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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 8 octobre 2025 116 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôts

Brunet sans filtre du mercredi 8 octobre 2025 - Édition spéciale : Emmanuel Macron, l'heure du choix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 50 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que le compromis ne fait plus partie du vocabulaire du RN aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une petite phrase de Sébastien Lecornu qui vous a énervé ce matin ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça va pas leur nuire de changer de positionnement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une petite question Philippe Ballard sur le budget ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Ce changement de stratégie effectivement, on a commencé cette année 2025 avec un RN qui se disait responsable. Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez une solution immédiate entre parenthèse, l'information a fuité comme un moyen de pression supplémentaire sur les partis politiques pour qu'ils se mettent d'accord pour éviter une dissolution.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe BallardFait
    « S'il faut censurer qu'un soit, et bien on censurera qu'un soit. »
  • 4:00Philippe BallardFait
    « On arrête de se moquer des Français, on arrête la cour de récréation, on arrête la maternelle et bah on appelle le président de la République à prendre une décision, la dissolution ou au choix bien sa propre démission. »
  • 6:00Philippe BallardChiffre
    « Il suffit juste de prendre une calculette enfin le groupe Renaissance de monsieur Atal, c'est 91 députés et je sais pas si vous avez regardé les boucles internes euh des députés euh renaissance sur WhatsApp, mais ils sont pas du tout d'accord entre eux. »
  • 8:00Sébastien LecornuFait
    « Il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année. »
  • 12:00Philippe BallardFait
    « Une dissolution c'est entre 20 et 40 jours. »
  • 16:00Benoît PerinChiffre
    « Le premier poste de dépense de l'État, ce sont les retraites, donc 25 % de la dépense publique. »
  • 22:00Yael Braun-PivetFait
    « La dissolution n'est pas inéluctable et la dissolution compte tenu des effets néfastes qu'elle aura sur notre pays, sur les Français, sur notre économie est la pire des solutions. »
  • 24:00Fabien RousselPromesse
    « Nous demandons à ce que Premier ministre de gauche puisse être nommé et que ce soit à lui qu'il revienne de construire les coalitions permettant un changement de politique. »
  • 26:00Pierre CordierChiffre
    « À l'issue des élections législatives les dernières il y a 2 ans, c'est la gauche qui est arrivée en tête avec 178 députés. »
  • 2:00Chiffre
    « En 2029, on est des charges d'intérêt de 100 milliards. 100 milliards, c'est l'éducation plus la défense. »
  • 3:30Fait
    « On est dans une telle panade, on est dans un tel maestrom que pour sortir de cette situation, il va falloir essayer de trouver une solution. »
  • 8:00Fait
    « Nous n'avons pas que des désaccords avec le Rassemblement national. »
  • 11:20Fait
    « La seule solution aujourd'hui, c'est un premier ministre de gauche et écologiste. »
  • 5:15Locuteur 1Fait
    « Si vous êtes capable de savoir qui est responsable dans les comptes de la sécurité sociale, vous ne le saurez jamais. »
  • 9:30Locuteur 1Fait
    « On dilapide le pognon qui est massif en France et finalement nos politiques publiques n'ont aucune efficacité. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, messieurs, bonjour. Je suis avec Magalie Lunel et nous sommes aujourd'hui un peu en édition spéciale. Cette actualité politique nous conduit toujours à changer nos plans avec Magalie.

À chaque fois tous les matins, nous construisons une émission et quand on arrive à l'antenne à midi sur LCI, on est obligé de tout changer. Là, c'est à Cournon d'Auvergne, en Auvergne, que Marine Le Pen s'est exprimé il y a quelques instants. On vous a rediffusé sa prise de parole et pardon, pardon, ça n'est pas un Odin.

Dans le cadre dans que nous vivons dans la crise que nous vivons, elle dit quoi Marine Le Pen ? Elle dit voilà la la blague est finie. Voilà, c'est terminé.

Terminé. Désormais le RN s'ensurea tout. de gauche, de droite, de du centre de nulle part ou d'ailleurs.

Nous censurerons tout. Oui, c'est une déclaration qui change tout. Bien évidemment, il y avait eu la prise de parole du Premier ministre des missionnaires dans la matinée qui écartait dans un premier temps une dissolution.

Est-ce que c'est cette déclaration qui a mis le feu aux poudre et donc qui a provoqué la colère du Rassemblement national ? L'analyse de nos éditorialistes Isabelle Saporta et Renault Pila. Mais d'abord, une première réaction en direct sur notre enquête puisque Philippe Ballard est avec nous depuis l'Assemblée nationale député du Rassemblement national du RN.

Merci Philippe Ballard de répondre à nos questions. On a entendu Marine Le Pen, on le disait, c'est une déclaration qui change tout aujourd'hui. Est-ce que ça veut dire que le compromis ne fait plus partie du vocabulaire du RN aujourd'hui ?

Alors, c'est pas tout à fait nouveau parce que lors de la réunion de groupe lundi à 17h que Marine Le Pen a tenu avec Éric Siot, Marine Le Pen a déjà tenu ses propos. Je me souviens même très bien de sa phrase. Elle a dit "S'il faut censurer qu'un soit, et bien on censurera qu'un soit." Voilà.

Alors, une fois suffit hein généralement euh mais voilà euh la farce doit suffire. Mo j'écoutais le premier ministre sortant, monsieur le cornu à 9h30. C'est à la limite entre le supplice chinois ou bien la farce.

Donc maintenant, on arrête ça. On arrête de se moquer des Français, on arrête la cour de récréation, on arrête la maternelle et bah on appelle le président de la République à prendre une décision, la dissolution ou au choix bien sa propre démission. Enfin, maintenant il faut il faut bouger.

Et pourtant, Philippe Ballard, il y a une bonne nouvelle pour le Rassemblement national qui souhaite abroger la réforme des retraites, c'est que la gauche arrivant, alors c'est le scénario du jour hein, la gauche arrivant dans les réflexions actuelles de Le Cornu et Macron, de Messieur le Cornu et Macron, et bien ce projet que vous rêvez de voir sur place, sur pied, de l'abrogation de la réforme des retraites et peut-être même du retour à 62 ans, il est là. C'est peut-être le moment de dire à vos à vos amis socialistes, à vos amis sur ce ce volet des retraites, hein, euh ben vous pouvez compter sur nous. Oui.

Il faudra avaler combien de couleuvres avant que ce texte arrive à l'Assemblée nationale ? Enf, je veux dire, il y avait un très bon moyen de revenir sur cette réforme des retraites. C'était un au moment des législatives et bien de pas faire le Front républicain.

Souvenez-vous que madame Borne a été élue grâce aux voix du nouveau Front populaire y compris de la France insoumise d'ailleurs. Et puis il y avait une autre solution, c'était lorsque l'on a présenté dans ce qu'on appelle une niche parlementaire, c'est-à-dire une journée qui est réservé notre l'ordre du jour av réservé un groupe, on avait présenté nous l'abrogation de cette réforme et le retour à 62 ans et 40 annuités. Et ben la gauche a voté contre.

Donc voilà, faut arrêter maintenant les pantalonades. Euh retour au sérieux et retour aux urnes surtout. Est-ce qu'il y a une petite phrase de Sébastien Lecornu qui vous a énervé ce matin ?

On le réécoute le premier ministre des missionnaires. Vous nous en direz davantage juste après. J'ai de bonnes raisons euh de vous dire que parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale, madame Bron Pi avec le président du Sénat Gérard Larchet, avec l'ensemble des formations politiques de l'UDI, de l'IT des Républicains, de place publique, du modèle, d'horizon de Renaissance et d'autres, qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année.

Et cette volonté crée un mouvement et une convergence évidemment qui éloigne les perspectives de dissolution. Enfin, ça ne suffit pas. Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer.

J'ignore mesdames messieurs, si chez vous avez studieusement écouté le premier ministre mais ce qui vient d'être dit là devant vous est capital. Il s'est exprimé, c'était pas prévu, à 9h30 ce matin depuis Matignon, Sébastien Lecornu. Et vous avez entendu ce qu'il dit ?

Il dit un on est en train de travailler avec des partis du centre. Voilà, je crois qu'il a pas nommé le Parti socialiste. Non parce qu'il avait pas encore reçu.

C'est un point d'étape en fait entre les consultations d'hier et celle d'aujourd'hui. Il avait pas encore reçu les partis socialistes. Mais il y a place publique de Gluxman qui le qui l'évoque là.

Donc on est en train de travailler avec le centre gauche, le centre et le centre droit. Voilà, premier point que nous annonce Sébastien Lecnu et 2è point il dit le spectre enfin l'hypothèse de la dissolution s'éloigne. Donc c'est quand même clairement euh mesdames messieurs l'info de la matinée.

Petit bar petit coup de barre à gauche au centre gauche et plutôt optimiste et plutôt optimiste. Plutôt optimiste. effectivement ce qu'on retient de de la la déclaration à 9h30 de Sébastien Lecornu qui d'ailleurs en passant vous souvenez comme au moment du Covid, je ne compare pas d'une grave crise fait désormais un point journalier.

À 9h30, il fait un point presse et il veut tenir les Français au courant de la situation de sa mission. Le professeur Salomon. Le professeur Salomon, c'est ça hein qui faisait un point quotidien. dit nos pilats.

Et et ce qui est très important, c'est qu'effectivement un euh il pense que la perspective de la dissolution s'éloigne parce que Emmanuel Macron, ça sera la dernière option qu'il choisira. Ça c'est très important à dire. Il est pas du tout pour une dissolution le chef de l'État.

Et puis deuxièmement, il a été après dans une volonté de montrer que tous les partis qu'il a reçu sont pour un déblocage de la situation. Ça rappelle ce qu'il a dit il y a il y a tr ou qu jours en disant vous savez dans mon bureau les conversations se passent plutôt bien et puis après quand on est sur les plateaux de télévision c'est pas vraiment ce que j'ai entendu dans les bureaux mais mais on va en parler depuis s'est passé pas mal de choses avec notamment la la position des des proches d'Édouard Philippe sur les retraites vraiment ça passe pas Isabelle Saport on va revenir vers notre parlementaire hein Philippe Balard Eren dans une poignée de secondes mais Isabelle ça portage une question écoutez-la bien parce que parfois vous ne répondez pas à mes questions hein oui ben je parz vous avez vos J'ai mes réponses. Ouais, vous avez question répondre.

El Cab George Marchet Isabelle Saporta on est sur un on va parler de la forme et du RN. On est sur un RN assz costard cravate depuis quelques années. Je parle des députés à l'Assemblée nationale.

On est exemplaire, on est les anti LFI, on est propr près, on est mesuré, on est réfléchi, on n'est pas dans la démesure, dans l'outrance et cetera. Puis là, soudainement, on a Ren qui dit "Terminez, maintenant on censure, on bourine, on va y aller." Est-ce que ça va pas leur nuire de de changer de positionnement ?

Non. Bah écoutez, non, enfin moi j'ai pardonnez-moi d'être assez agressive envers vous et Renault, mais j'ai l'impression d'être entouré de ravi de la crèche là. Ah bon ?

Nous vous nous insultez là, c'est notre émission. Vous nous insultez. Je je me réjouis de voir votre est-ce que j'ai la tête d'un ravi de la crèche ?

Voilà. Écoutonsla. Écoutons ces arguments.

Écoutons ces arguments. Non mais je vous vois ébloui par la communication non communiquante de notre premier ministre démissionnaires. C'est que vous là où vous avez raison, c'est que moins ils ont de choses à dire, plus ils parlent.

Donc là, c'est ce qu'on a entendu ce matin, c'est un vœu pieux, c'est-à-dire au fond, voilà, croisons les doigts, insérons les fesses et espérons effectivement que ça s'arrange. Moi, j'ai entendu que ça. Je vois même pas l'intérêt de communiquer pour ça, sauf pour faire un petit coup de pression peut-être au PS qu'on recevait après, mais je ne vois pas l'intérêt.

Et effectivement, moi, c'est la question que j'allais poser à Philippe Balas, c'estah. Oui, pardonnez-moi, mais donc du coup, je vois pas encore. Enfin, moi je enfin, je me réjouis que vous soyez boui par Sébastien le Cornu, il en reste un sur cette terre, ce sera vous.

Mais enfin, moi je le suis pas. Et en tout cas, je trouve ça assez attristant et assez lent tout ça. C'est vraiment la série, c'est le Derric le plus lent de l'histoire.

Vraiment le derri le plus lent de l'histoire. Mais enfin quoi qu'il en soit, tout ça pour vous dire que je pense que Marine Le Pen a très bien compris que les Français étaient inquiets et lassés et qu'elle lui met le dernier coup de pelle sur la figure effectivement à notre premier ministre. Est-ce qu'elle a tort ?

Je ne crois pas. D'accord. Très bien.

Si vous avez enfin répondu à ma question, voilà à la fin vous avez répondu à ma question. Philippe, ce changement de stratégie effectivement, on a commencé cette année 2025 avec un RN qui se disait responsable. On discute, on voit, on ne censure pas automatiquement.

Qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Ah bah, il s'est passé que la situation est devenue hors de contrôle. on est responsable en proposant une dissolution de l'Assemblée nationale.

Ça permettrait de clarifier les choses, d'avoir, si on en croit les sondages d'une majorité, rassemblement national avec nos alliés de de l'UDR à l'Assemblée nationale. Donc, on est extrêmement sérieux mais c'est en face. Enfin, pour garder leur marocains, pour ne pas qu'il y ait une dissolution, ils sont prêts à manger leur chapeau.

Je pense à madame Bord sur la réforme des retraites, mais même tous les autres. Enfin, moi quand j'écoutais monsieur le Cornu, le Premier ministre sortant ce matin, euh enfin, je me disais "Mais c'est du flanc, c'est du gros pipo ce qu'il est en train de nous dire parce que il suffit juste de prendre une calculette enfin le groupe Renaissance de monsieur Atal, c'est 91 députés et je sais pas si vous avez regardé les boucles internes euh des députés euh renaissance sur WhatsApp, mais ils sont pas du tout d'accord entre eux. Donc, vous en perdez la moitié en cours de route.

Le PS c'est 63 députés. Les écologistes, s'ils marchent dans la combine, c'est 30. Horizon se détache.

Enfin, c'est pas sérieux tout ça. Qu'est-ce que c'est que cette lessiveuse là ? Donc, on est responsable, on est sérieux.

Nous, on veut retourner devant les Français et puis travailler ensuite à l'Assemblée nationale notamment sur ce budget parce que oui, il faut un budget à la France. Ça c'est absolument évident. Oui, juste une petite question Philippe Ballard sur le budget.

Effectivement euh la présentation normalement ça devrait être ça devrait être demain euh et avec une étude dans les prochains jours. Mais si jamais il y a une dissolution de l'assemblée, en gros là ce soir, demain après-demain, on voterait aux alentours de mi-novembre he je crois que c'est les weekends du du 16 ou et et du 23 novembre. Ouais. information, le canard enchaîné ce matin qui a soi-disant les préfets auraient été contactés par le pouvoir central, l'Élysée, l'exécutif hein avec la possibilité de préorganiser discrètement de tours pour cette ces législatives anticipées 16 novembre 23 novembre.

S'il y avait une solution immédiate entre parenthèse, l'information a fuité comme un moyen de pression supplémentaire sur les partis politiques pour qu'ils se mettent d'accord pour éviter une dissolution. Mais si vous souhaitez une solution, Phil Balard, ça veut dire que on reconduit le budget de cette année. On n pas de budget, il y a pas de discussion budgétaire.

C'est-à-dire une loi spéciale à partir du 1er janvier où on peut pas dépenser plus, on peut pas faire des économies et on peut pas avoir de dépenses militaires par exemple sur des guerres que l'on mène. Philippe B. Alors deux choses déjà évidemment qu'on s'est renseigné auprès de préfet de sous-préfet.

Bon visiblement les préfets ont pas eu cette information. Ensuite 2è point une dissolution c'est entre 20 et 40 jours. Donc s'il y avait une dissolution, on est le 6 ou on est le 8 octobre, on pourrait voter.

Alors j'ai pas de calendrier sous les yeux mais enfin le 28 à partir du 28 29 30 octobre euh voilà et pas mi mi-novembre. Ensuite bah l'an passé qu'est-ce qui s'est passé ? Vous le rappeliez ?

Il est on a voté nous enfin tous les groupes ont voté au mois de décembre une loi spéciale et ensuite on avance par 12e comme on dit. C'est-à-dire chaque mois est reconduit de quoi financer les fonctionnaires. Enfin, tout ce qui fait que l'État fonctionne.

Et on a voté le budget avec monsieur Baou mi-février. Voilà, on nous avait dit les cartes vitales ne fonctionneront plus le 1er janvier, elles ont très bien fonctionné. Le barême de l'IRPP, l'impôt sur le revenu a été revalorisé.

