Matinale CNews: Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Pierre Elkabbach
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:49RelanceÉludée
Finalement, est-ce que ce n'est pas toute votre philosophie ?
- 2:40OuverteRéponse partielle
Comment vous pouvez utiliser dans ce climat une menace de cette nature ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Ce soir, vous allez être présent en place de la République, vous dites que c'est une marche de plus, mais il faut y être.
- 8:34OuverteRéponse directe
Comment agir face au multi-antisémitisme d'aujourd'hui ?
- 11:11RelanceRéponse directe
Vous n'avez pas confiance à la justice française ?
- 12:08FerméeRéponse directe
Combien il y a en a qui défilent à Paris l'autre jour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Locuteur 1Fait
« les parlementaires et les députés qui viendront ici dans quelques instants parler au nom d'En Marche, eh bien ils ne doivent pas ressortir vivant s'ils votent là. »
- 3:03Invité politiqueFait
« dont l'une, Maud Petit, député Modem, qui était là lors de votre déclaration à Orly, a décidé de porter plainte. »
- 3:09Invité politiqueFait
« Elle porte plainte pour menace de mort sous condition. »
- 9:14InvitéChiffre
« 120 000. 35 000, 40 000. 45 000. »
- 12:03InvitéChiffre
« 47% encore des Français soutiennent. »
- 12:10Invité politiqueChiffre
« Moins. 1500. »
- 12:38InvitéPromesse
« la désindexation des pensions de retraite sur laquelle il faut revenir, il faut réindexer les retraites sur l'inflation »
- 16:11Invité politiqueChiffre
« 70 000 ou 80 000 chômeurs partiels en France »
- 17:10InvitéPromesse
« je pense que nous dépassons les 10% et que nous serons un élément clé de la reconstruction politique pour une alternative sérieuse demain. »
Temps de parole
- Invité53 %
- Nicolas Dupont-Aignan31 %
- ?14 %
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Bienvenue
Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Pierre Alcabache. Je vous préviens, ce matin je ne
vous
laisserai pas sortir vivant de ces news.
Mais
je vais résister.
Oui, et vous savez pourquoi
?
Vous vous rappelez ce que vous avez dit samedi à Orly ? Écoutez.
Je
vous dis très clairement que les parlementaires et les députés qui viendront ici dans quelques instants parler au nom d'En Marche, eh bien ils ne doivent pas ressortir vivant s'ils votent là.
Vous
avez été contaminé par les gilets noirs. Écoutez, on oublie la phrase juste après,
juste après, dans la seconde d'après,
où je précise. C'est une plaisanterie. Je dis
c'est une plaisanterie et je parle
bien sûr politiquement. Parce que vous avez vu la réaction.
Vous avez vu la réaction. Non, la réaction elle était positive. Attendez, excusez
-moi. Si
c
'est
de l'humour, vous ne croyez pas que c'est une gaffe plus qu'une blague ?
C'est peut-être une maladresse. Mais j'ai dit politiquement, une expression populaire, tu ne
vas
pas ressortir vivant, et j'ai insisté dans la phrase d'après, j'aurais aimé que vous ajoutiez les dix secondes qui suivent.
Politiquement, politiquement. Et vous avez dit, c'est une plaisanterie parce que vous avez eu la réaction sidérée de ceux qui étaient là. Non mais ils n'étaient pas sidérés, ils ont tous applaudi,
même ceux dont je parlais. Parce
qu'ils
voyaient bien qu'il n
'y
avait aucune incitation. Ils voyaient bien, attendez, ils voyaient bien qu'il n'y
avait
aucune incitation et menace. Il ne faut pas retirer les paroles d'un contexte. Alors bien sûr, si on retire les paroles du contexte et qu
'on
passe en boucle ça, on va dire, le méchant. Mais de grâce,
il
y avait un problème précis.
Vous
savez qu'il y a la privatisation d'Orly et
il y avait des
députés en marche qui venaient défendre les riverains. Alors qu
'on
sait que la privatisation d'Orly va être une catastrophe pour
les riverains.
Finalement, est-ce que ce n
'est
pas toute votre philosophie ? Si tu ne votes pas avec moi, si tu n
'es
pas d'accord avec moi, je te tue
politiquement. Vous connaissez
mal
ce que je
voulais dire.
