Marges des industriels et grande distribution : les filières lait, fruits et légumes à la loupe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
votre présence à tous. Donc mes chers collègues, nous poursuivons les les travaux de notre commission et nous avons le plaisir aujourd'hui de recevoir donc monsieur Stéphane Joandel, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait, Ronand Colet, producteur de tomates et membre de légumes de France. Monsieur Michaell Mazeno, ça c'est comme ça.
Arborcuteur et membre du conseil d'administration de la Fédération nationale des producteurs de fruits. Bonjour monsieur. Et enfin Bruno d'Arnaud président de la gouvernance économique fruits et légumes la GF.
Messieurs, nous vous remercions encore une fois de de votre présence et de vous être mobilisé dans des délais que l'on sait assez courts. Je vous rappelle que la règle de cette de ces commissions d'enquête d'une manière générale est de prêter serment avant d'être entendu. Je suis donc tenue de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible de peine qui sont prévus aux articles 434 13 434- 14 et 434 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amend.
Je vous invite donc à prêter serment et de dire de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure avec les micros, s'il vous plaît. Donc vous appuyez sur le petit le petit le petit porte-voie. Je le jure, je le jure, je le jure, je le jure.
Merci beaucoup messieurs. Donc euh dans le même esprit, je vous demande de nous faire éventuellement part euh de vos liens d'intérêt avec le sujet de cette commission. Pas de déclaration particulière.
Très bien. Donc je vous rappelle que le Sénat a constitué cette commission le 25 novembre dernier. Il s'agit donc d'une commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution.
Cette commission poursuit plusieurs objectifs. Éclairer les citoyens et la représentation nationale sur la construction des prix dans notre pays qui demeure opaque malgré les récentes avancées législatives. Analyser l'influence des acteurs de la chaîne sur le niveau des prix pour le consommateur et leur caractère inflationniste ou non.
Examiner le partage de la valeur tout au long du processus processus de production et de commercialisation des produits afin de s'assurer de son caractère équitable et durable pour les acteurs de l'économie. Nous assurer enfin que les fournisseurs en amont, notamment les agriculteurs pour les produits alimentaires, mais aussi d'autres fournisseurs pour d'autres catégories de produits bénéficient d'une rémunération la plus juste possible. l'objet de l'audition de cette phase introductive qui précède donc la la suspension de nos travaux parlementaires dans quelques jours et de mesurer l'impact concret de cette construction des prix de vente hier sur nos concitoyens en tant que consommateurs et aujourd'hui sur les producteurs alimentaires en mettant l'accent sur certaines filières dont la vôtre qui fait face à une forte concurrence étrangère à des aléas climatiques à des coûts de de main d'œuvre important.
Nous entendrons ensuite les représentants dans un second temps ce matin, les représentants de la filière la qui fait également face à des enjeux différents notamment avec des coûts fixes élevés et une plus forte dépendance contractuelle au transformateur. Nous souhaitons vous interroger tout d'abord sur l'évolution de vos coûts de production ces dernières années, sur la façon dont les transformateurs et les distributeurs en tiennent compte dans leur formation des prix. Il s'agira également de revenir sur l'évolution de la rémunération perçue par les producteurs de vos filières, en particulier dans un contexte d'évolution législative récente dont nous suivons la mise en œuvre avec attention notamment avec mon collègue Daniel Grenillet.
Enfin, vous pourrez nous livrer votre regard sur les pratiques existant en matière de négociation commerciale plein dans le sujet et sur les éventuels abus que vous identifiez ou mauvaises pratiques que vous identifiez. En question préalable, je dirais les lois égales m'ont-elles permis de mieux prendre en compte vos coûts de production dans la construction des prix de vente, notamment dans la grande distribution ? Comment évaluez-vous la transparence au niveau des prix s'agissant des produits de votre filière dans la grande distribution ?
Que représentent pour vous, pour vos filières, les circuits de distribution alternatifs à la grande distribution, y compris et comment les les prix de vente y sont déterminés ? Voici quelques thèmes donc je pense notre rapporteur viendra compléter. Donc cette audition va se dérouler si vous le voulez bien en deux temps.
D'abord vous présenterez les enjeux auxquels vos filières sont confrontées, donc frais, légumes et lait. en particulier donc je l'ai dit en matière de négociation commerciale avec les transformateurs et les distributeurs. Donc en 20 minutes, donc je vous laisse vous vous répartir voilà le temps entre vous et puis ensuite un un temps de de questions-réponses en d'abord avec madame la rapporteur et ensuite avec l'ensemble des membres de la commission.
Voilà le déroulé de cette séance. Donc je vais laisser la parole à madame la rapporteur. Très bien.
Alors je vous remercie. Alors nous allons commencer peut-être par vous entendre sur la la question des négociations commerciales puisque c'est un sujet qui est important pour l'un et pour l'autre. J'allais dire plutôt des négociations de prix puisque ma première question pour vos deux fédérations euh porte sur vos négociations alors avec les anciennes de la grande distribution ainsi qu'avec les transformateurs de vos produits.
J'aurais aimé que vous nous détaillez comment cela se passe et bien sûr dans votre analyse que vous nous disiez quels sont les points qui peuvent être problématiques pour vous. Je vous pose une deuxème question, hein, qui fait un peu écho à ce qu'a dit la présidente. La deuxième question, c'est quels sont les bénéfices de la loi égalime pour chacune de vos filières, que ce soit pour le lait ou pour les fruits fruits et légumes, pour les produits laitiers, pardon, ou pour les fruits et légumes, de manière à ce que nous puissions comprendre si vos coûts de production sont bien mieux pris en compte ou non, si la contractualisation des prix en amont se fait ou non et si elle se fait bien. et ce que quel est votre point de vue sur les modes de révision automatique des prix le cas échéant.
Donc voilà pour commencer les premières questions, les deux premières questions que je voudrais poser aux uns et aux autres. Donc à vous la parole messieur peut-être on commence avec monsieur d'Arnaud. Je com je commence.
Madame la présidente, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, d'abord merci de l'invitation. Euh alors je je précise, moi je suis producteur de fruits d'été euh dans le département de la Drome et je suis président de la OP également en pêche et abricot de France et président de la GFEL, la gouvernance économique des FRUM qui regroupe euh l'ensemble des AOP produits au niveau français. Alors je juste en proposinaire, je voudrais simplement vous dire déjà que moi je vais beaucoup parler des plutôt des légumes frais parce que la transformation en fruits et légumes, certains interviendront mais c'est pas l'objet majeur que moi je vais on verra derrière.
Le deuxième point, je voudrais insister, sur la diversité des fruits et légumes. C'està-dire quand on parle de fruits et légumes, on parle de sans espèces et toutes les espèces ont ont des caractéristiques différentes, c'est-à-dire certains sont très saisonnières, certains sont sujets à à des importations massives, d'autres moins. Donc quand on parle de fruits et légumes, je voudrais bien qu'on intègre bien la la grande diversité. toutes les fruits légumes ne répondent pas au même au même principe.
Le troisème point, je voudrais insister, on est sur un marché des fruits et légumes qui est quand même fluctuant, qui est journalier et qui est souvent déséquilibré. Et donc, je voudrais insister sur ce sujet puisque la distribution continue de se concentrer de plus en plus puisque avant on parlait de 6 se distributeurs, aujourd'hui il va en rester pratiquement quatre. Euh et face à cela, euh les producteurs tentent de s'organiser notamment avec ce que je représente, c'est-à-dire les organisation producteurs et qui sont réunis une une caractéristique française en AOP nationale.
Et là-dessus, moi je voudrais juste en préliminaire vous dire que on est un peu embêté là-dessus parce que on a notamment le droit de la concurrence qui vient au milieu et on a face à nous des monstres. Et hors le droit de la concurrence vient nous dire que souvent ben on est un peu en position dominante au niveau des AOP, que on devrait pas discuter de prix, que on devrait pas discuter des volumes, qu'on devrait pas voilà. Donc je pense que là-dessus, on a on a c'est vraiment l'enjeu majeur, enfin nous pour la GFL, c'est vraiment l'enjeu majeur, c'est qu'on donne au moins aux AOP le pouvoir.
Alors non pas de fixer les prix, mais au moins de discuter des stocks et de discuter avec la grande distribution sur ces sujets-là puisque je vous le rappelle, la grande distribution pèse selon les produits. Alors là, c'est un peu divers mais on reste toujours au-delà des 70 75 voire 80 % pour certains produits. Donc les enjeux sont majeurs à ce niveau-là.
Voilà. Al moi simplement en proposinaire, je voulais insister sur ces points-là et vous dire que face à cette distribution, les producteurs français s'organisent mais queon leur donne pas tous les moyens et qu'on a toujours cette épée de Damoclè du droit de la concurrence qui vient nous dire attention vous risquez d'avoir une position dominante. Alors je vais donner l'exemple de la pêche nectarine.
Quand on nous parle de la position dominante, je voulais rappeler que la pêche nectarine, ça pèse 10 % du marché européen aujourd'hui. Ça veut dire que la position dominante, on est loin de ça. On est très loin de ça. pour beaucoup de produits.
On est très loin de ce sujet-là. Voilà ce que je voulais dire simplement en proposaire et je vais laisser mes collègues compléter puis on répondra ensuite à vos à vos questions. Écoute, sur l'introduction, j'ai rien à ajouter.
Faut que je m'approche du micro. OK. Euh non, sur l'introduction, je disais, j'ai rien à ajouter.
Euh après sur les les questions que vous avez posé, les alors la loi égalime non en en légumes, on est très peu concerné par la loi égalime. Il y a très peu de de contractualisation de fait avec les les acheteurs. Donc c'est plus souvent c'est un marché de gré à gré.
