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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 27 août 2026 98 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & électionsOutre-mer

🔴 Pour Lyhanna, pour toutes les victimes. Une loi intégrale, maintenant ! - CamPuS 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 78 %Attaque 14 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:36OuverteRéponse directe

    Comment organiser un travail transpartisan sur ce sujet ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    Comment organiser une mobilisation transcitoyenne ?

  • 7:20OuverteRéponse directe

    Selon toi, la cause des enfants et celles des femmes doivent-elles être pensées ensemble ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quel est le problème de notre système judiciaire pour traiter les violences sexistes et sexuelles ?

  • 23:19OuverteRéponse directe

    Comment est née la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale ?

  • 31:32OuverteRéponse directe

    Comment ce travail parlementaire transpartisan s'est-il construit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Chiffre
    « 73 % des plaintes sont classées sans suite et moins de 3 % des agresseurs sont condamnés. »
  • 8:41Chiffre
    « 94 à 97 % des agresseurs sont des hommes et 81 % des victimes sont des filles. »
  • 10:41Chiffre
    « Seul 3 % des agresseurs sont condamnés, moins de 1 % en cas d'inceste. »
  • 14:24Chiffre
    « Dans 8 % des situations, on dit à un enfant je te crois, je te protège. »
  • 15:00Chiffre
    « Une personne sur deux dit avoir fait une tentative de suicide, une personne sur deux déclare avoir des troubles alimentaires. »
  • 53:36Fait
    « ils ont des juridictions spécialisées avec des magistrats formés euh au à la question des victimes de violence sexuelle et sexistes »
  • 53:36Chiffre
    « Pour vous donner un ordre de grandeur, c'est 265000 affaires qui ont été qui sont en cours en 2024. »
  • 53:36Chiffre
    « 30000 sentences et sur les 30000 sentences euh on a 94 % qui sont condamnatoires. »
  • 54:57Fait
    « en Espagne, on a le plus bas taux de féminicide en Europe avec la Grèce et Malte. »
  • 54:57Chiffre
    « en 2004, il y avait 72 femmes qui avaient été victimes tuées par leur conjoint ou exconjoint. Ce chiffre a été ramené à 49 en 2024. »
  • 1:00:31Chiffre
    « 1 % des auteurs de violence sur les enfants, de viol sur les enfants condamnés dans notre pays, 1 %. »
  • 1:03:57Chiffre
    « On a 700 signalements par jour au niveau de l'office mineur. »
  • 1:04:38Fait
    « 90 % de ces contenus, je dis bien 90 % de ces contenus, c'est de l'inceste. »
  • 1:07:12Fait
    « Interpol a développé une technologie qui s'appelle Laden Picture. »

Temps de parole

  • ?100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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euh que nous allons attendre. Il y a avant tout des vies, il y a des femmes, il y a des enfants, il y a des victimes qui parfois n'ont jamais pu parler, d'autres qui ont pu parler mais n'ont jamais été entendus, d'autres encore qui ont dû attendre des années avant que justice ne leur soit rendue lorsqu'elle est rendue. Quand on parle de violence sexiste et sexuelle, on parle d'un ensemble de violences exercées en raison du sexe, en raison du genre ou dans le cadre d'une domination sexuelle. Ça va du harcèlement aux agressions sexuelles, ça va du viol à l'inceste, ça va des violences commises en ligne aux violences gynécologique et obstétricale. Ça va des mariages forcés aux mutilations sexuelles. Et ces violences, elles concernent les femmes comme les enfants avec des mécanismes qui trop

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souvent se rejoignent. Le silence, l'emprise, le rapport de domination, la difficulté à être cru et aussi et parfois l'incapacité de nos institutions à protéger celles et ceux qui devraient l'être. Les derniers chiffres sont particulièrement frappants, mais je pense que vous en avez toutes et tous déjà un petit peu entendu parler. Chaque année, 213000 femmes sont victimes de violence physique ou sexuelle de la part de leur conjoint ou de leur exconjoint. Une femme sur deux déclare avoir déjà subi une forme de enfin une violence sexuelle au cours de sa vie. Et les violences, elles commencent dès l'enfance avec 160000 enfants qui sont victimes de violence sexuelles chaque année, soit un enfant toutes les 3 minutes. 73 % des plaintes sont classées sans suite et moins de 3 %

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des agresseurs sont condamnés. Bon, je pense que c'est les chiffres parlent par eux-mêmes et c'est précisément pour cela que nous sommes ici. En juin dernier, la mort de la petite Liana âgé de seulement 11 ans a bouleversé notre pays et a remis au centre du débat une question qui je considère comme fondamentale. Que faisons-nous réellement pour protéger les enfants et les femmes contre ces violences ? La loi intégrale dont nous a dont nous allons parler aujourd'hui, elle est pas née de cette affaire. Elle avait déjà été déposée par notre député Céline Tibo Martinez. le 2 décembre 2025 euh après plusieurs mois d'un travail parlementaire transpartisan en lien avec les organisations féministes et de protection de l'enfance. Face à un phénomène qui est aussi systémique, nous

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ne pouvons plus répondre par une succession de mesures isolées prise au gré de l'actualité ou de l'émotion suscitée par un nouveau drame. Il faut une réponse qui permette de prévenir avant que les violences ne soient commises. de mieux détecter et de protéger les victimes, de mieux accueillir leurs paroles, de former l'ensemble des professionnels concernés, de garantir l'accès aux soins et de construire une justice qui est du coup réellement capable de répondre à la spécificité de ces violences. C'est tout le sens d'une loi intégrale ne plus séparément ce qui dans la réalité est vécu par les victimes. Enfin vécu par les victimes forment un même système. Cette démarche elle est portée comme je vous l'ai dit par un travail politique et associatif particulièrement

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large avec une coalition féministe et enfantiste réunissant plus de 150 organisations, associations et syndicats. Et pour parler de cette ambition, nous avons euh la chance de réunir aujourd'hui plusieurs personnes qui chacune de par son engagement, de par son expertise et de par son expérience participent à ce combat. Je vais avoir le plaisir d'animer cette discussion donc comme je vous l'ai dit avec notre député de Sénémarn Céline Thbao Martinez [applaudissements] qui est à l'origine de cette proposition de loi transpartisane visant comme vous l'avez compris à lutter contre les violences sexistes et sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants. On a aussi Arnaud Galet, militant engagé dans la protection de l'enfance et dans

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la lutte contre les violences faites aux enfants, ainsi que cfondateur et président de Mouven et de Bibra France et également membre du haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. On a Florian Volt qui représente ici la coalition féministe, pardon, je te cherchais, et enfantiste pour une loi intégrale réunissant, comme je vous l'ai dit, plus de 150 organisations. Iseline Fourtique du Tard, avocate et coprésidente du collectif Ensemble contre le sexisme. [applaudissements] notre sénatrice de scènie qui a participé au travail parlementaire transpartisan Corine Narciguien [applaudissements] notamment sur les questions des

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personnes les plus vulnérables et enfin Alexandra Jardin notre secrétaire national de notre parti à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et à la mobilisation féministe ainsi que conseillère de Paris. Merci à toutes et à tous d'avoir accepté d'être avec nous aujourd'hui. Nous allons essayer pendant cette table ronde de comprendre pourquoi cette loi elle est nécessaire, même si ça paraît un petit peu évident parce que au fond et c'est un petit peu le titre de cette table ronde, la question qui nous ont posé est très simple. Combien de drames faudra-t-il encore pour comprendre que nous ne pouvons plus nous contenter de réagir après coup ? Donc on va commencer tout d'abord enfin euh je sais pas si on fait les questions ou les questions ?

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OK. Bon, je pense qu'on va faire les choses un petit peu différemment parce qu'on a jamais vraiment le temps pour les questions à la fin. Donc je vous propose qu'on passe par deux questions du public et ensuite on pourra commencer par le dérouler de de la table ronde. Si ça vous si vous avez des questions d'abord si je vois bien.

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Ah là-bas.

5:36

Merci beaucoup pour la présentation qui a été faite et merci pour cette table ronde. Moi, j'avais une une question. comment on organise un travail transpartisan sur le sur le sujet et comment on arrive à réunir et à constituer une majorité sur un sujet aussi à la fois sensible mais clivant avec toutes les oppositions politiques qu'on qu'on connaît et comment on associe justement toutes les les associations, toutes les toutes les forces de la société civile qui portent aussi leurs expériences pour sortir du cas d'un drame absolu qui a bouleversé la nation pour comprendre les phénomènes systémiques et cetera. C'est deux questions très générales mais bon au moins ça ouvre la discussion.

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Merci beaucoup. Et deuxème question, ma question sera plutôt pour la fin euh mais je la pose quand même. C'est comment on organise une mobilisation transcitoyenne ? parce que je trouve que la mobilisation du mois de juin est tombée est complètement retombée que nous avons besi enfin en tout cas moi dans mon département il y a nous nous essayons comme nous n'avons pas de de tribunal nous nous essayons de monter une manifestation tous les lundis devant la mairie. C'est vrai qu'au mois d'août c'était un peu dur, mais je pense que je veux rendre hommage au président de l'association qui est là parce que rien ne ferait arriver sans

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les mobilisations d'association. Et maintenant, comment remobiliser la la société ? Et j'espère que ce sera notre conclusion. Merci beaucoup.

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Euh je pense qu'on peut y répondre dès maintenant si. OK. Donc euh donc première question, c'est pour Arnaud Galet. Selon toi, la cause des enfants et celles des femmes doivent-elles aujourd'hui être enfin pourquoi elles doivent être pensées ensemble dans notre combat contre les violences sexuelles ? Donc bonjour à toutes et tous. Oui, on va répondre en fait au aux questions dans le débat. Mais vous avez raison, c'était Bah moi avant toute chose déjà vous remercie d'être là bien entendu et j'ai une forte penser pour illustrer un peu le sujet pour une petite fille qu'on oublie bien souvent, on parle de Liana. Moi je pense à Inas Talou, je sais pas si vous vous rappelez l'enfant martyre

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de la 10 qu'on a retrouvé massacré dans un sac plastique pas très loin d'ici et où le village de Suèvre pas très loin d'ici parce que ça tombait là-bas. C'est l'enfant qu'on a appelé pendant près de d'une trentaine d'années l'enfant martyre de la 10. On s'est mobilisé au niveau associatif et il y a enfin un procès pour ces deux parents qui ont été confondus par l'ADN qui va avoir lieu entre le 9 et le 26 novembre. Et je pense que ça illustre parfaitement, voyez, comment se fait-il que dans ce pays il faill attendre plus de 40 ans y compris quand pendant 30 ans les parents n'ont rien dit et au bout de 30 ans, ils sont confondus par l'ADN et pendant plus de 10 ans, on les laisse en liberté tranquillement. Alors même que la petite INA, ça a été retrouvé avec des marques

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sur le corps dont je vous passe les détails et ça illustre parfaitement en fait pourquoi à mon sens il faut qu'il y ait une cause commune. Cause commune parce que lutte contre les violences faites aux femmes, lutte contre les violences faites aux enfants, c'est à mon sens un combat commun contre le patriarcat, contre la domination masculine parce que très [raclement de gorge] majoritairement ce sont des hommes. Même si là dans le cas d'inastalou, ce serait la mère quand même qui serait qui serait l'autrice avec la complicité du père. Il y a quelque chose que la justice doit trancher et inévitablement, on se rend compte quand on parle des violences sexuelles faites aux enfants, quoi qu'on en dise, on est face à des violences qui sont sexuelles où 94 à 97 % des

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agresseurs sont des hommes et 81 % des victimes sont des filles. Il y a des garçons qui sont victimes comme moi, comme d'autres, mais majoritairement ce sont bien évidemment des filles qui sont euh victimes de ces crimes abominables. Donc pour moi, la question ne se pose pas. En réalité, on l'avait bien dit avec la civis euh puisque j'ai été membre également de la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Et c'est un vrai changement de société. D'où la question d'ailleurs au passage de la loi intégrale qui est fondamentale puisque il s'agit d'impulser un changement de culture, un changement de prisme et qu'on soit en capacité de faire bouger les choses même si ça demande du temps. Bien évidemment, on voit bien que c'est quand même

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chronophage, ça demande du temps et je pense que il y a une nécessité bien entendu bah d'unir nos forces et de se soutenir. On le voit bien. Je me permets aussi de faire allusion à l'actualité. L'affaire Patrick Bruel, résumé innocent bien entendu, qui bah a fait aussi des victimes ados, hein, parce qu'on cherche les adolescents très souvent, on en fait des femmes, donc ce sont des enfants, des adolescentes euh qui donc il y a eu des dépôts de plainte à ce niveau-là et on voit bien que la question en fait, c'est d'objetiser tout simplement que ce soit des enfants, des femmes et c'est toujours pareil. Donc c'est toujours le même mécanisme et il faut absolument, nous on en est convaincu au niveau de mouvan enfant qu'on soit en capacité bah de remporter des victoires et de changer

