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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 3 septembre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploi

Budget : «C'est plutôt un problème financé, que de capacité industrielle», cible Nicolas Forissier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que la France, malgré ses atouts, soit affaiblie économiquement et emprunte à plus de 4 % ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation budgétaire plombe la capacité industrielle de la France ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Quelles actions concrètes pour réduire les impôts de production ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous inquiet du risque de détournement des investisseurs étrangers ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter une crise financière et une intervention de la BCE ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europin soir 18h 20h Pierre de Villna et pour m'accompagner jusqu'à 20h Catherine est là. Bonsoir chère Catherine. Bonsoir ravi de vous revoir avec cette après cette pause estivale.

Chère Catherine qui reprend pour une saison avec nous Antonin André. Bonsoir Pierre chef du service politique de du JDD. Nous accueillons le ministre du commerce extérieur et de l'attractivité.

Il faut qu'il faut être attractif en disant attractivité en bonet du forme. Bonsoir Nicolas Forciier. Bonsoir, merci d'être avec nous.

Je le disais tout à l'heure en préambule, je parlais de la France, de Paris, de Versailles, du Louvre, de la Joconde, de la Tourfel, de la haute gastronomie, des joillés, de la haute couture, de la tech, de l'aviation, tout ça c'est la France. On l'oublie un peu dernièrement parce que la France est affaiblie économiquement. Elle est dans un une pleine interrogation si ce n'est plus politiquement comme ce qu'on arrive à vendre la France dans une France affaiblie où on emprunte désormais à à plus de 4 % où le déficit du commerce extérieur s'est établi à 69,2 milliards d'euros en 2025.

Comment est-ce qu'on y arrive ? B c'est tout ce que vous dites euh explique qu'on y arrive parce que je trouve moi que il y a quand même dans tout ce que vous rappelez euh l'image d'une France euh qui est euh dynamique, intelligente, qui est très bonne en matière de technologie, qui a un savoir-faire dans des multiples métiers qui est excellent. On est les champions du monde, les premiers exportateurs au monde de vin spiritueux boissons, les premiers de parfum de cosmétique, les deuxè au monde pour l'aéronautique et les produits de l'aviation, on est les deuxè au monde pour le cuir par exemple et et dans le domaine du luxe mais pas seulement.

Donc et je pourrais continuer. Donc la France est la 5e puissance exportatrice du monde et pour la 7e année consécutive puisque c'est l'autre volet de mon boulot, on est pour la 7e année consécutive la première destination d'investissement direct étranger en Europe. On a eu au Schools Front de juin 93 milliards d'euros d'engagement d'investissement.

Donc ça veut bien dire que nous avons certainement des tas de choses à faire pour réformer, améliorer notre situation politique, économique et sociale. Ce sera le débat de la présidentielle et moi j'ai ma petite idée là-dessus mais c'est pas mon rôle aujourd'hui. Mais nous avons aussi énormément d'atout et je m'efforce moi de de dire ça, de dire qu'il y a aussi du positif et de dire que à à l'international, à l'export en particulier, on doit être conquérant.

Je vous ai pas dit le contraire, je vous ai juste juste demandé comment est-ce qu'on est-ce que le fait d'être affaibli économiquement, gardons juste le l'aspect économique 3500 milliards de dates, 1700 milliards de de dépenses publiques, 1000 milliards de dépenses sociales. Est-ce que ça joue ? Est-ce que ça plombe le fait que mais bien sûr que ça joue parce que nous avons un problème de compétitivité et c'est ça notre affaiblissement mais en même temps c'est plutôt un problème financier, un problème de dette, un problème de marché financier qu'un problème de capacité industrielle.

La preuve, c'est ce que vous venez de rappeler, c'est ce que je rappelle moi-même. Donc c'est tout le paradoxe et il je moi mon mon sentiment depuis très longtemps d'ailleurs quand j'étais parlementaire, je le pensait déjà, c'est que avec un peu d'effort, un peu de réorganisation du de la volonté, de la fierté, le drapeau français qu'on brandit, on pourrait faire bien mieux. Mais je rappelle quand même que nous sommes déjà une grande puissance de un peu de un peu de Qu'est-ce que vous pouvez faire vous à votre on va pas faire le débat de l'élection présidentielle je me permettra pas oui mais je me permettrai pas de de de de de le faire dans son entièreté mais simp vous m'avez dit que vous avez une petite idée dans le domaine de l'entreprise et de l'économie puisque c'est mon secteur je crois qu'il faut qu'on remette l'entreprise au cœur de nos préoccupations parce que avant de distribuer de la richesse, avant d'utiliser cette richesse pour faire plus de services public, plus de réponse aux attentes de nos compatriotes, il faut d'abord la créer et qui crée la richesse si c'est les entreprises.

