Manuel Bompard ne mâche plus ses mots : le ton monte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:14OuverteRéponse partielle
Quelles seraient les conséquences concrètes de supprimer la loi SRU sur le logement social ?
- 1:47OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous les délais d'attente pour un logement social à Marseille ?
- 3:03RelanceÉludée
Pourquoi proposez-vous de construire dans des zones à risque climatique ?
- 3:37FerméeRéponse directe
La proposition de réserver les logements sociaux aux Français est-elle constitutionnelle ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN ne censure-t-il pas le budget du gouvernement ?
- 5:18OuverteRéponse partielle
Quelles sont les conditions strictes évoquées pour le vote du budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Promesse
« On va supprimer les dispositifs qui empêchent l'artificialisation des sols. »
- 0:35Promesse
« On va supprimer la loi dite SRU, c'est-à-dire la loi qui oblige les communes les plus riches à construire du logement social. »
- 1:47Chiffre
« Quand vous demandez un logement social dans une ville comme Marseille, vous avez 5 6 7 8 ans d'attente. »
- 6:39Fait
« On augmente le plafond des franchises médicales. »
- 10:42Fait
« Un retraité qui gagne 1500 € ou 2000 € de pension de retraite, on va le mettre à contribution. »
- 16:55Fait
« Sur l'île de la Réunion, il y a une mesure de blocage des prix qui existe sur le prix du carburant. »
- 23:03Promesse
« On rétablit les tarifs réglementés de l'électricité. »
- 27:04Fait
« La Banque centrale européenne n'a pas le droit de prêter directement aux États. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Vous savez que les pays qui représentent plus de 50 % du pays européen ont tous 100 % d'endettement. Ça concerne la France 2 économie, on est plus à 100, on est à 120 125 % plus 100 % ça concerne la France 2e économie de l'Union européenne, l'Italie 3e économie de l'Union européenne. L'Espagne 4e économie de l'Union européenne. Tous ces pays-là et même les Allemands parce que vous me parlez des Allemands, les Allemands viennent de lancer un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Les Allemands viennent de renoncer à la règle d'or qu'ils avaient dans leur constitution pour dire qu'il fallait pas avoir de déficit chaque année. Pourquoi ? parce que on est face à des des des défis qui sont immenses. On a beaucoup j'ai parlé en introduction de l'urgence climatique.
Ça nécessite des investissements qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d'euros par an et on a besoin pour ça de retrouver des capacités d'investissement et donc des capacités d'endettement. Donc madame je m'arrête là, il y a la possibilité de trouver une majorité en Europe pour obtenir cette meilleure idée de madame Le Pen dans cette rentrée, c'est de dire on va pouvoir construire dans des endroits où on pouvait pas construire avant. On va supprimer les dispositifs qui empêchent l'artificialisation des sols. C'est la bétonisation euh à outrance, en particulier des terres agricoles, des espace naturel. Elle nous dit "On va supprimer la loi dite SRU, c'est-à-dire la loi qui oblige les communes les plus riches à construire du logement social." Mais elle en parle de logement,
personne en parle. C'est un peu l'angle mort hein de de cette écit entièrement consacré au logement mais en l'occurrence les propositions qu'elle met sur la table non seulement ne va pas ne vont pas régler enfin écoutez par exemple quand vous dites que vous allez réduire supprimer la contrainte qui s'applique aujourd'hui aux communes pour construire du logement social très concrètement qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il y aura moins de construction de logement social ça c'est la loi sue hein qui oblige les communes de plus de 3000 habitants. C'est bien ça. Construire au moins 20 % conséquence pour vous 20 % de logement sociaux. Où iront les familles modestes ? Ben bonne question. C'est la question que vous devriez poser à Madame Le Pen. Vous savez moi je suis député de
Marseille. Quand vous demandez un logement social dans une ville comme Marseille, vous avez 5 6 7 8 ans d'attente. Donc qu'est-ce que la conséquence ? Je vais vous dire ce que c'est. C'est que les gens ne trouvent pas de logement dans le parc social. Et donc qu'est-ce qu'ils font ? Bah ils vont avoir des marchands de sommeil dans des logements qui sont des logements absolument insalubres, dangereux. Et donc après on a des drames parce qu'il y a des gens qui vivent dans des logements qui ne devraient pas être mis à la location. Est-ce qu'elle ne met pas le doigt sur un angle mort disait Myiam de la campagne et le fait qu'on manque de logement en France et qu'il faut construire davantage peut-être mieux mais construire plus. Avant d'aller plus loin, clique sur
