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interviewSUDRADIO· 14 juillet 2026 22 min

Armée française : Macron a-t-il tenu toutes ses promesses ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Dernière partie des débats de l'été sur Sud Radio, une partie grand entretien et une partie débat avec vous, auditeurs. Ça s'appelle La France. Au bout du fil, 0826 300 300, midi 30, 13h, après une petite bataille juridique qui a duré quand même toute la nuit. Il faut le dire, un QR code est obligatoire pour assister, été obligatoire pour assister, on va dire, aux festivités du 14 juillet. Le symbole du QR code obligatoire pour assister à ce qui représente quand même la fête nationale. Est-ce que ce n'est pas une erreur ? Est-ce que ce n'est pas le symbole d'une fin de règne ?

On vous posera la question, on l'a déjà abordé dans les débats, mais moi j'aimerais vous entendre plus longuement sur le sujet, amis auditeurs, ou 0826 300 300, sachant que ce n'est pas compliqué. Il y a deux parties, ceux qui disent, écoutez, QR code égale Covid, égale restriction de liberté, égale signe, même si le mot peut-être est un peu fort, de fin de règne, d'autoritarisme quand même, ce ne sont pas des choses qu'on aime.

Et puis il y a ceux qui ont bien conscience que quand on a autant de chefs d'État sur 48 heures à Paris, eh bien oui, il faut plutôt un QR code, c'est ce qu'on appelle la sécurité, qu'un événement comme ça, surtout dans le contexte que nous connaissons, avec une reprise de la guerre en Iran, avec ce qu'on peut voir en Ukraine, qui plus est quand un président ukrainien avec un pays en guerre, eh bien oui, ça demande forcément un palier de sécurité supplémentaire. On en débattra avec vous, amis auditeurs, mais peut-être même avec un mot, avec nos invités, alors qu'il est midi 6.

Les débats de l'été Sud Radio Et notre invité est avec nous ce midi pour parler d'un sujet plus qu'important, puisque c'est le sujet du 14 juillet, le sujet du réarmement, mais aussi derrière toute la question peut-être de toute un, comment on pourrait dire ça, de toute une partie du monde qui est en train de se redessiner, et face à laquelle nous devons faire face. Bonjour Jean-Louis Thiriot. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes député de Seine-et-Marne, dans la commission de défense bien sûr, mais vous êtes aussi l'ancien ministre délégué, au prix de ministres des armées et des anciens combattants.

On va revenir sur ce 14 juillet absolument exceptionnel, près de 6 700 troupes à pied, 98 avions, 31 hélicoptères, 315 véhicules. Jamais autant de militaires n'auront défilé sur les Champs-Elysées, dans un contexte de réarmement bien sûr, avec, on le dira, une forte actualité internationale, des présences importantes, mais aussi des absents, qui sont tout aussi importants. Premier mot peut-être d'abord Jean-Louis Thiriot, vous revenez du défilé. Quel est votre regard sur ce 14 juillet, sur cette démonstration de force tout d'abord ?

2:18
Jean-Louis Thiériot

C'est un magnifique défilé, c'est un hommage à nos forces, et c'est évidemment un grand moment d'émotion et d'unité nationale. Une fois qu'on a dit ça, il faut bien voir qu'un défilé n'a jamais fait gagner une guerre. Le plus important défilé de l'histoire qu'on ait connu, c'était le 14 juillet 1939. On sait que ça s'est fini à Sedan. Donc ce qui est important, c'est pas cette manifestation de force.

Ce qui est important, c'est la décision qui a été prise, de faire défiler la coalition des volontaires, qui a été montée à l'initiative de la France et du Royaume-Uni, pour réunir les puissances européennes, pour donner des garanties de sécurité à l'Ukraine, dans l'hypothèse où un cessez-le-feu serait signé. Et je dis bien seulement, dans l'hypothèse où un cessez-le-feu serait signé. Personne n'a envisagé d'aller faire le coup de feu en Ukraine. Il y a deux choses qui sont frappantes. C'est un, c'est 32 pays présents, sous l'autorité de la France qui a été à l'origine avec les Britanniques.

