Débat avec Jean-Noël Barrot sur l'actualité internationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Quel mot mettez-vous sur la relation France-USA aujourd'hui ?
- 1:31OuverteRéponse directe
L'Europe est-elle forte face aux menaces américaines ?
- 2:56OuverteRéponse partielle
La France défendrait-elle le 'bazooka commercial' contre les USA ?
- 3:37RelanceRéponse directe
L'Europe a-t-elle une force de frappe pour contrer Trump ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Les territoires français sont-ils couverts par l'UE ?
- 5:43OuverteRéponse directe
Risque d'affrontement militaire au Groenland ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Fait
« nous sommes dans un bouleversement, un basculement de l'histoire »
- 1:31Fait
« Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n'aurons pas le contrôle total absolu du Groenland »
- 2:16Fait
« le Parlement européen a suspendu l'accord commercial que nous jugions déjà déséquilibré l'été dernier »
- 7:08Fait
« l'Europe est beaucoup plus forte que certains ne le croient »
- 9:15Fait
« la nouvelle donne géopolitique dans le monde aujourd'hui, c'est la conflictualité croissante entre les États-Unis et la Chine »
- 10:38Fait
« ils ont déjà gagné la bataille manufacturière parce que c'est ça la vraie puissance »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour. Bonsoir Jean Mélenfon. Bonjour. Merci d'avoir accepté de venir sur ce plateau débattre avec Jean-Noël Barreau. On en parlait à l'instant. Un président américain qui menace d'imposer de 200 % de droits douanine les vins et Champagne français qui veut imposer la paix par la force qui revendique le Groenland qui on va dire se moque du chef de l'État. C'est c'est ça n'est plus un allié c'est un adversaire. Quel mot vous mettez sur la relation aujourd'hui entre la France et les États-Unis ? C'est c'est difficile à trouver parce que c'est un cas absolument inédit. Ce qui est certain, c'est que nous sommes dans un bouleversement, un basculement de l'histoire. Et moi je pronontique que compte tenu de ce que je vois les menaces sur cinq pays dont la Chine, ce
conseil pour la paix qui est espèce de d'international obligatoire qui pourrait se transformer en alliance militaire mondiale qu'il propose, tout ça fait que il ira plus loin. une certitude et je pense que le résultat sera aussi important pour les relations internationales que l'a été la fin de l'URSS parce que réellement c'est la fin d'un monde en ce moment en ce moment-ci. Alors pour nous comme toujours les crises mais ça je pense qu'on sera d'accord pour dire que les crises sont aussi des opportunités de reconstruction. On peut donc nous les Français s'avancer et être en quelque sorte une avant-garde du nonalignement peut-être mettre à l'ordre du jour la vraie lutte qui compte, celle contre les conséquences du changement climatique. Moi, c'est en tout cas c'est ça que je
souhaite qu'on utilise comme une opportunité la crise que déclenchent les Américains. Je voudrais qu'on rentre dans un cas concret, la situation au Groenland. Regardez cette photo que Donald Trump a posté sur le site de la Maison Blanche. C'est une photo qui a été truquée avec de l'IA. On y voit venir planter un drapeau américain euh au Grand England. Euh il dit cette phrase "Le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n'aurons pas le contrôle total absolu du Groenland". C'est ce qu'il a écrit dans une lettre écrite au Premier ministre norvégien après qu'on lui a refusé le Nobel. Il veut le Greenland. Il aura le Grenland qui peut s'opposer à Donald Trump. l'Europe et c'est d'ailleurs ce qu'elle a commencé à faire puisque cet après-midi les députés européens le
Parlement européen a suspendu l'accord commercial que nous jugions déjà déséquilibré l'été dernier et ce message est un avertissement qui doit être reçu comme tel par l'administration américaine. Et si les menaces, si la coercition deviait devait se confirmer, alors l'Europe en tirerait toutes les conséquences et la Commission s'y prépare et elle dispose de moyens très puissants pour le faire. Il faut mettre des mots sur ces formules, pardon, en tirera toutes les conséquences. Est-ce que ça veut dire que la France à ce compte là défendrait le ce qu'on appelle le bazooka commercial, l'idée de mesure de coercition à l'endroit des entreprises américaines ? Alors, d'abord quand on veut dissuader une menace, on ne met pas toujours des mots sur les instruments qu'on