Et
peut-être que la formule a été maladroite, c'est sûr. Donc est-ce qu'on peut dire
que ce matin,
vous la corrigeriez
volontiers ? Mais elle a été corrigée dans l'instant. Parce qu'en la disant, j'ai bien vu
qu'il fallait la corriger
tout de suite. Mais attendez, j'insiste. À travers ça,
l
'esprit de responsabilité. Qu'on ne peut pas venir manifester
et
faire exactement l'inverse. Qu'on ne peut pas dire tout et le contraire aux Français. Et si on analyse cette vidéo, et quand les gens la voient, ils me disent, bon ben on a compris. Je voulais mettre les élus en marche devant leur responsabilité. C'est tout. Il n'y avait aucune incitation.
Nicolas
Dupont
-Déliens. Aucune incitation. Même si c'est une
blague. Vous qui êtes chef de parti. Vous ex et futur candidat à la présidentielle. Vous, chef et inspirateur de
l'Avent Debout.
Comment vous pouvez utiliser dans ce climat une menace
de cette nature ? Ce n'était pas une menace.
C
'était une expression populaire. Et d'ailleurs, la plupart des gens ont ri. Parce qu'ils ont vu que je n'avais aucune intention
bénisseuse. Deux élus,
dont l'une, Maud Petit, député Modem, qui était là lors de votre déclaration à Orly, a décidé de porter plainte. C
'est
bien. Elle porte plainte pour menace de mort
sous condition.
Mais il suffit de voir la vidéo pour voir qu'il n'y avait aucune menace de mort. Et quand j'ai été la victime, quand on me disait il est mort politiquement, quand on me disait à partir de ce choix il ne vivra plus, etc. J'en ai reçu de vraies menaces. Là, ce n'était pas une vraie menace. Et j'insiste sur un point, Jean-Pierre Elkabache. Faisons attention à ne plus pouvoir rien dire
au second
degré.
En même temps, quand on est
responsable, comme vous venez de
le dire ce matin,
on fait attention. Non, on peut tout dire en faisant attention.
J'ai fait attention et si on passe toute
la vidéo, on
reconnaîtra que ce n'était pas
une vraie menace. C'est la justice
qui jugera cette plaisanterie. Ce soir, vous serez présent en place de la République, vous allez manifester, vous dites que
c'est
une marche de plus, mais il faut y être. Vous n'êtes pas invité.
Je n
'ai
pas compris d'ailleurs pourquoi je n'étais pas invité. C'est-à-dire que je trouve curieux que sur une affaire aussi grave, ceux qui organisent cette marche se livrent à de la politique aérie. Mais
vous y allez quand même.
Mais j'y vais parce que j'ai toujours été à toutes les marches contre l'antisémitisme, même
si
j'ai un doute
sur
leur influence,
surtout,
et là aussi on a le même problème de double langage,
quand
je vois que la plupart de ceux qui appellent à cette marche
sont
les responsables politiques
de
la dégradation de la situation en France, en n'ayant jamais voulu voir en face l'importation
d
'un antisémitisme lié au conflit israélo-palestinien, lié à une immigration massive,
lié à des salafistes.
— Ah, en tout cas, je peux vous dire que s'il
y
a une personnalité politique qui, depuis 10 ans, alerte sur la dérive dans nos banlieues, sur la condamnation à fuir
de
la communauté juive en Seine-Saint-Denis, s'il
y
a un élu qui le fait, c'est bien moi.
—
En plus de Marine Le Pen qui
le fait aussi. — Et d'autres,
et pas seulement
elle, et d'autres. — Mais on n'est jamais
entendu. — Tout à l'heure,
vous allez
retrouver tous ceux que vous n'avez cessé de combattre, c'est-à-dire François Hollande, Bernard Cazeneuve, Laurent
Gauthier... — Qui sont
responsables de
la situation. —
Et le Premier ministre, vous avez vu qu'Édouard Philippe y va avec au moins 25 ministres face à tous
les
racistes, antisémistes, à tous les dieudonnés, Soral, Nazillon, salafistes, salafistes...
—
Oui, c'est... Je crois qu
'il
y a un grand
malentendu en France. — Ça aussi, c'est la
présence de la force, d'une France, j'allais dire debout, d'une France forte.
— Malheureusement, il y a des marches, mais la France n
'est
pas debout.