Et la deuxième chose, c'est que les Américains, alors que pourtant c'est le 250e anniversaire de leur déclaration d'indépendance, qui avait été acquis grâce à la France, où on aurait pu en faire une grande fête franco-américaine, n'étaient pas invités. Le symbole, c'est que les nations européennes commencent à prendre en main leur sécurité et leur destin. Et là, on assiste, je crois, à une véritable bascule historique. L'OTAN est de moins en moins américain. On ne sait pas si les Américains respecteront ou non leurs engagements sécuritaires. Et il faut le reconnaître, dans cette nouvelle configuration européenne, c'est la France qui prend le lead, et c'est très bien.

4:18
Présentateur

La France qui prend le lead notamment avec cette volonté de donner les moyens à ses forces militaires. On va parler bien sûr dans un instant de la loi de programmation militaire, en rappelant les montants, en rappelant si bien sûr on est dans la bonne voie, et s'il faut faire plus, j'imagine que vous allez nous dire qu'il faut faire plus, Jean-Louis Thériault, parce qu'il y a encore des manques à combler. Est-ce qu'on va réussir à faire plus, et dans quel domaine exactement ? Mais simplement sur ces démonstrations de force militaires, appelons-les comme vous voulez. J'aimerais simplement vous faire réagir à quelqu'un qui était l'invité de Benjamin Gleize au micro de l'interview politique.

C'était hier, c'était un député, mais également porte-parole du Rassemblement National, Laurent Jacobelli. Et voici ce qu'il disait avec, certes, un peu d'ironie, mais j'aimerais vous entendre sur ce sujet. Surtout, moi, ce qui me surprend, c'est que l'entrée des spectateurs qui voudraient venir voir ce défilé est très protégé. Ça va être très compliqué d'aller voir ça. Donc, ces grandes démonstrations de force interdites au public, ça rappelle quand même des souvenirs, qui ne sont pas des souvenirs dans une démocratie, mais qui sont ailleurs, très loin à l'ouest, à l'est, pardon, il y a quelques années. On a l'impression que c'est la place rouge ou la Corée du Nord.

Non, mais je dis ça pour rire, mais on a un président complètement isolé qui veut flatter son égo et qui ne veut plus partager la joie de soutenir nos armées qui en ont bien besoin. Est-ce que parfois, vous, Jean-Louis Thierryot, fin connaisseur de l'histoire et de ces questions-là, n'avez été gêné parfois par le rapport entre Emmanuel Macron, les forces militaires ? Comment vous réagissez à ce que vient de dire Laurent Jacobelli ?

5:44
Jean-Louis Thiériot

Même si c'est sur le ton de la boutade, je pense que comparer l'armée française et l'armée rouge, c'est très moyen vis-à-vis de nos militaires. Cela mis à part, si on parle des défilés militaires, des défilés militaires sur la place rouge, 2025, grande manifestation de forces exclusivement russes, aucun défilé d'autres nations avec les pays, on va dire quelques pays de l'axe moscovique. 2026, je le rappelle, pas de défilé militaire sur la place rouge, parce que menace de drones ukrainiennes. Autre grande manifestation de force, un pays conquérant, la Chine, grande manifestation cette année avec les ambitions sur Taïwan. C'est totalement différent.

Là, vous avez une coalition des peuples libres à qui personne n'a imposé d'être là, qui se mobilise contre la violation du droit international par la Russie en Ukraine. Donc je trouve cette comparaison moyenne, quant au QR code, on va évacuer tout de suite la question. Évidemment, j'aurais préféré qu'on n'ait pas de QR code. La réalité de la situation sécuritaire, c'est que vous avez 32 chefs de l'État, qu'on a déjà eu, je le rappelle, un attentat le 14 juillet, où un militant d'extrême droite, Maxime Brunery, avait tiré sur le président de la République, Chirac, en 2002. Aujourd'hui, c'est une technique qui a fait ses preuves. On l'a vu au moment des JO.

