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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 4 juillet 2023 38 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & électionsTravail & emploi

Maires à l’Elysée : quelles réponses après une semaine d’émeutes ?

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 27 %Défensif 39 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une minorité comme elle le dit peut faire un dégât aussi considérable ?

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe chez vous à Bretigny-sur-Orge en ce moment ?

  • 8:17OuverteRéponse directe

    Jean-Paul Jandon, qu'est-ce qui se passe maintenant dans Cergy ?

  • 9:57RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous savez dire pourquoi ça part en quenouille chez vous ?

  • 11:40OuverteRéponse partielle

    Où est-ce qu'on commence ? Est-ce que vous le savez ?

  • 16:28RelanceRéponse directe

    Mais qu'est-ce qu'on fait quand il y a une famille bruyante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59InvitéPromesse
    « il promet une loi aussi pour reconstruire plus vite »
  • 1:02InvitéFait
    « aucune émeute précédente n'a été débouchée sur une quelconque conversion politique »
  • 6:48PrésentateurFait
    « le commissariat a été attaqué plusieurs nuits de suite »
  • 10:27PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a dit trouver les causes profondes »
  • 10:33PrésentateurFait
    « quand on fait l'enruc et on y met des milliards, c'est la rénovation urbaine »
  • 10:39PrésentateurFait
    « aujourd'hui c'est une rénovation urbaine qui est trop technocratisée »
  • 10:42PrésentateurFait
    « on n'y met pas les moyens sur la politique de la ville »
  • 10:54PrésentateurFait
    « il est évident qu'il faut reprendre les dispositifs qu'avait écrit Borloo »
  • 11:07PrésentateurFait
    « la chaîne prévention répression réparation aide aux victimes »
  • 24:35InvitéChiffre
    « il y a eu 300 policiers de plus »
  • 24:36InvitéChiffre
    « il y a eu 32 magistrats »
  • 30:12PrésentateurFait
    « ce que j'appelle moi le millefeuille territorial, l'empilement des compétences »
  • 33:32PrésentateurFait
    « il n'est pas normal que des gamins de 13 à 14 ans ou 15 ans ou 16 ans soient dehors à mettre le feu ou à attaquer un commissariat »
  • 34:16PrésentateurFait
    « la loi dit clairement que les parents sont légalement responsables »

Temps de parole

  • Invité30 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 219 %
  • Présentateur 213 %
  • Invité 36 %
  • Invité 46 %
  • Auditeur4 %
  • Auditeur 23 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter 18-20 Fabienne Sintès

0:10
Invité

On ne le découvre pas mais décidément les maires sont en première ligne de tout en première ligne pour prendre les coups pour faire barrage de leur corps parfois pour défendre leur mairie en première ligne aussi pour rebâtir la ville et quand on dit rebâtir on parle des bâtiments évidemment et des millions d'euros que cela représente mais on parle surtout de rebâtir les relations avec les très jeunes, avec la république avec l'état, avec ses représentations avec évidemment la police rebâtir la banlieue c'est autrement plus difficile que d'ajouter un baby-foot à la salle des fêtes ça parle de déguétoiser ça parle d'en finir avec la ségrégation spatiale et sociale un travail compliqué et qui commence maintenant on essaiera de voir ensemble par quel bout il faut le prendre, dans quel ordre ça marche Emmanuel Macron qui a donc rencontré plus de 300 maires de 300 villes cet après-midi a promis c'est ce qu'il a dit de rétablir un ordre durable il promet une loi aussi pour reconstruire plus vite mais disons-le aucune émeute précédente n'a été débouchée sur une quelconque conversion politique ce qu'on a entendu jusque-là ce sont des travailleurs sociaux des éducateurs des associations parler surtout de leur dépit et parfois même de leur impuissance on va bien sûr y revenir qu'est-ce qu'on fait pour éviter une prochaine fois pour éviter de faire de cet épisode qui commence sur une mort tragique rappelons-le éviter de faire de cet épisode une crise politique de plus comme il y en a eu d'autres c'est le téléphone sonne ce soir et soyez les bienvenus

1:32
Présentateur

le téléphone sonne 01 45 24 7000

1:36
Invité

Elisabeth vous êtes la première et vous êtes la bienvenue bonsoir bonsoir on vous écoute Elisabeth

1:41
Auditeur

alors moi j'habite à Albertville en Savoie un peu la province profonde où c'est quand même une ville agréable beau collège beau lycée les gamins ont quand même des stades le sport on les amène en montagne donc si vous voulez c'est quand même pas mal pour des gamins il n'y a pas trop de ségrégation et quand même même à Albertville et là ça a choqué beaucoup la population je m'en suis rendu compte en allant en vélo en ville auprès de ma buraliste il y a quand même une boulangerie qui a été attaquée les impôts ils ont essayé de mettre le feu si vous voulez ça exaspère les gens et alors je précise bien c'est une minorité donc à mon avis il faut de la sévérité pourtant vous voyez je suis une vieille 68 ans il faut toute la jeunesse émigrée c'est pas toute la jeunesse émigrée je peux vous dire moi j'ai des anciens élèves d'origine émigrée qui sont profs avocats il faut cibler les voyous quoi si vous voulez là être sévère et rétablir l'ordre parce qu'on ne pourra pas faire quand même une société écologiste une société plus calme avec une transition écolo sans sécurité minimum alors moi j'ai des propositions au niveau de l'éducation j'étais prof de sciences physiques et je suis écologiste il faut autour des collèges peut-être des clubs scientifiques dévirer dans les je sais pas dans les colonies de vacances autour de la nature dans les grandes villes ils ont quand même la cité des sciences l'institut du monde arabe à Vaud-en-Velin où j'ai été prof un moment vous avez quand même un planétarium vous avez un beau lycée je pense que l'école est le fondamental

