Nicolas Dupont-Aignan invité de Dimanche en politique (15 mars 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21OuverteRéponse directe
Que faut-il faire face à la crise sanitaire en Île-de-France ?
- 2:29RelanceÉludée
Qu'est-ce que les autorités vous répondent ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Mais là, qu'est-ce qu'on fait pour gérer l'urgence ?
- 3:56RelanceRéponse directe
Il y a des autorités sanitaires, notamment sur la vitamine D, qu'en pensez-vous ?
- 5:10FerméeRéponse directe
Quand vous demandez la démission d'Olivier Véran, est-ce que vous n'allez pas trop loin ?
- 7:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes de l'avis que la prévention est primordiale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Invité politiqueFait
« Je suis très en colère, car cela fait maintenant un an, un an, que je réclame la réouverture du Val-de-Grâce, qui est un hôpital en parfait état, l'ancien hôpital des armées, vous pouvez aller voir, il est vide. »
- 1:38Invité politiquePromesse
« En trois semaines, il peut être réinstallé. »
- 1:47Invité politiquePromesse
« Je demande depuis un an qu'on rappelle des infirmières qui viennent de partir en retraite, en réanimation, moyennant une très forte prime, et je sais qu'elles reviendraient. »
- 1:58Invité politiqueChiffre
« Ils étaient 72 l'année dernière. Le gouvernement, dans sa grande générosité, est monté à 74. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Madrid a réussi en 100 jours à créer un hôpital de 1000 places. »
- 3:43Invité politiqueFait
« J'ai lancé une grande pétition là-dessus avec Debout la France, car on sait aujourd'hui que si on est bien dosé en vitamine D, on est plus fort face au virus. »
- 11:12Invité politiqueFait
« Le problème, c'est qu'il n'y a jamais de sanctions pénales sur des délinquants mineurs qui en sont parfois à leur 20e, 30e, 40e acte de délinquance. »
- 12:52Invité politiqueFait
« On supprimait les allocations facultatives sociales à la famille quand il y avait un jeune mineur qui commettait des actes répétés de délinquance. »
- 15:12Invité politiqueChiffre
« Sur eux, allez 120 000 habitants, c'est même pas 15 meneurs qui sont en liberté alors qu'ils devraient être en prison. »
- 18:05Invité politiqueFait
« Les automobilistes sont bannis par toute la classe politique. »
- 23:49Invité politiqueFait
« Je suis convaincu qu'on est à plus d'un an de l'élection et que les français ne veulent pas revoir le même duel. »
- 26:00Invité politiqueFait
« je suis député »
- 26:00Invité politiqueFait
« candidat à la présidentielle »
- 26:01Invité politiqueFait
« j'étais 22 ans maire »
- 26:10Invité politiqueFait
« moi je m'occupe de mon pays »
- 26:20Invité politiqueFait
« j'ai sauvé ma ville »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan59 %
- Présentateur19 %
- ?9 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
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Bonjour,
soyez les bienvenus sur France 3, Paris, Île-de-France. Notre invité ce dimanche matin, le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour à vous. Nous parlons tout à l'heure bien sûr des élections régionales et de vos ambitions pour ce scrutin et puis de
l
'étape suivante, la présidentielle. Mais d'abord l'actualité et la question sanitaire. Situation préoccupante en Île-de-France où la barre des 1000 patients en réa a été largement franchie. Un francilien arrive toutes les 12 minutes en réa actuellement. Écoutons Olivier Véran,
le
ministre de la Santé, jeudi soir.
Dans ces déjàs, nous préparons des transferts importants de patients vers les autres régions qui pourraient avoir lieu dès cette fin de semaine.
Quand
je dis important, c'est qu'on parle là de dizaines, voire
de
centaines de patients qui pourraient être évacués de l'Île-de-France
vers
d'autres hôpitaux, d'autres régions du territoire national. Cette solidarité entre les régions, elle est cruciale parce qu'elle permet de sauver des vies.
