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interviewyoutube.com· 28 avril 2026 26 min

The political interview with David Guiraud, Mayor of Roubaix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est le seul maire à la fille du nordpalais [musique] à la tête d'une ville de près de 100000 habitants. Ville aux deux visages, l'une des plus pauvres de France mais qui a aussi vu naître les plus grandes fortunes de la région. David Guirot, 33 ans, a été élu avec 53 % des suffrages, soit 9700 voix dans une quadre angulaire.

Il est avec nous aujourd'hui. Bonjour David Guirot. Bonjour.

Cela fait un mois que vous êtes élu. Comment vous sentez-vous quelques semaines après avoir enfilé les charpes ? Vous êtes à l'aise dans le costume de mère ?

Peut-être plus que dans celui de député. Je regarder les images que vous venez de passer parce qu'il y a beaucoup de de bonheur et de fierté. Déjà, c'est une fierté de représenter cette ville, c'est une fierté de représenter ses habitants.

Euh, j'ai été élu auparavant et je sais dans quoi je me lance. Donc, je suis plutôt à l'aise dans les habits de représentants parce que c'est ce que je voulais faire et c'est ce que j'étais en partie. Je représentais déjà en partie Roubé et Watolo.

Maintenant, il y a aussi une ambiance de travail. C'est-à-dire que là, on est sur un rythme assez intense et on a beaucoup de dossiers urgents à régler. Je pense notamment au projet d'en rue de rénovation urbaine, à l'Alma, à l'épul euh des projets urbains, sport dans la ville et des projets sociaux.

Donc c'est plus de responsabilité que députés. C'est différent. C'est un rythme qui est plus intense mais le soir vous êtes chez vous.

Ce qui me manquait beaucoup quand je devais dormir dans mon bureau à l'Assemblée, c'est que les alerte entre Paris et son domicile, et encore nous à Roubé, on est à 1h30 euh 2h porte à porte. Euh il y a des collègues quand ils sont à Toulouse, c'est une vie difficile pour la vie de famille et cetera. Euh vous n'êtes peut-être pas tout à fait surpris.

Votre père était était mère lui aussi. Est-ce qu'il vous a donné des conseils ? on échange mais euh on a toujours un peu séparé quand même euh avec mon père tout ça.

Par contre, je connaissais le rythme. C'est je savais dans quoi je m'engagea parce que je je sais que c'est que c'est prenant, que c'est exigeant, c'est prenant d'être parlementaire. Donc en tant que député, je connais le métier du politique, mais c'est vrai que c'est là on a des grosses responsabilités et maintenant l'objectif c'est comment dire d'avancer sur les sujets principaux en mairie, mais aussi de pouvoir rapidement retourner sur le terrain parce que on a faut pas rester bloqué dans la mairie non plus quoi.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en bien et en mal peut-être dans la mairie ? dans la mairie en arrivant euh bah en mal. Je dirais euh quand même qu'on récupère une situation qui est laissée par la droite où moi j'étais persuadé que la droite était des bons gestionnaires.

Je découvre que non. Euh donc évidemment, on a dû rattraper pas mal de choses et puis je pense qu'il faut organiser les services, faire en sorte que le climat social soit apaisé dans la mairie parce qu'il y a beaucoup d'agents qui ont eu qui ont exprimé beaucoup de souffrance en fait sur les 12 années qui ont passé. Par contre, ce qui nous surprend bien, c'est qu'il y a quand même une volonté de la part à la fois des agents mais aussi des habitants de faire des choses, de faire briller la ville, d'être d'être fier de cette ville et de mettre en avance qu'elle peut faire de mieux.

L'abstention est restée très forte dans votre ville, 63 %, ça fait moins de 10 % des habitants qui ont voté pour vous. Est-ce que ça vous oblige un peu plus ? Bah, en tout cas, il y a un gros travail à faire à la fois sur euh les gens ne retourneront pas à l'élection euh et ne retrouveront pas un rapport à la démocratie si la démocratie leur est pas utile et si les élus sont pas utiles.

