Jean-Luc Mélenchon face à la rédaction de l'Humanité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 35 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Quelle mesure d'urgence préconisez-vous pour éviter les canicules et incendies de l'été prochain ?
- 6:27OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à l'argument des libéraux sur le déficit et la dette face à la règle d'or de Marine Le Pen ?
- 14:30OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous arracher les augmentations de salaires face à la résistance du patronat ?
- 25:59OuverteRéponse directe
Vous engagez-vous à interdire les milliardaires en France ?
- 35:28OuverteRéponse directe
Comment éviter de s'enfermer dans le piège identitaire de l'extrême droite ?
- 41:14OuverteRéponse directe
Les sondages vous donnent battu par Marine Le Pen au second tour. Que répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:06Jean-Luc MélenchonFait
« il faut que nous réalisions politiquement que notre adversaire dans l'histoire n'a toujours pas pris la mesure de ce qui se passe »
- 3:50Jean-Luc MélenchonFait
« le capitalisme n'a pas de projet de rechange. Tous les 50 ans, bon allez, peu importe. Il y a des cycles. »
- 7:12Jean-Luc MélenchonFait
« la règle d'or, c'est clunesque. Il y a deux pays qui ont mis la règle d'or dans leur Constitution, l'Espagne et les Allemands et il respectent pas eux-mêmes. »
- 7:55Jean-Luc MélenchonFait
« la dette que détient la BCE, d'où elle sort ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »
- 8:40Jean-Luc MélenchonFait
« il y a déjà eu quand la B centrale européenne a racheté des titres de dettes aux banques privées, des titres de dettes des États. Les Allemands ont porté plainte, ils ont été déboutés. »
- 18:08Jean-Luc MélenchonChiffre
« les assurances sociales en général c'est quelque chose comme 500 milliards d'euros. »
- 22:31Jean-Luc MélenchonChiffre
« un patron sur deux n'a aucun employé. »
- 27:26Jean-Luc MélenchonFait
« Oterdire les milliardaires, c'est drôle. »
- 41:58Jean-Luc MélenchonFait
« il y a eu une bascule qui s'est produit. Tous ceux qui militent ici le savent. Qu'est-ce qui s'est passé ? Jusqu'à la veille de Saint-Denis, l'ambiance à gauche était tout est perdu. »
- 44:08Jean-Luc MélenchonFait
« ces mêmes sondages vous donnent aussi battu par Marine Le Pen. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On accueille notre 3è candidat de la journée, Jean-Luc Mélenchon en grand entretien de l'ité. [acclamation] Un entretien par Julienou [acclamation] Juliou et Cyprien Cadeo. [acclamation] [acclamation] Bonjour, [acclamation] bonjour, bonjour, bonjour, bonjour à toutes et à tous. Merci euh d'être [acclamation] présent si nombreux. [acclamation] Alors, on va vous proposer euh de quand même commencer cet entretien avec Jean-Luc Mélenchon. Je disais bonjour à toutes et à tous. Bienvenue pour cet entretien en direct de la Gora de l'humanité.
[applaudissements]
magfi [applaudissements] tout magifque [applaudissements] [acclamation] tout magif alors une dernière pour la route.
[applaudissements]
[acclamation] On va effectivement parler de la lutte contre l'extrême droite pendant cette cet entretien à venir, mais il va falloir pour pouvoir s'entendre évidemment euh voilà qu'on qu'on commence sans tarder. Donc bon, on vous présente plus notre invité du jour, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France assoumise à la présidentielle et on vous propose d'entrer dans le vif du sujet sans plus tarder parce qu'on a beaucoup de questions et le temps le temps file vite. Alors Jean-Luc Mélenchon, on a vécu un été catastrophique avec les canicules, les incendies. Après la présidentielle de l'année prochaine, il restera que quelques mois pour se préparer au prochain été.
Quelle mesure d'urgence vous préconisez pour éviter de vivre le même enfer que que cette année ? Bon, bonjour tout le monde. Merci pour l'accueil. Faut qu'on tâche de les aider les deux parce que sinon vont pas y arriver. Bon, l'été honnêtement, je veux pas faire le malin, mais on est prêt. C'est-à-dire que il y a les équipe, on a eu le temps d'y réfléchir. Pendant l'été, on a travaillé aussi, on a produit un rapport. Bon part a fait une synthèse de tout ça, mais le fond de l'affaire, c'est que il faut que nous réalisions politiquement que notre adversaire dans l'histoire n'a toujours pas pris la mesure de ce qui se passe.
Autrement dit, il n'a pas compris notamment que on va pas attendre jusqu'à l'été prochain pour apercevoir la profondeur et le caractère irréversible du changement climatique. Et ce changement irréversible porte en lui quelque chose qui aggrave la difficulté, c'est qu'il ouvre une aire d'incertitude. C'est-à-dire que l'on n'est pas capable de dire ce qui va se passer puisque les paramètres ont changé. Le climat est un système méttable et comme les paramètres changent, personne ne peut dire "Voilà ce dont je suis sûr pour les 6 prochains mois". On ne peut arriver à savoir qu'à la condition de déployer des moyens de connaissance qui aujourd'hui n'y sont pas.
Par exemple, nous avons besoin d'une présence satellitaire beaucoup plus importante, beaucoup plus permanente que jamais. Premier élément. Deuxième élément, le capitalisme n'a pas de projet de rechange. Tous les 50 ans, bon allez, peu importe. Il y a des cycles. Au lendemain de la guerre, le premier cycle, ça a été 71. la bascule dans un autre ordre du monde qui a donné l'hégémonie aux États-Unis d'Amérique en leur donnant le pouvoir de battre monnaie. Là, nous sommes dans une situation qu'il n'avait pas prévu et qu'il ni C'est-à-dire que pour eux le changement climatique ça n'a pas de réalité, c'est une invention des W des dingues d'extrême gauche et des gens comme nous.
Et par conséquent, ils sont à sec. Ils ont une stratégie oui toujours la même et elle est en panne. Les États-Unis d'Amérique sont en panne et ils n'ont d'autres sorti que dans la violence et l'ordre du monde d'une manière générale change. Nous sommes dans ce moment. Les épisodes climatiques, c'est eux qui vont scander l'histoire parce que un épisode climatique, ça ne s'arrête pas à l'instant où ça a lieu. Tout ce qui s'est passé dans les landes a modifié la nature des sols, a changé la nature de la récolte, pas l'and mais d'une manière générale la canicule.
