quand ils ont des familles en France, quand ils ont un passé, des enfants mineurs en France, etc., on devrait pouvoir lever ces contraintes administratives. Et là, la loi française devrait pouvoir bouger. Mais ça n'a pas été fait, nous nous l'avons demandé, nous n'avons pas été suivis.
Vous
insinuez qu'il y aurait une volonté de la part de certains, que cette personne dangereuse, rassembleuse, c
'est un manque de courage. C
'est un
manque de courage politique qui me fait rebondir sur, évidemment, la relation qu'on a avec l'Algérie, où nous avons, depuis des années, nous sommes piétinés par l'Algérie, nous sommes humiliés par l'Algérie. Et la question se pose de savoir s'il n
'y a
pas derrière ces influenceurs une volonté manifeste de déstabilisation de la France, qui serait orchestrée par des gens proches du pouvoir algérien, ou le pouvoir algérien lui-même, que sais-je. En tous les cas,
il
y a chez ces influenceurs une même tonalité, un même discours, au même moment. On voit bien qu'il
y a
une campagne, en tous les cas, de déstabilisation de la France qui existe.
Tout cela arrive, Sébastien Cheneau, au moment où l'on s'apprête à commémorer, le mot est mal choisi, c'est ainsi les 10 ans du massacre, de l'attentat contre Charlie Hebdo, l'hypercachère, n'oublions pas, Montrouge, on pense aux familles de toutes ces victimes. Est-ce qu'on a intériorisé aujourd'hui le fait qu'en France, quand on publie des caricatures de Mahomet, on risque la peine de mort
? Je
crois que malheureusement, on a reculé. C'est-à-dire que 10 ans après, on est moins libre dans son expression en France. C'est-à-dire les professeurs, les journalistes, les autorités publiques, les fonctionnaires ont compris que... Vous-même ? Nous-mêmes, publiés, mais nous, on ne publie pas de
caricatures. Est-ce que vous
pourriez en parler ?
On en parle d'ailleurs.
Mais nous savons qu'il y a un risque manifeste, un risque pour nos vies. Et comment accepter que dans un pays comme la France de liberté, dans lequel le droit au blasphème, à la caricature, moi je suis attaché à tout ça, existe depuis longtemps, on puisse se dire qu'aujourd'hui, ne serait-ce que dire « Je suis Charlie » est devenu presque
iconoclaste.
Beaucoup de personnalités, des responsables politiques, j'imagine la plupart des ministres vont se proclamer « Je suis Charlie ». Que représente encore ce slogan aujourd'hui
? Oui, il y a quand même une belle bande d'hypocrites là-dedans. Parce que souvent, dans le « Je suis Charlie » qui voulait dire « la liberté d'expression doit primer sur le reste », on a des gens qui ne sont Charlie que lorsqu'on est d'accord avec eux. Vous savez, en général, à gauche, ils sont Charlie si on est d'accord avec eux. C'est-à-dire qu'ils acceptent la liberté d'expression des autres si elle va dans leur sens. Non, derrière ce slogan, ce beau slogan, en réalité, c'est une des valeurs fondatrices de notre pays qui est la liberté, liberté d'expression en particulier.
Mais dans l'éducation nationale, quand j'entends Mme Borne, ministre de l'Éducation nationale, j'ai envie de dire « Mais il faut vous secouer, Mme Borne, les enseignants qui sont les premiers au-devant de toutes les faillites de notre système. Eh bien, ils ont besoin d'être protégés. Elles devraient dire « Je serai intraitable, je les soutiendrai. »
La
moindre atteinte à la laïcité, qui sont en augmentation, dans une fac, dans une école, sera immédiatement sanctionnée. Non,
elle ne me dit rien. Vous lui faites
le procès d'intention.
On
n'a pas
encore démarré son action. D'abord, je l'ai vu
à l'œuvre en tant que Première ministre. Je l'ai entendu en tant que nouvelle ministre de
l'Éducation nationale. C'est-à-dire qu'elle ne serait pas assez
ferme sur des sujets aussi importants. Il
va falloir qu'elle se secoue, Mme Borne. Il va falloir de survie
pour les professeurs.