Donc moi, mon but, c'est d'aller notamment vers les plus précaires, vers les plus exclus, vers ceux qui pensent que la politique leur apporte pas grand-chose, mais parce que jusqu'ici la politique la politique ne leur apporte ne leur apportait pas grand-chose pour leur prouver que quand il se dotent d'un représentant, ça peut changer leur vie. Et typiquement ce qu'on a fait comme une de nos premières mesures qui est de rendre la cantine gratuite pour les familles les plus précaires de Roubé, ça va dans ce sens-là. Mais il y aura d'autres actions notamment en terme de proximité où il faut que les élus retrouvent euh le chemin de la proximité du dialogue avec les habitants, ce qui avait globalement disparu à Roubé où des quartiers entiers ne voyaient plus leurs élus au quotidien.

Vous venez de parler d'une de vos mesures. Vous aviez un programme de 400 propositions avec des priorités. On va y revenir.

Mais avant, sans épiloguer sur le sujet, beaucoup d'élus ont augmenté leurs indemnités dans beaucoup de communes. L'augmentation de l'enveloppe des élus à Roubé a fait couler beaucoup d'encre. Comment avez-vous vécu cette première polémique ?

Euh, plutôt bien parce que alors moi, je suis un des maires des villes de 100000 habitants les moins bien indemnisés, hein. Enfin, je veux dire à côté Tourcoin, je crois qu'elle est créé donc c'est 8000 Watolo 40000 habitants qui qui touche plus que moi. Oui.

Bah oui, bah c'est des cumul évidemment. C'est facile d'avoir une rémunération municipale faible quand vous avez 2500 € de la métropole. Mais est-ce qu'un élu doit être LFI doit être plus exemplaire que les autres ?

Mais bien sûr, mais par contre la question notamment de mes adjoints, ce qui s'est passé c'est que moi j'assume quelque chose. Sous le mandat d'El bar tout le monde était rémunéré donc tous les élus, y compris les conseillers municipaux avaient des rémunérations. Il y avait une armée de conseillers délégués par exemple dont les responsabilités étaient diluées qui étaient payé également.

Moi, j'ai assumé, j'ai divisé par 3 le nombre de conseillers délégués. J'ai réduit euh l'enveloppe financière qui a loué aux conseillers municipaux parce que les conseillers municipaux, on attend moins de travail queeux parce qu'ils ont un travail à côté, ils ont une vie. Par contre, sur les adjoints, effectivement, j'ai resserré les responsabilités et donc j'ai resserré aussi les moyens budgétaires qu'on y mettait parce que mais c'est une demande des habitants, c'est pour ça que je le vis assez bien, les habitants, ils nous jugeront sur notre capacité à être présents dans leur vie et à défendre leur quotidien.

Alors justement, vos premières mesures, c'est notamment l'augmentation du budget d'urgence du CCAS de 100000 €. À quoi doit servir cette augmentation concrètement ? Le budget d'urgence, c'est le budget qui est destiné à ceux qui sont en plus grande fragilité.

Donc ceux qui ont des vrais problèmes, par exemple, avoir accès à de l'alimentation, à de l'aide sociale de base qui leur permettent de survivre. Et donc effectivement, il y a une enveloppe qui existe déjà et nous, on a augmenté cette enveloppe de 100000 €. Pourquoi ?

Parce que en parallèle de ce qu'on fait avec le CCAS, on s'apprête à mettre en place une grande campagne de proximité. Je ferai des annonces dans les jours à venir. Et cette campagne de proximité, elle a principalement pour but de lutter contre le non recours au droit.

Il y a énormément d'habitants de Roubé qui ont droit à des aides mais qui n'y recourent pas parce que ils sont coupés des institutions parce que les institutions se sont détourné d'eux. Ça veut dire que des médiateurs vont aller à la rencontre des médiateurs des élus puisqu'on parlait des de rémunération des élus. Il y a des adjoints qui seront présents euh beaucoup plus dans leur quotidien.

Et quand on lutte contre le non recours au droit, et ben il faut prévoir aussi une enveloppe budgétaire qui augmente. Et donc nous, on augmente l'aide et on s'attend aussi, parce que c'est notre métier, à ce que plus de roubésiens aient accès à leurs droits les plus fondamentaux, élémentaires. Encore une fois, c'est des droits.

Ils y ont droit s'ils s'ils y ont pas accès. C'est notre responsabilité de faire en sorte qu'il touche ses droits. C'était un débat lors justement de cette campagne assez apre.

