Colère lycéenne : Manuel Bompard invité de C à vous - l’Intégrale - 06/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 36 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:12RelanceRéponse directe
Le Premier ministre accuse la France Insoumise de souffler sur les braises. Qu'en pensez-vous ?
- 8:40OuverteRéponse directe
Votre réponse aux accusations de Sébastien Lecornu selon lesquelles LFI veut bordéliser le pays ?
- 10:40RelanceRéponse partielle
Le gouvernement propose des mesures pour répondre aux revendications. Qu'en pensez-vous ?
- 27:26FerméeRéponse directe
Est-ce décent de retirer un drapeau israélien lors d'un hommage aux victimes du 7 octobre ?
- 28:43OuverteRéponse directe
Rima Hassan assume avoir retiré le drapeau. Vous assumez aussi son acte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:13Locuteur 10Fait
« Il y avait plusieurs centaines de milliers de jeunes, de lycéens qui m'ont impressionné par leur conscience des enjeux, des difficultés qu'ils rencontrent, leur maturité politique. »
- 9:20Locuteur 10Fait
« La manière avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement depuis qu'il a commencé, c'est-à-dire en quelque sorte par le mépris, en essayant d'expliquer que ce serait la France insoumise qui serait derrière, est une manière de les infantiliser que je trouve absolument déplorable. »
- 11:21Locuteur 10Chiffre
« Dans cette discussion budgétaire, il est prévu, ramené à l'inflation, une baisse de à peu près 800 millions d'euros du budget de l'éducation nationale et du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche. »
- 11:41Locuteur 10Chiffre
« Il y a 64 milliards d'euros, ça correspond à peu près à 1,2 milliard en volume. »
- 11:56Locuteur 10Chiffre
« Il est prévu dans le budget 1 600 postes d'enseignants titulaires qui vont être supprimés. »
- 12:17Locuteur 10Chiffre
« Il y a 800 postes d'enseignants dans le secondaire qui vont être supprimés. »
- 21:55PrésentateurFait
« « Il n'y a aucune consigne de retenue, et par ailleurs, aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition des forces de sécurité intérieure. » »
- 23:14Locuteur 10Fait
« Les armes de guerre, ça blesse, ça mutile. »
- 28:28Locuteur 10Fait
« Je considère qu'il est absolument inapproprié et pire que ça, absolument dangereux d'organiser dans l'enceinte du Parlement européen un événement qui met en valeur, par exemple, la colonisation du territoire en violation absolue du droit international. »
- 35:12PrésentateurFait
« Quand on est professionnel, dès qu'on dépasse la norme de qualité, automatiquement, il y a une interdiction de la vente de ces œufs ? »
- 35:31PrésentateurFait
« C'est évidemment un drame pour eux. On les aide, par ailleurs, parce que nous, on est un peu des lanceurs d'alerte sur cette idée d'enquête. »
- 35:47PrésentateurFait
« Et là, évidemment, il y avait énormément de polluants éternels. »
- 35:58PrésentateurFait
« Combien de temps peuvent rester présents dans le sol ces polluants éternels ? »
- 36:15PrésentateurFait
« Donc on parle d'années, parfois de dizaines d'années. »
- 36:24PrésentateurFait
« Le chlordécone dans les Antilles, on le trouve toujours dans les sols. Alors qu'il n'est plus utilisé depuis très longtemps. »
- 36:37PrésentateurFait
« Deux zones ressortent particulièrement de votre enquête. Les Ardennes, vous en avez parlé, et la vallée du Rhône. »
- 36:44PrésentateurFait
« Oui, effectivement. Les pifaces, elles sont présentes dans ces zones-là. »
- 36:53PrésentateurFait
« Encore une fois, il y a ces résidus qui subsistent même après la fermeture d'usines agrochimiques qui ont pu exister. »
- 37:02PrésentateurFait
« Si on appelle ça polluants éternels, ce n'est pas pour rien. »
- 37:12Locuteur 8Fait
« la norme de qualité est franchie, ce qui est le cas, est-ce qu'il est dangereux de consommer ces œufs contaminés ? »
- 37:12PrésentateurFait
« Oui, quand la norme de qualité est franchie, les valeurs seuils sont franchies, il ne faut pas les consommer, bien entendu. »
- 37:25PrésentateurFait
« Cela dit, il faut avoir conscience que ces valeurs seuils sont calculées de manière quand même à protéger le consommateur. »
- 37:46PrésentateurFait
« Mais c'est une alerte, il ne faut pas non plus paniquer si jamais on... Il ne faut pas arrêter de manger des œufs, là ? »
- 37:50PrésentateurFait
« Surtout pas, parce que la plupart des œufs n'ont pas. »
- 38:00PrésentateurFait
« Il faut avoir une alimentation équilibrée et les œufs apportent des nutriments, des protéines et des vitamines qui sont extrêmement intéressants. »
- 38:35PrésentateurChiffre
« Selon l'autorité européenne de sécurité des aliments, avec des œufs au seuil réglementaire, il ne faudrait pas dépasser un œuf par semaine pour un enfant de 20 kg, 4 pour un adulte de 70 kg. »
- 38:46PrésentateurFait
« Mais on retrouve aussi des PFAS dans l'eau, dans le poisson, dans la viande. »
- 38:51PrésentateurFait
« Si l'on comprend bien ce que vous nous dites, le risque, est-ce que c'est bien l'accumulation de toutes ces expositions ? »
- 39:03PrésentateurFait
« Et ensuite, quelles conséquences exactes cela a sur notre santé, Robert Baroukine ? »
- 39:31PrésentateurFait
« Et les PFAS ont été étudiés, enfin, certains PFAS ont été étudiés, parce qu'il y en a des milliers. »
- 39:41PrésentateurFait
« Donc, pour certains, il y a un effet cancérigène. »
- 39:47PrésentateurFait
« Il y a des effets qu'on appelle immunosuppression. »
- 39:55PrésentateurFait
« Certains enfants ne répondaient pas bien au vaccin. Et ce sont ceux qui avaient le plus de PFAS dans le sang. »
- 40:03PrésentateurFait
« Et puis, il y a des effets, disons, de perturbateurs endocriniens et métaboliques. Ça élève le cholestérol. »
- 40:15PrésentateurFait
« Donc, c'est quand même des substances assez toxiques. »
- 40:46PrésentateurFait
« un missile sans charge, je le précise, lancé depuis un sous-marin sous les yeux, vous voyez, du chef de l'État et chef des armées. »
- 41:05PrésentateurFait
« Aujourd'hui, nous sommes plus forts. »
- 41:10PrésentateurFait
« L'engin qui a été lancé, c'est une nouvelle version améliorée d'un missile Mersol stratégique mis en service il y a un an seulement. »
- 41:17PrésentateurFait
« Le missile est retombé dans l'Atlantique Nord, à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte. »
- 41:34PrésentateurFait
« La Russie montre aussi les muscles. Avec la présentation d'un tout nouveau drone baptisé Dragon. »
- 41:52PrésentateurFait
« La Russie, directement citée par Emmanuel Macron, qui serait une menace pour la France. »
- 42:10PrésentateurFait
« Ici, un pont routier qui abrite le métro également de Kiev, touché plusieurs fois ce week-end. »
- 42:22PrésentateurFait
« L'Ukraine est en train de son côté d'installer, sur des images d'aujourd'hui, des filets de sécurité anti-drone sur ses ponts pour éviter de nouvelles frappes. »
- 42:30PrésentateurFait
« Le pays tente aussi de rendre coup pour coup 650 drones ukrainiens lancés sur Moscou et sa région la nuit dernière. »
- 42:36PrésentateurChiffre
« Il y a eu deux morts. »
- 42:40PrésentateurFait
« Un robot baptisé Frodo, comme le petit héros du Seigneur des Anneaux, capable de tirer au lance-grenade. »
- 42:53PrésentateurChiffre
« Et ces robots ont été centraux dans une opération baptisée Vivaldi, qui a permis à l'armée ukrainienne de récupérer 172 km² de territoire aux Russes. »
- 43:01PrésentateurFait
« Et d'éloigner pour les mois à venir une menace sur la ville de Liman au Donbass, des dizaines de soldats russes ont été capturés dans cette opération en septembre. »
- 43:09PrésentateurChiffre
« Sur l'ensemble du front, je précise l'Ukraine a fait reculer la Russie et récupérer, toute chose égale par ailleurs, 80 km² de son territoire. »
- 43:26PrésentateurFait
« Il a été arrêté, il pourrait être placé en détention provisoire. »
- 43:29PrésentateurFait
« Il s'appelle August Hanning, il a dirigé l'espionnage allemand de 1998 à 2005, donc sous Schröder, avant d'occuper un poste important au ministère de l'Intérieur jusqu'en 2009, donc cette fois sous Merkel. »
- 43:39PrésentateurFait
« Et il est soupçonné d'avoir ensuite été un agent double à partir de 2010 jusqu'en 2022. »
- 43:43PrésentateurChiffre
« Il aurait vendu 2000 documents à des puissances étrangères sans qu'on sache lesquelles. »
- 43:53PrésentateurFait
« Ce que dit la FP, c'est que ce n'est pas la Russie qui en a bénéficié. »
- 43:58PrésentateurFait
« il risque de perdre le contrôle du Congrès aux élections de mi-mandat le mois prochain. »
- 44:05PrésentateurFait
« Alors il multiplie les meetings totalement lunaires. »
- 44:08PrésentateurFait
« Regardez, le voici qui signe sur scène, sur la tribune, un décret présidentiel pour autoriser les particuliers américains à acheter du gazole non routier. »
- 44:19PrésentateurFait
« Il dit « Je ne sais pas ce que c'est, mais peu importe », voilà ce que précise Donald Trump, avant d'inviter, écoutez bien, l'Iran à frapper des bastions démocrates comme Los Angeles ou San Diego. »
- 44:47PrésentateurFait