Il y a eu un recours devant le tribunal administratif. Le Conseil d'État a validé la mesure. Passons à autre chose. Et je rappelle quand même, parce qu'il y a beaucoup de désinformation autour de ça, le QR code ne délivre pas une autorisation d'accès. Il constate simplement une inscription. Le but, c'est quoi ? C'est qu'on n'ait pas de troubles à l'ordre public

7:38
Présentateur

ou d'attentats devant un parterre de chef d'État. Ça, c'est toujours mieux. En effet, Jean-Louis Thierry, au suite de la conversation, une fois qu'on a réagi, parce que c'est aussi ce que pensent certains politiques, aussi ce que pensent certains Français, cette démonstration de force, continuons à l'appeler comme ça, elle est nécessaire parce qu'Emmanuel Macron veut vanter ce qu'il a fait depuis 10 ans à la tête de l'État, avec une loi de programmation militaire dont l'actualisation a été approuvée le 1er juillet par le Parlement et qui prévoit donc 436 milliards d'euros sur la période 2024 et 2030.

Et il faut le recontextualiser, c'est 36 milliards de plus que dans sa version qui avait été adoptée en 2023. Est-ce que cette loi de programmation militaire est suffisante, Jean-Louis Thierry ?

8:17
Jean-Louis Thiériot

Il faut savoir d'où on part. En 2015, on était à 1,5% de la richesse nationale du PIB dépensée à la défense. À la fin de cette actualisation de la loi de programmation militaire dont j'étais d'ailleurs le rapporteur, on sera à 2,5%. Durant toute la guerre froide et sans que ça n'empêche la croissance des Trente Glorieuses, on était à plus de 3,5% du temps du général de Gaulle, du temps du président Pompidou, du temps de Valéry Giscard d'Estaing, du temps de François Mitterrand. Tout a commencé à partir à volo à partir des années 94-95 quand Laurent Fabius à la tribune de l'Assemblée nationale a parlé des dividendes de la paix.

Alors, c'est vrai que l'Europe était en paix, mais on a cru aux illusions de la mondialisation heureuse. Personnellement, je n'y ai jamais cru. Aujourd'hui, on revient dans la tragédie de l'histoire. Et donc, oui, il faudra faire davantage d'efforts et arriver à ce qu'on appelle le poids de forme, c'est-à-dire 100 milliards d'euros par an, ce que vient d'ailleurs de proposer Bruno Retailleau dans une tribune du Villeneuve-Pierreau ce matin. Aujourd'hui, c'est le premier des candidats à poser cela sur la table en rappelant aussi d'ailleurs la menace russe sur l'Ukraine et la solidarité de tous ceux qui sont attachés à la nation avec la défense de la nation ukrainienne pour son indépendance.

Je suis heureux que ce soit l'un des candidats à la présidentielle qu'il évoque aussi clairement.

9:48
Présentateur

Jean-Louis Thierry, vous venez de parler de cette expression qui a marqué et les générations et l'histoire quand même, les fameuses dividendes de la paix. Vous évoquiez aussi la tribune de Bruno Retailleau qui fait référence notamment à Marc Bloch, l'étrange défaite. Marc Bloch qui a été panthéonisé il y a quelques semaines. On est dans une période en ce moment en France où on a l'impression de redécouvrir des grandes figures, des grands livres, des grands destins. Il y a ce fameux film sur Charles de Gaulle qui cartonne au cinéma. Il y a eu en effet la panthéonisation de Marc Bloch. On retrouve aussi l'Odyssée grâce à un film et les ventes bondissent.

Est-ce qu'en France encore les politiques, c'est pour ça que je m'adresse à vous Jean-Louis Thériault, ont suffisamment conscience des leçons du poids de l'histoire ? Quand aujourd'hui on entend notamment le chef de l'État parler de la guerre, quand on voit aujourd'hui l'étrange défaite, quand on voit tous ces grands noms qui reviennent, est-ce que les leçons ont été suffisamment apprises ?

10:41
Jean-Louis Thiériot

Je crois qu'hélas notre génération a oublié et l'histoire et le réel. Aujourd'hui, c'est le retour brutal de l'histoire et du réel. L'histoire, c'est que si tu veux, la paix prépare la guerre et que quand Lyotet disait montrer sa force pour ne pas avoir à s'en servir, c'est évidemment une réalité.