La cantine scolaire, vous l'avez vous la rendez gratuite pour les plus modestes, c'est-à-dire les familles qui payaient déjà 1 €. Euh, il y avait urgence à agir euh pour ces familles. Il y avait déjà des aides non du CCAS pour elle.

Il y avait des aides du CCAS mais là on va euh on va commencer effectivement par les familles les plus précaires. L'urgence, elle est tous les jours hein à Roubé. euh quand vous êtes sur le premier quotient familial, donc le plus bas, euh vous êtes dans des situations, c'est des habitants qui sont dans des situations très très compliqué, extrêmement compliqué.

Et donc euh vu l'augmentation des prix, vu l'augmentation des prix de l'essence et cetera, euh il y a une urgence sociale à agir pour les plus exclus, les plus précaires, les plus en difficulté. C'est un premier pas. Moi dans mon programme effectivement, on a eu des grands débats pendant la campagne.

J'ai opté pour un programme réaliste, c'est-à-dire on agit en urgence pour les plus précaires. C'est combien de personnes ? C'est 660 enfants.

C'est 77000 repas qui ont été distribués sur l'année dernière si je me trompe pas. Donc là, le coût budgétaire de la mesure, c'est environ 55000 € parce qu'on est en cours d'année. Donc si on arrive à le faire d'ici juin, juillet, ça sera environ 55000 € vu qu'il y a déjà des repas qui ont été distribués et sur une année, ça peut aller de 70000 à 100000 €.

Et avec quel contenu alors dans l'assiette des enfants ? Et ben, vous faites bien d'en parler parce que c'est le 2è sujet, c'est-à-dire que là, on a débloqué une aide qu'on considère urgente pour ceux qui sont le plus en difficulté. Le deuxième chantier qu'on aura vis-à-vis de la restauration scolaire qui sera mené notamment par un adjoint à l'alimentation euh qui est quelque chose qu'on innove aussi à Roubé, euh ça sera de d'avoir une cantine bio ou en tout cas d'aller vers le bio avec des des aliments de bonne qualité en circuit court.

Je dis ça parce qu'aujourd'hui on a encore beaucoup recours à des centrales d'achat où les produits ne sont pas de bonne qualité pour les enfants. Donc ça c'est le deuxième chantier, des produits de meilleure qualité. 3è chantier, voir comment on réduit la facture pour euh les ménages qui sont eux aussi modestes ou de classe moyenne sans aller forcément vers la gratuité mais en tout cas pour réduire le coût pour eux parce que eux aussi ils y ont droit.

C'est un de mes engagements, je le ferai pendant le mandat. Tout ça c'est un investissement. Comment vous faites ?

Comment vous arrivez à financer ces mesures ? bah, il y a de la bonne gestion déjà. Euh, c'est-à-dire que il y a des il y a des circuits financiers qui ont pas été imaginés par l'ancienne majorité, ce qui est un peu dommage.

Et après, c'est des volets, par exemple, j'avais une réunion ce matin sur le volet recette de la ville dans lesquels dans les recettes il y a euh la restauration scolaire. Et ben levier ici c'est de se dire au lieu de gagner à peu près 2 millions 7, on peut se dire qu'on gagne 100on8 d'ici un an ou deux en diminuant 200000 € le poids qui est supporté par les familles notamment comme je vous ai dit des classes moyennes ou des classes précaires mais qui sont pas sur les cautions familiaux les plus bas. Voilà c'est comme ça qu'on qu'on envisage les choses.

Après bah on provisionne, on fait des choix budgétaires et le choix quoi les les choix sur quoi vous allez renier ? Ah bah moi je je rogne pas en fait. Le but c'est de trouver des marges d'investissement.

Donc il y a des budgets d'investissement, il y a des budgets de fonctionnement. Moi, j'ai pris une responsabilité sur le premier budget qui était pas le mien, qui était celui de la majorité de droite. Il manquait 2 millions d'euros.

C'estàd les projections de la droite ont dérapé. C'est souvent, vous savez, avant une élection que ça dérape. Bon, encore une fois, je crois que la droite était bonne gestionnaire, ça a dérapé. il manquait 2 millions pour pas être sous les côtes d'alerte euh notamment vis-à-vis de notre épargne net épargne brute.