« Trump qui cible sans relâche les démocrates avec une violence folle même à l'échelle de Trump. »
- 45:16PrésentateurFait
« Bien entendu, ce sont des insultes pures et dures. »
- 45:19PrésentateurFait
« Trump qui est aussi en colère d'ailleurs contre Fox News, sa chaîne préférée, qui renonce à couvrir ses meetings. »
- 45:25PrésentateurFait
« Il faut dire qu'il peine à faire le plein, ils sont souvent à moitié vides, ses meetings. »
- 45:30PrésentateurFait
« Mais la chaîne accueille aussi une ancienne très proche du président américain, Caroline Levitt, qui était porte-parole de la Maison Blanche. »
- 45:36PrésentateurFait
« Elle se reconvertit commentatrice sur la chaîne Fox News. »
- 45:40PrésentateurFait
« Et voici à l'inverse la nouvelle attachée de presse de la Maison Blanche. »
- 45:43PrésentateurFait
« Regardez, elle s'appelle Benny Ray Harmony. »
- 45:46PrésentateurFait
« C'est elle qui s'affichait ouvertement il y a quatre ans, arme à la main, t-shirt, fuck Joe Biden, ça se passe de traduction. »
- 45:53PrésentateurFait
« Et la Maison Blanche assume totalement le profil de cette jeune femme. »
- 46:02PrésentateurFait
« La couverture d'un livre géant réalisé par Dali, volé dans un petit musée d'Auvergne. »
- 46:08PrésentateurFait
« C'est une œuvre en soi, cette couverture, sculptée par Dali en 1958, en bronze et or. »
- 46:51PrésentateurFait
« Ça vous parle, Manuel Bompard, l'anarchiste d'Ali. »
- 46:59PrésentateurFait
« dérobée dans la nuit de dimanche à lundi, comme l'a révélé la radio ici Pays d'Auvergne. »
- 47:20Locuteur 7Fait
« Nous ne sommes pas éternels. L'œuvre, elle, c'est un patrimoine national et international qui a été volé par des iconoclastes, j'appelle ça des pieds nickelés, des gens qui n'étaient pas des amateurs d'art. »
- 47:39PrésentateurFait
« Et c'est un vol qui relance le débat sur la sécurité des musées, parce qu'il y a eu d'autres petits musées qui ont été victimes de cambriolage, à part le Louvre, bien sûr. »
- 47:46PrésentateurChiffre
« Et le musée Jacques Chirac, par exemple, avec le vol du torc de la dame de Vix fin juillet, la série noire continue malgré 33 mesures annoncées par le gouvernement qui étaient censées renforcer la sécurité de ces musées. »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Locuteur 105 %
- ?4 %
≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir, c'est à vous pour vous accompagner jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Agathe, Marie, Laurin et Patrick, bonsoir à tous les quatre.
Bonsoir Elisabeth.
La une ce soir des manifestants et leurs parents.
Je
pense que c'était extrêmement important qu'on soit là, pour les protéger, pour que tout se passe bien.
J'ai peur pour notre jeunesse, j'ai peur pour les enfants. Ce qui s'est passé ces dernières semaines, c'est lamentable.
J'ai très peur pour eux, oui, il y a une violence qui est déferlée sur la jeunesse qui est assez impressionnante.
Les parents venus à Paris, Marseille, Strasbourg ou Rennes, encadrer la manifestation de leurs enfants, éviter autant que possible les violences de ces derniers jours, avec un signe de ralliement pour ces parents et ces adultes. Venir avec un brassard blanc au bras, certains avaient aussi des casques blancs. À Paris, ces adultes se sont souvent interposés, ils ont composé des chaînes humaines devant les CRS, avec parfois quelques tensions, comme filmées ici par Audrey Payas et Benjamin Delmas. Des tensions aussi, des feux de poubelle, notamment à Lyon, comme ici, à Toulouse également. Ce qui a fait craindre des débordements et des violences.
Une minute de silence a été respectée à Paris pour les blessés, notamment un ado de 15 ans, la main arrachée hier à Lens, ou un enfant de 14 ans, la mâchoire brisée à Saint-Ouen-laumône. Le policier auteur du tir est d'ailleurs mis en examen pour violence. L'IGPN a déjà ouvert 11 enquêtes, ça sera sans doute plus. Des manifestants ont aussi fait les morts devant les policiers. Moyen pacifique de protester contre un maintien de l'ordre jugé par ces manifestants disproportionnés. Ce matin, un adolescent de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis a aussi été évacué en urgence, pris de convulsion après avoir reçu du gaz lacrymogène.
Il
y
a
eu des tirs de mortier et il y a un petit, enfin un second, qui a été attrapé par la police, qui s'est fait gazer, gazer à plusieurs reprises. Il a été traîné dans les escaliers, il s'est mis à convulser, on était tous autour, on a eu hyper peur.
Et à Metz, l'image a fait le tour des réseaux. Ce policier accusé d'agresser sexuellement une adolescente, ce qu'elle réfute elle-même. D'après le parquet, le policier d'ailleurs porte plainte pour diffamation publique. Une enquête de l'IGPN est ouverte. Et puis à Perpignan, un autre policier lui filmait en train de tenir des propos sexistes et racistes à une enseignante. Enquête ouverte contre ce policier. À Paris, la manifestation était en partie perturbée par la présence de 300 individus hostiles. C'est le terme utilisé par la préfecture de police. Le maire à la FI de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a voulu s'interposer.
Il a été touché par du gaz lacrymogène avant d'être lui-même exfiltré du cortège.
On arrête
!
Là, ce qu'ils ont fait, c'est pas correct. Ils ont aspergé alors que les jeunes, ils étaient là. Au contraire, ils étaient là, ils pacifiés.
Au
niveau national, ce mouvement était très suivi.
Il
court suspendu totalement ou partiellement dans 900 lycées.
C
'est 1 sur 4 en France. 2000 même selon les syndicats de lycéens. Et ce mouvement de protestation a aussi lieu en ligne, où les cours à distance sont, vous voyez, perturbés, rendus impossibles par des lycéens qui mettent de la musique ou des bruits à fond. Et puis en tout, aujourd'hui, 450 000 personnes ont manifesté dans tout le pays, dont 100 000 à Paris selon les organisateurs, deux fois moins selon la police. Lycéens, étudiants, enseignants donnent déjà rendez-vous après-demain.
Je
pense que pour l'instant, la royée n
'est
pas la bonne. Je ne pense pas que nos étudiants, que nos élèves soient prêts à s'arrêter comme ça. C'est que le début, le mouvement n'est pas du tout en train de s'essouffler, que c'est le début des grandes choses.
Ça
ne
va
pas attendre que les lycées, ça va attendre la société.
Bonsoir Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise, député des Bouches-du-Rhône. Vous étiez cet après-midi à la manifestation parisienne, aux côtés d'autres députés de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. Merci de votre présence ce soir. Vos commentaires et réactions, tout de suite après l'édito de Patrick Cohen.
Sur
le plan politique, c'est une journée marquée par la question du maintien de l'ordre. Et de la bataille des récits sur l'origine et la répression des violences aux portes des lycées. Les forces de l'ordre ont-elles agi sans discernement contre les mineurs ? Ou bien ont-elles au contraire riposté de façon proportionnée à des accès d'ultra-violence, selon le terme utilisé par Sébastien Loucornu cet après-midi à l'Assemblée nationale ? Le Premier ministre en veut pour preuve le bilan très lourd de ces derniers jours de conflit. 85 personnels éducatifs blessés, dont 34 proviseurs ou adjoints qui pourront beaucoup tenter d'éviter les blocus devant leur établissement.
C'est un bilan sans précédent lors d'un mouvement de jeunesse. 715 policiers et gendarmes ont également été blessés, ainsi que 215 élèves, la plupart par des fauteurs de troubles, quelques-uns à la suite d'accidents, mais les blessures les plus graves, celles qui alimentent les réseaux, les écrans et le débat public sont le résultat d'interventions des forces de l'ordre. On en a vu quelques-unes à l'instant avec Lorrain. Des forces de l'ordre durement accusées par Jean-Luc Mélenchon ? Alors il n'est pas le seul à mettre en cause leur méthode.
Ainsi le chef des députés socialistes Boris Vallaud annonce le dépôt d'une proposition de loi pour interdire l'usage contre des mineurs des grenades de désencerclement et de LBD, lanceurs de balles de défense. Hier soir, convié à débattre devant les étudiants de la plus prestigieuse école de commerce HEC, Jean-Luc Mélenchon a balancé entre l'ordre et le désordre la violence et la non-violence. N'allez pas croire un instant que j'aime la pagaille, a-t-il lancé lors de ce débat. Les insoumis appellent à la non-violence des méthodes de lutte, a-t-il également rappelé sur X, mais il a violemment mis en cause des policiers.
–
Cette troupe n'est plus tenue, elle n
'en
fait qu'à sa tête. Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes, il y a des idées de soi-disant, ils incarnent l'ordre, t'incarnes l'ordre en étant provocateur et en jetant des pierres sur tes colères,
t'incarnes l'ordre en tabassant des gens, c'est ça l'ordre ? Non, ça c'est pas l'ordre. Ou plus exactement, c'est l'ordre établi.
–
L'ordre établi qu'il conviendrait de renverser, si l'on suit le raisonnement du candidat insoumis, des accusations qui ont suscité une vive réplique du Premier ministre cet après-midi lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée.
