Loi Euthanasie : grand discours de Florian Philippot pour la Vie !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:16Invité politiqueFait
« L'injection ne remplace pas la pendaison, elle s'ajoute à la pendaison. Ce sont des morts en plus. »
- 9:37Invité politiqueChiffre
« Il y a 40 milliards d'euros à trouver, nous dit Baou. Et bien l'aide à mourir sera une réponse budgétaire et comptable à ce calcul de boutiquier. »
Temps de parole
- Florian Philippot99 %
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Merci et bravo à vous et bravo à tous les intervenants qui m'ont brillamment précédé. Merci. Bravo à maître Divisio, Virginie Hélène, Marie Huba, Alexandre et puis qui était en audio également docteur de l'Épine, Jean-Frédéric Poisson. Ça n'est évidemment qu'un début. On n'est pas nous on nous dira dans un sujet d'actualité brûlante, moi je crois que nous le sommes parce que la vie est toujours un sujet d'actualité et que notre devoir et nous y sommes, c'est d'être là, c'est d'être debout. C'est de nous dire que quand on nous veut résigner, coucher, absent, soumis, nous avons ici un très sain réflexe de résistance.
et sur cette place en particulier où nous avons lancé tant et tant de combats de manifestations devant ce ministère de la santé qui effectivement est en train de devenir un ministère de la honte et de la mort. On parle ici d'une rupture anthropologique majeure qui ne peut pas se faire sans y réfléchir sérieusement, profondément et sans consulter les Français. S'il y a bien un sujet sur lequel on pourrait imaginer un référendum, c'est celui-ci. C'est celui-ci.
Car les Français ont le droit d'être informés, de débattre, de donner leur avis et ça permettrait de retirer ce sujet des mains de députés qui sont absents la plupart du temps ou qui veulent voter à la vavite pour partir le plus vite possible en vacances. Vous me direz que c'est un petit peu cynique de dire ça mais non. Non, c'est la stricte vérité. Oui, je dirais rupture anthropologique car elle l'a été dans tous les pays où ce type de loi, suicide assisté, euthanasie ont déjà été mis en place. À chaque fois, l'ambiance dans la société change brutalement.
Louis Bouffard, je sais pas si vous le connaissez, il était passé notamment sur ses news qui est un jeune homme qui est victime de la maladie de du Chen. Il est passé fin mai il y a quelques semaines sur cette chaîne et il avait déclaré ceci : "Pour ceux qui sont comme lui dans la vulnérabilité, cette loi est d'une violence absolue." et il avait ajouté cette cette phrase, cette formule magnifique, même en fin de vie, il y a encore de la vie
[Applaudissements]
car ne nous y trompons pas, ça n'est pas un droit à mourir qui sera ici créé. C'est une pression insupportable qui conduira vers un véritable devoir de mourir. Une pression insupportable qui pèera sur les épaules d'un nombre considérable de nos compatriotes. Une fois que la boîte de Pandore est ouverte, les dérives sont systématiques. C'est ce qu'un article du point qui a été publié en 2024 appelle le difficile encadrement des dérives. Alors, je vais vous parler de ce encadrement des dérives. Aujourd'hui au Pays-Bas, un mort sur 16 lé par euthanasie ou suicide assisté. Un mort sur 16. Dans ces pays-là, il n'y a pas, je l'ai vérifié, de baisse des suicides.
Parce que parfois, on nous dit les gens au moins arrêteront de boire du détergent, de jeter sous un train ou de se pendre ou de se tirer une balle dans la bouche et le feront entre guillemets proprement de manière encadrée. Et bien c'est faux. L'injection ne remplace pas la pendaison, elle s'ajoute à la pendaison. Ce sont des morts en plus. Il n'y a dans ces pays-là aucune baisse du taux de suicide. Je le dis et le redis car c'est un faux argument qui est mis dans le débat public et nous devons l'en chasser. Nous devons rectifier les choses.
De la même manière, les dérives concernent systématiquement un élargissement des populations concernées avec l'ouverture très rapidement des procédures de suicide assisté et d'euthanasie aux mineurs, aux adolescents, voire aux enfants, évidemment aux dépressifs. Et ce sont là quelques dérives qui expliquent que nous arrivons à ces situations terribles. Je vous en donne une, mais il y en aon. En 2023, en Belgique, ça a fait la une de certains journaux, l'injection d'une femme n'a pas fonctionné. Elle a été, je cite, finie, finie en étant étouffée par un coussin. Trois soignants étaient sur elle pour finir cette dame étouffée sous un coussin. Voilà où nous en arrivons.