Donc c'est un marché qui se fait au jour le jour. très peu très très peu de volume contractualisé, donc pas de négociation commerciale annuelle, c'est une une négociation quotidienne, on va dire. Euh voilà. et dont ce dont on s'aperçoit, c'est que effectivement comme comme l'a dit Bruno tout de suite, les acheteurs et notamment la grande distribution qui est qui représente quand même une grande partie de nos acheteurs sont très concentrés face à des producteurs des OP qui qui le sont moins.
Donc ça crée un rapport de force. Voilà, donc on s'aperçoit qu'il y a un rapport de force quotidien. Et donc je tiens à préciser qu'effectivement le fait de pouvoir se rassembler en OP et en AOP nous permet quand même de rééquilibrer un peu ce rapport de force.
Et donc on a besoin vraiment de que le les modes de fonctionnement des OPOP soient facilités et surtout comme le disait Bruno, de pouvoir échanger entre nous en terme de de volume, en terme de préparation de de saison euh de voilà, discuter entre nous pour pouvoir organiser et animer un marché euh légume par légume. Euh et ça c'est quelque chose qui est aussi apprécié de nos acheteurs de la grande distribution. C'est quelque chose qui sollicite et nous c'est quelque chose qui nous euh qui nous permet d'être plus fort et plus efficace.
Voilà. Euh et donc aujourd'hui effectivement la loi de la concurrence comme disait Bruno nous freine parfois nous fait peur parce que effectivement on a des limites qu'on doit pas franchir et donc chaque jour on doit faire attention à ce qu'on échange entre nous. euh puisque on a voilà, on a certaines limites qui tombent sous le coût de la loi.
Euh euh et donc vraiment c'est il y a des choses je pense à à revoir et améliorer sur le mode de fonctionnement des AOP notamment euh et les des limites jusqu'où on peut aller pour pour servir la profession parce que l'idée c'est toujours de servir la profession et de servir au final le consommateur. Euh voilà. Et sinon, je voulais ajouter pour euh pour les les fruits et légumes.
Euh je sais pas si je vais dans le sujet de la première question, mais voilà, on s'aperçoit que le rayon fruits et légumes, c'est un rayon euh très important dans les dans la pour la grande distribution. C'est un un rayon sur lequel on s'aperçoit que les taux de marche sont bien supérieurs à d'autres rayons et à d'autres produits. C'est un rayon qui attire le client dans le magasin et donc il doit être toujours, on va dire bien tenu et proposer une large offre pour pour attirer les clients.
Et on s'aperçoit que dans d'autres rayons, il y a des produits tels des produits ultra transformés, on va citer Coca-Cola, Nutella, ce genre de choses. on s'aperçoit que les marges sont extrêmement réduites, voire quasiment nul et en fruits et légumes, c'est un rayon qui a des marges énormes et donc on a l'impression de travailler pour pour les autres marques, en tout cas pour pour d'autres produits. Voilà, c'està-dire de la valeur de nos produits servent à rentabiliser un magasin et donc à les permettre de faire des des marges très faibles sur d'autres d'autres produits qui qui ne sont pas de première nécessité et qui ne sont pas forcément bons pour la santé contrairement aux légumes.
En tout cas, voilà, je sais pas si tu quelque chose. Madame la présidente, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, euh moi je voudrais rajouter comme comme point important euh la la filière fruits et légumes. C'est c'est un marché qui est très journalier, qui qui évolue sans cesse tout au long de l'année, alors plus ou moins évidemment suivant les produits, mais on a des fluctuations qui sont dues au climat, alors au climat à la production qui implique des acoups de production mais au climat aussi au commerce parce que le client n'achètera pas voilà un poireau quand il fait chaud ou moins et et vice versa un melon quand il fait froid.
Donc euh ça ça a un impact fort sur le sur le marché et c'est pas prévisible longtemps à l'avance. Donc ça a un impact automatiquement sur les sur les cours de du produit et implique euh des hausses ou des baisses et une non prévision. Ensuite, je me permettrai de rappeler des points importants notamment sur les coûts de production en fruits et légumes et une hausse bah continue ces dernières années qui est liée à plusieurs points.
Tout d'abord, la principale composante de la production de fruits et de légumes, c'est la main d'œuvre qui peut représenter parfois plus de 50 % de la du coût de la production, mais aussi l'énergie et l'énergie, elle aussi a beaucoup augmenté. Alors, l'énergie de base a augmenté, mais il faut pas oublier toutes les taxes et et les toutes les taxes qui ont pu être ajoutées dessus et les coûts du transport de l'énergie qui qui font que la facture évolue très fortement pour les pour les producteurs bien sûr les les autres intrans et enfin rappeler voilà rappeler que que ces coûts de production augmentent aussi du fait du changement climatique. et de l'évolution des pratiques.
Alors, le changement climatique implique des difficultés supplémentaires, parfois des baisses de production et de la même façon, les évolutions des pratiques rendent le métier dans certains cas plus difficiles et les opérations plus coûteuses et parfois induisent une baisse de production. Donc tout ça concourt au prix et au coût de revient. Donc c'est important parce que le coût de revient, il est pas lié à une filière mais il est parfois lié à une exploitation et peut être variable suivant la sensibilité à tel moment à à un alléat climatique ou pas.
Voilà. Merci madame la présidente de la commission, madame la rapporteuse, messieurs et mesdames les sénateurs, moi je vous remercie d'avoir auditionné la FNPL sur un dossier comme ça. Euh tout d'abord, une pensée quand même pour nos éleveurs de ce qu'ils vivent par rapport au dossier sanitaire DNC qui fait énormément de mal dans nos campagnes et le réchauffement climatique. tout l'importance quand même que nos exploitations aient une sécurité financière importante.
Nous étions attachés à cette commission il y a longtemps que nous la demandions. On vit alors la production laitière a très peu de relations avec la distribution, a beaucoup de de rapports avec le transformateur. Et pour vous dire, il y a quatre gros transformateurs, donc deux privés, Lactalis et Saventia qui sont des privés et Sodial et Agral qui sont des coopératives représentent aux alentours de 600 60 % du lait collecté sur une France qui a à 23 milliards.
Le chiffre d'affaires de de la filière laitière est de 47, un peu plus de 47 milliards. Il y a un peu plus d'un an, on a vécu un groupe qui a lâché un groupe de producteurs qui a lâché de deux zones de producteurs 160 producteurs qui sont été lâchés par leur leur explication où les avez auditionné leur explication dire on manque de marge à l'export et on voudrait réellement savoir parce qu'on vit dans la filière laitière et et vous avez évoqué les lois égalim on a fait quatre lois sapin et trois égalimes égalim égal 2 et loi descroill. Je le rappelle en tant que syndicaliste, on est le seul pays aujourd'hui à faire des lois.
Moi, je vous en remercie parce qu'elles sont été utiles, mais on est quand même le seul pays aujourd'hui. Il y a pas l'esprit, je le dis comme ça, l'esprit filière dans le lait de ce dossier-là. Et malgré ces lois, malgré l'exigence que vous avez mis en temps, on n'arrive pas à avoir.
Je vais venir sur deux dossiers. Dans la loi égalim, il y a l'observatoire des prix et des marges. La filière laitière est une des seules filières la transformation à ne pas fournir ces chiffres.
On a essayé par beaucoup de de moyens moyens de pression avec l'OFPM et non, on est à 18 % et l'OFPM le dit clairement. On ne peut pas aujourd'hui vivre ça. Euh certains groupes se sont développés à l'extérieur.
Je ne fais pas on fait de la fortune enfance mais ne veulent pas respecter les producteurs. Et surégalime ce qu'on vit euh ce qu'on souhaite nous la FNPL c'est la première chose. Il y a trois options dans Égalim.
La troisième option est d'une opacité pas possible. Les producteurs, pour être clair, les producteurs négocient leur MPA, la matière première agricole en valeur. Et dans la troisème option, dans l'option 3, on la met en pourcentage et on la mélange avec la MPI, la matière première industrielle.
De ce que nous disent la distribution, ils prennent la MPA à 100 % puisqu'elle est sanctuarisée, mais ne prennent pas toujours la MPI. Ça veut dire que les transformateurs reviennent, prennent ce qu'ils ont besoin sur la MPI et nous donnent ce qui reste avec la MPA. Cette option 3 aujourd'hui devrait disparaître, devrait disparaître puisque c'est un tiers de confiance et souvent c'est le commissaire au compte aujourd'hui et il y a une opacité très importante dans ce dossier-là.
Le deuxième point que je tiens à souligner et qui moi m'inquiète beaucoup mes collègues, on parle beaucoup de souveraineté alimentaire. C'est un débat, ça fait ça parle. On a besoin de cette dépendance alimentaire.
Il y a plus qu'un lait où on a la souveraineté alimentaire et si on décortique dans le lait, on l'a plus en matière grasse, on est dépendant. Voilà. Voilà. sur ces points-là, sur les les options aujourd'hui.
La demande qui est faite, c'est que quand on négocie, quand une OP ou une coopérative négocie, la MPA doit être sanctuarisée et connue avant que les CGV partent au distributeur. La NPA et elle n'est pas touchable. Il faut que les distributeurs aient connaissance du prix payé.
C'est le premier point. Le deuxème point, c'est les prix payés. le prix payé qu'on ait vraiment cette connaissance là.
Le deuxième point et vous n'êtes pas sans savoir l'interprofession laitière. Le Pniel a eu beaucoup de difficultés ces derniers temps. Moi, je le perçois comme ça en étant aujourd'hui au bureau du Kniel, nous n'avons plus la même vision de la filière laitière française et ça m'inquiète énormément.
