17 octobre: "Il y a eu une défaillance de l'État", dit Guillaume Guérin, maire LR-Nouvelle Énergie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 35 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce qu'il s'est passé à Limoges n'est pas la preuve que notre démocratie est fragile ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Comment ça s'est passé avec le gardien face aux militants équipés d'un bélier ?
- 5:07RelanceRéponse directe
Vous dites que les policiers n'avaient plus de munitions, est-ce exact ?
- 7:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites ce matin que ce jour-là l'État a failli ?
- 9:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que pour vous, il est évident que c'est signé par l'ultra gauche ?
- 10:27OuverteRéponse partielle
Est-ce que ces mots sur un néofascisme d'ultra gauche vous les reprenez à votre compte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Fait
« l'état de droit est fragilisé. Ça c'est une certitude. »
- 3:55Chiffre
« Philippe c'est un fonctionnaire de catégorie B. Donc vous voyez, c'est quelqu'un qui doit gagner 1700 € par mois. »
- 7:27Fait
« il y a eu une défaillance, il y a eu une carence de l'État. »
- 8:02Fait
« il y a eu une défaillance dans la capitale régionale du Limousin. »
- 8:37Promesse
« Je lui ai demandé à la fois la prise en charge par l'État du financement de la reconstruction et le la jurisprudence Notre Dame pour pouvoir aller suffisamment vite »
- 19:57Chiffre
« peine de prison ferme de parfois 6 mois de détention avec mandat de dépôt. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Guillaume Guérin. Bonjour. Merci d'être dans ce studio ici à Paris, le studio d'MC de BFM TV parce que vous êtes le maire, le maire de Limoge, Limoge symbole. Le 17 octobre dernier, début d'après-midi, pendant les manifestations, des hommes cagoulés ont forcé l'entrée de la mairie. Ils ont mis le feu. La mairie s'est embrasée et peu avant 21h, le b froid s'est effondré dans les flammes. Une mairie ciblée, incendiée, détruite. Beaucoup de questions ce matin évidemment. Qui, pourquoi et maintenant et la suite et comment on reconstruit ? profond. Est-ce que ce qu'il s'est passé à Limoge n'est pas la preuve que notre démocratie est
fragile ? C'est une certitude. En tout cas, l'état l'état de droit est fragilisé. Ça c'est une certitude. Le pays va pas bien. Tout le monde s'en rend compte. ce qui s'est passé le 17 octobre à Limoge mais dans beaucoup de villes de France avec différents phénomènes mais toujours des exactions sur les centre-villes, sur les commerces et à l'imoge la quintessence de tout cela la destruction d'un d'une maison commune de l'hôtel de ville de la maison de toutes les limouaux de tous les limougruit une mairie, on détruit pas la maison d'un entrepreneur du CAC 40, on détruit la maison du peuple et ceux qui ont besoin des services d'une mairie, ce sont souvent les plus fragiles ou des gens qui sont parfois en difficulté dans un parcours de vie. Et donc c'est incompréhensible pour moi,
c'est inqualifiable sur un plan moral, mais c'est surtout même sur un plan politique absolument incompréhensible parce que qu'est-ce qu'il s'est passé ce 17 octobre ? C'est un concours de circonstan et d'accumulation de faits différents. C'est une manifestation sociale contre la vie chère où vous avez 5000 personnes. Vous avez des gens qui défilent tout à fait paisiblement en début d'après-midi pour le pouvoir d'achat, pour pouvoir vivre dignement. Vous savez, on est dans un territoire rural où le le coût de la vie est est aussi important qu'en Île-de-France. Sauf que nous on a les trajets en plus. Donc le gazoile à 250 est un problème. Donc vous avez des gens qui manifestent tout à fait pacifiquement et puis le cortège prend son élan et vous avez à l'intérieur de ce cortège différentes
typologies de personnes, différentes typologies de casseur. Vous avez la présence avérée et personne ne peut le contester même si certains essayent de le minimiser de l'ultra gauche radical qui est présente en nombre avec des suspect qui est présente en nombre avec des faits qui sont visibles sur les caméras de l'hôtel de ville qui sont visibles sur les caméras de la police nationale qui sont visibles par les photos qui ont été prises par les journalistes qui étaient présents. Il y a la présence d'un certain nombre d'activistes de l'ultra gauche qui sont très équipés pour aller à l'affrontement avec les forces de police républicaines. Puis vous avez un certain nombre de gens qui viennent chercher là des sensations fortes. un certain nombre de jeunes sans
