MATTHIEU VALET « Jordan Bardella est quelqu'un d'intègre » (BFM TV)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:53OuverteÉludée
Y a-t-il une surprise face aux propos de Jordan Bardella ?
- 1:42RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous condamnez ces propos ?
- 2:16FerméeÉludée
Vous les condamnez ?
- 4:22OuverteRéponse partielle
Que l'on soit extrêmement clair, nous allons nous battre sur le terrain judiciaire.
- 5:05OuverteÉludée
Si les faits sont avérés, Premier ministre, on n'en est pas du tout là.
- 8:50OuverteRéponse partielle
Si c'était vrai, est-ce que Marine Le Pen serait obligée de virer Jordan Bardella ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Locuteur 7Fait
« Jordan Bardella, selon toute vraisemblance, a tenu des propos qui sont particulièrement choquants, particulièrement indignes, et qui, d'une certaine manière, nous rappellent à tous que le RN est le digne héritier du Front National de Jean-Marie Le Pen. »
- 0:42Locuteur 7Fait
« Jean-Marie Le Pen, que d'ailleurs, M. Bardella avait du mal à qualifier d'antisémite. »
- 1:01Locuteur 7Fait
« Vous avez des candidats homophobes, racistes, antisémites, tout ce que vous voulez. »
- 4:33Locuteur 4Fait
« Ce média est un journal d'extrême-gauche, composé de fanatiques qui useront de tous les moyens, y compris les plus déloyaux, pour nous empêcher de gagner l'élection présidentielle. »
- 4:42Locuteur 4Fait
« L'objectif, c'est de tuer ma carrière politique. »
- 12:23Locuteur 6Fait
« Mediapart, c'est quand même Edu Plenel qui est un des cofondateurs de journal d'extrême-gauche qui reliait un article, dix jours après l'attentat sanglant le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, sur l'enfance malheureuse des frères Kouachi. »
- 12:47Locuteur 6Fait
« Edith Bouvier et Céline Martelet, donc une, Edith Bouvier, qui publiait dans le journal et Céline Martelet, qui était journaliste indépendante, mais qui collabore avec Mediapart, qui a été condamné pour du financement, pour du terrorisme. »
- 15:31Locuteur 7Fait
« Si M. Bardella a effectivement tenu ses propos, il dira, écoutez, je me suis trompé. »
Temps de parole
- Locuteur 641 %
- ?14 %
- Locuteur 712 %
- Locuteur 310 %
- Locuteur 89 %
- Locuteur 55 %
- Locuteur 14 %
- Locuteur 43 %
≈ 43,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mesdames, Messieurs, autour de la table, bien évidemment, Isabelle Saporta, Paul Melun, et nous sommes rejoints par Jade Zahab, qui est porte-parole de Gabriel Attal, merci d'être avec nous, Jade, et Mathieu Vallet, député européen RN et porte-parole du...
Bonsoir, M. Brunet, bonsoir. Bonjour. Bonjour, pardon. On aura 14h, il paraît qu'il faut dire bonsoir. La journée est longue. La journée est
longue.
Oui, c'est toujours long
parce qu'on travaille le programme plus que les polémiques, mais allons-y. Bon, qui souhaite réagir pour commencer ? Écoutez, ces dernières années, on a parlé des brebis galeuses, on a trouvé leur berger. Jordan Bardella, selon toute vraisemblance, a tenu des propos qui sont particulièrement choquants, particulièrement indignes, et qui, d'une certaine manière, nous rappellent à tous que le RN est le digne héritier du Front National de Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen, que d'ailleurs, M. Bardella avait du mal à qualifier d'antisémite. Donc, nous, évidemment, nous respectons l'état de droit, ça sera à la justice de dire ce qu'il en est si, effectivement, Mediapart éteille ses propos.
Pour autant, y a-t-il une surprise ? Non, au fur et à mesure que les élections se rapprochent, le ravalement de façade républicain du RN s'effrite à chaque fois. Vous avez des candidats homophobes, racistes, antisémites, tout ce que vous voulez. Donc, pas de surprise, mais c'est quand même très choquant, c'est indigne, et j'ai l'impression que la défense au RN n'est pas de dire non, il n'a pas dit ça, mais qui donc a pu aller dévoiler les propos ? Donc, c'est une façon, mais peut-être que M. Vallée dira différemment, de valider, en fait, que M. Bardella a bel et bien tenu ses propos. Mathieu Vallée ?