Il va
falloir exactement qu'elle se secoue, qu'il se sente soutenu. Le pas de vague, l'absence de soutien de la hiérarchie, c'est important. Les professeurs l'ont déploré et le subissent. Donc il
y a
un moment, on attend d'un ministre de l'Éducation nationale de la fermeté. Je n'entends pas ce discours dans la bouche d'Élisabeth Borne. Je pense qu'elle manque de courage politique.
La
fermeté, vous l'attendez aussi à Mayotte. En déplacement, Marine Le Pen a constaté d'abord l'urgence de la situation sanitaire après le cyclone Chido. Elle a souligné de nouveau le chaos migratoire. Je rappelle que trois ministres, Sébastien Chenu, Bruno Rotaillot, Manuel Valls et Sébastien Lecornu, affirment que sans fermeté, je cite, sans fermeté migratoire, nous reconstruirons Mayotte sur du sable. Pourquoi vous, Marine Le Pen, le RN semble croire que ce sont justement des promesses sur du sable ?
D'abord parce que ça fait des années que Marine Le Pen le dit, dit que l'avenir de Mayotte passe par effectivement la nécessité d'avoir une politique migratoire qui soit cohérente et ferme, qui empêche tout simplement que les Comores ne submergent d'immigration Mayotte. Donc quand on lit cette tribune des trois ministres, moi je suis toujours content quand des gens viennent sur nos positions. Quand ils finissent, après nous avoir insultés pendant des années, ça a été le cas de Manuel Valls quand même longtemps, par dire finalement, effectivement, l'immigration c'est le problème numéro
un Mayotte. Et reconnaissons
-nous que sur ce sujet, lui-même est très attaqué et critiqué par une grande partie de la gauche parce qu'il dit cela depuis quelques
temps. D'accord, mais enfin Marine Le Pen le dit sous les injures depuis des années. Aujourd'hui, c'est un hommage finalement qui est rendu au discours de Marine Le Pen à travers cette tribune. Tribune encore dans laquelle, qui a été désavouée, je suis désolé de revenir sur elle, mais par Elisabeth Borne qui elle a dit, non non, le droit du sol, c'est pas par là qu'il faut attraper le problème de l'immigration. C'est un des éléments évidemment, le droit du sol. Ce n'est pas le seul, c'est un des éléments.
Vous savez, nous on a fait des propositions, notamment sur le droit du sol, dès 2018, quand on était quelques députés à l'Assemblée Nationale avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour revenir sur le droit du sol à Mayotte. Mais qu'ont-ils fait ? Monsieur Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, mais qu'a-t-il fait ? Mais
alors, qu'est-ce que vous dites là encore ? Sur ce sujet
aussi, manque de courage ?
Quelle est votre lecture de la situation ? On les entend.
Ah ça, pour les entendre, on les entend. On les entend, on les lit, mais les actes ne suivent pas. Notre député à Mayotte, député Rassemblement National, Anchi Abamana, nous le dit. La situation se détériore de jour en jour. Qu
'est-ce que ça veut dire ? Ça
préfigure de ce que pourrait devenir ou être la situation en métropole ?
Mayotte, sur le plan migratoire ?
En tous les cas, évidemment, le problème migratoire, il est devant nous. Je veux dire, si l'avenir, c'est d'imaginer que le continent africain puisse immigrer sur le continent européen pour des raisons climatiques, économiques, que sais-je, alors il faut le dire aux Français parce que ça ne
va
pas être possible. Et ça va demander d'énormes sacrifices et ça constituera d'énormes troubles. Donc on sait que ce n'est pas la voie qu'il faut accepter. Mais Mayotte, ça fait des années. Et c'est pour ça que Marine Le Pen, d'ailleurs, est très populaire aussi à Mayotte, parce qu
'elle
a pris en considération la souffrance des Mahorais, parce que nous avons fait aussi des propositions sur l'eau potable, parce qu'il n
'y a
pas que l'immigration.
Bien sûr,
l'habitation, l'eau potable, on va en parler. Vous parlez de cette percée ultramarine, on va parler de la percée plus largement sur le sol, surtout le
sol... Ultramarine Le Pen.