Et
c'est ça, le drame. J'y vais, mais je ne suis pas dupe d'une sorte de grand cirque
qui
cherche à disculper
la
responsabilité de ceux qui vont être en tête du cortège. —
Car
si on avait fermé les mosquées salafistes il y a
plusieurs années... — On en ferme, on en ferme.
—
Non. —
Pas
assez. —
Non, mais
non, mais non. On en ferme au compte-gouttes, alors qu'il
y
a 120 mosquées salafistes, qu'il
y a
une idéologie de haine qui s'est répandue dans nos quartiers, que la communauté juive est obligée de fuir. Et ça, c'est du quotidien dans nos banlieues. Et quand on le disait, quand on le disait,
il y
a une dizaine d'années,
on était traité de raciste. — On était mal vus. — Non, mais pire. Pire, Jean
-Pierre Elkabach. On était traité de raciste,
de fasciste,
comme Alain Finkielkraut dans la rue. — Elle n
'a
pas été invitée, Marine Le Pen. J'observe que vous n'avez pas demandé que votre ancien allié soit invitée. — Mais elle aurait dû être
invitée.
Parce qu'on devrait tous être invités. Et d'ailleurs, ces brevets d'antiracisme donnés par des gens qui ont laissé la France dans cet état-là, ça ne
vaut
pas grand-chose. — Encore une fois, moi, j'y vais parce que, comment vous dire, je pense qu'on doit montrer l'exemple et mettre de côté nos désaccords. Il reste
que ces
marches qui se succèdent sans que jamais on aille au cœur des problèmes français, eh bien, cela me paraît très dangereux. Dans l'entre-deux-guerres, il
y
a eu beaucoup de marches contre Hitler et pour le pacifisme qui
ont abouti une catastrophe.
—
Il y a eu même une grande
en 1990. On en voit les résultats.
— Mais oui, mais il faut s'interroger là-dessus. — Jean
-Luc Mélenchon va manifester de son côté. Olivier Besancenot, sur NPA, vont manifester à Ménil-Montant. Pardon. C'est vraiment un réfrigérateur, ce studio, ce matin. Vous l'avez constaté avec moi. Ils vont manifester à Ménil-Montant avec quelques groupuscules dans le Parti des indigènes de la République. Or, j'ai regardé que l'idéologie du PIR, c'est le primat de la race. Il exalte la haine de la France, de la police, des Blancs, des Juifs. Et c'est d'ailleurs le titre de sa chef, qui s'appelle Auria Boutelja, pour qui la seule appartenance légitime est la couleur de la peau. L'écrivain Boilem sans salle, irréprochable, l'a dénoncé. Pascal Bruckner l'a défini
comme un
cul-clux-clan islamiste. — Jean-Pierre Elkabach... — Vous n'irez pas à Ménil-Montant. —
Jean-Pierre Elkabach, j'ai été le seul à porter plainte contre le camp d'été, l'université d'été de cette organisation, interdite aux Blancs.
J
'ai saisi M. Toubon, le défenseur des droits. J'ai saisi le Premier ministre à l'époque, il
y a
deux ans. Je n'ai jamais eu de réponse. La tolérance, la complaisance des autorités françaises
à
l'égard de ces mouvements, par complexe, par complexe...
— Non,
soyons
clairs. — Mais bien
évidemment. Mais ce sont des mouvements racistes. Le racisme peut venir de partout. J'aimerais aussi qu'on parle, Jean-Pierre Elkabach, des églises qui sont profanées dans notre pays. On
n'en parle jamais. — Mais vous savez, tous les
matins, ici, toute l'équipe de la matinée,
le
dit, le
répète... —
Oui, mais c'est rare. C'est pas partout. — Et les responsables politiques, et les responsables...
—
Comment agir
face au multi-antistémitisme d'aujourd'hui ? De gauche, d'extrême-gauche, de droite, d'extrême-droite, l'islamo-gauchiste, des salafistes, comment ? —
D
'abord,
en
maîtrisant l'immigration.
En arrêtant...
— Qu'est-ce qu'il y a un lien
direct entre le pauvre migrant qui arrive de son... Non, ben ça y est, oui,
c'est une réalité. — On n'est pas obligé
de penser par amalgame. À force de penser par amalgame...