Donc tout événement écologique se transforme en un événement social, là la pénurie alimentaire qui bien sûr va se reproduire d'ici l'été prochain. Nous verrons où nous en serons au printemps prochain. Et toute transformation transcroissance de la crise climatique en crise sociale devient une crise politique. Et nous les Français nous sommes déjà dedans. Par conséquent, il faut que nous pensions comme un continuum ce que nous sommes en train de faire aujourd'hui, c'est-à-dire nous rencontrer, nous rassembler, manifester notre force, l'élection elle-même et tous les événements que nous allons vivre.
C'est-à-dire que la société, si elle entre dans la crise climatique, comme l'a dit Pablo Servigne, avec les valeurs du néolibéralisme, ce sera pire que si nous y entrons avec les valeurs du collectivisme, de l'entraide et de la société de solidarité. C'est donc cette société de solidarité que nous commençons à créer dans la campagne électorale elle-même.
[applaudissements]
Un autre un autre des arguments que vous opposent les libéraux, c'est souvent l'argument de déficit qui creusent la dette. On voit que Marine Le Pen propose maintenant la règle d'or dans la Constitution française, donc le le plafond des 3 %. Qu'est-ce que vous répondez à cet argument qu'on vous oppose toujours chez les libéraux ? Non. Bon, la règle d'or, c'est clunesque. Il y a deux pays qui ont mis la règle d'or dans leur Constitution, l'Espagne et les Allemands et il respectent pas eux-mêmes. Alors bon, on arrête avec ça, ça n'existe pas. Et des budgets qui seraient à l'équilibre comme il le propose suppose de ramasser la somme qui manque, c'est-à-dire 150 milliards.
Alors, il y a pas 50 manières de faire, hein. Ils coupent dans les dépenses publiques, ils aggrabent la situation, ils aggravent la récession. Ou bien on dit ce que j'aurais dit l'autre jour, mais si vous aimez les budgets en équilibre, moi je vais vous le mettre en équilibre en 5 minutes. Vous aurez plus droit aucune aide. Point final, c'est terminé. il y a plus de déficit parce que vous coûtez 120 milliards au pays. Tout le monde sait que c'est pas possible de faire comme ça. Mais en attendant, ce n'est pas un problème mathématique, c'est un problème politique. Alors, comme c'est un problème politique, je vais en profiter pour régler un ou de compte.
Regardez comment madame la garde déclare que ce n'est pas possible parce que ce ne serait pas légal. d'annuler la dette. La dette que détient la BCE. Je vous rassure he je vais pas faire un cours d'économie politique mais la bête la dette que détient la BCE, d'où elle sort ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? C'est pas vrai. Il y a déjà eu quand la B centrale européenne a racheté des titres de dettes aux banques privées, des titres de dettes des États. Les Allemands ont porté plainte, ils ont été déboutés.
La cour a dit ben non, dans les statuts de l'Union européenne, il y a rien qui s'oppose à ça puisque ça n'est pas un achat direct sur les État, ce que nous contestons nous mais peu importe. Donc c'est possible. Pourquoi elle dit que c'est pas possible ? Et je lui dis madame la garde, si vous savez pas quoi faire le prochain weekend, pourquoi vous ne liriez pas les études que vous publiez sur votre site de la Banque centrale européenne où précisément vous avez interrogé un économiste qui discute des avantages de la suppression de la dette ? Mais je vous donne ma parole. Il discute de ça. J'ai trouvé ça dans le le blog de Sopia Chikirou tout à l'heure.
Et le gars dit "Bah oui, si on supprime la dette des États, ça va donner des marges de manœuvre, ça va baisser le niveau des taux d'emprunt et cetera. Enfin, l'argumentaire que peut-être vous avez déjà entendu de notre part. Alors, voyez-vous, il y a quelque chose de scandaleux dans le comportement de quelqu'un qui ment publiquement comme ça. Et je vais dire surtout elle parce que elle a été ministre de 2007 à 2011 et pendant cette période la France, le gouvernement français a accumulé 500 milliards de dettes, c'est-à-dire l'équivalent de la somme que nous prétendons annuler par l'annulation de la dette.
Au moins, si ce n'est pas par patriotisme, au moins par honte personnelle, elle pourrait dire "J'entends ce que vous dites, monsieur Mchon, mais ça se discute." Non, ils sont là avec toutes leur morgue pour dire "Non, ce n'est pas possible." Alors, il y a aussi Emmanuel Moulin de la Banque centrale France. Ben celui-là faut l'inventer. Juger votre proposition illégale, dangereuse et inutile he pas plus tard que il y a quelques heures et ils mettent notamment en avant l'argument de de la création de l'inflation que ça engendrerait.
Bon les amis, je laisse tomber sur l'inflation parce qu'il faut aller dire à ce type que comme ces dettes ont déjà été achetées, donc elles ont déjà été monétisées et on rajoutera pas de la monnaie en circulation si on annule. Il faut arrêter. Mais laissons ça de côté. Ce que je veux vous dire, c'est autrement dit ce type parle sans savoir. Il est censé savoir. Mais encore une fois, regardez la morgue de ces gens. Qui c'est celui-là ? Il sort de secrétaire général de l'Élysée, de monsieur Macron. Auparavant, il a été dans les cabinets ministériels du début des années 2000 et récemment directeur du trésor, chef de ceci, directeur de cabinet de le maire, directeur de cabinet de machin.
Alors, première période de sa vie avec SarkoZi 500 milliards de dettes, 2è période 1200 milliards. Et ce type vient me faire la leçon, m'expliquer ce que je dois faire et penser alors qu'il vous ment en disant c'est inutile, dangereux, il ne démontre pas ce qu'il a à dire. Je crois qu'on a le droit de se fâcher, mais voyez-vous, au-delà de la fâcherie, il faut voir ce où en sont nos adversaires dans la lutte de classe. Il faut jamais sous-estimer son adversaire, mais faut pas le surestimer. Ces gens ne savent plus où ils en sont.
C'est-à-dire qu'ils ne savent pas quelle stratégie développer contre nous, si bien qu'ils reproduisent la seule chose qu'il savent faire, c'est-à-dire désorganiser le service public, éteindre toutes les conquêtes sociales avec l'idée que le marché va remplacer tout ça. Mais la création d'un marché, c'est un acte politique, c'est un acte culturel qui dépend de la façon avec laquelle les peuples entrent dans l'idée de marcher, de l'échange. Nous sommes la France. C'est-à-dire un pays qui s'est entièrement construit autour de son état au cours de 12 siècles et en particulier depuis la libération des nazis. Nous avons construit un état social qui au fond se confond avec l'identité de la France.