utiliserait. On fait preuve de résolution et de détermination. Ensuite, oui, cet instrument anticoer a été conçu en 2023 et notamment par la France pour permettre à l'Europe de dissuader toute menace d'où qu'elles viennent et quelle qu'en soit la nature. Et donc, nous n'hésiterons pas évidemment à prescrire, à recommander son utilisation. Mais l'objectif premier, c'est évidemment d'amener l'administration américaine à revenir sur ses décisions en lui rappelant qu'elle a un besoin absolument vital de l'Europe. Puisqueaujourd'hui les grandes entreprises du numérique, les géants du numérique et bien font 50 % de leur profit en Europe et aujourd'hui c'est en grande partie l'Europe qui finance l'économie et le budget américain. Vous y croyez Jean-Luc Mélenchon à la
force de frappe de l'Europe qui dit "On va revenir sur le le traité sur les on est engagé dans un bras de fer. Je suis en face du ministre des affaires étrangères de mon pays. Je tâche de faire en sorte que ça se passe bien pour nous les Français d'abord. Mais regardez bien cette affaire de Groenland, il y a un aspect, il y a deux aspects à voir. Un, la terre de Saint-Pierre et Miclon qui est dans l'estuaire du Saint-Laurent a le même statut que Saint-Pierre et Micelon, ainsi que la Polynésie française, ainsi que Walis et Futuna, ainsi que la Calédonie euh Kan. Donc nous sommes très directement intéressés compte tenu des fronts de guerre qu'organise monsieur Trump. Je pense à tout ce qui est en Asie du Sud-Est en
particulier la partie la Nouvelle-Calédonie Kanaki et la Polynésie française. Tout ce qui pour faire la même chose qu'avec le Grenland. C'est ça que vous dites bien sûr. Donc il faut avoir un coup d'avance et je propose que pour le coup d'avance, c'est une idée que je je vous propose euh on vote que les territoires associés parce que c'est leur statut à ces territoires là. Ils ont pas le même statut que les DomTom soit considérés comme territoire de l'Union européenne. Pourquoi ? Ils le sont deo juridiquement. En tout cas pourquoi ? Parce que quand on a posé la question à madame VLen est-ce que le Groenland est vraiment européen ? Alors regarde en l'air, elle répond pas. Non, faut répondre. Oui. Oui, absolument. Et donc on pourrait avoir si vous voulez une
sorte de vote solennel qu'on aurait dans le Parlement européen sur ce dossier-là. De même que nous pourrions avoir la discussion au Conseil de sécurité sur le Groenland. Nous les Français, on est membre du Conseil de sécurité. Donc on peut dire on va avoir cette discussion parce que je termine hein, mais il faut que ce soit lui l'agresseur et qu'il y ait pas d'ambiguité sur qui est responsable de ce qui pourrait arriver. Et croyez-moi Caroline Rou, c'est pas rien pour les États-Unis. Il y a des frontières physiques bien sûr militaires, mais il y a des frontières morales et ils ne peuvent pas s'en s'en exonérer totalement. Vous êtes sûr ? Parce que c'est de ça dont on doute aujourd'hui. Pourquoi je vous pose la question Il le fait exprès Caroline Rou il le fait exprès. Il veut qu'on doute
du fait qu'il est capable d'aller jusqu'au bout pour que on il ait pas besoin de nous forcer et qu'on lui cède. Des avions militaires américain canadiens arrivent ce soir au Groenlande pour participer soi-disant à des activités prévues de longues dates. Est-ce qu'il y a encore des verrous comme le dit Jean-Luc Mélenchonal ou est-ce que il y a un risque d'affrontement militaire au Groenland avec les États-Unis ? Il y a évidemment des verrous puisque notre analyse Jean-Luc Mélenchon, c'est que le Groenland étant un territoire européen est couvert par la solidarité que se doivent les membres de l'Union européenne au titre de l'un des articles du traité de l'Union européenne 42.7. Et puis par ailleurs, le territoire euh groenlandais est également euh couvert