Alors voilà, des transferts de patients vers d'autres régions qui sont d'ores et déjà programmés. 40% des opérations ont été déprogrammées en Île-de-France pour faire de la place dans les hôpitaux. Et la situation est extrêmement tendue. Que faut-il faire Nicolas Dupont-Aignan
? Moi,
je vais vous dire, je suis très en colère,
car
cela fait maintenant un an, un an, que je réclame
la
réouverture du Val-de-Grâce,
qui
est un hôpital en parfait état, l'ancien hôpital des armées, vous pouvez aller voir, il est vide.
En
trois semaines, il peut être réinstallé.
Je
demande depuis un an qu'on rappelle des infirmières qui viennent de partir en retraite, en réanimation, moyennant une très forte prime, et je sais qu'elles reviendraient. Je suis scandalisé que le concours des internes en réanimation
de
cette année, il n
'y
a pas de place supplémentaire. Ils étaient 72 l'année dernière. Le gouvernement, dans sa grande générosité, est monté à 74. Donc ce qui me met vraiment en colère,
c
'est qu'on sait depuis un an qu'on a besoin de places supplémentaires en Île-de-France. Madrid a réussi en 100 jours à créer un hôpital de 1000 places. Et nous, on a fermé l'hôtel-lieu. On laisse le Val-de-Grâce vide. On ferme encore des unités en Essonne. Des unités ont été fermées à Juvisy. Et quand
vous avez accès les
autorités, qu
'est
-ce qu'on vous répond ?
Jamais de réponse. Jamais de réponse. En Essonne,
il
faut quand même que les franciliens sachent qu'en Essonne, il y a trois hôpitaux, Juvisy, Palaiso, Orsay, qui vont être regroupés dans un grand hôpital. On va perdre plusieurs dizaines de lits. Dans le nord de Paris,
vous avez Bichat
et Beaujon qui vont être fusionnés. Rien
n'a
changé avec la
crise du Covid. Rien.
Mais là, qu'est-ce qu'on fait pour
gérer l'urgence ? Est-ce qu'il faut confiner la région ? Est-ce qu'il faut la confiner le week-end ? Ce n
'est
pas d'actualité, visiblement.
Vous
savez, le confinement le week-end est la pire des solutions. C'est comme le confinement à 18h. Je demande qu'on lève le confinement à 18h, qu'on le décale à 20h ou 21h. Pourquoi
?
Parce que, moi, ailleurs, les gens sont entassés, quand ils rentrent dans ma ville, dans le RERD, parce que tout le monde court pour être à 18h chez soi. Est-ce que vous trouvez ça pas absurde sur le plan sanitaire ? Donc, ce que je demande,
c
'est qu'on prenne des mesures de précaution, parce que moi, je ne suis pas un inconscient. Par exemple, distribuer des masques FFP2 aux personnes âgées pour qu'elles soient mieux protégées, notamment dans les transports pour les personnes vulnérables, rouvrir des lits et puis diffuser les bonnes pratiques de soins. J'ai lancé une grande pétition là-dessus avec Debout la France, car on sait aujourd'hui que si on est bien dosé en vitamine D, on est plus fort face au virus. Si on reçoit de
l
'ivermectine, on peut guérir plus vite et éviter d'engorger les urgences.
Et là, pas de réponse.
Il y a des autorités sanitaires, notamment sur la vitamine D, pas mal d'organismes, le Haut Conseil de la Santé Publique, la Société Française de Pharmacologie, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament. Enfin, non. Elle, elle a donné une autorisation temporaire d'utilisation pour les anticorps monoclonaux. Il y
a
quand même des choses qui sont faites, mais en tout cas, les autres que je citais disaient que la vitamine D, ce n'était pas prouvé. C'est complètement
faux.
L'Académie de médecine,
au
mois de mai, l'Académie de médecine de France, au mois de mai, 73 spécialistes, 6 sociétés savantes ont dit que quand on est sous-dosé, carencé en vitamine D,
on
a beaucoup plus de chances d'attraper la Covid. Alors, qu'est-ce que je demande ? C'est qu'on puisse tester les personnes
de
savoir leur dosage de vitamine D, que ce soit remboursé par la Sécurité sociale, ça ne l'est pas aujourd'hui, de manière à ce qu'on puisse renforcer l'immunité collective. Je ne dis pas que c'est ça qui va tout sauver. Attention. Je demande simplement au gouvernement de jouer sur une palette, parce que tant qu'il n'arrive pas à vacciner,
on
voit bien qu'il est débordé. Et je ne comprends pas comment on peut faire des erreurs plusieurs fois de suite. Moi, j'ai accepté le premier confinement, parce qu'on n'avait pas les masques, pas les tests, pas l'expérience. Mais aujourd'hui, on n'a pas le droit de recommencer une telle erreur.