On nous disait que c'était impossible. Donc voilà, c'est je vous dis pas que c'est la meilleure solution hein, loin de là, parce qu'on sait très bien euh par exemple pour être concret que les PME qui travaillent pour euh l'industrie euh de l'armement ont été euh ont été pénalisées. Les collectivités locales étaient extrêmement inquiètes mais enfin ça serait pas une nouveauté puisque cette année nous avons déjà eu le cas.

Bon Philippe Ballard, merci d'avoir passé ces quelques instants avec nous. Je sais qu'à l'Assemblée nationale, il y a des écrans plats avec des chaînes de télévision d'information qui passent. Je vous suggère de vous mettre de vous asseoir prendre une chaise et de regarder LCI car dans 3 minutes le thème que nous allons aborder c'est la gauche revient.

Alors soit c'est au secours, la gauche revient. Soit c'est chouette, la gauche revient. À chacun son crédau, mesdames messieurs.

Moi j'en ai un et je vais vous le faire partager dans un instant. À tout de suite. Mesdames, messieurs, quelle joie de vous retrouver.

Quelle joie de vous retrouver parce que l'actualité est totalement folle. Encore une fois, nous avons décidé de changer le le programme de cette émission avec Magalie Lunel. Rebonjour Magalie.

Bonjour. Et Renault Pila Isabelle Saporta sont là. Nivine Potros, journaliste enquêtrice à LCI est avec nous.

Benoît Perin, directeur général de contribuables associés, est avec nous. Benoît Perin, vous rêviez qu'il y ait davantage d'aide sociale en France ? Souriez.

Vous rêviez que l'on on passe peut-être à la semaine de 4 jours ? Souriez. Vous rêviez que vous rêviez qu'on revienne à à l'âge de départ à la retraite à 62 ans.

Souriez, le bonheur est là. Car désormais le scénario du jour le scénario du jour à Matignon, c'est explorer des pistes avec la gauche avec la gauche. Le retour de la gauche au pouvoir, c'est peut-être possible mesdames messieurs.

Ouais, effectivement la situation est si désespérée que la Macron serait prête à renoncer à cette sacre sainte réforme des retraites. On va y revenir d'abord. On va faire un point sur les consultations.

Vous le savez, c'est le Georgie. L'ultimatum expire ce soir. Sébastien Lecnu avait 48 he pour trouver une solution et donc il a reçu une partie de la classe politique hier.

Il continue aujourd'hui Mathieu Desmoulin. Euh vous êtes à Matignon, racontez-nous. Puisque c'est le Parti socialiste qui a été reçu ce matin et là c'est autour du du Parti communiste.

Mais c'est la pub. Oui, cela a duré un petit peu plus d'une heure et ce matin dans le bureau du Premier ministre Sébastien Lecornu et les principaux ténors du Parti socialiste pour essayer de trouver selon l'élément de langage de Matignon une voie de passage, voir s'il est possible de bâtir un gouvernement et un programme qui ne soit pas censuré dans les médias et qui évite d'en arriver à ce choix cornélien du président de la dissolution de de l'Assemblée nationale. Et pourtant, le rendez-vous, même si les socialistes y mettaient beaucoup d'espoir, ne s'est pas passé exactement comme ils l'attendaient.

Ils estiment que Sébastien Lecnu ne leur a pas donner suffisamment de réponses, notamment sur la suspension de la réforme des retraites dont le scénario a été ouvert hier soir par Ellisabeth Borne qui avait elle-même porté cette réforme et l'avait fait adopter par 493. Ils estiment qu'ils n'ont pas de réponse. Ils appellent désormais le président de la République à la nomination d'un premier ministre de gauche.

Mais comment trouver cette équation pour qu'il ne soit pas censuré par les macronistes et surtout par la droite ? Ça va être tout l'enjeu aussi de ces consultations qui se poursuivent. En ce moment même.

Ce sont donc les communistes qui sont à Matignon, suivi des écologistes. Le Premier ministre, lui, se rendra normalement en fin d'après-midi à l'Élysée pour rendre compte de toutes ces consultations à Emmanuel Macron. Merci.

Merci Mathieu Desmoulins. Mesdames, messieurs, c'est donc euh la situation et qui prévaut à cette heure. C'est-à-dire que on est en train de réexaminer réexaminer la possibilité de de geler l'application de la réforme des retraites, donc de revenir à une retraite à 60 ans.

C'est ce que souhaite la gauche et vous le savez et bien on a on a demandé une évaluation ce que ça coûterait. On va retrouver tout de suite la présidente de l'Assemblée nationale qui est à Port Marli dans l'ouest de la région parisienne qui s'exprime. Oui.

Marine Le Pen euh dit qu'elle va euh que il y aura une dissolution, qu'il y aura une censure obligatoire. Est-ce que ça veut dire que la dissolution est inéluctable madame ? Pour moi aujourd'hui la dissolution n'est pas inéluctable et la dissolution compte tenu des effets néfastes qu'elle aura sur notre pays, sur les Français, sur notre économie est la pire des solutions.

Et donc quand on est un responsable politique, il faut chercher aujourd'hui des solutions qui nous permettent de continuer à faire avancer notre pays. Il faut tendre la main, il faut essayer de trouver des compromis. Chacun doit y mettre du sien plutôt que de chercher à précipiter la France dans un chaos qui serait pas seulement un chaos politique mais un chaos aussi économique et social.

Quelle est la solution d'après vous ? Ben la solution c'est trouver des lignes forces pour présenter un budget au parlement la semaine prochaine et après laisser la discussion parlementaire se faire. On a l'impression queon devrait avoir la solution et toutes les solutions aujourd'hui.

Ça n'est pas le cas. Il y a un parlement, il y a une assemblée nationale qui est en état de fonctionnement et donc moi ce que je souhaite c'est qu'il y a un budget qui puisse être déposé par le gouvernement et qui puisse après être travaillé par les parlementaires, amendés et voter. C'est cela la vraie démocratie et le respect des équilibres institutionnels.

Et donc c'est vers cela que doit tendre toutes nos forces et toutes les forces politiques. Juste un mot de la réforme des retraites. Il y a pas d'autre choix que de la suspense d'après ?

Moi je ne le crois pas. Je pense qu'il y a évidemment d'autres solutions. On sait tous que on a un grand sujet de financement de nos retraites avec les questions démographiques qui sont celles que connaît notre pays et qui sont devant nous.

Et donc je pense que ça peut faire partie d'une négociation globale mais en aucun cas il s'agit de suspendre d'un trait de plume une réforme qui est nécessaire pour notre pays et pour laquelle nous nous sommes beaucoup battus. Merci beaucoup. Le le président Macron, est-ce que vous allez le Merci ?

Merci beaucoup. C'est Magalie Bartès donc qui interviewait, vous l'avez compris, Yel Bron Priva, la présidente de l'Assemblée nationale en exclusivité pour LCI alors que se tient en ce moment-même l'université d'été des mairies. Vous l'avez entendu, la dissolution n'est pas inéluctable.

La présidente de l'Assemblée nationale ne veut pas en entendre parler à ce stade. Bon, j'aimerais vous entendre là Benoît Perin et après vous allez affuter vos arguments. Mes chers amis éditorialistes, mais directeur général de contribuables associés, j'aimerais j'aimerais vous entendre.

Je vais vous faire écouter un son de du président de la République. Euh vous vous souvenez de son nom, notre président de la République, on le voit un peu moins en ce moment, Emmanuel Macron, parce qu'au mois de mai, il parlait du du coût que pourrait avoir engendré hein le retour de la retraite à 62 ans et même ce que réclame la CGT, je crois, à 60 ans. Mais là, on est dans une logique où on cherche à faire des économies va que vaille.

Ça a coûté d'ailleurs son poste à monsieur Bairou. Et ce que nous explorons aujourd'hui, c'est-à-dire geler la réforme des retraites, c'est bien évidemment pas une mesure d'économie. Écoutez ce que disait Emmanuel Macron il y a donc 3 ou 4 mois.

Si on abroche cette réforme, chaque année, on a une dizaine de milliards d'euros qu'il faut retrouver. Si on revient à ce que vous vous proposez, c'est 28 milliards d'euros par an à retraite à 60 ans. Cet argent, on ne l'a pas et on ne sait pas le trouver.

Bah oui, on l'a pas. Et pourtant et pourtant c'est un scénario que le Premier ministre officiellement explore très sérieusement, lui qui souhaite, semble-t-il, trouver des solutions vers le centre gauche. En fait, on a l'exemple parfait des raisons pour lesquelles en fait, on a une déficit, on a une dette de 3400 milliards, un déficit de 180 milliards.

C'est simple, c'est parce qu'en fait, il y a des responsables politiques qui veulent pas dire la vérité au français. La vérité au français, elle est simple, c'est que un le premier poste de dépense de l'État, ce sont les retraites, donc 25 % de la dépense publique. Donc si vous touchez à ça, ça des gros impacts budgétaires.

Deuxième évidence, c'est que on a un système par répartition qui effectivement court à sa perte parce qu'on a de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités. Troisème vérité, c'est qu'aujourd'hui en France, on a un problème de production. On ne produit pas assez de richesse.

Et pourquoi on ne produit pas assez de richesse ? notamment parce qu'on a un taux d'emploi des seniors les plus bas d'Europe 35 % en France la méne européenne c'est de l'ordre de 50 % en en Allemagne c'est 68 % donc il faut absolument que nos seigniors travaillent davantage. 4è vérité me semble-t-il, c'est que sur la réforme des retraites, il faut toujours de 2023, il faut quand même rappeler que elle permet évidemment d'équilibrer les système de retraite, mais deuxièmement, elle permet de générer davantage de cotisation puisque quand vous avez davantage de seniors qui travaillent et bien vous avez davantage de rentrée d'argent.

Donc je dire même pour la croissance est important. Donc autrement dit, je crois que les responsables politiques devraient avoir qu'une seule qu'un seul objectif, c'est de faire en sorte que les seiors restent davantage en emploi par tous les moyens possibles. Il y a eu un petit scandale aujourd'hui.

Il y a eu un petit scandale là qui a émergé, c'est que il y a eu des des des parlementaires macronistes qui ont échangé entre eux et Nivin Potros et qui se sont dit "Mon dieu, on veut pas du tout de on veut pas du tout de ce coup de barre à gauche. On veut pas du tout de cette politique déployée par notre campnu. Ça ne nous plaît pas." Oui, parce qu'évidemment la majorité échange quotidiennement.

Ils ont une boucle télégramée dans lesquelles évidemment il commment commentent l'action du gouvernement, l'action de la majorité. Et dans cette boucle télégramme, hier quand le Parisien publie cette interview de d'Élisabeth Born qui explique qu'elle est favorable à la suspension de la réforme des retraites, il y a eu une levée de bouclier dans son propre camp avec des messages très crus qui ont été envoyés. c'est dilapider notre propre héritage, expliquait par exemple une députée de la majorité.

D'autres pensent qu'il les temps de faire des compromis. La suspension n'existe pas. Il faut plutôt rouvrir le départ.

Échange assez tendu donc dans la boucle télégramme de la de la Macronie avec des très forts sujets de désaccord. Bah justement l'une de ces députées qui participait à cette boucle télégrégramme est en direct avec nous. Céline Calvez bonjour. député ensemble pour la République des Haut de scène.

Quand vous voyez la proposition d'Élisabeth Borne, vous vous dites quoi ? Vous vous dites que c'est bien joué parce qu'il y a un moment donné, il va falloir s'ouvrir et que la gauche puisse peut-être trouver de son côté donc une solution à la crise politique qu'on est en train de voir où vous vous dites on peut pas on peut pas se renier à ce point. Quand je vois la proposition d'Élisabeth Borne, je m'arrête pas au titre du Parisien.

Je regarde aussi comment elle réexplique le besoin de cette réforme. Le fait que cette réforme n'était pas seulement sur une prolongation de la durée du travail et de un repoussement de l'âge, mais surtout qu'elle avait eu aussi des effets bénéfiques notamment sur les pensions minimum. C'est la c'est une si c'est une condition pour qu'on l'on fasse une pause, pour que l'on puisse discuter, et bien moi j'ai envie de dire que pourquoi pas.

Ce n'est pas une abrogation, ce n'est pas un retour à euh en arrière, c'est une pause. Une pause qui serait conditionnée à ce que en 2027 et bien on puisse mettre le encore pleire même l'accélérer. Euh parce que on a bien vu et monsieur Baïou l'a souligné, le poids des retraites sur nos finances publiques est très lourd.

Donc, on ne peut pas se contenter simplement euh de dire on reviendrait à l'âge légal de 62 ou 60 ans. Là, l'idée c'est que vous avez bien vu lundi matin que Sébastien Lecornu soulignait qu'il y avait peu qui nous séparaient de d'une solution. Ce peut, c'est sans doute sur la question des retraites.

Mais cette question de la suspension, ce n'est pas l'abrogation, ce n'est pas un retour en arrière, c'est l'acceptation sur différents bs que l'on peut prendre un temps de discussion. Un temps de discussion qui est lequel ? Qui est celui du budget ?

On a besoin lundi qu'il a il y a un budget qui soit déposé et et elle boronne piv a dit un budget qui doit être déposé mais qui ne répondra pas à tout. Par contre, on peut s'aménager un espace de discussion. Je me permets d'interrompre quelques instants votre monologue pour dire la chose suivante.

Hier, nous avons tous été choqués lorsque notre invité, madame Agresti Roubage qui a été ministre d'Emmanuel Macron de la ville des collectivités pardon est venu pour dire la chose suivante. Aujourd'hui, elle disait il y a des dérapages budgétaires considérables gigantesques. On montre Bruno Lemire du doigt mais la réalité c'est que tous ces ministres de la Macronie et de la droite et de la gauche et tous ces parlementaires en en pendant des années d'exercice du pouvoir au côté d'Emmanuel Macron, je n'en ai jamais vu un seul réclamer militer pour que l'on fasse des économies. bon sang.

On est en train de se rouler par terre pour chercher des milliards et le seul socle communquel on pourrait dialoguer ensemble, c'est une mesure qui gèlerait euh une une initiative sur les retraites qui nous ferait économiser des milliards. Et là, on est tous d'accord. On dit "Ah ouais, c'est chouette, ouais, c'est bien.

Ouais, ouais, ouais. Effectivement, le retour à 62 ans, c'est vachement bien." Mais c'est je trouve ça personnellement scandaleux.

Je voudrais vous faire écouter d'ailleurs madame Agrestie Roubach donc ancienne ministre d'Emmanuel Macron des collectivités qui était sur notre plateau hier midi. Écoutez là, il me semble bien quand j'étais au ministère de l'intérieur parce que j'ai des rattach à l'intérieur sur le volet ville et citoyenneté. Donc la citoyenneté, la ville et Marseille en grand.

Donc le grand plan de sauvetage de Marseille, je n'ai jamais vu dans mon bureau dans mon bureau ou nulle part aucun député d'aucun bord hein le nôtre et les autres les oppositions venir de réclamer des économies. Ce que je déteste dans la vie c'est la trahison. Et à un moment donné, moi j'ai pas vu le défilé à l'Élysée pour venir dire au président de la République, président, faudrait peut-être faire un peu des économies, hein.

La réalité, c'est que franchement je suis pas du tout dégage. Pas du tout hein. Mais ça ça m'est insupportable et je pense que c'est insupportable à des à des millions de Français.

Et venir dire aujourd'hui ouais, faut être courageux et le courage le courage c'est la retraite à 62 ans, pourquoi pas 58 ans ? Tant qu'on y est, je trouve ça pitoyable. Pardon madame de de vous le dire sur ce ton là.

C'est pas du tout ce qui est dit. Pardon, excusez-moi mais c'est pas du tout ce qui est dit. C'est pas du tout ce qui est dit.

On est sur une suspension. Ça veut dire qu'aujourd'hui qu'est-ce qu'il en est ? Il en est que on est à une durée enfin un âge légal qui est de 62 ans et 3 mois.

Suspendre, c'est pas revenir en arrière. Je suis désolé. En fait, il faut vraiment faire une nuance entre l'abrogrégation et la suspension.

On met une pause, on n'est pas en train de revenir en arrière. Donc cette pause, si ça nous permet d'avoir un budget, ça va nous faire économiser tout ce qu'elle est en train de perdre parce que le spectacle effectivement de la vie politique depuis quelques jours est juste affligeant et le niveau de confiance des Français, des institutions, des entreprises, elle va dépendre aussi si on est capable de pouvoir voter un budget. Si cette condition c'est de faire une pause, c'est pas c'est pas ça.

Ça se tente. Ça se tente. Et donc aujourd'hui, moi j'ai confiance dans Sébastien Lecnu de trouver les arguments qui puissent dire "Écoutez, au moins on tente, on tente parce que sinon on va avoir quoi ?

