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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 octobre 2025 26 min

Jean-François Husson : « Nous exigeons que tous les éléments du budget soient mis sur la table »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Françoison, merci beaucoup d'être notre invité Sénateur Ler de Meurthemiselle. Vous êtes le rapporteur général du budget ici au Sénat. On va évidemment longuement y revenir sur ce budget présenté aujourd'hui dans un contexte politique particulier.

Mais d'abord on va regarder trois unes de la presse régionale. D'abord la une de l'indépendant et cette photo hier d'otage la libération et l'espoir. Le Hamas qui a donc libéré les 20 derniers otages israéliens vivants.

La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace, le corn sur une corde raide. Le premier ministre sous menace de censure qui prononce donc sa déclaration de politique générale cet après-midi. Et puis la dernière rune, elle concerne votre parti LR, la déchirure et le gouvernement.

Euh le Cornu 2 qui a donc déchiré euh votre partie avec des conséquences également sur le plan local. C'est le cas notamment dans les Alpes Maritime. Quelle une choisissez-vous ?

Bah sans hésiter. Euh la première. Si aujourd'hui on ne regarde pas l'avenir en prenant à la fois le recul, la hauteur et puis la gravité du moment, on sent bien qu'on a une un monde qui est en ébullition permanente, en surchauffe et le fait d'avoir en tous les cas une pause et un accord de paix, j'espère que cet accord sera respecté pour qu'ensuite à la fois les les pays concernés et l'action diplomatique puisse enfin produire des effets et produire ses fruits.

Je pense qu'on n'est pas la nature humaine doit résister à ses instincts les plus maléfiques et et on doit toujours mettre finalement l'avenir commun, le travail ensemble et puis travailler dans un esprit de concorde visé à la paix, à l'harmonie. Alors, ça paraît évidemment ça peut paraître comment dirais-je un peu naïf mais je pense que dans la vie si on n pas quelques idéal et bien euh on est vite rattrapé, je le disais par les instincts qui font que on préfère le combat, la difficulté. Voilà, je pense que c'est c'est vraiment un moment, j'espère que c'est un moment une grand moment de l'histoire. euh au sens premier du terme et et les deux avec des majuscules.

Voilà, c'est vraiment et de loin ce qu'on doit retenir dans ce teu médiatique de l'information à tout à toutes les échelles, je dirais. Et dans l'actualité politique nationale aujourd'hui, c'est le discours de politique générale de Sébastien Lecnu après 5 semaines à Matignon. Est-ce que les Républicains iront jusqu'à censurer le Premier ministre selon la teneur de son esquir ?

Non, je enfin c'est c'est pas du tout l'intention. Je pense qu'on va reposer les choses calmement. J'entendais le président République parlant de la situation internationale appelant de l'humilité, ben je je j'appelle aussi le président de la République non pas à faire la leçon aux partis en leur demandant en disant qu'ils ne sont pas à la hauteur.

Il a été lu en 2017, la démocratie a opéré, il y a aucun souci. Mais depuis la dissolution, est-ce que la France est stabilisée ? Est-ce qu'elle est dans le calme ?

Est-ce que ce sont les différents partis politiques qui ont décidé changement de gouvernement ? Voilà, l'humilité, c'est juste de regarder les choses en face. Mais là, est-ce que quelle que soit la teneur du discours de Sébastien Lecornu, vous dites "Les républicains ne seront pas les artisans de la censure".

Ben, c'est pour l'instant tous les cas, sauf s'il y avait euh comment dirais-je des mesures trèsuses à l'encontre de l'intérêt de la France et des Français. Ça pourrait être quoi ? Comment ça pourrait être quoi ?

Bah, ça pourrait être des tombou de fiscalité, une remise en cause intégrale de la retraite. Je crois pas que ce soit ça. Voilà.

Mais je vais vous dire, moi je regrette une chose. Le premier ministre a eu un premier gouvernement puis un deuxè, il va prononcer son premier discours de politique générale. Je je vois qu'il aime la culture du secret, mais aujourd'hui on a on a eu absolument aucun signal d'aucune manière.