Jadzab s'est transformé en procureur avec un réquisitoire sans précaution oratoire, en prenant pour argent comptant un article qui n'avance aucune preuve, aucune capture d'écran, aucun enregistrement, aucune vidéo. Donc, moi, qui suis ancien officier de police judiciaire, je suis un peu étonné qu'il y
ait
des enquêtes à charge qui soient menées sans aucune preuve qu'ils soient avancés. Pardon de respecter réellement l'état de droit. Est-ce que vous condamnez ces propos ? Et
à
votre place, j'aurais d'abord commencé par « respectons l'état de droit ». Non, mais vous
n
'avez pas commencé par ça, vous avez commencé par un réquisitoire implacable contre Jordan Bardet.
Je pense
que vous n'êtes pas au tribunal, donc je vais aussi développer mon argumentaire, et vous verrez que ça vous change la France insoumise qui fait des phrases courtes pour rien dire. Donc, la réalité, c'est qu'il y a une enquête qui va être ouverte, puisque Jordan Bardet la porte plainte pour diffamation. Si des documents sont produits et qu'ils constituent à notre sens défaut, il y aura aussi une plainte qui sera déposée. Et enfin, les propos qui sont tenus ne sont pas ceux de Jordan Bardet la. Moi, contrairement à vous, je travaille à ses côtés depuis
deux ans et demi. Vous les condamnez ? Non, mais
je vais vous dire une chose, les propos rapportés ne sont pas nos valeurs, ne sont pas ce qu'on partage au Rassemblement National. Mais ce ne sont pas les propos de Jordan Bardet la. Moi, je travaille à ses côtés, contrairement à vous, je ne
vais
pas vous le reprocher, mais je sais aussi de quoi je parle. Je l'ai encore vu pas plus tard que ce matin. Donc, je travaille à ses côtés, je suis très fier de travailler à ses côtés. C'est quelqu'un d'intègre,
c
'est quelqu'un qui a été laserisé, plus que votre candidat, de complément d'enquête avec l'argent des Français qui ont abouti. Pareil, on nous avait sorti un compte Twitter anonyme dont on ne peut pas prouver que c'était à lui, puisqu'évidemment, ce n'était pas à lui. Et il l'a contesté tout de suite, mais peu importe. Il n
'y
a aucune précaution. Oui,
c
'est dommage que ça prenne du temps. Nous aussi, on aimerait que la justice soit plus rapide, mais comme vous n'avez pas mis un rond dans la justice, en tout cas pas assez, ça prend du temps. Vous constatez l'impuissance d
'une
justice que vous n'avez pas contribué à rehausser. Vous constatez vous-même que la procédure mettait du temps.
J'en termine là, M.
Jadzab. C'est tout bénef pour vous, parce que pendant qu'on parle de ces polémiques qui sont finalement faits pour nous salir, pour nous blesser, et pour finalement mettre hors état de nuire Jordan-Berdem, ils n'y arriveront pas, on ne parle pas des vrais sujets où vous êtes en échec. On n'est plus sur l'aspect sécuritaire. On le voit encore sur les blocus ce matin où les policiers en prennent plein la figure, ou encore sur la côté budgétaire, ou encore sur le côté des entreprises. Il y a des défaillances de plus en plus fortes. Eh bien, on ne parle pas des vrais sujets. On n'est plus en rouge, on en écarlate. Donc pour vous, c'est tout bénef.
Je suis désolé d'Éric Brunier de voir que Marine Le Pen sur le logement, sur la trajectoire budgétaire, le 6 octobre, on présentera nos 5 ans d'économie, 125 milliards plus, le contre-budget, tant mieux.
Mais
en tout cas, moi, quand je suis invité, je ne viens pas parler des vrais sujets qui intéressent les Français.
Donc on retourne dans les vieux travers de certains journalistes d
'extrême-gauche qui veulent nous faire un procès d'antisémitisme, de racisme, parce que comme ils n'ont rien à
nous
reprocher sur le fond et qu
'ils
n'arrivent pas à tenir un débat avec nous, ils viennent finalement sortir des articles d'on ne sait d'où pour salir et pour finalement atteindre l'image de notre parti. On
écoute Jordan Bardella. Après,
je
vous entends tous les deux Isabelle Saporta, Paul Melun. Écoutez, Jordan Bardella, ce matin, il y avait une réunion, réunion qui était pour saluer à l'Assemblée nationale l'arrivée des nouveaux sénateurs. Elle était au sein de l'Assemblée nationale. Elle était prévue depuis longtemps, mais ça a été l'occasion pour Jordan Bardella, pour Marine Le Pen, d'évoquer cette affaire.