Donc j'ai trouvé des marches de manœuvre en épargnant à la fois la quasi intégralité du tissu associatif. Alors c'est quoi les marges de manœuvre ? Et ben, vous regardez par exemple les différences entre les recettes que vous avez prévu et les recettes que vous avez exécuté sur les années dernières.

Ce qui donne des marges de manœuvre par exemple dans les budgets de charge générale et cetera où on provisionne disons 1 million. Je vous prends un exemple, mais en fait on se rend compte qu'en cours d'année, on a exécuté que 200000 € et ben que 800000 € bah vous avez 200000 € de marge que vous pouvez inscrire budgétairement et ça c'est de la marche et de l'efficience budgétaire. Vous voyez c'est comment est-ce qu'on rapproche ce qu'on prévoit de budget concrèement ça veut dire que vous n'avez à renier sur rien du tout.

J'ai fait de l'efficacité on va dire donc non je renne pas. On fait de l'efficacité budgétaire on on cherche à inscrire des dépenses qui soient réalistes avec leur taux d'exécution. Donc c'est un peu technique mais c'était ça globalement les marges de manœuvre plus quelques bonnes nouvelles aussi qu'on a eu euh notamment sur des dotations qui ont été en légère augmentation.

Donc ça ça nous a permis aussi de dégager des marches de manœuvre. Vous avez aussi clamé dans dans la campagne priorité au logement. Le logement c'est notamment le projet de l'Alma.

Est-ce que cela avance de ce côté-là ? vous avez dit que vous vouliez revenir hein sur ce projet auquel s'opposaient plusieurs habitants. Il y a quelque chose de partagé avec tous les acteurs qui sont sur le projet urbain que ce soit à l'Alma ou à l'épleule, c'est qu'il faut sortir du blocage.

C'est on est on était sur une situation de conflit qui était fort entre les habitants et les porteurs du projet et ils savent les porteurs du projet qu'il y allait avoir une élection et ils connaissaient ma position et donc ils ont attendu, ce qui est plutôt à mettre sur leur crédit. La question qui se pose aujourd'hui, c'est comment est-ce qu'on fait évoluer ce projet et surtout qui est prêt à mettre quoi ? Parce que quand on passe à des réhabilitations, ça peut coûter un peu plus cher.

Mais moi, je veux sortir de la logique comptable parce que si on fait une réhabilitation, par exemple, on évite l'aménagement qui devait avoir lieu à la place des logements qui ont été détruits. Donc c'est aussi des gains qu'on peut réaliser là-dessus. Donc je veux qu'on sorte de la logique comptable et que tout le monde comprenne que pour sortir du blocage, il faut réhabiliter les logements.

On n'est pas sur des demandes dingues, hein. Euh, on veut réhabiliter la moitié des logements qui étaient prévus à la démolition et je pense qu'il y a une marge de manœuvre pour le faire. L'EN rue, c'est l'agence qui finance une partie de de ces projets.

Est-ce qu'ils ont vous les avez déjà reçus ? Ils sont d'accord pour modifier leur projet initial. Alors le la première étape c'était de voir la préfecture parce qu'il fallait voir le préfet avant d'aller voir l'Agence nationale de la rénovation urbaine.

Donc j'ai commencé par le préfet, le président de la métropole européenne de Lille, monsieur Skironka, qui qui a une capacité d'écoute, voilà, qui est qui est qui est dans le dialogue. Maintenant, on va y avoir un débat sur est-ce qu'on fait à moyen constant ou pas. En gros, est-ce qu'on dépense autant d'argent que ce qui était prévu ou pas ? et nous on a des contraintes comment dire de temps, on doit aller vite.

Donc on est en train, moi j'ai j'ai demandé à ce que les équipes techniques notamment de la métropole et de la préfecture se rapprochent pour ensuite avoir une évaluation commune des coûts pour ensuite aller voir l'Agence nationale de la rénovation urbaine et leur disent voilà et leur dire on vous propose d'agir en ce sens-là, c'est-à-dire le fait qu'il y ait beaucoup moins de démolition que ce qui était prévu. Voici l'enveloppe budgétaire, voici ce dont on a besoin et là commenceront encore les négociations. Vous avez déjà commencé à communiquer avec la population sur ces étapes ?