– Il
faut faire taire deux mensonges qui divisent la société, qui remontent la population contre la police de la République, et ce n'est pas acceptable. Le premier mensonge, c'est de laisser à penser qu'il y a une intentionnalité et une disproportion volontaire dans l'usage de la force. Et le deuxième mensonge encore plus grave étant de sous-entendre que la police de la République et les militaires de la gendarmerie seraient racistes. La situation est suffisamment grave. Une politique lâche qui souffre sur les braises et qui cherche
à
attiser les violences pour ensuite mieux les condamner.
–
Souffler sur les braises, attiser les violences, Sébastien Lecornu dira un peu plus tard à votre collègue Mathilde Panot « La violence fait partie de votre projet politique de bordélisation du pays ». Dans ce face-à-face, une voix inattendue, plutôt critique à l'égard du gouvernement, celle de l'ancien directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin pendant la crise du CPE. Presque deux mois d'agitation, de mobilisation massive de la jeunesse en février-mars 2006. Bruno Le Maire.
– Aujourd
'hui,
la
force,
l
'opposition brutale,
le
dénigrement de la parole
des lycéens ne
conduira
nulle part.
– C
'est parce que j'ai l'expérience du conflit que je dis ça, ajoute Bruno Le Maire, à propos d'un épisode politiquement très coûteux mais symboliquement plus facile à traiter puisqu'il a suffi, ce que Jacques Chirac a fini par concéder, de retirer un texte pourtant voté et promulgué, ce qui n'est pas du tout le problème aujourd'hui. – Justement, sur le fond, où en est-on ?
–
Alors Sébastien Lecornu promet de corriger tout ce qu'on peut corriger dans le dispositif Parcoursup, notamment en termes de transparence et de simplicité, a-t-il dit tout à l'heure. Il annonce aussi la suspension des cours dans les lycées pendant une demi-journée d'ici à la fin de la semaine pour permettre au chef d'établissement un temps de démocratie interne avec les élèves. La plateforme lancée par le gouvernement pour recueillir les doléances est en marche depuis hier. On envoie une capture d'écran derrière moi et puis le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a expliqué, sans plus de détails, qu'il y a de la place
pour
les urgences, qu'il resterait de la place, qu'il voit de la place pour les urgences dans le budget très contraint de 2027. – On revient, Emmanuel Bompard, sur le fond, la possibilité d'une sortie de crise dans un instant, mais d'abord votre réponse aux accusations de Sébastien Lecornu. LFI souffle sur les braises avec le projet politique de bordéliser le pays avant l'élection présidentielle.
–
Écoutez, vous l'avez dit tout à l'heure, moi j'étais dans les manifestations aujourd'hui avec mes collègues et d'abord je vais dire que c'était une mobilisation extraordinaire. Il y avait plusieurs centaines de milliers de jeunes, de lycéens
qui
m'ont impressionné par leur conscience des enjeux, des difficultés qu'ils rencontrent, leur maturité politique. Et je dois dire que la manière avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement depuis qu'il a commencé, c'est-à-dire en quelque sorte par le mépris, en essayant d'expliquer que ce serait la France insoumise qui serait derrière, est une manière de les infantiliser que je trouve absolument déplorable.
– Même
si dès le départ, on a vu beaucoup de députés de la France
insoumise
se rendent
sur
les premières
manifestations,
notamment à
Créteil. – Je vais donc
préciser les faits, le mouvement est né d'un lycée à Créteil, dans le Val-de-Marne, le lycée Saint-Exupéry, dans lequel il manquait des professeurs, dans lequel il manquait des personnels d'éducation, dans lequel il n'y
avait
pas de psychologue scolaire. Et vous avez d'abord eu une mobilisation d'enseignants, et puis ensuite une mobilisation de lycéens. Et oui, bien sûr, Clémence Guettet, qui est la députée de la circonscription, elle est allée à la rencontre des lycéens, des personnels, pour écouter leurs revendications. Et maintenant, on reproche à la France insoumise de faire son travail de député. Mais la question qu
'on
devrait se poser, c'est pourquoi c'est la France insoumise qui est allée écouter ses revendications ? Pourquoi le gouvernement ne s'y est pas rendu ? – Qui depuis ont été satisfaits en grande partie ses revendications
au lycée Saint-Exupéry.
–
Comme
quoi ça sert à quelque chose de se mobiliser. Mais ensuite, cette mobilisation,
elle
a déclenché d'autres mobilisations, parce que les jeunes se sont rendus compte qu'ils avaient des mêmes conditions d'études absolument dégradées. Et il y avait aujourd'hui beaucoup de dignité avec des jeunes qui chantaient la marseillaise. Franchement, je trouve que c'est un mouvement, une génération qui est une génération extraordinaire. Et la manière avec laquelle le gouvernement, encore aujourd'hui à l'Assemblée nationale, n'est pas capable de répondre politiquement aux revendications légitimes qui s'expriment et essayent de salir ce mouvement, je la
trouve absolument… –
Exactement, parce que là,
il
y a à la fois des chantiers qui sont ouverts, une plateforme
lancée,
des écoutes de
dialogue,
etc. Il n
'y a
rien ? – Ben non, il n
'y a
rien. – Ben, écoutez, M. Lecornu nous envoie un courrier, il nous dit «
Parcours
sup, ça ne marche pas, mais on va le garder. La réforme du bac, ça a
complètement… » – Et il dit aussi « Personne ne sait par quoi le remplacer.
»
–
Oui,
oui,
d'accord. – Ben si, je vous le propose, on l'abroge. Et on crée les places nécessaires à l'université, voilà comment on le remplace. Ensuite, il nous dit « La réforme du bac,
ça
a absolument désorganisé les emplois du temps et ça crée beaucoup de souffrance des jeunes qui se retrouvent avec des journées très importantes. »
–
Mais on va la garder. –
Mais vous voudriez remettre
à plat tous les rythmes scolaires là, maintenant ? – Ben attendez, il y
a
des choses qu'on peut faire en urgence. En urgence, qu
'est
-ce qu'on peut faire ? On a une discussion budgétaire qui s'engage là, en ce moment. Dans cette discussion budgétaire, il est prévu, ramené à l'inflation, une baisse de à peu près 800 millions d'euros du budget de l'éducation nationale et du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche.
–
Je ne
sais
pas ce que dit le gouvernement. – Mais vous pouvez le vérifier
?
–
Non, je l'ai vérifié. – Vous n'allez pas
seulement écouter ce que dit le gouvernement, monsieur.
– Non, j'ai regardé les chiffres. Il y a
64 milliards d'euros, ça correspond à peu près à 1,2 milliard en volume. –
Et
ramené à 2,1
% de l'inflation, c
'est 0%. – Non, non, ce n
'est
pas 0%. Enfin, pardon, vous vérifierez les chiffres. Il y a une baisse. Est-ce que vous allez me contredire quand je vous dis qu'il est prévu dans le budget, 1 600 postes d'enseignants titulaires qui vont être supprimés
?
– Non,
ça,
c'est la vérité.
–
Bon, alors, est-ce que vous pensez sincèrement que quand vous avez un mouvement de jeunesse qui dit, qui est quand même extraordinaire, des jeunes qui disent qu
'on
n'a pas assez d'enseignants devant nous…
–
Mais il disait que ce n'était pas dans le secondaire ce matin,
le ministre de l'éducation. – Ce n'est pas vrai. Il y en a 800 dans le secondaire.
–
Non, mais
attendez, allez lire les chiffres, pardon. Vous ne pouvez pas seulement dire que
c'est
ce qu'il dit. C'est précis dans le budget, c'est dans le bleu budgétaire. Il y a 800 postes d'enseignants dans le secondaire qui vont être supprimés. Donc moi, je veux bien qu
'on
me dise que ce n
'est
pas vrai. Mais en fait, cette forme de complotisme et de fake news du gouvernement devient assez insupportable. Écoutez, on se retrouve dans une situation aujourd'hui en France, quand même, il faut que les gens comprennent, où vous avez une heure de cours sur dix, une heure de cours sur dix, qui ne peut pas être tenue parce qu'il
y
a des enseignants qui ne sont pas remplacés. Voilà, ça,
c
'est la réalité. Et vous pensez sincèrement que dans ce moment-là, ce qu'il faut faire, c'est supprimer encore des postes d'enseignants. Qu'est-ce qu'il faut faire au moins pour ouvrir une discussion ? Ça ne sera pas suffisant du point de vue des revendications qui sont exprimées par la jeunesse. Mais déjà, annuler les coupes, annuler les suppressions de postes d'enseignants, annuler le gel des APL. Il y
a
des étudiants qui sont dans cette mobilisation. C'est difficile de se loger aujourd'hui. Et on va geler les APL l'année prochaine. Donc le
gouvernement a trois donner des signaux. Mais toutes les revendications
ne pourront pas être satisfaites en quelques semaines.
Ça, vous en êtes bien conscient.
Immédiatement, mais on peut déjà donner des signaux, dire on a entendu. Et donc, ce qu'on peut changer tout de suite sur le budget, et puis ensuite, qu'est-ce que demande ? Il y
a
une plateforme qui a été élaborée par les organisations lycéennes et étudiantes. Il demande un plan d'urgence, de recrutement. Il demande des milliards pour le bâti scolaire, pour qu'il y ait de la rénovation. Alors que c
'est
les régions, mais on peut faire des dotations exceptionnelles de l'État, parce qu'on sait bien que les régions, elles ont été aussi soumises à des baisses de dotations. Le gouvernement peut faire quelque chose. Sauf que ce qu'il répond pour l'instant, c'est en gros, circuler, il n
'y a
rien à voir. Et franchement, ce n
'est pas... Ce n'est pas exactement
ça. Arrêtez, franchement.