On va rentrer dans le l'examen du budget. C'est même plus du juste attend. On est presque déjà en retard et il y a pas de complicité.

Il se trouve, moi je je suis plutôt je dirais un homme qui souhaite voilà parce que c'est mon pays toujours mettre plus tôt ce le jour qui se lève le positif. Et là on n pas d'élément donc on travaillera le budget mais ça n'est pas raisonnable et je dirais c'est un manque de sérieux et de respect vis-à-vis du parlement. On peut pas demander aujourd'hui euh dire euh le parlement avoir toute sa liberté et laisser une pareille pagaille susceptible de se mettre en place.

C'estàd que là vous n'avez aucun élément sur le budget. Vous allez le découvrir en conseil des ministres aujourd'hui. Oui oui rien du tout pour commencer à travailler en amont.

Justement on va parler de ce budget puisque c'est l'un des sujets principaux he sur lequels la la parole de Sébastien Lecornu est très attendue cet après-midi et sur lequel il joue probablement la survie de son gouvernement. budget et réforme des retraites. C'est votre éclairage Audrey Sébastien Lecorn qui présente donc aujourd'hui son projet de budget en conseil des ministres.

Il va sûrement détailler les contours cet après-midi. Quelles pourraient être les grandes lignes de ce budget ? On va parler des pistes puisque vous n'avez pas les infos et on en a quelques bribes mais on va essayer de les détailler.

Donc tout laisse à penser qu'il parlera forcément tout à l'heure de la réforme des retraites puisqu'il est attendu au tournant par le Parti socialiste à ce sujet. les socialistes qui attendent de savoir ce qu'il veut faire avec cette réforme impopulaire pour déterminer s'il le censure ou non. Eux veulent sa suspension immédiate.

Le problème c'est que c'est un totem du second quinquena d'Emmanuel Macron. Même s'il a les coups des plus franches, est-ce que Sébastien Lecnu ira jusque-l ? Pas sûr.

Indardis tend à prouver que non. La nouvelle ministre de la santé qui l'a nommé, Stéphanie Rist, que vous voyez ici en photo, est une fervante défenseur de cette réforme. Le Premier ministre pourrait donc plutôt reprendre la concession faite vendredi par Emmanuel Macron au chef de parti en bloquant jusqu'à la présidentielle de 2027 le relèvement de l'âge légal de départ.

Ori Jean-Françoison, est-ce que ce qu' ce qu'a dit Emmanuel Macron au chef de parti, c'est-à-dire bloquer le relèvement de l'âge légal de départ, ça pour vous c'est acceptable ? Écoutez, je vais vous dire c'est trop tôt pour moi pour le dire. J'ai besoin de comprendre exactement parce qu'en fait on me demande ou on nous demande pratiquement de nous exprimer à l'aveugle et ça n'est là on est un peu dans une question politique avant d'être une question économique.

Est-ce que il faut pour ne pas que les socialistes censurent dire oui on suspend la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle ? Est-ce que c'est le prix à payer pour la du gouvernement ? Quel est ce pays dans lequel on a aujourd'hui un premier ministre qui est finalement un peu comme au bord d'une falaise avec une épée dans les reins tenue ici par les socialistes ?

Mais dans quel pays est-on ? Dans quel pays est-on ? Est-ce que la démocratie c'est pas de travailler avec tout le monde ?

Et globalement, si c'est finalement une je dirais la décision ou le les éléments d'une d'une composante mais qui est également minoritaire et je reviens à ce que je dis tout à l'heure, cet émiattement aujourd'hui de la des sensibilités politiques à l'Assemblée nationale fait un mal terrible à la France. On prend un retard considérable avec des déficits qui continuent de de s'accroître à un moment où tous nos partenaires européens ont redressé la situation et moi ça me fait mal. Et donc il y a on a besoin effectivement de travailler ensemble mais travaillons ensemble et à découvert il faut mettre toutes les cartes sur la table pour savoir que vous accepteriez une suspension de la réforme de la retraite jusqu'à la présidentielle.