Par conséquent, démonter l'État social, c'est démonter le pays lui-même et provoquer cela même à au moment même où ils le font. une révolte générale d'un peuple qui n'accepte pas cette idée, quel que soit par ailleurs ces opinions politiques. Je veux dire qu'il y a des gens qui ne sont pas de notre bord mais qui n'acceptent pas que la police soit devenue ce qu'elle est devenue, qui n'acceptent pas que les finances du pays soient employées comme elles le sont, que tous les services publics étaient émis à tenir à la gorge racl jusqu'à l'os. Par conséquent, ce monsieur Moulin, je lui recommande deux choses. La première, je lui dis les yeux dans les yeux.
La France mérite mieux qu'un banquier central qui ment au citoyens français et qu'il s'en souviennent. Je suis [applaudissements] je suis trop vieux pour qu'il me fasse peur. Par conséquent, si quelqu'un doit avoir peur de nous deux, ça sera pas moi. Et je lui demande d'y réfléchir. Ça suffit. Nous sommes le peuple français. Nous sommes éduqués. On a été à l'école, on s'est compté et on s'est repéré un mensonge. Vous mentez, monsieur Moulin, et vous devriez plutôt aider votre patrie à trouver des marges de manœuvre que de nous accabler avec vos sarcasmes. Parce que je termine là-dessus, que tous ces gens me disent qu'ils me font la leçon sur la bonne gestion.
Alors, et vous, vous comptez rembourser la dette comment ? Vous ne l'avez pas dit l'autre jour devant le MDEF, vous avez supprimé des cotisations, des impôts, des taxes et qui paye à la fin l'impôt des Français. C'est ça qu'ils ont dans la tête. C'est ça qu'ils ont dans la tête, rien d'autre. C'est-à-dire la fiscalisation. Mon mot pour terminer le suivant : la bataille de la dette qu'ils ont engagé avec nous est une erreur immense de leur part. Car à gauche, ça fait plus de 15 ans qu'on parle de cette question de la dette. Ça fait plus de 15 ans qu'on étudie le problème à fond.
Et la question que nous soulevons à cette époque de la crise du capitalisme, c'est que nous voulons libérer notre pays et toute l'Europe de l'emprise de la finance sur l'évaluation de nos dettes car c'est un rapport purement politique. C'est pour des raisons purement politiques qu'on a décidé de soumettre les taux d'intérêt de la dette au marché financier mondial. On peut faire complètement autrement. et les les forces du capital seront rassemblées elles aussi pour s'opposer à ces mesures. Mais ça, on en parlera juste après sur comment faire face à ces forces.
On voulait quand même d'abord parce que c'est une question essentielle pour énormément de de Français très concrètement aujourd'hui parler de la question des salaires. Quand vous avez évoqué l'augmentation du SMIC lors de l'université d'été du MEDF, vous avez fait face à un patronat. Concrètement, comment est-ce que vous faites ? On parlait justement du capital qui est prêt à protéger ses intérêts. Dans ces circonstances, comment vous faites pour arracher les augmentations de salaires qui figurent qui figurent dans vos propositions ? D'abord, attendons-nous à une féroce résistance.
Néanmoins, je m'arrête un instant sur cette cet instant étrange où tous ces gens se mettent à rire quand on parle d'augmenter les salaires. Je pense que de leur part, ce fut une grande erreur parce que leur but était de montrer qu'ils étaient l'organisation centrale de la vie politique des Français et que c'est au fond ce qui importe au patronat et ce qui compte et le reste est dérisoire et marginal. Et cette sorte de réponse de classe que traduit le rire qui est a été ressenti par la masse des Français comme quelque chose d'attentatoire à leur dignité.
C'est-à-dire nous on vit au boss, on a qui des salaires, qui des retraites, qui d'autres revenus et on n' pas le droit de rire de ce qui manque. Et je pense que là, quelque chose de très profond a été atteint dans notre pays. J'étais certain qu'ils allaient finir par commettre une erreur tant ils étaient arrogants et tant étit invraisemblable les discours qu'ils approuvaient ce jour-là par leurs applaudissements quand monsieur Rota parlait ou ou ou Atal ou ou l'autre et cetera. Alors, venons aux mesures. D'abord, ils continuent à dérouler leur plans et des fois ils rencontent du succès quand ils disent il faut rapprocher le salaire brut du salaire net.
Ce n'est pas un public réuni à la fête de l'humanité que je veux expliquer que le brut et le net, c'est la même chose. C'est un salaire et que il n'y a pas d'un côté un cadeau et de l'autre un salaire. il y a un seul et unique salaire et que pour acquérir pour vous avez vu Rotaillot dire "Mais moi je rends du pouvoir d'achat au français." Oui. D'accord. Il rendent du pouvoir d'achat.
S'il basculait tout le salaire brut dans le salaire net, il dit "Je rends du pouvoir d'achat." Oui, mais avec ce pouvoir d'achat, vous devriez quand même vous payez votre retraite, vous payez une assurance santé, vous payez une assurance emploi et pour ne prendre que cet exemple, pour arriver au même taux de retour en retraite par des cotisations, il faudrait que vous payez deux fois ce que vous payez aujourd'hui avec une cotisation si vous deviez l'acheter directement à une assurance. Et avec ceci, vous exposeriez la totalité de votre travail à un alléa financier.
Car en 2008, les sociétés qui servaient des fonds de pension, les fonds de pension qui servaient des retraites au nord-américains se sont effondrés pour les plus essentiels d'entre elles et aujourd'hui encore, vous continuez à avoir des gens qui couchent à la rue ou qui sont dans dans des des caravanes parce que ils ont tout perdu en 2008. Le système des États-Unis d'Amérique ne les a ni récupéré ni protégé. De la sorte, nous sommes en face de gens qui tente qui font la le l'assaut final en quelque sorte, c'est finir la socialisation de des cotisations qui permettent de faire face aux aléas de l'existence. Donc ne nous y trompons pas.