— Ce que vous dites,
le migrant, c'est le terroriste. —
Non. —
Je dis qu'un pays qui accueille 400 000 personnes par an d'une culture différente, d'une religion différente,
sans
contrôler...
—
C
'est pas vrai. — C
'est
faux
chiffres. — Totalement
vrai chiffre. — Ils ont le livre de Pascal Brice,
Offpra.
— Chiffre 2018.
— Combien de demandeurs
des villes
? — 120 000.
—
120 000. —
Combien de
légaux ? 260 000. — Non, mais combien accordés sur les 120
000 ?
— 35 000, 40 000. — 45 000. Alors...
— Et les autres sont pas expulsés ? — Les
autres sont pas expulsés.
— Où sont les 400 000 ? —
On les reprends ? 2018. —
Non,
on va pas passer le temps là
-dessus. —
2018.
Oui, mais c'est
justement
à cause de ça qu'on s
'en sort pas. — Parce qu'il faut pas dire n
'importe quoi.
—
Mais c'est pas n'importe quoi.
— Pour
nous
affoler,
nous faire peur.
—
Mais je dis pas n
'importe quoi. — La situation ne permet pas. — Regardez les chiffres
2018.
La
ville de Nice, chaque année en France. Alors même qu'on n'a pas la capacité de mettre fin à des mosquées salafistes qui propagent la haine antisémite dans notre pays. Ça ne veut pas dire, bien sûr, que tous les immigrants sont antisémites. Ça ne veut pas dire, bien sûr, que tous les musulmans qui pratiquent leur foi dignement sont antisémites. Je dis qu'on a laissé la gangrène arriver dans nos banlieues et qu'on ne prend pas les mesures. Et quand je vois, Jean-Pierre Elkabache, qu'on s'apprête à faire revenir sur notre sol, au cas par cas, comme dit Mme Belloubet, des djihadistes
sur
notre sol,
qui
se sont exclus de la communauté nationale, je dis que c'est un
scandale
absolu.
Mais oui, mais il y a un moment... — Alors là,
on va répondre.
— Il faut un moment être ferme.
— Qui doit les juger ? Allez. — En Irak et en Syrie. —
Bon, l'Irak, c
'est un État, il les juge. La Syrie, c'est-à-dire que vous, ici, ce matin, vous légitimez le régime de Bachar
el-Assad. — Totalement. Et j'aurais repris... — Vous le légitimez. — J'aurais repris des relations diplomatiques. dont vous disiez que c'était
un barbare,
un régime... — Non, jamais, moi. — Cruel.
Non. —
Ah.
— Non,
à la différence de tous ceux qui l'ont combattu...
—
Qui
a vidé la moitié
de la Syrie, de son
propre peuple, et qui
en a tué une partie. — En attendant. — Vous dites qu'il faut remettre les djihadistes français à Bachar,
qui en seraient le maître...
—
Tout à fait. Ils s'en comprennent
très bien. — ... et qui pourraient les
juger. Et peut-être vous
les envoyez au compte-gouttes,
comme ça, pour nous déstabiliser. — Il faudra surtout... Il faudra surtout rétablir des relations diplomatiques avec Bachar el-Assad, qui a été la grande faute des deux, trois gouvernements qui se sont succédés. Et si on avait des relations diplomatiques avec Assad, ils seraient jugés là-bas. Pas un djihadiste ne doit revenir en France, ni sa famille,
ni leur famille... — Vous n'avez pas
confiance à la justice française ? Parce que dès qu'ils arrivent, et même avant
leur arrivée, ils seraient
judiciarisés.
— Ils
ressortiraient au bout de dix ans,
compte tenu du laxisme. — Les
crimes graves, trente ans.
—
Et actuellement...
— Mais vous savez
qu'il y
a
des peines durcies entre dix
ans et dix ans,
trente ans.
— C
'est faux. C
'est faux, Jean-Pierre El-Kabbach. — On va vérifier. — Vous en avez des djihadistes qui
sortent en 2019. La justice française n
'est pas faite pour juger des crimes
de guerre.
—
On avance,
on avance. —
Ne requiert pas les trente ans. — Est-ce que vous soutenez... — C'est la faiblesse
générale de notre pays. — Est-ce que vous
soutenez toujours les noirs, les gilets, les noirs et jaunes, les... j'ai envie de dire, les survivants des gilets jaunes des débuts ? — Je soutiens
ce
grand mouvement de contestation sociale, qui est toujours soutenu par plus de la moitié des Français.