Et l'interprofession dans la loi égalim doit fournir des indicateurs coût de production. l'indicateur coût de production sur le marché intérieur aujourd'hui pour les producteurs, un indicateur coût de production export, savoir la vraie valeur qu'il y a sur l'export et un indicateur coût de production beurre poudre aujourd'hui qui doit arriver. Le beurre poudre, ça fait plus de 3 ans et je je suis désolé mais de vous le dire comme ça, il y a une opacité et les transformateurs ne veulent pas souligner leur chiffres.
Ce qui met, je souligne égalim, ce qui met le plus en colère nos éleveurs, c'est nos pays nordiques aujourd'hui qui sont quand même payés beaucoup plus chers que nous, entre 30 et 50 € de différence. Voilà l'analyse que j'en fais personnellement et je sais que je suis dur mais je pense qu'il faut qu'on prenne conscience de ça. Nos pays nordiques sont détenus par des coopératives aujourd'hui.
La coopérative va du producteur jusqu'à la commercialisation et ce challenge pour mettre le meilleur revenu. En France, on a affaire à des privés et désolé de le dire comme ça. Je suis beaucoup désolé parce que c'est très dur mais nos coopératives aujourd'hui n'ont pas d'indépendance en France. nos deux grosses coopératives, nos industriels privés y ont un pied dedans.
Ça veut dire qu'ils font ce qu'ils veulent. Voilà, pour vous donner un exemple à Grial, la coopérative laitière 40 % de son volume laitier est transformé par Sabentia. Donc ne peut pas faire ce qu'il veut.
Et je pense que c'est une faiblesse aujourd'hui pour le pour la filière française. Je vous ai évoqué l'actalis qui avait lâché les producteur dans la contractualisation comme on l'avait perçu. Il faut qu'on fasse évoluer cette contractualisation pour que les volumes des OP des organisations de producteurs soient collectifs.
Il faut que ça soit un volume que l'OP amène au transformateur. ce qu'a fait l'actalis de laisser des producteurs sur le bord de la route, on a réussi à les recaser. Si c'était aujourd'hui, ça serait beaucoup plus compliqué.
L'inverse ne peut pas exister. Ça veut dire qu'on n pas l'arme pour dire écoutez, on narrive pas à se mettre d'accord sur un prix d'huile de lait, nous on vous retire 100 millions, on vous retire ce volume parce qu'on a d'autres acheteurs. Ça ça n'est pas possible.
Il faut que on fasse évoluer la loi que les OP aient des contrats collectifs aujourd'hui envers leur transformateurs. Les producteurs ne doivent pas être identifiés à l'entreprise mais identifiés à l'OP. C'est d'une importance capitale.
Et que je leur ai dit que la MPA soit négociée avant les CGB. Merci. Alors merci merci à vous quatre pour ces interventions qui montrent bien à la fois que dans l'une et l'autre des filières, les problématiques sont distinctes.
Lorsque l'on parle alors peut-être pour commencer par les fruits et légumes, lorsque l'on parle des prix des marges de la grande distribution, effectivement on cite souvent les fruits et légumes comme étant et d'ailleurs pas plus tard qu'hier où nous avons interrogé les associations de consommateurs, elles ont toutes cité les fruits et légumes comme étant le rayon dans lequel les marges étaient les plus importantes. Et effectivement ce que vous disiez monsieur Mazna, c'est on est bien dans cette situation semble-t-il où les fruits et légumes servent en fait d'arbitrage pour pouvoir avoir des marges quasi nules sur des produits leaders et donc des marges bien plus élevées sur les fruits les fruits et légumes. Donc moi, je comprends dans les uns et les autres dans ce que vous dites que nous avons, j'allais dire un problème de rapport de force avec la grande distribution ou en réalité que ce soit dans la fixation des prix finaux pour le consommateur ou que ce soit ou que ce soit, j'allais dire avec des marques leaders, un rapport de force qui leur est défavorable, on voit bien que c'est bien le rapport de force qui va aller faire le prix.
Donc, je voulais savoir pour les uns et les autres comment améliorer ce rapport de force lorsque vous êtes face à la grande distribution et est-ce que vous avez des pistes pour rendre finalement alors ces négociations qu'elles soient, j'allais dire au jour le jour ou qu'elle soit à un moment donné dans l'année comme c'est le cas. Avez-vous vous des indications à nous donner qui pourraient permettre de rééquilibrer ce rapport de force ? Ça c'est mon premier mon premier point.
Mon deuxième ma deuxième question c'est est-ce qu'il est déjà arrivé dans vos filière que vous refusiez de vendre parce que vous avez des prix trop bas en face qui vous sont proposés ? Alors on va vous laisser répondre Non, je vous en prie. Allez-y.
On va vous laisser répondre. Alors, je je vais faire deux trois petites remarques et répondre à vos questions. Euh vous parlez des marges.
Je voudrais euh intervenir notamment sur les produits d'import parce que en fruits et légumes, vous savez que il y a beaucoup d'importations. On parle de 50 % dans la filière, mais on on va relativiser un peu parce qu'il y a les produits exotiques, mais quelque part, il y a des produits d'import de façon forte. Première remarque, les marges sur les produits d'import ne sont pas les mêmes que sur les produits français.
Et ça c'est un enjeu majeur, c'est-à-dire les distributeurs ne prennent pas de marge ou très peu sur les produits étrangers et en fond des produits d'appel. Donc on a deux situations en fruits et légumes. Soit il y a des volumes très importants, je prends l'exemple de la tomate où ça vient déstabiliser complètement avec des volumes très importants.
Mais vous avez dans de nombreuses filières peu de volumes mais qui vont faire des prix références et ces prix références vont nous tirer vers le bas sur les promotions françaises. Donc ça c'est un des sujets un des sujets majeurs. Le deuxième qui concerne toujours ce problème de promotion et de fond de rayon, les consommateurs ont l'impression que il y a des marges énormes.
Sauf qu'il y a une très grosse différence entre les promotions et le fond de rayon. Et là aussi, il y a pas de politique d'enseigne, c'est-à-dire c'est une des difficultés, c'est-à-dire que une enseigne peut décider d'une promotion nationale, pas de problème. Donc ça là, vous aurez vous retrouverez le même prix sur l'ensemble du même distributeur.
Sauf que de plus en plus de magasins, on appelle ça des indépendants, mais même ceux qui sont concentrés, les directeurs de magasin ont une liberté totale et on retrouve souvent des fonds de rayon où il y a une volonté du magasin bah de pas mettre en valeur le produit et vous allez le retrouver à des tarifs où là le consommateur dit qu'est-ce c'est qu'est-ce que c'est que ce tarif là ? Et en plus, on perd le consommateur parce qu'il comprend plus le prix du produit puisque d'un côté, il va trouver une promotion une certaine semaine et la semaine la semaine suivante, il va trouver un fond de rayon qui est trois quatre fois la promotion. Donc là-dessus, alors on discute avec les distributeurs bien évidemment sur ces sujets-là, mais je voudrais insister sur ce problème d'importation parce que d'un côté c'est le volume qui va déstabiliser, mais de l'autre c'est le prix référence.
Moi je vois quand on veut basculer, si je prends l'exemple d'un produit que je connais bien, pêche pêche et abricot, lorsqu'on bascule de la production française et qu'on essaie de sortir la production espagnole, alors on nous dit "Ah ça y est, on a on a basculé." Sauf que oui, on a basculé mais il reste 10 15 30 % de produits espagnols à un prix défiant toute concurrence. Et on vous explique que si vous voulez vendre, vous êtes obligé.
Et pour répondre à votre question, est-ce qu'on refuse de vendre ? La réponse est non. Parce que dans nos produits, si vous voulez, les frais ont été largement engagés avant.
Certes, il reste peut-être parfois la cuueillette, mais quand c'est stocké, tous les frais sont faits et ça veut dire que la perte est encore plus énorme si on ne vend pas. Donc on a on n pas cette résistance là si ce n'est les discussions encore une fois, je le redis au niveau des OP, des AOP. Voilà, on discute de ces sujets-là.
Ça c'est de façon importante. Et et sur les promotions également, je voudrais insister sur le fait que euh les distributeurs ne sont pas très souples, c'est-à-dire c'est des discussions qu'on a parfois 3 4 mois avant pour décider des promotions et notamment des dates de promotion. Et en fait, on a du mal parfois lorsqu'on a des àoups de production, ils ont du mal à réagir, ils ont du mal à la souplesse, c'est pas leur leur leur leur tasse de thé, je sais pas comment je peux appeler ça.
Donc on donc voilà. Donc on essaie mais cette discussion elle est quand même importante et ça leur sert aussi les les distributeurs nous disent que oui avec les AOP ça permet quand même d'avoir une vue d'ensemble de la production et on essaie de rééquilibrer les choses. On essaie de rééquilibrer mais encore une fois on est tout petit hein donc le distributeur quand il a envie d'imposer il impose.
Mais ils ont pas des politiques. J'insiste là-dessus parce qu'aujourd'hui on a les les entre la politique nationale et la politique du magasin, on voit des choses assez bizarres et c'est pour ça que parfois le consommateur est complètement perdu selon les magasins, selon les régions. Nous, on fait des contrôles magasins toute l'année.
On assiste à des choses assez bizarres sur les affichages dans certains magasins et dans certaines régions. Voilà, mes mes collègues complèteront euh Oui. pour compléter les propos.
Effectivement euh cette histoire de promotion en fait on s'aperçoit que les distributeurs souhaite avoir des promotions en permanence à l'année sur tous les produits dans dans leur rayon. Ce qui déstabilise complètement le la perception prix du produit du consommateur. Il est complètement perdu. il voit un même produit une semaine en promotion et la semaine d'après à trois quatre fois plus cher.