Quand vous demandez la démission d'Olivier Véran, est-ce que vous n
'allez pas trop loin ? Oui, je l'ai demandé à plusieurs reprises. Il y a une
pétition d'ailleurs.
Oui, mais parce qu'on
est le seul pays au monde
où
un ministre peut mentir droit dans les yeux sur les masques, sur les tests, sur les soins, sur les vaccins.
Donc
ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous, pardonnez-moi, mais vous, journalistes, ou ceux qui nous regardent, commerçants, commerciaux, mentez droit dans les yeux dix fois de suite,
ils
seraient virés.
Est
-ce qu'on peut continuer à surmonter la crise en mentant comme ça ? Moi, je ne l'accepte plus. C'est ce que vous dites. Tous les Français
ont
vu qu'il avait menti à plusieurs reprises.
Reprenez toutes les vidéos. On peut parler forcément
de
mensonges.
Écoutez, quand on dit... Je ne sais
pas... Écoutez,
je me souviens très bien qu'au mois de janvier dernier, même en février dernier, je portais un masque.
Et
on sait... Le ministre me disait, ça ne sert à rien.
Et
ils ont détruit des masques.
Alors,
il y
a
un moment... Vous savez,
hier, dans la ville, on a distribué des masques. Les
autorités sanitaires
aussi. Mais oui, mais
pareil. J'estime qu'il faut changer de politique, qu'il faut absolument mieux lutter contre le virus, il faut protéger les franciliens, et qu'on peut le faire sans obligatoirement paralyser la vie de la région. Et qu'il faut trouver le juste équilibre. Je ne dis pas que c'est facile. Je ne
dis
pas que c'est facile. Mais là, on a quand même l'expérience.
Pour
le mois à venir, le pass vaccinal ou le pass sanitaire en fonction de comment on l'appelle, peut être une solution pour reprendre une vie.
Mais faut-il encore que les franciliens aient des vaccins ? Oui, il
y a
une accélération là. On est à 6% des Français.
Et
encore pour une dose.
4,5
millions
qui ont reçu au moins une dose.
Oui. On est à 3% ou 4%, 6%. Allez. Mais comment on peut dire qu
'on
va mettre un pass alors qu'on n
'est
pas capable de vacciner ? Moi, je crois qu'il faut être sérieux maintenant. Il faut reprendre tout de A à Z, sérieusement. Et on peut protéger les franciliens en reprenant la vie intelligemment. Mais pour ça, il faut des masques FFP2, il faut des soins, il faut des lits, il faut un peu d'intelligence, écarter le couvre-feu pour que tout le monde ne s'entasse pas dans les transports, qui est le lieu entre nous, vous savez, où il y
a
le plus de contamination. Donc, est-ce qu'on ne peut pas traiter les endroits où il y
a
le plus de contamination
? Alors,
c'est un sujet qui a mobilisé les médias ces derniers jours et semaines. Les affrontements entre bandes rivales. Ils sont en hausse, plus 24% en 2020, plus de 350 faits constatés en France et principalement, d'ailleurs, en Ile-de-France, qui a été particulièrement endeuillée avec deux collégiens morts dans votre département, l'Essonne, ces dernières semaines. Les bandes rivales, donc, je le disais, un phénomène très francilien et pour cause, sur 74 bandes connues dans le pays, 70 le sont dans notre région. Alors, que faire face à la multiplication des violences entre bandes ? Certains maires tentent de trouver des solutions pour désamorcer les tensions.
Nous avons suivi trois élus de l'Essonne, Thierry Curtet et Nathalie Bertier.
Le
maire d'Epinay-Soussénard est inquiet. La tension n'est pas retombée 15 jours après le drame. Dans ce collège, certains élèves ont participé à l'arix mortel.