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en fait les choses et qu'on arrive à impulser une vraie culture de la protection de manière générale qui va qui implique toute la chaîne de protection de la prévention à la condamnation et de l'accompagnement des agresseurs. Quelque chose qui est également important et je pense que là-dessus il y a bien une cause commune. Euh aujourd'hui euh peut-on réellement considérer que la France est-ce que on peut considérer que la France elle peut elle dispose d'une politique publique qui est à la hauteur pour prévenir ces violences et pour protéger les victimes ? Ah non, je pense que la France là, pour dire les choses de m'a l'air très claire, ce qui est terrible c'est que un elle dispose pas de deux, moi je le partage ici pour avoir été membre de la commission indépendante sur l'inceste et

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les violences sexuelles faites aux enfants. C'est-à-dire qu'on est dans un pays où on demande aux victimes de parler. On a encore un président de la République qui a peu de temps dit qu' découvre un un continent inconnu. Donc on peut quand même se poser les questions. Quand au niveau de la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, vous avez eu 33000 personnes qu'on témoigné. Donc c'est un sacré continent inconnu bien entendu. Ça nous aura pas échappé et surtout vous avez aucune préconisation qui est reprise derrière. Ce qui est terrible. Ça veut dire que ce qui est terrible, c'est pas seulement que les rapports servent de calportte, c'est surtout que derrière c'est l'espoir qu'on donne à des victimes de participer à une politique

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publique. Les victimes parlent pour protéger les enfants, donc ce qui est quand même fondamental et derrière on est dans quelque chose où bah finalement on s'en moque. Donc ça veut dire que c'est irrespectueux pour les victimes et je dirais même jusqu'à dire que c'est une forme de victimisation secondaire. C'est qu'on inflige une peine supplémentaire aux victimes qui pense et qui croit que les choses vont enfin changer. Et donc le président de la République dit "Il y a une commission indépendante qui se met en place, il y a 33000 personnes qui font confiance et derrière rien." Donc bien sûr que c'est terrible, c'est atroce et puis on se rend compte en plus que on est presque et c'est là-dessus d'ailleurs qu'il y a cause commune, je me permets en même temps de répondre à la à la à la

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première question, c'est que on est hystérisé, c'est-à-dire que nous on est vu systématiquement puisque on est forcément pas content euh comme des personnes un peu hystériques, pas contentes et cetera. Bref, avec la même rhtorique qu'on retrouve sur les luttes féministes et je pense que c'est essentiel aussi d'en parler de cette manière-là. Après, il y a des choses qui je pense bougent au niveau de la société comme ça ça me permettait de répondre un peu à votre question. La mobilisation va reprendre à partir du 7 septembre. Euh c'est essentiel, ça dépend de chacune et chacun d'entre nous. Je pense que c'est essentiel de le rappeler. On a tous notre notre possibilité, même si on est tout seul devant une mairie, même si on est tout seul devant un tribunal, même

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si on est tout seul, même deux trois qu peu importe, et ben faisons-le. Osons dire que pour toutes les Lianas, pour toutes les petites Inas, pour toutes les femmes, pour tous les enfants, on peut effectivement se mobiliser et peut-être qu'au début, on est un le premier lundi, on est peut-être 10 le lundi d'après et on recrée cette mobilisation parce qu'il y avait bien une coupure estivale qui est un peu nécessaire. Euh et concrètement, qu'est-ce que cela signifie d'être victime d'un pédo criminel en France aujourd'hui ? Et à quelle difficulté et obstacle les victimes sont-elles confrontées ? Bah ce que ça veut dire concrètement, ça veut dire plein de choses. Déjà, ça veut dire que c'est un traumatisme inoui. C'est un traumatisme malheureusement qui est assez difficile. Ça veut dire aussi

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que si on reprend ce que ce qu'on dit les 33000 personnes qui ont témoigné au niveau de la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, bah que vous avez uniquement dans 8 % des situations, on dit à un enfant je te crois, je te protège. Donc ça veut dire que dans 92 % des situations, on dit très souvent à un enfant ou un enfant devenu adulte, je te crois je ne te protège pas, voir tu es un menteur, tu es une menteuse. Donc là aussi, c'est une double peine. Et puis après on peut regarder très rapidement ce que dit la justice. On l'avait dit avec la civies, seul 3 % des agresseurs sont condamnés, moins de 1 % en cas d'inceste. Donc ça veut dire que c'est une solitude terrible. Et ça veut dire que un c'est de s'affronter à sa famille

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ou à ses proches. On voit bien que c'est compliqué parce que dans 8 % des situations uniquement on dit à un enfant ou un enfant devenu adulte, je te crois, je te protège. Très important quand même, je me permets de répondre là-dessus. Enfin pas de répondre, de poursuivre un peu là-dessus. Quand on est dans les 8 %, faut bien comprendre. Donc quand on a un adulte protecteur, on se rend compte que 62 % des personnes disent avoir aucun impact sur leur santé physique et psychique. Donc être adulte protecteur, c'est un effet sur la santé. Ce qui est quand même assez intéressant quand même. Alors que quand on est dans les 92 %, 100 % des personnes disent avoir un impact sur la santé physique et psychique. Une personne sur deux dit avoir fait une tentative de suicide. une

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personne sur deux déclare avoir des troubles alimentaires, 40 % des personnes des addictions et 40 % des femmes des troubles gynécologique. Donc ça veut dire que on est face à un problème de santé publique en plus majeur qui nécessite aujourd'hui forcément qu'il y a une prise en compte par la loi intégrale, par des politiques publiques de ce sujet-là de manière assez conséquente et qui unissent et on y tient effectivement et qui aillent dans le sens de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Merci beaucoup Arnaud. Moi justement, j'avais une question pour Iseline parce que en tant que en tant qu'avocate, quel est le problème de notre système judicière pour traiter les violences sexistes et sexuelles ? Ça fonctionne ? Oui, c'est bon. Bonjour

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à toutes et tous et d'abord merci pour pour votre invitation. Merci de consacrer euh ce temps à tous les travaux et tous les efforts qu'on a pu mener collectivement et je pense que la rentrée s'annonce s'annonce chargé. Arnaud parlait du 7 septembre mais c'est indispensable évidemment que nous toutes et tous nous soyons dans la rue devant les tribunaux le 7 septembre. Donc aujourd'hui on en parle et on continuera le à le faire et c'est et c'est indispensable. s'agissant de la question du système judiciaire, de la place des victimes, de la difficulté de pour les victimes de de trouver euh non pas une réparation mais tout du moins une prise en compte des des souffrances qu'elles ont qu'elles ont subis. Euh ben d'abord euh et tu tu

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le tu en parlais tout à l'heure dans les statistiques que tu as présenté pour ouvrir euh pour ouvrir nos échanges aujourd'hui. Euh on parle d'un contentieux qui est euh on parle d'un contentieux qui est massif et on parle d'un service public, le service public de la justice qui n'a absolument pas les moyens, qui n'a pas les ressources pour y répondre. C'estàd que quand on parle de la loi intégrale, quand on parle de refonder notre système, notre politique publique de justice pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, euh on parle d'un service public de justice qui est largement victime de l'austérité, qui est largement victime des politiques de rigueur budgétaire. Et donc on parle d'un système d'un service public qui n'a pas les moyens de d'absorber

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mathématiquement ce contentieux parce que il y a des centaines de milliers de victimes. Parce que le fait de pouvoir davantage dénoncer les violences sexuelles et sexistes subies, ça signifie aussi qu'il va y avoir davantage de victimes qui vont se tourner vers la justice. Et donc quand on utilise les statistiques sur le faible pourcentage d'agresseurs condamnés, on sait aussi qu'on fait une extrapolation par rapport au nombre de victimes qui ne vont jamais jusqu'à la justice. Et il faut avoir aussi conscience de ça, je crois, dans nos dans nos travaux, dans nos débats, c'est que ce service public de la justice que l'on cherche à construire, que l'on réfléchit, que l'on que l'on consolide parce que ce qu'on fait c'est défendre notre notre service public de justice,

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c'est un service public de justice qui n'a encore pas du tout les moyens de répondre aux attentes des victimes. Et je crois que c'est important de le c'est important de le de le de le dire. C'est important d'en avoir conscience parce que quand on est militant et militantes féministes et enfantistes des victimes, on en croise tous les jours. Évidemment, moi dans ma pratique du droit, mais au sein des associations, on en croise tous les jours et on croise des personnes qui sont évidemment très abîmées parce qu'elles ont vécu et qui ont un espoir immense dans ce qu'on fait. Et donc, je pense que notre responsabilité là-dessus, elle est évidemment très très importante, mais que il faut aussi avoir conscience que euh qu'on a qu'on fait

18:33

face à qu'on qu'on s'attaque à l'entièreté de l'iceberg et que c'est difficile euh de de de de répondre en disant qu'on essaie de voilà de de faire en sorte de de dépasser finalement juste la face immergée de l'iceberg sur la très faible part de violences sexuelles et sexistes qui sont prises en charge aujourd'hui. par notre service public de justice. Et [grognement] je voulais ajouter un autre point sur la question du contentieux massif, c'est qu'évidemment en contentieux massif, ça signifie que les procédures sont très longues. Ça signifie que les procédures ravivent pendant très longtemps le traumatisme subi par les victimes. Et je crois qu'il y a aussi un enjeu quand on est dans l'écoute, quand on est dans l'accompagnement de ne pas présenter la

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justice comme étant la seule réponse au traumatisme. Et c'est aussi pour ça que cette loi intégrale et tous les travaux que l'on a que l'on a fait avec les associations, c'est une loi qui appelle à un changement de paradigme. C'està-dire que transformer la justice, c'est absolument indispensable. C'est un impératif de dignité, c'est un impératif d'opposabilité et d'effectivité des droits. C'est un impératif de droits humains fondamentaux tout simplement. Mais ce qu'on souhaite aussi c'est advenir, c'est parvenir à une société émancipée enfin du patriarcat, émanciper la domination masculine. Et donc réparer la justice, c'est une chose mais ce qu'on veut faire c'est réparer l'ensemble de la société et c'est

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éliminer les manifestations de violence masculine. Et j'ai un dernier point sur ce sur ce sujet que je voulais je voulais ajouter parce que quand on parle de contentieux massifs en matière de violence sexuelle et sexiste, on ne pense finalement très souvent que à la question pénale. On ne pense que au procès pénal. C'est évidemment le procès qui est emblématique puisque le procès pénal, c'est le procès de l'ordre public de la société face aux agresseurs. Mais le contentieux massif en matière de violence sexuelle et sexiste, c'est aussi le contentieux des affaires familiales, c'est aussi le contentieux du droit du travail. Ce sont des contentieux qui s'incarnent partout. Et moi, je sais que dans ma pratique, puisque j'exerce essentiellement en droit du travail côté salarié, je sais

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bien que pour une pour une femme victime de violence sexuelle et sexiste sur son lieu de travail qui a un plus faible salaire parce qu'on sait que les femmes sont largement dans des domaines d'activité moins rémunérés, qui exerce à temps partiel, qui n'a pas une protection suffisante dans le cadre de son emploi et qui ne pourra donc pas matériellement engager une procédure parce que ça serait empêcher son son la poursuite de son autonomie financière. Ben, je sais bien qu'en fait la justice prudomale par exemple, elle n'est pas une réponse et aussi parce qu'elle est longue et aussi parce qu'elle subit les affres du service public de justice dans son dans leur globalité. Donc voilà. Donc je pense que c'est intérensieux comme étant uniquement le contentieux du

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procès pénal et que c'est d'ailleurs tout l'enjeu et tout l'intérêt des travaux qui ont été portés par notre par la coalition, par les parlementaires, c'est d'avoir cette cette réponse globale et cette attention à l'entièreté des des problèmes qui découlent du patriarcat. Justement en parlant de la loi intégrale, est-ce que toi il y a une il y a une proposition qui te tient particulièrement à cœur dans cette dans cette proposition là ? Ben, je vais je vais peut-être du coup poursuivre mon propos précédent parce que je je pense que il n'y a enfin moi j'ai des propositions qui me qui me tiennent effectivement particulièrement à cœur sur la question de la lutte contre la victimisation secondaire parce que c'est quelque chose évidemment quand on accueille, quand on oriente, quand on

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conseille des victimes, c'est l'une des choses qu'on aperçoit de manière très prégnante. C'est-à-dire qu'il nous disent "Mais maître, je ne comprends pas pourquoi ça dure aussi longtemps. Je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas entendu. Je ne comprends pas pourquoi je vais avoir une date d'audience dans 18 mois, 24 mois, 36 mois alors même que que voilà que c'est que c'est quelque chose de très dur. Je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas informée des suites de la procédure. Donc ça je trouve que c'est en terme simplement de dignité, de réponse de dignité qu'on apporte aux victimes. Je trouve ça fondamental. Mais voilà, encore une fois, moi ce que je trouve le plus marquant et le plus important dans cette loi intégrale, c'est sa cohérence d'ensemble, c'est sa force d'ensemble.