Effectivement. Alors, les urgences en ce début d'année, c'est intéressant, Sébastien Chenier, parce que depuis le début de l'entretien, vous dites qu'il
y a
un manque de courage politique, qu'il
n'y
a que des paroles et pas des actions. Il y
a
aussi la colère paysanne, j'imagine aussi que vous dénoncez les paroles sans les actions du gouvernement. Mais alors, la question, est-ce que vous allez finalement voter la censure dès le 16 janvier avec la France Insoumise, qui dépose une motion, ou est-ce que vous allez attendre le budget, avec tout ce que vous dites ?
Écoutez, on va attendre déjà le discours de François Béroux. C'est quand même intéressant de savoir où il veut nous emmener.
Une question directe, vous
pensez être surpris
?
Malheureusement, non.
Alors, qu'est-ce que vous attendez ? C'est ma
conviction personnelle. Je pense que malheureusement, les mêmes politiques amènent toujours les mêmes effets.
Alors, la même question appelle la même réponse. Et que si...
Quand est-ce que vous votez la motion ?
Si la construction du budget auquel s'attèle le ministre des Finances, Éric Lombard, ressemble à celui du précédent ministre des Finances, effectivement, il y a peu de chances de nous voir les soutenir. On va être reçus à la demande de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Mon collègue Jean-Philippe Tanguy et moi-même, on sera reçus par Éric Lombard, ministre des Finances, vendredi. On va expliquer à Éric Lombard quelles sont nos fameuses lignes rouges, quelles sont nos attentes, quelles sont nos demandes. Qui
n'ont
pas changé par rapport
aux derniers budgets.
Tant sur les économies que sur les recettes. On va lui expliquer. Nous, on a fait un plan d'économie de 15 milliards d'euros, on a présenté. On a fait un plan qui montrerait qu'on peut aussi avoir davantage de recettes si on oriente bien, effectivement, d'économie dans
le pays.
Alors,
il
y a les lignes rouges.
Quelle
garantie vous avez que M. Bayrou ne fasse pas la même chose que M. Barnier ?
Pour l'instant, nous n'avons aucune garantie. Et d'ailleurs, M. Bayrou n'a aucune garantie de notre côté qu'on censure ou qu
'on
ne censure pas. Nous sommes finalement dans une phase d'observation. Moi, je regrette d'ailleurs que cette semaine, qui commence lundi, où nous nous retrouvons, n
'ait
pas été utilisée pour rencontrer à l'Assemblée nationale, pour convoquer l'Assemblée nationale immédiatement et se mettre au travail sur le budget. On perd une semaine, visiblement. Tout le monde est rentré, tout le monde reprend le chemin du travail, les Français sont au boulot, on pouvait faire rentrer les députés. Nous l'avons demandé. Non, le gouvernement se donne du temps, alors qu'il nous dit, de l'autre côté, il y a urgence à construire un budget. Nous, nous savons où nous allons. Le problème,
c
'est qu'ils ne savent peut-être pas vraiment où ils vont.
Vous dites période d'observation, et on le vit aussi, en tout cas certains le vivent comme un marasme politique. Une censure, ça va ? Deux censures, bonjour les dégâts ? Est-ce que vous seriez capable, je vais dire même d'un point de vue politique, justement, de voter une deuxième motion de censure ? Parce que vous pensez que vos sympathisants, vos militants pourraient vous le reprocher à la fin.
Non, mais nous, d'abord, nous sommes des gens libres, et donc nous sommes des gens responsables. Vous savez, le miroir de la liberté, c'est la responsabilité. On est libre, c'est-à-dire qu'on s'autorise tout, on ne s'interdit rien, mais surtout on est responsable, on le fait en fonction de ce pour quoi nous avons été élus. Nous, on a été élus sur un programme, sur des idées, notamment le pouvoir d'achat. On n'a pas été élus pour des places, des postes, on a été élus pour défendre quelque chose. Il
y a
deux choses dont on est sûr aujourd'hui, c'est que la croissance, elle est révisée à la baisse, ça c'est une des certitudes que nous avons aujourd'hui, et puis que le déficit, en tous les cas la volonté de ramener le déficit, il a baissé, c'est-à-dire qu
'ils
ne veulent plus le ramener à 5%, mais à 5,4%. Ça veut dire moins d'économie peut-être à réaliser sur le dos des Français. Ça c'est les deux seules certitudes que nous avons.