L
'affrontement spontané de deux bandes d'adolescents des villes voisines d'Epinay et de Quincy-Soussénard.
Alors,
le maire demande à sa police municipale d'être très présente aux heures de sortie.
Vous
avez des retombes sur le terrain, d'ambiance ? Pour l'instant, c'est que des rumeurs. On reste quand même vigilants. La crâne de représailles. Le maire cherche des solutions pour que cela ne se reproduise jamais.
Tout
le monde a une partie de la réponse. Considérer que la mairie a toute la réponse, ce n
'est
pas vrai, que les parents ont toute la réponse,
ce
n
'est
pas vrai et que les juges auraient toute la réponse, ce n
'est
pas vrai non plus. Tout le monde travaille ensemble et chacun a sa part de vérité.
Il
a lancé une invitation au maire des communes concernées. Tous ont décidé de travailler ensemble. On n
'est
pas du tout sur des divergences politiques. Là, la politique n'est plus là. On est tous là pour nos habitants, nos enfants. Et ensemble, ils ont proposé cette première réunion aux parents d'élèves de ces collèges. Les parents, des mères majoritairement, partagent un même constat. Leurs enfants vivent ces événements avec détachement. En fait, ils ne
se
connaissent pas. Donc du coup, il y a effectivement un détachement qui est vraiment assez sidérant.
Ils
en ont très peu parlé. Et pareil, un grand détachement,
c
'est assez étonnant.
L
'élu de Quincy-Soussénard l'a remarqué aussi et s'en inquiète.
Les
gamins banalisent complètement la violence. Pour eux, c'est presque naturel. Les enfants concernés, c'est du 9-11 ans. Vous vous rendez compte ? C'est dramatique.
À
l'issue de la réunion, des premières idées émergent et font consensus.
On
a une école numérique des parents pour faire en sorte que les parents comprennent un peu ce qui se passe sur les réseaux sociaux de leurs gamins. Il y
a
la volonté des municipalités en lien avec les parents de faire en sorte que les enfants se mélangent à l'occasion des vacances scolaires notamment. Autre élu, le conseiller départemental Alexandre Touzet. Il nous emmène dans ce centre de sécurité. Ici, 700 caméras doivent surveiller les abords des 100 collèges de l'Essonne
pour
alerter un cas de RICS, mais pas seulement.
Et
permettre par ailleurs aussi au procureur de la République une fois que la RICS s'est passée de pouvoir identifier les personnes mises en cause.
Un
volet répressif mais pour tous ces élus, c'est bien la prévention qui est primordiale.
Alors
la prévention primordiale,
est
-ce que vous êtes de cet avis
?
Écoutez, j'entends ce discours depuis 10 ans.
J
'ai été président de l'agglomération pendant un certain nombre d'années et je connais bien ces maires qui ont plein de bonnes volontés.
Mais
ce n
'est
pas ça du tout le problème.
Ça
fait des années qu'on fait de la prévention,
du
blabla, des bons sentiments, de la naïveté.
Mais
ce n
'est
pas ça le problème. Le problème, c'est qu'il n'y a jamais de sanctions pénales sur des délinquants mineurs qui en sont parfois à leur 20e, 30e, 40e acte de délinquance. Ça
veut dire qu'il faut quoi ?
Enfermer les enfants qui ont parfois 10 ans, 11 ans
?
Il y en a qui le proposent. Ce n
'est
pas enfermer systématiquement. C'est
qu
'à chaque acte délictuel, il y
a
une réponse certaine, proportionnée, progressive, qui se termine après par une éducation. Mais si vous n'envoyez pas un signal, quand vous avez des élèves dans des classes
qui
perturbent la classe
et
que le professeur ne fait rien parce qu
'il
ne peut rien faire, parce que son supérieur va dire pas de vague, quand vous avez au collège des violences, des harcèlements
qui
ne sont jamais punis, quand vous avez des vols, des violences physiques terribles et que vous avez un rappel à la loi au tribunal d'Evry,
tout
s'effondre et vous pouvez avoir tous les maires, tout ce que vous voulez
et
que rien ne fonctionne. Quelle peine faut-il ? Mais comme en Angleterre, moi j'ai été visité en Angleterre, en Angleterre, un vol de portable immédiatement,
il
y
a
l'arrestation et il y
a
huit jours, huit jours dans un établissement adapté
pour
enfants mais où on montre à l'enfant à 15 ans, 16 ans, 17 ans qu'il y a une réponse.