Donc effectivement, on s'aperçoit qu'en fait qu'il y a des prix fond de rayon qui sont extrêmement margés, non ? toujours utile, toujours encore et donc avec des prix de vente très élevés et en même temps on a des promotions avec le même produit parfois à des prix extrêmement bas avec une marge écrasée. On s'aperçoit aussi que pour les légumes, les fruits et légumes, on a des de l'importation qui est à des prix très bas toute l'année et en même temps des produits français équivalents qui sont avec des marges importantes et donc des prix importants en rayon.
Ça déstabilise complètement le consommateur, ça le dirige vers ces produits d'importation euh et il délaisse du coup les produits nationaux, nos produits. Euh il y a un exemple flagrant sur la tomate avec euh des tomates d'origine marocaine qui sont euh toute l'année en magasin à 99 centimes. La petite barquette, les mêmes barquettes bien évidemment, les producteurs français ne peuvent pas rivaliser avec de tels prix, sinon ils perdent de l'argent.
Euh donc les barquettes des producteurs français pour le même le même grammage sont vendus beaucoup plus cher parce que en plus de l'acheter plus cher au producteur français, ils font une marge plus importante dessus. Euh voilà. et ensuite d'avoir des promos en en toute l'année en rayon.
Effectivement, ça le prix perçu par le consommateur est complètement faussé. Euh et en fait le consommateur, on peut s'imaginer qu'il a l'impression de se faire avoir quand il achète un produit hors promo. Il se dit "Ah oui, mais non, si si voilà si s'il est à ce prix-là aujourd'hui, c'est que c'est le prix juste auquel je devrais l'acheter tous les jours, ce qui n'est pas le cas." Voilà, ce qui n'est pas forcément le cas.
Euh et euh je voulais aussi donc répondre à la question. Oui. Comment faire pour euh pour euh préduire le rapport de force distributeur euh enfin producteur ?
Euh ben nous on en appelle à la comment dire au bon sens des et euh comment dire je cherche mes mots euh à la enfin il y a il existe déjà la modération des marches et on s'aperçoit qu' qu'elle n'est pas forcément appliquée euh et voilà et en fait on aimerait avoir euh une meilleure implication des des acheteurs, une meilleure défense de la production nationale. Il y a pas de raison qu'ils aillent faire plus de marche sur la production française que sur les productions étrangères qui on le sait bien sont produites à bas coup dans les mêmes conditions ni sociales ni environnementales que la production française. Donc effectivement pour pouvoir rémunérer justement un producteur français, il faut le rémunérer plus qu'un qu'un produit d'importation.
Euh et donc voilà, en fait il faut non seulement il faut agir par la loi, mais il faut aussi en appeler à la voilà au bon sens et aux intérêts de de tous euh envers la grande distribution. Voilà pour moi. Je je me permets d'en rajouter un peu sur cette part cette part produit en promotion, produits premier prix et produits fond de rayon. le grand différentiel qu'on peut avoir entre les deux entre les deux parties et et la problématique c'est que sur le premier prix euh ou la promotion, les agriculteurs n'ont pas forcément euh ne couvrent pas forcément leur prix de revient mais euh mais dégage dégage le marché et comme c'est la partie fond de rayon qui leur permet de de payer leur frais de leur frais de l'année, c'est cette partie qui diminue de plus en plus puisque quand le rapport est grand, ben le consommateur il choisit et et il aurait tort de choisir de choisir choisir toujours le produit plus cher.
Donc c'est c'est tout à fait c'est tout à fait expliqué, c'est tout à fait compréhensible. Donc c'est vraiment cet écart qui qui pénalise la production française. Ça a été dit par Bruno d'Arnaud, l'écart entre le produit importé et le produit français aussi.
Euh donc c'est c'est pas non plus dire on veut plus de promotion parce que la promotion c'est vraiment un outil aussi pour dégager le marché mais il faut que cette promotion soit au bon moment. euh au moment où le pic de production est là, au moment où il faut dégager le marché et il faudrait pas qu'elle serve de référence pour le reste de l'année euh parce que ça un impact évident sur le le coût de production. Évidemment, on n'arrête pas de on a on peut pas forcément refuser de vendre mais ça peut arriver dans certaines productions quand la production est pas cuueillie.
Alors c'est le cas des des productions très courtes entre le délai de de cueillette et le délai de vente comme la cerise par exemple. Ben parfois le si le coût de ramassage n'est pas payé et ben on laisse voilà, on laisse sur les arbres tout simplement. Donc ça arrive mais ponctuellement évidemment toutes les autres espèces quand la récolte est déjà faite euh bah les les coûts sont engagés hein.
Il reste plus qu'à plus qu'à finir le travail pour pour pour le lait. Alors pour la comme je voulais souligner, on a très peu de relations avec la grande distribution. Euh on travaille avec nos transformateurs sur votre question madame Gul sur la le refusé de vente.
Non non le lait est une dentrée périssable et collecté toutes les 48 ou 72 heures et il part souvent souvent euh certains transformateurs donnent le prix après que ce soit ramassé. Certains ont appris le prix de novembre séjour. Donc ça c'est inanmissible puisqu'on a souvent un mois de retard.
Euh il y a le mot qui nous est souvent mis à l'interprofession la compétitivité. Moi, j'aimerais comprendre. Soit la filière ne rénumère pas et n'a pas de marge et on se pose autour de la table, mais on est transparent là-dessus.
Un transformateur nous soulignait un émental allemand arrive moins cher dans nos étales avec un prix du lit de lait plus cher à 50 € de différence à la tonne. Ça ça nous interpelle. Et une chose qui qui monte dans les campagnes et qui tendance à faire mal et qui a expliqué un peu nos actions syndicales de 2024, c'est cette reconnaissance.
Et certains comme je le comme la FNPL le ressent, certains industrie de la groalimentaire se sont développé extérieur et veulent faire de l'importation. Voilà, pas avec la même qualité, pas avec le même le système social qu'on a. Et là faut qu'on en ait vraiment conscience pour défendre ce système social.
Moi je je vous l'ai dit tout à l'heure à l'interprofession laitière, nous n'avons plus la même vision et et des visions différentes. Certains veulent faire du commerce et pas de la production. Et ça c'est dangereux, c'est que des mots mais c'est dangereux de plus avoir cette souveraineté alimentaire.
Il faut réellement regarder ce qu'on met derrière la souveraineté alimentaire. Et l'élevage laitier euh au-delà de l'alimentation fait de l'occupation des territoires et notamment dans des territoires difficile et pour avoir échangé avec beaucoup de de d'élus maires conseillers les incendies quand l'élevage disparaît beaucoup de territoires partent en coussaille et partent aux incendies le système environnemental qu'on parle beaucoup contient le système de la polyculture élevage est le système qui tient ça biodiversité notamment et captage de carbone par nos prairies. Et n'oublions pas ça et moi aujourd'hui je pense qu'on peut réagir mais certains faut les rappeler à l'ordre.
Voilà, il y a moi moi je le soulligne souvent comme ça. Il y a un intérêt collectif et dans l'intérêt collectif on trouve son intérêt personnel mais si vous faites le contraire ça ne fonctionne pas. plein dans les débats très actuels.
Moi, je voulais juste revenir avant de peut-être laisser la parole soit à madame la rapporteur si elle encore des questions sinon à nos collègues sur vos propos initiaux peut-être pour vous demander quelques approfondissements. Alors, vous avez d'abord abordé les difficultés avec l'autorité de la concurrence sur les AOP ou les OP. Est-ce que vous avez des grièves particuliers à nous souligner ?
Enfin voilà. Euh et quand vous dites qu'il faut approfondir, j'ai compris, le le statut ou l'émission des OP ou des AOP, sur quel axe ? Ensuite, vous avez parlé de ces difficultés de vos produits qui sont moins margés notamment que les importation, mais vous nous avez pas beaucoup renseigné sur en fait la votre rémunération, comment a-t-elle évolué ces dernières années ? et et on est tous bien conscient de l'impact des changements climatiques et et du prix de l'énergie, tout ce que vous avez évoqué, monsieur qui est arboriculteur, mais est-ce quelles sont vos pistes en terme de d'optimisation en fait de ces coûts de production ?
Il y en a-t-il ? Voilà. Y a-t-il des marges par rapport à Et enfin pour monsieur qui représente la la filière la que vous avez pas évoqué les contrats très partites.
Alors je sais qu'il n'y en a pas beaucoup je voilà mais j'aimerais bien connaître votre avis parce qu'on comprend dans votre discours qu'il y a voilà des débats internes à la filière un certain nombre d'opacités. Euh est-ce que les contrats trépartites peuvent être un outil de de transparence ? Oui.
Non. Sont-ils utiliser ? Pourquoi ne le sont-ils pas ?
Merci. Dans je sais pas s'il y a un ordre pour répondre à votre alors je vais je vais répondre à votre première question sur le droit de la concurrence et je vais plutôt que de faire un grand discours, je vais vous donner un exemple très précis qui s'est déroulé cet été. Euh la filière Melon.
La filière Melon était très en colère contre la grande distribution puisque il y avait notamment des opérations à 0,99 sur lequel les producteurs de Melon perdent de l'argent et ont voulu discuter avec les distributeurs sur ce sujet-là sur ces 0,99 et en fait les distributeurs nous ont fait un courrier nous à la GFEL nous indiquant que c'était anormal de discuter de ça à l'interprofession et que ils d'aller faire peut-être attention au droits de la concurrence qu'on avait pas le droit de discuter de ça alors que aujourd'hui tout le monde est sait qu'on perd de l'argent enfin la filière Melon perd de l'argent avec ces 0,99 et mais le fait d'en discuter euh déjà ça il y en a eu un courrier officiel à la GFEL de FCD de FCA des représentants de distributeur en disant "Non, non, vous avez pas travaillé ça, vous dépassez vos prérogatives." Euh voilà. Donc ça veut dire que il y a j'ai pas d'exemple si vous voulez on a des on a quelques exemples précis du droit de la concurrence mais on a cette menace des distributeurs qui nous disent "Vous allez trop loin, vous discutez de ça, c'est pas votre sujet, vous c'est un sujet interentreprise".