Ils ne savent plus certes avoir une stratégie qui leur permette d'avancer, mais leur détermination est absolue et il s'agit de réorganiser la répartition capital travail en réinjectant dans l'accumulation capitaliste la somme qui se trouve dans le salaire brute. C'est leur rêve depuis toujours les amis. Il faut bien comprendre que les assurances sociales en général c'est quelque chose comme 500 milliards d'euros. C'est le plus gros gâteau qu'il y a sur la table qui dans le système socialisé actuel fonctionne en tournant sans arrêt. Eux, ils n'envoient la couleur que quand on achète des médicaments ou quand avec son assurance chômage, on va faire ses courses et cetera.
Mais en attendant, il n'en touche jamais l'accumulation. Alors nous, il faut d'abord mettre un coup d'arrêt à ce qu'ils font. L'inflation va continuer à vous voler une partie de votre pays parce que cette inflation là, il faut bien la regarder comme elle est. l'inflation pour quelqu'un qui va aller acheter en euros des actions et toucher des dividendes. Cette valeur là, elle existe pas. Cette valeurl ne se déprécie pas tandis que le prix du travail, j'ai bien dit le prix, pas le coût, le prix du travail par l'inflation, il le dévalue progressivement. C'est donc un raptour en ce moment et une nouvelle organisation capital travail en défaveur du travail.
C'est la raison pour laquelle il faut immédiatement construire un barrage. Il fonctionne avec deux murs. Premier mur, augmenter le SMIC va avec, s'il le faut la convocation. Nous au pouvoir en mai la convocation immédiate des négociations annuelles obligatoires de salaires de manière à ce qu'on puisse étaler sur l'ensemble des salaires l'augmentation qui est nécessaire. Car fait le patronat aujourd'hui ? quand il mène cette négociation, il fait pas une augmentation générale à l'intérieur de l'entreprise. Il va favoriser les cadres pour pouvoir les garder et mépriser le reste de la masse salariale.
Or, nous avons besoin du fait que tous les salaires augmentent, pas seulement les premiers salaires au niveau du SMIC, parce que c'est à cette condition que nous relancerons l'activité économique du pays. La consommation populaire, c'est 55 % du PIB de notre pays. Par conséquent, le bonheur quotidien, c'est le bonheur de la patrie. Parce que si vous êtes en situation d'organiser votre vie sans être en état de survie, alors vous ferez tourner la boîte. Je termine sur une chose, c'est que à côté de ces deux choses-là, il faut mettre en place l'autre barrage, c'est l'échelle mobile des salaires. De 1952 à 1950 à 1983, il y a eu une échelle mobile des salaires.
Ça veut dire qu'à intervalle régulier, les salaires sont mécaniquement augmenté autant que le coût de la Alors justement sur ça, on avait tout à l'heure Patrick Martin sur cette sur cette Agora qui assure que les entreprises n'ont pas les moyens. Évidemment, c'est très contestable notamment pour les grandes entreprises, mais se pose la question des petites entreprises. Est-ce que il y a une différenciation à faire ? Comment on embarque ces ces entreprises là qui pour beaucoup sont font face aussi à des difficultés ? Je pense par exemple au prix de l'électricité, au taux d'intérêt et cetera.
Mais je te remercie parce que ça me facilite la tâche pour toutes les autres choses que j'ai à dire depuis assez rapidement parce qu'on a beaucoup d'autres chos tout de suite. Oui, il y a une différence et nous autres la gauche et spécialement les collectivistes comme vous et moi, nous devons tenir compte du fait que le patronat n'est pas une masse homogène, même si la condition particulière les conduit tous. dans la logique de l'accumulation. Mais en attendant, un patron sur deux n'a aucun employé. C'est-à-dire qu'on a assimiler à la classe patronale par exemple des gens ubérisés, par exemple des auto-entrepreneurs et tous ces statuts qu'ils ont inventés.
leur relation au travail, leur relation aux assurances sociales n'est pas la même que ceux qui se trouvent dans des multinationales. Pas du tout la même. Puisque tu me le demander, oui, il y a une différence absolue à faire à l'intérieur du patronat. Le patronat qui fonctionne sur le marché mondial. Les SMAR dans ces rangs, c'est 3 % des salaires. C'est résiduel pour eux, ça compte pas. Par contre, dans la petite entreprise, c'est décisif. C'est la raison pour laquelle nous autres nous devons bien réfléchir à la façon de travailler. Je vais vous dire pourquoi on est obligé. Ils ont fait passer à financer par l'État compenser les cotisations sociales non payées jusqu'à trois fois le SMC.
Ils ont voulu fiscaliser de cette manière-là. Il y a un/art des revenus de la TVA qui sert à payer des cotisations de se substituer aux cotisations sociale. D'accord ? Si d'un seul coup, un seul jour, on repassait tous sur la cotisation sociale, on enverrait au tapis des centaines d'entreprises. C'est la raison pour laquelle, article 1, il faut distinguer grand et petit patronat et je vais vous dire comment je m'y prends.
D'abord puisqu'ils aiment tant la démocratie nous dis-il et qu'ils nous font souvent tant de reproche, nous allons modifier les règles de la représentation patronale dans les instances de négociation de manière à ce que le petit patronat et le patronat de l'économie sociale et solidaire qui représente 19 % de ce pays soit intégré dans toutes ces négociations et que ça soit pas le MEDEF qui joue le numéro qu'ils nous ont fait la dernière fois quand nous y étions. là-bas, ils ont poussé devant des petits entrepreneurs, des boîtes familiales, vous voyez des choses de cette nature. Alors maintenant, bien sûr qu'il y aura une conséquence.
Si nous réanimons le marché, moi j'ai à ceux qui pleurent, je leur dis mais il vous faudrait combien ? Il vous faudrait combien de clients de plus sinon ? Mais qu'est-ce que vous me demandez ? De me conformer à une règle mathématique abstraite et magique d'après laquelle plus les salaires seraient bas, mieux vous vous porterez. C'est l'inverse. Plus les salaires sont allants, augmentants, plus vous avez de clients. Vous êtes donc accroché à la consommation. Arrêtez de penser que ça irait mieux si vous payez moins les gens. Alors, qui va payer ? et ben le travail bien sûr encore une fois parce qu'il y a que lui qui crée de la richesse.