doute un peu esservelés qui savent pas trop ce qu'ils font là. Pas du tout tous issus des quartiers. D'ailleurs, contrairement à ce que j'ai pu entendre dans d'autres médias, vous avez des gens qui sont issus du centre-ville dont les les grands-parents habitent ici depuis toujours. Et puis vous avez un troisème phénomène de fin d'après-midi où là vous avez des casseurs d'opportunités qui profitent du chaos et de l'ambiance générale pour venir se servir gratuitement dans les magasins. Comment ça s'est passé ? Comment ça s'est déroulé ? Je voudrais vous poser une question parce que partout vous avez raconté aussi cette scène où le gardien qui est dans la loge à l'entrée de de la mairie de Limoge se retrouve face à ces militants très équipés, vous le disiez,
avec notamment un bélier qui pèse très lourd, qui a donc été siamment apporté sur place. Il n'y a rien de spontané. Ce qui ce qui sert de Bélier, c'est que tout simplement un poteau d'abrius qui a été arraché, découpé pour pouvoir enfoncer le la porte centrale de l'hôtel de ville. Là, il trouve ce gardien qui tente de s'enfuir et de se défendre avec un balai. Comment comment il va ? Philippe va bien, je le salue d'ailleurs si nous s' nous écoute, Philippe a eu très peur. Philippe c'est un fonctionnaire de catégorie B. Donc vous voyez, c'est quelqu'un qui doit gagner 1700 € par mois. Donc on est très loin de la caricature de l'homme de pouvoir ou de l'homme puissant ou de l'homme riche. Voyez, c'est un fonctionnaire de catégorie B qui était là pour assurer le service public
permanent dans l'hôtel de ville. Il était entouré d'un certain nombre d'agents qui venaient pour certains de finaliser des mariages. Notamment une jeune femme qui a été assistante pendant le dernier mariage qui a eu, je crois, la peur de sa vie. Elle a d'aille d'ailleurs suivie. C'est quelqu'un qui ne va pas bien aujourd'hui. Et puis il y avait les policiers municipaux qui étaient là aussi pour protéger l'hôtel de ville qui eux étaient équipés mais qui pour certains me l'ont dit, on s'est vu mourir. Monsieur le maire. Voilà, ça c'est la réalité des faits. Ils ont face à eux des personnes cagoulées environ. Non, pas tous, pas tous. environ 6 à 700 personnes qui sont présentes sur la la place devant l'hôtel de ville et devant à l'intérieur de ces 5 600 personnes des activistes cagoulés
équipés qui sont qui agissent de manière très méthodique. D'ailleurs quand vous regardez les images vidéos, c'est assez inquiétant et ça fait froid dans le dos parce que vous avez à la fois tous ceux qui sont très excités qui hurlent à Cab à Cab Acab. Donc ça ce sont plutôt les jeunes et vous avez désormais c'est ce cri contre les les policiers. Exactement. Et vous avez euh d'autres qui sont là pour incendier l'hôtel de ville et pour tout faire pour pouvoir pénétrer à l'intérieur de l'hôtel de ville. On a des magnifiques vitres qui sont séculaires qui ont explosé sous le le jet de projectiles qui ont été qui ont été très nombreux, plusieurs centaines de jets de projectile en moins de 10 minutes. Et pendant tout ce temps-là, je n'ai pas un seul policier national pour protéger la mairie, car
ils sont pris en tenaille un peu plus bas par les autres casseurs sur les boulevards. C'est aussi la question que je voulais vous poser avant qu'on en vienne à l'enquête et à la suite. Comment on fait pour reconstruire, pas seulement reconstruire la mairie mais reconstruire, j'allais dire presque le pays globalement dont l'imoge en est devenu presque le symbole. Euh monsieur le maire, euh vous dites à 15h25, les policiers n'avaient plus de munition. Hm. Oui. Ils étaient littéralement démunis. Alors, ils avaient ils n'avaient plus la capacité d'assurer le maintien de l'ordre, faute de munition suffisante et les LBD ne suffisaient pas à faire reculer une partie de ces casseurs les blacks. C'est-àd qu'on voit des images où euh il y a des tirs de LBD sur ceux