—
Non, c'est pas vrai. Un peu moins.
—
Un petit peu moins.
— Un peu moins. — Après toutes les images, je ne crois pas grande.
— Il faut pas dire des contre-vérités quand on peut... —
Ça nous arrange.
— Moi, non. Moi,
ce
qui
m'arrange,
c'est la vérité. — Les
faits et la vérité.
—
La vérité. Eh
bien,
47% encore
des
Français soutiennent. — Ils étaient
combien ? — Au début, 75%.
— Combien il y
en a
qui défilent à Paris l'autre jour ?
—
Moins. —
1500.
— Oui. — Les plus
durs, les
casseurs.
—
Eh bien, je ne soutiens
pas.
— Vous les soutenez
? — Vous
les soutenez ? — Je soutiens les casseurs. — Je pose la question. — Ben enfin... — Je dénonce, c'est-à
-dire
Jean-Pierre Alcabache,
l
'amalgame... — L'aspiration à la revendication sociale, on
est d'accord. — Si je peux faire les
réponses. — Ben
faites-les. — Je dénonce
l
'amalgame qui est fait, le pourrissement qui a été organisé par le gouvernement, l'absence de réponses pour des mesures simples, la désindexation des pensions de retraite sur laquelle il faut revenir, il faut réindexer les retraites sur l'inflation, il faut mettre en place le référendum d'initiative citoyenne, il faut augmenter les bas salaires. Je dis que ce mouvement... —
C
'est pas une
chanson de Jean-Pierre Alcabache, de la misère qui est dans le pays. — Mais bien sûr, on la
connaît, on n'a pas attendu que vous le disiez pour le savoir.
—
Eh bien, il
faut prendre des mesures et ne pas les aggraver. — Mais attendez, ce n'est pas
impatient. Attendez ce que va décider le président de la République.
— Le président de la République. — Et s'il ne
décide pas, vous pourrez à ce
moment-là attaquer. Pas de procès d'intention.
—
Le président de la République, j'accuse le président de la République de ne pas répondre à la crise sociale, d'avoir des manœuvres dilatoires, d'organiser une propagande aux frais du contribuable, de dresser une partie des Français les uns contre les autres. Et s'il y a cette violence qui s'abat sur le pays, c'est parce que la politique... — C
'est
la faute. — Oui, totalement. La politique du président de la République n'est une politique de classe, une politique de mépris social. Et je suis absolument convaincu qu'une autre politique peut être mise en place. La situation est trop grave pour attendre, attendre, attendre. Il y a des mesures concrètes à prendre. Bien sûr que je condamne les dérives de violences. Mais n'oubliez pas les millions de retraités qui ont été spoliés par ce
pouvoir.
—
Personne ne
les oublie. — Ah si, on les discrédite en permanence.
On veut les salir. — Vous n'êtes pas fatigué de multiplier des promesses que vous ne tiendrez jamais ?
—
Si.
Parce que je les tiendrai. — Parce que vous n
'aurez
jamais
le
pouvoir. — Eh bien, vous
n'avez... — Tout seul, puisque vous n'avez pas d'allié. — Mais qu'est-ce que vous en savez
que
je n
'ai
pas d'allié ? Vous allez voir ce qui va se produire. Et je
suis le seul parti à Debout la
France. —
Je suis
curieux.
Qu'est
-ce qui
va
se produire ? —
Les
mesures réalistes d'augmentation de pouvoir d'achat pour permettre aux Français de mieux vivre.
Et
dire en permanence, comme vous le sous-entendez, qu'il
n'y a
pas d'alternative, c
'est plonger le pays
dans la
désespérance. — Mais il faut le
démontrer.
— Eh
bien, on
va le démontrer au scrutin. — Il ne faut pas se
contenter d'arguments de débat et
de logique. —
Vous savez... — Pour nous faire croire qu'il y
a
l'alternative. Il faut convaincre
les électeurs et on va le convaincre. — Et devenir une majorité. — Vous savez, eh bien, dans
la vie politique, il y a des changements.
— Mais pourquoi vous
n'attendez pas la fin du grand débat ? D'ailleurs... — Mais parce que je
sais... —
Parce que vous multipliez
vos petits
débats, vous allez faire des rencontres, etc.