Non, non, non. Quand vous dites que vous avez lancé
une plateforme numérique...
Non, la
lettre de Le Cornu
et des 5 chantiers ouverts.
C
'est le
chantier ouvert, effectivement, une plateforme lancée par le ministre de l'Éducation sur laquelle les lycéens peuvent écrire leurs doléances, leurs besoins. Ils ont jusqu'au
23
octobre. Et ensuite, il assure qu'il en sera tenu compte et que
ces doléances n'auront
pas le même destin que celles
du mouvement des Gilets jaunes. Oui, parce qu'il y a les cahiers de doléances des Gilets jaunes. Je ne sais pas si vous savez où ils sont,
vous, mais... Il assure que cette fois,
ce
sera différent. Il nous dit aussi, enfin, il dit aussi ce matin de façon claire que d'ici huit jours, une réponse sera apportée aux absences d'enseignants non remplacés dans chaque académie. On écoute.
Avant de question lycéenne, je suis déjà en train de les traiter. J'ai demandé à toutes les académies, donc c
'est
-à
-dire
les services d'éducation nationale dans les territoires,
d
'avoir le tableau de bord quotidien
de
tous les lycées qui sont confrontés à cette situation, si je puis dire les points rouges en termes de qualité du remplacement
et
d'apporter une réponse dans les huit jours.
Vous
savez qu'il
y a
aussi un problème de recrutement des enseignants, de vocation, donc on ne pourra pas régler en une semaine tous ces profs non remplacés. Est-ce que vous reconnaissez que c'est un début de réponse que
le ministre tente
d'apporter ? Non,
mais
attendez, deux choses l'une. Soit on dispose des enseignants nécessaires pour pouvoir remplacer des enseignants qui sont absents. Et donc pourquoi on ne les a pas déjà mis devant les salles de classe ? Pourquoi il a fallu une mobilisation lycéenne pour que le ministre nous dise je vais les remplacer ? Soit, et c'est la vérité, on n'a pas les enseignants nécessaires pour le faire
et
le ministre nous en fume et vous en fume. Et en tout état de cause, qu'est-ce qui justifie dans cette situation qu'on supprime encore des postes d'enseignants ? Comment vous pouvez justifier une mesure de cette nature ? Le gouvernement nous dit, oui mais il
y a
une baisse de la démographie lycéenne. D'accord,
mais
très bien, donc profitons-en pour régler les problèmes. Profitons-en pour régler les problèmes de non-remplacement. Profitons-en pour baisser le nombre d'élèves par classe. En 15 ans, on est passé de 27 élèves par classe en moyenne dans le secondaire à plus de 30.
Donc
qu
'est
-ce qu'on fait ? On profite de cette situation pour faire en sorte précisément de ramener les classes à un niveau d'un nombre d'élèves plus bas. Tout le monde sait très bien qu'au-delà de 30, au-delà de 25, ça devient très difficile de bien apprendre. Et le temps de démocratie interne que Sébastien Lecornu souhaite vouloir être organisé dans les lycées avec la suspension des cours sur une demi-journée entre mercredi et vendredi, c'est une amorce de retour au dialogue ça ? Ça fait 15 jours que moi je dis que plutôt que d'envoyer des matraques et des CRS, il faudrait ouvrir des temps de discussion. Mais c'est tard. –
C'est la
condition que les lycées ne soient pas bloquées. – Non mais initialement, on aurait pu décider, plutôt que de fermer des établissements, sauf quand il y avait évidemment des conditions de sécurité qui l'exigeaient, mais plutôt de fermer des établissements pour en quelque sorte supprimer les blocus et détruire le mouvement, parce que ça a été ça l'objectif, plutôt que de faire ça, on aurait pu dire ouvrons des espaces de dialogue. On parle beaucoup de la France insoumise,
vous
savez ce qu'on fait les maires insoumis là où ils sont élus ?
Les
maires insoumis là où ils sont élus, ils ont ouvert la mairie, ils ont fait venir des délégués lycéens et ils leur ont permis de dialoguer, de discuter, d'exprimer leurs revendications, il y a sans doute d'autres maires qui l'ont fait aussi. – Et ça s'est mieux passé dans ces villes-là ?
–
Évidemment, regardez par exemple à Creil, le maire insoumis de Creil, Omar Yacoub, il a fait ça, il a fait un travail extraordinaire, il a mis des médiateurs devant les lycées et ça s'est mieux passé, évidemment. – Les lycées ne sont plus bloquées. – Mais attendez, bloquées ? – Non mais bloquées, ce n
'est
pas mal se passer. – Non, je me demande si ces lycées aujourd'hui étaient bloquées.
–
Bah évidemment, mais attendez, mieux se passer, ce n
'est
pas le maire de Creil qui peut répondre aux revendications, c'est le gouvernement. Ce que je vous dis, c'est que cette contestation, vous pouvez l'organiser de telle sorte, est-ce que ça se passe bien ? C'est ça qu'il aurait fallu faire. Quel est le premier acte qu'a posé le ministre de l'Éducation nationale une semaine après la déclenchante de ce mouvement ? Le premier acte qu'il a fait ? – C'est un tweet où il a fait, les revendications sont légitimes, il faut écouter les revendications des lycéens. –
Si,
si, je peux le
retrouver. – Non, mais c'est pas
un acte, c'est un tweet. –
Il
a fait un tweet. – C'est un tweet, pardon,
où il fallait
entendre les lycéens. – Non,
non,
non, monsieur Kahn, franchement, je ne sais pas pourquoi vous voulez vous faire l'avocat du ministre aujourd'hui. Son premier tweet, c'est un tweet qui…
– C'est
votre métier de contredire les invités qui sont
là. – Votre métier,
c'est de contredire, mais pas de vous faire l'avocat du ministre. Mais ce que je vais vous dire, c'est que son premier tweet,
c
'est de dire en gros que
c'est
de la faute de la France insoumise, et son deuxième acte, c'est de co-signer une circulaire commune avec le ministre de l'Intérieur, monsieur Nunez, vous la retrouvez, elle date de samedi dernier, dans lequel il dit « tous les blocages seront débloqués par la force ». Voilà, c'est ça la réponse qu'a apporté le ministre de l'Éducation nationale. Et puis au bout de dix jours, il a dit « ah ben la situation est en train
de
nous échapper, on va enfin recevoir les organisations étudiantes et lycéennes ». – Et vous, vous trouvez que le blocage est une voie normale de protestation, de manifestation ? –
Ça
fait partie des
outils qui peuvent être utilisés
dans une mobilisation. Mais si les blocages vous choquent, monsieur Cohen, quand il y a deux ans, il y
a
eu une mobilisation des agriculteurs qui ont bloqué une autoroute, et que monsieur Attal, alors premier ministre, allait faire une émission de télévision en direct de l'autoroute bloquée, à l'époque, je ne
crois
pas que ça vous ait beaucoup choqué. Et pourtant, bloquer une autoroute, ça ne fait pas partie normalement des moyens d'action, qui sont des moyens d'action légaux. Et à l'époque, d'ailleurs, monsieur Darmanin, ministre de l'Intérieur, disait «
on
ne
répond pas à la colère et à l
'exaspération par les matraques ». On répond par le
dialogue. – Comment vous expliquez cette différence
de
traitement ?
– Mais parce que le gouvernement a joué une stratégie, qui est ce qu'on appelle la stratégie du pourrissement. Il a essayé de salir cette mobilisation. Il a essayé qu'elle dégénère, qu'elle produise des images qui, d'ailleurs, ont été abondamment relayées ensuite, y compris sur vos chaînes, il faut le dire.
Alors,
on a vu des statistiques de Akrimed, qui dit que sur le journal télévisé de France 2, la semaine dernière, il y
a
eu 90% du temps d'antenne qui a été consacrée aux violences et à la mise en cause de la France insoumise. 8% aux revendications des lycéens. Donc, ce qu'il a cherché à faire, le Premier ministre, c'est, en quelque sorte, de pourrir cette mobilisation. Et ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui, les lycéens, ils leur ont envoyé la meilleure réponse possible, c'est-à-dire des mobilisations massives, calmes, pacifiques, qui se sont très bien passées, très conscientes, et que le gouvernement a perdu la partie. Est-ce que les policiers, les CRS et les gendarmes qui interviennent, notamment auprès des blocages, sont des
racistes ?
Il peut y avoir des racistes, oui. Je ne
sais
pas, vous voulez que je vous lise des témoignages de jeunes qui ont été en garde à vue et qu'on leur a dit salle arabe, qu'on leur a arraché leur short en garde
à vue
?
Oui,
mais des généralisations, comme a procédé Jean-Luc Mélenchon ? Non,
non,
mais des généralisations, ça, c'est ce que vous, vous dites, M. Cohen.
Vous pensez qu'il n'y a pas de racisme dans la police ?
Vous pensez qu'il n'y
a
pas de racisme dans la police ? Quand le défenseur des droits dit qu'il y a une pratique qui s'appelle les contrôles au faciès, qu'un jeune noir ou arabe a, aujourd'hui, les derniers chiffres, c'est 4 fois plus, il y
a
quelques années, c'était 20 fois plus de chances d'être contrôlé qu'une personne blanche, vous pensez que ça n'existe pas ? Quand l'organisation des Nations Unies met en cause un problème global de racisme dans la police en France, vous pensez que ça n'existe
pas ? Ça
n'est pas dire que les policiers qui interviennent pour faire
dégager
le blocage ou pour faire ramener le calme face à des situations violentes sont racistes, comme on l'a entendu dans la bouche de Jean-Luc
Mélenchon.