Alors, on a des adjoints de quartiers qui sont en lien avec la population. Je pense notamment à monsieur Vertrieste qui adjoint des quartiers nord et et qui était dans le collectif contre la démolition. Donc, il tient au courant.

Mais on va faire aussi des réunions de proximité très prochainement et évidemment dans les quartiers de l'Alma et de l'Épule, ça fera partie des sujets qu'on sur les services qui luttent contre le logement insalubre, la brigade des logements vacants, vous allez opérer des changements. Il faudra sûrement renforcer les effectifs de cette brigade. La question aujourd'hui, c'est pas euh de créer une nouvelle brigade, mais c'est quels est les moyens d'effectivement lutter contre le logement vacant.

Et après, il faut aussi mobiliser les autres acteurs, la fabrique des quartiers, euh la SEM ville renouvelée, bref tous les acteurs qui interviennent aussi dans le patrimoine bâti dégradé dans le la lutte contre l'habitat. Ça veut dire potentiellement des recrutements. Vous aviez parlé pendant la campagne de donner une priorité locale, priorité aux roubésiens.

Comment mettre ça en place ? Est-ce que à gauche, on peut faire de la priorité locale ? Mais c'est pas de la priorité euh chauvine, c'est que les autres villes de la métropole ne veulent pas des roubéiens.

Donc euh les Roubéiens se retrouvent bloqués, ils ont pas d'offre de logement. En plus, on détruit des logements sur les projets de rénovation urbaine. Donc, on baisse l'offre de logement et en plus ils peuvent pas partir quand ils veulent partir.

Donc, évidemment, il faut défendre les dossiers des roubésiens quand ils veulent rester pour le logement et pour l'emploi. Vous en avez par Attendez, je finis sur le logement. Quand ils veulent rester sur Roubé, il faut défendre leur dossier.

Mais quand ils veulent partir de Roubé, il faut défendre leur dossier. C'est pour ça que je suis pas sur une approche roubé 100 % et cetera. Quand un roubésien a un projet de vie ou un projet professionnel qui fait qu'il doit partir à Lille ou dans des communes environnantes, il doit pouvoir partir sans discrimination.

Et ça c'est aussi des dossiers qui se défendent dans les commissions d'attribution de logement, dans la politique de peuplement de la métropole. Et j'ai dit à la métropole, nous roubé, on souhaite garder les roubésiens, mais par contre si vous diminuez l'offre de logement, si vous détruisez des logements, bah vous allez devoir les accueillir. Là par contre, il est pas question de rester dans une situation où en fait nous, on a plus d'offres de logement et les gens sont dans la rue.

Ben sur l'emploi, on va alors sur l'emploi, on va convoquer très prochainement, moi j'ai pris des contacts avec des chefs d'entreprise pour rien vous cacher, on est en train de voir et de faire un tour un peu sur notre patrimoine, sur les sur les les offres qu'on peut aussi Ça a été facile de les contacter ces ces entreprises. On avait entendu durant la campagne justement certains chefs d'entreprise s'inquiétaient d'un maire à la fille. Oui, j'ai vu qu'il y avait de l'inquiétude, mais si vous voulez, c'est le temps qui va régler ça.

C'est le temps qui montrera que euh les militants, les élus de la France insoumise sont pas des ourses polaires, couteau entre les dents, pâtes à serrer. Ils auront le le temps fera que ils verront Roubé a des choses à proposer, quelle que soit la couleur du maire. On a de l'espace, on a des zones franches, on a des projets menés, on a des friches, on a des bâtiments.

Voilà, c'est des avantages structurels qu'on a. On est bien situé dans la métropole. Ça veut dire que vous serez un élu pragmatique, plus pragmatique que quand on est député.

Mais moi, je parle affaire, il y a pas de problème. Je parle à faire mais en fonction aussi des intérêts de ma commune et de ses habitants. C'est-à-dire que avec moi, quand on fait un projet, quand des entreprises s'installent, je demanderai, c'est vrai, aux entreprises, mais vous savez, il y en a plein qui sont prêts à le faire, à ce que les roubéiens soient pris en compte dans les offres de formation, dans les offres d'emploi, ce qui n'était pas fait jusque- là.