par la protection de l'OTAN. Et donc pour ces deux raisons, la solidarité européenne est requise et il se il n'aurait aucun sens pour un membre de l'OTAN d'aller jusqu'à porter atteinte à l'intégrité territoriale d'un autre membre de l'OTAN. Est-ce que l'Europe est forte ? Donald Trump dès qu'on lui pose la question, il dit "De toute façon, ils vont plier, ils plieront les Européens parce qu'ils sont divisés, il le sait, et que parce que l'Europe est faible." Non, l'Europe est beaucoup plus forte que certains ne le croient. Il faut évidemment qu'elle accélère ce que cette mutation qu'elle a amorcé il y a quelques années sous l'impulsion française parce qu'au fond c'est une idée française que celle de l'indépendance et de l'autonomie stratégique pour s'affirmer comme une grande puissance
démocratique et une grande puissance qui affirme ses intérêts. Vous y croyez ? Je vous repose un peu la question Jean-Luc Mélenchon mais depuis quelques jours, on entend l'Europe va s'opposer, l'Europe est forte, l'Europe est en capacité de repousser les ambitions américaines au Groenland. Est-ce que cette Europe là que vous connaissez peut le faire ? Pour être franc, je comprends que le ministre essaye, c'est c'est son job, c'est son boulot. Mais j'espère qu'il a aussi un plan B parce que ça ça va pas trop le faire. Je vais vous donner une petite démonstration si j'ose dire hein. Euh il y a 27 pays de l'Union. Le Danemark dit "On va aller militairement faire un exercice d'observation. Bon alors les Français et cetera 7/ 27 disent on y va et tous les autres qu'est-ce qu'ils font ?" Et les
Allemands à peine arrivés, l'oncle Sam leur fait des gros yeurs, monte dans l'avion et rentre chez eux. Il y a on voit la faille mais là où on on peut être, je sais pas combien de temps ça va tenir parce que pardon, je ne m'en prends pas à vous hein, c'est le président qui décide, il nous l'a encore rappelé. Il paraît même qu'il écrit au tweets que je ne crois pas mais il a dit non mais il a refusé de participer à ce fameux conseil de la paix. Et ben je l'approuve et le soutiens dans cette décision. Mais c'est le seul surtout le paquet qui a été invité qui dit "J'irai pas". Pourquoi ? parce que c'est une bis, faut bien comprendre ce que fait monsieur Trump. Ce n'est pas en fou, il a une stratégie très précise. Son but ultime, Caroline Rou, ça m'est déjà
arrivé de vous dire notez, vous allez voir, ça va se passer. Et bien, son but ultime, c'est la Chine, c'est pas nous. Et dans cette histoire de de Groenland, ce qui est visé par lui, c'est la route qui passe au-dessus par où passeraient les Chinois. Et ils veulent se positionner sur le Groenland parce que dans des trois de Bering, les eaux territoriales se touchent. Donc il lui faut choper les gens avant et sur la planète entière, ils sont en train de couper les routes éventuelles des Chinois. Ça a été Panama, c'est le le D3 d'Aden, c'est l'entrée du D3 d'Ormuse, c'est leur ligne et morceau par morceau. Et avant qu'ils y arrivent, il faut qu'ils mettent à genou l'Europe et l'Amérique latine. En Europe, ça résiste. En Amérique latine, ça résiste. Mais personne ne peut dire jusqu'à quel
point ça tiendra. Jeanl Mélenchon a raison de rappeler qu'il ne faut pas d'abord se laisser impressionner ni fasciner par l'agistation euh américaine. Pourquoi ? Parce qu'au fond, la nouvelle donne géopolitique dans le monde aujourd'hui, c'est la conflictualité croissante entre les États-Unis et la Chine. deux superpuissances qui sont lancées dans une course à la domination du monde qui si nous ne développons pas une Europe forte et puissante à laquelle un certain nombre d'autres régions du monde se ralliront qui n'ont pas du tout envie de choisir leur camp n'y parvenons pas nous serons entraînés contre notre gré dans cette conflictualité croissance dans des guerres que nous n'aurons pas choisies et donc c'est le moment du réveil de l'Europe
c'est le point central je pense sur lequel nous nous retrouvons. La vraie question, c'est le choc qu'organise les États-Unis avec la Chine. Je n'ai pas la même et réciproquement, c'est pas de même nature. La Chine se réveille et elle veut retrouver la place. Non mais attendez monsieur le ministre, je vais vous dire une chose. Ils ont déjà gagné la bataille manufacturière parce que c'est ça la vraie puissance. Aujourd'hui, c'est eux qui sont devant et incontestablement devant. Techniquement, ils sont devant. Mais c'est notre sujet à nous français, c'est de ne pas être aligné, mais surtout de ne pas permettre que cette guerre ait lieu parce que de la guerre nucléaire, personne ne se remettra. hein, ni vous, ni moi, ni nos enfants euh ni les Américains. Vous parlez de quelle guerre ?