3:17
Invité

on a compris vous voulez sortir les jeunes de leur école en tout cas et les emmener se frotter à la culture ailleurs on va confronter vos idées avec nos invités Elisabeth merci beaucoup de cette entrée en matière pour discuter ensemble jusqu'à 20h autour de nous il y a Reda Didi bonsoir bonsoir vous êtes fondateur de l'association Graines de France il y a Nicolas Méhary bonsoir vous êtes maire de Bretigny-sur-Orge il y a Jean-Paul Jandon bonsoir monsieur Jandon bonsoir et voilà vous êtes maire de Sergi de votre côté Elisabeth nous dit je vais commencer avec vous Reda Didi Elisabeth nous dit moi je vois dans mon endroit ou là où j'habite où finalement les choses vont pas si mal on installe des trucs et quand même il y a eu de la casse il y a eu tout ça est-ce que vous vous dites parfois qu'Elisabeth elle est à sa petite échelle ce qu'on a vu en grand pendant ces derniers jours c'est-à-dire que est-ce qu'une minorité comme elle le dit peut faire un dégât aussi considérable est-ce qu'une minorité entraînée par d'autres peut faire des dégâts aussi considérables selon vous est-ce qu'il y a de ça je pense que c'est de toute façon c'est une minorité qui agit globalement dans le pays par rapport aux habitants des quartiers populaires je pense aussi qu'il y a eu un effet mimétisme et que les réseaux sociaux ont joué à plein là-dessus tiens regarde comment les autres villes ou les habitants d'autres quartiers réagissent il va falloir qu'on s'y mette nous aussi et puis on a beau être si vous voulez dans un environnement qui peut apparaître comme agréable parfois on ne sait pas qu'on est dans un environnement agréable parce qu'on on n'a pas la capacité de pouvoir se comparer à d'autres et de comprendre à quel point l'environnement est plutôt favorable pour les habitants vous en tant que fondateur d'association Reda Didi quand on vous dit il y a des clubs scientifiques il y a des cités des sciences il y a tout ça est-ce que vous dites oui évidemment bien sûr mais c'est comme si on mettait un peu une cotère sur une jambe de bois est-ce que des solutions comme celle-là je parlais du baby-foot dans la salle des fêtes on a l'impression qu'on est un peu bah oui évidemment mais est-ce que vraiment ça suffit est-ce que c'est vraiment ça qu'on attend dans les quartiers en fait c'est ça qu'on attend dans les quartiers mais je pense qu'il y a un travail de lien et de lien à faire avec ces différentes structures je me suis aperçu que dans une ville et un quartier que je ne nommerai pas il y avait une grande médiathèque et à côté de ça il y avait un gymnase que la grande médiathèque alors qu'elle était dans le quartier populaire était très peu fréquentée par les habitants du quartier alors qu'il y avait de l'activité il y avait du théâtre il y avait des jeux d'échecs il y avait des ateliers mais elle était très peu fréquentée et que de l'autre côté alors qu'elle était bien dotée et plutôt bien dotée aussi en termes de moyens humains qu'à côté de ça on avait un club de basket qui était lui sous doté mais qui accueillait à peu près 600 ou 500 jeunes ça veut dire qu'on cible pas bien en fait ou qu'on cible pas bien ou qu'on n'oriente pas bien ou qu'on n'a pas assez d'adultes référents qui peuvent orienter vers vers tout ça je suis aussi étonné que sur certaines villes qui ont un patrimoine historique gigantesque les jeunes qui grandissent dans les banlieues tout autour finalement n'y vont pas n'y sont jamais allés ne la connaissent pas ne sont pas curieux de voir et donc là il y a peut-être un lien et un lien à faire avec des expérimentations qui ont donné des résultats on pourrait y revenir par la suite Nicolas Méry qu'est-ce qui se passe chez vous là en ce moment à Bretigny-sur-Orge le début du travail justement pour essayer de refaire ces liens là qu'est-ce qui se passe au moment où on se parle à 19h28 chez vous

6:33
Présentateur

alors déjà en ce moment on répare on reconstruit on nettoie les deux dernières nuits ont été plus calmes mais à Bretigny-sur-Orge comme dans beaucoup de communes il y a eu des violences des dégradations le commissariat a été attaqué plusieurs nuits de suite et on a fait face à cette à cette violence de la part de de gamins enfin de gens très jeunes en tout cas pour une large partie et alors évidemment la première chose c'est de se dire il fallait être ferme sur le maintien de l'ordre le retour au calme ça c'était le préalable et ensuite la question qui se pose c'est comment on fait pour la suite donc du coup

7:12
Invité

le premier travail c'est qui la première personne que vous mettez dans la rue en fait pour y aller au contact de ces jeunes là