Le réel, c'est qu'on a beau être pacifique et espérer que le doux commerce réglera les choses, ça n'empêche pas les appétits de puissance, ce n'est pas nous qui désignons l'ennemi, c'est l'ennemi qui nous désigne et ça veut donc dire être fort militairement, ça veut dire être fort économiquement parce que le monde économique est bien une compétition extrêmement sévère et ça veut dire aussi être fort moralement, ça veut dire être fort spirituellement et savoir que ce dont a besoin une nation avant toute chose, c'est de force d'âme et d'unité nationale.

11:43
Présentateur

On va poursuivre cette conversation avec vous Jean Luthériot en ce 14 juillet, fête nationale, député de Sénéma, vous êtes aussi dans la commission de la défense, vous le disiez, rapporteur aussi de cette fameuse loi dont on n'arrête pas de parler, de programmation militaire qui atteint quand même le montant stratosphérique de 436 milliards d'euros, 2024-2030 et vous êtes aussi l'ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants, 14 juillet, fête nationale, en jeu pour nos hommes, menace bien sûr on va continuer à tirer toutes ces files de pensée avec vous jusqu'à 12h30. A tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio.

12:18
Locuteur

Parlons vrai.

12:19
Présentateur

Suite de la conversation et alors pour ne rien vous cacher on était en train de discuter cinéma avec notre invité puisque c'est lié à cette journée le film de Gaulle qui cartonne au cinéma en deux parties avec Jean-Louis Thériot député de Seine-et-Marne qui appartient à la commission de défense ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants très important parce que Jean-Louis Thériot vous rentrez du défilé on était en train de parler de la force d'âme qui passe par la littérature la puissance l'importance des leçons de l'histoire qu'on espère tirer vous nous dites que depuis des années on l'avait un peu oublié c'est le retour du réel le retour du réel c'est aussi sur la scène internationale on évoque ce 14 juillet qui est toujours en fait une démonstration de force notamment au monde plus qu'une volonté de se rassurer les menaces justement on a la Russie en ligne de mire on a l'Iran en ligne de mire c'est vraiment ces deux puissances qui aujourd'hui représentent une menace considérable sur le pays

13:08
Jean-Louis Thiériot

hélas c'est même plus large que ça la menace russe elle est évidente alors je ne suis pas en train d'essayer d'affoler les gens on ne verra pas les chars russes sur le Rhin comme on a pu le craindre pendant la guerre froide la réalité c'est qu'aujourd'hui on a une puissance la Russie qui a violé tous ses engagements internationaux au mémorandum de Budapest en particulier qui a agressé un pays en l'occurrence l'Ukraine après avoir conquis la Crimée et aujourd'hui tous les services de renseignement européen et ça n'est pas que la France qui le dit considère qu'on a un risque d'être testé surtout dans le cas d'un cessez-le-feu sur le flanc est de l'OTAN dans les pays baltes par exemple alors ça ne sera pas la grande guerre mais ça veut dire que ce test-là destiné à faire exploser la sécurité du continent nous impose de réagir et de réagir vite et comme chacun ici souhaite la paix l'idée c'est d'être le plus fort possible pour que la Russie ne soit pas tentée par l'aventure vous savez la guerre en Ukraine en 2022 elle n'a commencé que parce que Vladimir Poutine croyait qu'en 5 semaines il mettrait à bas l'Ukraine on voit que 4 ans après on y est toujours mais la menace il y a ça il y a l'Iran alors il y a la menace balistique iranienne j'y crois pas trop mais il y a surtout cette menace que les événements dans le Golfe prouvent c'est la menace sur la liberté de circulation maritime alors que 80% de nos approvisionnements passent par la mer le monde est tenu par quelques détroits on parle beaucoup d'Hormuz mais vous avez Hormuz vous avez Babel Manded vous avez le détroit de la Sonde vous avez le détroit de Malacca si vous bloquez ces détroits et des pays peuvent le faire c'est l'ensemble de l'économie mondiale qui est bloquée donc on a à protéger notre liberté maritime et puis on a nos outre-mer qui peuvent être victimes de déstabilisation qui peuvent on l'a déjà vu d'ailleurs à plusieurs reprises absolument l'Azerbaïdjan en Nouvelle-Calédonie la Chine dans une partie de l'Indo-Pacifique donc on doit être capable de les protéger éventuellement de les défendre je pense par exemple aux îles épars au large de Madagascar n'oublions pas les Manouines et Margaret Thatcher on peut être amené à les reconquire de vite force et puis c'est un point qu'on oublie trop concernant l'Afrique alors il y a toute la déstabilisation de l'Afrique on s'est fait mettre dehors très bien mais demain on peut avoir ou des flux migratoires totalement incontrôlables qui nous amènent à y aller et surtout et ce qui est la menace la plus prégnante avoir des attaques contre nos ressortissants dans ces pays là et si demain on doit faire une opération d'évacuation de ressortissants dans une situation de guerre et bien on doit garder aussi des capacités de projection donc on n'a pas une nouvelle menace mais on a des menaces qui se surajoutent

