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interviewLCP (sur YouTube)· 4 juillet 2025 26 min

Agriculture : la loi Duplomb, menace pour l'environnement ? | Parlement Hebdo - 04/07/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Générique ... -K.Gilder: Bonjour à tous.

Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de "Parlement hebdo", l'émission qui vous fait vivre les temps forts à l'Assemblée nationale et au Sénat. -A.Poussart: On vous propose un débat entre un sénateur et un député.

Pierre-Jean Verzelen, vous êtes membre du groupe Les Indépendants au Sénat. Face à vous, Rodrigo Arenas. Vous êtes député LFI de Paris. -K.Gilder: Vous parlerez de l'accord sur le métier d'agriculteur.

Un texte prévoit la réintroduction d'un pesticide tueur d'abeilles. Une autre loi qui divise: la réforme de l'audiovisuel, qui a été rejetée à l'Assemblée nationale avant même son examen. Elle est déjà repartie devant le Sénat.

Rachida Dati espère faire voter cette réforme au plus vite. -A.Poussart: On commence par l'agriculture et la proposition de Laurent Duplomb. - 335 pour, 232 contre.

La proposition de loi est adoptée. - Mercredi, le Sénat a adopté la proposition de loi de Laurent Duplomb. L'objectif de son texte: simplifier les contraintes des agriculteurs. - On a fait un constat sur la ferme France, avec des difficultés de filières, avec une France qui rétrograde sur la capacité à produire une agriculture avec des produits de qualité.

Ce texte vient apporter une réponse à ce constat partagé. - Le parcours de cette proposition de loi n'a pas été sans embûches. Approuvée au Sénat, la proposition est rejetée à l'Assemblée nationale car synonyme de régression environnementale.

La gauche avait posé des milliers d'amendements pour faire obstruction au texte. Un compromis a été trouvé en commission mixte paritaire, où il a été largement voté. - Nous avons trouvé un compromis entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur l'ensemble des articles avant la commission mixte paritaire.

Durant cette commission, qui a quand même duré plus de six heures, nous avons validé la totalité des huit articles réécrits sans aucune modification. - Les sénateurs se sont mis d'accord sur plusieurs mesures, dont l'évaluation des pesticides, qui était sur la sellette. En contrepartie, certaines filières pourront utiliser un pesticide interdit en France depuis 2018.

Autres mesures adoptées: la construction des élevages intensifs, tout comme les méga-bassines, sera facilitée. - Ce n'est pas simplement la défaite des écologistes, c'est la défaite de l'environnement, de la santé et de la très grande majorité des agriculteurs à qui on fait croire qu'en réintroduisant des pesticides interdits, on va sauver leurs revenus. - Il reste un ultime vote à l'Assemblée nationale le 8 juillet prochain pour que la loi soit définitivement votée. -A.Poussart: Est-ce que cette proposition est une défaite pour l'environnement? - P-J.Verzelen: J'ai voté pour cette loi.

Je compare l'agriculture française avec ce que la France a fait pour le nucléaire il y a 10 ou 15 ans. Dans le nucléaire, nous étions souverains, nous étions exportateurs, nous étions les premiers en Europe et nous étions les premiers dans le monde en termes de recherche. Nous avons foutu en l'air la filière.

On se rend compte qu'on n'est plus souverains. On a dû importer l'énergie de pays voisins. Maintenant, il y a une espèce de...

On se dit qu'il faut relancer le nucléaire. L'agriculture, c'est pareil. Nous étions souverains et au top de la recherche.

C'est se tirer des balles dans le pied de manière régulière depuis plusieurs années. Il faut agir si on ne veut pas que cette agriculture crève. -K.Gilder: Vous entendez les demandes des agriculteurs, qui ont du mal à vivre de leurs revenus et qui veulent des règles plus simples en matière d'environnement? -R.Arenas: Les agriculteurs ne sont pas les seuls dans notre pays qui ont du mal avec leurs revenus.

On peut dire que les enseignants ne sont pas dans une situation plus enviable. Il y a aussi d'autres situations plus douloureuses. Je me rappelle d'une cheffe d'établissement qui a mis fin à ses jours parce que sa façon de travailler était trop compliquée.