Mais je veux dire que nous trouverons des moyens de péréquation entre les grandes et les petites entreprises pour prendre en charge sur la base du chiffre d'affaires et des bénéfices les cotisations sociales qui aujourd'hui sont payées par la TBA et qui doivent revenir à la source de la production de la production de la richesse et qu'on vienne pas me dire que c'est pas possible parce que dans le bâtiment ça existe. Il y a des phénomènes de péréquation entre très grandes entreprises et moins grandes suivant les moments où on arrête le travail.
Donc je sais de quoi je parle et je leur dis un oui je vais vous changer la règle de représentation 2 augmenter les salaires ça fait les affaires de tout le monde à commencer par les vôtres et j'en dis pas plus parce que sinon à la fin vous allez me dire et dis donc on t'a pas demandé de faire le bonheur du patronat et justement vous parlez du des petits patrons parlons des méga fortunes l'urodéputé LFI Manon Oubri avait déclaré récemment que les milliardaires étaient nuisibles à l'économie et qu'il fallait les interdire Visiblement, c'est c'est populaire. Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à ce que la France de Jean-Luc Mélenchon soit une France 100 milliardaire ?
Je [acclamation] vais faire quelque chose de plus raisonnable. Je m'engage absolument à tout faire pour qu'il y ait plus de pauvre parce que je les amis, j'adore vos applaudissements d' un instant. Vous vous rappelez la fois où Macron avait dit "J'espère que la jeunesse de mon pays rêve d'être milliardaire." Et ouais. Et alors ? Moi, j'avais dit non, moi j'espère pas ça parce que c'est immoral d'être milliardaire. Et on m'a dit "Mais qu'est-ce qu'il y a du moral ?" Bah comment tu peux ne pas savoir, comment tu peux ne pas savoir que l'accumulation que tu fais se fait au détriment des autres ? Enfin, il y a il y a pas besoin d'être un aigle pour le comprendre.
Et non, mais je dis tout ça parce que vous savez, il y a les débats entre gens de bonne compagnie. Alors, ils disent "Oui, alors vous n'aimez pas les riches." Et alors, il y a toujours quelqu'un qui est très intelligent pour dire "Moi, c'est pas le fait qu' a des riches qui me posent ce problème, c'est qu'il y a des pauvres." Et tu es obligé de dire "Tu vois pas le rapport entre les deux ? Tu vois pas que bon ben c'est mécanique." Par conséquent, il est on a lancé ça et moi je bon, les copains ont trouvé cette idée de dire "Oterdire les milliardaires, c'est drôle." Euh bon, la pauvre bête euh non euh c'est c'est la pauvreté qu'on va éradiquer.
Donc organiser les choses différemment, c'est pas si compliqué que ça à faire. C'est une affaire d'impôt, c'est une affaire de succession, tout ça se calcule hein. J'ai plus rien organisé. Puisqu'on parle puisqu'on parle de de succession parlant héritage d'ici 2040 9000 milliards d'euros de patrimoine devrait être être transmis pour endiguer la société des héritiers. Vous avez mis dans le débat une taxe à 100 % sur les successions au-delà de 12 millions. Euh 12 millions, on se demandait si c'était pas déjà un peu beaucoup en fait. Non mais j'adore cette histoire parce que quand on parle d'héritage les amis, il faut savoir qu'on est dans le fantasme.
Je me rappelle d'une émission de télé à laquelle je participais il y a bien longtemps. Le gars c'était un humoriste, monsieur Tim, il m'avait dit "Monsieur Mélenchon, vous voulez tout prendre. La petite maison, on voudrait la passer à l'héritier. Alors, d'un coup, on aurait tous sorti de notre mouchoir pour pleurer sur la petite maison. Mais la vérité, c'est que aucune petite maison ne sera saisie. Pourquoi ? Aujourd'hui 37 % des gens n'ont aucun héritage. Donc, ils sont pas concernés par ce débat. Mais 37 % 87 % ne payent rien du tout parce qu'ils arrivent à 100000 €. Aujourd'hui, la moyenne de ceux qui héritent, c'est par famille, il y a le plus souvent deux enfants et plus.
Donc, tout héritage, vous le divisez par deux. Et quand vous divisez par exemple la petite maison à 300000 € c'est pas à Paris hein, mais la petite maison à 300000 € divisé par 2 = 150000. 1500 tu payes pas d'impôt dessus. Alors il faut attendre d'être à 1 % de la population pour tomber sur des gens qui ont un héritage de 4 millions d'euros. Et comme je ne sais par quelle faiblesse, nous avons encore monté la barre. On a dit à partir de 12 millions on prend tout. Alors j'adore le mot on prend tout parce que [acclamation] c'est provoquant, c'est fait pour ça.
Vous savez sinon toutes les lois du capitalisme, l'organisation de la société, la manière de vivre dans le capitalisme, tout est présenté comme un état de nature. C'est comme ça. Ça peut pas être autrement. Allons. Et quand tu dis on prend tout, un souffle glacé pas sur les gens. Ah, on prend tout. Voilà les communistes qui arrivent. Bon, alors à qui on prend tout ? 0,1 % de la population totale du pays. Chaque fois qu'il y en a un, [acclamation] chaque fois qu'il y en a un qui vient me chercher, je lui dis "Tu es dans les 0 à 1 % toi. Alors, pourquoi tu pleures si tu y es pas ?" Alors, attends, je termine. Que 01 %. Qu'est-ce que ça donne 0,1 ?
Et ben avec ce 0,1 je vous finance laallocation autonomie des jeunes de 18 à 24 ans. Tous les jeunes. Tous les jeunes. Alors les pleurnicheries, ça va un temps. Il y a la réalité. C'est à quoi correspondent ces sommes. Voilà à quoi ça correspond. L'équivalent d'une allocation autonomie pour toute la jeunesse de 18 à 24 ans. Voilà. Je préfère faire une société, un peuple qui hérite de la société que de faire une société d'héritier. Voilà ce que j'ai à dire. Le fil conducteur de notre discussion, ça montre que chaque réforme devra être arrachée face au capital.
À quel point vous comptez sur le mouvement social et les syndicats avec qui vous avez pas toujours eu des très bonnes relations pour avoir le rapport de force face au capital en cas de victoire à la présidentielle ? Ouais. On n'est pas par nous moi je je suis un héritier d'une époque politique hein. Vous savez que je sors pas de l'œuf hein. Donc je sais si on gagne et qu'on recommence comme on a fait en 1981, tous au garde à vous en attendant les consignes. Il ne se passe rien, il n'y a pas de mobilisation populaire, alors l'adversaire se redéploiera.