C'est ce que propose, Bruno
Rotaillot, des courtes peines d
'enfermement dans des
établissements spécialisés. Mais
fermé, on exprime que la société à un moment dit stop.
il
faut aussi responsabiliser les parents. Je le faisais hier et mon successeur Olivier Claudon le fait toujours.
Comment
?
On
supprimait les allocations facultatives sociales à la famille quand il y avait un jeune mineur qui commettait des actes répétés de délinquance. On le recevait, on le reçoit toujours et je peux vous dire
que
ça avait une influence énorme parce que ce jeune pour la première fois avait une limite qui était donnée. une limite et il savait qu'en se comportant mal il pénalisait sa maman et ses petits frères. Eh bien je peux vous dire une chose
c
'est que c
'est
la première fois qu'il y
avait
une réponse. Donc il arrêtait. Alors bien sûr ça n'empêche pas tout mais c'est vital et je demande qu'on change les lois pénales sur la justice des mineurs sinon on n'en sortira jamais.
Alors sur ce sujet je vous propose d'écouter Clémentine Autain députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis et la tête de liste aussi de la France Insoumise pour ses régionales en Ile-de-France elle a été l'invité de France Insoumise jeudi matin elle s'est exprimée donc sur la question des bandes rivales on l
'écoute. Il
faut de l'accompagnement il faut de l'humain il faut aussi des mesures sociales parce que dans les familles monoparentales avec des femmes
puisque ce
sont essentiellement
des femmes
qui partent à 6h du matin parce qu'elles travaillent à l'autre bout par exemple de l'Ile-de-France pour prendre un cas concret qu'elles rentrent le soir qu'elles sont épuisées qu'elles ne savent pas comment elles vont finir le mois qu'elles sont elles-mêmes dans un état de stress immense forcément elles n'ont plus l'énergie il faut une éducation à la non-violence dans les établissements scolaires on a un problème avec vous le savez sans doute les services de prévention et de protection de l'enfance dont les moyens fondent comme neige au soleil même chose sur les médiateurs sociaux il faut des médiateurs et des médiatrices sociaux
qu
'est-ce qu'on fait par exemple pour ces parents isolés qui parfois traversent la région pour aller travailler qui sont obligés de partir tôt le matin qui rentrent tard le soir et qui ne sont pas présents
au
domicile
alors d'abord je voudrais dire qu'il y
a
beaucoup de parents isolés qui malgré tout assurent l'éducation de leurs enfants
et
que la culture de l'excuse permanente de Mme Autain ça fait 20 ans pareil qu'elle aboutit à ce résultat
et
donc bien évidemment c'est beaucoup plus difficile mais heureusement dans notre région il y a pléthore d'aides éducateurs de médiateurs on a investi des dizaines de millions c'est pas ça le problème le problème c'est une toute petite minorité toute petite minorité je vois dans ma circonscription sur eux allez 120 000 habitants c'est même pas 15 meneurs
qui
sont en liberté alors qu'ils devraient être en prison
c
'est tout et ces 15 meneurs pourrissent la vie de beaucoup d'autres ont une très mauvaise influence j'ajoute qu'il faut s'attaquer au trafic de drogue
et
que tant qu
'on
s'attaquera pas au trafiquant de drogue qui entraîne les plus jeunes dans ces actes de délérquance jamais punis et bien après on n'y arrive plus donc ne confondons pas une toute petite minorité qui doit être incarcérée
et
le reste qui doit être éduqué mais si vous n'enlevez pas le poison de quelques-uns qui pourrissent la vie des quartiers et bien nous entendrons toujours les mêmes discours et nous aurons ce qui est beaucoup plus grave une montée de la violence parce que ce qu
'ils
faisaient à barre de fer il y a quelques années ils le font avec des couteaux et ils tuent des gamins
de 13 ans c'est ça la
réalité et c'est le résultat de notre lâcheté
la
lâcheté de l'état figurez-vous qu'après le drame de Boussy-Saint-Antoine il n'y