Que
l'on soit extrêmement clair, nous allons nous battre.
Je
vais me battre sur le terrain judiciaire. Il est évident que, parce que j'ai un peu d'expérience, que nous sommes confrontés à un feuilleton. Ce média est un journal d'extrême-gauche,
composé
de fanatiques
qui
useront de tous les moyens, y compris les plus déloyaux, pour nous empêcher de gagner l'élection présidentielle. Ils sont dans une guerre qui est une guerre totale. J'ajoute, parce que je vois depuis plusieurs heures, non pas seulement une tentative d'assassinat politique, parce que, en fait, l'objectif, c'est de tuer ma carrière politique.
Marine Le Pen a dit, on va s'en prendre plein la poire. L'objectif est de tuer ma carrière politique, Isabelle Saporta. Si les faits sont avérés, c'est difficile d'ailleurs de l'imaginer, Premier ministre, on n'en est pas du tout là. Si les faits sont avérés, tout est contesté, il
y a
une procédure judiciaire.
–
Écoutez, de toute façon, la réponse a été très forte de la part du Rassemblement national. Il a répondu en plusieurs temps, Jordan Bardella, dès hier soir. Aujourd'hui, il était entouré de Marine Le Pen, qui acquiesçait chacune de ses paroles. Il y avait Éric Ciotti, il y avait Jean-Philippe Tanguy, il y avait M. Chenu, Sébastien Chenu, tous faisant bloc.
Donc,
moi, je pense que sur le vote des électeurs du Rassemblement national pour l'élection présidentielle, ça ne changera rien. Je pense que la candidate, c'est elle, c'est-à-dire Marine Le Pen, et ça n'est pas lui. Il aurait été candidat à la présidentielle, peut-être. Je pense qu'effectivement, il a raison de dire que pour lui, pour sa carrière, ça va être compliqué, parce que je pense que de fait, ça va l'être. et que je ne vois pas dans l'état actuel des choses, même, et même s'il n
'y
avait rien de plus que ce qu'il y a, et même si ça n'était pas prouvé, comment il pourrait devenir Premier ministre, je pense que ça va être très compliqué. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas l'intérêt de Marine Le Pen de l'avoir comme Premier ministre, parce qu'elle aura intérêt à ouvrir à gauche et moi, à droite, pardon, à
gauche moi-même. Ça, c
'est
mon tropisme.
Pardon, à droite, et donc, moi, je serais, je vais vous dire un truc, je prendrais sans doute Retailleau ou quelqu'un comme ça, comme Premier ministre, et je ne prendrais pas Jordan
Barrella. En fait, t'es convaincant à l
'intérieur,
pendant un
an, Retailleau, j'aurais aimé.
Non, mais je vais dire
Retailleau, je ne sais pas, Wauquiez, je n'en sais rien. Mais en tout cas, politiquement, vous aurez certainement besoin de la droite républicaine qui volera au secours du succès, parce qu'on sait bien qu'elle volera au secours du succès, en tout cas, il y
a
des chances. Donc, moi, de toute façon, je pense que politiquement, pour Marine Le Pen, vous savez quoi, se débarrasser de Jordan Barrella en ce moment, bon, c'est bien triste, mais ce n
'est
pas si grave. Oui,
mais
dans un scénario fixe,
on
a
un s'apportard. Oui, j'ai
dit que j'y étais.
Barrella, Premier ministre pour nous, c
'est
ce qu'on veut, et je pense que ça serait une bonne chose pour le
pays. Oui, mais il n'y a pas de chance que ça arrive. Là où
je pense qu'Isabelle a 100% raison, c'est que ça ne va pas changer les équilibres politiques. Les convaincus du Rassemblement National resteront convaincus et ne vont pas changer d'avis. Disons, les 35% qui envisagent de voter pour Marine Le Pen ne vont pas se dire « Ouh là là, je ne vais pas voter pour Marine Le Pen » parce qu'un journal, effectivement, plutôt engagé à gauche ou très à gauche, a sorti cette information dont nous verrons si elle est vraie ou pas. Donc, je ne crois pas que ça va changer.