On nous présente ça comme le sommilisation. J'appelle ça le sommum de la barbarie. Mes chers amis, systématiquement encore dans les pays où ce type de loi existe, il y a à chaque fois un sous-investissement dans les soins palliatifs et dans le soin en général. Systématiquement quand une loi de suicide assistée ou d'euthanasie est votée, il y a moins d'investissement ensuite dans le soin et en particulier dans le soin palliatif. Il y a déjà de terribles dérives dans la loi qui est proposée au vote en France.
en particulier et plusieurs des intervenants avant moi l'ont évoqué à raison le terrible et honteux délit d'entrave qui punit la compassion, la solidarité, l'élan du cœur de 30000 € d'amende et de 2 ans de prison. Dans quelle société vivrons-nous si nous acceptons cette dérive là ? Mes chers amis, moi je ne veux pas vivre dans ce type de société et je ne veux pas que nous léguions ce type de société à nos enfants et à nos petits enfants jamais. Fondamentalement, faites-vous confiance en toute conscience, faites-vous confiance à Macron et au Macronistes pour prendre en charge ce genre de sujet qui touche tellement à l'intime. Pour ma part, pas du tout.
Ces gens-là nous ont montré année après année le peu de respect qu'ils avaient pour la vie. Ce sont ces gens-là et en particulier ce ministère là qui ont géré la problématique des injections aé messager qui ont géré la problématique et le scandale du rivrille dans les épades. Ce sont ces gens-là qui ont enfermé pendant des mois et des mois nos anciens qui n'ont pas pu voir leurs proches et qui parfois en sont morts de chagrin. Ce sont ces gens-là qui ont décidé que des gens étaient enterrés sans même que leurs proches puissent être là pour leur dernier moment et leur départ, leur grand départ. Nous avons accepté, ils ont mis en place, ils ont imposé ce niveau cruel d'inhumanité.
Alors de grâce, ne leur faisons plus confiance. N'imaginons pas que du jour au lendemain, ils vont devenir humanistes. Ils ne l'ont jamais été. Ils ne le seront pas. Ces gens-là n'ont pas un cœur là, ils ont un compte en banque. C'est tout ce qu'ils ont.
[Applaudissements]
Et quand je parle de compte en banque, ne nous étonnons pas de voir les mutuels derrière cette loi. La MG, par exemple, avait publié une tribune dans le JDD en 2022. Je sais un extrait. Allons à la conquête de nouveaux droits. Le sujet de la fin de vie est d'abord une question de dignité et de liberté individuelle. C'est marrant parce que la liberté individuelle, ça les intéressait beaucoup moins pendant le Covid et pendant l'injection. C'était pas là une une de leurs préoccupations.
Vous pouvez encore trouver une autre tribune, celle de Thierry Baudet qui en 2020 présidait la mutualité française qui regroupait 426 mutuels de toute la France et qui plaidait pour une loi d'aide active à mourir. Ça n'est pas surprenant. C'est une industrie de la mort qui se met en place. C'est une vision comptable et financière qui domine, qui ne voit pas des hommes et des femmes mais des charge financières, qui ne voit pas des vies mais des lignes budgétaires. Pour qu'il n'y a pas des cœurs et des âmes mais des pourcentages et des numéros. C'est ça la réalité de ceux qui nous dirigent, qui nous gouvernent. Il ne voit pas ici une assemblée d'hommes et de femmes.
Il ne voit que des chiffres. Il ne voit que des économies. Il ne voit que des lignes budgétaires. Et bien nous, nous savons que nous sommes bien plus que cela. Il y a ici des cœurs et des âmes. Il y a ici des hommes et des femmes. Il y a ici des gens qui veulent vivre et qui savent ce qu'est le prix de la vie. Et nous sommes de ce monde là, de ce monde encore vivant. Il y a 40 milliards d'euros à trouver, nous dit Baou. Et bien l'aide à mourir sera une réponse budgétaire et comptable à ce calcul de boutiquier. Ça n'est pas un fantasme puisque c'est calculé.
Au Canada par exemple où la loi existe depuis une dizaine d'années, la direction parlementaire du budget en 2020 avait chiffrer dans un rapport le gain financier, hein, je cite de la loi euthanasie 149 millions de dollars canadiens par an en moins pour les charges provinciales de santé grâce, écoutez bien à une baisse des coûts des soins palliatifs et de prise en charge des affections de longue durée. Je crois qu'on peut pas être plus clair. On peut pas être plus clair. C'est chiffré de manière froide et mécanique. Fabrice Division l'a dit, Virginie l'a dit, tout le monde l'a dit. Les gens veulent d'abord vivre dans la dignité avant de mourir. Ils veulent vivre dans la dignité.
et n'importe quel responsable politique avec un paix majuscule devrait d'abord et avant tout s'intéresser à permettre à ses concitoyens, à ses compatriotes de vivre dans la dignité. Car aujourd'hui, avec la destruction de l'école, avec la destruction du modèle social, avec la destruction de l'hôpital, avec la destruction de nos libertés, avec la destruction de tous nos cadres de vie, on peut penser à la reconnaissance faciale, on peut penser à tout ce qu'il mettent comme outil pour nous fliquer, pour nous surveiller, pour nous pourrir la vie. Évidemment, ils font tout pour rendre la vie plus difficile. Je pense qu'il faut faire exactement l'inverse.