M. Cohen, dire qu'il y a du racisme dans la police, qu'un problème global de racisme dans la police, une forme d'impunité face aux propos et aux actes racistes dans la police, ce n'est pas dire que l'ensemble des policiers sont racistes. C'est vous qui faites une généralité ? Moi, je n
'ai
jamais fait cette généralité. Il y a des policiers, sans doute, qui essayent de bien faire leur travail. Moi, ce que je mets en cause dans cette situation, c'est la doctrine du maintien de l'ordre. C'est que le ministre de l'Intérieur aille sur un plateau de télévision, sur une chaîne concurrente, pour dire, alors qu'on parle d'enfants, des gens qui ont 14 ans, 15 ans, 16 ans, et qu'on dise, pas de retenue, on peut utiliser toutes les armes à nos dispositions.
Non, ce
n
'est
pas ce qu'il dit. Ah, ce n
'est
pas ce qu'il dit ? M. le ministre Nunez,
il n'a pas
dit ça
?
On va l'écouter, il était l'invité ce matin
de France Inter. Non, non, non, on va l'écouter. On va l'écouter, lui, il dit
que c'est...
Sur le journal télévisé de
TF1 la semaine dernière, est
-ce
qu'il a dit, je ne donne aucune consigne de retenue, et je demande d'utiliser toutes les armes à la disposition, y compris des armes qui sont des grenades de désencerclement, et qui sont des armes de guerre ? Est-ce qu'il l'a dit, ça ? On
va
écouter ce qu'il a dit ce matin sur France Inter, sur l'usage, y compris de ces armes dites intermédiaires.
Quand
on bascule dans les scènes dans lesquelles nous avons basculé, où vous avez des individus qui, de manière cagoulée, commettent des dégradations extrêmement graves. Moi, je ne parle pas plus de doctrine de maintien de l'ordre. Nous sommes sur ce qu'on appelle, et j'utilise à dessein le mot, des violences urbaines. Quand il y a des troubles, il doit y avoir intervention. En revanche, en revanche, et j'insiste là-dessus, évidemment, cette intervention, elle s'effectue dans la plus grande proportionnalité. Et dans la quasi-totalité des cas, cette intervention est proportionnée. L'intervention nécessaire en cas de violences urbaines et proportionnalité, c'est ce que dit Mignogne. M.
Cohen, parce que c'est important l'effet. J'ai retrouvé le verbatim, vous pourrez le vérifier. M. Nunez, sur TF1, la semaine dernière,
je
cite, « Il n'y a aucune consigne de retenue,
et
par ailleurs, aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition des forces de sécurité intérieure. »
L
'armement intermédiaire, à toutes
les armes à
disposition.
Ce
qu'on appelle l'armement intermédiaire, madame, ce sont par exemple des grenades de désencerclement qui sont classées comme armes de guerre.
Et
je vous rappelle, juste pour quand même la discussion, qu'on est en train de parler d'enfants. Mais
lui, il parlait de
violences urbaines.
De 15 ans.
Il
parlait de violences
urbaines, Manuel. Oui,
mais ces
gens
-là... Il ne parlait pas
d'utiliser ses armes contre des lycéens qui manifestent pacifiquement. Vous pensez que le jeune homme qui a perdu son oeil, le jeune homme qui a perdu sa main, vous pensez qu'ils étaient en train de faire quoi d'autre que de participer à un mouvement lycéen
?
Donc
vous allez soutenir la proposition du chef du
député socialiste, Boris Vallaud ?
Mais moi, je suis pointé... La loi
pour que des manifestations impliquant des mineurs, les forces de l'ordre, n'utilisent pas d'armes mutilantes ? Bien sûr, c'est une initiative qui a été lancée par l'association Attaque et que j'appuie absolument. Mais je vais vous dire, je pense qu'il faut aller plus loin. Il y a certaines formes d'armement qui, y compris en dehors des manifestations lycéennes, ne devraient pas être utilisées dans le cadre de ce qu'on appelle le maintien de l'ordre. D'ailleurs, il y a certains pays, beaucoup d'autres pays d'ailleurs, dans lesquels on n'utilise pas ces armements-là. Parce qu
'ils
ne sont pas nécessaires. Parce qu'il y a des doctrines qui sont des doctrines de désescalade et que dans le cadre du maintien de l'ordre, on n'utilise pas des armes de guerre. Parce que les armes de guerre, ça blesse, ça mutile. Enfin, qu'est-ce que vous avez à dire aux parents de ces enfants qui ont perdu, ça pourrait être nos enfants, à chacune, chacun d'entre nous, aux gens qui nous écoutent, qui sont allés dans une manifestation parce qu'ils ne supportent plus de ne
pas
avoir de professeurs, parce que les conditions dans lesquelles ils étudient sont absolument indignes.
C
'est ça la situation. Ils sont allés dans cette manifestation et ils reviennent avec un œil en moins.
Hier, à vos
côtés, l'approviseur d'un lycée professionnel parisien nous racontait l'assaut organisé qu'elle a subi hier devant son lycée. Probablement pas des élèves de l'établissement, mais des jeunes hommes cagoulés qui étaient déterminés à en découdre avec les forces de l'ordre.
Que
sont censés... Il ne
s
'agissait pas de lycéens qui manifestaient
pas ces gens dans ce cas
précis.
Elle n'a
pas reconnu certains de
ces élèves.
C'est évidemment absolument inacceptable. Personne ne peut être d'accord avec le fait qu'on s'en prenne ni à un personnel d'éducation, ni à un établissement scolaire, ni même à un policier. Moi, je ne
vous
dis pas qu'il faut... Mais la question qui nous est posée, c'est comment, pendant plusieurs jours, on a eu l'opportunité d'éviter de se retrouver dans des situations que dans des situations de tension. Le gouvernement a laissé pourrir la situation, n'a apporté aucune réponse politique, n'a ouvert aucun canal de discussion, aucun canal de dialogue. Et une fois, précisément, si vous ne voulez pas encourager la violence, n'attendez pas que ça se passe mal pour commencer à faire quelque chose. Sinon, vous-même,
vous
vous encouragez d'un certain point de vue la violence. Moi, depuis le début, j'ai toujours dit la même chose. Pour qu'un mouvement fasse entendre ses revendications, il faut qu'il soit pacifique, il faut qu
'il
soit large, il
faut
qu
'il
soit massif. Et je suis très content, vous savez, qu'aujourd'hui, beaucoup de jeunes ont entendu ce message. Il y avait près de 2000 lycées qui étaient concernés.
Il
y avait 90% des universités.
Moi,
dans la manifestation, j'y ai passé deux heures. Ça s
'est
passé, les jeunes chantaient la Marseillaise, portaient des revendications. C'était extraordinaire. Donc, il ne
faut
pas donner une image de ce mouvement qui ne correspond pas à la réalité. S'il
y
a des incidents, je les désapprouve. Mais ce n
'est
pas ça, le mouvement lycéen dont on est en train de parler. Un autre sujet à vous soumettre. Agathe. Oui, Rima Hassan, sous le feu des critiques. Manuel Bompard, votre collègue
insoumise.
Voilà. J'allais dire qu'elle était au cœur d'une nouvelle polémique. Elle est accusée d'avoir renversé des drapeaux européens et israéliens devant les portraits des victimes du 7 octobre à l'occasion d'une exposition pour commémorer ces massacres. Trois ans après au Parlement européen, la présidente de l'institution, Roberta Mezzola, dit prendre cette affaire extrêmement au sérieux.
Rima
Hassan s'est expliquée une première fois dans l'hémicycle. Sur le moment, elle précise qu'elle n'a pas touché au drapeau européen. Elle n
'a
pas dit que ça.
Je
veux rappeler un dernier élément, Madame la Présidente. Je n'ai pas touché au drapeau
israélien.
Merci.
Voilà,
le micro de Rima Hassan est coupé avant la fin de sa phrase. Mais son équipe a réagi et confirme le fait qu'en quittant les lieux de l'exposition, elle a bien enlevé le drapeau israélien. Le drapeau européen qui était fixé sur le même pied serait alors tombé sous l'effet du déséquilibre. Aucun drapeau n'aurait été piétiné ni détérioré, assure l'entourage de l'élu. Mais au Parlement européen, le mal est fait.
Me
dire que la veille du 7 octobre,
il
y a dans ce Parlement deux groupes politiques où l'antisémitisme a servi de colonne vertébrale, c'est insupportable. En mémoire des victimes de la Shoah, des victimes du 7 octobre, je demande à tous les groupes politiques de retrouver de la décence.
Ce
soir, il y a quelques minutes, Rima Hassan est allée plus loin sur X. Elle s'explique. Elle dit d'abord qu'il s'agissait d'un événement non officiel et qu'en revanche,
elle a toujours pris part avec son groupe aux commémorations officielles organisées par le Parlement européen. Elle explique aussi que lors d'un échange avec un
artiste
invité, il aurait nié l'existence de la Palestine. Elle assume une fois plus d'avoir retiré ce drapeau israélien. Manuel Bompard, la question ne porte pas sur vos opinions, sur ce que vous pensez de la politique israélienne ou sur ce que vous pensez d'Israël, mais sur le fait de retirer un drapeau israélien à l'occasion d'un hommage aux victimes du 7 octobre, devant des photos de ces victimes, est-ce que c'est décent ? Est-ce que vous trouvez, madame, qu'il est décent d'organiser dans l'enceinte du Parlement européen
un
événement co-organisé avec les autorités officielles de l'État israélien qui commet aujourd'hui des massacres à Gaza, dans lequel on vendait des objets promotionnels dans lesquels il était indiqué que la recette de cette vente servirait à financer l'armée israélienne et dans lequel les objets représentaient le territoire israélien incluant les territoires de la Cisjordanie, c'est-à-dire qui font l'objet d'une colonisation et qui étaient inclus comme annexés au territoire israélien. Bien évidemment qu'il faut rendre hommage aux victimes du 7 octobre.