Moi je aujourd'hui je ne je dis pas que j'accepte, je souhaite que tous les éléments soient mis sur la table parce que la retraite on va s' on va se le dire aussi très gentiment, effondrement de la démographie et accroissement euh des euh des pensionnés des bénéficiaires des retraites qui peut aujourd'hui raisonnablement dire qu'on prépare l'avenir en restant sur un système déséquilibré de répartition. Donc le régime par répartition, il est en danger aujourd'hui ? Bien sûr qu'il est en danger.

Enfin, moi je je ne feraiis pas partie de ceux qui mentent au français. J'avais demandé dans le débat qui était d'ailleurs un débat biaisé sur la réforme des retraites qui venait dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, j'avais demandé qu'on élabore des réflexions sur la possibilité de travailler un deuxième pilier autour de la capitalisation. Alors, on dit c'est un gros mot, peu importe, vous savez, on va l'appeler fond de soutien à la répartition, on l'appelle comme on veut, mais globalement c'est de mettre un deuxième pilier, je le redis hein, comme ça existe par exemple pour les fonctionnaires, enfin et cetera.

Il y a pas mais mettons mettons le travail, ne soyons pas dans le déni. Mais comment peut-on aujourd'hui raisablement dire qu'on prépare l'avenir finalement euh en mettant en difficulté les générations qui arrivent, je ne l'accepterai pas plus pour les finances que pour les enjeux écologiques environnementaux. Est-ce que parmi les pistes d'économie, il peut y avoir la non d'indexation des pensions de retraite sur l'inflation ?

Bien sûr, ça c'est à l'étraites ou des retraités les plus aisés plutôt ? Il faut toujours regarder là aussi, il faut mettre le curseur. Mais c'est pour ça que je vous dis, il faut poser les choses parce que sinon on va être dans une bagarre entre gauche, droite centre à se faire des croch-pieds.

Mais les Français, ils attendent autre chose aujourd'hui. Les Français, ils sont excédés, ils sont déboussolés, ils sont entre résignation, colère froide. Moi, je ne supporte pas cet état d'esprit.

Je pense qu'il faut se ressaisir collectivement. Et pour ça l'exemple, je le dis, il doit d'abord venir d'en haut de tout en haut. Donc Emmanuel Macron, bien sûr.

Audre et Sébastien Lecnu devrait aussi faire des concessions sur le déficit public. Oui, François Baou visait un déficit à 4,6 % du PIB l'an prochain. Regardez, Sébastien Lecornu a revu la copie et compte seulement atterrir sous les 5 %.

Ça veut dire 9 milliards d'économie à faire en moins. Un geste vers la gauche qui ne devrait pas plaire Walre et ne pas vous plaire à vous. Vous nous direz ce qui ne devrait pas plaire. non plus aux républicains, c'est que Sébastien Lecnu a prévu des mesures pour taxer les plus aisées et les grandes entreprises.

Donc de nouvelles taxes, pas de taxe du man par contre comme le demande la gauche, mais une prolongation de la contribution des plus aisés, une mesure imaginée, souvenez-vous, par Michel Barnier pour l'année 2025 qui consiste à imposer à 20 % minimum les contribuables qui déclarent plus de 250000 € par an. Le Premier ministre veut aussi cibler les holdings. Ces sociétés souvent utilisées par les grandes familles pour gérer et transmettre leur patrimoine en bénéficiant de régimes fiscaux avantageux.

Et bien, elle serait taxé à hauteur de 2 % sur leurs actifs lorsque leur bilan dépasse 2 millions d'euros. Jean-Françoison, j'imagine que ce ne sont pas des pistes qui vous réjouissent à droite parce que là on parle de taxation supplémentaire, d'impôts supplémentaires. Bah je je note, on a eu le le projet de loi de finance pour 2025.