15:53
Présentateur

les unes aux autres ce qui est très frappant quand on essaye de s'intéresser nous modestes citoyens à tous ces conflits Jean-Louis Chériot c'est qu'à chaque fois on a l'impression d'entendre un peu comme vous venez de le faire par exemple avec le déclenchement de la Russie et son agression avec l'Ukraine à chaque fois des spécialistes viennent nous dire qu'on le savait mais on a été naïf on n'a pas voulu entendre on n'a pas voulu écouter on n'a pas voulu lire on n'a pas voulu comprendre Vladimir Poutine vous venez d'évoquer la Chine beaucoup de spécialistes de ce pays là ou de ces questions là vous explique que déjà la Chine pour des scénarii qui touchent 2028, 2029, 2030 se prépare à envers Taïwan est-ce que la France est comment je pourrais dire ça suffisamment à l'écoute de cette possibilité là est-ce qu'elle trouve cette menace crédible et si oui est-ce qu'on sait quelle sera la position de la France en cas à part des communiqués diplomatiques en cas d'attaque de la Chine sur Taïwan

16:42
Jean-Louis Thiériot

si je le savais j'aurais une longueur d'avance sur l'ensemble des analyses du monde entier la menace elle doit être prise très au sérieux après la France est une puissance clairement de l'océan indien et la France a des intérêts dans le Pacifique militairement seule la France ne peut pas faire grand chose face à la Chine donc je crois que si on devait avoir une guerre qui se déclenche à Taïwan ça serait évidemment les américains qui seraient en première ligne nous ce que nous aurions à faire c'est à protéger nos intérêts nos bases et la liberté du commerce maritime personne n'imagine l'armée française allait se battre à Taïwan mais il y a aussi

17:24
Présentateur

puisqu'on parle souvent aussi de la force vive c'est à dire les français j'aimerais vous entendre on se souvient il y a quelques mois de la fameuse phrase de Fabien Mandon qui est le chef d'état-major des armées sur la nécessité de s'apprêter à voir mourir ses enfants au combat hier il y a la petite phrase c'était dans nos discussions également du débat d'Emmanuel Macron le président de la république qui parle du prix du sang pour défendre nos libertés nos valeurs est-ce que un vous en tant que spécialiste de ces questions-là vous qui avez les mains dans le cambouis en tant que député en tant qu'ancien ministre délégué auprès des armées et des anciens combattants est-ce que c'est la bonne méthode d'en parler de cette manière Jean-Luc Thieriot et aussi est-ce que vous pensez sincèrement que les français encore aujourd'hui pour ce pays sont capables de se battre ?

18:07
Jean-Louis Thiériot

la peur n'évite pas le danger c'est ce que disait mon père

18:10
Présentateur

avec la confiance n'exclut pas le contrôle qu'est-ce qu'on fait avec ça maintenant ?