On va voir la dissolution, on va encore perdre du temps, on aura des résultats qui n rien. Merci beaucoup madame Calvez d'avoir exprimé votre votre avis. Vous êtes député EPR des hautes des hautes scènes.

Euh je me tourne vers Ah, on écoute Valérie PCR, je vous passe le micro après. Elle est à Portmarly Valérie PC pour LCI sur ce sujet. Madame Pécrè, est-ce qu'il n'y a pas il y a il y a une autre solution que la suspension de la réforme des retraites ?

Personnellement, je pense que suspendre la réforme des retraites et revenir, ce serait une terrible faute morale vis-à-vis de nos enfants. C'est c'est la réforme courageuse de ce quinquena. Alors, c'est vrai que les réformes courageuses sont impopulaires, mais aujourd'hui, je pense que céder à la démagogie, à l'électoralisme, ce serait la pire des choses pour la France.

Nous avons une crise institutionnelle. Ne rajoutons pas une crise de notre système de retraite par-dessus. On a besoin de baisse des dépenses aujourd'hui.

On a besoin de résoudre le problème de la dette serait vraiment un contigal à envoyer, j'allais dire, à tout le pays et au-delà évidemment à tous les milieux économiques qui nous regardent. Marine Le Pen dit ce matin qu'elle censura tout. Est-ce que ça veut dire qu'il y a pas d'autre choix que la dissolution ?

Moi, je pense que une deuxième dissolution serait la pire des solutions. Je pense qu'on a déjà fait cette erreur de dissoudre. Le président de la République avec la dissolution a provoqué cette instabilité aujourd'hui chronique que connaît notre pays et je crois que ce serait pire que tout que de reproduire une deuxième fois cette erreur.

Merci beaucoup. Voilà. Merci à Galibart.

à ce salon à cette université d'été des des mairies et donc qui qui peut recueillir des témoignages des des réactions politiques en direct pour notre émission. Ça c'était génial parce que elle a elle a été dénichée Valérie PCR qui précisément rebondit sur le thème de notre sujet de deel. Merci à Magalie Bartes notre journaliste qui est à Port Marl.

Elle est quand même extraordinaire Valérie PCR pour formidable. C'est c'est elle est pas elle est parfaite en en patronne de région, c'est pas le problème. Et quand elle dit c'est la seule réforme courageuse, alors pourquoi du coup les députés de droite ils l'ont pas voté cette réforme et pourquoi elle a été obligée de le passer au 493 Ellisabeth Borne cette réforme ?

Enfin pardon, c'est le bal des tartufes quand même ces gens-là. Et alors moi je voudrais quand même revenir sur la la députée EPR là madame Calvez député macroniste des des hautes scènes. Moi ce que j'ai trouvé génial c'est le coût de la suspension. la suspension.

Alors là aussi dans la tartue fron on élève encore un peu plus haut le game. C'est en fait la suspension ça veut dire quoi ? Ça veut dire là on voudrait pas mourir tout de suite hein.

On a bien compris que la dissolution ça nous serait pas favorable. D'ailleurs Valérie PCR c'est la même chose. Donc vraiment le temps d'essayer de voir combien de temps on peut survivre.

Laissez-nous, je vous en prie, laissez-nous. Là ça devient vraiment ridicule en fait. Là c'est vrai que si vous voulez, il y a un moment il faut appeler, il faut appuyer sur reset.

Et par ailleurs, moi j'ai trouvé ça très important le papier que vous avez fait tout à l'heure, Nivine, quand elle a parlé de la boucle télégram des des messages que s'envoient les proches d'Emmanuel Macron, les députés catastrophés par la le gel de la réforme des retraites. C'est ça qui vous a Non mais on en est où dans la débandate quand on commence à à publier en fait les conversations privées en fait ? Vous vous rendez compte de ce que c'est là ?

Bah c'est qui alors ? Qui a ? Bien sûr, c'est l'un d'entre eux.

Oui, c'estàd que c'est-à-dire que cette boucle de télégramme sur lesquelles les députés euh s'écrivent en disant euh Borne est complètement folle, on veut pas de cette réforme de suspension de la réforme des retraites. C'est vous dites c'est c'est un député, c'est un député macronis qu' il a donné au journalistes. Oui.

Et vous trouvez ça bien ? Vous trouvez que c'est élégant ça ? Quand même, ça veut dire que quand même l'exécutif était prêt à faire un pas sur cette réforme de retraite pour essayer d'avoir la gauche à ses côtés.

H sauf qu'on a vu que ça braquait la droite, c'est une chose mais ça braque aussi les partenaires comme horizon. Voilà ce que dit Édouard Philippe, on ne peut pas faire un compromis avec la vérité et le sens de cette réforme des retraites. Il faut travailler plus.

Donc une suspension de la réforme borne, c'est non. Il est encore une fois coincé. Oui, je voudé là, on a le compte àarbour hein jusqu'à minuit ce soir, il est 12h40.

Il reste quelques heures à Sébastien Lecnu pour essayer de trouver une solution et réussir sa mission. Sinon sinon ça sera compliqué et peut-être que il y aura une dissolution. Mais il va falloir vraiment que dans les heures qui viennent, tous les dirigeants politiques soient cohérents.

H cohérents. On va en avoir énormément euh sur le plateau et en micro-tendu comme on dit jusqu'à minuit. Mais ils font un peu de cohérence me semble-t-il.

On vient d'entendre Vercrest, qu'est-ce qu'elle dit ? Femme de droite, elle dit non, il faut pas de suspension de la réforme des retraites, c'est une réforme capitale. Et trois phrases après, elle dit mais il faut surtout pas de dissolution.

Deuxème solution, ce serait catastrophique si il n'y a pas un compromis, si il n'y a pas une stratégie où chacun fait un pas sur cette réforme des retraite entre le centre gauche, une partie de la droite et les socialistes, alors il y aura une dissolution. Donc il faut que chacun des dirigeants politiques en son âme intérieure, son fort intérieur dise soit on va vers une dissolution, soit on fait des compromis. Et effectivement madame Calvez la députée Macronist, disait "Ça se tente, ça veut dire quoi ?" Et je viens de voir alors je viens de voir exactement je viens de voir sur sur mon portable que certains députés LR de droite hein disent dans leur circonscription ils disent "Mais s'il y a une dissolution je suis battu par les RN à 55 45 ils font leur compte et c'est aussi ça la politique et et ils se disent peut-être on peut tenter également une réraite Beno Per non non j'ai j'ai quel non non non j'ai une question à vous poser.

Comment s'appelle la revue de contribuable associé ? Tous contribuables. Tous contribuables.

Est-ce que s'il vous plaît vous pourriez passer quand même un extrait de ce qu'a dit cette ministre pendant toutes ces années auprès d'Emmanuel Macron ? Je n'ai pas vu un député, un député ni un ministre demander qu'on fasse des économies. Vous vous adressez au contribuable.

C'est fascinant comme information. C'est fascinant. Ils ne pensent qu'à dépenser de l'argent.

Pens qu'à dépenser. Ils ne pensent qu'à pleur à leur électorat. Avoir le courage de dire non parfois.

C'est ça le problème de la tous les ministres du budget on dit la même chose. Cè au lobby de la dépense publique. A dit la même chose.

Copé a dit la même chose. C'est dingue. C'est dingue.

C'est dingue. Pas de démission, pas d' solution. Reste une carte sur la table, c'est la gauche.

À tout de suite. Mesdames, messieurs, mesdames, messieurs, on casse l'émission, la publicité car Fabien Roussel sort de son entrevue avec Sébastien Lecnu à Maton. On l'écoute et nous voulons qu'il y ait des mesures fortes pour nos concitoyens, pour nos services publics, des mesures de justice sociale, de justice fiscale, nous le disons depuis le début et nous voulons trouver des solutions dans ce sens-là.

Donc nous avons dit au Premier ministre que dans cet esprit, nous nous sommes toujours prêts à travailler. L'absence de 493 sur le budget de la sécurité sociale comme sur le budget du pays permet et c'est une bonne chose pour nous, permet d'avoir un débat enfin au Parlement sur ces questions-là sans que ce soit brutalisé par le 493. C'est-à-dire que l'absence de 493 permet de travailler au Parlement sur un budget qui répondra aux attentes de nos concitoyens d'éviter les mauvais coûts.

Les Français jugeront de ce que leurs députés votent ou ne votent pas. Enfin, on redonne le pouvoir au Parlement. Enfin, ce ne sont plus ceux de Là-haut qui décideront et qui arbitreront les débats.

Ce sera le parlement. C'est une bonne chose. Et nous avons redit euh euh au à Sébastien Lecornu qu'il fallait que des réformes importantes euh pour nos concitoyens tels que la réforme des retraites, lagation de la réforme des retraites soit soumise au vote des parlementaires une bonne fois pour toutes.

Nous le demandons, suspension permettant l'ouverture à l'abrogation mais que le débat ait lieu. Mais que le débat est lieu et que l'on puisse voter. Je veux dire le débat a déjà eu lieu mais que l'on puisse voter.

Et donc nous le redemandons. Et enfin pour mettre en place ces chantiers pour que le travail puisse se faire, nous demandons à ce que Premier ministre de gauche puisse être nommé et que ce soit à lui qu'il revienne de construire les coalitions permettant un changement de politique. C'est ça.

Nous avons eu depuis les élections de l'année dernière où il y a une nouvelle composition de l'Assemblée nationale. Nous avons eu droit à un premier ministre issu des Républicains. Nous avons eu droit à un premier ministre issu du modème.

Nous avons eu droit à un premier ministre issu du camp de de d'Emmanuel Macron Renaissance. Enfin, est-ce que c'est gonflé ? Est-ce que c'est énorme de demander un premier ministre issu de la gauche ?

Donc c'est ce que nous demandons faudra travailler avec les Macron qui peut être premier ministre. Alors, écoutez, nous avons eu une réunion importante avec l'ensemble des forces de gauche et écologiste hier qui appelle à la nomination d'un premier ministre de gauche. Nous sommes alignés sur cette question.

Nous sommes alignés sur le fait que ce premier ministre de gauche devra construire un gouvernement, construire ensuite des majorités pour répondre aux urgences sociales et écologiques de notre pays. Et nous avons ensemble dit que ce Premier ministre mettra à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale l'abrogation de la réforme des retraites. Tout cela, nous sommes d'accord.

Nous ne voulons pas parler du nom entre nous, hein. Et nous avons même dit que si l'un d'entre nous était appelé, il dira oui et nous le soutiendrons. Voilà.

Donc, il y a il y a pas de débat là-dessus. Nous sommes prêts. Nous sommes autant prêts demain à prendre nos responsabilités pour trouver des solutions dans le pays, pour donner un budget à la France, pour répondre aux urgences des Français que nous sommes prêts aussi, s'il y a une dissolution demain, à engager le débat avec les Français et à ce qu'il y ait de nouvelles élections.

Nous n'avons pas peur d'une dissolution. non plus. Écoutez, moi j'ai répondu à vos questions.

J'ai je vous ai répondu à vos questions sur les attentes que nous attendons en matière de changement de politique et la manière dont nous pourrions procéder. Pas de 493, pas de 493. Comme ça, ce sont les députés qui décident, ce n'est plus l'Élysée, pas de 493.

Et nous voulons pouvoir mettre en débat l'Assemblée nationale un vote sur l'abrogation de la réforme des retraites. C'est clair, c'est net. Maintenant la balle est dans le camp du président de la République.

C'est lui qui doit prendre euh son sa décision. C'est lui qui doit prendre son risque enfin parce que quand même c'est lui qui est le premier responsable de la situation dans laquelle on est. Mais Sébastien Lecnu n'a pas à dire.

Sébastien le Corn se dit prête. Nous sommes prêts. Donc enfin, premier ministre de gauche, ce serait tout à fait logique, vient de déclarer Fabien Roussell et ça reflèterait davantage le résultat des dernières élections législatives.

Est-ce que c'est la dernière option pour Emmanuel Macron ? Il n'y aura pas d'émission, on l'a bien compris. Il n'y aura pas de dissolution.

C'est ce qu'a dit Sébastien le Cornu ce matin. Reste une carte à jouer effectivement la carte du premier ministre gauche. Ou bon je ne comme j'ai l'esprit un peu taquin Isabelle Saportage vous voit vous marrer.

Renault Pilata, je ne peux oublier le tweet qu'a commis Marine Le Pen. Bon c'est pas très sympa pour la gauche mais j'aimerais vous le montrer quand même le tweet de Marine Le Pen parce qu'il est il est il est un peu taquin carrément Espiègle. Si je comprends bien, écrit Marine Le Pen, Emmanuel Macron s'apprête à confier Matignan au représentant d'un parti qui a fait 1,75 % à la présidentielle.

Ça continue, vous allez voir la suite, c'est assez savoureux. Elle était elle était assez drôle la Marine Le Pen qui donc parti qui constituera un gouvernement avec des représentants de d'autres partis hein qui ont fait 4,63 % 4 % et qui seront renforcés peut-être par ceux qui ont fait 2,28 %. Voilà.

Attendez, c'est pas fini. C'est pas fini. Avec ça, les Français vont vraiment se sentir démocratiquement représentés.

Bon, voilà, cette sansf, dit-il, dit-elle. Alors, juste pour pour qu'on soit bien clair, les 1,75 % dont elle parle, c'est Annie Dalgot pour le parti socialiste à la dernière présidentielle. Les 463, ce sont les verts avec Yannique Jadu.

Les 478, c'est Valérie PCR pour les Républicains. De 28, c'est Fabien Rousel pour le parti communiste. Ça nous fait un petit 10, un 10 12 quoi.

Ça nous fait un petit 10 12. Ça vous fait rire vous aussi ? Oui, enfin c'est un grand fauve politique Marine Le Pen.

Elle est elle est elle est bonne. On va pas dire qu'elle est pas bonne. Elle a pas tort en plus hein.

Je veux dire moi la question c'est est-ce que vous voulez que je fasse semblant d'y croire ? Moi je veux bien faire semblant d'y croire. Retour de la gauche.

Mais je veux bien faire semblant d'y croire. Mais comment y croire ? à partir du moment où elle est fille, vous avez vu où est-ce qu'il a mis toutes ses troupes Mélenchon là, Jean-Luc Mélenchon, il les a tous fait retweeter les interviews de fort en disant "Et vous êtes donc prêt à aller gouverner avec les génocidaires à Gaza, ceux qui sont pro les génocidaires et cetera." Donc si vous voulez, bon on voit bien ce que fait Jean-Luc Mélenchon, il en fait une rupture en fait, il a dit que c'était pas possible.

Donc qu'est-ce que ça veut ça veut dire il restera qui ? Pardon ? Faisons un truc.

Demain Olivier Fort et est premier ministre. Donc il y a Olivier Fort et ses troupes hein, ça fait pas lourd. Plus peut-être une partie des verres, ça fait quand même pas très lourd non plus.

Et puis quoi d'autre encore pas et lesfi qui les soutiendront même pas une toute petite toute petite toute petite partie du du bloc central, c'est-à-dire un tout petit bout de Macronis Paliot pas marché mais est-ce que ça peut marcher ? Ça peut pas marcher Anivine a pris son stylo. Vous avez vu alors par on a regardé la composition actuelle de l'hémicycle.

Ça donne quoi ? Vous le savez, aucun groupe n'a évidemment la majorité. C'est un hémicycle qui est très morcelé.

La majorité, je vous le rappelle, elle est à 289 élus. Le Bloc central qui est donc allié avec les Républicains dispose de 211 élus. Si la Macronie entame le fameux virage à gauche dont parle Isabelle, et bien il gagnerait quelques voie parce que si on additionne le nombre de députés renaissance avec les démocrates Liot, les socialistes et les écologistes, ça donne 256 députés.

Mais mais mais encore faut-il et bien que les élus Renaissants soient d'accord pour s'aller avec des députés écologistes et PS et vice-versa ce qui est évidemment très loin d'être gagné. Puis il y a une autre question qui se pose, on l'abordera très certainement qui pourra incarner cette nouvelle alliance à gauche, il y a plusieurs noms qui sont possibles. Bernard Casneu, on en avait déjà parlé pour Matignon, pourquoi pas Roland l'escur le ministre des missionnaires de l'économie.

C'est pas la gauche ça. Comment voulez-vous que ces gens-là fassent ? Il est plutôt allié avec la gauche.

Il reste l'option le centre centre centre centre gauche. Non mais attendez mais oui pourquoi pas Éric Brunet pendant pourquoi pas Éric Brunet ? Attendez Renault Pil Renault Pilat juste une chose je vais je m'adresse à vous.

J'avais préparé un petit édito vu qu'on est dans une situation très particulière je vais pas me mettre face caméra pour vous le lire. En revanche, je vais donner quelques exemples. Je trouve que l'art du contemp est complètement dingue.