qui chargent les policiers nationaux qui les chargent pour les pour les tuer hein. C'est c'est clair. Il y a eu des voitures de police qui ont été brûlées sur place. Il y a des il y a 31 blessés parmi les policiers nationaux. Il y a des commissions cérébrales. Ils ont pris des des cailloux de jusqu'à 1,2 sur la tête. Donc il faut se rendre compte que quand on prend un caillou d'un kg 2 sur la tête, même avec un casque, c'est c'est pas pour jouer, c'est pour vous tuer. Voilà, faut rappeler un chat un chat. Et donc euh ils ont eu très peur. Donc ils ont tiré énormément de munition et les LBD ne suffisaient pas à faire reculer une partie de ces assaillants parce que les assaillants étaient équipés pour lutter contre le p de donc la police n'arrive pas à les
arrêter. Les pompiers eux arrivent sur place le le cortège seinde. Une partie de ce cortège monte avec une partie de ses activistes sur l'hôtel de ville dans le but de prendre l'hôtel de ville ou de prendre la préfecture. A priori, il y avait deux options, hein. Le le tracé préfecture ou le tracé mairie. C'est le tracé mairie qui a été choisi. La mairie est donc prise d'assaut. C'est un c'est on peut parler d'assaut. La mairie est prise d'assaut par une pluie de projectile qui explose l'intégralité des vitres. On tente de pénétrer par la porte principale. Il y a cette mise en feu. Exactement. Il y a l'allumage du feu qui est là. Quand le feu est allumé, les pompiers mettront plus de 20 minutes à intervenir parce que il y a une foule, c'estàd qu'il n'arrivent pas à accéder.
Les incendiaires sont partis. Les incendiaires sont partis à ce moment-là. On les voit plus sur les sur les vidéos de de protection de la ville. Mais euh ce qu'on constate d'ailleurs la presse qui était présente témoigne du fait que les incendiaires sont plus présents à ce moment-là. En revanche, il a une foule très haineuse à l'égard des pompiers, pas des policiers, à l'égard des pompiers qui les empêchent d'intervenir aussi rapidement qu'ils aurent décéder tout simplement. perd environ 15 minutes. C'est le commandant qui le dit. Et si on avait pu intervenir, si on avait pas eu cette foule haineuse qui entourait nos camions et qui nous menaçaiit, on aurait pu arriver à contenir l'incendie d'hôtel de ville. Guillaume Guérin, je rappelle pour ceux qui nous rejoignent, vous êtes le maire
de Limoge. Est-ce que vous dites ce matin que ce jour-là l'État a failli ? Ah oui, je l'ai dit euh je l'ai dit toute la semaine, il y a eu une défaillance, il y a eu une carence de l'État. C'est aussi pour ça et on en arrive à la suite, je demandé au gouvernement d'assumer ses responsabilités. Moi, je considère que l'état de droit est là pour protéger les citoyens. Tous les citoyens, queles que soient leurs confession, quelle que soi leur religion, queles que soient leurs couleurs de peau, queles que soient leurs idées politiques, la police républicaine n'a pas pu faire son travail. Et donc, on a ciblé la maison commune de tous les limou. On a détruit des commerces en centre-ville. Il y a eu des pillages d'opportunités mais à Limoche comme dans de très nombreuses
villes de France. Donc je considère que me concernant samedi 17 octobre, il y a eu une défaillance dans la capitale régionale du Limousin. Et donc à partir de là, je demande à l'État réparation ce que le Premier ministre a fait puisqu'il est venu vendredi dernier, il a visité l'hôtel de ville. Je pense qu'il a pris un coup quand il a vu l'ampleur des dégâts. Parce qu'en fait vous avez vu le le le le choc dans ses dans ses yeux entre le dire l'imaginer et le vivre de ses yeux, c'est très différent. Donc il a assumé la responsabilité de l'État. Il a dit que l'État serait au rendez-vous de la reconstruction de l'hôtel de ville. Moi, je lui ai demandé à la fois la prise en charge par l'État du financement de la reconstruction et le la jurisprudence Notre Dame pour pouvoir aller