Bah celle qu'organise méthodiquement les Nordaméricain face au Chinois. La méthode chinoise est différente. Ils arrivent, ils s'installent, ils proposent des sous parce que leur caiss déborde. Cette année, ils ont fait 1200 milliards d'excédents commercials. Donc il sav plus où le mettre leur argent. Et ce sont des dollars mais j'ar savoir leur dire non lorsque à leur tour euh la Chine, les Chinois, la Chine exerce une forme de coercition, pensez à nos filières, celle du cognac, celle des produits laitiers euh ou celle encore du port qui sont aujourd'hui soumis à des droits de douane qui sont considérables. On est d'accord. Écoutez, tenir tête ce n'est rien quand on peut discuter avec les gens qui sont d'accord. Pourquoi ils sont d'accord ? pour discuter parce
qu'ils sont forts. Quand vous discutez avec le plus fort, il est toujours prêt à discuter. Donc c'est pourquoi faut pas être aligné parce que le plus faible c'est monsieur Trump, ce n'est pas monsieur Tijin Ping. Et monsieur Tijin Ping, on peut encore, ça sera pas pareil dans de dans 3 dans 4, dans 5 ans, mais à l'heure qu'il est, nous pouvons avoir une négociation pour dire ça c'est vous, ça c'est nous. Mais pour ça faut être nous d'abord la France. Je suis à échelle de la France, on mais pardon mais excusez-moi de vous le dire, ce n'est pas possible parce que à l'étape actuelle nos intérêts ne sont pas les mêmes. Je n'en veux à personne mais les intérêts des Français, les capacités des Français ne sont pas celles des Danois qui ont jusqu'à présent le cheval de 3
des États-Unis d'Amérique en Europe, ne sont pas les mêmes que les Allemands, vous le savez comme moi. Mais c'est avec nos partenaires européens que nous avons résisté à à certains des chocs euh les plus violents que nous avons subi. Rappelez-vous la la crise de la COVID-19. Sans l'Europe, nous n'aurions pas eu de plan de relance. Ils sont derrière vous, on les voit. Donald Trump, Cin Ping, Vladimir Poutine. Euh la suite pour nous c'est quoi ? C'est d'attendre qu'il se partage le monde puisqu'on est aujourd'hui dans un monde qui a basculé avec de nouveaux empires. Vous dites "L'Europe résiste, l'Europe est capable de dire non. Euh comment vous voyez la suite ? D'abord, je suis pas sûr qu'il faille mettre les trois sur le même plan. Et comme nous étions en train de le dire, c'est avant
tout la rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis qui va structurer le monde dans lequel nous vivrons et et dans lequel l'Europe a une responsabilité majeure, celle d'ouvrir une troisème voie, celle de l'équilibre à laquelle se ralliront des pays de l'Asie du Sud-Est à l'Amérique latine en passant par l'Afrique. Oui. C'est-à-dire qu'on a le choix entre devenir une colonie chinoise ou une colonie américaine. Nous ne voulons pas avoir ce choix. Nous voulons avoir un autre choix. Quant à celui du milieu, Vladimir Poutine, c'est celui qui a littéralement enfoncé toute l'architecture que nous avions patiemment bâti sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale et qui repose sur des principes très simples dont on dit qu'ils sont inscrits dans la charte