7:17
Présentateur

alors les premières choses c'était de se dire déjà d'échanger avec les adultes relais les éducateurs qui ces derniers jours ont fait un travail important pour apaiser comprendre essayer de faire revenir un peu à la raison dire mais ça sert à rien de chercher à attaquer cet équipement public qui est celui dont on a besoin au quotidien dont vos parents ont besoin au quotidien dont vous-même vous avez besoin au quotidien donc déjà c'est cette première discussion là et c'est aussi c'est aussi il faut être très clair là-dessus c'est aussi être aux côtés des pompiers des policiers qui eux aussi sont épuisés sont très fatigués par une situation de ce type parce que cela a été évoqué tout à l'heure et très justement l'auditrice auparavant a dit plein de choses qui étaient très pertinentes mais justement cette question on a l'impression de passer à prendre les choses par le bon bout chacun dans son rôle son métier a l'impression de ne pas avoir toute la partie de la réponse et eux aussi ils ont besoin de notre soutien

8:14
Invité

je voudrais vous poser je voudrais vous poser les mêmes questions Jean-Paul Jandon vous le maire de Cergy qu'est-ce qui se passe maintenant dans Cergy c'est qui les premiers qu'on met dans la rue qu'on essaye de remettre au contact on parlait des adultes relais les éducateurs à l'instant moi je lisais on lit tous depuis 4 ou 5 jours que les grands frères les 25-30 ans sont totalement dépassés par les plus petits qui on remet dans la rue pour essayer de retrouver ce lien est-ce qu'on a vraiment l'impression que même à l'intérieur de ces relais que vous avez tous dans vos villes il y a un fil qui s'est complètement distendu

8:46
Présentateur

alors je remets d'abord dans la rue les policiers parce que moi j'ai eu encore des manifestations très dures encore hier soir et donc l'objectif premier c'est d'abord de tenir la sécurité après je voudrais pondérer on est plutôt sur des 15-25 ans vous avez des 15 ans qui sont en première ligne mais vous avez des 25 ans qui sont en seconde ligne et c'est bien évidemment ça la difficulté dans laquelle nous sommes aujourd'hui et quelles sont les personnes qu'on met dans les rues c'est d'abord les élus les élus aujourd'hui sont présents véritablement dans chacun des quartiers ce sont bien sûr des médiateurs que nous avons et nous sommes en train de monter une réunion des plus grandes associations pour regarder pour faire un bilan ensemble de ce qu'on fait et comment on peut faire mieux par rapport à ce qui existe aujourd'hui

9:37
Invité

quand tout à l'heure lors de la réunion Jean-Paul Jandot je vous poserai la question aussi à vous Nicolas Méhary Emmanuel Macron dit qu'il faudra étudier d'extrêmement près avec le recul nécessaire pour voir ce qui s'est passé comment ça s'est passé est-ce que vous vous l'avez cette réponse au-delà évidemment de ce qui se passe d'abord on n'a pas oublié que ça commence à Nanterre avec un coup de feu et un jeune homme qui meurt un jeune homme de 17 ans mais est-ce que vous savez dire vous le maire de Sergi moi je sais pourquoi ça part en quenouille chez moi dans ma ville et pourquoi c'est si difficile de remettre les choses en place est-ce que vous dites c'est les politiques de la ville c'est ce qu'on a fait avec le rapport Borloo avant est-ce que est-ce que vous savez mettre des mots là-dessus ou est-ce que vous avez même une difficulté à mettre des mots

10:23
Présentateur

ah non moi je suis très clair sur ce qui se passe aujourd'hui Emmanuel Macron a dit trouver les causes profondes les causes profondes on les connaît quand on fait l'enruc et on y met des milliards c'est la rénovation urbaine aujourd'hui c'est une rénovation urbaine qui est trop technocratisée on y met une politique de la ville mais on n'y met pas les moyens sur la politique de la ville on ne travaille pas sur la géographie urbaine on ne travaille pas sur la mixité par les revenus on lutte difficilement contre la pauvreté et on n'a pas un grand plan de cohésion sociale vous parliez de Borloo tout à l'heure il est évident qu'il faut reprendre les dispositifs qu'avait écrit Borloo qui me semblent être un point d'équilibre et puis un dernier point un dernier point c'est la chaîne prévention répression réparation aide aux victimes je pense que cette chaîne-là elle doit être revue complètement c'est quelles sont les conditions de travail les interventions des policiers municipaux des policiers nationaux quelles sont les interventions aussi de tout ce qui est la chaîne de prévention qui a été sous-estimée jusqu'à maintenant le rôle des éducateurs et des médiateurs je pense que c'est sur ces trois volets-là qu'il faut travailler