18:15
Jean-Louis Thiériot

monsieur votre père vous a bien éduqué je crois qu'il faut regarder la réalité en face alors que l'hypothèse de la mort au combat était complètement écartée de nos horizons il y a encore une vingtaine d'années encore que les militaires de carrière tombaient au combat aujourd'hui c'est l'ensemble de la résilience de la nation qui est en cause moi je veux quand même dire qu'on s'est offusqué de la phrase du général Mandon certains veulent faire une polémique sur les propos du président de la république hier la réalité c'est qu'aujourd'hui on en a perdu trois récemment un au Liban deux au Liban pardon un à cause du conflit en Iran régulièrement on perd du monde et vous savez ce qui est c'était mon inquiétude on va dire comme ministre quand vous voyez des veuves des orphelins vous mesurez la densité humaine que représentent les armées l'acceptation de la mission jusqu'à l'hypothèse du sacrifice je pense que le dire rendre cet hommage ça a du sens vous savez les armées c'est un trésor d'humanité c'est une réserve d'humanité comme disait Peggy mesurons-les alors évidemment demain ça ne sera pas une levée en masse 1914-1918 c'est fini tout simplement parce que de toute façon personne n'aurait de quoi armer 800 000 français mais savoir qu'on doit contribuer à la défense de notre pays qu'on ait davantage de réservistes pour protéger le territoire national parce que dans une guerre demain ce serait une guerre hybride le territoire national ça ne sera pas les chats ça sera des sabotages ça sera des drones on aura besoin de gens pour le terrain pour surveiller et bien oui

20:06
Présentateur

on peut tous s'y préparer mais vous voyez on parlait est-ce que vous pensez ma question c'était celle-ci Jean-Luc Theriot est-ce que vous pensez que dans ce contexte qui est difficile pour énormément de français d'un point de vue politique d'un point de vue économique est-ce que vous pensez que les français à cette hyposette ils y sont prêts mais au plus profond de leur arme vraiment à prendre les armes pour défendre leur pays parce qu'on a tous on s'est tous réjouis de l'exemple ukrainien d'une certaine manière mais est-ce que nous en France on agirait de la même manière

20:29
Jean-Louis Thiériot

j'ai tendance à le croire et j'ai tendance à le croire pour deux raisons quand je vais dans les armées je vois des jeunes qui viennent de partout toutes les origines toutes les religions qui ne sont pas du tout de famille de militaires qui font le choix de s'engager donc il y en a et vraiment c'est un magnifique exemple la deuxième chose c'est que vous m'auriez demandé en 2014 il se trouve que je suis allé en Ukraine dans les années qui précédaient si je croyais à une forte identité ukrainienne et à une forte capacité de mobilisation je vous aurais dit non donc je me serais trompé et je crois que quand votre pays est attaqué je mets à part certains ferments de dissolution mais quand votre pays est attaqué je suis convaincu que 80% des français seraient prêts à y aller je n'ai aucun doute là-dessus d'ailleurs vous voyez la popularité de nos armées quand vous posez les questions c'est l'une des rares institutions qui gardent la confiance

21:25
Présentateur

c'est une des rares institutions qui tiennent et qui réussissent merci beaucoup Jean-Louis Thériault d'avoir été avec moi ce matin député de ce midi même député de Seine-et-Marne commission de défense bien sûr auquel vous apportez votre connaissance et votre vision accessoirement on en a besoin en ce moment ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants pour essayer d'avoir dressé je ne sais pas si on l'a fait mais un tableau assez précis en ce 14 juillet de ce qui attend le pays sur différents plans merci beaucoup d'avoir été avec nous et bonne fête nationale à vous dans un instant on évoquait le 14 juillet petite polémique autour de ceux qui voudraient y assister et de ce 14 juillet notre invité y a réagi avec la nécessité d'un QR code est-ce qu'on était obligé d'en arriver là est-ce qu'on privilégie la sécurité ou est-ce une attaque comme beaucoup le disent oui à nos libertés publiques on en parle dans un instant avec vous 0826 300 300 sur Sud Radio à tout de suite Sud Radio Sous-titrage ST' 501

22:14
Locuteur

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