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Audition parlementaireUgo Bernalicis· 28 avril 2026 5 minContradictoireFond programmatiqueSécuritéInstitutions & élections

Prévention et police de proximité : chacun dans son couloir

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05Ugo BernalicisFait
    « s'il y a bien une compétence que doit pouvoir avoir la police municipale, c'est celle de la connaissance fine de sa population, des gens qui sont là et donc de refaire sur selon la doctrine de la police de proximité »
  • 1:45Ugo BernalicisChiffre
    « le ministre de l'intérieur parlait de plus 40 + 41 % euh d'augmentation des polices municipales depuis une dizaine d'années »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Ugo Bernalicis

Oui, [raclement de gorge] on essaie de compléter du coup le la l'alinéa euh précédent euh en rappelant effectivement les missions euh de de prévention, de désescalade des conflits et cetera parce que s'il y a bien une compétence que doit pouvoir avoir la police municipale, c'est celle de la connaissance fine de sa population, des gens qui sont là et donc de refaire sur selon la doctrine de la police de proximité [grognement] de que à la fois ils connaissent les gens dans les quartiers dans lesquels ils interviennent et que les gens gens les connaissent. Ça doit être réciproque.

Et c'est à cette condition là d'ailleurs qu'on a de l'autorité à mon avis et que ensuite ça permet l'intervention de répression quand elle est nécessaire avec le concours de la police nationale ou de la gendarmerie nationale que cette intervention soit mieux calibrée, mieux ciblée, mieux proportionnée et nécessaire. Voilà prend nécessaire proportionnalité. On prend des termes qui sont un peu normalement connus de de toutes et de tous en matière d'intervention policière. Et donc c'est ça l'objectif.

On se dit qu'il vaut mieux des agents qui connaissent bien le terrain de sorte à ce qu'on n'intervienne pas de manière disproportionnée et au bon moment et au bons endroits pour pour atteindre l'objectif de tranquillité publique plutôt que de se dire que on va faire comme le disait ma collègue Elisa Martin les couches un peu comme dans le hamburger les couches d'escalade quoi. et que ce soit bien un principe de subsidiarité des escalades qui soit celui de la police municipale de sorte à ce que il y ait bien chacun dans son couloir comme vous avait dit le monsieur min ça c'est l'amendement chacun dans son couloir.

Voilà si je devais le rebaptiser pour reprendre l'expression une expression maintenant ministérielle puisque en fait vous jouez de la confusion en expliquant que votre texte est chacun dans son couloir alors que vous mettez des missions des uns pour les autres. Voilà. Et quand même redire que le le terme de de de sûreté à mon avis englobe déjà suffisamment de choses pour qu'on soit pas obligé d'en faire une liste à la préver et ça ça me semble important que on ait bien la sûreté d'un compté et la tranquillité publique. Merci monsieur le rapporteur. Oui, merci monsieur le président.

Euh moi je trouve que ce que vous proposez en terme de rédaction, on parlait tout à l'heure de liste à la préver, ça rajoute à la liste à la préver et vous allez créer de la confusion. et et je suis étonné d'entendre du groupe LFI ou du groupe socialiste le fait vous faites totalement abstraction de la réalité euh sur le terrain de toute la chaîne de prévention d'éducateurs de rue de d'acteurs de médiation qui eux remplissent ces missions. Et moi, je ne crois pas que ce soit sain de ça va créer encore plus de confusion que de rajouter cette charge aux policers municipaux qui ont une un rôle de proximité.

Oui, mais je me répète depuis tout à l'heure qu'ils ne sont pas des travailleurs sociaux, qui ne sont pas des acteurs de l'éducation de rue. Monsieur Banalicis, donc avis défavorable sur les deux amendements. Monsieur Banalicis, monsieur le rapporteur, il y a une corrélation entre l'augmentation des moyens de répression et des moyens de police municipale et de diminution des moyens de prévention. En tout cas, depuis que les macronistes sont au pouvoir, c'est assez flagrant. le ministre de l'intérieur parlait de plus 40 + 41 % euh d'augmentation des polices municipales depuis une dizaine d'années, un petit peu avant le macronisme et Emmanuel Macron était déjà au gouvernement donc ça compte.

Euh et euh et les moyens de prévention qui eux ont chuté drastiquement [grognement] à raison d'ailleurs depuis qu'ils sont donnés au département et que beaucoup de départements sont passés à la droite et que la droite n'aime pas la prévention à raison de coupe d'entre 5 et 10 % par an en moins. Voilà, ça c'est pour les clubs de preuve. C'est vraiment la prévention euh là où plus personne ne va, plus personne ne fait rien. Et ensuite, vous avez la prévention aussi qui est faite par les par les mairies en terme [grognement] d'éducateurs de rue et des et de médiateurs.

Des éducateurs de rue de de mairie, il y en a municipaux, pardon, il y en a quasiment plus puisqueen fait maintenant le département qui est censé les avoir, qui lui-même ne les met pas euh ne les met pas à disposition, ne met pas les moyens. Et donc on est là juste des médiateurs qui sont aussi encore une fois là aussi des métiers différents par des pratiques professionnelles différentes entre le travail de la de rue, le travail dans une structure, c'est encore déjà deux choses euh strictement euh différentes.

Donc à un moment donné euh euh oui, il y a bien une problématique d'augmentation des moyens de police municipale et et finalement de ne plus travailler en lien avec la prévention parce qu'il y a plus de prévention. Et cette croyance, encore une fois, j'y reviens, que vous avez chevillé au corps visiblement que la répression ça a une vertu préventive.

Et ça ne fonctionne pas parce que sur la même temporalité, c'est-àdire 10 ans, augmentation des moyens de police municipal, augmentation des caméras et vous êtes les mêmes à vous plaindre qu'il y ait une augmentation de l'incivilité, une augmentation de la délinquence, une augmentation de tout euh dans euh dans vos villes et dans vos quartiers selon vous. Les chiffres sont un peu différents d'ailleurs, mais euh et surtout pas corrélé. Donc à un moment donné, je veux dire, il faut retrouver la raison et se dire à quoi peut bien servir la police municipale en 2026, c'est-à-dire la tranquillité et la Merci monsieur Sorry.