s'abonner. Chaque seconde compte. Alors reste avec nous, fais-le maintenant et abonne-toi. Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il changer [musique] les institutions françaises ? Pourquoi dénonce-t-il une monarchie présidentielle ? Et que pourrait réellement changer une nouvelle République ? Dans cet ebook, découvre l'histoire de la 5e République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livres. Évidemment qu'on qu'on manque de logement, il faut construire davantage et notamment davantage de logement
social mais donc l'inverse de ce que propose. Mais il y a rien qui freine aujourd'hui les permis de construire. On sait que c'est un un droit extrêmement technique de plan d'urbanisme à obtenir. Mais évidemment qu'il y a des contraintes et d'énormes madame. Mais euh si si on enlève tout, bon, on a qu'à aussi construire dans le dans le lit des fleuves quoi. Je veux dire, on peut aussi construire au bord de la mer, là où la mer va monter. Bah tout ça n'a aucun sens. Et après, on va se retrouver confronté à des catastrophes environnementales et avec des gens qui disent "Mais pourquoi on nous a permis de construire un logement à cet endroit alors que on est confronté à une situation en matière climatique qui va se traduire par Donc elle est à côté pour vous dans cette
je trouve qu'elle est complètement complètement à côté de la plaque. Et puis alors quand à la proposition consiste à dire après l'été qu'on vient de connaître et des gens qui ont crevé de chaud dans des bouilloirs thermiques qu'on va remettre en location des logements qu'on a sorti de la location parce que précisément c'est des bouilloirs thermiques. Alors là pareil je trouve que c'est je l'ai trouvé hors du temps. J'ai eu l'impression qu'elle a pas vécu le même été que qu' vécu les Français et réserver là vous parlez d'écologie mais réserver les logements sociaux au aux Français pas aux étrangers ce qui est déjà le cas et tout le monde est égal devant la loi. Est-ce que ça vous comprenez ce retour à la préférence nationale à dit priorité nationale ? Bon, d'abord, c'est une mesure qui qui
est contraire en fait à la Constitution parce qu'elle introduit une forme de discrimination dans l'accès au logement et et je voudrais que tout le monde comprenne si on applique la logique du programme du Rassemblement national parce que il y a logement mais aussi par exemple sur l'emploi. C'est un travailleur immigré c'est un travailleur qui n'a pas la nationalité française mais qui est en France dans une situation légale qui occupe un emploi bien souvent un emploi qui est indispensable à la vie de la nation hein parce que ces gens qu'on jette en pâure comme ça dans les discours de madame Le Pen. les gens, on est bien content quand on se lève à 6 ou à 7h du matin, c'est souvent eux qu'on voit dans les métros, bah parce que c'est eux qui occupent les emplois les plus difficiles. Donc cette
personne, ce travailleur en situation légale en France, il n'aurait pas accès au logement social, il serait moins payé parce que madame Le Pen dit en quelque sorte qu'elle va créer un SMIC au elle va réserver ce qu'on appelle la prime d'activité aux Français. Il n'aurait pas le droit deux travailleurs qui occuperaient le même emploi. L'un serait en situation régulière mais il n'aurait pas la nationalité française, il serait moins payé que les autres. Donc on va lui demander à quoi à ce travailleur qui est là qui est présent encore une fois en situation légale parfois qu'on a fait venir même pour occuper cet emploi. Il peut pas se loger, il sera moins payé et on trouve que c'est une bonne chose pour la la République la société dans laquelle on a envie de vivre. C'est un
projet de société qui est un projet de société absolument catastrophique. On va pas ouvrir un débat sur l'immigration. On posera cette question à Marine Le Pen. Il y a il y a une autre surprise dans cette rentrée de la candidate et favorite he dans la course pour 2027 pour le le Rassemblement national. C'est sa position sur le budget euh de Sébastien Lecnu. Euh hier au Toutai, elle a dit "Meux vaut un budget imparfait euh opérationnel plutôt qu'une loi spéciale. Ça veut dire non censure du RN son groupe va laisser euh passer le budget." En tout cas, on le comprend, il y a des conditions he très strictes. D'ailleurs, est-ce que vous vous êtes surpris ? Bah, c'est pas la première fois que madame Le Penit se fait se fait la complice de la mise en œuvre des politiques macronistes en