11:30
Invité

avant de redonner la parole à notre maire numéro 2 si je puis dire Nicolas-Marie moi j'aimerais bien mettre l'associatif au milieu de au milieu de tout ça et je vais vous reposer la même question où est-ce qu'on commence est-ce que vous le savez vous l'associatif encore une fois à part cet événement tragique de départ que personne n'a oublié mais est-ce que vous pouvez mettre des mots sur ce qui s'est passé ces quatre derniers jours non on peut pas mettre des mots on peut essayer d'émettre des hypothèses d'explications bien sûr l'événement tragique bien sûr Naël mais qui finalement a pas été si mal géré que ça alors j'allais vous poser la question par le politique contrairement à ce qui a pu se passer précédemment dans des événements de ce genre et je pense que c'est ça en fait qu'on est en train de payer aujourd'hui c'est-à-dire qu'on a un passif qu'on n'a pas totalement soldé sur ces questions-là et peut-être et qui vient alimenter ce lien de défiance des méfiances que peuvent avoir d'ailleurs globalement la population vis-à-vis de leur institution et plus précisément là le dernier sondage le montre une partie de la jeunesse avec ces policiers et je pense que c'est ce lien et ce lien qu'il nous faut travailler et il nous faut travailler aussi à donner des perspectives à cette jeune génération qui peut-être vous le disiez en introduction peut se sentir ségrégé sur certains quartiers enfermé alors même que beaucoup de ces jeunes beaucoup de gens issus de quartiers finalement ont réussi à s'en sortir et avoir un temps de vert j'aimerais finir juste sur un point les questions de politique de la ville je pense bien sûr qu'il faut il faut compter sur la politique de la ville mais la politique de la ville ne peut pas tout et que c'est un plan bien plus large que la politique de la ville qui doit répondre aux enjeux que traversent nos quartiers populaires et que nous révèle cette crise je le disais en introduction Nicolas Méhary c'est vrai que cette crise c'est une crise de plus il y en a eu d'autres parfois très violente comme en 2005 mais parfois moins violente avec de temps en temps ici là vous le voyez j'imagine dans votre ville de Brittany-sur-Orge régulièrement il n'y a jamais de débouché politique au fond derrière une crise de la banlieue c'est extrêmement rare on a l'impression effectivement qu'on fait le dos rond en fait on attend que ça passe et puis on attend la suivante et au milieu qu'est-ce qui se passe réellement quelles sont les erreurs que vous ne referez pas cette année cette fois-ci que vous ne voulez pas refaire

13:56
Présentateur

alors je voudrais avant de répondre à votre question revenir à ce que vous disiez juste avant est-ce qu'on sait mettre les mots je crois que chacun a des petits bouts de la réponse mais que personne aujourd'hui n'est pas de le dire exactement voilà ce qui s'est passé et ce qui m'a beaucoup frappé dans la réunion de tout à l'heure autour du président de la république c'est la diversité des points de vue face à la situation actuelle alors ça correspond évidemment à une diversité des situations locales mais ça correspond aussi à une manière de voir les choses à des différentes sensibilités aux points de vue politiques au sens du plus noble du terme la droite veut des mesures de droite la gauche veut des mesures de gauche de se dire voilà comment on va essayer de répondre à cela et je crois et je crois qu'au-delà du constat du constat du constat commun il y a vraiment ce sujet là et je crois que au-delà de l'immédiateté police et liens pour pouvoir apaiser il faut effectivement se poser un certain nombre de questions de fond et je crois que nous sommes aujourd'hui les conséquences de certains renoncements depuis un certain nombre d'années et je voudrais en citer trois le premier c'est que je crois que c'est la question de la violence des digues ont sauté des digues ont sauté c'était vrai avec la question des gilets jaunes ça a été vrai pendant le confinement on a vu un certain nombre de phénomènes de rixes aussi dans les banlieues c'est aussi une question de violence sur la parole la parole politique qui est devenue beaucoup plus dure beaucoup plus violente qu'auparavant c'est le premier point le deuxième point c'est qu'il y a un sujet un sujet sur une autorité bienveillante on a enfin je reprends le fait qu'effectivement il y a parmi les émeutiers il y avait des gens qui étaient très jeunes et dans certains cas c'est simplement qu'il y a un déficit d'autorité de rappel de règles de vie de qui c'est à dire que ça passe par bien des aspects et je vais prendre un exemple à la fois très simple et très important quand dans un les habitants viennent me voir en me disant monsieur le maire ça fait 30 ans qu'on habite ici ça posait aucune difficulté et maintenant c'est plus possible parce que il y a telle famille un délicate qui n'a pas respecté un certain nombre de règles et dès qu'on leur fait la remarque on se fait injurier on se fait insulter ils s'en fichent quand cela pardonnez-moi l'expression on pourrit la vie de tout un immeuble ça pose des difficultés et ça donne un sentiment d'impunité qui fait que ceux qui pourraient dériver se disent ok on peut et ce qui fait aussi et je termine là-dessus ce qui fait aussi que ceux qui peuvent partir partent et alors qu'on souhaite qu'il y ait de la mixité dans ces quartiers qui est mélange et donc ça c'est important de pouvoir arrêter

16:28
Invité

mais qu'est-ce qu'on fait quand on est monsieur le maire et qu'il y a effectivement une famille qui est plus bruyante qu'une autre ou quelque chose de ce goût-là quand vous dites qu'il faut que chacun donne du sien ça veut dire cette famille ça veut dire ceux qui habitent à côté ça veut dire vous aussi monsieur le maire

16:43
Présentateur

bien sûr mais ça veut dire qu'il faut que les procédures puissent aboutir par exemple à un moment la question du cadre du logement on n'a pas le droit de faire ce qu'on veut dans son immeuble il faut que les règles puissent être rappelées aussi par le bailleur et qui sont en discussion ça passe aussi par la question de la rapidité de la réponse pénale pour les actes plus simples pour qu'une sanction soit comprise il faut qu'elle intervienne rapidement cette question de l'autorité c'est la responsabilité de tous et c'est évidemment la responsabilité des parents aussi