C'est la raison pour laquelle si nous marquons cette étape extraordinaire, il faudra immédiatement non pas que le peuple soutienne le gouvernement. En quoi ça consiste ? Vous pouvez me dire vous vous levez le matin et vous dites je soutiens le gouvernement puis vous allez au boulot. Donc ça peut pas être ça le sujet, c'est participe à la lutte pour transformer de fond en comble la société. Ouais. Ben vous applaudissez. e cochon qui s'en dédit hein parce qu'on va avoir besoin de ça. La vérité c'est que toute la société française doit connaître une phase de révolution citoyenne.
C'est-à-dire qu'on doit retrouver l'intervention populaire, le contrôle populaire, la défense de la révolution citoyenne. Quand je vous ai proposé de faire des écoor régions la première fois, personne s'en rendu compte. C'est comme ça que je fais hein. Dans chaque discours, je mets un truc, puis le coup d'après, je le développe. Puis le coup d'après, il y a un fachot qui se rend compte et qui monte une campagne à mort contre moi et ça finit par marcher.
Et bien ce que je veux vous dire, c'est que la conjonction de la crise écologique et de la crise sociale nécessite et du capitalisme nécessite que nous ayons une réorganisation de l'État, c'est-à-dire qu'il doit se tourner vers de nouveaux objectifs. Et pour ça, nous supprimerons les anciennes régions pour créer les nouvelles régions. Et ce à quoi nous avons à faire face, ce sont des tâches qui par nature remettent en cause un modèle agricole, un modèle économique. Quand vous dites "Les écorégions vont s'occuper de l'air, de l'eau, de la qualité de la terre, des mobilités et des maladies, c'est-à-dire de la question du bien commun qui est notre santé.
À chaque fois, vous touchez la nécessité d'une transition pour passer de l'état actuel du rapport capitaliste dans la société à une autre forme d'organisation de la société. Laquelle ? C'est celle que nous allons faire avancer ensemble. Voilà pourquoi je veux dire que la première responsabilité, elle est pour ceux qui gouvernent. Nous devons mettre en place immédiatement les chantiers qui transforment la réalité de l'État et de la relation sociale à l'intérieur du pays. Virgule et qu'ensuite en même temps on a besoin d'une application populaire de masse. Après, comptez pas sur moi pour vous dire ce que doivent faire les syndicats parce qu'à chaque fois ça me vaut des histoires.
Donc Motus et bouge cousu. C'est clair que la structure de base du syndicat c'est la section syndicale d'entreprise. Et l'autre structure qui nous importe, c'est la branche dans l'industrie. La branche en général, le commerce, la métallurgie et cetera et cetera. C'est deux types de structures syndicales qui ont un rôle décisif parce que c'est eux qui c'est elles qui sont accrochées au terrain. Évidemment bien sûr que nous nous comptons sur le fait que ça se mette en mouvement et je crois que vous le ferez d'ailleurs. Il y a qu'à voir comment vous m'avez accueilli à l'instant. On a vu que tu as dit on est prêt. [acclamation][applaudissements] Qui c'est qu' a dit on est prêt ?
Lève la main qu'on te voit. Qui c'est ? Alors tu as peur ? Voilà on est prêt. On a vu qu' une partie de la de la campagne dans cette rentrée s'est focalisé sur des thèmes imposés par l'extrême droite notamment la question du port du voile porté par le RN. l'interdiction du port du voil. On a eu un retour de la polémique sur la Baya également. Comment on évite de s'enfermer dans le piège identitaire de l'extrême droite ? Écoute, pardon, je me permets de tutoyer, ce qui est déjà pas bien. Pardon, écoutez-moi, je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites. La campagne n'est pas dominée par les thèmes de l'extrême droite.
La campagne est dominée par nos thèmes et il y a pas besoin pour moi, c'est pas un piège. C'est pas un piège. Ils se sont fourés dans une histoire de fou. Le peuple français n'est pas ce qu'on croit. Le peuple français n'est pas raciste dans sa mare. Le peuple français veut pas enlever les voiles. Alors allez fasciste, parlez du voile, parlez de la baya et vos autres idiot aussi. Parce que la masse du peuple français, elle elle vit dans les problèmes de santé, les problèmes de salaire et tout le monde le sait que tout ça est fait pour jeter du venin, pour diviser les gens entre eux par leur religion ou par leur religion. Depuis quand Foulard est à lui seul un étendard ?
Allez faot, continuez. Vous nous rendez service. Regardez, moi on m'interdit à juste titre, on peut quand même d'entrer directement sur X. Tu vois, on peut quand même pas dire qu'il y a pas de de prise de ces thèmes là. On a vu l'extrême droite grapiller euh évidemment euh aux dernières dernières élections euh mais y compris dans à la fois dans le débat public, ces thèmes, ces questions euh infusent infusent parmi euh parmi les citoyens les les électeurs. Non, mais moi je j'ai pas moi je donne le point de vue d'un militant et d'un militant avec une longue J'ai fait que ça toute ma vie. militer politiquement.
Donc je te dis au pif comme ça leur affaire ne marche pas comme elle marchait à un autre temps. Avec leur bandes qui passent dans la rue et qui cassent la figure à tout le monde avec les assassins qu'il y a parmi eux avec les complicités qu'il y a dans des services de l'État. Tout le monde est exaspéré de voir ça. On ne supporte pas de voir la France dans cet état-là. Je vous le dis, des milliers de gens. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Évidemment, là où tu as raison, c'est que la société se polarise. D'un côté, il y a nous, les collectivistes, et de l'autre côté, il y a eux, les fascistes ou les suprémacistes.
Parce que j'aime mieux qu'on dise suprémacist parce que il y a des variétés parmi eux, mais toutes ont le même principe. Les uns dominent les autres, c'est-à-dire ceux qui sont riches dominent ceux qui ne sont pas, les hommes dominent les femmes. Les êtres humains dominent la nature. Il est tout le temps question de dominer. Il n'arrivent pas jusqu'à leur esprit et fus de force. Ils n'arrivent pas jusqu'à leur esprit la relation d'une société de solidarité qui nécessite pour qu'elle puisse fonctionner une société d'égalité. Ces concepts là sont liés pour nous et de même à l'inverse pour eux.