a
pas de réponse pénale supplémentaire de la justice des mineurs et le procureur nous dit faites des tables rondes donc on va faire encore du blabla ça ne peut pas durer
Boussy
-Saint-Antoine où il y
a
un collégien qui est donc décédé et
il y en a
eu une autre
le même jour à Saint-Cheron une
collégienne qui a voulu s'interposer mais vous imaginez
ce que ça veut dire la lâcheté des adultes
fait
que des gamins de 14 ans ne reviennent pas du collège
donc
il
y a
un moment
il faut dire stop
alors
ce phénomène ces phénomènes violents et leur médiatisation interviennent à l'approche des élections régionales ça n'a pas échappé à Jordan Bardella qui prend pour ces élections la tête de liste du rassemblement national je vous propose de l'écouter
c
'est une région qui vit aujourd'hui sous l'emprise de l'ultra-violence les phénomènes de bande ont encore fait l'actualité
dans
quelques mois il va y avoir une élection présidentielle où ces débats vont être tranchés Marine Le Pen a l'ambition de porter cette voie de la fermeté au pouvoir mais juste avant il y
a
une marche à ces élections régionales et le travail il commencera dès le mois de
juin
à la tête de la région Est
-ce
que le sujet de la sécurité va s'inviter à ces élections régionales alors que
ce n'est
pas forcément une compétence première de la région loin de là
oui bien sûr mais pour moi chaque élection a sa particularité
parce
que la région ce sont des décisions de vie quotidienne donc il y
a
la sécurité mais il faut reconnaître que c'est plutôt du domaine de l'État
même
si la région peut améliorer et puis il y a les transports parce que là c'est vraiment l'argent de la région de nos impôts
et
je pense qu'on peut faire tellement mieux sur les transports je vis la galère du RERD vous voyez les problèmes automobiles les automobilistes sont complètement écartés de la région alors qu'il n
'y a
pas de transport en Grande Couronne et ce n
'est
pas la même problématique à Paris en Petite Couronne et dans les départements du Val d'Oise des Yvelines Seine-et-Marne-Essonne
qui
sont abandonnés et j'aimerais moi que ces élections régionales soient l'occasion d'apporter des solutions et ce sera le sens de la liste de Debout la France
parce
que j'avais été tête de liste à deux reprises il y aura un tête de liste ce ne sera pas moi mais pour des solutions de vie quotidienne
qu
'on mette un peu la politique
politicienne de côté c'est-à
-dire
que vous allez proposer clairement alors pas vous mais votre tête de liste un programme sur les transports par exemple un programme d'investissement
tout à fait j'ai de la suite dans les idées j'ai beaucoup regretté que des mesures n'aient pas été prises je prends un exemple
on
a mis des dizaines de milliards sur le Grand Paris
bon qu
'on fasse le
Grand Paris décidés par
l'État
l'État et la région c'est pas la région non mais
juste pour dire
que c'est l
'État qui a dû tout à fait peut-être
combler une carence c'est un enfer dans les RER je veux qu'on redéploie de l'argent vers les RER
je
l'avais déjà proposé deuxième point sur les automobiles j'ai une grande idée
c
'est que je trouve pas normal que tout le trafic poids lourd nord-sud de l'Europe
passe
par le périphérique
parce
qu'il est gratuit alors qu'il devrait passer par les autoroutes de province et libérer le périphérique pour que les automobilistes franciliens puissent circuler puisque Paris
bloque
sur les autoroutes périphériques enfin le périphérique
francilien oui à 86 vous
avez raison franciliens mais il y a aussi beaucoup d'engorgements sur le périphérique qui devraient être libérés pour les franciliens
on
oublie les automobilistes
vous
savez quand vous habitez en Seine-et-Marne en Essonne dans le Val-d'Oise vous n'avez pas toujours des transports sûrs possibles et les automobilistes sont bannis par toute la classe politique Debout la France défendra les automobilistes ça sera clair net précis ça n'empêche pas de défendre l'environnement