Cette loi ne permettra pas d'avoir des revenus supplémentaires pour les agriculteurs. C'est même le contraire. Ce type de loi permet toujours de renforcer celles et ceux qui font une espèce d'OPA sur le monde agricole. -K.Gilder: Vous n'êtes pas d'accord avec les arguments du sénateur. -R.Arenas: Je pense qu'il a raison sur une vision de l'agriculture d'avant, mais il faudrait savoir si la France va pouvoir être compétitive avec la Chine ou avec les mêmes règles que vous défendez, monsieur le sénateur, par exemple avec le Brésil.

La réponse est non. Nous ne sommes pas dans la même dimension. On ne peut pas lutter non plus avec les Etats-Unis.

Nous sommes dans une logique qui n'est pas la bonne par rapport à l'avenir. Ce n'est pas vrai que ça va améliorer la qualité et que ça va sauver nos agriculteurs. Il suffit de s'intéresser aux taux des cancers pour savoir que tout cela n'est pas vrai. -A.Poussart: Un pesticide interdit en France depuis 2018 va être réautorisé.

Tout cela va être contrôlé. Est-ce que c'est la prime de l'économie sur la protection de l'environnement et la santé publique? - P-J.Verzelen: J'ai une ligne très claire.

A partir du moment où des pays voisins ont le droit d'utiliser ce genre de produit, que ces produits rentrent sur le marché français, que les consommateurs peuvent les acheter, je ne serai jamais celui qui va dire à l'agriculteur français qu'il n'a pas le droit. C'est impossible à expliquer aux uns et aux autres. Il ne faut pas raconter n'importe quoi sur ce sujet.

Quand il n'y avait plus de néonicotinoïdes depuis plusieurs années, il y a eu plusieurs traitements par an avec d'autres pesticides, des traitements qui font plus de dégâts sur la biodiversité. Il n'y a pas de solution parfaite. Aujourd'hui, la recherche ne permet pas d'avoir d'autres solutions.

Je reprends l'argument de tout à l'heure. Si on ne veut pas utiliser ces produits et que les autres le peuvent, l'exploitation sucrière s'effondre en France, ça veut dire qu'il faut agir. -K.Gilder: Est-ce qu'il n'y a pas une forme d'hypocrisie d'interdire ce produit en France alors qu'il est autorisé dans tous les autres pays et qu'on le trouve facilement sur Internet?

Qu'est-ce que vous répondez à ça? -R.Arenas: Ce serait assez cohérent si c'était la liberté de l'importation dans une dimension de concurrence, ce qui n'est pas une réalité.

Il faudrait labelliser les produits. Or, aujourd'hui, les consommateurs ne peuvent pas faire la différence entre les produits qui ont subi les pesticides et ceux qui ne l'ont pas subi. Quand vous avez des consommateurs qui vont dans un supermarché et qui veulent acheter du jambon, il y a ceux qui mettent qu'il n'y a pas eu de traitement antibiotique ou de traitement avec des pesticides.

Mais là, vous ne saurez pas ce que vous allez consommer. J'ai fait un rapport avec un député de la majorité du groupe Horizons. Vous le savez très bien, monsieur le sénateur, les fertilisants doivent avoir des matières premières qui viennent d'autres pays.

Cette souveraineté est remise en question par rapport aux liens que nous avons avec les autres pays. Ce qui serait vertueux, c'est de gager que notre agriculture puisse aider nos consommateurs. Si les consommateurs savent que ce qu'ils mangent est sain pour eux, pour leurs enfants, nous pourrions sortir du lot.

Nous avons été novateurs sur le champ écologique et sur le champ sociétal, mais il faut protéger les petits agriculteurs, que ce soit en termes de pesticides ou d'eau. -A.Poussart: Je voudrais justement que l'on parle des méga-bassines.

Elles facilitent la mise en place du stockage de l'eau pour les agriculteurs. On sort d'une semaine de canicule inédite pour le pays. Est-ce que ces méga-bassines ne vont pas à rebours de l'histoire, d'une meilleure gestion, d'un meilleur partage de la ressource en eau pour la société? - P-J.Verzelen: Comment fonctionnent les méga-bassines?

Les nappes sont en général très hautes en hiver. L'idée, c'est de recharger les bassines à ce moment-là pour que, dans les périodes où les nappes baissent, les agriculteurs ne pompent plus dans les nappes, mais dans les méga-bassines. Ca paraît un peu frappé au coin du bon sens.