Il
y a
peut-être une garantie sur le domaine régalien avec le duo Darmanin-Retailleau. Reconnaissez que c'est différent du duo ou du duel, je ne
sais
pas comment il faut l'appeler, M. Migaud, M. Retailleau.
Oui, on a pu le voir beaucoup à l'œuvre, mais Retailleau-Darmanin, il va falloir qu'il sorte du discours du ministère de la Parole. Maintenant, je veux dire, M. Darmanin, il a été ministre de l'Intérieur pendant des années. Son bilan n'est pas brillant. On a parlé des OQTF, on peut parler de la lutte contre la drogue,
de l'immigration. C'est maintenant sur
ce sujet, il dit que la République est en échec.
Donc
il reconnaît lui-même son échec, la République en échec, c'est donc son propre échec. Donc son bilan n'est pas brillant, maintenant il est ministre de la Justice. On va voir, M. Retailleau, pour l'instant, il avait perdu des arbitrages sur l'aide médicale d'État. Est-ce qu'on va réussir à aller plus loin sur l'aide médicale d'État ? On va les voir à l'œuvre. Bien.
Marine Le Pen est la première femme préférée des Français, Sébastien Chenu, dans le sondage publié par le JDD. Elle se situe à la 11e place dans le classement des personnalités préférées de tous les Français. Jordan Bardella, évidemment, sur le podium. Aussi une percée de Philippe de Villiers. Je ne
sais
pas ce que ça vous
inspire dans cette sphère.
Évidemment, je salue la percée manifeste de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Celle de Philippe de Villiers aussi, qui est un homme politique de grande qualité dans notre pays. Probablement aussi un homme politique visionnaire, qui a décrit, depuis le référendum sur Maastricht, contre lequel il s'était mobilisé, qui a décrit finalement ce qui se passait. Mais la percée de Marine Le Pen, c'est une cohérence en réalité. Ça fait des années que Marine Le Pen tient un discours de cohérence. On le voit sur Mayotte,
on
le voit sur l'agriculture, on le voit sur le régalien. Marine Le Pen,
c
'est Hernani de Victor Hugo. Je suis une force qui va. Eh bien, je pense que c'est exactement ça. Marine Le Pen,
c
'est une force qui va.
Je pense que vous n'employez pas du tout le même discours. Je pense que j'en suis sûre par rapport à Emmanuel Macron. Vous avez évidemment écouté ses voeux avec attention. Est-ce que vous y avez vu un acte de contrition salutaire, quand il a parlé évidemment de sa décision de dissoudre ?
Emmanuel Macron serait plutôt, je suis une faiblesse et je recule. C'est-à-dire un peu l'inverse, de la contrition. Mais tout est fake chez Emmanuel Macron. On ne croit plus rien de
ce qu'il raconte. C'est un regret
calculé.
Oui,
évidemment. Pourquoi ? Parce qu'il y
a
une dose à la fois de cynisme et d'insincérité chez Emmanuel Macron qui fait que les Français le perçoivent ainsi. Je crois que sa cote de popularité est très faible. Mais les Français ont compris. Emmanuel Macron dit tout et l'inverse de tout. Les agriculteurs l'ont bien compris aussi. C'est pour ça qu
'ils
sont aujourd'hui aux portes de Paris d'ailleurs.
Pour
conclure, le président a aussi employé ce mot. Il a parlé d'espérance lors de ce vœu. Est-ce qu'il peut être encore synonyme d'espérance Emmanuel Macron ?
Non, il est surtout synonyme de désespérance. Je pense que c'est un président qui ne préside pas en fonction de l'intérêt national. C'est de la godille permanente. Et je pense que ça, ça désespère les Français.
Merci Sébastien Chenu. C'était votre première grande interview sur CNews et Europe 1. Meilleur vœu encore à vous évidemment avec
nos
auditeurs et téléspectateurs. Je vous dis à bientôt.
Merci Madame.
Merci
à tous.
Sébastien Chenu