— Et alors, quand c'est le président de la République... — Vous comprenez aussi
que les Français ont besoin
de parler, de se parler. —
Mais
ils ont besoin de parler. Et je n
'ai
pas attendu le grand débat pour parler aux Français. Et c'est peut-être pourquoi aussi je les ai entendus. Et je propose une autre politique, qui n
'est
pas une politique qu'en faveur d'une minorité de Français. Car gouverner la France,
c
'est s'attacher à la justice,
à l'ordre et à la justice. — Quand vous parlez, par exemple, des Gilets jaunes dont on a soutenu beaucoup au début, les aspirations...
— Mais bien sûr qu'il y a eu des dérives.
—
Les ronds
-points, etc. — Mais les
dérives... — Mais certaines
extrêmes
-gauches s'étaient emparées du
mouvement. Je suis lucide là-dessus. Mais pour autant...
—
Vous les condamnez ?
—
Mais bien sûr que
j
'ai toujours condamné. Mais je n'oublie pas... — Contre les policiers, je n'oublie
pas. — Je n'oublie
pas. —
Mais
je n'oublie pas les
retraités que j'ai vus de
75 ans qui vivent avec 800 euros et qui méritent une autre politique. Je n'oublie pas les artisans qui ferment parce que les travailleurs détachés européens viennent sur notre sol. Je n'oublie pas les entreprises qui sont délocalisées.
Et il y a
peut-être un jour où il va falloir changer de politique, si on ne
veut
pas que la France soit à
feu et à sang.
— On va voir si, justement, tenons compte de ce qui monte du débat...
— Mais on va voir. Mais moi, je vous donne la réponse d'avance. Il ne veut pas
changer de politique. Il
a été élu pour normaliser la France... — Vous vous rendez
compte
? — Et mater
la France...
—
Déjà, trois mois et quelques de manifestation...
—
De perdu.
—
De perdu. —
C
'est-à-dire moins de croissance,
de l'image
dégradée
de la France... — Je suis d'accord avec vous. — 70 000 ou 80
000 chômeurs partiels
en France... — Mais vous devriez
poser la question au président de la République. Pourquoi
laisse-t-il pourrir la situation ?
Pourquoi
laisse-t-il pourrir la situation ? Pourquoi a-t-il laissé des casseurs, pendant des semaines, discréditer le mouvement ? Moi, je demande une commission d'enquête sur
la gestion... —
C'est lui qui
va prendre des casseurs. Soyons
un peu raisonnables.
—
Je demande
une commission d
'enquête. Et vous le savez, parlementaire, sur la manière dont on a géré les manifestations. Et j'ai demandé la démission de M. Castaner. Ce pouvoir ne se maintient...
— Facile. — Non, non, facile. — Ce pouvoir
ne se maintient, Jean-Pierre Elkabach, que par la division des Français. Dresser les Français les uns contre les autres...
—
Deux choses. — C'est pas...
C
'est pas l'idée que je me fais d'un président de
la République. — Le temps.
Très vite.
— Non, mais c'est
important, ce que je vous dis là. — Il
y
a des élections européennes. Vous vous engagez beaucoup dans les élections européennes. — Oui, parce que ce sera un scrutin. Et
je crois à la
démocratie. — Vous ne dépasserez peut-être pas Marine Le Pen et peut-être pas En Marche. Mais vous pensez que vous serez devant le trio de Laurent Wauquiez ? —
Je
crois que de plus en plus de Français voient le sérieux de mes propositions, de mon équipe. Et je pense que nous dépassons les 10% et que nous serons un élément clé de la reconstruction politique pour une alternative sérieuse demain. — Vous
passerez devant le trio de Laurent
Wauquiez. —
Je l'espère.
Parce que je n'aime pas le double langage. Et le trio de Laurent Wauquiez propose une Europe en parole et a voté exactement l'inverse au Parlement européen. Et je pense que les Français attendent de la cohérence politique et du sérieux. — Mais vous voyez que vous aussi,
vous êtes quelquefois en contradiction. — Pourquoi en contradiction
?
— Par exemple, je vais prendre l'exemple d'un de vos soutiens. Allez. L'entrepreneur uta-libéral Charles Gave, qui en 1981 était parti en Angleterre pour éviter François Mitterrand.