Dans cette loi de Laurent Duplomb qui s'attaque à quelques trucs administratifs qui pourraient être vécus comme pénibles, elle a été travaillée avec la profession. Certains vont dire que c'était avec les lobbys, mais ce n'est pas un reproche. C'est très bien.

Le monde agricole qui défend cette loi, c'est 95% de la production, 90% de la valeur ajoutée de l'agriculture. La masse, elle est concernée par cette loi. L'autre agriculture est plutôt sur des circuits courts ou bio.

Ca pèse assez peu dans la masse française. -A.Poussart: Les méga-bassines doivent capter l'eau en hiver pour la réutiliser en été.

Est-ce que ce n'est pas une adaptation au climat? -R.Arenas: Ce serait le cas si on ne tenait pas compte du fait que l'eau s'évapore.

C'est un échec sur la question de la privatisation. C'est le débat que l'on a eu sur les eaux minérales qui ont contaminé certains de nos compatriotes sans aucune répercussion. Il y a eu des polémiques sur Périers et sur Evian.

J'attends le rapport sénatorial sur le sujet. Il faut savoir comment privatiser le bien commun. Si tous les agriculteurs avaient accès aux méga-bassines dont on parle, ça irait, mais ce n'est pas le cas.

On a une privatisation des plus gros aux dépens des petits. Je voudrais revenir sur ce que vous venez de dire. J'ai parlé avec la secrétaire générale des agriculteurs d'Ile-de-France.

Ils disent que les circuits courts fonctionnaient très bien et que ça permettait d'aider les écoles, par exemple. On a un problème avec ça. Si la loi que nous votons était mise en oeuvre, nous pourrions soutenir la filière bio.

Ce n'est pas le cas. Cela contrevient au bien public de la santé. - P-J.Verzelen: Je pense que nous avons des visions différentes de l'agriculture.

Pour vous, l'agriculture extensive est horrible. Je sais ce que ça apporte. L'utilisation de certains produits ont permis de booster certaines productions avec, reconnaissons-le, une sécurité alimentaire assez exceptionnelle.

Cela a permis aussi de baisser les prix. Il ne faut pas non plus jeter le bébé avec l'eau du bain. -K.Gilder: On a l'impression qu'une proposition de loi est faite pour satisfaire certaines demandes de la FNSEA et un certain modèle de l'agriculture qui vise à produire toujours plus, c'est ce que certains disent. - P-J.Verzelen: Il s'agit de revenir à des niveaux de production d'il y a quelques années.

Encore une fois, ça pèse 90% de la valeur ajoutée. En France, on a un peu la tyrannie de la minorité. -A.Poussart: Est-ce qu'il n'y a pas un problème de souveraineté alimentaire en France quand on voit que sur certaines filières, notamment la volaille, on importe 50% de notre production?

Il faut peut-être intensifier les élevages. -R.Arenas: Vous avez la rançon du succès d'avoir spécialisé la France sur les monocultures.

La culture extensive, on ne joue pas à l'échelle internationale. Comment vous allez lutter contre les grands champs céréaliers aux Etats-Unis qui permettent de produire sur des hectares et des hectares? La souveraineté française, aujourd'hui, de quoi souffre-t-elle?

Ce sont les experts qui le disent. L'agriculture française ne tient que parce que nous appauvrissons les sols. Est-ce que nous voulons réparer les sols et redevenir compétitif en termes de qualité ou est-ce que nous voulons aller vers une agriculture chimique?

Ce serait compliqué. Je vous alerte là-dessus. Regardez ce qui se passe en Hollande.

Nous produisons sans terre avec des bassines de produits chimiques. Cela appauvrit le sol. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les experts.

Il y a des cancers d'agriculteurs à cause de ces produits. -K.Gilder: Le message est bien compris.

Nous prenons la direction de l'Assemblée nationale, qui devait débattre de la réforme de l'audiovisuel, mais contre toute attente, les députés ont rejeté la proposition de loi avant même son examen. - Lundi soir, hémicycle de l'Assemblée nationale. A la surprise générale, le débat sur la réforme de l'audiovisuel public est stoppé net. - 94 contre 38. - Adoption de la motion de rejet défendue par les écologistes grâces aux voix de l'ensemble de la gauche et celles du RN.

