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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 12 mai 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & international

Vierzon annule la commémoration de l’abolition de l’esclavage : Marion Maréchal réagit

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On a changé de dimension dans la prise en charge de l'hantavirus. Une quarantaine pour tous les cas contacts. C'est exagéré, ou bien dimensionné?

  • 0:43RelanceRéponse partielle

    Vous avez parlé de l'action du gouvernement pendant la crise du covid. La vôtre a été contestée.

  • 1:23RelanceRéponse directe

    Le président de l'Académie des sciences a dit: "Le RN s'est opposé à à peu près toutes les décisions nécessaires au contrôle de la pandémie." Vous avez tiré des leçons de votre propre prise de position pendant cette crise du covid?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    La mairie de Vierzon, récemment passée aux mains du RN, a annulé une cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Cette mairie a-t-elle pris une bonne décision?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Votre tante, M.Le Pen, se prépare à faire, à 2 mois de la décision de la cour d'appel, campagne ou à regarder la télé?

  • 6:07OuverteRéponse directe

    A mesure que la décision du tribunal approche, est-ce que la pression monte au RN? Vous êtes inquiète?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43M.MaréchalFait
    « La parole gouvernementale est légèrement entamée, affaiblie par l'expérience un peu douloureuse du covid. »
  • 1:23M.MaréchalFait
    « Il n'y a manifestement pas de comparaison possible, à l'heure où nous parlons, entre ce que nous vivons aujourd'hui avec l'hantavirus et le covid. »
  • 3:32M.MaréchalFait
    « Je l'aurais tenue, cette commémoration. Ca aurait été l'occasion de parler des esclavagismes tabous et oubliés. »
  • 3:32M.MaréchalFait
    « Je pense notamment à la traite arabo-musulmane, qui a duré plusieurs siècles, et la traite intra-africaine. »
  • 4:16M.MaréchalFait
    « Si on devait être justes, il faudrait commémorer tous les esclavages pour que cela n'arrive plus jamais. »
  • 4:42M.MaréchalFait
    « Cette campagne sera décisive. Il me semble que le diagnostic vital de la France est engagé dans cette élection. »
  • 5:23M.MaréchalFait
    « Monsieur Philippe dit vouloir une réponse volontariste... Si monsieur Philippe était qualifié au 2d tour, il serait élu avec les voix de gauche. »
  • 6:51M.MaréchalFait
    « Lorsque l'on se rapproche du pouvoir, il y a toujours des mauvais génies pour vous expliquer que c'est trop compliqué, que ce n'est pas faisable. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- D.Thévenot: Merci... - M.Lauqué: Place à la politique. G.Bornstein reçoit M.Maréchal. Bonjour à tous les 2. - G.Bornstein: On a changé de dimension dans la prise en charge de l'hantavirus. Une quarantaine pour tous les cas contacts. C'est exagéré, ou bien dimensionné? - M.Maréchal: La parole gouvernementale est légèrement entamée, affaiblie par l'expérience un peu douloureuse du covid. Que ce soit sur le risque maladif du covid, sur les stocks de masques, sur l'origine du virus

0:43

et le déroulé général de la gestion de la crise, ça ne participe pas à ce qu'il y ait une confiance populaire dans la parole gouvernementale. Je ne suis pas médecin. Je constate qu'il y a un revirement gouvernemental qui plaide davantage pour un durcissement des conditions d'isolement de ces populations potentiellement malades. On peut s'en féliciter. Ca évite la psychose et un risque sécuritaire et sanitaire manifestement important malgré tout. - G.Bornstein: Vous avez parlé de l'action du gouvernement pendant la crise du covid. La vôtre a été contestée.

1:23

Le président de l'Académie des sciences a dit: "Le RN s'est opposé à à peu près toutes les décisions nécessaires au contrôle de la pandémie." Vous avez tiré des leçons de votre propre prise de position pendant cette crise du covid? - M.Maréchal: Il n'y a manifestement pas de comparaison possible, à l'heure où nous parlons, entre ce que nous vivons aujourd'hui avec l'hantavirus et le covid. Il n'y a rien de comparable. ... Il y peut y avoir des conséquences économiques, sociales, psychologiques et mentales importantes sur notre jeunesse. Il n'y a pas de comparaison possible. Le fait qu'il ait pu y avoir une critique possible sur la gestion à l'époque du covid, dont on se rend compte a posteriori, en comparant les différentes réponses des pays, que la réponse française n'a pas nécessairement été la plus efficace, alors qu'elle a été la plus restrictive en termes de liberté. Ca n'empêche pas de pouvoir dire que je ne suis pas offusquée