France. Elle avait déjà refusé de censurer un certain nombre de budgets. Et quand nous dans la mandature qui vient qui va se terminer par exemple, on avait déposé ce qu'on a appelé une motion de destitution contre Emmanuel Macron, elle avait refusé de s'y associer et de la signer. Donc c'est à nouveau madame Le Pen qui se range et qui devient complice de la mise en œuvre des politiques macronistes. Peut-être peut-être au nom d'une certaine stabilité nécessaire des institutions jusqu'à la présidentielle. Mais en fait euh il y a c'est c'est les budgets le budget que nous propose le gouvernement en cette rentrée si il devait s'appliquer en tout cas dans les grandes orientations qu'on connaît en gros à part le ministère de la défense amputer les budgets de l'ensemble des
ministères il a pas été présenté encore en reçu des lettres de cadrage. On a reçu des lettres de cadrage sur les budgets qui vont être accordés à chaque ministère. Ensuite, c'est un effort demandé à tous les Français notamment sur les franchises médicales. On augmente le plafond des franchises médicales. C'estàd des gens en particulier des gens qui sont atteint de maladie chronique ont un recours important aux médicaments qui vont payer plus cher l'accès à leur médicaments. Des efforts qui sont demandés au retraités. On connaît pas encore exactement les dispositions mais en gros demander des efforts en retrait. On va y venir. Et puis par contre quand il faut mettre à contribution les grandes entreprises ou les plus riches là on dit non non la sur taxe qui a été mise en
place sur les grandes entreprises on va la supprimer. Pardon ? Mais votre position, elle est déjà prise. Vous censurerez, vous n'attendez même pas la copie du gouvernement sur le budget. F Oui, rien dans les grandes orientations qui nous sont données aujourd'hui nous permet de penser que ce budget va être un bon budget pour le pays. Et alors, on me dit "Oui, mais il y a des déficits et il faut lutter contre les déficites." Très bien. Mais l'année dernière, c'était exactement la même chose et on nous a dit "Pour lutter contre les déficites, faut faire telle telle telle chose pour faire souffrir les gens." C'est ce qu'on a fait madame. Je m'arrête là. Je veux juste vous le faire remarquer. Quel va être le déficit cette année par rapport à l'année dernière ?
Probablement pas. en dessous des 5 % bah probablement le même voire supérieur au déficit de l'année dernière. Donc en fait, on a des politiques économiques qui aggravent les mots qui sont censés corrigés et on va nous demander d'être d'accord avec. Bah non, la censure et l'absence de budget rendra le déficit encore plus élevé dans un an quand vous espérez peut-être prendre les commandes de l'État l'année prochaine. Là, d'abord non parce qu'il n'y aura pas d'absence de budget. Si le budget est censuré, il y a un dispositif qui s'appelle, c'est un peu technique, une loi spéciale, on 15 milliards d'euros de en plus de déficit sur lo et le budget actuel, combien de déficit en plus ? Mais pour rajouter du déficit au déficit. Non, pas du tout. Je je ne crois absolument pas que une loi spéciale
aurait un impact plus désastreux pour l'économie que le budget tel qu'il est proposé. Pour une raison qu'il faut que tout le monde comprenne, c'est que quand vous vivez dans un pays dans lequel plus de 50 % de la croissance du pays est tirée par la consommation populaire, quand vous avez une politique et une politique qui réduit le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, en fait ça ralentit l'activité économique une crise politique si vous censurez, imaginons que cette censure trouve une majorité pour vous, ça n'a pas d'impact sur la confiance. Aucune, on est déjà à 0,5 % de croissance. L'économie est quasiment à l'arrêt. Vous pensez qu'une censure maintenant avant la présidentielle mais attendez, aucun effet. Mais attendez, aucun effet madame, il appartient au
gouvernement de créer les conditions pour que son budget ne soit pas censuré. Mais vous pouvez pas me demander à moi d'accepter tous les mauvais choix gouvernementaux qui nous ont mis dans cette situation catastrophique et dire s'il vous plaît censure. Vous avez déjà annoncé la censure, vous attendez pas la copie. Mais je la connais la copie. Et c'est quel quelles sont spontané début octobre ou sur un 49 ? On sait même pas quel véhicule législatif le gouvernement va utiliser. Attendez, pardon, me dites pas, je ne le sais pas. Puisque le gouvernement fait des interviews dans lequel il dit voilà les solutions qu'on envisage et voilà celles qu'on écarte et notamment dans les solutions que le gouvernement écarte, il y a toutes celles que nous proposons qui sont