Mais c'était un événement accueilli par le Parlement européen ?
Non, non, c'était un événement qui avait lieu à l'intérieur du Parlement européen qui était organisé par des groupes en lien avec les autorités officielles israéliennes. Et moi, pardon, mais je considère que non, dans l'enceinte du Parlement européen,
on
n'organise pas un événement avec les autorités officielles d'un gouvernement, d'un État qui aujourd'hui commet un génocide.
Mais là, je parle des victimes du
7 octobre qui étaient en photo
avec un drapeau
israélien juste en face.
Non, juste sur ce point, Manuel Gompas.
Je vous ai répondu très
clairement, madame. Et je pense que s'il y avait un événement qui avait été organisé dans l'enceinte du Parlement européen, par exemple avec la représentation officielle de l'État russe, vous aurez trouvé ça absolument inapproprié. Et que sans doute vous auriez protesté. Peut-être que vous serez, comme Rima Hassan, allé retirer le
drapeau de là où il se trouvait.
Donc oui, évidemment, j'assume. Et j'assume absolument ce qu'a fait Rima Hassan. Et je considère qu'il est absolument inapproprié et pire que ça, absolument dangereux d'organiser dans l'enceinte du Parlement européen un événement qui met en valeur, par exemple, la colonisation du territoire en violation absolue du droit international et y compris d'ailleurs des positions de
l
'Union européenne elle-même. Merci beaucoup. Vous restez
avec nous.
Le reportage, c'est à vous. Ici et maintenant, Marie Gentrique. Une dinguerie ce qui se passe. Il y
a
un site internet qui permet d'accéder aux données personnelles de n'importe qui. On trouve nom, prénom, numéro de sécu et j'ai retrouvé mon RIB.
Ce n
'est
pas normal que nos données personnelles fuitent comme ça. Et
franchement, ça fait peur. Tes données ne sont pas du tout en sécurité.
Un critère, tout ce qui a fuité, c'est le slogan du site dont tout le monde parle. Les créateurs de cette plateforme se vendent de posséder plus de 11 milliards de données issues de fuites, des informations volées en France, en Suisse, en Belgique et je cite dans bien d'autres pays. Le site fonctionne comme un moteur de recherche. Il suffit de rentrer le nom et le prénom de quelqu'un et vous avez accès à ces données personnelles. Ça peut être son numéro de portable, son adresse, son numéro de sécurité sociale, parfois même les informations bancaires. Alors, ça ne fonctionne pas à tous les coups, mais quand même, très souvent, nous l'avons constaté cet après-midi avec Zidane Azouzzi. 0645
? Oui,
c'est ça.
Ah ben, je ne
vous
trouve pas. Est-ce que c'est le numéro de téléphone de votre père ? 0680 ? Oui, c'est
ça.
Son adresse.
C
'est son code postal ? Oui, c'est son code postal.
C
'est mon mail et mon numéro de téléphone.
D'accord, ça vous fait quoi de voir ça
?
C'est un petit peu surprenant, surtout que là, code postal, ville, on voit aussi mes origines. Mais ce qui me fait le plus peur, c'est le numéro de téléphone quand même.
Ce n
'est
pas très rassurant. Pourtant, je suis un peu vigilant par rapport à ça. Donc là, je vais être encore plus vigilant.
Alors, la plateforme vous propose de payer pour faire supprimer les données qui vous concernent, mais surtout pas, prévient le ministère du numérique, parce que ça pourrait alimenter ceux qui sont à la manœuvre. Justement, qui sont-ils ? Comment est-ce que ça marche ? Eh bien,
on
a posé la question à Marwan Warab. Il est l'un des mieux placés pour y répondre parce qu'il est lui-même un ancien escroc en ligne. Aujourd'hui, il est hacker éthique et expert en cybersécurité.
Le
problème,
c
'est que ces données-là proviennent des fuites de données qui ont lieu chaque année. On a récemment eu le cas avec les impôts, la NTS, les mairies, etc. Les gens qui créent ce type de site Internet-là sont des gens qui rachètent ces données-là ou qui les téléchargent en source ouverte pour pouvoir ensuite alimenter la base de données de leur site Internet et permettre à autrui de pouvoir faire des recherches sur n'importe qui. On n'a plus le contrôle sur les données une fois qu'elles sont téléchargées. Là, on sait qu'on peut supprimer nos données de ce site-là,
mais
pas de la base de données initiale.
Donc, il
y a
de quoi être inquiet ou pas avec ce site-là
?
Il y
a
de quoi être inquiet. Le grand public peut maintenant s'apercevoir de ce que les hackers peuvent trouver sur eux.
Et
il n'y a pas que les particuliers qui sont concernés. Les personnalités publiques, elles aussi, sont touchées. Par exemple, Marine Tondelier, la candidate des écologistes à la présidentielle, qui a notamment vu son numéro de téléphone divulgué. Autre problème, ce sont ceux dont le numéro est faussement attribué à des personnalités publiques. Et ils sont nombreux. Ces derniers jours, ils reçoivent des appels en cascade et ils n'en peuvent plus.
Oui,
bonjour, monsieur. J'ai essayé de vous appeler parce que vous correspondez au numéro de Kylian Mbappé. Mais
c
'est pas moi qui est Kylian Mbappé, c'est pas moi.
On cherche à joindre madame Marine Le Pen. Je ne suis pas Marine Le Pen. Oui, pour nous, ils m'appellent. Oui, mais c'est pas contre ça, c'est pas ceux qui l'a fait ça.
C'est du harcèlement le
jour, la nuit. Vous avez reçu
combien d'appels, vous diriez là du coup
? Depuis mercis dernier,
je
dirais 300. Et le problème, c'est que moi, j'ai de la clientèle qui m'appelle quotidiennement. Donc je rappelle tous les numéros qui m'appellent. La plupart du temps,
on
me raccroche au nez. Ou il
y
a un petit malin qui crie, ah, Marine Le Pen, à qui me raccroche au nez. Ou alors on me dit, ah, c'est une erreur, je n
'ai
pas essayé de vous appeler parce qu'ils ne m'assument pas. C'est un scandale, j'ai déposé plainte.
La ministre déléguée au numérique, Anne Le Hénanf, a saisi la justice. Aucune plateforme n'est au-dessus des lois. Voici ce qu'elle écrit dans un tweet. Et tout cela n'est que la partie émergée de l'iceberg, puisque de nombreux sites similaires existent. Et on est tous susceptibles d'être concernés. Rien qu'en 2026, près d'un Français sur deux a été piraté.
Merci beaucoup, Marie. C'est à nouveau au sujet d'inquiétude alimentaire. La présence de polluants éternels dans les oeufs que nous consommons. Près de 60% seraient contaminés avec des taux dépassant les seuils réglementaires, dans un cas sur quatre. Résultat d'une vaste étude menée partout en France par la cellule d'investigation de Radio France et le réseau de radio locale. Ici, bonsoir Mathieu Mondoloni. Bonsoir. Vous êtes le directeur de la formation de ce réseau ici, ex-France Bleu. A vos côtés ce soir, Robert Barocchi, médecin toxicologue, directeur de l'Institut de santé publique de l'Inserm. Un mot d'abord sur la méthodologie de votre enquête, Mathieu Mondoloni.
Il y a deux ans déjà, on s'en souvient, vous aviez testé l'eau du robinet dans 89 communes de France. Des polluants éternels étaient présents dans près de la moitié des échantillons. Naturellement, vous vous êtes demandé, est-ce que ça se retrouve dans ce qu'on mange ? Et notamment, effectivement, dans les œufs qui viennent des poules, qui elles-mêmes sont élevées en plein air. L'étude, elle porte d'ailleurs uniquement sur des poules et des œufs élevés en plein air. Je tiens à le préciser parce que ça ne prend pas en compte l'élevage industriel. Mais à l'époque, il y avait trois prélèvements qui étaient revenus au-dessus des seuils réglementaires. Je parle de l'eau.
Là, aujourd'hui, on est à un quart des prélèvements qui sont au-dessus des seuils réglementaires. Donc en fait, ce que ça montre surtout, c'est qu'il y en a de plus en plus et qu
'on
les retrouve dans tous ces œufs. Alors quand même, on pense que souvent, les circuits courts, le fait d'élever des poules dans son jardin, ça va être quelque chose de bien. Mais comment on explique que les échantillons des œufs, des particuliers, sont plus contaminés que les œufs, par exemple, produits de façon plus professionnelle, dirons-nous ? Il y a des normes déjà. Même quand vous êtes producteur local, vous êtes soumis à des normes et donc vous devez contrôler les œufs. Les particuliers, évidemment, comme ils les mangent pour eux, ils ne
sont
pas soumis aux mêmes normes. Et après, les poules, en fait, elles grattent le sol, elles mangent ce qu'il
y a
par terre, des verres de terre, des graines qui sont jetées. Elles utilisent l'eau qui est mise à leur disposition, qui parfois vient d'un puits sur la propriété. Et tout ça,
c
'est pollué.