Donc le vrai sujet aujourd'hui, ça a été d'ailleurs très bien dit au moment de la rencontre des entreprises au MDF. Absolument. Moi j'ai passé de jours entier faire par les politiques.

Je prendre un exemple très concret. On a 50 milliards pratiquement de de d'impôts de production, c'est-à-dire avant le moindre bénéfice euh sur nos entreprises de plus que les Allemands, 30 milliards en moyenne de plus que la moyenne européenne. Donc il y a un certain nombre de choses qu'il faut qu'on réoriente dans notre pays.

Ce sera le débat de ces élections présidentielles sur la dépenseque. Oui, mais ça fait des années, mais je crois qu'il y a aussi beaucoup de gens qui nous disent "Je vais faire c, je vais faire ça". euh de façon souvent un peu simpliste et démagogique, en réalité, les choses sont beaucoup plus complexes.

Moi, j'observe simplement que depuis 2017, et je le dis d'autant plus librant attendez sur les impôts de production sur les impôt de production, vous avez un président qui a créé Chose France, qui a euh fait l'attractivité de la France, qui a euh effectivement permis à des entreprises baisser l'impôt sur les sociétés à la moyenne européenne de 25 % qui a fait la PL taxe pour faciliter l'investissement. Donc ça, tout ça, tout ça. Et en attendant, il y a toujours des impôts de production.

Pourquoi est-ce qu'il y a toujours on a commencé à les baisser ? Sauf qu'il vous a pas échappé, vous l'avez dit vous-même, qu'on a une situation budgétaire extrêmement tendue et qu'il faut que avant de pouvoir baisser les impôts de production plus, ce qui est vraiment un objectif important à mon avis pour la compétitivité de nos entreprises et du pays, pour la création d'emploi, et bien il faut qu'on remette de l'ordre dans les comptes publics. C'est évident, nous le savons très bien.

Il faut simplement que dans cette campagne, je l'espère en tout cas, en tout cas pour mon camp, nous ayons un candidat qui s'impose, qui rassemble et qui porte cette politique. Je suis persuadé que les Français et les Français l'attendent. Nicolas Forestier, c'est quoi votre camp ?

Vous êtes dans la majorité puisque vous êtes ministre et en même temps vous êtes un LR. Ah, je suis un LR suspendu mais enfin je reste totalement totalement fidèle à ma famille et j'ai évidemment les mêmes relations qu'avant même si il y a une situation un peu particulière. Ce que je veux dire, c'est que je suis de centre-dedroit, je suis un un libéral et en même temps un social libéral parce que je pense que la richesse elle est faite pour aussi être distribué pour qu'il y ait plus de participation pour que au fond il y a un projet collectif qui nous entraîne.

Ça c'est ma pensée profonde. En même temps, vous êtes un essay de faire toute ma vie politique y compris dans dans dans mes actions parlementaires. Mais voilà, on sait qu'il va falloir remettre de l'ordre dans notre pays et que c'est important.

Je je voulais juste dire une chose par rapport on n'est pas faible économiquement. On est dans un monde extrêmement difficile, extrêmement concurrentiel, bien plus que jamais, où notamment la politique commerciale dont je m'occupe est désormais utilisé comme une arme. Regardez monsieur Trump, regardez ce qui se passe dans un certain nombre de pays, je vais pas rentrer dans le détail où effectivement dès qu'il y a une possibilité, les Chinois savent très bien faire, euh d'utiliser le commerce ou les règles de commerce ou le dumping ou les subventions publiques pour essayer de vendre moins moins cher que les autres et tuer un secteur dans un autre pays, et bien tout ça est utilisé.

Et donc mon boulot et le boulot du gouvernement, c'est à la fois euh de résister, de tenir bon, de pousser l'Union européenne à être plus offensive dans notre capacité de réponse et de défense, de sortir de la naïveté. Je crois que c'est en train de bouger. Ça bouge depuis 2 ou 3 ans.

Mais c'est aussi de porter les entreprises dans euh le monde de de les emmener, de les accompagner, d'ouvrir des portes. Est-ce que est-ce que néanmoins vous êtes inquiet par la situation parce que la dette et la situation financière de la France, on le voit bien, est un sujet qui monte aujourd'hui. Euh on emprunte à plus de 4 plus de 4 %.