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Cette loi intégrale, elle elle est indispensable pour les victimes, elle est indispensable pour la protection des droits des femmes et des enfants parce qu'elle s'attaque à tous les sujets. Donc, j'ai je j'ai pas envie d'en choisir une en particulier. Dans ma pratique, évidemment, je je je vois ce que ça change, ce que ça pourrait changer au quotidien pour les victimes. Mais vraiment être sur l'idée du changement de paradigme, je pense que c'est le plus important. C'est une loi d'ordre public et de principes de précaution qui affirme que les droits des femmes et des enfants ne doivent pas continuer à être toujours les victimes euh du service public de justice, lui-même victime des politiques de rigueur budgétaire. Merci beaucoup euh Iselind. [applaudissements]

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Moi, j'avais une question pour Floriane. Je voulais savoir comment elle était née la coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale et pourquoi est-ce qu'elle est nécessaire, enfin pourquoi la création elle est nécessaire pour pour réunir autour d'un même combat des associations féministes, des organisations de protection de l'enfance et d'autres acteurs de la société civile ? Merci. Merci beaucoup pour cette question et bonjour à toutes et à tous. Euh alors oui, la l'histoire de la coalition, j'étais venue il y a 1 an aussi en parler. Donc c'est un grand plaisir pour moi d'être ici pour de voir que notre combat communue et qu'il est sur le point d'aboutir. En 2024, sa gestion de la coalition enfantiste et

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féministe, il y a ce chiffre aussi qui sort, ce mouvement de de ralball. qu'on en a beaucoup parlé, je veux pas en rajouter mais des 94 d'une enquête qui sort qui dit que 94 % des enquêtes des plaintes pour viol sont classé sans suite. C'est une enquête de l'Institut des politiques publiques qui vient objectiver ce que les féministes, les associations féministes et les associations enfantistes disent depuis Mythou et plusieurs années. que avec Mou, il y a on a dit aux femmes et aux enfants, on a dit à toutes les victimes de violence sexuelle qui sont donc majoritairement des femmes et des enfants de parler, de faire confiance à la justice et elles se sont pris un mur, un mur qui est désormais objectif de

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enfin objectivable. Euh 2024, c'est l'année de Judic de Drèche, c'est l'année du procès maon. C'est à nouveau l'année où on enfin il y a pas depuis mitou, il y a pas eu d'année où il y a pas eu de vague et de moment mitou, je pensais à mit tout inceste et et effectivement et donc il y a aussi ce mouvement chez les féministes de dire il faut qu'on propose quelque chose. Et donc on a il y a cette du monde vous vous rappelez peut-être qui réunit aussi tous ces mouvements. Je pense que tu tu en faisais partie Arnaud. Euh toutes ces tous ces visages, il y a une centaine de personnalités qui ont chacune incarné un

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mouvement mit Mou. Chacune de ces personnalités derrière laquelle il y a des centaines de victimes qui peuvent s'identifier à leur histoire et qui disent "Ça suffit, il faut une loi intégrale. Le problème en France, c'est l'impunité." Et donc les associations féministes se réunissent et travaillent en coalition. Alors, il y a une impulsion féministe mais très vite des associations de protection de l'enfance, des syndicats, des ONG comme Oxfemme qui nous rejoignent et en 2024, on est environ une cinquantaine et on travaille à ce qui a donné l'aboutissement de ces 140 mesures pour une loi intégrale. L'inspiration, elle est diverse. Il y a évidemment le modèle de l'Espagne qui a qui en est à sa troisème loi intégrale depuis 2010. Et puis il y a aussi en fait c'est un travail ce qu'il faut

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qu'il faut ce dont il faut prendre conscience aujourd'hui et c'est aussi pour ça que ça rend le moment qu'on vit historique c'est que c'est un travail de plus de 20 ans pour les féministes. La loi cadre c'était une demande déjà des mouvements féministes je pense au au CNDF. Donc c'est vrai que c'est un travail porté par de nombreuses militants féministes depuis longtemps. [grognement] Et pourquoi ça a et ce qu'il y a d'historique aussi dans cette coalition, c'est son aspect enfantiste et féministe. Et c'est vrai que lors des mobilisations sur à la suite du meurtre de la petite Liana et on enf on va vous répondre madame évidemment qu'on va pas lâcher et qu'on va revenir à la rentrée dessus. On nous a les journalistes nous ont

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beaucoup interrogé sur ah là mais c'est inou inoui, c'est inédit. Et c'est vrai que peut-être que cette coalition qui réunit autant d'associations féministes et autant d'associations enfantistes ensemble, elle a ce côté euh historique. C'est peut-être la forme la plus aboutie d'alliance mais ça fait des années et même depuis les années au moins 70 que on travaille ensemble puisque c'est le même réflexion sur la domination. Euh les travaux euh féministes et enfantistes sont bien sûr beaucoup nourris. Et puis là pour cette question de des violences sexuelles, ça avait vraiment du sens pour plusieurs raisons. Déjà parce que en France, Mythou arrive beaucoup par la pédocriminalité. Tu l'as tu as parlé de de l'affaire bruelle qui

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est un desèmes exemple mais il y a énormément des affaires dont on a parlé où en fait les victimes sont des jeunes femmes de 15 16 ans. C'est des affaires de pédocriminalité et c'est important aussi de le penser comme ça. Vraiment en France il y a ce le mitou il est très présent à travers la la pédocriminalité et d'autre part parce que ben c'est quand même la même justice contre laquelle on se casse les dents. Évidemment qu'il y a des spécificités particulières pour les violences faites aux enfants et notamment les questions de crime d'inceste et puis qu'une grande partie aussi des victimes qui parlent aujourd'hui sont des victimes adultes qui ont victimes enfants qui parlent adultes et donc cette coalition elle

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permet aussi de de capter tout cela et elle a ce côté elle est vraiment très large aujourd'hui elle a plus elle elle regroupe plus de 200 organisations. qui montre aussi donc ça fait 2 ans qu'on travaille donc il y a eu la présentation des 140 mesures il y a 2 ans que euh les parlementaires comme Céline Tibo bien sûr et même qui ont pu travailler pour cette proposition de loi et donc c'est un travail aussi inédit qui a notamment été salué par le CE dans son avis rendu en juillet de comment on fabrique la loi d'une nouvelle façon qui a aussi cette cet effet laboratoire démocratique qui est particulièrement en tout cas pas nouveau mais notable sur sur cette loi intégrale. Et deuxième question, ben j'ai

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l'impression que tu as un peu répondu, mais au-delà du coup de cette belle mobilisation collective, c'est quel message qui est porté par cette création de de la coalition ? Alors, peut-être pour euh déborder un peu de la question, mais euh aujourd'hui le message, il est aussi que enfin cette loi intégrale, on en a euh vraiment besoin. Ça fait 20 ans qu'on la demande et et aussi pour répondre à une question qui a été posée en premier, c'est pas forcément un c'est un sujet qui est quand même très consensuel en tout cas chez les Français. C'est pas c'est peut-être un sujet clivant, mais nous ce qu'on sait aussi c'est que il y a plus de 81 % des Français en mars. Donc il faudrait leur reposer la question aujourd'hui mais qui était favorable à une loi intégrale à la

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suite des mobilisations pour l'ana il y a plus de 350000 personnes aujourd'hui qui ont signé cette demande pour une loi intégrale. Donc on est quand même vraiment sur quelque chose de démocratique, de consensuel et de porté par par le pays. On a besoin, le message que porte aujourd'hui cette coalition, c'est que vraiment on a besoin de la loi intégrale maintenant. Tu l'ai dit Arnaud, c'est une question de vie ou de mort pour certaines victimes. Les mesures que porte cette loi intégrale, on l'a malheureusement vu dans l'affaire Liana. Il y a des choses qu'on porte que que qui sont dans dans ta loi, Céline qui auraient peut-être pu permettre de détecter, de prévenir les violences. Et

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nous ce qu'on souhaite dire pardon, c'est que enfin voilà cet été encore il y a c'est vraiment on est face à quand même un scandale d'état. C'estd que cet été encore, vous avez peut-être vu la lettre que Gérald Arrmanin a adressé et qui a été rendu publique qui parle de milliers de dossiers fantômes dans les sur dans les commissariats et derrière c'est des dossiers fantômes mais c'est pas des gens fantômes en fait c'est des personnes c'est pas des personnes fantômes, c'est pas des enfants fantômes qui ont été victimes d'agresseurs fantômes. C'est peut-être des dossiers fantômes mais c'est des vraies personnes qui sont vraiment abîmées par des vrais agresseurs. Et donc c'est aussi pour ça qu'on a besoin de cette loi qui est qui part des victimes, qui est une loi qui a

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une réponse intégrale, qui est vraiment féministe et qui apporte cette réponse aussi complète à un sujet qui est systémique et en apportant des des elle est très large mais de des mesures de prévention, d'éducation, de lutte contre l'impunité, de réparation. Et cette ce qu'elle porte aussi cette loi intégrale, c'est qu'elle met quelle société on veut et est-ce que c'est une société où on ne laisse pas les gens sur le côté lorsqu'ils ont été victime de cette domination masculine ? Merci beaucoup Florian. [applaudissements] Pour rentrer un peu plus dans le dans le travail parlementaire, je voulais demander à Céline euh on a vu qu'il y avait eu un important travail transpartisan qui a été mené par les parlementaires autour de cette

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proposition de loi. Comment ce travail il s'est construit ? [grognement] Alors, ben merci à toutes et à tous euh de d'être présent euh pour cette table ronde déjà et merci à Kaissa qui ne s'est pas présenté, qui est une jeune socialiste de S etmarne qui a accepté d'animer euh cette table ronde. Alors le le travail parlementaire pour être tout à fait honnête, on l'avait pas planifié. C'est-à-dire que quand on a commencé à travailler, on moi je ne savais pas que en en juillet 2026, en août 2026, je seraiis à réécrire avec d'autres collègues une nouvelle version du texte après un passage au Conseil d'État. Ce qui s'est passé en réalité, c'est qu'on a vraiment euh construit les

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choses en marchant. et ce qui nous a fait démarrer. En tout cas, moi ce qui m'a ce qui m'a peut-être m'a donné un déclic, hein, au-delà de mon engagement et des engagements que j'avais avant d'être député, c'est la la présentation par la coalition des associations féministes et enfantistes des 140 mesures qui nous ont été présentées un matin euh comment à la fondation des des femmes donc euh à la cité audacieuse, j'étais en train de chercher le nom de la cité audacieuse un peu en exclusivité si on peut dire et donc on était face à enfin à la fois aux plus grandes associations féministe et enfantiste, mais aussi à des plus petites face à une coalition que moi je considérais comme absolument remarquable, en tout cas très

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très complète et on avait clairement une plateforme en tout cas une politique publique qui nous était présentée et on nous disait ben voilà nous on a fait ce travail là vous avez la possibilité de faire qu'est-ce que vous voulez enfin que pouvez-vous faire avec nous ? Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? Et à partir de ce moment-là, donc ça c'était en novembre 2024, moi j'ai pris l'initiative et je remercie vraiment tous mes collègues parlementaires et quand je dis parlementaires, je parle des députés, des socialistes et la présence de Corine illustre parfaitement ce travail-là. Euh euh à partir de de ce moment-là, moi j'ai proposé à tous les parlementaires qui le souhaitaient, donc euh hors Rassemblement national, compte tenu des sujets, ça me semblait vraiment un euh

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dès le départ quelque chose de transpartisan parce que euh je pense que c'est un sujet qui euh qui concerne tout le monde, ça a été dit pour tout un tas de raisons, euh mais c'est aussi euh un sujet qui à mon sens peut faire consensus dans la société et je crois que le travail qu'on a accompli l'a montré. Donc à partir de ce moment-là, on a commencé à faire des réunions de ce qui s'est progressivement appelé la coalition parlementaire. On a fait des réunions à l'Assemblée nationale, on a fait des réunions au Sénat sous la houlette de Laurence Rossignol qui ne pouvait pas être là aujourd'hui mais je pense qu'il est avec nous en pensé et on a progressivement construit un texte, c'est-à-dire que sur la base des mesures qu'avaient identifié les associations qu'elles ont préparé avec les

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associations, on a sorti tout ce qui relevait de la loi et on a écrit une proposition de loi qu'on a déposé pour le 25 novembre 2025 et qu'on a présenté à l'occasion d'une conférence de presse qui a fait un qui avait eu quand même un très très beau succès. Et à partir de ce moment-là, on a continué à être avec les collègues, je le redis, de de tout de tous les groupes politiques de l'assemblée, sauf sauf du RN. Et puis on a avancé péniblement puisque on avait quand même un texte qui était conséquent avec plusieurs dizaines d'articles. Dans la première version du texte, on est à 78 articles 79 79 articles et tout le monde nous dit "Vous n'obtiendrez jamais

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8 jours 10 jours de débat de séance publique pour traiter de ce de ce texte parce qu'il est trop long. Dire que le texte était trop long, c'était une manière de dire aussi que le sujet n'intéressait pas. Euh et euh moi, j'ai commencé à dire que dans le contexte actuel euh il y avait peut-être un sujet quand même qui pouvait faire consensus dans la classe politique et qui pouvait parler à la société hein dans un monde où tout est extrêmement polarisé, où c'est difficile d'avoir une position médiane dans un débat politique et il me semblait que la question des violences en faisait partie au-delà de toute l'importance que ce sujet a pour nous et pour moi à titre à titre personnel. Mais donc on a on a continué à essayer de défendre cette idée et euh la survenue