Mais en échange, moi je suis prêt à faciliter. Donc c'est gagnant gagnant. C'est pour ça qu'on a besoin d'un forum qu'on mettra en place dans les semaines voir les mois à venir parce qu'on a quelques urgences à gérer encore mais qui rassemblent les équipes de la ville et le monde de l'entreprise et le monde associatif pour dire deux choses.

D'une de quoi vous avez besoin, de deux de quoi nous on a besoin en matière de formation et sur quoi vous pouvez aussi vous rendre utile. Alors il y a votre action et la communication autour de cette action. Vous vous êtes fait connaître notamment en utilisant beaucoup les réseaux sociaux.

Vous les avez un peu moins utilisé durant la campagne, mais depuis que vous êtes maire, vous avez déjà posté quelques vidéos. Avant d'en parler, je vous propose de regarder un extrait. Je tiens à préciser une chose importante.

Cette précision, c'est que toutes les annonces que je vous ai faites, on a déjà trouvé leur financement et donc il n'y aura pas besoin d'augmenter les impôts pour financer cette aide sociale. Après tout, c'est peut-être ça la bonne gestion, non ? Bienvenue à Roubé.

C'est votre moyen de communication privilégié. les réseaux sociaux, c'est un outil démocratique aujourd'hui pour vous, c'est un outil de communication euh et c'est un outil qui s'adresse au plus grand nombre et évidemment quand on fait des choses, on les fait savoir. C'est important.

Moi, je trouve qu'en tant que maire, quand on fait des choses, y compris dont on est fier, c'est-à-dire là, on aide les plus précaires, bah il faut en parler en fait. C'est une bonne chose d'en parler, de tenir informer les habitants. Typiquement, on va continuer à utiliser de la des moyens de communication pour là expliquer aux habitants qui sont éligibles à cette aide.

On va envoyer un courrier à tous les habitants qui sont éligibles à l'aide pour leur dire vous pouvez avoir droit à cette aide pour lutter contre le nouveau recours au droit. Le décorum a un peu changé dans vos vidéo. C'est un décorum très officiel.

Par contre, vous avez toujours un ton très détendu. Oui, mais j'assume, c'est vraiment quelque chose que j'assume de faire, c'est je veux mettre en avant le patrimoine de la ville. Typiquement, je ne comprends pas pourquoi avant on ne prenait jamais de vidéo dans cette mairie.

Parce que là, vous voyez les les les tournages les les les plans qu'on a pris, c'est des plans dans la mairie qui est une mairie qui est magnifique qui a été faite par Victor Lalou, qui est celui qui a fait le qu d'Orsé quand même, enfin euh la garere d'Orsée, pardon. Donc donc c'est c'est du beau patrimoine, il faut le mettre en valeur. Et je crois que les Roubéiens attendent aussi ça.

C'est-à-dire que on parle toujours de la ville en négatif, mais nous quand dans notre expression derrière il y a la beauté des lieux, il y a la beauté du patrimoine, il y a les visages de ses habitants, ça compte. Les réseaux sociaux, c'est c'est aussi euh un moyen pour d'attirer les jeunes. C'est c'est quelque chose d'important euh sur la la loi contre pour que les jeunes justement euh de moins de 15 ans n'utilisent plus euh les réseaux sociaux.

Ça vous êtes pour ? Je pense que c'est une loi qui n'aura pas d'effet dans la vie concrète. Voilà.

Parce que à la limite dans la question du temps scolaire, la question se pose se pose de l'utilisation des réseaux sociaux. J'ai pas de problème avec ça. Par contre, cette loi, elle sera inopérante.

Vous allez voir interdire aux gens on n'est pas en Chine, ça marchera pas. Euh mais euh c'est une question qui se pose sur le temps scolaire ou sur certains temps particuliers effectivement de la capacité d'attention qui est réduite à cause des réseaux. Mais encore une fois, nous la communication qu'on fait, j'observe quelque chose depuis qu'on a gagné que je vois sur les réseaux.

Alors, j'ai moins le temps de lire les commentaires qu'avant, je vous cache pas. Mais il y a quelque chose qui qui commence à émerger. C'est c'est un petit bruit de fond.

C'est pas euh comment dire ? C'est pas forcément euh ça ve pas forcément dire que ça va être fait, mais c'est la première fois depuis longtemps que je vois des commentaires de beaucoup de gens qui disent "Ah, j'ai envie de m'installer à Roué." Et ça, je peux vous dire que ça c'est une réussite.