Et dès cet examen, il a été évoqué la préparation du PLF 2026 avec des mesures. On nous a dit, on va regarder de quelle manière on peut taxer celles et ceux qui on appelle les super riches, les ultra riches, les super profits. À l'heure où à l'heure qu'il est, je n'ai pas eu d'échange jamais sur ce sujet.

Donc je rappelle comment pour avancer sur ce sujet, il faut qu'ensemble on pose les choses qui a un travail préparatoire. Là, on a l'impression que on va abattre une un atout maître un peu au dernier moment disant "Bah de toute façon, c'est ça où il y a la censure mais c'est pas mais c'est plus une démocratie mature. Est-ce qu'on a aujourd'hui un niveau d'impôts raisonnable ?

Bah écoutez, on est les champions quasiment du monde des impôts et taxes. Ça mérite plutôt que au moins on arrête d'augmenter et qu'à niveau actuel peut-être on révise, c'estàd qu'on enlève des taxes et des impôts sur certains pour garder le même niveau, mais c'est une espèce de fuite en avant. Il y a une créativité euh je dirais fiscale exceptionnelle et on ferait mieux d'avoir cette même créativité pour créer de l'emploi et de la richesse.

Et pour ça c'est moi je ne connais rien d'autre que l'économie. Nos agriculteurs, les travailleurs indépendants, la première entreprise de France qui est qui sont les commerçants et artisans, les très petites entreprises et nos grands groupes. Vous vous souhaitez qu'il sortte de ce budget un objectif de déficit à combien ?

Ben, il faut qu'il soit le plus raisonnable possible. Moi mon premier c'est 4. Non mais moi je veux bien tout.

Vous savez ça on a déjà une des inquiétudes sur la réalisation du budget 2025 et donc on peut continuer dans le déni mais il y a un moment donné où finalement nos nos prêteurs nous mettront des conditions de plus en plus difficilement soutenables et à ce momentl les français vont dire pour vous les objectifs de déficit 2025 sont pas tenus. Il y a quelques inquiétudes. Il y a quelques inquiétudes.

Il va falloir les chasser. Et il va falloir les chasser vite parce que je le redis, on doit la vérité au français enfin on a suffisamment dénoncé ici au Sénat de manière collective dans l'intérêt de de l'information qui est d au français à travers le travail de contrôle du Parlement et ici au Sénat. Enfin, on a parlé de la dérive des comptes publics à l'époque, on nous a répondu, je disons, vous voyez bien de qui ça peut venir, de l'exécutif, des exécutifs hortants, qu'on était des bonenteurs qu'on avait des postures partisanes.

Enfin, honnêtement, le Sénat a autre chose à faire que de jouer à des guerères de chiffres. La réalité aujourd'hui, elle est celle des comptes de l'État. Ils sont dans une situation catastrophique, insoutenable.

Ça ne doit pas durer dans Donc, vous souhaiteriez que les 46 soient maintenu vous ? Bah, il faut les maintenir en objectif. Il y a un autre sujet dans ce projet de budget, ce sont des mesures qui concernent le pouvoir d'achat des Français.

Audre, en effet, Orian, le premier ministre pourrait proposer de baisser l'impôt sur le revenu pour les couples payés légèrement au-dessus du SMIC. Ça leur rapporterait entre 200 et 300 € par an. Il réfléchit aussi au retour de ce qu'on a connu sous le nom des primes Macron, primes défiscalisées.

Là, ça concernerait les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. des mesures plutôt en direction de la gauche. Est-ce que ça va quand même dans le bon sens selon vous ?

Mais ça fait partie de de ce que je disais tout à l'heure. Faut avoir la la feuille complète. Bah bien sûr.

Moi, on voit bien qu'on a un souci sur ce qu'on appelle la smicardisation de la société. On a de plus en plus de travailleurs, de salariés qui sont payés au SMIC. ce qui veut bien ce qui montre bien qu'on a un problème de de d'échelle de salaire et on les habille par des primes dites Macron défiscalisé et qui sont pas faciles à mettre en œuvre.