Le texte que Rachida Dati défend ardemment prévoit la création d'une holding qui regrouperait France Télévisions, Radio France, et sous l'autorité d'un président directeur général unique. Une nécessité, selon la ministre, pour faire face à la concurrence des grandes plates-formes américaines comme Netflix, Amazon ou Disney+. - Cette réforme n'est pas la réforme de Rachida Dati.

C'est une réforme dans l'intérêt de l'ensemble des Français. Ils sont très attachés à leur audiovisuel public. - La gauche s'oppose à cette fusion. - Ce texte, sous couvert de modernisation, acte l'affaiblissement de l'audiovisuel public.

Il prétend le renforcer alors qu'il le démantèle. Il fait mine de louer son indépendance, mais il en organise la soumission au pouvoir politique. - Les députés RN ont voté la motion de rejet pour "contrer l'obstruction parlementaire de la gauche".

Le texte est reparti au Sénat pour une deuxième lecture dès la semaine prochaine. -K.Gilder: Pierre-Jean Verzelen, le bloc central était peu présent dans l'hémicycle pour voter cette motion de rejet, et donc soutenir cette réforme défendue par Rachida Dati.

Est-ce que c'est un revers pour la ministre de la Culture? - P-J.Verzelen: Je n'ai pas suivi exactement ce qui s'est passé à l'Assemblée.

Effectivement, c'est un revers. A chaque fois qu'un débat n'a pas lieu sur un texte, c'est un revers pour l'exercice démocratique. Sur le fond de la réforme, je suis très dubitatif.

J'ai du mal à comprendre son intérêt. Je ne suis pas très enthousiaste. En gros, c'est "tout va rester pareil, mais on va mettre une holding à la tête." On parle d'économies, de fusion de structures publiques qui font des économies, mais ça marche rarement.

Il faut toujours aligner au plus haut. On dit qu'avec le temps, il y aura de la mutualisation, peut-être...

D'un autre côté, les inquiétudes de ceux qui sont contre, je ne les comprends pas tellement non plus. Si vous voulez qu'on parle du fonctionnement des télévisions et des radios publiques... -A.Poussart: Vous êtes sceptique sur ce texte.

Finalement, Rachida Dati a dit que le texte avait été rejeté directement à l'Assemblée nationale et qu'il ira ainsi plus vite au Sénat. -R.Arenas: Elle n'a pas été soutenue par son propre camp.

Le propre banc de son camp politique n'était pas présent à l'Assemblée nationale. Ensuite, laisser dire que les motivations du RN et du NFP étaient les mêmes, non. Il n'y a pas un vote pour les mêmes raisons.

Il faut l'expliquer de cette façon-là. Il y a une tendance à l'Assemblée nationale. Certains font en sorte que les motions de rejet passent pour gagner du temps et aller au Sénat.

Est-ce que l'on doit gagner du temps sur un texte d'une telle ampleur? Je ne pense pas que ce soit une bonne nouvelle. L'idée, c'était de poser des questions de fond sur l'avenir de l'audiovisuel public.

Je suis assez d'accord sur le fait qu'avoir un pôle intégré, cela crée souvent beaucoup plus de bureaucratie. -K.Gilder: En 2024, France 3, France Inter et Franceinfo étaient les trois médias auxquels les Français faisaient le plus confiance.

Qu'est-ce qui ne va pas avec l'audiovisuel français? - P-J.Verzelen: Ce n'est pas forcément ce qui ne va pas.

Si on veut s'attaquer au sujet, on parle de quelque chose de lourd, est-ce qu'il y a besoin d'avoir autant de radios publiques et autant de chaînes publiques? Voilà un sujet qui m'intéresse. -K.Gilder: Quelle est votre réponse? - P-J.Verzelen: Je pense qu'il y en a trop.

Il faut faire des choix stratégiques. Je ne parle pas de lignes éditoriales politiques. France 3, c'est quelque chose d'absolument utile, on parle de la vie des territoires. -K.Gilder: C'est le sénateur qui parle. - P-J.Verzelen: France 5, c'est une chaîne sur laquelle il y a de l'information, de la culture, du documentaire, c'est très important.

Je crois que le service public doit se concentrer là-dessus. Quand je regarde une chaîne comme France 2, où il y a des jeux télé du matin au soir, des émissions de témoignages, un peu d'infos, je ne vois plus la différence avec une chaîne privée. Du très local et quelque chose de l'ordre de l'information et du documentaire, oui.