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sur le fait que cette réponse ciblée et temporaire sur la dizaine de personnes concernées semble raisonnable. - G.Bornstein: La mairie de Vierzon, récemment passée aux mains du RN, a annulé une cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Cette mairie a-t-elle pris une bonne décision? - M.Maréchal: Je l'aurais tenue, cette commémoration. Ca aurait été l'occasion de parler des esclavagismes tabous et oubliés. Je pense notamment à la traite arabo-musulmane,

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qui a duré plusieurs siècles, et la traite intra-africaine. Ce serait aussi l'occasion de rappeler qu'un profil comme monsieur Bagayoko, maire de Saint-Denis, maire LFI, a plus de chances d'être un descendant d'esclavagistes que moi. Il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquait jusqu'au XXe siècle l'esclavage de manière structurelle. C'est une façon, ces commémorations, de rappeler qu'il n'y a pas qu'une mémoire et que cette mémoire de l'esclavage, qui est une ignominie, ne doit pas concerner uniquement la culpabilité des Européens et des Français avec, à chaque fois, un objectif politique biaisé.

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Si on devait être justes, il faudrait commémorer tous les esclavages pour que cela n'arrive plus jamais. - G.Bornstein: Votre tante, M.Le Pen, se prépare à faire, à 2 mois de la décision de la cour d'appel, campagne ou à regarder la télé? - M.Maréchal: Cette campagne sera décisive. Il me semble que le diagnostic vital de la France est engagé dans cette élection. C'est pourquoi j'ai fait le choix de soutenir le candidat du RN. Je regarde avec "circonscription", si je puis dire, des candidatures adverses, qui se prétendent vouloir incarner une rupture alors qu'ils ont participé du drame général. Je pense à monsieur Attal ou monsieur Philippe. E.Philippe se dit homme de droite. Dans son discours, il annonce déjà des alliances avec la gauche. On sait qu'il négocie en sous-marin avec monsieur Attal

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pour un désistement réciproque. Monsieur Philippe dit vouloir une réponse volontariste... Si monsieur Philippe était qualifié au 2d tour, il serait élu avec les voix de gauche. La seule véritable politique de droite et de rupture qui me semble possible, c'est celle portée par le RN. Quant à B.Retailleau, je ne remets pas en cause sa sincérité et sa bonne volonté, mais je remets en cause sa possibilité à pouvoir remporter cette élection présidentielle et ses choix d'alliances.

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C'est un homme qui, manifestement, il l'a rappelé aux élections municipales, a fait le choix de l'alliance avec la Macronie plutôt qu'avec le camp national. Ca a permis de faire gagner la gauche à Marseille et à Nîmes. - G.Bornstein: A mesure que la décision du tribunal approche, est-ce que la pression monte au RN? Vous êtes inquiète? - M.Maréchal: Le RN est préparé à cette décision, quoi qu'il arrive. Ils s'organisent. Ils ont tenu récemment un grand colloque pour préparer les conditions de rédaction du programme présidentiel, auquel moi-même je compte bien pouvoir apporter des propositions. - G.Bornstein: Dans votre livre... Je vous avais reçue pour votre dernier ouvrage. Vous disiez craindre que J.Bardella oublie les fondamentaux de la droite.

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- M.Maréchal: Je n'ai pas dit ça. Lorsque l'on se rapproche du pouvoir, il y a toujours des mauvais génies pour vous expliquer que c'est trop compliqué, que ce n'est pas faisable. La tentation générale des partis politiques... - G.Bornstein: Vous serez vigilante dans le programme, à ces fondamentaux? - M.Maréchal: Ce n'est pas une question de fondamentaux. C'est le sujet de savoir comment on fait en sorte de ne pas décevoir les Français avec un programme extrêmement ambitieux, le seul véritable programme de rupture à tous les niveaux. Si je suis engagée en politique, c'est pour pouvoir changer les choses.

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Mon objectif, c'est non seulement de contribuer à cette campagne électorale, d'apporter un réseau européen dont je dispose aux côtés G.Meloni...