Et de la même manière, ceux qui sont convaincus que le Rassemblement National, c'est la pointe avancée de l'antisémitisme en France, ils en étaient déjà convaincus avant, ils en seront convaincus après. Donc, je ne vois pas vraiment comment ça pourrait changer cette élection présidentielle. En revanche, effectivement, ça met, je l'ai dit tout à l'heure, un caillou dans le jardin de la dédiabolisation.
Moi, j'ai des cailloux dans la
chaussure, moi.
C
'est un caillou dans la
chaussure.
Disons un caillou dans la chaussure
ou dans le jardin, les deux
me vont.
Un pavé dans
la mare.
C'est le pavé dans la mare, le caillou dans la chaussure. Je suis très
bien. Parlez pas trop de pavé en ces temps de mobilisation sociale, ça pourrait donner des idées à certains. Mais je pense qu'effectivement, oui, ça peut donner cela parce que le Rassemblement National, moi, je pense que le processus de dédiabolisation, il a été fait, quoi qu'on dise. Un parti qui est allé jusqu'à se séparer de son président fondateur, ça a été le cas de Marine Le Pen
avec Jean-Marie Le Pen. Elle a tué son père,
vous pouvez
le dire. Elle a tué son père, en tout cas, symboliquement. C'est quand même un acte fort,
symboliquement. C'est vrai. Après, qu'il y
ait
eu de l'entrisme, notamment, d'ailleurs, on en parlait tout à l'heure des réseaux d'Alain Soral, il y
a
eu des mécaniques d'entrisme de la part de ces gens-là au Front National à l'époque, dans les années 90 et dans les années 2000. C'est une réalité. De la même manière qu'il
y a
eu de l'entrisme de staliniens
et ce qui
est intéressant après, c'est de voir comment les partis réagissent.
Et
aujourd'hui, je crois que Marine Le Pen, s'il y a des types qui essaient de faire de l'entrisme antisémite au RN, je pense qu'elle les virera sur le champ. C'est ça qu'il faut regarder aussi.
C'est la réaction des chefs politiques.
Ça, vous soulevez une vraie question. Si c'était vrai, alors excellente question de Paul Melin en creux.
Je ne
l
'ai pas encore. Si
c'était vrai, et si ça s'avérait vrai...
J'ai l
'impression d'être en audition
libre, là. Non, non, mais si c'était vrai
et si ça s'avérait vrai, est-ce que Marine Le Pen serait obligée
de
virer Jordan Ballard
-Bellet
Je vous réponds avec une vraie réponse,
je
vais essayer, à la hauteur de votre attente, mais la réalité, c'est qu'elle ne virera pas Jordan Ballard-Bellet parce que ses accusations sont infondées et elles portent gravement atteinte à sa répulsion.
On attend
la
suite du feuille-pombe
de Cédiabard. J'adore, sur votre plateau, personne n'en parle. Quand on veut faire des accusations gratuites, quand on veut salir les gens, moi, ce n
'est
pas ma notion des choses, et Jordan Ballard-Bellet a peut-être une bienveillance et une sympathie qui sont d'ailleurs décrites dans des articles comme étant suspects, parce qu'aujourd'hui, en politique, évidemment, tout le
monde
se tape dessus. Lui, on va lui reprocher d'être humain. Vous
n'allez pas nous en faire un
chaton
mignon ?
Ben, vous ne connaissez pas,
je peux vous dire, il n'y a pas eu des dizaines de candidats antisémites, racistes, homophobes, condamnés,
qui
ont été investis. Si Yvan, vous n'êtes pas procureur,
si Yvan,
autant
dit, et s'il a une popularité aussi forte auprès des Français, c'est parce que c'est quelqu'un qui est simple,
accessible
et humain.
Est-ce que chez vous, vous n'avez pas réussi à faire parce que
les macronistes sont souvent perçus comme des prétentieux ? Vous avez
investi des candidats homophobes, racistes, antisémites ? Non, il y a des gens. Vous posez des questions, faites des
réponses ou je peux répondre
? Ben, répondez.
C'est gentil.
Merci, messieurs les procureurs. Donc la réalité, sauf
qu
'on a eu, dans certains candidats, ce n
'est
pas une majorité. Aux élections municipales, on a investi des milliers de candidats. On prend des gens majoritairement issus du peuple, ce que vous avez perdu depuis dix années, et donc parfois, il peut souffrir
qu'on vous réponde,
souffrir qu'on vous réponde, parce que je ne donne pas les réponses que vous
attendez, qu'il faut vous en repousser. C'est vrai qu'il n'y a pas à Renaissance, c
'est pas leur main.
Oui, ben à Renaissance, ils ne recyclent pas.