17:11
Invité

un mot là-dessus Reda Didi on va y venir à l'autorité des parents avec la question suivante moi je voudrais savoir jusqu'à quel point les torts sont partagés selon vous et si parce que là on est en train de parler d'une espèce de bien vivre en fait et j'ai envie de vous poser la même question que tout à l'heure est-ce que ça commence par là ou est-ce que c'est bien peu de choses en fait oui je pense que ça commence par le bien vivre par rapport à 2005 ce qui s'est passé aujourd'hui c'est que on a un tissu associatif beaucoup plus faible on avait pu l'avoir en 2005 qu'on a de moins en moins d'adultes référents et moins de relais sur le terrain c'est ça que ça veut dire oui c'est ça c'est ce que vous disiez en introduction c'est-à-dire que plus personne n'a prise sur ces jeunes plus personne ne sait expliquer plus personne n'arrive à avoir un discours performatif qui crante chez eux et là-dessus c'est peut-être un manque d'humains sur ces territoires-là on a mis beaucoup sur la question de la politique de la ville on a beaucoup travaillé là en rue mais finalement l'humain a été oublié dans tout ça et du coup ça veut dire je vous pose la question j'en parle Gendron avant de retourner au standard parce qu'on entend beaucoup à chaque fois qu'on fait une émission comme ça on nous dit ah là là mais l'époque de la police de proximité la proximité n'existe plus depuis maintenant très longtemps on le sait depuis Nicolas Sarkozy mais est-ce que c'est vraiment la police de proximité qui manque ou est-ce que c'est ce que dit Reda Didi c'est-à-dire de vrais relais qui précisément sont ceux qui peuvent servir d'intermédiaire potentiellement entre la police et les plus jeunes ce sont des éducateurs sociaux ce sont des travailleurs ce sont des associatifs est-ce que c'est pas ce relais-là qui vous manque de plus en plus dans vos villes ?

18:38
Présentateur

il manque les deux il manque les deux c'est-à-dire qu'aujourd'hui il faut réinstaurer un lien entre la police nationale et une partie de la population et pas simplement la population jeune c'est une partie de la population qui aujourd'hui je dirais ne se reconnaît plus dans l'ordre républicain et dans la relation avec la police nationale et moi je fais partie de ceux qui ont mis en place la police de proximité à l'époque je considère que la police de proximité est le bon outil mais pas le seul outil le bon outil et qu'il est hors de question pour moi de remplacer la police de proximité des villes par des actions de police nationale il faut de la police de proximité il faut de la police nationale qui fasse de l'îlotage mais aussi et je suis d'accord là-dessus il faut mettre en place des adultes des adultes alors on a supprimé les adultes relais moi je pense qu'il faut remettre en place des adultes qui puissent intervenir au plus près il faut remettre en place des médiateurs je pense que c'est un continuum et c'est pas l'un ou l'autre c'est l'un et l'autre

19:36
Invité

est-ce que vous diriez que ces gens-là Reda Didi les intermédiaires les adultes médiateurs est-ce qu'ils ont déserté en fait ils sont où ceux qui existaient il y a 10 ou 15 ans ?

En fait nous notre coeur de métier avec l'association Graines de France c'est quand même de recréer des conditions de dialogue et des espaces sécurisés pour améliorer la relation police-population jeunes police et habitants police et pour ça il faut des gens avec une position neutre des associatifs des gens de relais qui puissent avoir la confiance de leurs concitoyens de leurs administrés pour pouvoir les apporter je pense qu'ils n'ont pas déserté je pense tout d'abord qu'il n'y a peut-être pas assez de moyens qui ont été mis ces derniers temps sur ces sujets-là je pense qu'il n'y a pas assez de parcours de responsables associatifs qui puissent ensuite évoluer de façon professionnelle pour pouvoir se maintenir et garder une expertise sur le sujet et notamment dans ces quartiers populaires et je pense peut-être aussi qu'aujourd'hui c'est des métiers malheureusement qui n'attirent plus et où on a du mal à recruter on a du mal à recruter des éducateurs spécialisés on a du mal à recruter des animateurs toutes les mairies vous le diront et tous les services éducatifs vous le diront et là comme on a d'ailleurs en parallèle et en écho du mal aussi dans le recrutement des policiers et des profs et autres et tout ça sont aussi des intermédiaires qui comptent Nicolas Méhary là-dessus

21:03
Présentateur

oui absolument ils sont essentiels aussi bien ceux qui travaillent dans un cadre institutionnel comme les adultes relais les éducateurs dans la prévention spécialisée effectivement on a du mal à les recruter donc quand on en a qui sont bien on les garde on les choix on a envie absolument parce qu'en plus c'est un travail de terrain dans la durée qui fonctionne mais ce sont aussi des acteurs associatifs des responsables de conseils citoyens qui ont été mis en place dans le cadre des quartiers en politique de la ville qui ont eu un rôle très important j'ai échangé avec eux ces derniers jours justement parce que pour apaiser pour pouvoir mettre des mots sur les difficultés justement pour pouvoir aussi insister sur la nécessité et je reviens sur ce que disait l'auditrice tout à l'heure parce que c'était important ces clubs aux abords des collèges ça peut paraître à très détail mais c'est l'occasion de créer du lien un projet pour des jeunes issus des quartiers comme pour les autres et un point qui est très important c'est pas d'avoir un traitement différencié peut-être avoir un petit peu plus d'attention pour aller vers mais on les traite comme les autres parce qu'ensemble on doit faire tous partie de la même société

21:59
Invité

Bonsoir Maxence Lambrec Bonsoir On a juste besoin de vous pendant 3-4 petites minutes Maxence qui avait suivi cette réunion des maires avec Emmanuel Macron parce que quand même on ne va pas être complètement dupe on a fait beaucoup de politique pendant ces 4 heures et devant ces 302 maires moi je voudrais savoir si c'est une tentative de reprendre l'avantage et l'a-t-il pris la raison pour laquelle je vous pose la question Maxence c'est que moi je me souviens sur les banlieues il y avait eu à une époque une espèce de discours qui parlait des auto-entrepreneurs en costume qui luttaient contre l'assignation à résidence qu'on percevait lorsqu'on était en banlieue est-ce qu'il reprend la main là-dessus le président Macron ou pas ?