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de de l'affaire Liana euh bah c'est c'est assez terrible à dire mais ça a joué comme un déclencheur. C'est-à-dire que euh cette fois-ci on était face à une situation absolument terrible. Tout le monde voyait bien que c'était pas un dysfonctionnement contrairement à ce que à ce que c'est a essayé de de dire Gérald Darmanin et nous en tant que parlementaire on avait un outil un matériau qu'on avait travaillé avec les associations féministes et enfantistes et on avait une réponse on avait pas n'importe quelle réponse on avait une réponse intégrale. Et ce travail, il s'est fait de cette façon. Après donc les discussions avec le gouvernement qui a accepté de s'engager dans une possible inscription du texte à l'Assemblée

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nationale, on a fait un examen au Conseil d'État. Je vais pas m'étendre sur sur cette partie-elà, mais si vous voulez, on y reviendra. On a donc été on a eu un certain nombre d'auditions avec le Conseil d'État qui doit vérifier que le texte il est bien écrit, que la manière dont c'est rédigé, ça correspond bien à l'intention du législateur. Donc on a bossé pendant 15 jours ou 3 semaines. Corine pourra en témoigner. Je pense que ça nous a fait quelques surfroides parfois. Euh en tout cas, dans cette démarche-là encore, euh moi, je suis allée au Conseil d'État euh avec des députés euh des différents groupes politiques. Je suis allé avec des collègues macronistes, euh j'ai emmené des collègues républicains, j'ai emmené des associations. Euh Corine est venue

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aussi sur la partie qu'elle présentera euh tout à l'heure. que le le pari du consensus, il a continué à fonctionner et on a à l'issue de l'avis du Conseil d'État, cet été, on a retravailler une nouvelle version du texte qui est plus fluide, qui est plus comment dire propre d'un point de vue de la logistique et on a redéposé un texte le 10 ou le 11 août et au lieu d'être signé par 116 députés tels qu'il l'avait été en novembre 202 en novembre 2025, cet été, en plein mois d'août, on a réussi à faire signer ce texte à 203 33 collègues, on est aujourd'hui à 238. Donc on voit bien que notre démarche, elle prend et elle continue à avancer. [applaudissements] Et justement, j'avais

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bah du coup deux questions assez rapides mais tu as déjà presque répondu. Euh c'est que cette proposition, elle est dite intégrale. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement et pourquoi c'est nécessaire face aux violences sexuelles et sexistes ? et aussi comment ça a été accueilli par les parlementaires. Mais ça aussi tu lui as tu as déjà alors la démarche intégrale, ça veut dire que le texte qu'on a déposé, il a vocation à devenir ou en tout cas à faire partie à s'inscrire dans une politique publique. Une politique publique, c'est quoi ? c'est on prend un sujet qu'on considère comme essentiel, qu'on considère comme

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nécessaire pour un état, une nation, un sujet qu'on doit traiter. Et dans le cadre de cette approche intégrale, on va aborder l'ensemble des sujets, des aspects qui font qu'on va résoudre les problématiques qui sont posées par le sujet. Et dans la loi intégrale, c'est ce qu'on essaie de faire. C'est la raison pour laquelle euh je l'ai dit tout à l'heure, dans la proposition de loi intégrale ne figure que les propositions des associations qui relèvent du législatif. Très clairement, si on aboutit sur le texte, on aura une proposition de loi intégrale, on aura une loi intégrale, mais il restera au gouvernement une chose essentielle à faire, c'est à voir avec les associations comment toutes les

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autres mesures elles viennent accompagner la promulgation de la loi et son déploiement. Et une loi intégrale, c'est ça. La dimension intégrale, c'est faire de la prévention avec les certificats d'honorabilité, par exemple pour tous les intervenants qui sont en contact d'enfant. C'est l'entretien annuel de chaque enfant scolarisé et pas le questionnaire anonyme comme on nous l'a proposé il y a 3 jours, mais on pourra y revenir si vous le souhaitez. C'est accompagner les victimes. Accompagner les victimes, ça veut dire c'est pas juste s'assurer que elles sont prises en charge au moment où elles disent "J'ai été agressé, j'ai été violé, c'est voir un bien entendu." Mais c'est pas que ça. C'est s'assurer par exemple et ça c'est ce qu'on fait dans

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la dans le texte que il y a un minimum d'actes d'enquête qui sont réalisés. [grognement] C'est s'assurer que l'auteur présumé, il fait l'objet lui aussi d'un minimum d'actes d'enquête. C'est s'assurer de la sanction, c'est s'assurer de la réparation. La dimension intégrale, c'est ça, c'est prendre le problème du début jusqu'à la fin euh de la chaîne qui fait que les violences faites aux femmes et aux enfants aujourd'hui, malheureusement dans notre société, elles sont massives et elles continuent d'exister. Merci beaucoup Céline donc là on a fait un peu un constat de comment enfin sur la loi intégrale et maintenant on va passer un peu à aux

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solutions, aux transitions. Donc moi j'avais une question pour Corine. La proposition de loi, elle accorde une attention particulière à la protection des femmes étrangères. Quelles sont les difficultés spécifiques auxquelles elles peuvent être confrontées lorsqu'elles sont victimes de violence et comment cette loi entend-elle mieux les protéger ? Merci. Merci. Merci. Je suis ravie d'être avec vous pour discuter de ce texte très important et et Céline est très très humble dans la manière don elle prépare elle présente les choses. Mais ce travail et en particulier faire travailler, je vous dis c'est pas facile de faire travailler des parlementaires députés, sénateurs. Et je salue deux sénatrices socialistes que je vois en face de moi qui ont travaillé aussi avec

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moi sur ce texte Marie-Pierre de la GR et Audré Line Kenel euh euh et et et de faire travailler donc et des députés des sénateurs parce qu'en plus on dit entre les deux chambres, on n pas toujours les mêmes habitudes et les mêmes façons de de travailler et en plus transpartisan donc de de groupes politiques très différents et de faire tenir ça ce travail pendant plusieurs mois et et ensuite de continuer à faire vivre ce texte une fois qu'il a été déposé, ça n'est pas facile. et et donc voilà, merci merci beaucoup à Céline pour pour ce travail. Moi, j'avais proposé quand on a commencé ce ce travail de collectif de m'occuper plus spécifiquement des personnes vulnérables. Tu disais Céline, c'est

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c'est là, il s'agit de d'une proposition de loi. Donc, on regarde que les les parties qui sont très en amélioration législative. Euh pour moi, les personnes vulnérables, c'est essentiellement les personnes étrangères, je vais je vais en en parler, c'est quand même la la plus grande partie des personnes qui sont vulnérables, personnes adultes, parce que évidemment les personnes euh mineures sont on a déjà beaucoup parlé un cas par un cas à part dans la manière don de traiter les choses dans les personnes adultes. C'est surtout sur les personnes étrangères qu'on pouvait le faire le plus d'amélioration législative. Il y a aussi bien sûr les personnes sans domicile fixe, les personnes en situation de handicap, les femmes âgées

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aussi dont on parle peu. Mais là c'est moins moins facile de trouver des améliorations dans le droit. C'est plus une question de moyens de politique publique. Euh mais sur les personnes étrangères euh aujourd'hui euh contrairement encore à beaucoup d'idées reçues euh dans le monde la moitié des personnes déplacées sont des femmes. Euh et c'est vrai aussi en France aujourd'hui, c'est le profil des personnes qui arrivent en France. Euh la moitié sont des femmes et beaucoup sont des femmes qui arrivent seules ou avec leurs enfants qui qui fuient des situations de violence dans leur pays. Et on on sait il y a un rapport de de du centre Primo Lévi qui dit que il y a

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lorsqu'on est une femme en en demandeuse d'asile, on a 18 fois plus de risque d'avoir été victime de viol. Euh et la réalité c'est que la plupart des femmes qui font ce parcours de migration en particulier quand voilà ce sont des personnes en demande d'asile donc qui sont des des parcours de migration difficiles. Euh elles sont elles sont souvent elles elles fuient des situations de violence sexuelle de dans leur pays ou des situations de mariage forcé, d'excision et cetera et souvent elles subissent des violences sur le trajet et aussi elles subissent des violences en France. Ça oui, si il faut le savoir, c'est que en France, elle continue à subir des violences et

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souvent de manière répétée. Euh et donc euh il y a euh des questions qui sont de comment est-ce que on les sécurise à partir du moment où euh enfin, il faut mettre un cadre où elles elles se sentent elles sont motivées à porter plainte, à dire qu'elles sont victimes et donc il faut les sécuriser. Il faut leur donner la possibilité de s'assurer que si elles portent plainte, ça va permettre de s'assurer qu'elles ont plus facilement accès à un titre de séjour privée et familiale de 2 ans pour pouvoir aller au bout de leur plainte, pouvoir sortir de se sortir de cette situation qu'elles ne seront pas victimes d'Qutf, voilà, qu'on aura pas prononcé d'OQTF alors qu'elles sont euh elles elles sont dans une situation où

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on a besoin de de les aider, qu'elles aient accès à euh prioritairement un logement, un hébergement d'urgence adapté euh donc sécurisé euh qu'elle ne soit pas pénalisée si elle quitte un hébergement ou si elle refuse un hébergement parce que on les héberge avec leurs agresseurs et et parfois elle n'osent pas parler et aujourd'hui le et en particulier depuis la dernière loi de migration quand on refuse un hébergement ou quand on quitte son émergement sans dire pourquoi, on perd aussi l'aide les ce qu'on appelle les conditions matérielles et donc on a plus aucune ressource c'est automatique c'est la loi d'Armanin qui fait ça. Et donc la loi, ce qu'on a mis

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dans cette loi intégrale, c'est aussi de de de retirer cette automaticité et qu'on puisse examiner les les situations au cas par cas pour s'assurer que bah on ne jette pas encore plus de précarité des personnes qui sont déjà en situation de de grande vulnérabilité. Euh et puis euh aujourd'hui en particulier si elles sont demandeuses asile, elles ont droit à à un examen médical, donc médical physique. Euh mais on a besoin de renforcer ça et puis surtout on a besoin de renforcer et de donner accès de manière systématique à un suivi en santé mentale parce que ce sont des des femmes qui sont doublement traumatisées souvent et par leur parcours difficile d'exil et en plus par

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un par des agressions sexuelles. Donc c'est vraiment regarder quelles sont ces situations qui ce sont déjà des personnes qui sont en situation de vulnérabilité. regarder ce qui euh par dans cette situation de précarité, de vulnérabilité euh les expose encore plus à euh à à finalement ne pas sortir du cycle de violence puisque c'est ça qu'il faut voir, c'est qu'en général quand elles ont été victimes de violence une fois, elles sont souvent victimes de violence de manière répétée. de pouvoir les sortir de ces de ces situations, de pouvoir les accompagner, les sécuriser et et montrer que bah parce que nous sommes en France, nous sommes le pays des droits humain, c'est pas parce que ce sont des femmes étrangères qu'on doit les traiter moins

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bien que toutes les zones femmes dans notre pays. Et beaucoup plus largement, quels sont [applaudissements] beaucoup plus largement quelles sont aujourd'hui les problématiques et les limites de notre système face aux violences sexuelles et sexistes et quelles sont les réponses concrètes apportées par la proposition de loi ? Alors, je je il y a il y a beaucoup de beaucoup de réponses, donc je peux pas passer en en revue tout toute la loi. Mais ce que je veux dire peut-être à partir justement du travail que que qu'on a fait à à quelques-uns et que j'ai piloté sur le sur la partie de de des personnes étrangères et et qui je dois le dire, même si c'est un texte transpartisan, sera la partie peut-être qui sera la plus difficile à garder euh intacte jusqu'au bout de la navette.