Et euh bienvenue à Roubé d'ailleurs si vous souhaitez vous installer rapidement. D'ailleurs, j'avais dit faire une cellule juridique pour attaquer tous les gens qui avaient des propos diffamatoires sur Roubé. Concrètement, vous en êtes où ?

Il faut qu'on recrute des juristes. Donc on va recruter. Ça sera un plan de recrutement qu'on va mettre en place sur les mois à venir hein.

Ça ça ne s'invente pas du jour au lendemain. Un exemple de propos que vous pourriez attaquer. Oh bah les juifs soi en danger à Roubé par exemple.

En fait tous les propos qui mettent pas en question mon honneur à moi, à part si c'est vraiment une atteinte grave mais celle de la ville et de ses habitants. Moi, je suis là pour défendre l'image de ma ville et pour défendre l'image des habitants de ma ville. Et ça, je le dis, je reculerai pas là-dessus.

Donc euh ça prend un peu de temps de recruter une équipe mais ça va être fait. Justement, vous en avez parlé de votre ville lors de l'élection d'Éric Skironka à la Mel. Vous avez dit que s'il ne venait pas à Roubé, les Roubésiens viendront à lui.

Qu'est-ce que vous vouliez dire ? Ça veut dire que quand Mais je l'ai dit à monsieur Skironka encore une fois qu' a qui qui qui a une vraie capacité d'écoute hein. Moi ce qui m'inquiète c'est plus son groupe et la volonté quelque part de mettre Roubé de côté.

Mais je l'ai déjà dit, si les le groupe majoritaire de la métropole veut prendre toutes les responsabilités, alors il sera responsable de tout. Et responsable de tout, ça veut dire que les roubésiens viendront toquer à votre porte, pas celle de ma mairie. Si vous occupez toutes les fonctions, si vous prenez tous les postes dans toutes les instances représentatives et dans toutes les instances qui travaillent sur le territoire, et ben les gens, ils viendront vers vous parce que j'ai pas l'intention non plus de faire tampon toute ma vie alors que c'est pas moi qui suis en responsabilité et donc quand il y a des décisions qui coincent, les roubésiens viendront à vous.

Il y a déjà des choses auxquelles vous avez dû renoncer. Renoncer non parce en matière de transport. euh sur une un de la gratuité pour un certain une certaine catégorie de personnes, ça vous l'obtiendrez pas.

Mais de toute façon, nous on dans le programme, on avait mis qu'on voulait aller vers la gratuité. C'est un de nos objectifs. Mais je suis pas dupe du programme de la majorité métropolitaine.

C'est un programme de droite, je suis pas d'accord avec. Alors, ça n'empêche que nous, on a un groupe qui est présidé par Taina Bouton aujourd'hui au sein de cette métropole qui est une première pour nous hein. On avait pas de groupe avant.

Aujourd'hui, nous sommes dans cette métropole. Nous représentons des milliers voire des centaines de milliers d'habitants et on va se battre sur tous les sujets. La gratuité des mètres cubes d'eau, les transports gratuits, la question du logement.

C'est on doit avancer dans l'émission la situation internationale avec le D3 d'ormous qui est encore bloqué à l'heure où on enregistre cette émission. Comment vous voyez les choses ? Est-ce que les habitants sont inquiets ?

Moi, j'ai fait voter une délibération qui parle de ça lors du 2e conseil municipal, c'est que ça nous concerne ce qui se passe. Ça nous concernait déjà sur ce qui se passait en Palestine avec le génocide en cours. Et ensuite l'agression des États-Unis et d'Israël sur l'Iran qui a créé cette escalade de tension, quoi qu'on pense du régime iranien qui crée cette escalade de tension a des conséquences sur nous.

Parce que là, les prix à la pompe euh on est sur des prix qui sont pharaoniques. Donc quand vous avez des habitants d'une ville comme Roubé dont on sait que le pouvoir d'achat est pas haut, dont on sait que les difficultés du quotidien sont fortes, et ben on est directement impacté par que pouvez vous faire en tant qu'élu local ? Ah bah on monte au crééneau et on témoigne.