Et puis il y a plein de gens, les plus anciens comme moi, vous le savez, plein de gens qui savent plus où ils habitent. Alors, ils étaient de droite. Alors, des fois en plus gaulistes comme ça, c'était plus fréquentable. Et puis d'autres, ils savaient pas bien. Et puis certains ils disaient "Bah nous, on est ni de gauche ni de gauche mais pas vraiment de droite." Et tous ces gens aujourd'hui, ils sont perdus, ils regardent et je vais vous dire, ils ont pas envie de se battre avec les gens dans la rue à propos de Foulard. Et ils écoutent ce qu'on dit.
Quand on leur dit la santé, que les maladies qui accablent notre pays, le diabète, le cancer, les maladies du cœur sont des maladies politiques qui résultent de la malbouffe parce qu'on peut pas bien bouffer, résulte des pesticides. Alors, ils entendent ce qu'on leur dit. Et je vois plein de gens qui trouvaient que Mélenchon était exagéré et qui disent maintenant bon quand même ça peut plus durer comme ça. Et bien celui ou celle qui dit que ça peut plus durer comme ça il fait un pas dans notre direction. Et ce que je vous dis c'est qu'on a intérêt à les gagner par les idées, par les propositions, pas par l'insulte.
Je me réjouis de voir comme il me maltraite sur X et c'est toujours à propos de mon âge. Et à force de lire leur truc, je me dis mais comment ils traitent leurs propres parents ceux-là ? Comment ils os parler de quelqu'un qui à mon âge ils disent à pad comme si c'était le bagne ou la prison ou la poubelle. Regardez comme ces gens sont dégénérés moralement autant que politiquement. Alors voilà, mon idée c'est qu'on est fort par nos propositions. Il s'agit donc de de mettre les questions social et économique et écologique pardon au cœur de la campagne. Alors pour l'heure dans l'état du rapport de force de de nombreux sondages vous qualifie désormais au second tour face au RN justement.
Mais il y a un mai. [acclamation] Il y a quand même un ma je sais pas si vous allez m'entendre mais je vais poser ma question. C'est même sondage pas. [acclamation] Il y a donc un mail. Je disais ces mêmes sondages, je sais pas si si vous m'entendez mais ces mêmes sondages vous donnent aussi battu par Marine Le Pen. Alors, il ne reste pas beaucoup de temps. Attendez parce que la question est importante. [acclamation] Faudra qu'on puisse la poser. Ouais, parce que je le disais à l'instant mais personne m'a entendu, je pense. Il y a il y a il y a quand même un mai parce que ces mêmes sondages pour l'heure vous donnent battu par Marine Le Pen. Alors la question, ce sont les sondages.
La question c'est qu'est-ce que vous répondez à ceux qui à gauche surtout en particulier ceux qui nous intéressent ne croit pas que vous puissiez l'emporter face à l'extrême droite en cas de secondes tour ? Ben, écoutez, il fallait déjà arriver jusqu'à ce point-là. Mais écoutez-moi les amis, je réponds à votre question. Il y a eu une bascule qui s'est produit. Tous ceux qui militent ici le savent. Qu'est-ce qui s'est passé ? Jusqu'à la veille de Saint-Denis, l'ambiance à gauche était tout est perdu.
Et puis il aura suffi qu'on lève le fan de combat et qu'on s'y porte sous-même avec vigueur, avec force, détermination, sans baisser les yeux pour que l'appel soit entendu et que des masses de gens se disent "Ouais, je suis d'accord ou un peu ou moyen ou très beaucoup d'accord avec eux. Mais j'y vais." Et c'est le rassemblement de Saint-Denis de 26000 ou 30000 personnes qui a opéré une bascule dans l'opinion. Ce n'est pas moi. J'ai pris ma part. Ce n'est pas seulement le mouvement assoumis. C'est bien sûr le magnifique discours d'Aniernaud, le discours d'Éric Vuyard.
Mais l'essentiel ce jour-là, c'était les gens qui étaient venus, qui avaient rempli les métros et les RER et qui tout d'un coup se sont mis à crier "On va gagner Et en un instant, [acclamation] le sentiment politique s'est retourner dans les esprits et ceux qui dans cette salle sont des syndicalistes, ils nous ont appris une règle de base. La force va à la force et c'est parce que nous avons montré notre détermination et les gens l'ont montré. Voilà pourquoi la situation a basculé et maintenant je fais le pari que sauf incident de parcours, cette dynamique-là ne peut plus être éteinte.
C'est pourquoi de manière un peu audacieuse et un peu taquine, j'ai dit la primaire est finie à ce moment-là. C'est ça que je voulais dire. Alors, on me pose la question.
[applaudissements]
Vous savez cette histoire de 2e tour, je vais dire une méchanceté mais ça va pas viser l'humanité. C'est un problème de journaliste. Faut bien qu' s'occupe avec quelque chose. Alors comme ils peuvent pas passer leur temps à dire "Mais comment ce type qu'on disait mort lui et ses copains et renous nous casser les pieds et risque en plus de nous prendre ce qui compte le plus le pouvoir ?" Alors, on a inventé le fait que je suis un homme rejeté, voire haï par une majorité de Français, mais même dans leur propre sondage, ils ont trouvé d'autres têtes à claque que la mienne. Alors, que que faut-il faire ? Mais se battre, c'est tout. Qu'est-ce qu'on a Est-ce qu'on a jamais fait autrement ?
On va se battre. Et si nous faisons un bon premier tour très dynamique, très fort qui entraîne pas par l'exclusive, par les engueulades ou je sais pas quoi, qui entraînent parce que les gens se disent "Ah ceux-là, ils savent où ils vont, ils savent ce qu'ils vont faire comme on a dit nous sur tous les tons on s'écarré." Alors si on passe cette barre qu'on arrive dans ces conditions, on emportera tout. Vous verrez parce que contrairement à ce qu'il raconte, si ce qu'il fabrique avec leur sondage a une quelconque valeur scientifique, alors je scientifique, laissons tomber, mais disons approximative. Et bien je leur dis la chose suivante.
Si le taux de report du reste de la société vers les candidats insoumis et le même à l'élection présidentielle qu'il a été en 2024, alors le résultat prévisible c'est 5050 à cette heure-ci. Vous avez bien compris si vous reportez sur le deè tour 5050 alors c'est maintenant qu'il faut y aller. [acclamation] Puis on se projette dans le second tour, projetons-nous aussi vers l' législative 2026. Vous aviez conditionné la question l'alliance à gauche au législative à un accord plus large qui comprenait la présidentielle sans succès. Il y a plusieurs candidats à gauche et il y a pas d'accord pour législative. Est-ce que cet accord est toujours d'actualité ?