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Parce que même si on a aujourd'hui pas encore une majorité de députés, on aura jamais une majorité de sénateurs pour la voter euh pour voter ces articles là. Et donc parce que malheureusement on entend déjà les argumentaires habituels sur les appels d'air et cetera parce qu'on entend habituellement dès qu'on parle de personnes étrangères d'immigration dans dans ce pays. Et pourtant, et pourtant, je crois que ce qu'on propose dans dans sa philosophie pour les personnes étrangères, c'est finalement une un miroir grossissant des dysfonctionnements qui existent aujourd'hui pour le traitement euh des violences

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sexistes et sexuelles et donc l'accompagnement euh des victimes. Et comment est-ce queon s'assure que on les met à l'abri ? comment qu'on s'assure qu'elle soit dans un dans un dans une situation juridique, dans une situation d'accompagnement aussi d'entourage, d'accompagnement qui leur permet de témoigner, de porter plainte, d'aller au bout de de cette plainte, d'avoir les moyens économiques aussi de de leur indépendance ou au moins de leur autonomie de manière à pouvoir se sortir de situation de dépendance vis-à-vis souvent de leur agresseur. qui est un proche euh de et donc d'avoir le le la

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question de de l'hébergement de la mise à l'abri euh dans des hébergements spécialisés sécurisés. Euh c'est aussi un problème euh pour euh pour toutes les pour toutes les victimes et en particulier euh euh comme c'est quand même le le cas le plus souvent dans les dans les violences euh euh les violences euh sexuelles euh et sur les familles et sur les enfants, les violences intrafamiliales et donc la question de pouvoir les les sortir de leur milieu quotidien et de et de les mettre à à l'abri. Donc c'est c'est vraiment finalement cette cette question de dire comment est-ce que on protège comment est-ce qu'on permet de d'être suffisamment en confiance pour porter

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plainte pour aller au bout de la plainte euh et comment est-ce qu'on on se répare aussi comment est-ce qu'on acquiert ensuite son on on on assume de de pouvoir reconstruire sa vie et d'avoir les moyens de de reconstruire sa vie et de et de se de se sortir de de ces situations là et c'est vraiment finalement c'est un petit peu comme ce disait Islin tout à l'heure, c'est difficile de de cibler une ou de quelques mesures particulières. C'est vraiment la philosophie générale de ce texte qu'il faut qu'il faut porter qu'il faut porter jusqu'au bout. Merci beaucoup Corine.

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J'avais maintenant une question pour notre secrétaire national justement sur la partie PS. Comment le PS a-t-il accueilli et accompagné la démarche pour une loi intégrale ? Alors déjà accueilli et accompagné, je crois que avant toute chose, c'est à travers nos parlementaires et Corine le disait, Céline est très humble dans la manière dont elle présente les choses, mais il faut le dire, ce sont des parlementaires socialistes qui se sont engagés auprès de la coalition pour porter et pour rendre de pour faire de ces mesures un une proposition, une loi très concrète. Donc ça, je pense que c'est la première des choses et on peut les applaudir. Ensuite euh effectivement le le parti a été au rendez-vous des différentes mobilisations et qui ont même commencé euh avant le drame de Liana. Euh nous

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avons relayé aussi la pétition euh pour une loi intégrale et nous avons fait un certain nombre de enfin de communiqués de presse et euh très récemment un webinaire et effectivement euh notamment sur les dernières mobilisations euh suite au drame de LANA, nous avons appelé à mobiliser. les militants et militantes socialistes se sont mobilisés et nos élus locaux aussi à travers notamment l'adoption de vœux exigeant une loi intégrale tout de suite maintenant parce que on l'a dit et redit mais il y a urgence et donc on a été mobilisé et je vous assure pour répondre à la à la question c'est qu'en tous les cas socialiste donc féministe c'est pas seulement un slogan et je vous assure qu'on sera mobilisé en septembre et qu'on ne lâchera rien et qu'on sera on

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fera le maximum et je sais que à la fois les élus et les militants seront au rendez-vous.

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Et on entend souvent dans les médias les louanges du modèle espagnol. Est-ce que il peut constituer une source d'inspiration pour la France ? Alors euh Florian en parlait. Euh enfin c'est quand même dingue. L'Espagne a mis en place sa première loi intégrale de protection contre les violences en 2004. C'est c'est vous dire que c'est possible. Et là où l'exemple espagnol est particulièrement intéressant, c'est que c'est pas une loi et juste une loi, c'est vraiment une loi intégrale. C'est-à-dire que ça va vraiment de la prévention jusqu'à l'autonomie économique des femmes victimes de violence. Euh la enfin ça de la prévention, on l'a parlé, c'est aussi ce qu'on demande dans la loi intégrale française avec une éducation, avec des formations et des professionnels. La

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protection, il y a un certain nombre de dispositifs et je vais pas tous vous les détailler, mais il y en a deux qui me semblent particulièrement intéressants. Le premier, c'est Athen Pro qui est un service public à distance de suivi et de protection des victimes de violence qui permet de déclencher très rapidement euh les services de police. Le deuxième et ça répond à certaines problématiques qu'on a qu'on a soulevé aujourd'hui, c'est Viogène. Viogène, c'est un système informatique à partir du moment où il y a un dépôt de plainte, il y a une coordination et du partage d'information entre les services de police, de justice, d'administration et de services sociaux. Euh et en plus, il y a une évaluation du degré de risque et une adaptation de la protection qui est

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associée. Et cette évaluation-là, elle ne fait pas simplement à l'instant té au moment de la plainte, elle se fait elle se elle se fait tout au long euh enfin elle se fait dans la durée et elle peut même se faire après la condamnation car il peut encore y avoir des risques pour les victimes de violence. Et la 3è brique euh en B c'est la justice. Euh ils ont des juridictions spécialisées avec des magistrats formés euh au à la question des victimes de violence sexuelle et sexistes et que ça permet par ailleurs au-delà de quand un juge peut traiter la question pénale mais aussi quand les conditions sont réunies de traiter aussi les conséquences en terme civil et familial. Pour vous donner un ordre de grandeur, c'est 265000 affaires qui ont été qui sont en cours

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en 2024. 30000 sentences et sur les 30000 sentences euh on a 94 % qui sont condamnatoires. Donc ça dit aussi euh l'efficacité de ces juridictions spécialisé. Et enfin, je parlais d'autonomie économique parce que et je trouve que c'est particulièrement intéressant dans le modèle espagnol, c'est que on va jusqu'à l'autonomie économique. C'està-dire que une femme victime de violence en fait, on sait aussi qu'elle est très souvent dépendante économiquement et donc il y a tout un système d'aide aux femmes victimes de violence avec des aides financières, des droits spécifiques à l'emploi, la protection sociale et de l'accès au logement. Et sur la question de l'emploi, euh on a vraiment un système qui est assez assez fort en terme de formation, en terme de parcours

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professionnel individualisé, en terme d'aide à la création d'activités. On incite aussi les employeurs à embaucher des femmes victimes de violence car en fait protéger une femme c'est aussi lui donner les moyens demain de de reconstruire sa vie ailleurs et tout ça il y a on disait ça fonctionne aussi parce qu'il y a un pilotage national et c'est aussi ce qu'on on réclame nous dans le cadre de la loi intégrale. Tu le disais là, ils ont renouvelé en 2025 leur pacte d'État contre les violences de genre avec 461 mesures, 1,5 milliards d'euros sur 5 ans parce que on enfin on en traitera sur on en parlera sans doute mais il faut aussi des moyens financiers et humains pour que pour que derrière ça fonctionne. Et donc concrètement est-ce

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que ça fonctionne ? Déjà le en Espagne, on a le plus bas taux de féminicide en Europe avec la Grèce et Malte. Pour vous donner un ordre de grandeur, en 2004, il y avait 72 femmes qui avaient été victimes tuées par leur conjoint ou exconjoint. Ce chiffre a été ramené à 49 en 2024. Donc ça ne règle pas tout, mais en tous les cas, c'est un outil qui est utile et qui prouve ses ses effets et l'Espagne nous montre donc une politique publique cohérente, spécialisée et coordonnée construite dans la durée parce que tu le disais Arnaud, c'est long, ça a commencé en 2024. Euh en 2004, il y a eu plusieurs réformes au fur et à mesure. On arrive là en 2025 sur la 3e, donc c'est long. Mais si on commence pas

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maintenant, bah c'est autant de victimes. On l'a dit tout à l'heure, c'est c'est dramatique que ce soit le viol et le meurtre d'une enfant qui est conduit à le gouvernement à enfin réagir. Mais depuis le drame de Liana, il y a eu 15 mortes sous les coups de leurs conjoints ou anciens conjoint. Euh et ce qui est terrible, c'est que euh on le sait, pour un certain nombre de cas, les auteurs avaient été euh [grognement] euh signalés. Je pense notamment à Vicinte, à Océane et surtout à Catherina. Euh elle avait plainte, elle était sous ordonnance de protection, elle avait un téléphone grand danger et on n' pas su protéger. Donc il y a urgence. Euh et ce

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que dit, je finirai par là, mais ce que dit aussi cette loi intégrale, ce qui et ce que dit l'Espagne quand ils ont commencé à quand ils ont dévoser cette loi intégrale en 2004, c'est que en fait la question des violences sexuelles et sexistes, c'est pas une affaire privée, c'est vraiment une affaire publique et l'État a la responsabilité de s'en charger, de te donner tous les moyens pour lutter contre. Voilà. Merci. Merci beaucoup Alexandra. [applaudissements] Pour revenir un peu avec Céline euh ou là accident euh pour revenir un peu avec toi, au-delà du travail parlementaire, quel rôle doit jouer la société tout entière et particulièrement la justice pour mieux protéger les victimes et faire réellement évoluer notre réponse à

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ces violences ? Alors bah le le rôle qu'elle doit que doit jouer la justice enfin alors la société ça ça a été dit euh enfin par pas mal intervenant je enfin moi je pense que la société à cet instant et depuis euh plusieurs mois maintenant euh elle a elle a réalisé elle a elle a elle est parvenue à une prise de conscience à la prise de conscience qui peut-être qui manquait dans l'impulsion finalement de bah de cette loi intégrale ou en tout cas d'une approche d'une d'une conscientisation globale de de ce que sont les violences à la fois celles qui s'exer exerce sur les femmes mais aussi et surtout celles qui s'exercent sur les enfants dont on découvre finalement depuis assez peu de temps à la fois l'ampleur mais aussi la gravité. Euh et euh moi je sais pas ce que ça donnera

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euh à la rentrée euh les les mobilisations. Peut-être que Florian reviendra dessus puisque euh les mobilisation c'est plutôt la coalition qui porte ça hein, c'est pas tellement les parlementaires. Nous on a besoin euh de la mobilisation des associations et le fait qu'on travaille ensemble est absolument déterminant dans la réussite de notre entreprise si je peux dire. Mais euh en juillet en tout cas quand il y avait les mobilisations du lundi, moi honnêtement j'en ai fait plein des manifes en général. J'ai fait pas mal de manifestes. Celles-là, j'ai je les ai trouvé différentes. C'est un peu étrange de dire ça, mais dans ces manifes là, il y avait euh plein de pancartes avec des slogans individuels, si je peux dire,

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enfin individualisés, c'est-à-dire que il y avait des victimes qui au grand jour expliquaient soit qui était l'agresseur en donnant un indice, soit qui disait qu'elles étaient victimes. Et ça, je pense qu'auparavant, on l'avait jamais vraiment vu. Et moi ce qui m'a frappé aussi dans la mobilisation de la société, c'est toutes ces mobilisations dans nos préfectures. C'estàd que c'était pas la la mobilisation, la manif à Paris devant le tribunal ou ou place de la conque. C'est-à-dire que moi j'ai vu des manifestations devant le tribunal de Charleville Mir dans les Ardennes. Alors, il y a peut-être des Ardenes qui sont dans la ville. Moi, je suis né à Charleville. Donc je sais ce que ça veut dire que a quand il y a une manifestation devant le tribunal de

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Charlesville, ça veut dire qu'il y a une prise de conscience euh assez euh assez puissante euh au sein de la société. Donc euh moi, j'aimerais je souhaite qu'à la rentrée, on arrive à avoir une mobilisation de ce type-là parce que dans le débat parlementaire, que ce soit l'Assemblée nationale mais aussi au Sénat et Corine a eu raison de le dire, on va avoir besoin de la pression, si je peux dire populaire. On va avoir besoin que les les Français et les Françaises disent on est là, qui disent au gouvernement et aux parlementaires, on vous observe, on vous regarde, on regarde ce que vous êtes en train de faire et ce que vous allez être capable de produire pour que nos enfants, pour que nos filles, pour que les femmes soient protégées de la violence de la violence masculine ? Parce que on a

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parlé beaucoup de domination, enfin on peut le dire de toutes les manières qu'on veut. on parle de violence masculine. C'est de ça dont on parle là aujourd'hui maintenant depuis le début de cette table ronde. Euh et ça c'est une réalité. Euh donc la mobilisation de la société, elle est nécessaire, elle est euh elle est je pense présente et il faut qu'elle revienne au maximum à la rentrée. Et après l'autre question que tu as posé que j'ai oublié [rires] c'était euh je sais pas laquelle tuar. Ah oui, après c'était la mobilisation. Peut-être j'ai pas répondu à la question mais la mobilisation de la justice. Alors ça c'est un vaste sujet. Euh les chiffres, ils ont été donnés. 1 % des auteurs de violence sur les enfants, de

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viol sur les enfants condamnés dans notre pays, 1 %. Vous imaginez, ça veut dire qu'il y a 99 % de victimes, donc présumé qui se retrouvent à la fin d'un procès qui ne sont plus des victimes aux yeux de la justice. Quand vous connaissez le parcours d'une victime de violence pédocriminelle, je vous laisse enfin je sais pas si on mesure l'impact que ça peut avoir sur ces sur cette personne, sur cette victime, l'impact que ça peut avoir sur ce qu'elle devient, sur son avenir, sur son entourage. Enfin, c'est c'est une déflagration. C'est c'est c'est absolument terrifiant. Et notre justice aujourd'hui et là encore une