C
'est un angle mort sanitaire, d'ailleurs, de la surveillance sanitaire, le fait que les œufs des poulaillers particuliers ne soient pas réglementés. Oui, c'est difficile. Enfin, ce qu'il y a dans les magasins est bien surveillé. Donc voilà, on peut avoir confiance. Par contre, ce qui est chez vous, c'est beaucoup moins surveillé, bien sûr. Quand on est professionnel, dès qu'on dépasse la norme de qualité, automatiquement, il y a une interdiction de la vente de ces œufs ? Oui, normalement,
c
'est dit impropre à la consommation. Donc d'ailleurs, on a révélé ça à certains producteurs, notamment dans les Ardennes. Ils ne les étaient pas au courant, c'est
-à-dire
qu
'ils
élevaient des œufs. Et c'est nous qui leur avons appris qu'ils ne pouvaient plus les vendre. Donc c'est évidemment un drame pour eux. On les aide, par ailleurs, parce que nous, on est un peu des lanceurs d'alerte sur cette idée d'enquête. C'est que derrière, on les aide à se retourner contre les autorités et à pouvoir obtenir un dédommagement. Là, en l'occurrence, c'est parce que le propriétaire précédent épandait de la boue qui venait d
'une station
d'épuration. Exactement, d'usine papier. Et là, évidemment, il y avait énormément de polluants éternels. Et eux ne le savaient pas en achetant terrain. Donc eux qui pensaient faire de la production locale, la vente sur les marchés et en tirer un revenu, par ailleurs, se retrouvent du jour au lendemain avec des œufs impropres à la vente. Combien de temps peuvent rester présents dans le sol ces polluants éternels ?
Parce
que le couple en question dont vous parlez avait arrêté de donner de l'eau puisée dans son puits à ses poules depuis plus d'un mois. Mais les œufs étaient toujours contaminés. Non, un mois, c'est... C'est rien. C'est
très court.
Donc on parle d'années, parfois de dizaines d'années. Il n
'y a
pas que les pifaces qui sont dans cette situation. Il y a d'autres polluants qu'on retrouve dans les sédiments de rivière ou dans les sols. Le chlordécone dans les Antilles, on le trouve toujours dans les sols. Alors qu'il n'est plus utilisé depuis très longtemps. Donc c'est long, c'est très très long. Deux zones ressortent particulièrement de votre enquête. Les Ardennes, vous en avez parlé, et la vallée du Rhône. Ça s'explique par le couloir de la chimie, cette grande zone industrielle qui utilise et produit des pifaces. Oui, effectivement. Les pifaces, elles sont présentes dans ces zones-là. On dit pifaces, pifaces. Pifaces, oui. Effectivement, il y a ce couloir dont vous parlez.
Encore une fois, il y a ces résidus qui subsistent même après la fermeture d'usines agrochimiques qui ont pu exister. Et c'est ce que disait M. Barouki, c'est que les sols restent pollués. Si on appelle ça polluants éternels, ce n'est pas pour rien. Il y
a
un petit indice dans le nom.
Quand
la norme de qualité est franchie, ce qui est le cas, est-ce qu'il est dangereux de consommer ces œufs contaminés
? Oui, quand la norme de qualité est franchie, les valeurs seuils sont franchies, il ne faut pas les consommer, bien entendu. Cela dit, il faut avoir conscience que ces valeurs seuils sont calculées de manière quand même à protéger le consommateur. C'est-à-dire, lorsque dans les tests réglementaires,
vous
faites différentes doses et vous avez des effets, vous prenez la dose la plus haute qui ne donne pas d'effet, juste avant que ça donne un effet. Et pour obtenir les valeurs seuils, vous divisez par 100 ou par 1000 pour être très protecteur. Donc finalement, il ne
faut
pas consommer. Mais c'est une alerte, il ne
faut
pas non plus paniquer si jamais on...
Il ne faut
pas arrêter de manger des œufs, là ? Surtout pas, parce que la plupart des œufs n'ont pas. Enfin, je veux dire, ce que vous avez, c'est contrôlé dans le commerce, c'est contrôlé. Il ne faut pas que le toxicologue dise l'inverse, c
'est
ce que dit le nutritionniste. Il faut avoir une alimentation équilibrée et les œufs apportent des nutriments, des protéines et des vitamines qui sont extrêmement intéressants et en plus à des prix qui sont raisonnables par rapport à d'autres sources animales.
De
protéines,
oui.
Donc, il faut continuer, sauf que, évidemment, quand on trouve que c'est contaminé, il faut agir. Sauf que les particuliers, ils ont du mal à savoir que leurs œufs sont contaminés.
Oui, bien sûr. Et puis, c
'est vrai. Pardon, l'idée n'était pas d'être anxiogène, je le précise, parce qu'encore une fois, on lance l'alerte. Je rappelle qu'il
y a
40% qui n'ont pas de PFAS dans les prélèvements qu'on a effectués. Et derrière, nous, on alerte et on dit, attention, et derrière, il
faut
se tourner vers les autorités sanitaires.
Selon
l'autorité européenne de sécurité des aliments, avec des œufs au seuil réglementaire,
il
ne faudrait pas dépasser un œuf par semaine pour un enfant de 20 kg, 4 pour un adulte de 70 kg. Mais on retrouve aussi des PFAS dans l'eau, dans le poisson, dans la viande. Si l'on comprend bien ce que vous nous dites, le risque, est-ce que c'est bien l'accumulation de toutes ces expositions ? Et ensuite, quelles conséquences exactes cela a sur notre santé, Robert Baroukine ? Alors, évidemment, il faut tenir compte de l'ensemble de ce qu
'on
mange. Et la contamination, elle ne concerne pas que les œufs. Elle concerne d'autres aliments, la viande, les abats, les fruits de mer. Donc, il y a des PFAS. Donc, ce qu'il faut considérer,
c
'est cet ensemble-là. Et c'est quand l'autorité européenne fait ces recommandations-là, elle tient compte du fait, disons, d'un régime à peu près équilibré. Et les PFAS ont été étudiés, enfin, certains PFAS ont été étudiés, parce qu'il y en a des milliers. Là,
c'est quatre, essentiellement. Donc, c'est les quatre essentiels que vous avez testés dans les œufs.
Voilà. Donc, pour certains, il y a un effet cancérigène. Certains, pour certains, possibles pour un autre. Il y a des effets qu'on appelle immunosuppression. Immunosuppression, ça veut dire, ça a été trouvé, on vaccinait les enfants. Certains enfants ne répondaient pas bien au vaccin. Et ce sont ceux qui avaient le plus de PFAS dans le sang. Donc, il interfère avec notre immunité. Et puis, il y a des effets, disons, de perturbateurs endocriniens et métaboliques. Ça élève le cholestérol. Donc, ça, c'est les effets principaux des PFAS. Donc, c'est quand même des substances assez toxiques. Merci beaucoup d'être venu faire le point sur cette étude. Mathieu Mondoloni,
je
rappelle que vous êtes le directeur de l'information du réseau, ici. Et que, Robert Barouki, vous êtes un toxicologue, directeur de
l
'Institut du sens public de l'INSERM. Merci à tous les deux. De 5 sur 5 de Laurent Sénéchal.
On
commence avec Emmanuel Macron qui assiste au lancement d'un nouveau missile nucléaire. Oui, un missile sans charge, je
le
précise, lancé depuis un sous-marin sous les yeux, vous voyez, du chef de l'État et chef des armées. Lui était à bord d'une frégate de la Marine nationale.
C
'est pour la France, au-delà de ce tir d'acceptation qui réussit, une formidable démonstration de crédibilité et une étape importante. Aujourd'hui, nous sommes plus forts.
Et
je pense que le message a été reçu fort et clair. L'engin qui a été lancé, c'est une nouvelle version améliorée d'un missile Mersol stratégique mis en service il
y
a un an seulement. Le missile est retombé dans l'Atlantique Nord, à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte. Ce lancement surprise a été observé depuis la Terre par les Finistériens. On a couru dehors pour voir la traîner. C'était le tonnerre en plus fort, racontent les habitants des environs du phare des Khmuls, à Issy-Brezizel. La Russie montre aussi les muscles. Avec la présentation d'un tout nouveau drone baptisé Dragon.
C
'est un drone, vous voyez, cracheur de feu, conçu sur le modèle d'un drone similaire ukrainien, celui-ci, mis en point il y a deux ans. La Russie, directement citée par Emmanuel Macron, qui serait une menace pour la France. Vladimir Poutine, lui, fait comme si de rien n'était. Poutine qui frappe dans le même temps durablement l'Ukraine. Ici, un pont routier qui abrite le métro également de Kiev, touché plusieurs fois ce week-end. L'attaque au drone à réaction n'a pas fait de victime, mais elle ajoute au climat de psychose que la Russie veut instaurer en Ukraine.
L'Ukraine est en train de son côté d'installer, sur des images d'aujourd'hui, des filets de sécurité anti-drone sur ses ponts pour éviter de nouvelles frappes. Le pays tente aussi de rendre coup pour coup 650 drones ukrainiens lancés sur Moscou et sa région la nuit dernière. Il y
a
eu deux morts. Mais le plus impressionnant au sein de l'armée ukrainienne, c'est un robot. Un robot baptisé Frodo, comme le petit héros du Seigneur des Anneaux, capable de tirer au lance-grenade. Il a été intégré à une unité de l'armée ukrainienne, déployée par drone derrière les lignes russes. Et ces robots ont été centraux dans une opération baptisée Vivaldi, qui a permis à l'armée ukrainienne de récupérer 172 km² de territoire aux Russes. Et d'éloigner pour les mois à venir une menace sur la ville de Liman au Donbass, des dizaines de soldats russes ont été capturés dans cette opération en septembre.