Franchement ce n'était pas une reprise en main franchée massive pendant 4 heures il a écouté les maires et en effet c'était des discours assez politiques chacun est resté dans son couloir et beaucoup ont été déçus ils sont repartis assez vite et même très vite une demi-heure pour certains mais non Emmanuel Macron il sent bien que ce n'est pas avec un plan ce n'est pas avec une allocution ce n'est pas avec un chèque qui va reprendre la main renouer tous les regards sont tournés vers l'Elysée mais il aimerait bien les détourner au fond il a envie de dire non mais regardez et c'est un peu aussi ce que relève le téléphone sonne ce soir c'est que l'action elle se fait à tous les étages à tous les niveaux et il aimerait bien un peu décentraliser et en même temps il est victime de ce qu'il a fait depuis 6 ans et il l'a dit l'unanimité peut-être aujourd'hui elle est sur l'empilement des normes et la centralisation excessive et c'est presque le seul point commun à toutes les interventions d'aujourd'hui parce qu'il y a eu vraiment des choses assez caricaturales mais là-dessus il y a eu consensus et voilà et après il a listé à la fin 8 chantiers sur lesquels il y avait un travail à faire et on se reverra en septembre et il n'y a pas de solution magique et on peut imaginer que ce n'est pas exactement ce qu'il attendait juste avant ce fameux passage des 100 jours là aussi encore une fois on est en train de faire de la politique également Maxence on n'est pas dupe de ça bien sûr il cherchait à rebondir là il avait réussi d'une certaine manière à ses yeux sa séquence de reprise en main avec la souveraineté avec les annonces d'entreprise et puis là la séquence à Marseille où il s'est confronté au bout de deux ans d'action d'ailleurs dans les quartiers à Marseille j'étais aussi avec lui dans le gymnase de la Busserine où il a pris pendant deux heures et demie des claques et des claques sur le bilan de Marseille en grand et finalement lui arrivait avec tous ces chiffres il y a eu 300 policiers de plus il y a eu 32 magistrats il y a eu etc et les témoignages étaient tous plus bouleversants les uns que les autres sur l'insalubrité sur le manque de sécurité etc donc il a vécu ça la semaine dernière mais il y avait quand même l'impression de bon il y avait moins de casseroles il y avait une il était redevenu un peu plus audible il n'imaginait pas ça avant le 14 juillet on y reviendra Maxence je vous remercie beaucoup et je vous lâche je voudrais vous faire partager tous le message de Boris sur l'appli France Inter qui dit je suis adjoint au maire de la ville de Cré je crois que ça se prononce Cré c'est dans la Drôme nous avons 2500 élèves sur trois collèges deux lycées pour une population de 8900 habitants pour s'occuper et discuter avec ces 2500 jeunes nous avons deux éducateurs de rue je demande au département de la Drôme depuis trois ans le financement d'un troisième poste éduc de rue soit 50 000 euros par an évidemment visiblement cette requête n'est pas acceptée est-ce qu'on en est là en termes d'effectifs Reda Didi et donc en termes de manque absolu de ces relais qui empêchent probablement une partie de ces gamins-là d'aller ensuite taper dans une vitrine s'il se passe quelque chose je pense que ça nous coûte cher de ne pas avoir ces adultes référents sur les terrains là où il faut pour essayer d'apaiser de recréer du dialogue de faire vivre la république de faire vivre d'être à l'écoute aussi de pouvoir permettre à ces jeunes de travailler de faire remonter la façon dont ils pensent nous nos ateliers sont organisés de cette façon-là c'est-à-dire qu'on a des auteurs on a des comédiens et on a aussi ou des journalistes ou des éducateurs spécialisés qui sont en capacité de pouvoir libérer la parole du jeune et donc de nous dire ce qu'il pense à l'instant T de la situation de la relation police-population on pense que c'est très important comme cathartis et comme échange par la suite pour ensuite pouvoir avoir un dialogue plus apaisé avec les policiers du local bien sûr la cathartis ça marche ça marche et je suis assez étonné à quel point bien sûr on est toujours working progress c'est pas le sujet mais oui oui on a des résultats qui peuvent apparaître comme intéressants questions et remarques sur toute Bénédicte pour nos deux maires qui sont avec nous ce soir bonsoir Bénédicte bonsoir on vous écoute je vous écoute depuis tout à l'heure et je trouve l'émission très très intéressante et qui ressource un peu face à toute cette violence qu'on a qu'on constate voilà moi je suis travailleuse sociale et je concours à la protection de l'enfance parce que ces jeunes sont des mineurs et il y a une loi qui s'applique la protection de l'enfance et d'évoluer au département depuis la décentralisation et ça c'est peut-être aussi à repenser j'entendais un maire qui parlait du département plus de moyens on manque de moyens alors il y a des secteurs vacants on n'arrive pas à recruter et on travaille en urgence aux plus pressés et on en laisse sur le bord de la route donc il y avait le gouvernement il y a parlé d'un domaine régalien au niveau de la protection de l'enfance parce que la protection de l'enfance c'est aider les jeunes en construction il y en a qui sont maléables et qui sont complètement influenciables et qui deviennent aussi dans la toute puissance des mères seules des pères absents et le juge voilà moi je travaille à signaler auprès du juge voilà des enfants qui sont en grande difficulté ainsi que des familles et le juge pour enfants apporte l'autorité il est là pour redonner de l'ordre du sens et ça peut travailler aussi avec la police aussi avec les enseignants et il apporte un maillage un filet de sécurité et Bénédicte vous qui êtes travailleuse sociale justement là aujourd'hui précisément demain là où vous habitez est-ce que vous savez par quel bout les prendre ces jeunes gens que vous voyez tous les jours et que peut-être vous avez complètement vu filer pendant ces 4 ou 5 jours en fait peut-être même sans les reconnaître est-ce que vous savez comment les récupérer je vais dire les reprendre par le col en les enviant asseoir est-ce que vous savez faire ça est-ce que vous vous dites je ne sais même je ne suis même pas sûr de savoir aujourd'hui là après ce que je viens de vivre je ne sais pas je ne sais pas je pense alors il faut travailler aussi avec des équipes aussi travailler aussi avec des cadres aussi compétents parce que on a aussi dans les départements avec des des coûts qui ont enfin voilà des réorganisations sans cesse aussi et puis travailler aussi avec des psychologues aussi les CNP les centres médicaux psychologiques toutes les enfants sont en liste d'attente enfin voilà il y a plusieurs domaines et donc écouter ces jeunes remettre aussi voilà l'ordre en disant ben non on ne peut pas excuser on ne peut pas on comprend ça ne veut pas dire qu'on excuse mais redonner du sens à ce qu'ils ont fait parce que je pense qu'à un moment donné ça leur a échappé je pense que voilà il y avait des ils étaient en meute en fait c'est ça et je pense que certainement des gamins vont s'apercevoir après je suis allée trop loin je ne m'en suis pas aperçue et c'est intéressant parce que c'est ce qu'on entend Bénédicte merci beaucoup dans les comparutions immédiates en ce moment je me suis aussi laissée entraîner vous avez raison ce qui n'excuse rien mais ce qui j'aime bien cette phrase de Bénédicte je vais vous donner la parole Reda Didi j'ai vu que vous la réclamiez mais on n'a pas entendu Jean-Paul Jandon depuis longtemps j'aime bien ce que dit Bénédicte M.