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fois je vais parler de de chaînes depuis le moment où on accueille la parole de la victime que ce soit dans une gendarmerie, dans un commissariat ou dans une maison des femmes. Jusqu'au moment où on va prononcer la décision, où on va expliquer à la victime quelle est la décision de la justice, on a besoin d'avoir une une justice qui est à la hauteur de l'enjeu. Et aujourd'hui être à la hauteur de l'enjeu, c'est par exemple avoir des interlocuteurs, des magistrats, des policiers, des gendarmes qui sont formés à ce que c'est qu'un viol. Un viol, c'est pas une relation sexuelle qui a mal tourné. Un viol, c'est un acte de domination. Peu importe la victime, peu importe son âge, peu importe sa

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tenue, peu importe le lieu, le sujet c'est l'auteur et comment nos magistrats, comment l'ensemble de la chaîne judiciaire aujourd'hui, elle est en capacité de traiter cette problématique là. Et la proposition de loi intégrale par un certain nombre de mesures, c'est à ça qu'elle essaie de répondre. On verra si on y arrive, mais c'est à ça qu'elle essaie de répondre. Donc l'enjeu pour la justice aujourd'hui, bah c'est une révolution, c'est un changement et les juridictions sont spécialisés, ça figure dans le texte. On a encore du travail à faire dessus parce que si vous regardez le texte qu'il est rédigé, si vous y connaissez un petit peu, vous allez voir qu'on a encore un peu de travail. Euh mais pour nous, c'est

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un des éléments clés du dispositif et de la loi intégrale. Merci beaucoup C. Donc pour conclure, moi j'avais une question pour Arnaud. Nous avons beaucoup parlé des violences sexuelles dans leur ensemble, mais elles prennent aujourd'hui aussi de nouvelles formes, notamment dans l'espace numérique. Comment les cybervolences et la pédo pardon pédocrimin c'est dur à dire vraiment, tu peux le dire ? Ouais. pédocriminalité. Merci beaucoup. [rires] En ligne, elle se manifeste et comment la justice règle le cas de cybervolviolence. Je sais qu'il y avait notamment en Saint-Em, il y avait un Oui, mais j'avais vu sur quotidien que tu avais dit que sur en Saint-Emard, il y avait eu un cas de une espèce

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d'application où il y avait des poupées sexuelles. Ah non, il y avait un sexe chop en ligne. Voilà, un sexe shop en ligne. Exactement. Oui. Alors peut-être juste avant, je me permets, c'est très important au niveau de la justice. Faut savoir quand même, et on l'oublie, le syndicat national de la magistrature quand même a sorti en 2024 un petit livre rouge qui s'appelle La justice ne protège pas les enfants. Voilà, je le dis juste bon là aussi découvre un continent inconnu sûrement mais je veux dire que ça montre aussi qu'il y a une volonté quand même de la magistrature je pense alors peut-être pas dans son ensemble mais quand même de changer aussi les choses. On a quand même des professionnels qui sont aujourd'hui dans des réalités de travail qui sont très complexes. Je veux dire,

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si on rappelle les les chiffres même du ratio procureur de la République par rapport à la population, bref, il y a une vraie question par rapport à ça. Je me permettais juste de rajouter là-dessus sur la cyberpédocriminalité, bah disons que on aime bien être champion du monde en France, faut le dire, c'est important, on le sait. On est le 4e pays au monde hébergeur de contenu cyberpédocriminel. Donc on n pas les premiers. On est le 2e d'Europe. On a 700 signalements par jour au niveau de l'office mineur. Et quand vous allez à l'office mineur, comme ça m'arrive à un moment, vous avez une cartographie en fait et vous pouvez même zoomer. Moi, je l'ai fait un jour avec des agents de la de l'office mineur et juste à côté de chez moi dans ma rue, j'ai vu des téléchargements en ligne quoi. Vous

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voyez ce que je veux dire ? et on n pas de moyen d'aller interpeller les personnes. Alors ce qui est important peut-être sur la question de la cyberpédocriminalité, c'est vrai qu'il y a eu différentes choses et déjà on peut remercier aussi le travail des parlementaires qui avait été fait en 2021 sur le renforcement de l'interdiction de toute représentation d'enfants à caractère pédoparnographique et ça a donné lieu effectivement à la question des poupées sexuelles à l'effigie d'enfant et c'est comme ça que nous avec mouv enfant on s'est rendu compte et on a fait un signalement on a fait 26 signalements d'entreprises dont 15 en France dont certaines conçoivent des poupées sexuelles à l'effigie d'enfant tenez-vous bien MED France parce que bon le M in France

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c'est sympa. [grognement] Donc il a on a trouvé un entrepôt on l'a signalé bien entendu et c'est vrai que il se passe pas grand-chose derrière. On a des on a des si vous voulez c'est une forme d'ubérisation pour dire les choses comme ça. C'est important hein. Nous on s'est intéressé au sujet. On s'est rendu compte que c'était des gens par exemple qui pouvaient, je sais pas, être ingénieurs la journée, enfin bref, qui pouvaient être différents métiers et qui exerçaient pour arrondir leur fin de mois une activité d'autres entrepreneurs et donc ouvrait des plateformes pour revendre en fait. Donc depuis la Chine bien souvent, mais je vous dis il y a du made in France, la poupée en moyenne ça coûte qu'on se rende bien compte, c'est des poupées en silicone he c'est pas des

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poupées gonflables silicone pour ressembler à de vrais enfants quand même. Pas non plus, ça serait dommage sinon. Euh et là bah je vous dis euh c'est en moyenne 1700 € avec des possibilités bien entendu de payer en plusieurs fois parce que bon faut quand même c'est bah c'est la taille d'enfant 1,20 1,30 1,40 et cetera. Il y a pas de voilà c'est des objets sexuels avec une bouche articulée et cetera. Bon je vais pas rentrer dans tous les détails mais voilà. Et je vous dis le mine France c'est 3000 3500 € la poupée. C'est un entrepôt qui en savoir et qui existe encore aujourd'hui qu'on a signalé au procureur de la République depuis maintenant 8 mois. il se passe rien. Et là, nous on a fait le signalement, on a eu un retour qui nous dit,

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on a même eu la la personne qui a confectionné enfin qui a eu l'idée de fonder cette société qui nous a dit qu'elle était de tout cœur avec nous dans notre lutte. Voilà. OK. Et sinon pour revenir à la question de la cyberpédocriminalité parce que là aussi c'est important, on a souvent en fait des représentations sur la cyberpédocriminalité en se disant ce sont des viols en ligne à l'étranger. Ce qui est vrai, d'accord ? Il y a les Philippines et cetera. Faut savoir que l'Europe héberge 62 % des contenus cyberpédocriminels. 62 %. 90 % de ces contenus, je dis bien 90 % de ces contenus, c'est de l'inceste. Ce qui rend les choses hyper complexes pour les forces de l'ordre. Pourquoi ? Parce que quand vous avez une transaction financière, vous pouvez identifier en fait au bout d'un moment

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tout simplement une transaction et donc vous dire que il y a quelqu'un qui a acheté au bout d'un moment une prestation, quelque chose, enfin voilà un viol en ligne et donc vous pouvez interpeller des personnes. La plupart du temps dans les 90 % c'est gratuitement qu'on partage. Donc c'est un père qui met en ligne comment il viole ses enfants, c'est un oncle, c'est un frère et cetera. au ciné mineur, ce sont des enfants extrêmement jeunes et c'est ça la réalité aujourd'hui. Alors, ce qui est important, c'est qu'on pourrait changer les choses. Moi, je je peut-être finir là-dessus sur une un côté positif comme ça, j'en profite comme il y a des parlementaires et comme on sait qu'on est dans une période aussi d'élection présidentielle qui arrive quand même très rapidement,

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euh en fait Interpol a développé une technologie qui s'appelle Laden Picture. Ça, vous êtes en capacité théoriquement d'identifier des contenus cpédocriminels, de les retirer, pas de les supprimer. vous les retirer parce qu'aujourd'hui quand vous arrêtez en fait des personnes, les contenus restent en ligne. Donc le traumatisme pour les victimes est multiplié bien entendu. On l'oublie parce que voilà mais là on aurait la possibilité de les retirer, d'analyser, d'aller interpeller les personnes et c'est une technologie qui coûte une bagatelle à l'échelle. En fait, on avait essayé de les faire de comment dire que les pays du G7 s'engagent là-dessus. On voit bien que c'est compliqué parce que il y a des questions de conception, de liberté d'expression, de circulation. de machin,

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tout ce qu'on veut. Il y a plein de trucs, plein d'arguments pour pour ne pas agir. Quoi qu'il en soit, il y a une technologie qui existe et qui est portée par Interpol. Interpol dont le siège, enfin dont le siège dont le comment dire le service au niveau de la cyberpédocriminalité est à Lyon euh et qui arrête pas de dire c'était Robert Chelling qui était l'ancien chef de service au niveau d'Interpol qui disait effectivement que la technologie existait. Donc comme quoi on peut arriver et pourquoi c'est important ? J'arrêterai là-dessus également. Mais en fait un pédo criminel qui est condamné, OK, il sort de prison. Déjà, il y en a que 3 % et moins de 1 % aucun inceste. Il sort de prison et lui, il a la possibilité, alors on peut en dire ce qu'on veut, de demander à ce que

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tous les articles soient retirés d'internet. Et c'est ce qui se passe, hein. Alors, on peut se dire ce qu'on veut machin, mais on peut se dire aussi qu'il a payé sa dette à la société machin. C'est un vaste débat, il y a pas de problème. Donc, on arrive à le faire dans un sens, dans l'autre sens, on le fait pas. Voilà, je j'arrêterai là-dessus. Ce qui nous donne mieux encore, vous voyez quand on parle d'un d'une loi intégrale avec un changement systémique à mon sens les choses sont sont euh sont clairyantes. [applaudissements] Et justement euh Florian, tu peux nous parler des prochains mois pour la loi intégrale ? Ben oui, merci beaucoup. Oui, pour conclure, c'est vrai que on est enfin nous ce qu'on le message qu'on voulait

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porter, je sais que Iseline et Arnaud qui sont aussi membres de la coalition le le porte, c'est que on est face quand même à un moment de bascule et un moment important, un moment historique. Le timing, il est pas idéal, on le sait, mais on l'a pas choisi, c'est pas le nôtre. et en et on l'a on a cessé de le dire, l'attente, elle est immense. Et aujourd'hui, l'objectif qui est face à nous, c'est quand même d'avoir cette loi intégrale votée, adoptée avec un budget et des intégral et associé. et on aura vraiment besoin mais ce qu'on voulait dire aussi ici c'était que en tant quef au nom de la coalition c'est qu'on a vraiment besoin de toutes les mobilisation on a besoin que les

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l'ensemble des parlementaires aussi se responsabilise face à cette demande parce que tu l'as tu l'as dit Céline c'est vrai que en juin et en juillet on a vu des personnes qu'on qui probablement n'avaient jamais manifesté avant ou qui sont pas les mêmes visages que les visages des manifestations. C'était immense. Il avait une centaine le 4 juillet la grande manifestation qui a eu à Paris qui était quand même le premier samedi d'évê quand il faisait caniculaire on était 100000 dans la rue et il y avait une centaine de rassemblements et ce qu'on a pu voir tout au long de ce mois de juin, tout au long de ces mobilisations, c'est cette colère et cette attente. Je crois vraiment qu'on ne peut pas lâcher dans la la séquence qui est la nôtre, c'estàd la fois l'enjeu qui s'ouvre à nous de

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obtenir cette adoption de la loi intégrale et puis aussi évidemment bien sûr la séquence présidentielle. Et je voulais rappeler aussi que euh la loi intégrale en fait, elle était dans le programme du NFP et aujourd'hui dans le texte qui est signé par 238 euh députés et on a besoin et heureusement qu'on a cet élan transpartisan, il on on a besoin aussi que toutes les toutes et tous les les parlementaires féministes et de gauche, alors je sais que l'ensemble du groupe socialiste a signé mais on peut aller plus loin euh signe cette note, cette loi et la soutiennent. C'est une loi qui est féministe parce qu'elle part du principe que les violences sont systémiques. Donc la réponse c'est pas de mettre trois

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personnes en prison et de résoudre les violences. C'est évidemment, on l'a dit beaucoup de fois, d'agir sur l'éducation et la prévention. Elle est féministe, elle est intersectionnelle, elle part du mouvement social puisque on l'a raconté, c'est plus de 200 organisations qui ont contribué à sa construction. Elle est réclamée par la rue. On a vu ces toutes ces ces personnes. Donc on a vraiment besoin de se mobiliser pour atteindre cet objectif. Ça fait pas 2 ans qu'on la demande, ça fait 20 ans. On en a besoin. On l'a dit, les victimes, c'est une loi à hauteur de victimes qui peut vraiment changer les choses pour demain. Et c'est aussi pour ça qu'on a moi ce que je voulais porter, c'est cet appel aux parlementaires et euh même enfin voilà, on a besoin que la la classe politique