— Eh bien,
il a le droit. — Oui, bien sûr. Il a le droit. Il a montré.
Il
a continué à faire de
l
'argent. Mais
il avait
raison.
—
Et il est résident fiscal en France, lui. — Sa
fille
Emmanuelle Gave est avocat. Vous confirmez qu'elle est en position éligible sur...
— Pas encore.
Je le confirmerai quand je
publierai ma liste si elle est en position éligible. Rien n'est tranché. — Et
est-ce que vous confirmez... Ah pourquoi ? Pourquoi ? Il y a des
hésitations. —
Parce
que... —
Il paraît qu'elle a fait
des milliers de tweets qu'il a fallu.
— Il
paraît.
Voilà. Ça,
c'est
la rumeur. C'est une famille exemplaire. Son père a été condamné à mort par Vichy,
son
grand-père. On a voulu les salir parce que, justement, ils sont sur ma liste, parce que je gêne, parce que je représente la seule alternative crédible à Macron. Et les gens le savent de plus en plus.
Et je ne me
laisserai pas
impressionner
par
les rumeurs. —
C'est parce
que l'avocat
qui a beaucoup de talent, d'après ce qu'on lit, et de ses tweets et de ses déclarations, elle a beaucoup de talent, mais c'est une novice en politique. Et on se dit, il
y a
peut-être... — Il y
a
peut-être quelque chose. — Oui, il y a quelque chose. — Eh bien, on verra. — Eh bien, le financement par le père de votre liste. Alors on raconte...
— N'importe
quoi. — Deux millions d'euros. Vous
vous dites moins. Ce serait combien, vous ? — Ce serait merveilleux. Eh bien, je vais vous
dire... — C'est combien ? — Je vais vous dire. Toutes les banques refusent des prêts. Toutes les banques.
—
À vous aussi. — À tout le monde. — C'est pas bien. — Cela veut dire quoi ? Que nous ferons un financement participatif. Chacun sur la liste, à la hauteur de ses moyens, contribuera.
—
Et lui, il en aura combien ?
— Ah ben, j'en sais rien
encore.
— Et qu'il en donne beaucoup. — Ça
serait loin. Maintenant, malheureusement, ce sera loin des chiffres cités. Et je voudrais vous dire une chose. Je suis en train de changer la politique française. Nous avons toujours été cohérents à Debout la France. On était plus petits que les autres. Je le reconnais. Mais on progresse. Et ça gêne des positions acquises. Et en tout cas, je n'accepterai jamais que l'on salise des gens honnêtes.
— Très bien. Et
vous
vous battez bien. Dernière remarque.
—
Oh, je me bats parce que je crois à mon pays. Et j'ai envie de le sortir de la
situation actuelle.
—
Dernière remarque.
La justice devra autoriser la sortie demain dans près de 250 salles du film de François Ozon. — Très bien. — Grâce à Dieu, etc. Il dénonce la philophilie
dans les...
Vous irez voir
le film ? — J'irai le voir. Et tout ce qui permettra, comment dire, de sauver l'honneur,
de
sauver l'honneur d'institutions qui ont failli sera positif. Et
je pense
que ce film rendra service à l'Église, paradoxalement.
— Voilà.
Merci.
Et il
y
a une dernière remarque. — Oui. — Vous dites que votre parti s'appelle « Debout la France ». Je me suis toujours demandé pourquoi cette injonction ? Parce que vous croyez
que votre
parti est couchée ? — Oui. Parce que la France est
couchée. —
Agenouillée, couchée. — Parce que la France est couchée depuis tant d'années. Et qu
'on
le paye très cher en misère, en insécurité et maintenant en trouble. Vous savez, Jean-Pierre Elkabach, quand un pays est aussi divisé que le nôtre aujourd'hui, il faut s'interroger
sur les responsabilités. — L'unité.
L'unité nationale.
— L'unité pour changer de politique. — Surtout aujourd'hui. Merci d'être venu.
— Jean-Pierre Elkabach. Pas l'unité pour donner un brevet à ceux qui ont tout cassé.
—
Merci d'être venu et de la franchise de notre conversation,
de notre échange.
À la
prochaine.
Bonne journée. Bonne manifestation. Demain, je recevrai Jordan Bardella,
qui
est tête de liste de Marine Le Pen. Bonne journée. — Bonne journée.
Nicolas Dupont-Aignan