Sur l'ensemble du front, je précise l'Ukraine a fait reculer la Russie et récupérer, toute chose égale par ailleurs, 80 km² de son territoire. Scandale au sein des services secrets allemands. L'ancien patron du bureau des légendes allemands, c
'est
l'équivalent, est lui-même accusé d'espionnage et de trahison. Il a été arrêté, il pourrait être placé en détention provisoire. Il s'appelle August Hanning, il a dirigé l'espionnage allemand de 1998 à 2005, donc sous Schröder, avant d'occuper un poste important au ministère de l'Intérieur jusqu'en 2009, donc cette fois sous Merkel. Et il est soupçonné d'avoir ensuite été un agent double à partir de 2010 jusqu'en 2022. Il aurait vendu 2000 documents à des puissances étrangères sans qu'on sache lesquelles. Ce que dit la FP, c'est que ce n'est pas la Russie qui en a bénéficié.
On
part aux Etats-Unis avec des outrances, celui de Donald Trump en campagne.
Oui,
il risque de perdre le contrôle du Congrès aux élections de mi-mandat le mois prochain. Alors il multiplie les meetings totalement lunaires. Regardez, le voici qui signe sur scène, sur la tribune, un décret présidentiel pour autoriser les particuliers américains à acheter du gazole non routier. C'est un des diesels de couleur rouge, on a la même chose en France, détaxé, réservé aux machines agricoles. Il dit « Je ne sais pas ce que c'est, mais peu importe », voilà ce que précise Donald Trump, avant d'inviter, écoutez bien, l'Iran à frapper des bastions démocrates comme Los Angeles ou San Diego. Trump qui cible sans relâche les démocrates avec une violence folle même à l'échelle de Trump.
Écoutez, le trois jours auparavant, il insulte, en quelque sorte, la moitié du pays. Bien entendu, ce sont des insultes pures et dures. Trump qui est aussi en colère d'ailleurs contre Fox News, sa chaîne préférée, qui renonce à couvrir ses meetings. Il faut dire qu'il peine à faire le plein, ils sont souvent à moitié vides, ses meetings. Mais la chaîne accueille aussi une ancienne très proche du président américain, Caroline Levitt, qui était porte-parole de la Maison Blanche.
Elle
se reconvertit commentatrice sur la chaîne Fox News. Et voici à l'inverse la nouvelle attachée de presse de la Maison Blanche. Regardez, elle s'appelle Benny Ray Harmony. C'est elle qui s'affichait ouvertement il y a quatre ans, arme à la main, t-shirt, fuck Joe Biden, ça se passe de traduction. Et la Maison Blanche assume totalement le profil de cette jeune femme. La couverture d'un livre géant réalisé par Dali, volé dans un petit musée d'Auvergne. C'est une œuvre en soi, cette couverture, sculptée par Dali en 1958, en bronze et or. Il y
a
des pierres précieuses, des coquillages. Elle orne le livre de l'Apocalypse, c
'est
comme ça que s'appelle l'œuvre.
C
'est un immense ouvrage composé de grands parchemins, illustré par Jean Cocteau, Bernard Buffet, Jean Gionneau. Écoutez Dali donner sa vision de l'Apocalypse et ce qui a inspiré son œuvre.
–
Moi, croyant à l'immortalité de l'âme, je dis que le pire qui peut arriver, c'est une désintégration dans laquelle on se trouve tout le coup, pour le même prix, débarrassé de la société de consommation. Parce qu'étant anarchiste aussi, je suis contre la société de consommation. Alors vous imaginez que s'il y avait une bombe atomique qui tomberait sur nous, on consommerait beaucoup de consommateurs.
–
Ça vous parle, Manuel Bompard, l'anarchiste d'Ali.
– Oui,
l'œuvre était
exposée dans
un petit musée privé d'histoire dans le Puy-de-Dôme, dérobée dans la nuit de dimanche à lundi, comme l'a révélé la radio ici Pays d'Auvergne. Heureusement, pas à l'intérieur de l'œuvre. Il y a 150 parchemins qui avaient été retirés pour être exposés à part, mais ça reste un désastre pour le propriétaire du musée et de l'œuvre qu'il a acquise en 2003, alors qu
'elle
avait disparu des radars.
– J
'ai sauvé cette œuvre. Aujourd'hui, je suis blessé. Psychologiquement, je suis atteint que cette œuvre subisse ce sort-là. Nous ne sommes pas éternels. L'œuvre, elle, c'est un patrimoine national
et international
qui a été volé par des iconoclastes, j'appelle ça des pieds nickelés, des gens qui n'étaient pas des amateurs d'art.
Et
ça, ça me désole terriblement.
– Et c'est un vol qui relance le débat sur la sécurité des musées, parce qu'il y a eu d'autres petits musées qui ont été victimes de cambriolage, à part le Louvre, bien sûr. Et le musée Jacques Chirac, par exemple, avec le vol du torc de la dame de Vix fin juillet, la série noire continue malgré 33 mesures annoncées par le gouvernement qui étaient censées renforcer la sécurité de ces musées. – Des musées nationaux, pas des musées… – Privés comme celui d'histoire. – Privés ou des musées locaux qui dépendent des municipalités, je crois.
–
Zidane reste invaincu à la tête des bleus. – Avec une superbe victoire hier contre la Belgique, 4 buts 1 alors qu'on était mené 1 à 0 à la mi-temps. Déjà qu'on a gagné contre la Belgique la semaine dernière, toujours en Ligue des Nations, en match allé, décidément,
c
'est pas la joie chez nos voisins.
–
Allez, tous avec moi, ramenez le seum à la maison, allez les Belges, allez… – Et être Belge contre la France, c'est même plus souffrir de la défaite, c'est souffrir de l'espoir. – On mène 0 à 1 jusqu'à la 77ème minute, la
77ème
minute ! – Ça fait depuis le 21ème siècle qu'on a pu battre cette équipe de France en match officiel. Est
-ce que
vous
réalisez ou pas ? – Vous avez entendu, jusqu'à la 77ème minute, il menait au
77ème.
Il y
a
eu un doublé d'Olysée qui a aussi été passeur pour Cherki. Et la célébration de Cherki rejoint ensuite, comme si c'était au ralenti, par Désiré Douai. Elle a fait le tour du monde, on évoque son aura, vous savez, c'est le mot un peu à la mode chez les jeunes, autrement dit son charisme, l'aura de Cherki.
–
Sa célébration sur son but, je vous juge, elle a trop d'aura. – Regardez sur le but de Cherki, sa célébration, comment il arrive, on dirait les bottes qui spawnent en IA. – Là, sur image, là, le flow qu'il a, comment il regarde le public, exceptionnel. – Et puis la victoire était encore plus belle grâce à des images qui nous font plaisir, celle d'Aimé Jaquet, sélectionneur légendaire des champions du monde 98. Il est venu voir son ancien milieu de terrain, légendaire lui aussi, et Zizou était ravi de la visite.
–
Il aimait ses joueurs, et c'est ce qu'il transmettait de toute façon, c'est-à-dire beaucoup de confiance, beaucoup de liberté, mais de la bienveillance surtout. Je l'ai vu, là, justement, ce que je lui ai dit, que j'étais content qu'il soit là pour venir voir l'équipe de France, parce que je sais qu'il ne sort pas beaucoup, et voilà, c'était top de voir, et aussi des copains de 98. –
Et les voilà, les copains de 98, Fabien Barthez, qui est adjoint aujourd'hui de Zidane, rejoint par Robert Pires, qui était d'ailleurs à la table de CETAV
il y a quelques jours. –
Oui,
parce que
les célèbres sont au jubilé. –
Vincent Candela, Laurent Blanc aussi, je précise, il va avoir 85 ans le mois prochain à Aimé Jaquet. Et enfin, ce qui fait le tour du monde aussi, c'est le toucher de balle de Zidane, après un long dégagement de l'équipe adverse, du gardien adverse, une quarantaine de mètres. Zidane, en soulier en plus, il contrôle la balle, c'est presque millimétré, elle a à peine bougé. –
En soulier, c'est plus difficile ? –
Ah oui,
c
'est encore plus difficile qu'en crampon, bien sûr.
– Je
ne
suis
pas spécialiste. Et puis mieux que Cherki, c'est la célébration du prix Nobel de médecine. – C'est le psychiatre américain Carl Disroth, c'est un des trois à avoir eu le Nobel de médecine, récompensé pour ses travaux sur l'influence de la lumière sur le cerveau et la constitution des souvenirs et des émotions. Il venait d'aller se coucher aux Etats-Unis quand il est en pyjama, je précise pour Babette qui était surprise de le voir dans l'accoutrement, vous allez voir. Il a eu le coup de fil de la Suède, ravi, il est allé voir ses enfants pour leur annoncer la bonne nouvelle.
– J
'imaginais pas un prix Nobel en pyjama et avoir une vie absolument, je ne sais pas pourquoi, c'est des scientifiques dans des laboratoires nuit et jour. –
Eh bien nous,
ils
ont
trois ans
grand
et les enfants sont très contents pour eux.
– Oui, bien
sûr. –
On
s'est consolé aujourd'hui par le prix Nobel de physique. –
Voilà, Francis
Stassen.
– Ah, voilà. Donc
ils ont
marqué un sacré but, les Belges,
avec
ce prix Nobel de physique. Merci
beaucoup
Lorrain. Merci beaucoup Emmanuel Montpart, Mathieu Mondon-Loni, Robert Bacoury d'avoir accepté ce sens, notre invitation. Dans un instant, nos invités, Hélène Ségara, Camille Combal, Maxime Gastoy, « La chronique de Pierre », « Le meilleur est à venir », « Les actualités de Bertrand », « Le pop de Lorrain », « Le dîner de c'est à vous ». A tout de suite, on est ensemble jusqu'à 21h. On vous attend.
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-Canada –
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