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globalement se responsabilise pour répondre à cet appel et puis on aura évidemment besoin de tous les appuis et de toute la mobilisation pour soutenir et pour tenir. Donc évidemment le premier rendez-vous c'est le 7 septembre à 19h à Paris à la place Mondom. Je pense qu'on en saura bientôt plus. Alors il fallait nous laisser le temps de quand même se reposer un tout petit peu après les les mobilisations du je bravo madame d'ailleurs d'avoir continué les mobilisations en nous août. Tu crois que nous on rentre et c'est vrai qu'il y a énormément de gens qui nous disent on en est où ? dit on enfin voilà, on il y aura très vite les informations, mais en tout cas on compte sur vous, on compte sur tout le monde parce qu'on a besoin de de tenir et le sujet des violences

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sexuelles, c'est vraiment un sujet qui voilà qui touche énormément de personnes et qui doit avoir sa voix dans le débat démocratique qu'on s'apprête à avoir depuis enfin voilà dans les prochains dans les prochains mois. [applaudissements] Merci beaucoup. Et Iseline, je crois que tu voulais nous parler un petit peu de la bataille culturelle contre l'extrême droite justement par rapport à ce sujet. Oui, tout à fait. C'est cette loi intégrale effectivement c'est pour moi c'est un c'est un texte de bataille culturelle et c'est important de le considérer aussi comme tel. C'est-à-dire que c'est une loi de changement de paradigme, on en a beaucoup parlé. Euh c'est une loi de lutte contre l'extrême droite, c'est une loi de lutte contre le

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masculinisme, c'est une loi de promotion euh du féminisme et de l'enfantisme en tant que politique publique. Et c'est très important de l'avoir en tête parce que on est dans un contexte politique que vous connaissez tous. Donc je vais toutes et tous donc je vais pas m'étendre là-dessus mais quid si le Rassemblement national arrive au pouvoir dans notre pays l'année prochaine on a besoin de cette loi pour protéger les femmes et les enfants en cas d'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Il faut aussi avoir matériellement conscience de ça. L'arrivée de l'extrême droite au pouvoir, l'extrême droite qui est évidemment anti droit des femmes, qui est antidroits des enfants, qui sera profondément hostile et agressive vis-à-vis de nos droits fondamentaux. On doit la combattre et on doit aussi la

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combattre avec ce principe de précaution qui est de garantir le plus possible dans notre droit, dans notre socle commun de de mécanisme de de pouvoir euh des droits qui seront effectifs et opposables. Et c'est pour ça qu'on doit être très exigeant et exigeante sur le sur le sujet. Et puis ici donc vous êtes vous êtes socialiste, donc vous êtes féministe. Et j'avais un je voulais ajouter un petit mot à l'égard des hommes de la salle. Euh messieurs, nous avons besoin que vous utilisiez les privilèges que vous donne le patriarcat pour promouvoir les droits des femmes. On en a besoin au quotidien. On a besoin que vous ayez conscience du fait que le patriarcat vous donne des privilèges, vous donne des prérogatives et qu'il faut les utiliser pour promouvoir les

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droits des femmes et des enfants. Donc formez-vous, allez au spectacle comptebourg de Tifend, c'est demain. Tiffen, elle est là, c'est une super militante féministe. Allez au spectacle de Tifend, donnez aux associations. Ne protégez pas les agresseurs dans vos dans vos entourages. Ayez conscience que c'est primordial d'être socialiste, d'être féministe et donc de promouvoir la loi intégrale. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Iseline. [applaudissements] Je crois que finalement on a le temps pour quelques questions. Je crois que les deux questions qu'on a eu ont été plutôt on a bien répondu. Donc alors hop. Comment ? Ouais.

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Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup. Merci. C'était c'était vraiment stimulant pour la la féministe que je suis. Euh je suis Nadia Chonville, je suis la suppléante de Béatrice Bélé qui est la députée de Fort de France. Donc nous venons de euh de la Martinique. Euh et euh comme vous avez parlé prononcé le mot tout à l'heure intersectionnel, bon bien sûr nous travaillons hein d'arrache-pied sur euh la préparation sur euh sur sur cette loi hein, ça va être un moment extrêmement important. Alors, il faut savoir que dans les territoires qui sont qui sont des territoires post-clavagistes, hein, pour l'essentiel, hein, les territoires des Amériques français, les ce que nous appelons les pays des océans, dans ces territoires où qui sont essentiellement

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le résultat de de la colonisation, de la traite, de l'esclavage, les violences faites aux femmes et aux enfants sont deux à trois fois plus importante euh que plus courant que les queils ne le sont sur qu'elles ne le sont sur le territoire national. Il y a une étude qui est sortie sur cela en 2018. Si vous la cherchez, vous la trouvez facilement en tapant virage d'homme. C'est une étude qui a été faite par Lined et qui là aussi dit des choses que nous disons déjà depuis très longtemps. c'est que lorsque vous êtes comme en Martinique, comme en Guadeloupe, dans un territoire qui a subi pendant plusieurs siècles la

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traite, l'esclavage, la colonisation et où les violences sexuelles étaient non seulement systémiques mais en en fait systématiques, nous sommes héritières d'une histoire qu'il faut prendre en considération. Et alors la l'une des questions que nous allons poser et que nous souhaitons ici poser, euh c'est cette question intersectionnelle qui se pose pour nous mais qui se pose aussi pour des personnes qui ont qui sont héritières de la colonisation qui se trouvent aussi sur le territoire hexagonal. Comment prendre en en considération cela et comment est-ce que nous pouvons aussi intégrer la question de la réparation au cœur de ce sujet ? En tout cas, pour nous, c'est un enjeu parce que lorsque l'on travaille contre les violences faites aux femmes et aux

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enfants dans des territoires post-clavagistes, on est en train de faire une œuvre de réparation et on ne pourra pas aller jusqu'au bout de cette question dans des territoires post-esclavagistes si on n pas des moyens, si nous ne disposons pas de moyens qui sont adaptés à nos réalités. Voilà. Et ça euh au milieu d'un sujet aussi énorme, je me permets de placer cela parce que nous nous parlons pour nos peuples et euh et nous avons besoin d'être aussi au centre de nous-mêmes. Nous nous battons quotidiennement en tant que féministe pour euh toutes les féministes du monde, pour toutes les féministes de France et pour toutes les femmes, pardon, pour toutes les femmes du monde, pour toutes les femmes de France et pour toutes les

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femmes aussi de nos territoires. Ne nous oubliez pas, nous sommes ici et c'est pas le seul panel où nous le faisons remarquer. que ce n'est pas un petit point qui se passe ailleurs. Les luttes anticolonialistes, les luttes antiracistes, les luttes qui se sont portées dans ces pays-là ont parlé au monde entier et nous avons aussi porté des intellectuels qui ont apporté des textes, des concepts, des valeurs que vous utilisez au quotidien pour lutter contre la violence, contre la domination, pour conceptualiser ce qu'est la violence et ce qu'est la domination. Et nous vous demandons et nous espérons pouvoir continuer à en parler ensemble que l'on ne l'oublie pas que la matrice de toutes ces violences

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là, nous l'avons connu d'une manière très spécifique et nous aurons aussi besoin qu'elle soit prise en compte et qu'elle éclaire aussi peut-être les décisions qui concerneront tout le monde. Merci [applaudissements]

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Gérard Lucas par Nant euh pas du tout élu ni rien parti socialiste seulement de de de remarques. Je trouve que le la question de la culture sur la sexualité j'ai pas lu le le texte intégral je suis désolé hein mais n'a pas n'est pas apparu dans ce débat aujourd'hui. Et al je rappelle qu' y a plus de 25 ans, il y avait la loi colen royale sur l'éducation, la sexualité à l'école. Donc vous savez comme moi qu'elle n'a pratiquement pas du tout été appliquée et même aujourd'hui encore pratiquement pas appliqué du tout. Et je pense qu'elle est fondamentale. Donc je voudrais bien avoir votre avis. La deuxième c'est une anecdote que je vais vous raconter qui s'est passé il y a 3 semaines dans ma voiture. J'étais en covoiturage et dans ma voiture il y avait deux il y a trois personnes, il y

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avait deux femmes adultes qui ont commencé à parler de la pédocriminalité et qui ont dit il faut recréer la peine de mort pour pour eux. Alors, j'étais bien sûr je pas demandé de quel parti d'aucun semble-t-il mais enfin je trouve que je je me demande s'il peut y avoir un renchérissement du Front National qui n'est pas social à loi intégrale sur ce sujet-là et j'en suis très inquiet et j'en prends une dernière ou

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bonjour Donc moi, je viens de la Hauteevienne. En Haute Vienne, aux dernières municipal, nous avions trois candidats. Un était mis en examen pour violence sexuelle et harcèlement moral. Un autre avait été condamné pour violence conjugale. Il avait purgé sa perne. Pen pouvait se présenter après un temps où il était exclu donc de ses droits civiques. Et puis un troisème qui est mis en examen pour qu viol et qui a été élu. On a été 200 femmes de là où viennent, candidates, personne impliqué dans les association à

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faire une tribune. Aucune voie pour les agresseurs. Le 8 mars, de semaines avant le scrutin, bah ça a pas marché. Deux de ces personnes ont été élues. Après, la presse nationale s'en est émue de manière un peu humoristique. Le quotidien a fait un sujet parce que le maire de Boissuil, c'est un maire qui n'a pas le droit de mettre les pieds dans sa commune justement pour protéger les victimes. Donc qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Vraiment ça c'est une question qu'on s'est vraiment posé. Je crois que c'est affirme. C'est ben je crois j'en suis sûre, il y a le même cas de figure. Là par chance le nouveau maire et président de l'aglo l'a exclu des responsabilités mais quand même il est

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maire de sa commune et je crois qu'on a vu qu'il y avait une soixantaine de cas en France. Et ça, je pense qu'il faut absolument le prendre en compte parce que quand on est maire, on doit protéger les victimes, on doit mettre à l'abri les femmes, les enfants victimes de violence. Mais comment le faire quand soi-même bien on a des affaires aux fesses ? [applaudissements]

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Bonjour, merci pour vos interventions à toutes et tous et euh je voudrais vous demander là, ça va être la rentrée dans le contexte qu'on connaît. Est-ce que vous avez déjà identifié si si ça va marcher ? Si ça vous sentez que ça va être accepté, si vous avez déjà identifié les freins, euh si euh à droite, à l'extrême droite, ils vont s'abstenir ou ils vont voter contre. Enfin voilà, je si vous avez déjà une température et puis vous encouragez encore et encore. Euh demain, ça continue. Il y a des formation contre les VSS qui sont proposées. Il y a une table ronde euh par rapport à est-ce qu'on peut gagner sans les femmes ? Et puis donc il a Contarbourg à 14h si on veut continuer avec ce sujet tout en

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rigolant. Je vous attends à la halle Rosalie Solitude.

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Pe on va on va passer la parole pour que réponde peut-être sur les les sur l'outre mer. Euh alors c'est il faut quand même reconnaître qu'on a qu'on a un mauvais comment dire un mauvais point de vue. Et lorsqu'on est arrivé de devant le Conseil d'État que au détour d'un échange, le Conseil d'État nous a fait remarquer que dans la proposition de loi qu'on leur avait présenté, donc celle sur laquelle on travaillait depuis pas mal de mois maintenant, on n'avait pas prévu de disposition spécifique aux outreem en sachant que il y a des modalités de gouvernance particulière à certaines collectivités qui ne sont pas donc hors

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métropole, on va dire. Euh et euh à la suite de l'avis du Conseil d'État, je vais pas rentrer dans le détail, mais on a fait une une relecture complète du texte pour y insérer à chaque fois que c'était possible des dispositions qui s'appliquaient, qui concernaient les outresemères en prenant enfin au-delà de la dimension un peu fonctionnement relevé par le Conseil d'État en prenant en compte la spécificité des outremères que vous avez très bien décrite tout à l'heure. Donc on a on a fait ce travail là dans le courant de l'été, on a on a inséré certain nombre de choses et il est fort probable que dans le débat parlementaire, il y a des amendements qui soient ajoutés sur ce volet là en

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particulier. En tout cas, je pense que ça ça sera probablement euh le cas sur notre capacité à réussir et après je passerai la parole pour les autres questions sur notre capacité à réussir. Très honnêtement, ça va dépendre euh bah du de notre capacité à maintenir le consensus entre nous. Corine l'a dit tout à l'heure, il y a vraiment des sujets qui vont laisser des marques, enfin pour pas dire du sang sur les murs. Je pense que le la enfin il y a enfin ce qu'on a mis dans le texte pour protéger les femmes étrangères victimes de violence, je pense que ça va susciter des débats

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absolument hallucinants en commission et dans l'hémicycle, ça c'est sûr. On va avoir droit au pire du Rassemblement national. On aura sans doute une partie des républicains qui vont décrocher euh et qui vont faire alliance en tout cas qui voteront comme le RN voire qui déposer déposeront des amendants de suppression. Donc on va avoir des parties du texte qui vont faire débat. Il va falloir qu'on fasse face euh au comment au lobby. On a un chapitre qui est dédié à la comment aux violences obstétricales et gynécologiques. Je vais pas vous faire le laus sur le lobbying de l'ordre des médecins mais je pense ça va être un petit peu compliqué là aussi. On va voir ce que ça donne. Euh, on a eu quelques échanges avec eux mais probablement que ça va être un peu