Parler en dans dans cette France qui se droitise, qui n'a jamais été autant à droite d'un premier ministre de gauche, ça me paraît totalement ubuesque. 65 35 dans les sondages, 65 pour la droite et Rennes et 35 pour la gauche. Voilà ce que j'avais prévu de vous dire.

Je vais vous faire rapidement hein. C'est bien connu, les Français veulent plus d'aide social hein. C'est bien connu, il y en a pas assez en France.

C'est bien connu, il faut il a besoin de la gauche. Donc c'est bien connu, les Français travaillent trop. On est pratiquement les Chinois de l'Europe hein.

Donc il faut vraiment que la gauche vienne pour nous je sais pas les 32h ou la fameuse semaine de 4 jours qui est un totem de la gauche. C'est bien connu sur les retraites. Sur les retraites bah on on est on travaille plus que les autres bien évidemment.

C'est une blague. D'ailleurs le repentir est à 67 ans. Nous on propose à gauche de revenir à 62 ans et même à 60 ans fibinet.

Donc franchement je trouve qu'il y a un décalage énorme. Donc on va faire passer l'attaque Zukman. On pourrait proposer à fort de la passer à 20 %.

Finalement, un riche euh ça mange deux fois par jour. Il a pas besoin de tous ses milliards un riche, hein. Donc, on lui met une taxe Zucman à 20 % et voilà.

Donc, je trouve que vous êtes pas caricatural, on prend des distances inquiétantes avec le monde réel. C'est proposé à l'État le plus social du monde, la France, le plus redistributif du monde, la France, où un salarié à temps plein annualisé travaille le moins du monde sur une année entière hein, la France. Proposer des mesures de gauche pour accentuer ça, ça me paraît délirant.

Mais pourquoi pas la retraite à 54 ans ? Je veux dire mais jusqu'où on ira ce décalage avec le monde réel ? Éric, ça me fait plaisir parce que je vous trouve très en forme comme tous les jours mais encore plus en forme et j'ai l'impression que la perspective éventuelle d'un recours et d'un retour les deux de la gauche au pouvoir ou du centre gauche vous met en joie et j'en suis ravi.

Je vois votre sourire depuis ce matin. C'est la démocratie Éric. Non, c'est la démocraie et nous sommes et nous sommes et je redeviens sérieux parce que la situation est grave.

Nous sommes dans la la crise politique la plus grave de toutes les histoires des Républiques françaises. Il faut trouver une solution. Je répète, il faut trouver une solution.

Tous les Français qui nous regardent en ont ralbol, sont en colère, sont inquiets. Les entreprises stoppent leur investissement, les taux d'intérêt augmentent, on paye plus cher la dette. On ne peut pas continuer comme ça.

On ne peut pas continuer ce film. Et donc on se retrouve là effectivement avec Marine Le Pen qui a raison dans son tweet. Elle fait de l'humour, elle dit euh ceux qui vont gouverner représentent très très peu, mais le RN n'a pas d'alliés non plus.

Le RN n'a que 150 députés. Donc dans un régime parlementaire en en en crise profonde, il faut trouver du compromis. Ils essayent et puis je vais vous dire si à minuit ce soir ils y arrivent pas et bien va que va il y aura dans quelques jours on une dissolution.

Mais de toute façon, il y a pas le choix d'essayer de négocier. Réaction politique en direct avec nous. Pierre Cordier, bonjour.

Députés les républicains des Ardennes. Vous avez entendu Renault puis là, il faut absolument trouver une solution et pourquoi pas enfin respecter le résultat des urnes. On rappelle quand même qu'à l'issue des élections législatives les dernières il y a 2 ans, c'est la gauche qui est arrivée en tête avec 178 députés.

Pourquoi ne pas nommer donc un premier ministre de gauche ? Écoutez, votre commentateur Éric Brunet vient de dire exactement ce que je voulais dire. C'est-à-dire que moi quand je suis sur le terrain, personne ne me dit qu'il faut davantage de social, qu'il faut moins travailler, qu'il faut faire rentrer davantage d'étrangers sur le territoire national.

Donc je crois aussi, ça a été dit, la France n'a jamais été autant à droite qu'elle n'est aujourd'hui. Bien entendu, des compromis, il faut les trouver. Vous avez sur votre petit schéma tout à l'heure avec cet arc-en-ciel, les 11 groupes à l'Assemblée nationale, une assemblée nationale où il n'y a pas de majorité.

Donc il faut que chacune et chacun y mettent du sien. Moi, je veux quand même préciser une chose. Il y a un budget 2026 à voter.

Ça n'a échapper à personne. Ensuite, nous rentrerons dans une période d'un grand débat avec les présidentiels et encore sans doute des nouvelles législatives. Vous savez, j'étais à l'assemblée avec un groupe qui visitait l'Assemblée il y a quelques minutes avec ma collaboratrice et et j'ai fait un petit sondage avec ces personnes qui venaient des Ardenes mais également du département de la Loire et euh je leur ai demandé un petit peu comment il voyaient les choses.

Donc il y avait des gens de tous les âges, je pense de toute tendance politique parce que je connais un petit peu leur conviction politique. Pas un ne m'a dit qu'il fallait aller au conflit, qu'il fallait pas trouver de solution et il y avait des gens de gauche et il y avait des gens de droite. et et je pense aujourd'hui que nos concitoyens aspirent à trouver une solution pour un an et demi.

On ne parle pas d'une législature, on parle pas de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans, on parle d'un an et demi. Quel compromis ? Quel compromis ?

Monsieur le député, pardon de vous couper, pardon de vous couper. Quel compromis vous êtes prêt à 13h à faire chez LR pour qu'il y ait une solution qui soit trouvée ? Quel compromis ?

Mais écoutez, on a fait des propositions très claires Renault Pila sur les questions liées au social. Éc Brunet vient d'en parler à l'instant sur la question du travail par rapport à l'assistana, sur la question des étrangers irréguliers, sur la question de la fraude sociale, sur la question du plafonnement de l'aide sociale pour encourager davantage de nos concitoyens à travailler. Il faut bien entendu aussi que sur nos propositions, celles de la droite républicaine, il y ait une acceptation de la part du premier ministre, mais aussi des autres formations politiques.

Monsur député, est-ce que vous me dites ça serait pour gouverner avec le RN ? Et d'ailleurs, est-ce que vous seriez les les trois les trois propositions que vous venez de dire les trois proposition parce que attendez les trois propositions que vous venez me de dire sont dans le programme du Rassemblement national. Moi je vous parle de compromis éventuellement avec le centre le centre.

Excusez-moi Renault Pil mais vous vous lisez mal les orientations et vous n'écoutez ni Bruno Rotaillot ni Laurent Voquier quand il parle de des propositions qui sont les nôtres. Je m'excuse. Ou alors le Front National, le Rassemblement national a piqué nos propositions et les propositions de la droite, vous savez le Rassemblement national quand il a fallu voter euh 15 heures de travail pour les bénéficiaires du RSA, ils se sont alliés à la France insoumise pour voter contre cette disposition.

On a des différences très claires avec le Rassemblement national, mais sur le fond, vous savez, quand les textes vont dans le bon sens, regardez un petit peu ce qui se passe depuis 2 ans à l'Assemblée nationale. Vous avez pu avoir parfois le Rassemblement national qui votait avec le Bloc central, nous les Républicains qui votions des dispositions du Rassemblement national. arrêé compatriotes les uns contre les autres plutôt de ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare.

Il y a des points qui peuvent nous rassembler et je crois qu'il faut se focaliser dessus sur un an et demi. C'est tout. Au bout d'un moment, je je me dis mais je suis désolé mais le tweet que fait Marine Le Pen en disant donc cette coalition de centre gauche qui à mon avis ne verra jamais le jour mais on sait jamais, on sait jamais, elle ne elle rassemble quelques pour des Français.

Je je suis désolé, j'en arrive à me dire euh Antoine Benoît Perin, pardon, j'en arrive à me dire trop de démocratie tue la démocratie. La démocratie c'est d'amener c'est d'amener 7 ou 8 % de de de gens à constituer une équipe gouvernementale et puis et puis et puis cette obsession du budget, j'aimerais que vous m'éclairz, il faut un budget à la France. Tout le monde dit il faut un budget à la France, on se roule par terre.

Mais moi, plutôt qu'un très mauvais budget qui dépenserait plus euh que qu'aujourd'hui, je préfère l'ancien budget qui est pas terrible mais qu'un mauvais budget quoi. C'est c'est quoi cette course au budget va queil ? Ce qui est frappant, c'est quand on entend les responses politiques, on on se dit qu'il y aura pas d'accord.

Enfin, je veux dire, ils ont des intérêts et des objectifs tellement divergents. L'affrontement entre ceux qui considèrent qu'il y a trop de dépenses publiques et ceux qui considèrent qu'il y a pas assez d'impôts, il est il est frappant. Enfin, je veux dire quand on entend nos responsables politiques, je vois pas comment il peut y avoir consensus.

Et donc là, s'il y a pas consensus, et ben on va vivre. en 2026 qu'on a vécu en 2025, en tout cas janvier-février 2025, c'est-à-dire qu'on aura pas de budget. Et qu'est-ce qui se passe quand on n pas de budget ?

Et bien, on fait voter au parlementaire une loi spéciale qui, vous l'aviez dit tout à l'heure, gèle les recettes pour aller vite, gèle les dépenses pour la partie de l'État mais qui ne et ça c'est très important qui ne gèle pas les dépenses de la sécurité sociale. Pourquoi ? Parce que dans le code de la sécurité sociale, en gros, si vous avez une loi spéciale et comme vous avez tellement d'allocations qui sont indexées sur l'inflation, et bien en fait globalement vous aurez, si on fait une loi spéciale, un budget des dépenses publiques qui vont s'accroître d'à peu près entre 15 et 20 milliards d'euros.

Donc même si on n'a pas de budget, la mécanique budgétaire est telle qu'en fait on va quand même accroître la dépense publique et donc on va continuer à creuser nos déficits. Et là ce qui me semble le plus le le comment dire fondamental dans cette histoire et notamment de cette histoire de retraite c'est quand même qu'il faut rappeler que monsieur le cornu a semble maintenir ce budget de 5 % cet objectif de déficit de 5 %. Si on revient sur la réforme de traite, faut qu'il m'explique où il va trouver des économies ailleurs.

Et en fait, sur quoi on est parti vers très probablement en fait un budget qui est avec plus de dépenses publiques, zéro économie. Et ce qu'il faut rappeler, c'est que les marchés financiers nous regardent parce que c'est ça qui est important. Pourquoi aujourd'hui il y a il y a tant de d'enjeux sur le budget ?

C'est notamment parce que il faut comprendre que les Français vont travailler de plus en plus pour rembourser les créanciers étrangers. Et on voit le taux de la dette qui le taux de d'emprunt qui commence à monter. Et vous savez quand vous êtes de l'étranger, vous dépasse celui de l'Italie.

Exactement. Et quand vous êtes à l'étranger, quand vous êtes un investisseur, vous regardez pas les les petit pourcentage par-ci par là. Vous regardez les réformes structurelles et la réforme des retraites est une réforme structurelle du gouvernement Macron.

Donc si on du du Quinquena Macron donc si on revient dessus et ben je trouve que c'est un élément extrêmement perturbateur pour les marchés financiers qui risquent de devenir de plus en plus exigeant ou encore plus exigeant qu'aujourd'hui quand lorsqu'ils nous prêteront de l'argent. Donc donc si on revient sur la réforme de retraite, ça va nous coûter plus cher mais surtout ça va coûter plus cher en intérêt aux Français à rembourser chaque année pour pour la dette. Les prévisions, c'est qu'en 2029, on est des charges d'intérêt de 100 milliards. 100 milliards, c'est l'éducation plus la défense.

Enf je crois pas qu'on puisse s'en réjouir. Merci beaucoup en tout cas et merci à Pierre Cordier d'avoir été notre invité. Justement, est-ce que le RN est prêt à gouverner ?

Le les LR pardon est prêt à gouverner avec le RN. C'est Sophie Prima, l'ancien porte-parole du gouvernement qui a lancé un pavé dans la mar hier. On en parle dans un instant.

Reste avec nous. Mesdames, messieurs, quelle joie de vous retrouver. On va revenir sur un dérapage politique qui a fait beaucoup parler, celui de de Sophie Prima.

Qui est Sophie Prima ? C'est l'ancienne porte-parole du gouvernement de François Bairou. Donc, on est quand même dans la Macronie. bien que cette femme soit une sénatrice LR du parti de Rota hein du parti de de Bruno Rotaillot et euh elle elle a dit un truc euh qui est qui est pas passé euh dans la classe politique.

Euh je vous suggère de d'écouter Sophie Prima donc ancienne porte-parole du gouvernement Bairou sénatrice s'il y a un contrat de gouvernement avec des idées et des et des mesures qui ne sont pas orthogonales à nos convictions, et bien travaillons ensemble. Donc ça peut être avec le Rassemblement national, mais nous n'avons pas que des désaccords avec le Rassemblement national. Oui, je dis que nous avons l'ente obligation aujourd'hui de trouver un compromis.

Et donc ces compromis, ils doivent euh être encore une fois dans l'intérêt général des prochains mois qui passent. Il faut qu'on passe un budget. Ouille ou ouille.

Autour de la table Isabelle Saport, Renault Pilata, Nivine Potros et Benoît Perin directeur général de contribuables associés. Ouille ou ça s'appelle un pavé dans la mar. Non.

Alors, je rappelle juste qu'à l'issue des législatives de 2024, c'était il n'y a pas si longtemps, il y a un tout petit peu plus d'un an, la même Sophie Prima disait au moment où Eric Sioti part avec le RN, il vaut mieux perdre des élections que perdre son âme. H euh c'est la même qui a parlé hier soir. Moi, je l'aime bien.

C'est un vrai sujet, je l'aime bien Sophie Prima parce que je trouve qu'elle a un côté franc du collier dans un monde de tartuf. Donc bon, moi je je l'ai eu au téléphone, elle m'a expliqué qu'en fait la question c'était de sauver le budget et cetera et cetera et cetera. Bon la vérité c'est quoi ?

On va se dire franchement les choses Magalie c'est quoi hein ? Vous imaginez demain le RN arrive au pouvoir. C'est la première victoire de la droite depuis Nicolas Sarkozy 2007.

Vous pensez vraiment que les députés, les sénateurs LR vont pas prendre des postes au gouvernement, vont pas les rejoindre ? Non mais vous y croyez vraiment ? Non non voilà moi non plus.

Et elle non plus visiblement. Mais si bah voilà, elle était franche un peu trop tôt. Elle a l'air un peu gênée.

Non pourquoi ce matin ? Écoutez par sur ses réseaux sociaux. C'est pour ça que j'ai besoin de de d'avoir vos avis ce matin sur ses réseaux sociaux.

Voilà ce qu'elle dit. Ça ressemble à un rétroage quand même. De tout de tout temps opposé à l'Union des droites.

Je n'ai jamais changé de position. L'esprit de mon propos était d'indiquer qu'à ce moment épineux de notre vie politique, nous avons un impératif besoin, un impératif besoin de trouver une voie pour donner un budget à la France. Oui.

Ce que vous ce que vous dites pas, c'est que il y a eu juste avant ça, il y a elle Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui l'a tensé publiquement ce matin à la radio. Donc je pense que il y a eu des appels, des recadrages de toutes parts de son propre parti d'ailleurs et puis de la Macronie. Euh, regardez ça un peu taillé, hein.

Bah, c'est n'importe quoi. Je suis très choquée et je lui dirai quand je la verrai. Ça c'est c'est voilà contraire à toutes nos valeurs, à toutes, je sais les valeurs des Républicains qui sont en train de vendre le B.

Je ne l'espère pas et je n'ose le croire parce que ça ne correspond pas aux discussions que je peux avoir avec les Républicains et les la frontière doit être étanche avec le Rassemblement national toujours qui a tense vous disais-je ensuite la réaction qu'évoquait à l'instant Magalie Lunel le petit tweet un petit peu réparateur bon voilà ça s'appelle un recadrage. Ça s'appelle un recadrage. Non, effectivement c'est tabou absolu ça.

Il c'est une façon c'est une façon de c'est une façon pour Sophie Prima de rétropédaler. Mais je vais vous dire, moi je suis assez d'accord avec Isabelle, il y a il y a tellement d'hypocrisie depuis depuis hier sur ce qu'a dit Sophie Prima. Tellement d'hypocrisie.

Sophie Prima, elle a été porte-parole du gouvernement pendant des mois du gouvernement Bairou. Remarquable. Exactement.

Il faut noter qu'elle n'a pas commis une erreur de communication. H porte-parole du gouvernement, c'est avec Premier ministre les jobs les plus infernaux de la République. Porte-parole du gouvernement, vous avez des dizaines de journalistes en face qui posent et c'est leur métier des questions sur tout.