En tous les cas plus complexes qui n'y paraît parce que c'est les ceux qui en bénéficient à ceux qui sont juste au-dessus ils l'ont amè parce que eux par rapport à cette prime Macron, ils se trouvent en fait pénalisés dans la valorisation de leur revenus et finalement les personnes qui ont des des revenus bas faibles ou en tous les cas trop bas quand on regarde aujourd'hui par rapport aux contraintes pour vivre convenablement et dignement chaque jour et bien on voit bien qu'on On a un resserement qui crée des conflits et il faut il faut tout faire. Mais ça c'est un travail avec les partenaires sociaux. Avec les partenaires sociaux, ils ont été enjambés, ignorés pendant trop longtemps.

Voilà. Et bien, il faut remettre les corps intermédiaires partout à leur place. Les élus, les élus locaux, les élus évidemment du parlement et les forces syndicales et professionnelles.

C'est indispensable. C'est toutes ces personnes, tous ces acteurs qui font euh finalement euh vivre la le la société et qui s'ils sont associé, ben évidemment ils prennent une part, ils ont envie qu'on avance et aujourd'hui la France, elle stagne. Je dirais même qu'elle recule.

C'est dangereux. C'est pas à la hauteur de de mon ambition et de notre ambition qui est de faire de la France un pays qui retrouve à la fois le chemin de la réussite et sa fierté. Votre collègue LR, rapporteur général du budget à l'Assemblée, Philippe Juventin, il est pas aussi à une baisse de la CSG.

Vous non plus ? Ça fait partie des réflexion qu'il faut mettre sur la table. Voilà, je je si vous voulez mais mais au final sur ce budget.

Bah, il le faut. Enfin, dans l'intérêt de la France et des Français, mais pas n'importe quel prix. Et surtout, il faut sortir du colinard budgétaire.

C'est-à-dire bah le colinard aujourd'hui, nous ne savons rien. Voilà. Donc j'attends que a priori vous devriez en savoir plus aujourd'hui.

On va voir quelles sont les conséquences du retard budgétaire pour les collectivités. On va en heure et Loire. Bonjour Fabien Verdier, merci d'être avec nous.

Vous êtes maire de Châteauudin, président du mouvement pour le développement des villes de sous-préfecture. Fabien Verdier, le budget se fait attendre. Est-ce que cette incertitude pèse aussi sur vous élus locaux ?

Oui, l'incertitude est forte. On nous a déjà baissé les dotations et nous on rappelle avec les villes sous-préfecture cette association que je préside de 235000 qu'on a des charges de centralité énormes. Alors c'est Lunéville, c'est Val-Brier, c'est Château d'IN, c'est Langon et et tout le monde vient chercher des services chez nous, la santé, souvent l'hôpital, les lycées et cetera.

Donc on demande une DGF majorée depuis plusieurs années de 38 % parce que 365 jours par an, nos villes sous-préfecture ont des charges de centralité énormes et tiennent la République. Ouais. La DGF, je le rappelle, c'est la dotation globale de fonctionnement qui est la la principale dotation au collectivité.

Un mot là-dessus Jean-François Hon. Bah monsieur le maire d'abord bonjour. J'ai vu que vous aviez bien révisé.

Vous avez oublié tout le préfecture de la Moselle. J'ai oublié tout. Oui, j'ai oublié tout.

Voilà. Deux sur trois. Je veux je Non mais on a un problème, vous le savez la DGF c'est à enveloppe fermée et donc une des difficultés aujourd'hui c'est de reposer les ressources le panier de ressources et collectivités locales si ça doit être à mon avis le le l'objet du débat du prochain débat présidentiel, c'est dans quelle France voulons-nous vivre et dans quelle France réellement décentralisé jusqu'où on met les les poids et et notamment ensuite en fonction de de l'organisation de la dés décentralisation, il faut permettre à ces collectivités euh je dirais d'assumer leurs fonctions.