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euh un peu chaud. On a déjà dû recre certaines choses parce que bon ben ça marchait pas. Enfin bref, je vais pas entrer dans le détail mais en tout cas les dispositions qu'on qu'on préconise enfin qu'on a qu'on a inscrites avec un système de responsabilité et cetera, ça aussi ça va être un peu un peu coton. À mon avis, on a on a pas terminé. Et puis euh comment il y a une étape qu'aujourd'hui euh [grognement] enfin qui est très difficile à appréhender, c'est le Sénat. Euh les les les députés, ils sont hyper investis dans le texte par rapport au Sénat. Proportionnellement à l'Assemblée, le le Sénat est plutôt en retrait. Euh moi je je ne peux pas dire et je pense je sais pas si Corine pourrait le faire de son côté mais euh c'est une comment c'est

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une assemblée qui est de droite qui a des votes sur l'égalité entre les femmes et les hommes qui est toujours hyper surpren enfin qui sont surprenants, qui sont complètement en décalage avec ce qu'est notre société aujourd'hui. Euh et je me demande quand les gens ils votent pour leur sénateur si vraiment ils réfléchissent bien à ce qu'ils vont avoir à la fin quoi. Moi franchement ça ça m'interpelle. Il y a le sujet de l'égalité euh femme homme et il y a d'autres sujets he sur la sécurité sur les jeunes. Euh moi je trouve ça hallucinant. Euh donc la vraie inconnue c'est le Sénat. Euh et si c'est inscrit au Sénat à la fin il y aura un texte qui sortira du Sénat. Mais personne ici ne peut dire ce qu'il y aura dans ce texte. Donc peut-être que à la toute fin de la

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fin de la fin euh moi je ne voterai pas la loi intégrale quand elle sera en vote définitif à l'Assemblée nationale. Donc je le dis en rigolant mais euh je ne sais pas. Voilà, je n'en sais rien. Oui. Juste juste peut-être pour rebondir là-dessus avant de passer la parole à ceux de la la coalition. Je crois qu'on est on va avoir au Sénat. Il y a quand même le fait que l'affaire liana, je voudrais quand même dire un petit mot là-dessus, le fait que bon, ce texte, vous l'avez rappelé, euh on y a travaillé 2024-2025, ça a été déposé annoncé au moment du du 25 novembre 2025, déposé début décembre euh et en réalité aujourd'hui ça existe parce

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qu'il y a eu l'affaire Yana et je voudrais dire puisqu'on est sur ce sujet aussi immigration qui va qui va laisser du sang sur la mur comme dit comme dit Céline C'est aussi parce que ça a été une affaire où parce qu'il y en a eu d'autres des affaires horribles euh d'enfants ou de femmes et parce que le parce que le le coupable ou présumé coupable est étranger ou d'origine étrangère, c'est ça qui prend le dessus et on oublie la victime. Là, ce qui s'est passé avec l'affaire Liana, il faut quand même le dire, c'est parce que c'est quelqu'un qui avait pas du tout un nom, enfin si consence étrangère, mais bonne consonance

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étrangère. Euh et et donc et et donc ça a permis de se centrer sur la réalité du problème qui est que effectivement c'était pas un dysfonctionnement, c'était finalement le fonctionnement normal avec l'absence de moyens et les procédures qui sont mal foutu qui a conduit à ce que bah quelqu'un récidive en fait, quelqu'un qui était déjà repéré récidive euh et je dois dire aussi d'ailleurs parce qu'on a quand même eu au Sénat, on a à la commission des lois, la présidente de la commission des lois a lancé une mission d'information de la commission avec pouvoir de commission

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d'enquête sur les dysfonctionnements qui ont mené à l'affaire Liana et tout ça pour essentiellement mettre l'administration, voyez, l'administration sous le bus hein comme a déjà commencé à le faire d'Armanin et pas nécessairement pour ensuite prendre les bonnes mesures de réforme et de moyens nécessaires. Et dans ces auditions, il y a responsable de côté gendarmerie qui nous a qui nous a dit mais simplement de manière très factuelle que il faut quand même aussi se rappeler. C'est pas pour excuser le le gendarme qui à un moment donné a a mis de côté de ses plus occupés suffisamment du dossier, n'a plus suffisamment suivi le dossier donc à laisser traîner. C'est parce qu'il avait eu d'autres notamment parce qu'il avait eu d'autres priorités parce qu'ils sont

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tous au fourau et moulin. Et donc euh au lieu de de continuer ses enquêtes, il a été mis lui aussi sur la question du maintien de l'ordre euh des euh quand vous savez quand on a eu le le problème avec le virus au niveau agricole et les la l'abattage des bêtes euh et et que donc il fallait euh faire le maintien de l'ordre des agriculteurs et donc ça a mobilisé les gendarmes et ça fait partie du sujet. Voilà, donc on est quand même dans des enfin bon euh quand même dans des dysfonctionnements parfois. Donc là, on est c'est aussi pour dire que on a on a cette ce travail au au Sénat où ça sera va être difficile pour eux de ne pas voter quelque chose où il y a qui reste quand même assez consistant, mais je pense qu'on va on va effectivement il y a des

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morceaux de la loi qui vont pas survivre. Donc je pense qu'à la fin on aura quand même quelque chose de votable. Je l'espère. On va on va se battre pour ça et on aura quand même quelques alliés dans chez les centristes même si chez LR ça va être un peu plus compliqué. Euh on verra ce qui se passera parce qu'on va avoir on a un demi-enouvellement en Sénat là, donc on va avoir un groupe RN maintenant probable très probablement je sais pas de quelle taille qu'on avait pas avant. Donc on verra quelle ambiance ça met. Euh et euh mais euh effectivement le le texte va s'offrir au Sénat et donc faudra voir après comment est-ce que le la le vote final de l'Assemblée pourra peut-être établir des choses et euh et puis pour dire aussi puisquil rebondir sur d'autres d'autres réponses,

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c'est il y a plein d'autres choses à faire. C'est des c'est des moyens c'est des moyens pour pouvoir mettre en œuvre le droit existant. Voilà. Peut-être très rapidement Florian et parce que après il y a vraiment l'autre tableau. Oui, en fait pour répondre aux différentes questions merci d'avoir reparlé de la campagne des sénatoriales. Juste dire sur la température déjà nous on est mobilisé, on lâchera rien donc jusqu'à ce que ça passe. qu'on sera là. Et ça montre aussi par rapport les questions sur les personnes qui étaient sur la peine de mort, à quel point cette loi intégrale elle fait œuvre de pédagogie et on doit continuer à faire œuvre de pédagogie. Et donc on doit aussi compter sur là où les élus

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socialistes peuvent nous aider. Il y avait 600 élus dont une grande partie de socialistes qui avaient signé une tribune pour une loi intégrale en juillet pour peser sur leur sénateur pour nous aider à mener cette bataille en vue du renouvellement. Et ça montre vraiment par rapport à ce que vous disiez, monsieur, sur les sur les programmes euh et sur les sur les VARS, donc sur l'éducation à la vie affective, en effet, elle est pas dans la loi intégrale parce que désormais elle est dans les programmes et elle est dans la loi depuis 2001 et ce que demandait la coalition, c'est que cette loi soit appliquée. Mais il faut garder en tête que enfin voilà, ça appartient cette éducation, elle appartient à ce besoin général de pédagogie. dans les programmes. Heureusement, il y a la

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question des violences pour aussi détecter les enfants. Mais simplement, un dernier mot sur ce questionnaire dont nous a parler le ministère de le ministre de l'éducation nationale. En fait, la les programmes et les vares ça suffira pas à détecter les violences. Nous ce qu'on porte c'est l'image d'une école en d'une société qui protège, qui détecte et c'est complètement l'inverse. Enfin, c'est pas complètement l'inverse, mais c'est pas la philosophie aujourd'hui de du ministre qui vient demander [grognement] aux enfants de dénoncer les violences qu'ils ont subi, de porter la démarche, de dénoncer des adultes alors que c'est vraiment un abandon aujourd'hui. Et donc, c'est pour ça qu'on lâchera pas parce qu'il faut qu'on continue parce qu'il y a 1600 enfants par an qui sont victimes de

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violence sexuelle et on peut pas s'arrêter là. Donc on compte sur vous à tous les niveaux et on compte sur votre mobilisation et enfin et notamment voilà et on compte sur votre mobilisation parce que plus on se mobilise aussi plus on on se on s'accoutume et plus on comprend en voilà plus la société grandit et ce qui permet aussi peut-être de faire rentrer enfin cette idée que l'éthique en politique c'est aussi la lutte contre les violences sexuelles par rapport à ce que vous disiez. Voilà, à peu près très rapidement Arnaud sur les autres mères et après on on terme. Je le dis très rapidement parce que j'ai été touché par la prise de parole. On a nous à M enfant un comité notamment en Martinique en qui s'appelle Move Team en maille. On a move te moon en en comment

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dire en Guyane. Et c'est vrai que vous avez entièrement raison. On oublie complètement nos frères et sœurs de Martinique, de Guyane et de partout. Nous on y va quand même assez souvent. On les oublie très souvent. Enfin, je veux dire, je pense à la Martinique où là je vais intervenir en novembre sur la question de la soumission chimique parce qu'il y a en plus des drogues qui circulent qui sont quand même bien spécifiques. Et on oublie, on parle de la question de la migration très souvent mais on oublie la question de l'immigration qui est hors espace Schengen également et qui est une réalité que vous connaissez vous et qui est très souvent en fait ignoré, oublié, y compris de certaines de certaines autorités et je pense que c'est essentiel de le rappeler. Et je vais

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m'arrêter juste sur un truc. Voyez, en Guyane, vous avez par exemple jusqu'en novembre 2023 ce qu'on a appelé des hommes amérindiens et bushinangés. Les hommes amérindiens et bouchinangés, c'est la déportation de plus de 2000 enfants bouchinangés et amérindiens dans des hommes qui sont des maisons tenues par des prêtres où les enfants ont été avec une interdiction en fait, ils ont été ils ont été renommés, rebaptisés he certains s'appellent aujourd'hui Marcel, machin ce que vous voulez. Novembre 2023, c'est pas le temps des dinosaures à mon à ma à ma connaissance. Donc c'était quand même assez récent. Tout le monde s'en fout. Moi je le dis, moi je suis en lien avec une des centaines de victimes Bushnangé et amérindiens. Euh des personnes donc ont été bafoué au niveau de leur droit puisque

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leur identité ils ont ça a été revu. Interdiction de parler la langue qui ont été euh violés, violentés, travail forcé, bref tout y est. C'est un crime contre l'humanité, c'est inacceptable. Et je pense qu'effectivement, vous avez entièrement raison, on est bien loin en fait de tout ça et et je le prends enfin on le prend pour nous. C'est que je suis d'accord qu'il nous faut absolument ce sursaut sans oublier personne en fait sur le côté. Moi ça me bouleverse en fait terriblement parce que les liens que j'ai notamment avec certains qui nous disent en plus bah j'ai enfin c'est presque j'espère que tu nous oublieras pas parce que c'est vrai qu'il confie des choses et là on voit bien moi j'alerte sur la situation bien sûr il y a la il y a la Martinique il y a la il y

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a il y a la Guadeloupe il y a comment dire la Guyane dont je vous parlais bref je pense qu'il y a on a été aussi à Mayotte et cetera on voit bien et cette situation elle est presque niée je le dis même si on en parle par moment mais nous les premiers par moment on oublie en fait il y a des rapports de domination qu'on qu'on reproduit malgré nous et vous avez entièrement raison de le dire. C'est pour ça je me permettais juste de de le dire ce que vous dites. Vous avez enfin moi je souscrit à 400 % y compris sur l'apport des intellectuels notamment je pense à A Césarer et bien d'autres bien entendu qui ont pu nous apporter beaucoup de choses et c'est peut-être aussi à nous de nous bouger par rapport à ça. En tout cas croyez-nous nous on essaye avec les mouvements et ce sont des Martiniicaes

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des Martiniquet qui se représentent enfant. C'est pas nous qui venons sur le sur le territoire, même si j'y vais directement. En tout cas, c'est essentiel et vous avez bien fait de le dire, c'est très souvent oublié du débat public et avec une réalité qui est terrible, je le redis, 2000 enfants bouchnangés et amérindiens déportés, je dis bien déporté crime contre l'humanité et on aimerait bien en fait qu'il y ait pareil des parlementaires qui portent un texte pour reconnaître parce que ce sont des personnes qui sont laissées pour compte complètement des laissées pour compte de la République alors qu'ils étaient là bien avant la France. Ce sont des amérindiens et des bouchnangis. C'est inacceptable. Voilà. Merci. Merci à je suis je suis désolé, on va devoir s'arrêter là. Merci à

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toutes et à tous d'avoir été présent. [applaudissements]