C'était pas arrivé depuis 10 ans. Est-ce que vous redoutez néanmoins si parce que ça fait des années qu'on connaît ce problème structurel, est-ce que vous observez ou est-ce que vous redoutez il y a un certain nombre d'entreprises ou d'investisseurs qui font des études avant d'investir dans un pays ? Euh là euh la situation est telle que il y a un risque aujourd'hui de détournement des investisseurs étrangers sur le marché français.

Est-ce que vous est-ce que vous êtes inquiet de cela et est-ce que vous êtes inquiet aussi du risque d'une crise financière et d'une intervention de la BCE ? deux choses dans votre question. Pardon, il y a deux choses dans votre question pour les auditeurs qui prend la parole.

Vous êtes Nicolas Forisier, c'est pour ça que je vous introduis. Euh non, il y a il y a deux aspects. La crainte des investisseurs internationaux, elle est toujours là mais en même temps, j'observe quand même que encore une fois, ça fait 7 ans, année après année, que la France engrange le maximum d'investissement.

Vous les taux d'emprunt, on est des européens. On était déjà dans cette situation l'année dernière et on fait 93 milliard. On est ceux qui emprunt le plus cher.

Oui, je suis d'accord. Mais çaoupé solution, il faut le dire. La France a énormément d'atout et très attractif parce que elle a un savoir-faire à niveau d'excellence des ingénieurs, de la recherche de développement, des infrastructures, un art de vivre, une électricité décarbonée à profusion grâce au nucléaires n'en plais à nos amis écologistes.

Donc on a beaucoup d'atout, c'est ce qui fait que la France est attractive mais c'est vrai, je l'entends parce que moi je vois beaucoup les fonds d'investissement à l'international, c'est mon mon travail encore de d'essayer de les amener de de venir. Et encore sur un sujet de ce type cet après-midi et bien on voit bien qu'il y a les les les investisseurs regardent ce qui comment les choses vont se passer. Et c'est pour ça que ça me ramène à la deuxième question, c'est que il est extrêmement important que nous puissions avoir un budget qui assure la stabilité de la situation.

Le ou la présidente qui sera élue ensuite au printemps fera ses choix. D'ailleurs, le président qui sera élu aura intérêt à avoir un budget parce que sinon il perd 1 an. Quand on me dit il va y avoir une loi spéciale, ça veut dire que ça nous coûte entre 15 et 25 milliards.

Moi je pense que c'est plutôt 25 milliards qui partent en fumée tout de suite. Euh sans rentrer dans les détails, c'est ça que ça veut dire. Et après, on met pratiquement 8 à 10 mois après l'élection à avoir un budget parce que le budget il sera pas voté avant le mois d'octobre ou novembre de l'année 2027.

Donc ça veut dire que le président ou la présidente qui sera élue, quel que soit le candidat d'ailleurs hein, quels que soient les choix politiques sans budget au printemps, aura perdu une année de son quinquena. Et ce que dit le premier ministre Sébastien Lecornu à Justeter, c'est qu'il va poser sur la table des propositions de budget qui seront des propositions sérieuse, s'inscrivant dans la nécessité de continuer justement pour répondre notamment au marchés financiers et aux investisseurs de continuer à améliorer notre situation, à réduire le déficit budgétaire. Il faut qu'on passe en dessous de 5 % clairement.

Il y aura un certain nombre de réformes ou d'efforts qui seront faits. Il y aura pas d'impôts nouveaux. il a toujours dit clairement ces dernières semaines, il a encore redit cette semaine, il y aura pas, on peut pas dans le pays qui a le niveau de prélèvement obligatoire le plus élevé continuer à dire la solution c'est l'impôt.

Ça c'est clair pour moi. En tout cas, vous me demandez mon avis, c'est certain. Donc il faut qu'on fasse des efforts sur le la dépense publique et notamment la dépense de l'État mais aussi sur un certain nombre d'autres postes.

C'est pas à moi de de l'annoncer aujourd'hui mais ce sera ça. Et après, ben vous avez un débat parlementaire et le débat parlementaire il va dire "OK, oui, non, on amende, on n'est pas d'accord mais l'idée c'est d'arriver à un compromis pour qu'il y ait un budget qui sera réversible en fonction des choix du président ou de la présidente qui sera élu." et je crois que c'est extrêmement important et que ça répond à votre