des Nations-Unies. Je ne touche pas à tes frontières, les peuples sont libres de disposer d'eux-mêmes et je n je ne fais pas usage de la force, sauf en cas de légitime défense, sauf quand l'ONU l'a prescrit. Vous avez parlé justement de la force Donald Trump, on le sait, ne veut pas s'arrêter au Groenland. Venezuela, il a capturé le président Nicolas Madie, il y a Cuba, il y a le Mexique euh il y a quoi encore qu'il a menacé ? Le Groenland là et le Panama, le Canada à une époque au nom de la lutte à l'époque contre le narcotrafic. L'ingérence a-t-elle des vertus quand il s'agit de faire tomber Nicolas Maduro ? On rappelle que le président américain disait qu'il était un narcotrafiquant ou de frapper militairement les structures nucléaires
iraniennes. Est-ce que nous sommes dans un moment où les règles de droit internationales euh ne comptent plus ou est-ce que c'est à géométrie variable ? Comment est-ce que Non, les règles de droit ne Attendez, c'est pas mon tour. Allez-y, allez-y, allez-y. Non, non, non, mais je Bon, d'abord terminons sur tout à l'heure. Donc moi, je dis clairement les choses. En toute circonstan nous opposerons à la guerre contre les Chinois. nous pouvons faire un bon accord. Deuxièmement, comme l'a dit monsieur Barreau, je partage son avis, les trois sont pas sur le même plan. Donc réfléchissons. Notre intérêt et de terminer le plus vite possible la guerre d'Ukraine et que les Russes sortent d'Ukraine et qu'on ait des garanties mutuelles de sécurité, nous Européens. Et surtout, monsieur Barreau,
je je pense que on pourrait se comprendre là-dessus. Il faut réintégrer la Russie dans le concert européen. On peut parler important parce que c'est le point d'équilibre des forces. Vous pouvez pas regarder les forces et dire bon alors on a le choix à savoir à qui on va se soumettre. Donc on parle russe, il faut transah, il faut d'abord qu'il sorte, il faut d'abord se renforte, il faut d'abord donner un budget à nos armées, il faut d'abord que l'Europe de la défense se développe avant que nous soyons en capacité d'avoir cette discussion avec la Russie après Vladimir Poutine pour bâtir cette architecture de sécurité européenne. En attendant, il faut faire échec au projet colonial de Vladimir Poutine et de ce point de vue-là, je pense qu'on a eu quelques divergences.
Est-ce qu'on peut reprendre le fil ? Non, mais elle a pas de divergence sur l'invasion. Moi je suis pour qu'il dégage de là, je serai jamais d'accord avec les invasions en Europe. Mais là où je ne suis pas d'accord avec vous, c'est que vous comptez faire quoi dans la la dissuasion nucléaire française ? C'est "Tu me touches pas un cheveux". Or, ils sont déjà là-bas en Ukraine et on ne l'a pas fait. Donc on voit bien qu'on a un problème. On a un problème. Vous comptez faire quoi ? Une guerre conventionnelle. Les fois où nous avons voté contre des résolutions qui étaient proposées au Parlement européen, c'est parce qu'on nous proposait de pas mettre de limite à la portée des armes. C'était ça qui se discutait. On a dit "Mais vous êtes fous, vous voulez une guerre nucléaire.