suffisamment vite parce qu'aujourd'hui je suis un maire, le seul maire de France qui se retrouve sans mairie. Alors pour moi, c'est pas très grave. Je vais je vais m'en sortir. Mais c'est pour les agents aujourd'hui. Il faut assurer la continuité du il faut assurer la continuité du service public. Exactement. Et donc je suis obligé de reloger des agents. Donc il a pris en charge la reconstruction de la mairie sur le budget de l'État. Bien sûr que c'est le contribuable qui continue le payer. Je suis pas dupche ça ne sera pas pris sur le budget municipal. Ce qui va pouvoir continuer à porter nos politiques publiques telles qu'elles étaient prévues dans le programme électoral. Guillaume Guérin qui il y a des suspects, il y a une enquête et c'est semble-t-il des mouvements d'ultra
gauche. On parle du plateau des 1000 vaches comme d'un des lieux où se sécularise en quelque sorte une mouvance d'ultra gauche. Euh est-ce que pour vous, il est évident que c'est signé ? Alors, vous savez, moi je je par principe je fais très attention à ce que je dis et je pèse tous mes mots. Aujourd'hui, il y a une enquête en cours. Il y a eu des interpellations, il y a des gens qui aujourd'hui sont incarcérés. Moi, je laisse la justice faire son travail. Ce dossier a suscité énormément d'émotions. Il y a des responsabilités avérées selon moi, mais ce n'est pas à moi de le trancher. Pour ça, il y a des magistrats du siège qui vont procéder à un jugement. Et moi, je crois à la justice de ce pays. En tout cas, j'espère qu'elle sera à la hauteur de la gravité des faits parce que il y a
une gravité des faits. Ces faits ne sont euh pas seulement des faits délicuels. Ce sont des faits qui pour moi sont criminels dans la mesure où il y avait des gens à l'intérieur et où les mots qui ont été employés, on va vous tuer, on va tous vous cramer. C'est pas follement sympathique si vous voulez pour les agents qui ont eu à vivre ça. Donc il y avait une volonté à la fois de destruction par le feu de de l'hôtel de ville mais il y a eu aussi pour moi tentative d'homice. Pour moi, est-ce que la justice retiendra ces faits-là ? Je ne sais pas. En tout cas, je j'attends une justice implacable sur le fait de l'Imoge parce que je ne voudrais pas que Limoge fasse jurisprudence pour l'avenir. Avons-nous sous-estimé euh cette mouvance, les black, l'ultra gauche,
vous vous dites, ça fait des années qu'on regarde ce plateau des 1000 vaches et l'un de vos prédécesseurs, alors pas à la mairie mais aux élections, Jean-Baptiste Morau, lui qui est l'ancien député parle, je cite, d'un néofascisme d'ultra gauche. Est-ce que ces mots vous les reprenez à votre compte et de qui s'agit-il ? Alors, vous avez des gens qui vivent dans nos localités et pas que sur le plateau de Milvache. On a aussi des localités à l'ouest de la Haute Vienne qui concentre des populations qui veulent vivre en marge de la société. Vous savez, moi j'ai aucun problème avec des gens qui sont décroissants, qui veulent vivre différemment et qui veulent élever leurs enfants selon les règles qu'ils ont eux-mêmes fixées dans un environnement qu'ils considèrent
extrêmement protégé. Ce que je ne peux pas tolérer en revanche, c'est qu'il conteste le droit des autres de vivre comme ils avaient toujours l'habitude de vivre. Donc je ne sais pas si les termes sont exacts. En tout cas, ce que je sais c'est qu'il y a un certain nombre d'individus qui vivent sur une partie des localités de notre région qui sont des gens qui sont en dehors du système classique et qui à l'intérieur de ces groupes ont des individus qui clairement sont des ennemis qui clairement sont des ennemis de la République condamné. Ça a été condamné. Il y a eu cet incendie de véhicule Enedis, sabotage de ligne EDF qui avait privé 1 million de personnes de réseau pendant plusieurs jours. Le coupable désigné par la par la justice et qui a d'ailleurs été condamné, il a
été condamné à 3 ans de prison avec surcis et il s'est dit en sortant, comptant du jugement et a continué à appeler à la désobéissance civile en sortant du tribunal. Exactement. Donc voyez, les faits parlent d'eux même. Encore une fois, je ne veux pas avoir à commenter l'enquête en cours parce qu'elle pourrait mes commires pourraient avoir des incidentes, mais vous le souligner parfaitement, il y a des faits clairement établis. Il y a des populations qui aujourd'hui vivent dans une partie de ces territoires qui sont hostiles euh aux règles républicaines, qui sont hostiles à une partie de l'économie de ce territoire. Vous savez, on a eu des dégradations sur des abatteuses forestières. On a eu des menaces de mort sur certains conducteurs d'abatteuses forestières qui font ni