Effectivement, elles offrent euh un niveau assez important de services qui sont pas des services de première nécessité et ils permettent surtout toutes ces collectivités permettent à la France d'avoir un cœur qui bat partout parce que on oublie souvent que autour de ces villes sous préfecture, on a aussi un tissu industriel qui est assez important. Pourquoi ? parce que ça fait longtemps que les industries ont déserté les villes.

Donc il faut faire attention de ne pas opposer les territoires. Et Fabien Verdier, vous vous alertez alors château d'in c'est sous-préfecture d'Or et Loire, vous vous alertez sur l'agonie de ces villes moyennes, de ces sous-préfectures ? Est-ce que la République elle a laissé tomber aujourd'hui ces sous-préfectures ?

Oui, je pense qu'on peut le dire. Sur 20 30 ans, on a perdu les tribunaux, les maternités, souvent nos blocs chirurgicaux, chirurgie conventionnelle, tribunal le prudome et cetera. parfois des sites militaires base aériennes à Châteauudin.

On a perdu 3500 emplois en 30 ans pour une ville de 13200 habitants. Donc oui, la République et l'État malheureusement nous a laissé tomber et nous on se bat pour se redynamiser. Monsieur le sénateur parlait très bien.

Il faut remettre du PIB, il faut remettre du pouvoir d'achat. Dans nos villes moyennes, on peut avoir 13000 € de revenus médian par an dans ces villes sous-préfecture. Il faut remettre du PIB parce que nous on demande par exemple pas forcément d'argent 100 hectares de droit à construire en pour faire de l'industrie.

Si on redonne 100 hectares de droit à construire pour faire de l'industrie dans nos villes sous préfecture, on pourra redamiser. Moi j'ai par exemple une industrie qui s'appelle Safran qui a 400 salariés. Ben on commence à avoir des salaires de plus de 1800 2000 € net par mois.

Cette question du pouvoir d'achat est majeure pour pour nos habitants et je le redis, j'ai fait une tribune dans les échos, 70 % de l'industrie française et sont dans les villes de moins de 20000 habitants. Ce sont nos villes sous-préfecture notamment. Jean-Françoison et aussi est-ce que ça va avoir des des conséquences politiques notamment dans les urnes municipales à la présidentielle ?

Ah bah écoutez enfin si le grand bazar actuel continue, ça va être violent. Enfin, on va pas se raconter l'histoire. et cet abandon des des sous-préfectures comme le décrit Fabien Verdier sur le sujet de la santé, c'est très difficile parce que on va juste prendre le sujet des maternités.

Aujourd'hui, il faut un certain nombre d'actes, on le voit pour que les le service reste performant. Il y a un rapport sénatorial qui a été rendu récemment qui pose bien la question. Donc il y a il y a un travail à faire de manière collégiale, mais ce qui me paraît important, c'est entre l'offre de service que j'appelle public et privé.

Évidemment qu'il faut qu'ils évoluent, hein. Vous regardez aujourd'hui, hier ou avant-hier dans les centresilles, on avait plor d'agences bancaires d'assurance. Ce secteur, comme d'autres se organise parce que le numérique, le digital prend une place.

Mais je le redis, la création de richesse et monsieur le maire vient de le dire, elle se fait autour de ces villes sous-préfecture, de ces territoires par l'industrie. Et pour ça, il y a effectivement, il faut avoir de la disponibilité foncière, mais il faut aussi retrouver de la compétitivité économique parce qu'on va pas se on n'est pas au pays des bisonours quand la Chine décide d'envoyer notre marché, on a plus de difficultés à lutter. Donc effectivement, il faut aussi regarder et voir de quelle manière on peut réduire et restreindre ces importations qui font un mal terrible à nos économies.

Merci Fabien Verdier, merci beaucoup d'avoir été avec nous maire de Château d'in et pour terminer on va dans votre département dans la préfecture à Nancy où on retrouve Michael Deot. Bonjour Michel, merci d'être avec nous. Directeur départemental de l'est républicain en meurtemell.