qui
pourra incarner cette candidature de Debout la France
et
bien c'est un jeune il faut rajeunir les cadres il s'appelle Alexis Villepelet il avait conçu mon programme présidentiel il habite à Agnières il travaille il prend le métro
comme les autres
et il sera accompagné Dominique Maé qui est commerçante à Paris il sera accompagné de femmes et d'hommes de terrain qui veulent
dans
cette campagne régionale mettre un peu de vie quotidienne concrète et j'aimerais que les électeurs se décident à partir
de
l'expérience et vous savez que j'ai été maire pendant 22 ans que j'adore ma ville de Lière et je pense qu'on en a fait une merveille parce qu'on a bossé et bien j'aimerais qu'on fasse la même chose sur la région
est-ce que vous allez vous ouvrir à des personnalités citoyennes voire même des gilets jaunes Benjamin Cauchy vous avez une des figures des gilets jaunes vous avez rejoint pour les européennes
oui alors les gilets jaunes il y
a
eu un bon début et une mauvaise fin entre nous parce qu'ils nous ont sacrément embêtés à la fin donc c'est
sans
paralyser
la région ça
partait
d
'un bon sentiment
de
la vie quotidienne la pression fiscale donc il y aura des gens de la société civile pour aussi défendre une certaine intégrité car je défends toujours le casier judiciaire vierge pour les élus Emmanuel Macron l'avait promis En Marche l'avait promis ils ne l'ont pas fait j'aimerais que les élus en tout cas les élus de Debout la France signent à chaque élection une charte d'éthique
car
c'est fondamental de montrer l'exemple et malheureusement le monde politique est un peu bon pas toujours exemplaire Quelles sont vos ambitions pour ces élections régionales ? Ah je voudrais qu'on dépasse les 10% pour qu
'il y ait des élus
vie
quotidienne
vie quotidienne à la région qu'il faut que les franciliens sachent
qu
'en votant pour notre liste Debout la France d'Alexis Villepelet ça sera une liste qui n'aura qu'un objectif le concret le concret le concret
Et
des rapprochements prévus si vous n'atteignez pas les 10%
? Pas
de magouille politicienne ça ne m'intéresse pas moi ce que je veux Mais c
'est
une façon pour vous d'exister aussi Non mais c'est pas la question d'exister c'est la question d'apporter des solutions qui n'existent pas aujourd'hui
Moi
j'en ai assez de dire à mes concitoyens le RERD ça va toujours pas
voilà
ça fait trop d'années Et
pour ça
il faut changer les choses Le mandat de Valérie Pécresse comment est-ce que vous le... Il
y a
eu
de bonnes choses Moi
je ne
vais
pas non plus faire de la politique politicienne Il y a eu de bonnes choses mais je pense qu'il y
a
un manque de vie quotidienne un manque de concret encore et plus Debout la France sera fort plus nous pourrons faire pression pour qu'on améliore les choses Donc je ne vais pas moi faire la chasse aux sortants ça ne m'intéresse pas Ce que je veux en revanche c'est qu'on réoriente l'effort de la région vers des actions beaucoup plus concrètes sur les transports sur l'automobile sur la formation sur l'emploi parce que vous le savez la région francilienne souffre beaucoup de l'affaire Covid puisque nous sommes une région de service
Pas
de rapprochement avec le Rassemblement National que ce soit pour ces régionales comme pour les prochaines présidentielles C'est fini cette tentative ? Mais ce n
'est
pas c'est pas c'est fini
Au second tour de la présidentielle j'assume le choix que j'ai fait
et que je voulais faire barrage à Macron
Mais quand vous interviewez un monsieur Bertrand
par
exemple Xavier Bertrand à la télévision il a soutenu Macron une heure après le premier tour personne ne lui dénie le droit d'exprimer une voix différente de celle de Macron même s'il l'a soutenue et bien c'est pareil pour moi je suis totalement indépendant à l'égard du Rassemblement National je suis gaulliste j'estime