Ils nous proposent tous les tocards qu'on a connus dans la politique.
Donc dites-moi, nous
votés où elle
est. Mais c'est vrai que c
'est
plutôt chez vous
qu'il y a des casquettes noisies. Mais il y a des casquettes noisies. Il y
a une femme, non mais je n
'ai
dit de rien, il
y
a une femme qui a été prise en photo des dizaines d'années en arrière, qu'on ne pouvait pas nous-mêmes remonter quand vous avez autant de candidats, même si on essaye de cribler, de former, et de faire en sorte qu'on présente les meilleurs candidats aux Françaises et aux Français. Mais l'important, c'est notre réaction. C'est que dès qu'il y
a
une anomalie, comme dans une entreprise, comme dans une administration, j'ai été aux fonctionnaires dans une administration de police, on a parfois, ici et là, des cas isolés qu'il ne
faut
pas en faire une généralité, qui posent problème et qu'on évacue tout de suite. La France Insoumise, elle a encore des députés en son sein qui ont été condamnés pour des faits très graves, rongés par le narcotrafic, un dicarbrat qui consomme de la drogue. Non mais on n'en parle
pas comme si vous êtes. Donc ça veut dire que
votre président, vous serez aussi guère.
M. Bardella, il n'est ni condamné par la justice, ni démontré qu'il a commis une atteinte à la probité, à la moralité. Et au contraire, depuis son engagement politique, vous n'avez rien à lui reprocher. Et c'est bien ce qu'agacent nos adversaires. Et je trouve que c'est quand même dégueulasse de salir des gens gratuitement en lançant des accusations sur des on-dit, sur des écrits qui ont été identifiés.
Mais il
y
a part
de la firme que c'est une enquête extrêmement solide
d'avoir
des preuves. Nous,
on n
'accuse pas.
On demande si
jamais. Parce qu'effectivement, vous avez été très sévère avec des candidats dont on a déterré dans
le pays. On ne va pas nous le reprocher. Après, vous allez dire qu'on serait
laxistes.
Ce ne sont
pas nos
valeurs, donc ça dégage. Ce
sont vos valeurs. On imagine que vous ferez la même chose avec votre président. Mais
on
ne fera
pas ça
avec Jordan
Bardella, puisqu'il est innocent, Mme Lunel. Et moi, pour travailler à ses côtés depuis deux ans et demi, je n'ai jamais entendu une onze d'une parole qui soit raciste, qui soit en systémique, qui soit même
graveleuse.
Il avait 17 ans. Vous ne le connaissiez pas. Non,
mais
moi, pardon de parler de ce que je connais.
Je
sais qu
'il y a beaucoup de gens qui s'expriment sur des sujets qu'ils ne connaissent pas. Mais madame, pour moi, il y
a... Pardon, mais quand on parle de Mediapart, pourquoi vous ne le dites pas ? Mediapart, c'est quand même Edu Plenel qui est un des cofondateurs de journal d'extrême-gauche qui reliait un article, dix jours après l'attentat sanglant le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, sur l'enfance malheureuse des frères Kouachi. C'est ça, en fait, les gens qui nous font la morale ? C'est aussi... Pardon, mais dites-le, parce que ça va
gêner. Non, mais
ça va gêner, je sens que ça va gêner, puisque si on veut aller sortir, jouer au Pokémon, on peut sortir des choses, mais nous,
ce n
'est pas des boules de pion, c'est
des choses avérées. On a
Edith Bouvier et Céline Martelet, donc une, Edith Bouvier, qui publiait dans le journal et Céline Martelet, qui était journaliste indépendante, mais qui collabore avec Mediapart, qui a été condamné pour du financement, pour du terrorisme. Voyez ? Donc, moi, je veux bien qu'on vienne nous faire la morale et qu
'on
vienne nous dire oui,
oui,
l'enquête, elle est béton, mais on ne donne aucune preuve. L'enquête, elle est bien faite, mais on
n'avance aucun élément. Peut-être qu'ils vont donner des trucs qui vont les donner. Ah,
d'accord,
donc c'est bien
un feuilleton.
Ah, c'est toujours
un
feuilleton. Ah oui, d
'accord, donc pour dézinguer, c'est à
petit feu, parce qu'il y a un sadisme qui vise à vouloir salir jusqu'au bout, juste à temps qu'on puisse finalement abattre politiquement. Évidemment, j'entends, je suis excessif, notre parti. Donc,
on
se défend, on présente les choses, mais moi, je vous le redis et je terminerai là, merci de nous laisser parler sur la série longuement, on ne parle pas des vrais sujets. Aujourd'hui, les sapeurs-pompiers défilent parce qu'ils n
'ont
pas des moyens pour nous protéger.