Vous ne devez faire aucune erreur. Si jamais vous faites une erreur, autrefois vous aviez une dépêche à FP, aujourd'hui vous avez des dizaines de tweets. La porte-pole du gouvernement s'est trompée.

Elle donc là qu'est-ce qu'elle dit à nos confrères de RTL ? Elle dit "On est dans une telle panade, on est dans un tel maestrom que pour sortir de cette situation, il va falloir essayer de trouver une solution." Et effectivement, elle parle du budget.

Mais mais là où effectivement il y a beaucoup d'hypocrises que tout le monde lui tombe dessus, mais il y a beaucoup de il y a des amendements depuis des mois qui ont été votés par certains députés renaissance. Alors il y a des amendements Ren qui sont passés. Donc effectivement en revanche il me semble que la ligne rouge pour Bruno Rota pour Bruno Rota il en a parlé hier soir par parce que c'est quand même le patron des LR parce que Sophie Prima on le rappelle les sénatrice DLR.

Qu'est-ce qu'il en pense le patron des LR ? En tout cas officiellement il est extrêmement clair. Hier sur le plateau d'une chaîne de télévision d'information monsieur Tangui m'insultait en me traitant de salot.

Il y a quelques semaines, un de vos confrères sur une autre chaîne demandait à Marine Le Pen si elle devait choisir entre monsieur Fort et Bruno Rota qui elle choisirait. Rien. Et elle développe, elle dit "Moi, je suis ni de droite ni de gauche et elle développe des idées qui sont des idées de gauche sur le plan économique." Ce matin, il vous a tendu la main à vous.

Oui, mais on ne peut pas passer son temps à la fois à nous insulter, à dire qu'ils ne sont pas de droite, à développer des idées. Écoutez, ils n'ont pas voté la réforme de la retraite, ils n'ont pas voté les 15hures en contrepartie du RSA, ils n'ont pas voté la réforme de l'assurance chômage. Et quand il s'agit de voter la taxe du Zukmane, prudemment ils se sont abstenus.

Moi, je pense que la politique c'est la droiture, la rectitude et ce sont les convictions. Non, c'est jamais. C'est non, je l'ai dit, ça en dit beaucoup.

Parce que certains avant disaient il y a pas besoin, c'est non, c'est étanche et c'est comme ça. Là, c'est pas la même chose quand même. Moi les l'intervention de de madame Prima, je l'interprète pas tout à fait comme vous.

C'estàd que moi, je pense pas qu'elle ouvre la porte à une alliance. Moi, je pense qu'elle ouvre la porte plutôt à euh sur le sujet budgétaire, au sujet de l'immigration qui était pas un sujet qui était traité euh par François Berou dans les cases des économies qu'il avait prévu et pour parler avec pas mal de de députés LR, ils nous ont dit que ben il y avait quand même beaucoup de leur électeurs qui leur disaient bah il est très bien ce budget mais il y a absolument aucune mesure sur l'immigration. On pense notamment évidemment au symbole de l'aide médicale d'État qui cristallise quand même beaucoup d'attente dans un certain électorat.

Et donc moi je pense que ce qu'elle dit c'est plutôt on va aller sur des thématiques traitées par le Rassemblement national et non pas on va faire alliance avec eux ce qui me semble être pas du tout la même chose. Même si elle dit nous n'avons pas que des désaccords avec le RN ou ça pas le dire. Il y a énormément députés de droite qui le disent.

Non mais attendez par ailleurs Bruno Retaillot pour rebondir sur ce que vient de dire Magalie quand on en fait il est appelé au fond à soutenir le candidatiste donc Eren dans la première circonscription de du Tarnégaron il dit pas il dit pas une voix pour la gauche pas une vo c'est pas ça veut dire vous pouvez voter blanc vous pouvez voter pour un autre candidat c'est pas un soutien soutien de tartuf je suis d'accord mais c'est pas un soutien préfé monsieur Non, pas du tout. Non, non, non, pas du tout. C'est la première fois que ça sur le plateau.

Juste, je dis juste qu'il n qu'il n'ose pas franchir le rubicon effectivement avec en plus en plus un candidat UDR hein, c'est important parce que UDR c'est des anciens LR. Donc, je veux dire, il ose même pas ce type LR. Pas pas par exemple, on vous demande de choisir entre votre femme et votre chien et vous dites pas une voix pour mon chien, vous choisissez qui en hypocrisie.

Non mais c'est hypocrisie. Je dis pas le contraire. Je dis pas le contraire.

Mais mais Sophie Prima n'a pas dit, il faut pas lui faire dire ce qu'elle a dit. Elle n'a pas dit qu'elle est pour participer par exemple à un gouvernement RN. Non, mais on sent bien que progressivement et c'est c'est pas c'est pas elle qui fait en bas.

Regardez, on met qui fera sauter la digue, c'est pas elle hein qui fait sauter la digue. Vraiment Roger Karoucci en France, il y a 15 jours, sénateur de Paris. Qu'est-ce qu'il dit Roger Karoucci ?

Oui, il pourrait y avoir une sorte de coalition avec le RN. Qu'est-ce que ditent certains en coulisse ? Oui, on pourrait travailler ou des proches de VO, on pourrait éventuellement travailler avec des RN.

Donc Sopie Prima, je trouve que c'est un mauvais procès. La réalité c'est que nous allons connaître dans les prochaines semaines et les prochains mois un rapprochement mécanique entre le Rassemblement national et les LR que vous le vouliez ou non, c'est l'ordre naturel des choses. De certains LR.

Ouais. De certains vaouper à nouveau. La gros va se regrouper à nouveau quand on s'approche d'une élection.

C'est l'ordre naturel des choses. Dans un instant, notre grand invité Alain Madelin. On parlera de Marine Le Pen qui dit "On va tout censurer à partir de maintenant.

Fin de la récréation. On parlera également ben de l'âge de la retraite à 62 ans. C'est maintenant une possibilité puisque on l'orgne du côté de la gauche pour Matignon.

Et on parlera également de cette petite phrase de madame Agresti Roubach, ancienne ministre de Macron qui a dit "Pendant toute ma carrière auprès de Macron, j'ai jamais vu un député, un ministre qui venait de dire "On va essayer de faire des économies qui s'en fiche." Et de combien coûte cette crise politique ? Va demander à la com [Musique] par lui dire très mesdames messieurs les écologistes les écologistes et Marine Tondelier sortent de Matignon pour une entrevue avec le premier ministre.

Nous avons demandé très clairement un premier ministre de gauche écologiste en lui disant tout simplement qu'il n'avait plus le choix. Et on a fait une intervention de 10 minutes à mon avis très convaincante mais parce que nous sommes convaincus qu'en réalité ils sont dans une impasse, ça fait un an qu'ils font tourner le pays en rond que les Français n'en peuvent plus et qu'ils sont obligés de trouver une solution. La charge de la responsabilité leur incomte désormais à 100 %.

Ils doivent voilà changer d'avis et faire ce que depuis des mois ils ont refusé de faire. dans les réponses du Premier ministre. C'est quand même ce qui nous intéresse parce que ce que nous allions dire nous ça vous le saviez.

Ce qui est intéressant c'est ce que lui répond. On comprend évidemment qu'ils veulent absolument éviter le départ du président de la République. Ça ne nous étonne pas et ça ne vous étonne pas non plus s'ils ne veulent pas la démission du président de la République, que le reste-t-il comme solution ?

La dissolution. La dissolution, vous connaissez notre avis là-dessus, c'est que ça ne donnera pas plus un budget au français. Vous savez que le budget son examen devrait commencer très prochainement.

Si on part dans une dissolution, nous nous y sommes prêts. Le papier est réservé, les imprimeurs sont prêts, les candidats sont en place d'être désignés. Il y a pas de problème.

Et c'est pas nous qui avons le plus à perdre finalement dans cette opération. C'est leur camp politique, mais en fait c'est toute la France. Euh nous le disons, euh le fait de se reconfronter potentiellement à une arrivée du Rassemblement national à Matignon doit être évité à tout prix. pas juste parce que ce serait pas nous, mais parce que pour des millions de Français, ce serait tragique pour les binationaux à qui le Rassemblement national avait expliqué que bah peut-être en fait on les laisserait plus accéder à certains postes pour les femmes, pour les personnes LGBT, pour les fonctionnaires, pour les défenseurs des droits de l'homme, pour les défenseurs des droits de l'environnement.

C'est à exclure. Mais la dissolution c'est surtout re un mois où on ne parle plus que d'élection, on part en campagne, on reporte tout, on ne prend plus de décision, les marchés s'affolent. C'est délétaire.

C'est délétaire. On a compris dans ce rendez-vous que monsieur le cornu voulait tout faire pour éviter cette dissolution. C'est pas l'hypothèse qu'il privilégie et c'est pas ce qu'il a envie d'annoncer ce soir au JT de France I dont il a été annoncé comme l'invité.

Et ça c'est un point important à prendre en compte parce que s'ils ne veulent pas le départ de Macron et s'ils ne veulent pas la dissolution bah il leur reste une seule solution, la cohabitation. Il a été très très clair pour nous, mais c'est clair pour tous les Français, y compris pour vous, amis journalistes qui suivent ça de près. Renommer une éème fois un premier ministre issu du camp du président de la République serait une ultime provocation.

Il ne tiendrait pas une minute. Ils le savent, on le sait, tout le monde le fait. Donc on va arrêter de faire semblant.

La seule solution aujourd'hui, c'est un premier ministre de gauche et écologiste. Comme nous avons été très clairs là-dessus dès le début et que finalement euh lui qui ne veut pas de démission du président ou de ou de destitution ou de dissolution, bah on a été obligé assez rapidement d'examiner cette hypothèse et donc il nous a été demandé d'expliquer comment ça marcherait. Nous avons donné beaucoup de détails.

J'insiste sur une chose, c'est que la grosse différence avec un gouvernement de gauche et écologiste, c'est qu'il aurait un soutien populaire, un mot que ne connaît plus ce gouvernement et ce premier ce président de la République depuis très longtemps. En réalité, nous si nous étions nommés, on voit bien que directement ça créerait un souffle dans le pays. Les gens diraient enfin ça va changer.

Moi, j'étais hier à Baumon, vous savez qui est la députée de ma circonscription, c'est Marine Le Pen. Et j'étais dans un café et je voyais des électeurs arriver en disant "Mais madame Tondolier, je sais qu' qu'il vote pour l'Assemblée nationale." Il disait "Madame Tondolier, alors le SMIC, si vous êtes nommé, le SMIC, il sera à combien ?" Et alors du coup, pour les retraites, ce serait suspendu la réforme ?

Et ils étaient dans l'attente concrète pour eux. Et je pense que celles et ceux qui s'amusent depuis 24 heures à expliquer que si c'était un premier ministre de gauche ou écologiste, il le censurait dans les 15 minutes. Je pense que c'est un poker monteur.

C'est pas vrai. Je pense que le Rassemblement national, je pense que beaucoup de de de de députés de la gauche du centre ne pourraient pas censurer dans les médias déjà parce que la plupart d'entre eux nous ont expliqué semaine après semaine, mois après mois que vraiment c'était une question de responsabilité, de stabilité. La le chose précieuse qu'on avait entre les mains, c'était la stabilité à bon.

Et donc du coup, ils vont censurer le dernier espoir avant une dissolution au bout de 15 minutes. Moi je ne pense pas. Je pense que c'est une part de bluff.

Je pense que nous aurions un gros soutien populaire. Je pense qu'on serait capable de changer la vie des Français vraiment par des mesures simples. Alors euh est-ce qu'on serait en mesure de mettre en place tout notre programme ?

Rien que notre programme, les gens savent bien que non et depuis longtemps. Mais enfin, nous avons un objectif. C'est ce programme du nouveau Front populaire et on ne pourrait pas faire rien.

Ça ça n'arriverait pas qu'on fasse rien. Donc on a été très clair sur deux choses. Nous voulons être nommés.

Oui, on sait déjà, ça se profile, vous le savez, qui pourrait participer à ce gouvernement. On sait qu'il pourrait participer ou qu'il faudrait aller chercher pour participer au travail parlementaire pour aller chercher des majorités et puis après chaque député prendrait ses responsabilités et on sait que c'est possible, on sait même que c'est souhaitable et on sait par ailleurs maintenant que c'est urgent. Mavier avec des macronis.

Voilà, mesdames, messieurs, c'est donc la réaction de Marine Tondelier qui sortait de Matignon où elle a rencontré comme beaucoup de membres des oppositions où elle a rencontré Sébastien Lecornu le premier ministre. Il semblerait qu'on s'achemine vers un scénario. C'est le scénario du jour qui soit gauche, centre gauche.

Et nous accueillons tout de suite notre invité spécial, l'ancien ministre de l'économie et des finances, figure française du libéralisme Alain Madelin. Merci d'être avec nous. Ça vous collera toujours hein la basket figure française du Mais j'en suis heureux.

Bah oui Alain Madelin regardez ça ça reste ça sent pas bon. Mais 81 on parle du retour de la gauche qu'on aurait jamais imaginé il y a une semaine parler du retour de la gauche à Matignon et là on voit tout sourire le communiste Fabien Roussell on verra cet après-midi le socialiste Olivier Fort et là c'était la la chef des écoles au marine Tondolier. C'est ça.

Il y a un petit parfum de 80 les radios libres. Pas du tout. pas du tout, pas du tout.

Mais 80, il y avait une sorte de logique politique, he quelque chose qui était parfaitement identifié. Là, franchement, je sais pas ce qui se passe. Quand vous interrogez les Français, "Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

Mais qu'est-ce que c'est ces clownes ? C'est ça la réalité. On disait pas ça hein en en 80.

Et puis vous avez là toute une série en 80 c'était un peu un espoir des pour un peuple de gauche. Faut faut pas le cacher. Changer la vie.

Oui, oui, exactement, exactement. Euh c'est discutable mais c'est c'était ça là, c'est vous sentez en profondeur dans le pays toute une série de colères et je ne vois pas. Imaginez que vous ayez un gouvernement de gauche euh soutenu par la le centre.

Euh comment résistera-t-il euh à la longue liste des colères que l'on voit poindre en France ? Pour faire simple, h euh nous sommes à la fin d'un système. H ce système c'était celui du toujours plus Ouais.

Toujours plus de dépenses, toujours plus de lois, toujours plus de guichets. Ce système il est mort. Hm.

Et vous avez ou des solutions libérales si vous voulez ou sinon c'est le toujours moins. Et je ne vois pas ce gouvernement capable d'assumer le toujours moins qui sera forcément s'il n'est pas dans les textes de loi, il va réapparaître forcément dans la rue avec des pancartes. Donc franchement euh je pense que ce gouvernement ou cette idée de gouvernement c'est par nature une impasse.

Je ne suis pas sûr qu'il passera la barre ce soir, mais s'il devait passer la barre de ce soir, il ne durera pas longtemps. C pas des mois. Alors, mesdames, messieurs, amis électrice, électeur de gauche, vous avez entendu la sentence d'Alain Madelin.

On n'est pas du tout dans l'espérance et dans le souffle de mai 81. Ça vous avait déjà paru une évidence, mais c'est bien confirmé par Alain Madelin. Il faut maintenant qu'on vous parle de l'événement de la fin de la matinée.

Faudrait s de 81. Non, ouais. Depuis, il y a eu quand même Josin, il y a eu quand même François Hollande, c'était un peu il y a longtemps.

Non, moi j'étais adolescent, ma maman me disait "Tu peux maintenant porter des blue jeans au collège ?" Et j'avais même porté des sabots au collège, monsieur. C'était ma façon de célébrer mes 80 ans bien mais je suis une personne âgée.

On va vous parler maintenant d'événement du jour. Un des événements du jour, c'est Marine Le Pen en fin de matinée. Une déclaration qui change tout sans doute parce qu'effectivement la dernière option euh qui reste sur la table pour l'exécutif, c'est un premier ministre de gauche comme vient de le dire Marine Tontolier, c'est enfin respecter les électeurs lors des législatives et donc enfin avoir une cohabitation.

Sauf que visiblement, ça ne marchera pas puisque Marine Le Pen donc a rebattu les cartes ce matin en déclarant ceci : "Je sensure tout." Voilà, là maintenant stop. La plaisanterie a assez duré.

D'accord. Euh, on fait courir les Français derrière des babales, tout ça pour gagner du temps. C'est inadmissible.

Là, on ne peut pas admettre qu'on contourne à ce point les institutions de la 5e République. Donc euh voilà, maintenant je on siffle la fin de la récréation. Moi, j'ai le trône.

Bon, là là, c'est clair. Euh, elle dit non, c'est c'est d'ailleurs c'est très le pénien comme comportement. Elle dit c'est la fin de la récrée à nouveau.