Est-ce qu'il est toujours possible selon vous pour avoir une majorité parlementaire ? Écoutez, je vous réponds. Franchement, il y a eu des dégâts quoi. Euh on a fait la en 2022, on a fait ce qu'il fallait. C'était la NUPES. Ça s'est brisé sur les révoltes urbaines. Nos alliés nous ont dit "Ah non, on a d'autres valeurs que vous parce que je refusais de dire je sais plus ce qu'il fallait que je dise le retour au calme ou je sais pas quoi. Et moi j'ai dit non moi ce que je réclame c'est justice pour le gamin qui est mort." Et j'ai hâ redire, je réclame justice.
[acclamation] Mais là, ça a commencé à dégénérer et puis après le ton est monté et puis après ça a été l'événement du 7 octobre et la diabolisation absolue du mouvement insoumis comme étant des supposs du terrorisme et tout ça. Bon, vous vous rappelez comment Rima a été traité et tous mes camarades et moi-même. Donc camarades, il y a eu des dégâts de fait. C'està-dire qu'il y a des gens qui qui ont cru à toutes ces choses et ça les bloque par rapport à nous. Et à l'inverse, parce qu'il faut aussi le dire, tous ceux qui avaient fait l'effort de voter pas toujours dans la joie, mais aussi ça leur a fait mal.
Les gens qui votent ensemble avec nous, c'est pas des pions, c'est pas des choses, c'est des gens qui pensent et qui ont vu comment l'espace de 2 ans, alors qu'on nous avait annoncé perdant à l'élection de 2024, vous vous en souvenez, tous les sondages nous annoncé perdant et pourtant avec la manière avec laquelle on s'est battu, c'est nous qui avons gagné. Mais aussitôt, où est passée la détermination à imposer un gouvernement ? [applaudissements] Où elle est passée ? Que s'est-il passé à ce moment-là ? 10 jours de palabre pour savoir qui, quoi, comment. À quelques heures près Macron arrivé à décréter la trêve olympique sans qu'on ait été capable d'avancer un nom.
Vous croyez que j'ai oublié ? Moi, je suis un militant, je m'abuse pas là-dedans. Je mène une stratégie avec des moyens, une volonté. Et quand on a de l'expérience, on apprend de l'expérience. C'est un lourd passif qui est là, mais vous êtes en train de faire la décision parce que c'est pas moi qui ai décidé le niveau où je suis dans les sondages, c'est vous. C'est vous qui faites la décision. Donc tout dépend de vous maintenant. Moi, j'en ai assez et je ne perdrai pas une minute à jouer de la mandoline sous la fenêtre de qui que ce soit. Bienvenue à tous ceux qui veulent entrer dans la lutte avec nous. Point final.
La question que ça pose, c'est est-ce que la gauche peut avoir une majorité parlementaire au printemps prochain sans un accord ? Mais ami, imagine qu'on m'est élu. Qu'est-ce que tu crois que je vais faire ? que je vais rester caché ou que je vais dire des paroles confuses, j'irai, je dirai aux gens, j'ai besoin d'une majorité voter pour les députés, union pour la 6e République. Je le ferai tous les jours avec les autres forces de gauche. C'était ça la question. ceux qui veulent. Mais attendez,
[applaudissements]
je veux dire les choses mais bien franchement en ce moment déjà il y a un problème. Nous on fait campagne électorale ici. J'apprends rien à personne. Qu'est-ce que c'est une campagne électorale ? C'est beaucoup de boulot. Tu vas au porte à porte, tu parles à quelqu'un qui au début t'aime bien est content de te voir ou est pas content de te voir du tout et puis il y a des questions et puis c'est difficile parce que on comprend pas tout. Monsieur Mélenchon, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez plus qu'on paye les dettes ? On comprend pas. Bref, c'est ça faire campagne électorale. Expliquer, expliquer, expliquer, convaincre, rassurer.
Il y en a là-dedans qu'on fait le programme commun, non ? Dans le passé, bon, on allait au porte à porte et les gens disaient "Ah, c'est bien, vous y croyez ?" Et puis disait "Mais vous êtes alliés avec les communistes, vous ?" "Ah oui oui oui oui oui, ça se passe bien. On est assez content." Ah oui, d'accord. Mais il croit pas en Dieu alors nous on vote pas contre Dieu. Voilà, je m'en C'est ça. Fa campagne électorale, c'est beaucoup d'efforts camarades. Et eux pendant ce temps, ils font un congrès. Ils ont le droit pour savoir s'ils sont pour, contre, pour la rupture, pas pour la rupture. La rupture avec elle et fille, sans elle fille.
Écoutez, le temps qu'ils aient fini de décider, on respecte ce qu'ils font. Faites ce que vous voulez, on fait campagne. Et là, je me poses la question, est-ce que la gauche ? J'en sais rien, je suis pas la gauche moi. D'abord, qu'est-ce que c'est la gauche ? Qui c'est qui est pour moi ? Qui est-ce qui est à gauche ? Celui qui pratique un programme de gauche. Celle qui applique un programme de gauche, celle qui le défend. Voilà. Alors, je biaè pasin. Je suis pas en train de biaiser. Je fais la réponse que je peux faire aujourd'hui. Nous n'avons qu'une chose à faire, c'est campagne.
Tout ce qui sera gagné à la conviction de gauche au programme l'avenir en commun, ça sera gagné en toute hypothèse pour le premier comme pour le deuxème tour. Il faut faire campagne. Alors, le temps passe très vite et on on arrive on arrive au terme de ce débat. Il va me rester juste à à vous remercier de votre présence, de votre présence à toutes et tous. Évidemment sur cette question de la gauche et de tous les thèmes qu'on a abordé, le débat va être amené à se poursuivre pendant les 3 jours de fête avant de se poursuivre évidemment dans les mois dans les mois qui viennent.
Euh merci beaucoup à tous et puis restez restez tous ici parce que les débats se poursuivent sur l'agora de l'humanité. Merci. [acclamation] Merci. Merci Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements][acclamation] Merci. Merci à Jean-Lucchon. Merci à Julien Laoui. [applaudissements] Merci. [acclamation] Merci à tous.
[applaudissements]
Merci. [acclamation] On a encore beaucoup de choses ce soir. [acclamation] On va, on va, [acclamation] on