On n'en parle pas. Les policiers...
Moi, ça ne me dérange pas, j'ai une grande fierté de parler du président de mon parti et de l'ami que je sers, mais on aime aussi parler des vrais sujets comme Marine Le Pen a dit ce matin.
On
parle de fond, sauf que là, c'était quand même un tremblement de terre hier d'apprendre que le président...
Un tremblement
de terre créé
par qui, Mme Munel ?
Par Mediapart.
Donc,
demain, je dis Mme Munel.
Elle a dit ça, j'ai vu un échange et je vous accuse, et puis on en fait toute une mousse.
Quand ça arrive à d'autres partis, quand c'est arrivé à la France insoumise, quand c'est arrivé au
ministre
Cahuzac, par exemple, quand au début, ça n'est qu'une affaire révélée par Mediapart, le Rassemblement national, et Marine Le Pen, en premier lieu, avaient accusé tout de suite parce qu'il était ministre à l'époque.
On a attendu que M. Bardella, il n'est pas ministre, Mme Munel.
Il est président
et député, mais
il a le droit à la présomption d'innocence et
il a le droit de pouvoir démontrer ses arguments. Vous
remarquerez que sur les affaires précédentes, moi, je parle des
récentes, parce qu'on peut remonter à 20 ans, mais
écoutez, si c'est pour dire encore la même chose, je la connais, l
'histoire et
la musique. Il
va peut-être
plus la chanson, Jean-Zade. Moi, je vous l'ai dit, je respecte l'État de droit, ce n'est pas à moi de dire s'il est coupable ou pas. La vérité, c'est qu'il avait refusé de dire que Jean-Marie Le Pen était antisémite, qu'il avait des accointances... C'est dur,
il est revenu sur cette déclaration, M. Zade.
Donc, là-dessus, c'est à la justice de dire. La réalité, c'est que le Rassemblement national a toujours dans son programme la discrimination, la séparation, vous le dites comme vous voulez, des binationaux et des autres,
qui s
'attaquent aux femmes voilées.
Donc, en réalité, le
Rassemblement national, sur ce coup-là, est le revers de la même médaille avec la France insoumise. Ils sont les meilleurs alliés et sur l'antisémitisme, ils se rejoignent. Donc, en réalité, pardon, les antisémites, les homophobes, les racistes sont très à l'aise au Rassemblement national puisque c'est là-bas qu'il y a le plus de
brûlis galeux. Ensuite, nous, on attend, c'est pas l'autor du
débat.
Tenez-moi un exemple d'un député chez
nous qui a des propos homophobes,
qui a des propos racistes qui consiste à attaquer la
presse et l'indépendance de la presse.
Je
ne
suis
pas certain que
ce soit la meilleure relatée des faits d'un médian. Ah oui. Apparemment, il y a d'autres découvertes. Quand M. Macron se fait fusquer de
certains articles,
de
certains journaux, il attaquait la
presse. J'espère
que si M. Bardella a effectivement tenu ses propos, il dira, écoutez, je me suis trompé. Moi, je crois qu'en réalité, quand on prononce ces propos-là un jour, on est disqualifié.
Donc si je vous
écoute, l
'affaire est déjà validée. C'est déjà plié.
Pas du tout. Si, vous êtes en train de dire qu
'il
faut que M.
Bardella s'excuse. Il faut que M.
Bardella voit sa présence de son
innocence respectée. Vous avez été incapable
de me dire, je vous ai posé la question, si ces propos ont été prononcés par M. Bardella,
mais il ne les a pas prononcés, Jadzab. Je ne fais pas de politique
fiction. Moi, je condamne
les
propos qui ne sont pas ceux de la République et M. Bardella les condamne également.
Il les condamne à tel
point qu'il ne tient pas ce genre de propos. Vous
condamnez les
propos qu'on lui prête. Qu'on lui traite, vous avez raison.
Vous condamnez ces propos. Il est traité,
il est traité, non,
non,
il est traité comme un moins que rien et comme un vulgaire sous-citoyen à
qui on ne respecte pas vos enseignants. Personne ne le
fait ici, en tout
cas. Je parle en général. Merci pour ce débat évidemment très très
musclé.