Bah elle lui a mis le dernier coup de pelle sur le sur la figure. Effectivement à notre premier ministre qui lui voit des ouvertures. Donc là c'est clair c'est fait non ?

H voilà. Ouais Renault c'est pas nouveau mais effectivement Marine Le P a une expression de plus en plus claire. Il y a une semaine c'était il faut une dissolution.

Ce weekend c'était il faut vraiment une dissolution. Maintenant elle dit il faut suffiler la fin de la récrée et en gros ce sont tous des clownes. Donc c'est pas une surprise mais on va en parler.

C'est majeur. Oui, c'est majeur parce que quelle que soit la solution aujourd'hui sortie du chapeau, on va dire parce qu'il avait 48 he Sébastien Lecnu, c'est ce soir l'ultimatum. Quelle que soit la solution décidée, le Rassemblement national Pascal va censurer.

Sans le rassemblement national, aucun gouvernement. intérêt. Oui, c'est son intérêt de court terme.

À l'évidence, le le calendrier de de Marine Le Pen, c'est d'aller assez rapidement probablement vers une dissolution et puis de remporter des élections. Toutes les études d'opinion le confirment aujourd'hui. Tout ce qui va il y a une asymétrie, tout ce qui permet à Emmanuel Macron et à le cornu de gagner du temps va dans leur sens.

Évidemment, en revanche, il y a un espèce de rétro planning pour Marine Le Pen. Plus le temps va passer, plus son avantage comparatif va disparaître. Alors, je ne résiste pas au plaisir intentin Sadic pour vous électrice et lecteur de gauche de vous montrer le tweet de Marine Le Pen ce matin qui est assez savoureux.

Regardez ce que ce que dit Marine Le Pen. Si je comprends bien, Emmanuel Macron s'apprête à confier Matignon au représentant d'un parti qui a fait 1,75 % à la présidentielle. Ça n'est pas fini.

La suite du tweet de Marine Le Pen, vous allez la voir. Euh parti qui enfin gouvernance qui constituera un gouvernement avec des représentants de ceux qui ont fait 463 %, 4,78 % et renforcé peut-être par ceux qui ont fait 28 %. On va vous dire qui sont ces petits scores.

Et la conclusion du tweet de Marine Le Pen, le voici. Avec ça, les Français vont vraiment se sentir démocratiquement représentés cette farce et sans fin. C'était quoi les petits pourc 75 ?

C'était Annie d'Algo pour le PS 463 Les verts avec Yannick Jadeau. 478 Valérie pour les Républicains. 228 Fabien Rousell pour le PC.

Elle est un peu malhonnête là. C'est facile. Elle mélange tout.

Elle parle de la présidentielle. Si on prend les résultats des dernières législatives et les dernières législatives, c'est pas ça du tout. La gauche la gauche unie effectivement arrive en tête devant l'ensemble République et devant le rassemblement.

Madonna son avis. Mais non, vous vous trompez pardon. Le le pays est en le pays est en décalage par rapport à la représentation parlementaire.

Les dernières élections, c'est pas celle-ci. Non mais d'accord mais vous voyez bien qu'il y a en France aujourd'hui un vrai courant de droite qui réclame qui réclame la lutte la lutte contre la délinquence qui qui réclame des politiques en matière migratoire qui soient plus plus ferm voyez bien enfin tous ceux qui veulent l'ignorer vont vont attraper le mur je suis pas d'accord parce que le n'a pas d'alliés le RN n'a pas d'alliés Marine Le Pen se moque mais Alain Madelin qui a une grande expérience politique il va nous le dire elle a 150 députés donc on peut se moquer des gens mais il faut qu'elle Alors, est-ce que l'on peut passer la parole à notre invité Alain Madelin que vous ne respectez pas en parlant dans tous les sens ? Alain Madelin, d'abord sur sur Marine Le Pen sur et sur cette victoire inéluctable que semble prédire le le président Pascal Péri.

Alors sur le fond, ouais euh je pense qu'on est dans un tel état politique qu'il n'y a pas d'autre solution que de redonner la parole au français. Hm bien sûr. Et nous voyons bien que aujourd'hui derrière bien évidemment l'intérêt général d'avoir un budget le plus rapidement possible, il y a quand même quelques petits calculs électoraux.

H je croisme euh je crois euh et que il y a quand même l'idée dans un gouvernement qu'il semblerait émerger, du moins dans les souhaits l'idée d'une assurance vie de ceux qui estiment qu'il risque d'être balayé euh s'il y avait une s'il y avait des élections. Euh en dehors de cela, euh il faut faire remarquer ce qui a bien été dit il y a un instant, euh c'est que ce qui compte pas les dernières élections présidentielles, ce qui compte c'est les députés à l'Assemblée, hein, c'est eux qui votent une motion de censure. et que euh Marine Le Pen plus elle et filles, on est très loin du compte et que d'une certaine façon si vous aviez une alliance entre les socialistes, les écologistes et une grande partie euh du centre, ça ne fait toujours pas le compte pour avoir une notion de censure.

Isabelle ça porta. C'est-à-dire que quand moi là, je voudrais quand même rebondir sur ce que disait Magalie tout à l'heure, c'estàdire qu'effectivement le Nouveau Front populaire est arrivé en tête. Sauf que quand il était uni et que Mélenchon était avec le reste de la gauche tout en disant qu'il participerait pas au gouvernement mais qui sera en soutien, là Emmanuel Macron n'a pas nommé Luciasté ou qui que ce soit à gauche.

Et maintenant qu'au fond il y a une dislocation du bloc de gauche que tout le monde est désuni, c'est maintenant qu'il le ferait. Faut faut quand même Pardon mais le maître des horloges est un peu décalé. Non non non, pardon.

Euh pardon, je je comprends ce raisonnement mais à un moment donné quand vous êtes président de la République vous cherchez à regarder à vous asseoir sur le résultat des urnes. C'est ce qu'il a fait quand même. Non non, c'est le résultat des urnes n'est pas celui-là.

Le résultat des urnes, c'est qu'il n'y a personne qui a la majorité pour exercer le pouvoir. Il a pas appelé ceux qui sont arrivés en premier. Oui, mais c'est pas d'abord on a vu qu'il a eu raison de le faire puisque ceux qui sont arrivés pour le premier sont rapidement éclatés.

Euh donc il n'y avait personne, il y avait pas de majorité stable et même même pas de minorité stable pour gouverner le pays. Donc c'était logique à un moment donné de chercher à faire à partir de ce qui restait une une capacité de gouvernement. Ce qui compte c'est l'aptitude à gouverner.

Ce qui compte c'est pas le résultat des tel qu'il est tombé. Non non attendez l'histoire de nommer ceux qui sont arrivés en tête dans un système majoritaire bien évidemment ça c'est ça va de soi. Mais là en l'occurence pourquoi il l'a pas fait proportionnel.

Non parce qu'on est c'est pas le résultat des autres franchement. Alors, demande parce que ceux qui sont prêts à aller au pouvoir, c'est le Rassemblement national. Demain, vous pensez que la droite irait ?

Vous vous iriez si vous étiez aux manettes là ? Vous vous iriez ? Mais je suis je ne suis pas parlementaire mais à l'heure actuelle, qu'est-ce que vous le rassemblement national a une opinion euh qui est de dire moi je n'irai au pouvoir que si j'ai la majorité.

Je trouve que c'est sage car le pays a besoin d'une majorité. On va pas s'en sortir à nouveau avec ces cleries. C'est pas possible.

Il y a besoin d'une majorité. On peut on peut désespérer en se disant ça sera une majorité du Rassemblement national avec peut-être quelques alliés ailleurs. Mais en tout cas, je suis sûr que le pays a besoin d'une majorité.

J'ai une bien bonne nouvelle pour vous Alain Madelin. Dans un art-etemps tout à fait consommé, la France pourrait si d'aventure la gauche est à Matignon, la France pourrait donc revenir sur un âge limite de départ à la retraite de 62 ans alors que les Italiens sont passés sans coup furrir comme ça à 67 ans sans qu'il y ait 3 minutes de grève dans toute l'Italie et que la plupart des pays d'Europe sont à 65 66 ans voire plus pour certains. Nous nous pourrions revenir à 62 ans.

Ce qui est Alain Madelin super sympa c'est super sympa d'aller en retraite à 62 ans. Moi qui tuto les 62 ans qu'on me prévienne rapidement parce que j'ai créé la DRH de LCI et à Noël je vais regarder les cinq saisons de Yellow Stone à la maison. Ça passera pas comme ça.

Ah bon ? Non non passera pas comme ça. Alors je sais pas ce que c'est que la suspension techniquement c'est très compliqué.

Borne qui écoutez même si c'était l'archange Gabriel ça m'empêcherait pas de vous dire que la suspension je ne comprends pas ce que ça veut dire. Est-ce que ça veut dire qu'on arrête les systèmes informatiques par exemple ? Vous savez que la retraite c'est pas un truc qu'on met sur un cahier comptable des années 80, c'est un truc qui marche avec des systèmes informatiques.

Vous les arrêtez, vous les reparamétrez, vous revenez en arrière. Quit de tous ceux pour qui la réforme est déjà active pour ceux qui vont venir. Et puis il y a la dimension que vous évoquez. semble évoquer votre question, c'est ça nous coûte combien ?

Moi je l'évalué ce matin, coût immédiat autour de 3 milliards sur 12 mois. Ah oui. Auquel il faut ajouter le le le déficit structurel et puis il y a le coût caché.

Vous avez observé que si on fait pas cette réforme, la prime de risque sur les emprunts français à 10 ans va augmenter. Elle a déjà augmenté en 96 he et ça nous coûte 400 millions d'euros par an. Ça fait 4 milliards sur 10 ans.

Donc si vous voulez un coût complet de l'abrogation, ben je peux vous le faire. Vous allez nous le faire. Iniv a travaillé sur le sujet aussi.

D'abord effectivement c'est avancé hier par Ellisabeth B mais les consultations continuent à Matignon et Olivier Fort était reçu ce matin par il assure on va l'écouter il assure que le premier ministre des missionnaires n'a pas été très clair sur la question. Nous avons parlé de la suspension de la réforme des retraites. Au moment où nous nous parlons, nous n'avons aucune assurance sur la réalité de cette suspension.

Elle a été évoquée par la seule ministre de l'éducation Ellisabeth Borne auteur aussi de cette réforme mais personne à ce stade ne nous garantit le fait que ce serait le case. Voilà pas de garantie. Passons la parole à notre grand invité du jour.

Je vous trouve très dissipé Renault Pilot. Alain Madelin 1, je ne suis pas un admirateur de la réforme borne. Hm.

De c'est devenu un totem l'âge de la retraite. Un totem entre la gauche et euh la droite euh 60 ans, 67 ans et cetera. Euh 3.

Si c'est pas une bonne solution, qu'est-ce qu'il y a d'autre sur la table ? On la connaît, on le sait. C'est ce qui compte, c'est l'équilibre des régimes de retraite.

C'est ça la seule chose qui compte. Maintenant, comment on peut l'atteindre ? Est-ce qu'il y a une autre méthode que l'âge de la retraite totem que l'on que l'on envisage ?

Oui. Oui, il y a une autre méthode. Cela a été dit, cela a été confirmé par la cour des comptes qu'il y a une autre méthode qui est même encore plus sûre en matière d'équilibre de la régime de retraite.

L'autre méthode, ça consiste à dire vous prendrez la retraite à la carte, à l'âge que vous voudrez. Et quand je viens de vous dire ça, il y a 75 % des Français qui nous regardent et qui sont pour la retraite à la carte. Avec la capitalisation, si c'est la carte.

Non, non, non, non, non, non. Je reste dans le système de par répartition. Mais je suis tout à fait d'accord pour rajouter une capitalisation mais à l'âge que vous voulez.

Ce qui compte c'est vous partez avec combien ? Vous partez avec combien ? Vous mettez avec un achet.

C'est exactement ce qui avait été fait par la réforme qui avait été montée euh par euh François Holland. C'est-à-dire que chaque année, on allonge la durée de cotisation un peu plus quelques mois quelques voilà touren ça c'est la réforme touren qui est une bonne réforme qui est la très bonne réforme. Et donc il suffisait de prendre la pente tourenne de la changer un peu en fonction des difficultés économiques de l'allongement de l'ar de la de la durée de vie et vous avez la réforme clé en main.

Oui, mais si je peux me permettre qu'on revoit les amis. Mais vous allez avoir le micro, pas de panique Renaud P vous êtes aujourd'hui vous êtes inquiet. Regardez le président de la République, Emmanuel Macron, qui s'apprête donc à voir un gouvernement de gauche qui pourrait geler sa réforme des retraites.

C'était dans un débat au mois de mai hein. Il semblait évaluer comme ça ce que coûterait le gel de sa réforme des retraites. Si on abroche cette réforme, chaque année, on a une dizaine de milliards d'euros qu'il faut retrouver.

Si on revient à ce que vous vous proposez, c'est 28 milliards d'euros par an la retraite à 60 ans. Cet argent, on ne l'a pas et on ne sait pas le trouver. Retraite, on est en crise mais est-ce qu'il a raison ?

Vous avez fait les calculs calculs combien en fait tout va dépendre. Attendez, attendez, attendez les amis, vous êtes dissipés. C'est capital.

François Bairou a chuté parce qu'il a pas trouvé les 44 milliards d'économie soit-disant qu'il cherchait. Très bien. Et là, alors qu'on est en train de chercher de l'argent, de l'argent, de l'argent, on est en train de se dire finalement pour gouverner la France, ça serait super cool de geler la réforme des retraites gel qui coûterait quand même des milliards supplémentaires.

C'est on a pas trouvé d'argent mais en plus on a des rentrées budgétaires qui sont sucrées, ce qui est totalement absolument schizophrénique et fou. Alors donc combien ça nous coûterait ? Alors tout va dépendre évidemment de ce que va faire le prochain gouvernement.

S'il suit la proposition d'Élisabeth Borne, c'est-à-dire de suspendre la réforme jusqu'à la prochaine élection présidentielle, ça coûterait 500 millions d'euros en 2026 et 3 milliards d'euros en 2027 selon une source gouvernementale pour TF1 LCI. Mais mais si le futur gouvernement veut aller plus loin et suivre par exemple les recommandations d'Olivier Fort d'entendre, et bien la facture pourrait être bien plus salée. Si on avance par exemple l'âge de départ à la retraite à 63 ans, cela coûterait quasiment 6 milliards d'euros en 2035 et 13 milliards d'euros pour l'impact plus général sur les finances publiques.

De la même manière, si on dimin diminue la durée de cotisation, ce que souhaite le Parti socialiste, et bien là aussi quasiment 4 milliards en 2025, 7 milliards pour l'ensemble des dépenses publiques. Mais mais juste un mot parce que c'est très important tout ça, c'est en théorie parce qu'en pratique et bien ça ne va pas être possible de suspendre théoriquement, temporairement cette réforme des retraites. Pourquoi ?

Pascal l'évoquait très justement d'avoir il y a un risque de rupture d'égalité. Ce serait anticonstitutionnel. Et puis ça nécessiterait un reparamétrage des systèmes informatiques.

Ça va forcément entraîner des retards. Donc c'est loin d'être gagné même donc attendez j'aimerais vous m'avez dit que j'aurais le droit de dire deux phrases en une heure. Le problème le problème c'est que franchement franchement je vous adore tous mais je trouve totalement déconnecté.

À l'ombre. Totalement. Mais pourquoi ?

Bien sûr, il il reste il reste 8h 8h 9h pour trouver une solution à la crise. H Sébastien Lecornu a reçu ce matin la gauche. Les écolos sur LCI, on regarde toutes les réactions à la sortie des des rendez-vous à Matignon.

On est dans une crise politique la plus historique depuis toutes les Républiques. Tous les Européens nous regardent, les marchés nous regardent, les entreprises nous regardent. Alain Madelin connaît par cœur le le monde économique et le monde syndical.

Tout le monde nous regarde et on est là à se dire alors comment on va faire sur la réforme des retraites ? Est-ce qu'on va allonger d'un cas ? Mais c'est pas à nous de le faire.

H c'est pas au gouvernement de le faire. C'est pas à Sébastien Lecorn de le faire. C'est pas à Emmanuel Macron de le faire.

Nous sommes dans un moment de crise, un moment ultra parlementaire, hyper parlementaire comme si nous étions passés depuis des semaines en régime parlementaire. Et en régime parlementaire, lorsqu'il y a une crise politique grave, c'est le cas en Italie il y a 20 ans, c'est le cas en Belgique, ça a duré 2 ans sans gouvernement, mais j'adore les Belge, mais on a un poids plus important en Europe que la Belgique. Et bien chacun garde ses nerfs, garde son sang froid.

Il y a pas de nom d'oiseaux hein, j'ai plus confiance, tu es un trait ceci tata. Ça veut dire c'est immature totalement. Et donc qu'est-ce qu'on fait ?