Voilà donc et donc ça c'est un exemple précis qui s'est déroulé cet été euh où il y a eu une bon on va dire peut-être une communication à la presse qu'aurait peut-être pas dû avoir lieu. M'a fait le courrier, on l'a reçu et en nous disant "Vous allez trop loin, vous discutez de choses que vous n'avez pas discuté. Donc voilà, donc ça veut dire que on a toujours cette épée de Damoclè et je redis que bah les OP, les AOP notamment un rôle essentiel et que voilà, on est toujours sur ce fil du rasoir si vous voulez et ce fil du rasoir voilà les distributeurs savent en profiter en nous disant vous allez trop loin vous avez pas à nous discuter les prix dans nos magasins, c'est nous qu'on les fait.
Voilà, donc je j'insiste sur ce point-là parce que voilà, c'est pas je vais pas vous amener des mais voilà, il y a cette épée de Damocles qui nous dit c'est vous dépassez vos prérogatives et nous à OP on dit bah ça serait bien de nous rassurer un peu et sur ce côté-là qu'on puisse discuter encore une fois pas d'imposer mais qu'on puisse discuter même la discussion est parfois difficile et on nous menace de ce droit de la concurrence. Voilà. Je sais pas si vous voulez revenir aussi sur ce sujet sur bah sur le la rémunération.
La rémunération. Très bien. Euh effectivement donc en en légume, connaître le coup le coût de revient d'un légume, c'est extrêmement compliqué parce qu'en fait il y a toute la durée de vie de la culture et jusqu'au jour où on a jusqu'au jour où on récolte le légume, on le connaît pas encore avec précision son coup de revient.
Il y a tellement d'aléas qui font que le coût de revient peut peut varier énormément. Suffit de problèmes sanitaires dans la culture, suffit de d'une flambée des coûts de l'énergie comme on a connu ces dernières années. Euh on sait on on a on fait les estimations quand on sème la graine et puis on fait les calculs finaux quand on récolte le fruit ou le ou le légume.
Euh donc euh déterminer le coût de revient d'un légume euh c'est euh c'est assez compliqué. Euh après comme je vous le disais, c'est un marché de gré à gré qui se fait au jour le jour. Donc euh c'est aussi euh un prix qui fluctue en fonction du de la disponibilité sur le marché de ce produit.
Donc c'est déjà une première façon d'adapter le prix en fonction du du coût de revient. Euh voilà. Et ensuite, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que chaque poste de charge euh pour produire un légume augmente constamment et ces dernières années euh euh certains postes ont énormément augmenté.
Donc je parle déjà forcément de la main d'œuvre puisque ça fait quand même c'est un un gros une grosse proportion dans le coût de revient d'un d'un kil de légumes. Euh la main d'œuvre ben forcément elle a augmenté beaucoup ces dernières années puisque beaucoup d'augmentation salariale notamment du SMIC depuis 2000 2020. Euh voilà, par exemple en tomate, la main d'œuf, ça représente à peu près 40 % du coût de revient d'un kil de tomate.
Donc forcément, ça ça impacte beaucoup le le coup de revient. Alors, je prends souvent l'exemple de la tomate parce que je suis producteur de tomates, mais on utilise aussi beaucoup d'énergie en tomate. L'énergie a flambé ces dernières années, notamment avec les conflits qu'on qu'on connaît.
Et donc, ça a impacté énormément le coup de revient. Euh voilà. Et donc en fait c'est des choses qu'on pouvait pas prévoir qui sont impossibles à prévoir et pourtant qu'on a subi de plein fouet.
Et donc ça veut dire que c'est donc la c'est aussi pour ça que la contractualisation est très compliquée parce queon connaît jamais notre crevent à l'avance. Euh mais c'est quelque chose qu'on qui doit être pris en compte par les acheteurs et la grande distribution. Et ben chaque jour en fait c'est c'est c'est nous producteurs, vendeurs qui donnons la température, qui expliquons, qui faisons de la pédagogie auprès des acheteurs pour leur expliquer que et bien il faut acheter nos produits euh plus cher en ce moment parce que il y a telle telle complication, tel coût qui a augmenté.
Voilà. Donc là, c'est toujours pareil, c'est ça fait partie de la négociation journalière. Euh bon, vous voyez l'exemple en ce moment du euh des chou-fleurs.
Euh voilà, c'est même plus une question de coup de revient là, c'est une question de surproduction et il faut il faut que les acheteurs s'adaptent. Euh et euh et c'est pour ça que voilà qu'il y a beaucoup de communication en ce moment sur le chauffleur pour euh pour que les les prix d'achat s'adaptent et les prix de de vente aussi s'adaptent à cette surproduction. Et je voulais juste revenir sur oui comment aider les producteurs à améliorer leur coût de revient.
Il existe aussi ce qu'on appelle les programmes opérationnels euh qui ont été mis en place au niveau européen et qui sont euh un outil euh pour favoriser le pour aider la production à améliorer donc c'estes euh améliorer de manière vertueuse toutes ces toutes ces pratiques et qui aident à financer des investissements aussi bien de conditionnement que de production et qui aide largement à améliorer les coups de reven revient de des producteurs. Voilà. Et c'est opérationnel vous vous C'est opérationnel.
Oui. Oui. Oui.
Très bien. Merci monsieur. Peut-être votre répondre aussi.
Alors, je vais pas reprendre tous les éléments qui ont été dits parce que une bonne partie sont exactement les mêmes. Je voudrais simplement revenir sur les sur la rémunération en fruits de manière générale et attention, il y a toujours des cas particuliers mais de manière générale, la rémunération est en baisse et et le premier point qui peut l'indiquer, c'est la baisse de du nombre de producteurs et la baisse de surface exploitée en fruits en France. Ça c'est le premier indice, un découragement.
Alors une baisse de rémunération et en face une hausse du travail à effectuer, que ce soit un travail réglementaire ou un travail sur l'exploitation, un travail physique. Donc quand on met les deux l'un face à l'autre, une hausse des coûts qui s'ajoute par-dessus, bah forcément on diminue la l'intérêt et surtout on diminue la rémunération. Donc ça c'est une certitude, une baisse de rémunération.
Et ce qui s'est passé dans les années passées, on va dire jusqu'aux années 2000, un gain régulier de productivité alors par de la mécanisation, par des améliorations et aujourd'hui on a plus ce gain et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on a plutôt une perte de productivité. Donc on ne gagne plus en rémunération simplement par l'investissement et simplement par l'évolution du travail. Aujourd'hui, les augmentations de charges passent dessus et comme on a une baisse de productivité, ben d'autant plus une baisse du résultat et de la rémunération.
Face à nous, on a des produits qui viennent des autres pays d'Europe ou du monde et qui ont pas forcément les mêmes normes que nous. Donc les normes sociales et les normes environnementales. Et quand vous mettez ces deux points simplement ces deux points dans la balance, bah ces deux points font que notre produit est moins attrayant pour le consommateur, même quand bien même on peut parler d'un produit plus qualitatif, un produit plus de terroir, mais euh le portefeuille le portefeuille décide et et au final et ben si on vend pas nos produits, on a on n pas la rémunération et si on le vend moins cher, on perd la rémunération.
Donc ça c'est un point très important et c'est ce qui fait toute la difficulté pour améliorer aujourd'hui la rentabilité et redonner de la trait à nos filières parce que on perd sans cesse de la souveraineté alimentaire dans tous les produits. On voit d'année en année la part française qui s'effondre et avec les producteurs, c'est toutes les filières parce que c'est pas que le producteur, c'est le marchand de machine agricole, c'est le c'est les coopératives et cetera et même et même parfois alors un peu moins en fruit légumes mais l'industrie agroalimentaire qui est derrière et qui transforme nos produits. On va laisser la parole à monsieur simplement si vous pouvez nous transmettre tous les documents que vous avez voilà que pour étayer et notamment monsieur si c'est possible tout à l'heure le courrier dont nous vous nous avez fait part.
Voilà, ça serait très intéressant. Merci sur vos deux questions sur Galim. Oui, il y a eu un effet sur les producteurs de lait.
Il faut le reconnaître. La FNPL était très moteur pour faire égalime et pour avoir une juste rénumération. Et l'objectif du coût de production sur le marché intérieur était qu'on atteigne deux smink pour les éleveurs laitiers.
On est à 1,6 SM pour 2024. Donc il en manque encore et on souhaite quand ça euh ça c'est un un premier point sur les contrats triparties. Oui, il y a eu quelques démarches à la marge.
Donc pour faire un contrat triparti, il faut être trois et si quelqu'un ne veut pas et souvent on s'affronte quand même. Les coopératives nous disent clairement elles ont peur de devenir prestataires de service et ça serait dangereux pour ell. Donc ça ça peut-être une démarche mais qui est quand même à la marge.
Voilà. Et souvent ce qu'on ce qu'on nous dit alors ça c'est la politique, j'ai envie de le souligner comme ça du poquer menteur. Euh le transformateur et le grand et le distributeur, on sait pas quel est le méchant au milieu de tout ça mais voilà mais le producteur je suis désolé fait la variable d'ajustement et c'est ce qu'on souhaitait dénoncer dans également.
Très bien. Merci. Est-ce que madame la rapporteur a une nouvelle question et ensuite ce sera Ouais, j'ai une question et puis après effectivement on laissera la parole aux autres sénateurs et sénatrices dans la salle.