plus ni moins que le travail pour lesquels ils sont embauchés. Vous avez des destructions d'usines de production de granulé de bois en Corè il y a pas si longtemps. Il y a eu destruction de relais téléphoniques, il y a eu les incendies. Vous l'avez dit quelles sont les réponses de la justice ? Bah là, vous l'avez vu, 3 ans de prison avec surcis pour cet individu qui a d'ailleurs, vous le verrez sans doute, il fait partie des suspects aujourd'hui après la mairie de en tout cas, il y a des liens avec cette nébuleuse. Voilà, ça c'est un fait avéré et donc on verra ce que donnera la justice en terme de résultat et en terme de prononciation de peine à l'issue de l'enquête. Mais il y a sur ce territoire des gens qui vivent de manière marginale dans les territoires qui sont des gens
pacifistes. Et il y en a d'autres qui profitent de cet écosystème marginal pour faire prospérer une idéologie d' d'extrême gauche. Si vous aviez face à vous les coupables, qu'est-ce que vous leur diriez ? Pourquoi ? Je leur diraiis d'abord pourquoi. Ce n'est pas le cas 40 que vous avez brûlé. Ce n'est pas le Mais pardon, quand vous dites ça, on a presque l'impression que vous dites "Bon bah le CAC 40, on comprendrait." Ce n'est pas non pas du tout. Mais ce que je veux vous dire, c'est que leur revendication, c'est on veut détruire le système capitaliste et on veut détruire le pouvoir politique. Bon, une mairie euh je suis pas le représentant du gouvernement, j'ai été élu il y a 6 mois, pas il y a 6 ans, vous savez, je lis parfois Guuérin qui représente ce
pouvoir tant détesté. J'ai été élu il y a 6 mois, 52 % dans une triangulaire où j'avais face à moi l'union de la gauche derrière la France insoumise et le Rassemblement national. J'ai pas fait d'alliance avec le RN. J'ai pas j'ai gagné seul avec 52 % des voix. Donc et c'est mon premier mandat de ma et mon deè mandat de président de la métropole. Donc je suis légitime dans un état de droit, dans un pays démocratique, je suis légitime. Donc j'incarnerai ce pouvoir si détesté. Bah si je suis si détesté que ça, les limou n'auraient pas voté pour moi. Donc ça c'est sur la partie incarnation. Et encore une fois, je ne suis pas le représentant ni du gouvernement ni des puissances de l'argent. Voilà, je suis la mairie des Liimou d'une ville moyenne où euh les la
majorité des gens sont des gens qui ne sont pas riches. Et donc moi, je je constate qu'aujourd'hui ce sont les plus précair d'entre nous qui vont payer cette casse et donc je leur répondrai pourquoi ? Et j'attends de la du monde judiciaire des sanctions implacables parce que c'est un symbole, c'est beaucoup plus que que que destruction matérielle. Exactement. Euh Guillaume 1, quelle suite ! D'abord les prochains jours, samedi prochain, de nouveaux appels à manifester, y compris chez vous à Limoge, mais partout en France. Il y aura aussi la journée du 5 novembre. Est-ce que vous êtes inquiet ? Est-ce que vous estimez avoir toutes les garanties nécessaires pour que la sécurité règne ? Non, non, je moi j'ai demandé des effectifs supplémentaires, je les ai eu samedi dernier. J'ai reu le
préfet hier en demandant où est-ce qu'on en était pour pour le 31 et pour tous les weekends qui allaient arriver. Moi, je j'ai je souhaite ardemment qu'on ait des forces nécessaires pour pouvoir assurer et le maintien de l'ordre et garantir la tranquillité des commerces. Vous savez, ces décisions, elles se prennent de de manière hebdomadaire, hein. Donc à chaque fois, faut y revenir. J'espère que ça fonctionnera. En tout cas, je suis inquiet de la tension qui règne dans ce pays, de la tension sociale, la tension sociétale et de la tension politique. La réalité, c'est qu'on a le sentiment que les Français ont déjà planifié un deuxième tour Mélenchon Le Pen et qu'ils sont déjà dans l'affrontement d'un éventuel résultat comme celui-ci. Ça m'inquiète beaucoup. Ça m'inquiète beaucoup parce