On témoigne. On dit on parle parce que l'époque où Roué n'avait rien à dire et révolute. On parle, on dit les choses.

Et le fait que Roubé parle ça dit des choses pour l'ensemble du pays. Rapidement sur la politique nationale, Alfi a choisi son mode de désignation pour son candidat sans primaire. La direction du parti fera connaître son nom.

Tout le monde pense évidemment à Jean-Luc Mélenchon. Est-ce une évidence pour vous ? Pour moi, c'en est une.

Pour moi, c'en est une. Pour moi, c'en est une. Que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité de d'autres mouvements qui a qu'a porté ce combat et puis aussi qui a une stature d'homme d'État.

Je le dis parce que bah je le vois moi quand on c'est difficile de gérer une mairie de 100000 habitants. Imaginez ce que c'est euh pour un pays de 70 millions d'habitants. Donc lui pour moi, l'avantage de Jean Mélenchon, c'est qu'il a cette culture de la France et cette stature Y a-t-il encore un chemin pour cette présidentielle pour une alliance à gauche ?

Ah bah on crache sur rien, mais vous voyez bien que les partenaires aujourd'hui euh sont quand même dans une situation un peu compliquée vis-à-vis de nous, c'est-à-dire qu'on se fait en permanence insulter. Je je je le dis parce que euh moi en tant que maire France insoumise, j'avais tout l'arc de gauche qui était contre moi. Permanence insulté.

Vous-même vous avez été accusé d'antisémitisme. Le nouvel antisémitisme en France pour moi s'écrit en trois lettres. LFI a répété cette semaine Aurore Berger.

Comment on réagissait ? C'est pas la première fois qu'elle le dit mais je trouve que c'est mais cette fois elle est ministre déléguée en charge de la c'est un jeu dangereux d'utiliser l'antisémitisme pour faire terre des critiques politiques légitime vis-à-vis d'un état qui commet un génocide. C'est très dangereux, très très dangereux.

Le jeu auquel elle joue est très dangereux. Donc on on pas voilà j'ai pas plus à commenter ça. Moi-même j'ai été apement ciblé mais moi j'assume mes positions et d'ailleurs je l'ai dit il y a une délibération.

Nous ferons un événement autour de la solidarité avec la Palestine et le Liban. euh prochainement dans les semaines ou dans les mois à venir à Roubé et nous afficherons fièrement le drapeau palestinien sur la mairie de Roubé. Est-ce que ce mandat de mer vous fait prendre un peu de recul malgré tout sur tout ce qui se passe au niveau national avec ALFI ?

Euh non, moi j'ai pas de recul. Je sais, je connais mes combats, je connais mes valeurs. Quel sera votre rôle alors dans cette présidentielle ?

Ça, je verrai. On verra. Moi mon rôle, j'estime que mon rôle c'est de prouver aux habitants de ce pays que lorsqu'on est en responsabilité, c'est-à-dire pas uniquement dans l'opposition, on fait des belles choses, on aide les plus précaires, on gère bien la ville, on a une do servir de laboratoire pour LFI.

Non, on n'est pas des rats de laboratoire. J'aime pas cette expression. Par contre, on est un exemple effectivement.

C'est-à-dire que bah typiquement quand on arrive en responsabilité qui manque 2 millions d'euros et que malgré ça on arrive à résorber le trou et en plus sans s'en prendre au personnel, sans s'en prendre nos tissus associatifs et qu'en plus on arrive à aider les plus précaires sur de la gratuité à la cantine pour les plus précaires, bah désolé mais ça peut peut-être parler au pays et se dire "Ah mais euh je suis pas d'accord avec la manière dont ils le disent mais j'aime bien ce qu'ils font et ça vous êtes en lien avec les autres mères et la fille, vous allez vous mettre d'accord sur certaines mesures. Tout à fait. Moi, j'ai participé d'abord au rassemblement de solidarité avec Bali Bagayoko, le maire de Pierrefit et de Saint-N qui est un camarade, qui est un un ami et et on continuera à être en contact évidemment pour apporter aussi notre contribution en tant que maire au débat national.

Vous avez vu qu'il y a des il y a des mesures nationales qui sont en train d'être annoncé sur l'en rue 3 et cetera. On aura notre ch des choses à dire. Yeah.