Jandon sur le côté il faut leur redonner le sens de ce qu'ils ont fait mettre les mots sur les choses et sur la casse et sur le reste oui ça a du sens de ce qu'elle nous dit Bénédicte non ?

30:08
Présentateur

bien évidemment ça a du sens mais on est en train de payer très clairement ce que j'appelle moi le millefeuille territorial l'empilement des compétences on ne sait pas exactement qui fait quoi je peux vous dire quand vous êtes maire ça veut dire qu'il faut

30:21
Invité

vous en rendre à vous M. le maire dans ces domaines là vous laissez nous faire

30:27
Présentateur

aujourd'hui moi je demande à ce que les maires aient beaucoup plus de pouvoir et de coordination de l'ensemble des entités parce que moi je partage globalement ce qu'il vient de dire les équipes disciplinaires mais les équipes disciplinaires elles doivent être des équipes mixtes départements agglom villes services de l'état c'est qu'on monte il faut monter des tax forces qui réunissent l'ensemble des compétences qui agissent sur le terrain et de le faire de manière coordonnée avec des objectifs extrêmement précis si nous ne faisons pas ça si chaque entité et chaque strat intervient de manière individualisée et qu'à la fin finalement toutes les politiques qui sont mises individuellement ne portent pas leurs fruits et c'est quand même ça qu'on paye aujourd'hui de manière très forte

31:11
Invité

Vous vouliez dire quelque chose Reda Didi ?

Oui moi je serais totalement à ce qui a été dit par votre auditrice je dirais que les causes sont multiples et que la réponse est collective et j'ajouterais une chose c'est qu'on a une difficulté quand même auquel peut-être il va falloir essayer de trouver une réponse assez rapide c'est qu'on est en période de vacances et qu'on ne va pas avoir la possibilité de pouvoir échanger avec ces différents élèves qu'ils aient participé ou pas d'ailleurs parce que même ceux qui n'ont pas participé on doit pouvoir échanger sur l'événement qu'il s'est passé et leur apporter des réponses et essayer de donner quelques clés de compréhension et d'explication et j'imagine que c'est un problème auquel il va falloir un peu penser Évelyne est avec nous bonsoir Évelyne bonsoir on vous écoute Évelyne

31:56
Auditeur

alors moi je suis une ancienne éducatrice de rue animatrice de rue plutôt dans les années 90 2000 le problème n'a pas changé mais moi ce que j'ai un peu peur c'est cette dérive sécuritaire qui risque d'être mis en place je viens de discuter avec des voisins avec plein de gens et en fait on veut supprimer les allocations familiales pour les jeunes qui font des dégradations je ne suis pas pour les dégradations je suis ancienne enfin je ne sais pas on ne met pas assez en place le boulot des animateurs de rue des éducateurs de rue c'est un manque de moyens là pratiquement tout a été dit dans votre super émission mais il y a du boulot au quotidien qui est fait et on l'entend

33:00
Invité

Évelyne le boulot que vous faites au quotidien que vous faisiez que font tous les collègues moi je trouve ça toujours intéressant de voir que dans ce genre d'émission ce sont des éducateurs etc qui nous téléphonent et qui sont là pour nous dire ce qu'ils font là dessus il va forcément y avoir un débat Nicolas et Marie est-ce qu'il faut le refermer assez vite l'histoire des sanctions financières aux familles notamment je me souviens de cette phrase qui disait tarif minimum dès la première connerie est-ce que vraiment ça a du sens ?