Moi, j'ai j'ai encore une question sur les produits bio pour chacune de vos filières puisque alors hier nous avons eu UFC Que choisir qui a fait une étude en particulier sur les pommes bio me semble-t-il et qui nous disait qu'effectivement la marge pouvait en fait faire passer le prix de vente du simple au double entre du bio et du non bio. Déjà que le non bio est très margé, on se retrouve là avec une surmarge importante. Et donc, je voulais avoir votre avis là-dessus.
Est-ce que ça fait partie des sujets des sujets que vous traitez ou en tout cas dont vous voulez nous parler et de même sur le lebio, on parle beaucoup de baisse de la collecte du bio. Donc comment vous voyez cette situation et les perspectives pour cette production ? Voilà le sujet dont je voulais vous parler.
Alors, deux petits mots sur le bio. Alors, j'ai démarré tout à l'heure en disant qu'il y avait de nombreuses espèces en fou et légumes. Donc, chaque espèce a ses caractéristiques avec de pardon, excusez-moi.
Euh oui, donc je disais euh bah ça va dépendre de de de chaque espèce. Chaque espèce a ses problématiques sur le bureau. C'està-dire que on peut avoir des des contraintes techniques, c'est-à-dire on y arrive pas ou on y arrive et vous êtes revenu sur le prix.
Et moi, je vais faire le rapport avec la question précédente. Ne pas oublier qu'en fruits et légumes, ce qui fait le revenu d'un producteur, c'est son volume, que ce soit du bio ou du conventionnel. Et malheureusement et on l' vu, on a discuté du prix des promotions, du prix de fond de rayon, on a beau joué sur le prix, ce qui fait le revenu du producteur, c'est un prix par un volume.
Ça c'est très important, c'est vraiment à intégrer. Et si Michel a parlé tout à l'heure des baisses aujourd'hui de verger notamment en fruits, c'est qu'aujourd'hui il y a voilà, il y a eu beaucoup de réactions sur les impasses phytosanitaires, il y a eu beaucoup de de réactions sur l'eau. En fait, tout ce qui va contraindre la production fait qu'on perde la compétitivité et même le bio puisque le bio quelque part, c'est ce volume produit.
Est-ce qu'il va être suffisant pour arriver à un prix cohérent pour le consommateur ? Après, vous avez raison d'insister, il y a aussi des marges parfois abusives sur du bio parce que on va aller chercher un mais quand même le fond du problème reste le volume produit. Enf, j'insiste sur ce donc quand les filières maîtrisent la technique, on peut arriver à des choses un peu cohérentes.
Mais encore une fois, il faut qu'il y a un consommateur en face et nous on voit vite que il y a des prix auxquels le consommateur n'y va plus. Enfin, moi je je vois l'exemple des pêches et des abrigos, on sait que voilà au consommateur à 4,20 € ça décroche, ça décroche complet. Donc en plus si vous avez du donc il y a ce prix qui malgré tout reste mais encore une fois n'oubliez pas que le prix dépend du volume produit.
Ça c'est quand même la base. Si si vous avez pas le volume, ben les prix font que ça et on va éloigner le consommateur. Donc sur le bio, voilà, je veux pas je vais pas répondre produit par produit parce que tout vraiment si je prends les pommes ou si je prends les pêches, on n'est pas du tout dans le même sujet. les pommes ont réglé ce problème technique et voire même un peu trop de production une suroffre on va dire et empêcher que tarine on y arrive pas du tout par exemple donc ou pas du tout voilà mais c'est pour donner deux aspects sur le bio mes collègues voilà c'est complet non j'ai pas grandchose à ajouter oui juste qu'effectivement produire bioo ça coûte plus cher que produire en conventionnel donc il faut forcément rémunérer plus cher le le producteur et vendre plus cher en rayant si on veut faire la même marge.
On s'est aperçu que quand même les marges sur le bio pendant longtemps ont été bien supérieur au produits conventionnels. Peut-être que c'est une des raisons du désintérêt du consommateur pour le bio ces dernières années. Euh certainement même.
Euh voilà. Donc là, on va dire que la balle est dans le camp des de la grande distribution euh voilà pour recréer un équilibre et faire en sorte de regagner la confiance des consommateurs. H merci.
Et voilà, bien réinsister sur le fait qu'on a aussi cette position d'offre et de demande. C'est bien encore là que ça va que ça va donner l'impulsion ou pas l'impulsion. Et et c'est vrai, toutes les filières sont différentes, tous les fruits sont différents.
Bah la pomme aujourd'hui, c'est plutôt de la déconversion parce que on était aller trop vite et trop loin et du coup le marché n'était pas en phase avec la avec la production. Donc les prix étaient inférieurs et donc inférieurs en chiffre d'affaires hectare pour pour payer les coûts. Monsieur peut-être juste avant.
Oui. Non non. Non non sur sur la filière laitière donc il y a eu beaucoup de conversions bio dans les années 2018-29 euh il y avait un marché une segmentation il y avait une demande de la consommation le Covid est passé par là qui a détourné un peu le consommateur.
Je sais pas s'il a fait l'amalgame entre le bio et la proximité ce confinement. Euh la filière a énormément souffert, énormément souffert. Elle retrouve une bouffée d'oxygène ces jour-là, mais elle retrouve une bouffée d'oxygène parce que beaucoup de producteurs se sont déconvertis.
L'analyse qu'on peut faire et je on vous fournira les éléments, c'est qu'on on a une partie des consommateurs qui veulent bio puisque c'est leur image mais on narrive pas à faire augmenter ça. Il y a un point qu'on a qu'on a beaucoup oublié et et je pense c'est votre rôle, on parle beaucoup de la grande distribution mais on a la restauration hors foyer aujourd'hui où ça serait très bien que ce soit quand même des produits français qui soient en restauration en foyer dans nos écoles et tout ça et et là-dessus il y a toujours ce ce prix mais je pense qu'il faut qu'on lève ces freins de prixlà. Il y a on peut trouver des systèmes et je pense à un qui tient particulièrement à cœur à à à la FNSEA et à la FPNPL, c'est le gaspillage alimentaire.
Le gaspillage alimentaire qui est très présent et et la FNSO par la la personne de Jean-Michel de Métayer avait créé Solal. Donc je pense qu'il faut qu'on réfléchisse vraiment à ça parce que moi on m'annonce qu'on est entre entre 26 et 30 % de gaspillage alimentaire. Non, on on doit éviter ce gaspillage alimentaire là et ça pourrait diminuer les cours.
J'ai juste une petite question peut-être pour monsieur Collet puisque vous avez euh tous parlé effectivement de souveraineté et cetera. Si je ne m'abuse, il y a eu euh euh la mise en production de barquettes bleu blanc-rouge. Euh est-ce que on a eu un impact particulier ?
Est-ce que le fait d'afficher clairement euh euh avec cet étiquetage et cette enfin ce marketing spécifique, ça a eu un effet ? Donc vous voulez parler des Oui. des tomates cerises bleu, blanc, rouge.
Voilà. Donc effectivement, ça un travail qui a été réalisé au niveau de l'AOP nationale tomate et concombre de France euh de de créer un packaging commun dans l'idée de faire face aux tomates d'importation dont on parlait tout à l'heure à 99 centimes. Euh et bien là, c'est toujours un peu la même chose, c'est-à-dire que on attend que les distributeurs rentrent dans le jeu et s'y mettent vraiment.
On a été donc 2025 était l'année de de lancement entre guillemets. Euh on n' pas eu une une grand retour de la part des distributeurs. Euh voilà, il il y a toujours ce rapport de force qui fait que ils auraient préféré euh qu'on s'aligne sur le prix plutôt qu'on qu'on fasse ça.
Donc voilà euh on essaie de construire des ch c'est pas ça. Merci mais on voit que c'est quand même apprécié encore. Je pense ça sera intéressant là si vous avez des chiffres pas mal parce que je pense que c'est pour le coup quand même.
C'est un message qui passe bien auprès des consommateurs. Donc ça peut être c'est comme les opérations sur les lait. Voilà.
Je vous en prie. sur non sur ce que vous venez de souligner sur le drapeau bleu blanc rouge, nous c'est vraiment quelque chose qui fonctionne dans le consommateur est attaché à à France je je le redis et on a eu on a d'énormes difficultés avec certains transformateurs qui ne veulent pas promouvoir l'origine France et et sur l'étiquetage là c'est pareil parce que je pense qu'il y a une tromperie de consommateurs qui n'est pas qui n'est pas entendable. On l'a vécu dernièrement au Brésil.
Euh, il y a eu des démarches au Brésil, euh je vais pas venir sur Mercure, je vous rassure, mais il y a des démarches au Brésil où certains sont présents là-bas euh et utilisent le drapeau bleu, blanc rouge avec du Oui, oui, oui. Et on peut vous donner les éléments. Alors, bien euh la marque était la marque président.
Non, non, mais je et et ça ça voilà. Non, on on utilise mais on on trompe le consommateur. Donc là, il y a un vrai travail et en nous c'est quelque chose qui fonctionne énormément.
Et bien merci. Non, merci beaucoup. Oui, monsieur.
Alors, on va laisser la parole à nos collègues. Je crois qu'Eveline, tu avais une question. Merci madame présidente.
Moi je voudrais vous interroger pour les problèmes du territoires ultramarins. On sait que pour le lait dans les territoire ultramarins, tout ce qui est à base de produits laitiers arrive chez le consommateur à des prix qui sont excessivement élevés. Euh selon les territoires, la production locale laitière n'existe quasiment pas et ce qui entraîne une forte dépendance aux importations de lait UH UHT de poudre de lait ou bien de matière grasses qui sont ensuite transformées et conditionnées ensuite sur place.
Bon, à ces étapes s'ajoutent le frais maritime, les coûts portuaires, le stockage, les dispositifs fiscaux qui sont spécifiques, notamment l'octro de mer. Pour le consommateur ultramarin, cette succession d'intermédiaire rend la formation du prix difficilement à comprendre. Vous entendez parler, on entend toujours parler des marges des producteurs des des distributeurs localement.