Permettre à nouveau aux gens de souffler, d'être heureux, d'être joyeux, de remettre un peu d'espoir et d'espérance dans une société française qui est plongée siamment dans la désespérance. Nous ne sommes pas des vendeurs de peur. Nous n'avons jamais acheté leur politique de la peur. Nous sommes ici pour susciter l'espoir car il n'y a pas d'avenir s'il n'y a pas d'espoir. Et donc il faut créer bâtir une grande politique de l'espoir et de l'avenir, pas de la peur et de la mort. Ainsi, nous proposons une grande loi d'aide à vivre. Aujourd'hui, il y a encore 20 départements en France sans soin palliatifs. C'est là qu'il faudrait mettre le paquet.
Au lieu de continuer à fermer des lits dans les soins palliatifs et à l'hôpital, 100000 lits fermés ces 20 dernières années à l'hôpital et ça continue et ça accélère même. Il faudrait inverser cette dynamique, remettre de l'humain dans les soins, dans l'hôpital. bien mieux considérer nos soignants, bien mieux les traiter, bien mieux les considérer. Mais pensez-vous que ce soit ces gens-là qui puissent le faire puisque je vous rappelle que pendant 2 ans, ces gens-là ont mis à la rue des soignants par milliers dans notre pays qui n'avaient plus un centime pour vivre, qui était suspendu comme il disait. Aujourd'hui, il faut 3 à 6 mois pour avoir un rendez-vous chez un médecin de la douleur.
Ça n'est pas digne. C'est là qu'il faut mettre le paquet. Aujourd'hui, il y a un sous-investissement chronique dans la psychiatrie et la pédopsychiatrie. C'est là qu'il faut mettre le paquet. Il faut accompagner les familles, il faut aider les aidants, il faut aider les personnes en situation de handicap, leurs proches, leurs familles, leurs aidants alors qu'elles se retrouvent très tellement isolées, tellement abandonnées, parfois obligé de partir dans d'autres pays parce qu'on ne trouve pas les structures adéquates dans notre propre pays. Quelle honte !
Il faut multiplier les structures d'accueil, il faut investir, il faut remettre au cœur du métier de la, je dirais, de vocation même car c'est une vocation de médecin et de soignants. Cette formule tellement célèbre que vous portez ici pour chaque pour certains d'entre vous, primou non seré. D'abord ne pas nuire, d'abord soigner. Un médecin n'est pas là pour tuer, un médecin est là pour soigner.
Et ça, il faut le rappeler, le dire et le redire car je sais qu'énormément de médecins et de soignants sont terriblement choqués par cette loi qui va leur demander de renverser totalement leur manière de concevoir leur métier, la manière dont ils le conçoivent d'ailleurs depuis des siècles et des millénaires. Et évidemment recréer l'espoir pour tous nos jeunes. Sortir de la société du désespoir sans projet, sans lumière, sans avenir. Que les Français puissent avoir le choix sur cette loi, qu'elle ne leur soit pas imposée. Elle a va vite comme ça, sans vrai débat de fond.
Un référendum, je l'ai dit, un grand débat serait très approprié et typiquement c'est le genre de sujet qui aurait pu être l'occasion s'il avait existé dans notre pays d'un référendum d'initiative citoyenne. Voyez, l'intérêt du RIC, c'est que ce genre de sujet, nous pourrions le prendre aux parlementaires et nous en occuper nous-mêmes. Vive le référendum d'initiative citoyenne sur tous les sujets. Nous le mettrons dans notre constitution. En tous les cas, mes chers amis, chers patriotes, chers résistants, il faut se battre ensemble.
Le peuple français, il est grand, il est beau, il est libre dans sa dans sa capacité à épauler ceux qui en ont le plus besoin dans les moments difficiles de la vie, à déceler en chacun non pas l'envie de mort, mais le souhait de vivre. l'éclat de vie parfois très faible mais quand il est encore là, il faut essayer de s'y accrocher et de ne pas l'éteindre au contraire d'y voir l'étincelle qui pourra peut-être allumer la flamme et le brasier de cette vie de cette joie de ce bonheur de cette grandeur d'âme que nous avons le devoir d'aller chercher, de valoriser, de faire prospérer.
Je crois fondamentalement que le vrai responsable politique n'est pas celui qui compte, il est celui qui pense que c'est la vie qui compte. Merci à tous. Vive la liberté, vive la résistance. Vive la vie et vive la France libre. Ah.
Florian Philippot