33:24
Présentateur

Je pense qu'il faut dans la situation actuelle revenir à des choses simples il n'est pas normal que des gamins de 13 à 14 ans ou 15 ans ou 16 ans soient dehors à mettre le feu ou à attaquer un commissariat et la réponse pour des gamins elle ne peut pas être simplement dans un premier lieu pénal la question se pose par rapport à la gravité de certains faits de voir dans quelle mesure il peut y avoir une réponse pénale mais je pense que ce n'est pas ça le premier enjeu le premier enjeu est d'abord d'avoir une réponse de fermeté éducative fermeté éducative ça passe notamment par le fait que les parents assument leur responsabilité de parents et en disant cela je mesure totalement le fait assumer la responsabilité de parents est-ce que ça veut dire

34:09
Invité

payer

34:10
Présentateur

ou être privé

34:11
Invité

d'alloc ou des choses de ce genre

34:12
Présentateur

je ne crois pas que les allocations sont forcément la bonne solution mais la loi dit clairement que les parents sont légalement responsables et notamment aux civils c'est des dégradations et en disant cela il faut revenir à ce point il faut que les parents et en ayant en tête que certains sont dans des situations compliquées c'est souvent des familles monoparentales

34:31
Invité

Est-ce que ce sont des amendes ou pas ?

34:34
Présentateur

Alors je pense que en cas de dégradation de faute répréhensible potentiellement sur le plan pénal de la part des enfants il doit y avoir une responsabilisation des parents je ne crois pas que la question des allocations familiales soit le bon sujet je pense que et d'ailleurs je ne sais pas exactement quelles sont les bonnes modalités mais je crois en tout cas que c'est important que les parents soient concernés quand par exemple en tant que maire je fais un rappel à la loi et que les parents ne veulent pas venir il y a un problème il y a un problème il ne s'agit pas simplement d'être là pour une question de sanctions financières c'est simplement de dire qu'il y a des parents qui vont éviter cela et je crois à un moment qu'il faut revenir à des choses simples que la situation actuelle où on se dit on accepte que des parents laissent leurs enfants dehors tard le soir est un problème et je pense qu'il faut trouver des modalités pour rétablir l'autorité parentale

35:25
Invité

Un mot là-dessus Jean-Paul Gendron ça c'est des mots qu'on entend c'est des mots politiques qu'on entend moi je voudrais savoir si vous avez le sentiment que c'est possible même de toute façon enfin je veux dire on ne va pas les enfermer à la maison ces gamins-là j'entends ce que vous dites toutes mais vous vous en pensez quoi ?

35:42
Présentateur

ça n'a pas de sens de retirer les allocations familiales aux parents je pense que ce sont déjà des parents qui sont démunis donc vous allez démunir encore plus donc je ne vois pas l'intérêt majeur après la vraie question c'est comment à travers un travail à la fois avec l'enfant avec les parents on arrive à reconstituer un dialogue par enfant qui me semble extrêmement important et au niveau de l'enfant s'il y a je dirais dégradation c'est quelle est la bonne réponse la bonne réponse c'est peut-être je dirais des travaux d'intérêt général qui permet à ce moment-là de faire comprendre à cet enfant que ce qu'il a fait à un moment donné il faut le réparer il faut le réparer non pas dans la peine mais le réparer finalement en travaillant pour une collectivité et je pense que c'est ça la bonne réponse

36:28
Invité

Réna Didi au lieu d'essayer de sanctionner les parents il faut faire réparer repeindre les écoles par terre les commissariats les médiathèques etc ça vous semble plus ayant plus de sens en tout cas dans l'éducation populaire on nous a appris qu'il fallait donner du sens à la peine c'est-à-dire qu'elle soit réparatrice et qu'elle ait un peu de sens sur l'accompagnement à la parentalité je pense qu'il faut regarder la question de façon un petit peu plus large c'est-à-dire tracer de la situation au niveau de la famille dans sa globalité et pas uniquement eux c'est-à-dire que c'est tout un environnement qu'il faut revoir on parlait tout à l'heure des adultes référents c'est j'allais dire à quasiment toutes les étapes de l'évolution d'un jeune que les adultes doivent être présents et je pense qu'il faut aller plutôt vers un accompagnement un soutien un renforcement des parents qui peuvent se sentir démunis sur une échelle de 0 à 10 diriez-vous vous l'acteur extérieur c'est pour ça que c'est pas au maire que je pose la question diriez-vous sur une échelle de 0 à 10 jusqu'à quel point à quelle hauteur on se dit qu'il y aura un avant et un après et donc il y a une chance pour qu'on ne revoie pas ce qui s'est passé ici c'est compliqué à répondre j'espère 9 allez voir mais c'est parce que je suis très optimiste oui vous êtes un optimiste je suis un optimiste vive cette conclusion optimiste il n'y aura d'autres des téléphones sur ce thème là croyez-moi merci beaucoup merci de vos nombreuses questions

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