Michel, on va continuer à parler réindustrialisation avec vous. celle-ci bas de l'aile dans votre département. Oui.

Alors, je je comprends pas qu'on puisse oublier Tou ce matin. Bonjour. Bonjour Jean-François Lisson.

Bonjour tout le monde. Euh puisque tout on annonce ce matin une bonne nouvelle avec un un gros gros investissement de de la poste à 80 millions d'euros mais à côté de ça, on a une industrie locale et internationale comme Pam Saint-Gobin, comme Raflatc, comme Sauvab qui montre des signes d'agitation et peut-être même de faiblesse. Alors est-ce que cette situation industrielle vous interpelle ?

Euh bonjour Michael, bien sûr. Euh je suis en contact euh avec le plus gros employeur privé euh du département, donc Renault Sauvable Abasi qui euh euh a mis en place une chaîne pour le euh Renault Master électrique. Mais euh il faut savoir qu'aujourd'hui ce nouveau euh véhicule électrique ne trouve pas sa place sur le marché, ce qui pose un problème he l'électrification à marche forcée à mon avis est un risque.

Et en tous les cas, on voit que là, on est dans un goulot d'étranglement. Raflatac, je suis allé évidemment et très tôt à la rencontre de la représentation syndicale qui est unie, qui est unie. Là, c'est le retrait d'une entreprise d'origine finlandaise qui souhaite ne laisser qu'une quarantaine d'emplois très actif sur le territoire, ce qui n'est pas un bon signe parce que dans ce bassin, c'est un bassin qui a qui a connu la reconversion industrielle la plus exemplaire du département.

Imaginez qu'à l'époque c'était j'allais dire la patrie Jack Cherk puisqu'il y avait les assyes de pompé dont l'acier euh est aujourd'hui constitue euh notre si belle tourfel et bien il y a une reconversion industrielle exemplaire et donc nous devons effectivement nous battre et puis parce qu'il faut terminer sur une bonne note sur Toule il y a une reconquête industrielle qui est menée de manière très intelligente par une union des acteurs locaux et notamment des collectivités avec le monde économique. Là, c'est des gens qui ont su profiter à la fois des atouts de la disponibilité foncière et de la desserte à la fois routière, fluviale et ferrée. Michel, vous avez une autre question sur l'utilisation des fonds publics.

Oui, vous étiez hier au château d'Arou qui est au sud de Nancy pour voir si l'argent public est bien utilisé dans le dans le dans le domaine culturel, enfin dans un certain domaine culturel. Alors, est-ce que demain il va falloir faire comme Christelle Moranel, la présidente des pays de Loire, l'a fait ces derniers mois ? C'està-dire qu'il va falloir tailler dans un certain gras ?

Bah, c'est sûr, moi j'ai l'habitude de dire, je je fil la métaphore sportive, je dis que il faut retrouver du muscle quand un sportif dès qu'il arrête sa pratique, souvent bah il reprend un peu de poids et il faut qu'il se remuscle pour retrouver de la puissance et de la vitalité. Oui, bien sûr. De toute façon, si vous voulez, euh il faut toujours faire des arbitrages.

Quand la région Grand Est a décidé de déployer la fibre à l'habitant pour favoriser l'usage numérique dans tout le territoire, mais il a bien fallu qu'elle fasse d'arbitrage ailleurs. C'est la vie de toute entreprise, c'est la vie des collectivités, c'est évidemment ce que l'État va devoir faire. Merci Michael Deot, merci.

La une de l'Est Républicain, c'est ce drame à Sargumine, la jeune Sarah, 9 ans qui a mis fin à ses jours samedi mort de Sarah, son école sous le choc. C'est à la une de votre journal. Merci Michel Demot.

Merci beaucoup Jean-Françoison. Merci à vous et bon examen budgétaire. Merci beaucoup. [Musique]

Jean-François Husson : « Nous exigeons que tous les éléments du budget soient mis sur la table » — Jean-françois Husson · Pourquijevote