Non mais j'ai fini. Non, vous n'avez pas fini. Vous finissez jamais.

Vous finissez jamais problème. Vous finissez jamais. Madelin est notre grand invité, il a pas parlé. cause de vous et bien et et bien et bien le moment il faut trouver un compromis pour trouver une solution sinon s'il a des solutions à Madelin est pour beaucoup contre compromis compromis il y en aura pas du côté d'douard Philippe c'est non on ne peut pas faire un compromis avec la vérité le sens de cette réforme des retraites il faut travailler plus donc une suspension de la réforme borne c'est non dit Édouard Philippe.

Du côté des LR c'est la même chose. Roger Karoucci à notre mico ce matin estimait qu'on allait mettre notre pays par terre. Il a raison.

Si vous avez un gouvernement de gauche qui commence par dire "On va accroître la fiscalité, on va suspendre la réforme des retraites, on va donc mettre le pays par terre parce que la réalité c'est qu'on est déjà couvert de dettes et avec un déficit considérable. Si vous rajoutez des dettes, si vous rajoutez du déficit, expliquez-moi pourquoi les gens de droite accepteraient ce gouvernement. Chuté Alain Madelin, on met notre pays par terre si jamais on la revoit cette réforme.

Non, il l' déjà. C'est bien ça. Euh non, les je rebondis sur ce qui a été dit.

Euh c'est quand même assez surréaliste de discuter de cela où logiquement aujourd'hui nous avons deux problèmes qui devraient occuper toutes les discussions la dette. Comment baisser intelligemment la dépense publique ? Comment fabriquer de la croissance ?

C'est ça l'enjeu, le véritable enjeu. Ensuite les retraites, on peut en discuter. J'ai mon avis et cetera.

Il y a des solutions, ça on on trouvera des jours, voilà, on peut trouver des solutions sur tout ça, mais ça c'est les deux questions. Si logiquement vous devez discuter avec les socialistes, ce sont les deux questions clés fondamentales. Est-ce que les socialistes ont une solution pour baisser la dépense publique intelligemment ?

Je ne crois pas. Est-ce qu'ils ont des idées pour fabriquer de la croissance ? Je ne le crois pas.

Je crois en revanche qu'ils ont une grande aptitude à fabriquer de la dépense. Et la droite, vous trouvez qu'ils ont des grandes Pascal P. Non non mais moi je je pense que c'est sérieux à la Madelin.

Vous prenez ça avec une certaine distance. Je pense que vous vous trompez hein. Le le modèle social français il doit être financé.

Je je rappelle quand même que la dette des retraites en France je parle pas du déficit hein. Alors la dette c'est 350 milliards. Mais je dis pas le contraire.

Pour ça j'ai parlé de comment baisser intelligemment la dépense publique. C'est mon premier point. Alors réaffecter la dépense publique pour qu'elle soit efficace parce que la dépense publique elle peut produire de la croissance.

Il faut pas couper n'importe quelle dépense publique parce que c'est de la récession dans certains cas. Mais la protection sociale en France, tout le monde semble imaginer qu'on va échapper à un débat sur comment on finance la retraite, l'assurance maladie, le grand âge et cetera. Enfin, c'est c'est un/ers pratiquement de nos nos de la valeur créée dans ce pays euh chaque année.

Et et vous pensez qu'on va échapper à un débat sur est-ce qu'on travaille plus ou alors attends, c'est formidable hein. En 2027, on touche pas, on annule la réforme. OK les gars, mais vous aurez des pensions de retraite deux fois inférieures à ce qu'elles sont aujourd'hui.

Faudra le dire dans le blanc des yeux des Français. Faudra leur dire soit vous travaillez plus, soit on crée plus de valeur pour la partager, financer la protection sociale, soit il faudra se satisfaire d'une assurance maladie au rabet et de retraites qui seront des côtés de 50 %. Voilà.

Non non non. Alors attendez attendez attendez Alain, je vous passe la parole dans un instant. Allain Madelin, je voudrais qu'on rejoigne Salah Keltoumi, cariste chez Stellantis à Mulouse mesdames messieurs et délégué syndical CGT au passage avec nous.

Salah Keltoui, merci d'être avec nous. Euh voilà, la question elle est simple, c'est que contre toute attente, on parle de la gauche à Matignon, rien effet hein. Et et puis on remet cette question des retraites sur le tapis avec le souhait de la gauche de revenir à 62 ans.

C'est le l'enjeu de ce débat passionné. Il y a beaucoup de Français dont peut-être que vous faites partie d'ailleurs qui s'en réjouissent qu'on qu'on parle de geler la réforme des retraites euh de d'Emmanuel Macron. Alors moi pour ma part, j'ai aucune illusion. au niveau d'un gouvernement de gauche, que ce soit euh le PS ou que ce soit Mélenchon, ils ont tous été aux manettes, que ça soit au Parlement ou que ce soit dans les gouvernements précédents, ce soit Hollande, Jospin ou Miteran et ils nous ont fait la guerre y compris sur la retraite.

Donc je leur fais pas du tout confiance. Ils nous parlent de gel. Moi c'est pas un gel, c'est une abrogation pure et dure.

Et puis moi vous parlez des 62 ans, moi je vais vous dire dans les usines, les gens veulent partir beaucoup plus tôt parce qu'ils sont cassés par le travail et ils veulent être remplacés par les mitéran fait la retraite à 60 ans. Alors, soyez mitérandien de congé payé 5e semaine de congé payé la retraite à 60 ans et le contrôle d'échange et après Oui. Oui, mais après et après les gouvernements de gauche, ils ont ils ont taillé, il y compris ce qu'ils avaient donné d'une main, ils l'ont retiré de l'autre.

Voilà les les 37 ans et demi de pour le départ, la retraite c'est la gauche, c'est pas c'est pas la droite. Bon et écoutez, moi je suis sur une vieille revendication. Ça va peut-être sûrement choquer les les les personnes qui sont autour de vous à table.

Moi, je suis pour la retraite à 55 ans. Voilà. Pour que les les gens euh qui ont travaillé, les salariés qui sont crevés au boulot, ils partent et qu'ils soient remplacés par les plus jeunes.

Vous savez que moi, je suis dans une usine et je suis pas la seule où il y a des milliers d'intérim qui sont pas intérimes, qui sont intérimères pérennes. C'est-à-dire ça fait des années et c'est hors la loi. Ça vous savez, le gouvernement le sait, les services de l'État le savent.

Il y a des entreprises qui ne tournent qu'avec des intéires. Au montage, par exemple, dans les boîtes de l'automobile, au montage en majorité. C'est des jeunes qui ont 20 ans, qui ont 22 ans qui reviennent des fois 5 fois.

Voilà. Ouais. Pascal P la retraite à 55 ans.

Monsieur Kelomi mais donc avec avec quoi ? 500 € de retraite par mois. Faut le dire aussi au français ça hein.

Non non non non. Je vais vous dire monsieur moi je sais pas quand vous allez partir à la retraite combien vous aurez. Moi je moi j'ai cotisé 178 trimestres si vous voulez savoir.

Je pour les autres là expliquer. Moi moi moi je vais partir à 63 ans et demi où je passe en 4 avec 1400 € net. Alors déjà qu'avec mon salaire actuel, j'y arrive pas.

À 63 ans et demi, je peux vous expliquer qu'avec 400 balles en moins, je sais pas comment je ferai. Bon et puis vous me dites avec quoi ? Euh il y a des il y a monsieur Malin qui a dit "La France est par terre.

La France de qui ? Euh Pinot, il est pas par terre. Arnaud, il est pas par terre.

Euh les grandes fortunes qui vait je termine juste je termine juste je termine juste. Il y a 500 riches qui détiennent 1100 euh 1100 milliards euh de de Oui. enrich à 500 riches en France.

Alors et et et puis je peux vous dire je peux vous dire une chose, c'est que vous demandez toujours au même de faire des de faire des des efforts, de faire des sacrifices. On les fait déjà assez pour travailler. Mais toutes ces richesses, qui sait c'est quoi ?

Elles viennent d'où ? Elles viennent du travail salarié. Donc le bah oui oui donc quand vous dit ça ça laquel tout mis on peut pas dire en France qui est quand même la France qui est pas un pays parfait loin sans faut hein mais qui est quand même sur le papier le pays le plus redistributif du monde.

Je le dis tout le temps. On peut pas dire en France vous demandez toujours les mêmes efforts. Il y a pas de pays au monde où il y a 55 % de la population qui ne peint pas d'impôts sur le revenu par exemple.

Donc c'est quand même un effort considérable sur le plan national dans le calcul deéquation du du de l'impôt sur le revenu. C'est quand même un effort considérable que plus de 50 % des foyers fiscaux ne paient pas d'impôt sur le revenu. Vous pouvez pas toujours dire on demande toujours même des efforts, c'est pas vrai.

Voilà, on a brû mais attendez attendez attendez, je voudrais qu'on passe la parole Salah Celtoui à notre invité Alain Madelin. Ce que ce que dit monsieur Celtoui, c'est un truc qu'on entend assez souvent. argument qu'on entend assez fréquemment hein comme si la France était un enfer fiscal pour les plus modestes social mais oui en fait la France c'est un c'est un pays où où les plus modestes ont du mal à vivre mais ça veut pas dire que c'est un enfer fiscal pour les plus modestes et est-ce que la raison partir plus tôt à la retraite permettrait d'ouvrir le marché du travail aux plus jeunes au jeunes c'est le grande thèse à un moment donné travailler moins pour travailler tous donc on fait les 35 heures et Donc ensuite, on fait la retraite à 60 ans.

Non, c'est pas vrai. Ça marche pas comme ça le marché du travail. Cela étant, je comprends un certain nombre d'inquiétudes.

Moi, peut dire quelqu'un, je suis prêt à partir à 75 ans, 64 65 ans si vous voulez. Est-ce que vous pouvez me garantir qu'il y a une entreprise qui va me donner un boulot jusqu'à à ce Bravo ? Et ben et donc voyez, c'est pour ça que c'est pour ça que je reviens sur la retraite à la carte.

En plus 65 ans ou 64 ans, on n'est pas tous pareil. Il y a des gens qui ont un logement, des gens qui n'ont pas leur logement et cetera. Donc il y a rien de pire que d'avoir comme ça des mesures égales pour tout égal pour tout le monde.

Mais et mais comment on fait pour faire pression sur vos amis patrons, monsieur Madelin, pour qu'il virre pas les seigniors en fait ? Parce que c'est un peu ça le problème ça. Ils ont déjà enterré le conclave de la retraite là.

Quand est-ce qu'on leur met de tr Vous avez tout à fait raison. C'est bien la raison pour lequelle je défends bien évidemment tout faire tout faire pour le travail des seniors, mais on va avoir aussi besoin d'une retraite à la carte et je disais que politiquement, je vais pas revenir sur ça, mais politiquement elle est accessible dans des discussions paritaires. Je crois que c'est possible.

Maintenant la question qui est essentielle, vous avez raison, c'est de ne pas faire cette fixation en ce moment sur cet âge de la retraite. La fixation, c'est sur le budget, comment on fait des économies intelligentes et comment on fabrique de la croissance. car sans la croissance, on ne fera rien.

Et vous avez remarqué que la croissance est la grande absente de tous les programmes politiques depuis longtemps. C'est vrai. Alain Madelin, merci parce que j'ai très envie de vous entendre sur le chapitre suivant les amis et le chapitre suivant merci d'ailleurs à à Salah Celtoui, cariste et délégué syical CGT chez Stellantis à Toulouse.

Merci à vous. Le chapitre suivant le voil le titre hein qui a ruiné la France. Qui a ruiné la France ?

Je vous propose d'écouter Bruno le maire dans ce qui est devenu désormais sa célèbre interview sur Brut. Les présidents, ça adore dépenser. Les ministres ça adore dépenser.

Je dépense dont je suis. Vousz qu'à voir un ministre dès qu'il arrive qu'est-ce qu'il veut faire ? Une annonce.

Allez à la radio. J'ai obtenu telle aide. J'ai obtenu tel soutien supplémentaire.

J'ai obtenu euh tel soutien financier pour telle association ou tel hôpital ou telle école ou telle crèche. Mais c'est très bien à un moment donné, il faut choisir. Alain Madelin, en tant que ministre, vous avez connu la même chose, c'est chacun vient pour demander toujours plus d'argent, toujours plus pour son propre budget.

J'ai connu aussi la période première fois où j'ai été ministre où je suis allé voir Bercy pour leur dire pas encore Ber mais pour leur dire je veux dépenser moi. C'est une grande surprise, j'ai réduit mon budget, j'ai et cetera j'ai prêché d'exemples parce queil y a des c'est possible mais il est vrai que la grande tentation, j'ai parlé tout à l'heure de l'ensemble de la classe politique, celle du toujours plus toujours plus, on l'a financé pendant des années au lendemain de la guerre par l'inflation. On faisait des promesses, on les payait en monnaie de singe parce que la promesse était renée par l'inflation.

Pourquoi la droite a accepté ça ? Pourquoi la droite a accepté ça ? Parce que c'est une formidable façon de gouverner.

Vous avez étourageux. On fait Mais oui, mais enfin on fait des promesses, on fait des promesses électorales et on les fait d'autant plus que elles vont être elles étaient aussi partiellement financées par la croissance, il faut le dire aussi mais elles étaient roiées par l'inflation. Donc, on faisait les promesses et on les pay en monnaie de singe.

Ensuite, vous avez eu une grande période où elle a été payée par l'inflation. Ouais. Euh et puis ensuite quand l'inflation on a cassé l'inflation à la fin des années 70, qu'est-ce qui s'est passé ?

On les a payé par la dette et on a continué par la dette. et et la dévalation alors et que oui les les deux premières années du c'est ça est-ce que Pascal Perry un un bon ministre alors là on va parler des pratiques, on est dans le culturel là un bon ministre depuis toujours, c'est un ministre qui dit "Bon eh ils appellent à de l'austérité, il faut dépenser mains. Moi, rassurez-vous, pour mon ministère, j'ai eu des soutiens, j'ai une augmentation de ça, j'ai une dotation supérieure, je les ai bien eu, je suis un bon ministre sous-entendu.

Les contribuables vont raquer davantage pour moi. Je les ai bien eu. Je les ai bien eu qui ?

On sait pas trop qui. Mais à la fin c'est nous les contribues. Petite histoire qui concerne Alain Madelin.

Je publie un bouquin sur ses présidents qui nous ont fait tant de mal et donc il y a une séquence. Valin Madelin est ministre, il a un directeur de cabinet qui s'appelle Michel de Rosan qui est aujourd'hui le dirigeant d'une grande entreprise et l'ambition politique c'est de réduire c'est c'est de faire des économies. Et quand Michel de Rosen qui est son dircab s'adresse au directeur centraux d'administration, la réponse c'est "Mais si on baisse les subvention aux entreprises, aux entrepreneurs, ils nous prendront plus au téléphone." Est-ce que vous vous rendez compte ?

L'État achetait d'une certaine façon Non, non, non, non, c'est pas c'est pas exact. Alors, je peux raconter je raconte l'histoire, je raconte l'histoire autrement. Je ferme toute une série de guichets de subvention. fini et le patron de de du MEDF de l'époque me dit "Ah, vous avez fait un sale coup hein parce qu'on a été obligé de supprimer les fonctionnaires que l'on avait dans patronat qui correspondait euh aux subventions." Donc c'est tout un système comme ça.

Je distribue des subventions, le patronat les demander et cetera. C'est un système et le patronat est quand même reçoit quand même pas mal de subventions aussi. On va pas discuter de çaoup. 110 milliards d'aides. 110 milliards d'aides chaque année.

Ouais. Ouais. On va discuter.

Ben non. Je je reste un instant sur ce sur cette question. Le moment est venu de faire un grand truck.

Ouais. Je vous moi euh état, je vous donne beaucoup trop de réglementation et je vous oblige à beaucoup trop d'impôts. Ouais.

Hm. Et bien je vais effectivement réduire les impôts, réduire les réglementations et je vais réduire de l'autre côté les aides que je vous donne. Va pas les réduire du jour au lendemain parce qu'il faut les mais en 5 ans je vais faire un plan de réduction de ces juste pour les salariés qu'on réduit tout du jour au lendemain.

Pour les patrons, il faut qu'ils aient le temps de s'habituer les plus difficile. Écoutez, je vous vois venir. Non non non non, je ne dis pas ça du tout de j'accepte pas cette caricature.

Pourquoi je dis ça ? C'est parce que justement beaucoup de salariés bénéficient infini de ces subventions notamment par toutes les subventions que l'on fait à l'aide au salaire et donc vous ne pouvez les déprogrammer vous ne pouvez les déprogrammer que dans le temps que dans le temps que dans le temps. Je voudrais je voudrais vous faire écouter.