qu'il faut une voix
concrète Mais
l'union des droits est
-ce qu'elle doit se faire ou pas ? Mais l'union de ceux qui veulent redresser la France
et
je pense que pour battre Emmanuel Macron
je
vais vous faire une confidence il ne
faut
pas retrouver le duel de 2017 parce que
j
'ai le sentiment en tout cas c'est le sentiment que j'ai que les français ils sont 70% d'après les sondages ne veulent pas revoir le duel Macron-Le Pen Pour
l'instant
c'est celui qui se profile C
'est celui que les médias
pardonnez-moi nous construisent matin, midi et soir moi j'aimerais que les français aient le choix je me présente à la présidentielle pour qu'au premier tour ils aient un autre choix et
qu
'on nous juge sur la cohérence de nos idées
sur
nos solutions pour le pays sur notre démarche
sur
la manière dont on agit et
que le meilleur
gagne voilà
je ne vais pas passer ma vie à
critiquer les uns les autres
je ne m'intéresse pas
imaginons qu'il y
ait
ce duel ce même duel qui se reproduit je
suis
candidat pour l'éviter d'accord mais bon si jamais vous ne pouvez pas l'éviter la
question va se proposer
écoutez
je
suis convaincu qu'on est à plus d'un an de l'élection et que les français ne veulent pas revoir le même duel et vous savez qu'à chaque fois souvenez-vous
il
y
a
eu des surprises et vous savez il y
a
déjà 7% des français qui veulent voter pour moi d'après les derniers sondages qui est bien c
'est un pied
de nez à tous ces anciens cadres qui vous disent isolés sans stratégie
ah
mais vous savez il y a toujours des gens qui vont à la gamelle c'est un cadre de Debout la France excusez-moi oui
complètement isolé comme Issa Haddad
qui vient qui est
votre cliente moi
je vais vous dire être isolé avec 7% des français il y en a beaucoup qui aimeraient et ce que je souhaite ce n
'est
pas ça ce n
'est
pas ces jeux politiques je m'en fiche complètement j'ai passé l'âge en fait franchement ça ne m'intéresse
ce
qui m'intéresse
c
'est de ne
pas
voir le pays crever comme il crève en ce moment
et
ce qui m'intéresse c'est de dire aux français et aux franciliens on peut changer les choses moi je l'ai fait dans ma ville et si vous allez ailleurs et tous ceux qui connaissent les Sons savent qu'on a fait quelque chose d'extraordinaire avec la population et
pourquoi on ne ferait pas la même chose au niveau du pays pourquoi on ne ferait pas la même chose la
population si l'on m'en croit ce sondage que vous auriez commandé c'est ce que dit Libération préférait voir Olivier Claudon votre successeur se représenter à Amérique plutôt que vous mais
c'est bien mais
c'est bien mais
attendez j
'en suis ravi
mais
attendez ça ne vous a pas fait un peu mal mais pas du tout
puisque j'avais dans un sondage j'étais à 37% devant lui donc vous savez mais c'est bien pourquoi ? parce que les Hirois savent que j'ai un très bon successeur je m'entends très bien avec lui je suis député candidat à la présidentielle j'étais 22 ans maire j
'adore ma ville
vous auriez eu envie d'y retourner au municipal ?
non vous savez dans la vie
il
faut faire ce qu'on doit faire moi je m'occupe de mon pays
j
'ai adoré ma ville je l'adore toujours je la serre loyalement aux côtés d'Olivier
et
ce qui m'intéresse
c
'est qu'on sauve notre pays
comme
j'ai sauvé ma ville et bien c'est ça qui m'intéresse tout le reste les petites histoires vous savez De Gaulle disait les petites
soupes
sur les petits feux ne m'intéressent plus si elles ne m
'ont
jamais intéressé
et bien
c'est sur cette citation qu'on referme cette émission merci beaucoup Nicolas
Dupont
-Henor d'être venu sur notre plateau dans quelques instants la suite de Dimanche en politique Francis Letellier reçoit Stanislas Guérini le délégué général de la République en marché député de Paris mais juste avant l'essentiel de l'information en Ile-de-France avec Jean-Noël Mirand bon dimanche sur France 3
de la République
Nicolas Dupont-Aignan