que l'État a vacillé, il n'est pas tombé, il a vacillé le 17 octobre dernier partout en France, pas que la Limoge. Et malheureusement, ce scénario risque de se répéter et ça m'inquiète. Donc, j'appelle le gouvernement à prendre conscience de la gravité de ce qui se passe dans ce pays. Sans doute de donner raison sur le plan politique un certain nombre de colère sociales, notamment sur le coût de la vie parce qu'il y a des mesures qui sont on parlait tout à l'heure de la question du coût notamment des déplacements, il y a des choses qui sont faciles à faire pour des populations qui jusque-là euh se sont tu manifesté pacifiquement mais pour qui c'est très dur de vivre aujourd'hui. Donc ça faut le prendre en compte. En revanche, pour les casseurs, il faut des sanctions implacables et il
faut avoir conscience de qui les policiers républicains ont en face d'eux à l'occasion de ces manifestations. Faut arrêter d'étangélique sur ces questions-là. Voilà, c'est vous avez en face de vous des gens qui veulent tuer des flics, qui veulent renverser la République. Donc, il faut que la réponse à la fois pénale lorsqu'il y a des interpellations soit à la hauteur de l'enjeu et que le maintien de l'ordre soit aussi à la hauteur de ceux qui vous agressent. Parce que quand on vous tire dessus au LBD parce que vous avez chargé les policiers nationaux et que vous reculez pas, c'est qu'il y a un problème quand même. C'est qu'il y a un problème. Lorsque vous entendez Emmanuel Macron qui dit que le pays et je cite en état d'ébullition, lorsque vous entendez, y compris dans un certain nombre de
commentaires, l'expression de guerre civile, est-ce que vous estimez que ces deux expressions sont justes ? Ce qui m'inquiète, c'est que ce soit le président de la République qui le disent. président de la République, il est pas là pour commenter. Enfin, je moi je fais quelques études de droit. Je suis élu local depuis 15 ans. Quand vous êtes en responsabilité, vous êtes là pour agir, pas pour commenter. Vous mtier de commenter. Lui, son métier, c'est d'agir. Donc moi, je suis je suis estomaqué de voir les commentaires du président de la République. Moi ce que j'attends du président de la République, c'est qu'il mettent les moyens à la justice pour enquêter. La justice manque de moyens. Moi, j'ai un parquet qui manque cruellement de moyens. C'est pour ce que
j'ai dit au premier ministre. Et j'attends qu'il protège les Français. Qu'il protège les Français. La police républicaine de ce pays, elle est là pour protéger tous les Français. Vous avez eu des contacts avec Emmanuel Macron ? Je n'ai pas eu Emmanuel Macron ni en ligne ni par SMS. Il vous a pas appelé. Il vous a pas appelé. Il vous a pas mis de message. Le le premier ministre est venu mais le président de la République rien. Non, vous avez J'ai eu des chefs J'ai eu des chefs d'état étrangers. Des chefs d'état étrangers qui étrangers. Oui. Nous on vous a mis des messages je vous le dirai après. Et on a eu des chefs de gouver on a eu des chef on a eu des chefs de gouvernement étranger. Pourquoi ? qui ont écrit on gard je comprends moi je ne comprends pas que le
président de la République est pas appelé. Voilà, je l'ai dit au secrétariat général de l'Élysée que j'ai eu en ligne. C'est moi qui les ai appelé, c'est pas le contraire. Je suis très surpris de la façon dont Emmanuel Macron a traité cette affaire. En revanche, le Premier ministre a fait son boulot avec beaucoup de convictions. Il est venu tout de suite, il a amené les ministres qui étaient concernés. On a avancé, on a une procédure spéciale pour l'imoge sur le calendrier Notre Dame. On a la capacité de reconstruire avec le budget de l'État cet hôtel de ville et on a d'ailleurs les travaux et d'ailleurs les travaux ont commencé c'est symboliquement le fait que ça commencé si vite alors les travaux là c'est pour pour le coup c'est les mesures de sauvegarde c'estàd faire en sorte que le
bâtiment ne se dégrade pas davantage ça c'est absolument essentiel et ils ont pris en charge les premières mesures de sauvegarde pour pouvoir justement mettre ce bâtiment hors d'eau très rapidement de façon à ce que ça ne se dégrade pas je vous posose la question guer qui vous a écrit qui vous a appelé on a eu un mail du vice-président des États-Unis d'Amérique voyez arrivé sur la boîte de la mairie Ouais exactement qui a écrit qui a trouvé l'adresse mail de la mairie sans doute c'est sans doute un de ses conseillers mais on a eu donc les États-Unis se sont manifestés mais le président de la République française du vice-président des États-Unis d'Amérique on a pas eu le on a pas eu d'appel du président de la République française. La suite je le disais et euh la question