Moi ce que je voudrais essayer de savoir concerne le lait mais ça concerne aussi les fruits, ça concerne aussi les légumes. Je voulais savoir comment je peux faire pour que l'on me décrive sans me mettre de prix dans un premier temps. Ensuite, j'irais faire une deuxième démarche avec l'indication des prix.
J'aimerais savoir comment je peux faire pour qu'on me donne un document pour avoir la chaîne de du produit laitier ou du produit de légumes ou fruit ou fruits et légumes outreem. Il part à il part de du producteur, il va où ? Il passe où ?
Il s'entrepose où ? Il part du Havre. Ensuite, quels sont les différents intermédiaires que l'on peut trouver sur un produit de consommation tel que le lait ou les produits les produits laitiers ou de fruits ? et ensuite, je mettrai dessus les différentes les différents prix pour voir où sont les marges parce que je suis convaincu que quand on a des taxes euh comme des droits de MER et autres et que chacun rajoute sa marge, c'est qu'on doit se retrouver à certains moments à des prix qui sont augmentés artificiellement de de de fiscalité sur fiscalité, plus marge, plus fiscalité.
Donc pour ça que j'aimerais bien avoir définitivement alors si vous l'avez pas tout de suite, vous devez pas la voir mais au moins que je puisse avoir une contribution écrite que vous pouvez enesser aux administrateurs ou à madame la présidente pour que je puisse ensuite travailler dessus. Alors moi j'ai j'ai pas les éléments du tout là-dessus. Ce que je vous propose c'est que je vais me rapprocher de l'interprofession laitière et regarder si ce dossier est travaillé et on vous fournira tous les éléments possibles que que je trouverai en interprofession laitière.
Mais je veux quelque chose de de pas très pas complexe hein. C'est les chaînes pourquoi je pose cette question ? Parce que très souvent on voit quand on voit leur constitution de de marge et d'intermédiaire, de temps en temps, on voit un producteur et ensuite directement une structure qui réalise toute toute l'opération de transport, qui fait le transport, qui fait le stockage au havres.
Ils font le stockage, le transport, ils font du frigo. Donc tout ça, ce sont des températures dirigées ou dans d'autres des températures qui sont positive. Euh et ensuite on a le transitaire qui fait le travail euh qui arrive sur le bateau, ensuite qui va dans un entreposage et ensuite qui arrive chez le distributeur.
Donc donc c'est c'est tout ça que de manière simple que j'aimerais bien avoir. Alors, je sais pas si vous pouvez répondre mais monsieur, mais on a prévu hein dans notre organisation, mon cher collègue, de faire une table ronde spécifique sur euh sur l'outre mer parce queon comprend bien qu'il y a des des voilà des flux euh particuliers. Donc je sais pas si vous pouvez répondre mais sinon c'est quelque chose sur lequel on pourra revenir plus précisément avec les acteurs spécialistes de l'outreem.
Non mais je vous en prie hein, si vous avez des éléments mais enfin monsieur pour le lait a répondu qu'il laisse renseigner. Voilà pour les légumes, moi j'ai pas j'ai pas la réponse à vous apporter là tout de suite, mais à Légumes de France, on a une antenne outreem. Donc je vais je vais leur poser la question et puis vous apporteront les éléments qu'ils ont à leur connaissance.
C'est quand même des flux voilà spécifiques. On va on va revenir là-dessus. Alors on a notre collègue aussi Audrey qui veut poser question.
Merci. Merci. Pardon pour mon léger retard.
Audre Linkenel. Donc je suis sénatrice du nord. Je voulais euh rebondir sur ce que vous avez dit notamment monsieur de pour les producteurs de lait sur euh la question de la restauration hors foyer.
Je suis pas sûre d'avoir complètement saisi ce que vous avez indiqué puisqu'il me semble que la loi égalim pardon s'applique aussi sur les aiments liés au au local et au bio donc et que les collectivités concernées font font tous les efforts possibles pour atteindre les objectifs, même si c'est évidemment pas plus simple pour elles que pour d'autres, mais je pense qu'elles ont aussi des une des souhaits politiques d'y arriver qui sont peut-être plus faciles à exaucer. sa que les simples vœux d'un consommateur euh prix entre ses envies de bienfair et son porte-monnaie, même si les collectivités ont des porte-monnaie assez serré aussi. Donc est-ce que vous pourriez revenir là-dessus parce que je suis pas sûr d'avoir complètement saisi du coup ce que vous vouliez dire.
Merci. Oui oui sur égalim. Oui.
Egalim a exigé certaines choses dans la restauration hors foyer mais dans Égalim les grossistes sont pas tenues au coûpt de production. Donc c'est dire pas de souci pour mettre le français mais la rénumération du producteur n'est pas dedans sur la la production bio votre micro chers collègues pour qu'on puisse enregistrer. C'est ce que vous dites c'est pas moi j'avais compris que le sujet c'est que les produits n'étaient pas assez locaux ou français.
Ce que vous dites c'est qu'ils le sont mais pas à une rémunération qui qui vous convient. Ce que ce que nous disent nos nos transformateurs, c'est que pour accéder à ces marchés là, c'est des marchés qui sont très concurrentiels et très compliqués et il y a pas la transparence des galines dedans. Et sur la la filière bio, il y avait un engagement de mettre 25 % de bio.
C'est été écrit dans la loi mais c'est jamais été appliqué aujourd'hui. Je si je peux me permettre d'intervenir en tant que rapporteur d'égalim effectivement c'est inscrit c'est dans le titre 2 sur la restauration en dommicile mais dans la pratique ce que traduit monsieur ça n'est pas suivi par tout le monde. Alors sur les restaurations scolaires, il y a des municipalités, il y a des départements, il y a des régions qui ont fait qui ont fait des efforts, mais c'est c'est totalement voilà disparate d'un territoire à l'autre.
Et effectivement, alors ça c'est un volet et le second volet c'est que les grossistes à ce jour ne sont pas soumis à égalim donc ne rentrent pas dans ce schéma. Alors, c'est tout le côté perfectible encore de la loi égalie, mais c'est vrai qu'on a beaucoup parlé du titre 1 où il y avait les négociations commerciales, mais on a peu parlé du titre 2 qui qui reste à investiguer et à contrôler au point de vue sur la mise en application effectivement de tout ce qui est restauration à domicile. Moi, je rappelle par exemple que l'État s'était engagé à ce que 100 % de la viande dans l'admin dans les administrations publiques soient de la viande française.
Bon, ce jour, c'est pas réalisé. Voilà. Donc il y a effectivement encore des des marges de progression.
Oui. Oui. Alors, on a un comité de suivi hegalim qui qui travaille sur ces différents aspects et qui met en qui qui pointe les évolutions.
Et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles il y a eu finalement plusieurs égalimes, c'est que les unes venant un peu ajuster et corriger les manquements des précédentes. Mais le volet de la restauration hors domicile est un sujet majeur pour les producteurs aujourd'hui. Alors, notre collègue Yve Blunvet.
Oui, trois questions. D'abord, une première question au producteur de fruits et légumes et je vais me concentrer sur l'exemple de la tomate parce que je pense qu'il est quand même symptomatique. Dans l'année où on vote la souveraineté alimentaire et qu'on met la souveraineté alimentaire d'intérêt national majeur, on se retrouve avec une part de marché envahissante de la tomate marocaine dans des proportions complètement folles.
Et on se demande comment tout ça va finir, comment tout ça va se terminer. Moi, j'avais une question par rapport à ça. C'est quoi la solution devant ce cette invasion massive de la tomate marocaine ?
Est-ce que vous avez des solutions ou des débuts de solution ? La deuxième question, c'est ça s'adresse à la filière laitière. On avait déjà eu l'occasion d'échanger sur la problématique de la transparence.
On voit bien que dans le lait, la concentration des opérateurs, le côté dominateur de certains et les méthodes assez peu transparente de certains opérateurs font que vous n'avez pas la moitié des éléments pour pouvoir effectivement véritablement déterminer le prix payé au producteur. Pouvez-vous nous expliquer un peu plus dans le détail ce que vous attendez de en matière de transparence ? Si j'ai bien compris, dans cette transparence, on parle peut-être des produits grande consommation, les fameux PGC, mais on oublie de parler des produits qui sont essentiellement sur l'export et sur des produits particulièrement très transformés.
Dites-nous un petit peu parce que c'est important, vous l'avez un peu dit dans votre question préliminaire, mais je pense qu'il faut aller plus loin pour qu'on puisse vraiment faire bien comprendre la problématique et essayer de trouver les solutions. Et puis la troisème question, ça s'adresse à vous tous, la notion de marque nationale mais d'une marque souveraineté. J'ai entendu parler des barquettes bleu blancrouges.
C'est sûr que à côté des barquettes Azurea, parce que quand on regarde la baquette Azurea, on a l'impression que c'est françaisin. Euh il y a il y a tromperie. Donc je pense qu'il y a un vrai travail à faire mais de façon transversale sur tous les rayons.
Où en êtes-vous dans les OP, dans les AOP sur une marque souveraineté alimentaire ou qui tournerait autour d'une identification souveraineté alimentaire ? Et ben moi je veux bien commencer par oui les tomates. Euh la solution elle est collective selon moi.
Il y a pas une solution, il y en a on va dire tout un paquet. Euh donc effectivement, il y a le le premier pas que nous on a fait au niveau de la OP tomate, c'est euh la barquette souveraine. On l'a d'ailleurs baptisé comme ça, barquette souveraine, celle que vous appelez le blanc rouge.
Elle elle a effectivement été créée pour euh faire face à cette barquette de tomate Azura qui est présente en très grande quantité euh dans tous les rayons, absolument tous les rayons de tous les distributeurs. Si on continue comme ça, c'est la fin de la filière tomat cerise en France tout simplement. C'est pas compliqué.