Alors ça ça nous a saisi tous hier. Il y a quand même il y a quand même eu des gens vertueux. Il y a quand même eu des gens vertueux.

Moi je dis toujours le tandem Breton Copé Ouais. C'est le seul moment où le pays respecte les critères de Mastrich. Ils ont ils font un truc.

Non mais écoutez Allain, vous avez la maladie de la contradiction ce matin. Mais pardon, les témoignages que j'ai recueilli, c'est votre DRCAB et là Breton Copé, c'est mon point de vue et je l'ai validé. Breton Copé, ils avaient une comptabilité analytique, c'est-à-dire une comptabilité des coûts.

Et il disait au ministère, au ministre, si tu fais 100 d'économie, je t'en rends 50. Et ben ça marche. Je peux ajouter quelque chose quand même ?

Ouais. Allez-y. Ouais.

Mais mais nous le contrariez pas hein. Si la contrari j'ajoute, j'enricich dans mon bref passage à Ber qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai réuni l'ensemble des ministres des finances européens et j'ai dit doré avant voici notre feuille de route 5 4 3 2 1 de réduction budgétaire chaque année avec un objectif l'euro h et je suis parti de mon ministère mais cette feuille de route elle a été à peu près tenue.

C'est pour ça que je dis faire 1 % par an Ouais c'est le moin c'est la moindre des choses. Moi, je % mais on peut le faire. J'entends ce que vous dites mais ce qui est fascinant fascinant pour les journalistes que nous sommes et pour les français c'est de découvrir la schizophrénie des politiques qui viennent.

Pardon hein, je ça fait un peu populiste de dire ça mais franchement là c'est vrai, c'est pas une exagération qui viennent sur nos plateaux depuis des années nous dire puis vous savez monsieur Brunet, madame Lunelle, vous savez il y a la dette, il y a les déficites, vous savez bientôt les intérêts de la dette seront supérieurs au budget de l'éducation nationale. On l'a entendu 1000 fois depuis 15 ans. Écoutez ce que dit Écoutez ce que dit la ministre des collectivités d'Emmanuel Macron, l'ancienne ministre. l'ancienne ministre, elle était là à la place d'Alin Madelin.

Hier midi dans cette émission, j'ai trouvé ça savoureux. J'ai coupé avec Magalie l'extrait et on vous le repasse. Il me semble bien quand j'étais au ministère de l'intérieur parce que j'étais rattaché à l'intérieur sur le volet ville et citoyenneté.

Donc la citoyenneté, la ville et Marseille en grand. Donc le grand plan de sauvetage de Marseille. Je n'ai jamais vu dans mon bureau dans mon bureau ou nulle part aucun député d'aucun bord hein le nôtre et les autres les opposition venir de réclamer des économies ce que je déteste dans la vie c'est la trahison et à un moment donné moi j'ai pas vu le défilé à l'Élysée pour venir dire au président de la République président faudrait peut-être faire un peu des économies hein parce que la question des physites se pose tellement aujourd'hui c'est devenu des questions centrales depuis Baou les 44 milliards mais personne tout le monde est la droite la gauche la droite droite perfusé à gauch cette culture dans ce pays la droite pense à gauche elle distribue au guichet il va le fâcher sauf madelin retire faire des économies n'est pas une politique ce n'est pas un projet si vous voulez faire des économies il faut faire des réformes structurelles de façon à montrer que l'on peut faire mieux avec moin et à ce moment-là vous faites passer des réformes mais l'économie l'économie, l'économie.

Non non et c'est un petit peu ce que l'on fait budget après budget, on dit "Ah, je rape et je rape et je rappe." Bah à un moment donné, il y a plus grand chose à rapper. Donc il faut faire des Attendez, je poursuis en disant que Baou a engagé le gouvernement sur une bonne piste.

Il avait dit, vous en voyez peut-être dans son discours de de présentation de son budget, il avait dit "Voilà ce que je demande à tous les ministres. Voilà ce que je vais demander à tous les directeurs de cabinet. Et il l'a fait, il a tenu les réunions pour dire maintenant il faut passer tous les budgets au crible.

Hm. Pourquoi cette mission ? Est-ce qu'elle est bien exécutée ?

Est-ce qu'on peut la faire autrement ? Et ce on aucune culture d'évaluation. Donc il il a fait cela et si vous me permettez de vous expliquer le résultat parce que j'en ai parlé avec lui, comment tu as pu tout planter dans cette affaire-là ?

Parce que effectivement les ministres, les directeurs de cabinet n'ont pas répondu à cette demande. Pourquoi ils n'ont pas répondu à cette demande ? Parce qu'il y avait pas un vrai patron.

Il faut que ça soit le président de la République. Il faut que ça soit un premier ministre avec une majorité pour exiger ça. Ce qui n'était pas le cas.

Les déficits n'ont cessé de filer. On a un niveau là record. Qui a ruiné la France ?

Alors comme le disait, c'est tout un système de toujours plus pendant des décennies. Il faut avouer fond. Il faut avouer que ça s'est particulièrement accéléré avec deux prétextes.

Un pour SarkoZi, le fait de la crise financière, de pour Macron, le fait de la crise du Covid. C'était normal de dépenser à ce moment-là, j'ai pas de Mais après, on a on est resté au même niveau, on n pas su retirer la perfusion. Je trouve qu'on dit toujours beaucoup trop de mal de la RGPP de Nicolas Sarkozi.

Tout le monde en dit du mal. Moi, j'ai aimé la révision générale des politiques publiques avec le non remplacement d'un fonction. Nicolas SarkoZ Nicolas Sarkozy président président de droite non Nicolas Sarkozi mais je dis pas du mal je suis là pour analyser commencez pas comme ça seul moment dans l'histoire de la 5e République où on a diminué la masse salariale de l'état la seule fois ça a été ça a été fléché non mais attendez ça a été fléché comme ça a été fléché fléché comme disent les technos dans les cabinets ministériel ça a été fléché n'importe comment un président de droite pourquoi la droite a perdu du 80 % électorat dont 70 a été au RN.

Un président de droite comme Nicolas Sarkozy, il a supprimé 12000 postes de policiers et de gendarmes. H 12000 postes. Il me semble que de 2016 à 2012, il y avait déjà des problèmes de délinquence en France.

Non, il me semble qu'il y avait déjà des problèmes de la sécurité. On me le dit partout. Moi quand je discute avec des gens, des gens qui aujourd'hui votaient Rennes, qui avant votaient et ça rappelle à la Madelin quelques sourires UDF ou RPR hein.

Il votait UDF ou RPR. Et ben ils disent "Moi, quand j'ai vu Nicolas SarkoZi et que j'ai appris qu'il avait supprimé des milliers de postes en RGPP, on on remplace pas un un retraité sur deux, on le fait de façon automatique. On regarde pas sur quel secteur c'était intelligent de pas remplacer euh certains professeurs.

Ça a été fait n'importe comment. Et je termine là-dessus jusqu'à la fin de l'émission. Non, je termine la fin de l'émission.

Alors là, je suis pas d'accord avec vous. C'est pas les directeurs de cabinet autre, c'est que nous tous les Français la dette on en n'a rien à [ __ ] J'ai discuté avec un Suisse. J'ai discuté avec un Suisse dans son dans son village en Suisse.

Qu'est-ce qui se passe lorsqu'à la fin de l'année le maire en Suisse constate qu'il y a un déficit ? Vous savez ce que font les les habitants en Suisse ? Ils vont voir le maire en disant "On a un déficit, il faut absolument faire une votation." Le maire dit une votation.

Pourquoi ? Mais pour augmenter un peu les impôts locaux. On est en déficit.

Ils ont la trouille. Ils ont cette culture. Ils font une votation. 80 % des habitants dans le village votent pour une hausse moment des impôts.

Nous, on s'en fout de la dette. arrê dire est-ce que je peux compléter le le diagnostic qui est exa qui est exact qui est exact mais essayer d' d' d'aller un peu à la racine du mal he la racine du mal c'est que la dépendance entraîne la dépendance hein et que quand vous la règle même d'une société libérale c'est la liberté mais la liberté responsable et quand vous enlevez le principe de responsabilité oh c'est la princesse qui pai c'est la princesse plus personne n'est responsable et vous avez remarqué à quel point dans tous les domaines la responsabilité est dilué. Si vous êtes capable de savoir qui est responsable dans les comptes de la sécurité sociale, vous ne le saurez jamais.

C'est une telle abrigation et cetera. Donc si vous voulez régler ces problèmes, c'est pas si simple que ça parce que prenez l'exemple, je reviens juste d'un mot sur les retraites. Les syndicats ont perdu l'habitude d'une liberté responsable.

Ils l'ont carco. Pour le reste, ils l'ont perdu lorsqueou les a réunis. Et sans doute que si Baou avait dit dès le début maintenant l'État se retire de cette affaire.

Voici la compensation pour charge indu que l'on vous doit et puis maintenant vous êtes responsable. Peut-être que ça aurait mieux marché. Peut-être que les syndicats ne sont tellement bibronnés au fond à un cer à un certain système qu'ils ne sentent plus eux-mêmes le sens de la responsabilité.

C'est-à-dire que vous avez besoin de plusieurs années de pour pour faire cela. C'est c'est pas si simple que ça. Et donc c'est la raison pour laquelle j'ai parlé tout à l'heure des coupes de budgétaires.

Mais des coupes budgétaires, j'ai ajouté le mot intelligente parce que quand on fait des coupes pour l'instant elles sont généralement stupides. Donc des coupes budgétaires supposent par exemple si je parle l'exemple de de la de la sécurité sociale, la sécurité sociale vous ne savez pas qui est responsable. Vous ne savez même pas ce que signifient les chiffres que vous avez sous les yeux.

Car les chiffres, ce ne sont pas des prix, ce sont des tarifs qui ont été fixés par une administration. Donc il faut que je fasse réapparaître un système de prix. Pour faire réapparaître un système de prix, faut que j' j'instituer un peu de concurrence.

Ça a l'air compliqué tout ça, mais ça vous montre que c'est une chose difficile et longue et qu'il faut avoir vraiment des réformateurs intelligents et une stabilité et une stabilité. Oui. Non mais moi ce que formidable, je vous écoute, je bois vos paroles Alain Madelin, c'est qu'en fait tous les hommes politiques quand ils sont plus au pouvoir, ils ont toujours une montagne d'idées génial et ils savent exactement comment réformer et quand ils sont au manette, ils ne savent pas.

Par ailleurs là, on se retrouve avec une je prends ça comme une attaque personnelle parce que mon parcours politique montre que c'est le contraire, que quand j'ai situation de responsabilité, j'ai fait des choses. Non, mais je je c'est c'est pas une attaque personnelle mais c'est en général c'est comme ça que ça se passe. Et là, on se retrouve avec le balufes qui sont en train effectivement de faire semblant de de vouloir réformer alors qu'on sait qu'on a pas de majorité.

Si vraiment il y a tout ça à faire, si vraiment demain il faut reprendre tout à zéro, et ben écoutez, ça ne se fera pas sans majorité. Donc il faut arrêter de faire semblant de dire un gouvernement qui ne pourra rien faire pendant donc une dissolution. Oui, pardon.

Mais c'est c'est vous voulez revoter au mois de novembre. Pardonnez-moi, mais si vraiment on doit faire tous toutes ces choses, on le fera pas sans majorité et on ne le fera pas avec une majorité qui va de la gauche jusqu'à la droite qui ne tiendra pas et qui ne sera d'accord sur rien. Et par ailleurs, vos amis patrons parce que c'est quand même ce qu'avait proposé Baou de redonner les clés au syndicat et qui avait proposé de revoir la retraite.

C'est eux qui ont planté le conclave. Donc il faut que chacun fasse des efforts, il balayeille devant sa porte quand même. Mes amis patron, je suis pas certain qu'il soi très enthousiaste au troc que je leur propose.

Pas mais je le fais mais je le fais croyez-moi. Je les vois pour amorcer dans la majesté votre prise de parole Pascal Péri pour amorcer dans la majesté je vous propose de regarder une petite archive de quelques secondes. C'était le grand François Fillon en 2008 avec cette phrase qui est devenue légendaire fausse d'ailleurs était fausse.

Vous dites on écoute Fillon. Moi, je suis à la tête d'un État qui est en situation de faillite sur le plan financier. Je suis à la tête d'un État qui est depuis 15 ans en déficit chronique.

Je suis à la tête d'un État qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Bon, ça peut pas durer. Techniquement le la faillite, c'est quand l'actif disponible ne paye pas le passif exigible.

Actif, c'est pas du tout le cas. Et l'actif disponible, Pascal, en l'occurrence, ça s'appelle un contribuable. Oui, c'est et les et les marchés financiers nous font confiance dans notre capacité à tondre le contribuable.

On aussi des actifs corporels. C'est vrai, on a aussi des actifs corporel mais on est on a une une capacité en France. C'est vrai que c'est c'est un savoir-faire français.

Euh c'est qu'on lève l'impôts. On sait lever l'impôt. On a une administration qui est formidable.

On a un taux de recouvrement euh parmi les meilleurs d'Europe. Énorme. C'est pour ça qu' fin vous voyez.

Oui. Mais moi je pense que je crois qu'il y a il y a deux choses parce que votre question est vraiment passionnante je trouve. C'est qui a ruiné la France ? parce qu'il y a des individus bien sûr, mais il y a aussi le modèle de fonctionnement de ce de ce pays.

Et en y réfléchissant, en voyageant, j'ai été frappé par les exemples d'Europe du Nord et j'en j'en reviens avec deux idées simples. La première, c'est que en France tout le monde se mêle de tout. C'est que à commencer par l'État.

Alors l'État, les collectivités et il y a une clause de compéten générale. Tout le monde fait tout à propos de tout. il y a plus de responsabilité et finalement la gouvernance est diluée.

Et puis le deuxième élément c'est que contrairement à ce qu'on pense, on n' pas de vrais choix de politique publique. On on fait du saupoudrage au lieu de se dire "On va choisir deux trois politiques publiques de soutien à tel ou tel secteur plutôt que que la distribution généralisée en choisissant des des politiques publiques dédiées. Ça pourrait être l'intelligence artificielle, ça pourrait être je sais pas les biotechnologies, on est très fort dans le domaine de la médecine, la recherche des vaccins contre les cancers, des choses comme ça.

On on dilapide le pognon qui est massif en France et finalement nos politiques publiques n'ont aucune efficacité. Ben vous corrigez ces deux défauts et je pense que on est au début de la guérison. Au tout début.

Alors Madelin, ça vous laisse songeur ? Oui. Non non non mais je suis je suis entièrement d'accord. euh mettre les gens en situation de responsabilité, des collectivités locales.

Hm. Euh on sait plus leur retirer l'impôt sur euh l'impôt euh les impôts locaux non plus. Non, justement je vais leur en donner je vais leur en donner une bonne part d'impôts locaux peut-être une part de TVA, c'est des impôts locaux qui peuvent évoluer avec la la richesse que l'on crée dans un pays et donc la capacité de prélever l'impôt la capacité de prélever l'impôt c'est ce qu'ils avaient autrefois c'est ce que l'on a dilué puisque vous avez des piles de responsabilité et des piles de subvention qui s'ajoutent donc une vraie refonte au nom du principe de subsidiarité tout ce que les collectivités locales sont capables de faire par elles-mêmes, il faut leur permettre de le et il faut leur donner la part de l'impôt qui correspond à cette responsabilité et s'ils dépenseront et ben les électeurs les sorti premier point la République fédérale dont nous parlait la la République fédérale dont parle Jean-Louis Borlot depuis quelques temps faut discuter du monde mais c'est la République subsidiaire c'estàdire permettre aux gens d'être responsables là où ils peuvent être responsables donner à chacun la plus grande part de liberté et donc de responsabilité et bien évidemment lorsqu'il s'agit des collectivités locales d'accompagner cela de la capacité de lever l'impôt de façon à ce qu'ils aient la responsabilité technique de faire des choses et la responsabilité fiscale.

Oui, bien sûr. Merci beaucoup. En attendant leur tourne.

C'était bien Madelin de vous avoir. Merci beaucoup hein. Franchement passionnant.

L'ultimatum est en place d'expiré. Vous le savez, Emmanuel Macron a confié une mission à Sébastien Lecornu. Cette mission, elle elle s'achève ce soir.

Il est en train de continuer ses consultations. Sébastien Lecornu. Quelle que soit sa décision, on se demande si elle n'est pas vouée à l'échec puisque Marine Le Pen a dit ce matin qu'elle censurerait tout.

Fin de partie, dit-elle. C'est la fin de la récréation. Marine Le Pen qui va s'exprimer lors d'une conférence de presse à 15h, c'est à suivre en direct sur LCI avec Marie Aline Mé.

Bon après-midi. Quant à nous, on vous dit à demain.