aussi des jeunes c'estd que vous disiez il faut répondre aux Français. J'ai quand même une question encore sur ces jeunes puisque nombre d'entre eux de ceux qui étaient j'allais dire pas en première ligne pas forcément ceux qui ont mis le feu mais qui derrière comme vous le dites ont même empêché les pompiers de pouvoir accéder à l'incendie. C'est pour grand nombre d'entre eux des jeunes. Qu'est-ce que vous dites à ces jeunes ? Je voudrais comprendre où est-ce qu'on a merdé en fait parce que si vous voulez, il y a un inversement de la chaîne de valeur où il y a même plus de différenciation entre le bien et le mal. Voyez moi ce qui me ce qui m'interpelle profondément c'est les procédures récentes là de comparition immédiate pour reconnaissance pré reconnaissance
préable de culpabilité. Donc le parquet propose une peine, l'individu l'accepte ou ne l'accepte pas. s'il l'accepte, elle est exécuté exactement partout dans les tribunaux de tranches. Et donc vous avez des jeunes qui sont pris à la sortie d'un magasin qui pourrait être vos enfants, qui pourraient être les miens, ils se sont servis gratuitement de trois polos, deux chemises, une paire de basket la coste. Ils passent devant un magistrat, ils acceptent la peine qui sont des peines lourdes. Le parquet a été au rendez-vous de ce qui s'est passé dans les villes de France, peine de prison ferme de parfois 6 mois de détention avec mandat de dépôt. c'estd qu'il ne repassent pas chez papa et maman, hein. Ils partent directement en prison. Et quand vous les interrogez, j'ai des journalistes de la
de la presse locale qui qui ont eu qui ont eu à assister à ces procès. Assister à ces procès, est-ce que pourquoi est-ce que vous avez compris ce que vous avez fait ? Et là, il y a une incompréhension. Donc ça ça m'inquiète beaucoup si vous voulez. L'ultra gauche m'inquiète évidemment, mais ça l'ultra gauche un problème qui peut se résoudre politiquement. Peut se résoudre politiquement par des condamnations exemplaires, par une surveillance accrue et cetera et cetera. euh les casseurs, les pilleurs, ça peut ça peut se résoudre par un maintien de l'ordre fort et des sanctions judiciaires. En revanche, ceux qui commettent des faits de vol, des faits de pillage et qui ont le sentiment de n'avoir rien de n'avoir rien fait en fait qu'il n'y a plus de limite qu'
il y a un vrai problème. Il dis, il y a il y a plus de distinction entre une distinction entre ce qui est légal, illégal entre le bien et le mal. Voilà, les pompiers c'est pas les policiers. Vous savez, la haine du policier, elle a toujours existé. Euh c'était pas récent. en 68 manifestants étaient pas trop pro police nationale ni garde républicaine. Et les pompiers les pompiers sont des gens qui protège les autres les pompiers et donc voir les empêcher d'accéder pour éteindre ce feu au début je je je reste sans voie en fait. Merci Guillaume Guin d'avoir répondu à mes questions. Maire LR Nouvelle Énergie de Limoge, vous avez une date, vous savez si vous allez pouvoir retourner dans la mairie sous votre mandat. Alors j'espère j'espère mais vous savez moi c'est secondaire. Ce qui m'importe,
c'est la continuité de service et la qualité de travail des agents parce que les agents, je vais avoir un mot pour eux, ils ont été formidables. Vous savez, en France, il y a toujours une volonté du fonctionnaire bashing. Alors, c'est peut-être spécifique à l'imoge, mais je ne le crois pas. Moi, j'ai eu des agents extrêmement engagés qui ont fait un boulot fantastique et qui sont profondément affectés par ce qui se passe. Et donc, je vais les saluer aujourd'hui parce qu'ils sont prêts à reprendre le travail dans des conditions dégradées parce qu'ils auront pas leurs bureaux dans lesquels ils ont leurs souvenirs, leur leur leur vie familiale sur leurs photos. Donc, on va on va on va assurer cette continuité de service. Mais bravo à eux. Yeah.
Guillaume Guerin