Il faut bien qu'on se comprenne. Nous ne jouerons pas, je pense que ce serait une erreur pour la France de jouer les gros bras et de dire "On va faire comme disent les Allemands, ils vont faire la plus grande armée conventionnelle d'Europe. Personne ne leur demande pourquoi faire. Vous comptez réellement faire une guerre convention ?" Vous croyez pas qu'on est puissant quand on est armé ? Je crois qu'on est puissant quand on sait ce qu'on veut, où on va et que certaines choses sont proscrites. Il n'y aura pas de guerre en Europe. Nous n'en voulons pas et nous sommes capables de nous entendre. Il y a un plan maintenant qu'on pour nous entendre avec des garanties de sécurité mutuelle avec les Russes. On a entendu il y a quelques instants le président Macron dire que Zelenski était prêt avec
la proposition de Trump. Sur cette base, il y a une possibilité mais elle est dure et j'en profite pour vous dire que je souhaiterais que les Français sonore en disant les Américains on dit que bon de Donbas tout ça, les Russes restent dedans. Quand est-ce qu'on demande l'avis des gens ? Je suis partisan du fait que quoi qu'on décide le peuple concerné vote dans les territoires disputés. Et pareil pour le Groenland. Vous savez monsieur le min je pense que si vous suggériez aux amis aux amis danois de dire dites donc pourquoi vous feriez pas voter les Groenlandais parce que comme ça l'autre après il faut qu'il passe sur le corps d'en vote. Je pense que la démocratie les principes moraux sont des forces dans l'histoire. C'est d'ailleurs comme ça qu'on a sauvé
saint-pierre et Miclin de l'appétit américain. Mais cependant obligé de rappeler que sur vous dites au fond ça n'est pas nécessaire. Non, il il y a des résolutions. Il y a des résolutions peut-être que vous n'avez pas soutenu, mais on vous a pas trouvé en soutien euh de euh de de la résistance ukrainienne qui nécessitait et bien que l'Europe se mobilise, qu'elle apporte un soutien financier et y compris un soutien militaire pour repousser l'envahisseur. l'envahisseur qui a effectivement dévoyé ce privilège qui lui a été accordé par la communauté internationale de disposer de l'arme nucléaire à des fins défensive pour mieux couvrir cette agression et cette invasion qui dure depuis bientôt 4 ans. Bon, ne soyez pas injuste. Euh la
défense de l'Ukraine, le premier qui a réagi de tout le champ politique français, c'est moi parce que il se trouve que j'étais réveillé à cette heure-là et je me suis donc exprimé en soutien. Deuxièmement, vous particulièrement parce que vous travaillez avec monsieur Macron, vous savez mieux que personne quelle est la nature des relations que nous avons avec les opposants anti-guerres russes puisque c'est avec le président Macron qu'on a obtenu les visas pour les faire venir en France et nous nous occupons d'eux et que nous avons nous sommes la seule force politique qui a un contact avec l'opposition. Quelle opposition ? sont toutes interdites. Il reste une opposition, c'est le syndicat du bâtiment qui a tenu son congrès il y a pas longtemps et l'unique responsable
politique présent dans ce congrès, c'était une française Marine à mesure député insoumis. Donc nous ne sommes pas une main en arrière du tout. C'est plutôt beaucoup d'autres qui le sont. Les partis politiques, par exemple, vous êtes membre du modem, que fait le modem à propos de l'Ukraine ou de la Russie ? Rien n'est communiqué. du tout vous plaisantez on s'est mobilisé tout pardon de parler de ces ces histoires de de on s'est mobilisé pour de l'aide de l'aide et notamment de de l'aide humanitaire qui qui sont partis par camion jusqu'à oui je sais on était dans mais attends on était dans ces histoires là mais par exemple donnez-nous quelques argent puisque nous accueillons des Russes opposants à la guerre j'aime mieux vous dire qu' il faut avoir quelque chose dans le ventre