Nous, on peut pas tomate en général euh j'espère pas mais tomate cerise certainement. Euh mais euh voilà, si ça continue comme ça, nous on pourra pas faire face. On ne peut pas être compétitif par rapport à la tomate d'importation, ça c'est très clair.
Euh donc c'est un effort collectif. Nous avons fait l'effort, nous producteurs de tomate de proposer une barquette de tomates cerise avec un un prix de session diminué pour que la grande distribution puisse la proposer en magasin à un prix raisonnable. Il sera jamais au même prix que la barquette de tomate d'importation marocaine.
Mais voilà, l'objectif c'est qu'il y ait un prix raisonnable. Mais il faut que tout le monde joue le jeu. Ça veut dire qu'il faut que la grande distribution nous commande ses tomates, les mettre en rayon, ne dépasse pas un certain prix.
Donc ça veut dire qu'il faut qu'elle accepte de réduire sa marge elle aussi sur ce produit et qu'elle marche pas comme elle a l'habitude de faire sur tous les les produits français. Donc on s'est aperçu cette première année que c'était pas le cas de tous les distributeurs. Certains ont accepté de jouer le jeu, d'autres non.
Euh voilà. Et euh la solution, elle vient aussi du consommateur. Euh il a la responsabilité lui aussi euh ben de faire un acte d'achat souverain euh et de préférer payer un petit peu plus cher pour euh une tomate française plutôt qu'une tomate d'importation.
Euh les tomates françaises, on sait et on peut facilement savoir dans quelles conditions elles ont été produites. On sait où elles ont été produites. Déjà, c'est en France.
Euh mais voilà, on connaît les conditions de production tant au niveau euh social que environnemental. les tomates qui viennent hors Europe, c'est assez obscur, on sait pas trop ce qui se passe et en tout cas nous producteurs, nous le savons parce que nous on se renseigne et on sait que au Maroc par exemple, il y a plus une goutte d'eau. La main d'œuvre c'est c'est 15 fois moins cher que qu'en France.
Donc forcément voilà, c'est c'est une espèce de de de dumping social et environnemental auquel nous on peut pas faire face. On y travaille tous les jours mais effectivement on peut pas on peut pas demander que l'effort soi fait uniquement au niveau de la production. C'est un effort qui doit être collectif.
La production, la distribution et le consommateur. Voilà. Et pour répondre à la dernière question, ben est-ce qu'on travaille à une marque française ?
Oui, ça c'est le premier exemple. C'est le notre premier pas. Peut-être qu'il faudra aller plus loin.
Aujourd'hui, on est en train de travailler sur ce dossier là, mais peut-être que cette marque, si on veut qu'elle ait de l'effet, il faut surtout pas qu'on multiplie les logos souveraineté dans chacune des filières ou alors on va perdre le consommateur. Il y a un très bon exemple, c'est à l'échelle d'une région, c'est produit en Bretagne. Produit en Bretagne, c'est un logo qui a été créé en 1995 qui était à l'origine pour défendre l'emploi en Bretagne. aujourd'hui, vous le retrouvez aussi bien sur des produits alimentaires que sur des produits, y compris même des services.
Euh et c'est la preuve que un logo peut rassembler à condition qu'il soit le même pour tout le monde. Et là, c'est un travail interfilière à faire. Euh pour compléter ce que vient de dire Ron et puis pour aller dans votre sens, euh je donner un exemple en fruit he puisque vous connaissez la marque Verger Coresponsable qui a été lancée par la pomme en 2011. pêche abricot, on a rejoint en 2013.
Aujourd'hui, c'est la Prune qui est en train de nous rejoindre. Alors, le problème de ces marques, il faut pas oublier que derrière, on a un certain cahier des charges. Il suffit pas d'afficher qu'on est produits breton, qu'on est produits français.
Derrière, il y a un cahier des charges sur lequel sur lequel il y a une qualité gustative que le consommateur doit faire la différence avec le produit étranger, une qualité environnementale. C'est tous ces cahiers qu'on essaie de construire mais vous avez raison, la multiplication est un peu difficile, ça c'est évident et on perd aussi un peu le consommateur parce que un coup c'est vergé corresponsable, un coup c'est vergé bon donc ça mais on au niveau des AOP on sent aujourd'hui quand même un certain qui se rassemble au niveau des fruits, au niveau des légumes pour travailler dans ce sens-là mais ne pas oublier qu'il y a c'est des cahiers décharges qui sont vérifiés avec des organismes certificateurs. certains coups ça.
Donc les gens y vont mais moi je vous rejoins. C'est clair que on va on essaie de rassembler, c'est long parce que je vous dis verg corresponsable c'était 2011 et on commence à grandir aujourd'hui 2025. Donc voilà, il a fallu habituer.
Le le distributeur est plutôt pour nous de ce côté-là le le met plutôt en avant. C'est avec ça qu'on essaie de d'imposer ce produit français face aux produits espagnols et italien. Mais vous avez raison de le dire que ça passe par des marques plus collectives et plus large.
Elles sont multiples aujourd'hui mais on essaie de les rassembler au niveau des AOP. Oui, c'est clair. Je vous rejoins.
Très bien. Merci beaucoup. Mais je pense que vous avez raison parce qu'on voit fleurir les démarches territoriales hein.
Je pense qu'on a tous dans notre territoire produit voilà qui sont bien identifiés. Et du coup, ça vaudrait ça vaudrait le coup quand même que vous ayez une lecture vous transversale de cela puisque l'excès peut peu peut un vraiment un dernier point parce qu'on va interrompre la séance. On va interrompre la séance.
Ah d'accord. Alors si je vous demande d'accélérer parce que vous savez qu'on voudrait interrompre la séance. Donc je je je je vais aller vite.
La première question oui nous rencontré au sommet de l'élevage. La première question que je poserai à l'assemblée que meton derrière la souveraineté alimentaire ? parce que là il y a beaucoup de définitions sur ce dossier-là et que mettons je je le ressoulligne, il y a qu'en lait où nous avons la souveraineté alimentaire pour vital pour nos consommateurs.
Donc toutes les autres productions on l'a perdu sur la demande complète. Donc nous la FNPL c'est de rendre un pouvoir coercitif de l'OFPM aujourd'hui et d'obliger la transmission des des données. C'est vraiment voilà de donner ce pouvoir à l'OFPM.
La deuxième chose, c'est de supprimer l'option 3 et de passer à l'option une et 2 pour qu'on ait vraiment cette transparence et il y aura pas de discussion derrière sur l'export. Je vous ai souigné qu'il fallait dans dans Égalim construire des indicateurs coût de production où nous n'y arrivons pas. Quand vous ne voulez, je vous dis comme ça, quand vous ne voulez pas faire les choses, on peut toujours y arriver par tous les moyens. et et la discussion que j'avais eu avec vous et c'est là où on souhaitait quand l'actalis a lâché les producteurs et a souligné je ne cade pas d'argent sur l'export, on sait pas ce qui est vrai ou pas vrai.
Soit c'est réellement vrai par notre système social et on en prend acte, on en prend acte mais soit ça n'est pas vrai et il y a je le dis comme ça, c'est peut-être brutal, il y a mon profit qui compte et le reste c'est tout. Ça je ne l'entends pas. Je ne l'entends pas.
Et là il faut qu'on arrive à décortiquer ces choses-là. On a quand même, je l'ai souligné dans dans mon introduction, on a des pays nordiques tenus par des coopératives qui sont en train de de créer de très grosses coopérativ et qui nous interpelle. Je vais vous en prendre deux, Frenchland, Campina et et Micobel vont passer 11 milliards de lit de lait et DMK et Arla aujourd'hui vont fusionner, vont passer 20 milliards de lit de lait.
Ça voudrait dire une coopérative quasi au sein du pays français. Et ça ça m'interpelle parce qu'ils veulent une juste rénumération et ils ont investi pour leur pays. Et moi, j'attire votre attention là-dessus.
Je vous en ai parlé. La France 24 milliards d'olit quatre transformateurs sont allés se développer dans le monde aujourd'hui pour 24 milliards. Ça veut dire qu'ils sont implantés partout dans le monde.
L'Allemagne qui est le premier producteur de lait en Union européenne, 32 milliards de lit de lait, 5 milliards aujourd'hui sont développés à l'extérieur. Et ça, ces chiffreslà doivent nous interpeller. Je pense que certains vont faire leur business ailleurs et j'ai peur dans les années à venir que le lait soit comme la volaille, un poulet sur deux et orté en France.
Et ça ça n'est pas entendable. Je sais pas si j'ai répondu à autre question mais là voilà et ramener fait ramener à la raison au bout d'un moment il faut dire stop le politique le citoyen et leur stop il y en a assez voilà et il faut renforcer nos coopératives et nos coopératives faut faut vraiment les renforcer c'est le système qui fonctionnera le plus. Écoutez, merci beaucoup messieurs pour alors quand je entends parler entend parler là sur le problème des marques et des logos, j'aurais bien voulu voir ferait pas réfléchir à un logo une marque France qui serait le produit en amant dans le sens de tout le monde un produit France mais pas simplement sur l'alimentaire qui serait également sur tous les produits.
Je pense que c'est ce qui est dans effectivement le fil conducteur de beaucoup de débats sur le textile, sur beaucoup de produits. On est je crois qu'on se rejoint là-dessus. Donc je vais interrompre la séance en vous remerciant vraiment beaucoup les uns les autres de de vos participations et et de vos apports en vous redisant que nous sommes effectivement très intéressés par la communication de tout document que vous jugeriez utile.
Et donc je demande à mes collègues de rester. Merci. Merci.
Merci.
Anne-catherine Loisier