Il faut se spécialiser là-dessus. -A.Poussart: Est-ce qu'il y a des choix stratégiques à faire dans cette dispersion de l'audiovisuel public pour être plus visible et peser davantage face à la concurrence des plates-formes américaines? -R.Arenas: C'est très intéressant, ce que vous avez dit.

Vous avez évoqué plusieurs champs de l'audiovisuel public. C'est précisément cela, ce qu'il faut faire, c'est qu'il ne faut pas avoir une ligne éditoriale politique. Ils doivent décider d'une ligne directrice.

Il faut garder le pluralisme et avoir du choix. Ce n'est pas aux politiques de s'immiscer dans les choix éditoriaux. Ce serait un régime autoritaire.

Monsieur le sénateur a fait un choix. Quand vous avez une emprise d'une décision très centralisée sur une seule entité, comme le groupe Bolloré, on a une sorte d'homogénéisation et on a plus de pluralité des contenus. Il faut lutter contre quelque chose qui est très important et qui m'intéresse beaucoup, les fake news.

Ce ne sont pas les médias privés qui font cela aujourd'hui. -K.Gilder: Vous êtes pour le respect du pluralisme. -R.Arenas: Quand on ne peut pas s'informer de façon plurielle, c'est une menace pour la démocratie.

En fonction des maisons, il y a des choix qui sont différents. France O a été sabré par le passé. La mise en avant des départements ultramarins s'amenuise. -A.Poussart: Est-ce que le but caché de cette réforme de l'audiovisuel public, ce n'est pas à terme de faire des économies? - P-J.Verzelen: Il faut que se soit exprimé très clairement et que l'on nous explique comment.

Il faut se poser des questions de fond. Que fait-on des médias publics? Ce n'est pas à nous de dire ce qu'il faut raconter au journal télé, mais tout cela est payé avec l'argent public.

Ce n'est pas honteux de se poser la question de savoir quelle chaîne pour raconter quoi. C'est juste ça. Je n'ai pas l'impression que le texte y réponde vraiment.

J'ai du mal à saisir l'intérêt. -A.Poussart: C'est quand même 4 milliards chaque année. -R.Arenas: On a déjà décidé de supprimer la redevance de télévision.

On cite souvent la BBC en exemple, mais en Angleterre, il y a une redevance sur la télévision et sur les médias. Ce n'est pas rediscuté avec les représentations nationales. Il y a une limite entre le politique qui donne son avis sur la ligne éditoriale et d'autres façons de faire.

Toutes les plates-formes américaines, ce n'est pas le même métier. Nous produisons du contenu de qualité médias, pas du divertissement. Je suis d'accord avec Delphine Ernotte quand elle dit que nous sommes leaders en matière de podcasts parce qu'il y a besoin d'avoir des informations de qualité et vérifiées. -K.Gilder: De nombreux salariés de l'audiovisuel public se sont mis en grève.

Ils sont vent debout contre cette réforme. Est-ce que l'on peut réformer un tel groupe au Parlement sans l'accord des personnes concernées? Est-ce que ce n'est pas problématique? - P-J.Verzelen: Le législateur, son métier, c'est de proposer ou de voter des textes proposés par le gouvernement.

Les grèves, sur la radio publique, moi qui écoute souvent Franceinfo, c'est pavlovien. Dès qu'il y a un truc qui arrive, il y a une grève. Sur le côté du pouvoir politique qui imposerait quelque chose, je me souviens de l'époque de Nicolas Sarkozy.

Il avait expliqué qu'il allait mettre le service public sous cloche. Il a été servi. Vous parliez de l'éducation, moi, c'est pareil, j'aimerais bien que l'on fasse entrer de l'éducation à la télévision.

L'anglais est devenu indispensable aujourd'hui. Il faudrait des programmes avec de l'anglais pour les plus jeunes. Voilà de bonnes questions qu'on peut se poser. -A.Poussart: Ce sera le mot de la fin.

Merci à vous d'avoir participé. On se retrouve la semaine prochaine pour le dernier "Parlement hebdo" de la saison. SOUS-TITRAGE LIVE: RED BEE MEDIA

Agriculture : la loi Duplomb, menace pour l'environnement ? | Parlement Hebdo - 04/07/25 — Pierre-jean Verzelen · Pourquijevote