hein pour être opposant ceux qui sont restés là-bas sont pris 15 ans de prison et pourtant on se souvient de de l'absence de soutien des députés de la France insoumise au Parlement européen lorsque des résolutions ont été passées sur Navalni ou sur d'autres opposants. Ah mais comme vous êtes injuste et comme vous ne suivez pas les affaires, nous voterons toujours tous les Vous savez vous connaissez l'Union le Parlement européen. Le Parlement européen vous dit "Tenez, voici un baril de miel et puis quand vous regardez, il y a une cuillère de goudron dedans. À chaque fois c'est des choses très nobles, très justes sur l'indépendant, le droit à disposer de soi-même. Et puis après il y a les armes que l'on que l'on fournira n'auront pas de limite de portée au fou. Vous voulez
une guerre nucléaire ? Il n'en est pas question. On doit encore dire ce soir au français, à ceux qui auraient la tentation de jouer les gros bras. J'ai vu que le président du parti présidentiel, monsieur Atal, dit maintenant il faut laisser tomber les règles, il faut passer à la puissance. Bah voyons, la loi du plus fort, c'est quoi ? C'est la guerre nucléaire avec les Russes. Les Français, un coup et c'est fini. Un coup et c'est fini. Nous sommes le seul peuple au monde qui a une centrale nucléaire en amont de sa capitale. Donc il s'agit d'être raisonné. Je ne dis pas raisonnable raisonner. Je ne vous en accuse pas monsieur. Je ne suis pas en train de dire que vous auriez mordu très vous aurait plutôt des fois reproché de paillettes. Mais c'est pas grave et ce
sera pas le sujet ce soir. Je dis pas de guerre. La guerre la fin pour nous. Je je me permets de poser une question parce que c'est très intéressant de voir ce clivage. On a commencé l'émission en évoquant une potentielle intervention américaine au Grenland, un moment de crispation. Les gens qui vous regardent ce soir ont un brin d'inquiétude sur la situation internationale. J'ai à ma droite Jean-Luc Mélenchon qui dit au fond l'objectif c'est pas de guerre. Parlons avec Vladimir Poutine. D'un autre côté, j'entends un chef de l'État qui dit clairement la puissance c'est la force pour être respecté. Il faut être puissant. Donc il faut un réarmement si tu veux. La paix prépare la guerre. Ça fait 20 siècles que ça dure cette histoire. Il y a que la guerre.
et on vous avez dit, je crois euh par le passé que l'Europe de la défense c'était l'Europe de la guerre et que mais si on ne on ne prépare pas l'Europe de la de la défense, on aura la défaite, on aura la pression de la part de ces nouveaux empires qui ne se connaissent pas de frontière et qui sont mu par des pulsions impériales et coloniales. Et donc pour ça, il faut d'abord acter que c'est la loi du plus fort qui régit les relations internationales et nous protéger contre tout atteint. Bien sûr, bien sûr. Mais ça se droit international, on est d'accord. Non, les principes du droit international, nous nous y restons fidèles. Nous y restons fidèles. Nous les défendrons toujours parce que nous considérons qu'ils ne sont pas d'ailleurs nés il y a 80 ans mais qu'ils
sont nés au travers d'un long processus de maturation européenne et qui sont les seuls susceptibles de garantir la paix et la stabilité. Oua pourquoi vous n'avez pas une seule fois convoqué l'ambassadeur de monsieur Netaniaou alors que alors que il se passe ce qui se passe aujourd'hui à Gaza et ce qui s'est passé avant. Il vous a fallu 2 ans pour vous décider à reconnaître le l'état de Palestine. C'était une erreur. Mais personne ne l'avait fait avant ni des gouvernements de droite ni de gauche les gouvernements auquel alors c'est pas une excuse. On pendant 2 ans, on se on s'est payé une horreur qui continue d'ailleurs parce que le CC le feu n'est pas respecté. Attendez, monsieur Barreau, il y a un point qui c'est très important. Nous sommes d'accord pour dire que le droit est une
force. Oui. Droce. Est-ce que ça peut être le mot de la fin ? Le droit est une force. Bien sûr, c'est la force morale de la France. Mais aujourd'hui, il n'est plus appliqué. Et donc, notre responsabilité, c'est de nous défendre contre ces nouveaux empires. Notre responsabilité aussi à nous France, c'est de réformer les institutions qui sont les gardiennes de ce droit pour qu'elles redevienneent efficaces et pour que le droit puisse être enfin responsable. Monsieur, merci merci d'avoir accepté d'échanger sur la situation internationale.
Jean-Noël Barrot