lesquelles ? Mettre à contribution davantage les très grandes entreprises, mettre à contribution les plus riches, les ultra riches, les faire enfin payer. C'est qu'on a eu sur la par exemple. Vous n'allez pas au débat. Donc vous n'allez pas euh censurer tout de suite. Non mais je vais aller au débat comme je le fais chaque année. Je vais euh déposer des amendements pour essayer de modifier la [rires] société d'histoire. Je vois bien que vu les orientations que prend le gouvernement, ça se terminera par une censure. Allez, une chose est sûre, les retraités et je vous donne la parole Romain, dans un instant. Bah, ils vont être mis à contribution. En tout cas, c'est la piste, hein. Votre lettre de cadrage le le confirme sûrement. Euh le gouvernement a tranché, ce sera soit la
suppression de l'abattement de 10 % hein pour euh euh les retraités qui se sont assujettis à à l'impôt sur le revenu, soit la sous-indexation des pensions. C'est non pour vous dans les deux cas. Oui, parce que c'est une mesure qui va reposer sur euh des retraités. Alors le gouvernement nous dit "Oui, on va cibler que les retraités riches". Et puis après quand on rentre dans le détail nous dit "Bah un retraité qui gagne 1500 € ou 2000 € de pension de retraite, on va le mettre à contribution. qui peut croire, qui peut penser aujourd'hui en France que quand vous avez une pension de retraite de 1500 ou de 2000 € vous êtes un retraité riche personne. Donc je comprends pas cette manière de trouver tous les moyens possibles pour mettre à contribution les retraités et pour
refuser de faire une chose très simple qu'on pourrait faire, c'est retraiter ou pas retraiter. Si quelqu'un a davantage fait partie des 1 % ou des 0 1 % les plus riches, c'est lui qu'il faut mettre à contribution. Comment ? Ah ben c'est ce que nous nous proposons quand nous on propose par exemple d'introduire ce qu'on a appelé euh ça a été dans les débats parlementaires l'année dernière la taxe Zucman pour faire en sorte que les 0,1 % des plus riches qui payent proportionnellement aujourd'hui les retraités les plus riches ah bah les retraités les plus riches peuvent être recouverts par ce type de dispositif. Mais pourquoi cibler exclusivement les retraités ? Pourquoi on on le le fait d'être retraité ou pas retraité n'est pas le bon critère ? Le bon critère, c'est de savoir si on
participe des 0,1% pour aider les actifs. C'est ça l'idée. Mais selon la base de sur la base de quel raisonnement on considère aujourd'hui que les retrait Bah oui, ben la solidarité intergénérationnelle, c'est aussi que des gens qui ont cotisé toute leur vie, qui ont travaillé toute leur vie, à qui on a promis d'avoir une retraite décente quand ils arrivent à la retraite et que déjà ils ont beaucoup de difficultés. Bah vous savez combien ça coûte d'aller par exemple dans un établissement type un NPAD quand vous êtes dans une situation de dépendance 3000 4000 € par mois. Emmanuel Bompard, vous êtes attaché à la justice sociale. On arrive on on narrive pas à comprendre comment LFI peut si vous êtes un retraité très aé 5 6 7 8000 € de pension pourquoi ne pas les appeler à contribuer dans ce
budget les retraites c'est le premier levier pour le modèle social plaî s'il vous plaît je je je n'ai pas dit que des retraités qui gagnaient 6 7 ou 8000 € puisque c'est les chiffres don de portion j'ai dit que les pistes qui mais moi mon seuil c'est de ne pas utiliser la sous-indexation des portions de retraite comme un outil de redistribution des richesses. C'est pas un outil de redistribution des richesses. L'outil de redistribution des richesses en France, c'est l'impôt. Donc comment vous faites ? Vous par exemple, c'est une proposition qu'on a formulé dans notre programme, vous rajoutez des tranches à l'impôt sur le revenu. Un exemple, de telle sorte que ceux qui sont dans la la pile des 1 % des revenus les plus importants, eux soient mis à contribution davantage. Mais la
sous-indexation des pensions de ret, ça sert pas à ça. Ce qui sert à redistribuer, à partager les richesses en France, c'est les outils fiscaux. Donc c'est ceux-là qu'il faut utiliser pas exclusif de l'autre manuel BP. L'actualité c'est aussi le prix du litre d'essence qui s'envole 2,20 € le somb jusqu'à 2,70 € dans certaines stations. C'est le grand sujet de la rentrée et ce n'est pas prêt de s'arranger. Fabien Roussell, le candidat communiste, appelle à réveiller les gilets jaunes en manifestant devant les lieux de pouvoir, "La révolution ne peut pas attendre la présidentielle", dit-il. Vous vous joignez au mouvement, vous laissez à d'autres ce mouvement. Non, bien sûr. Il y a il y a avant y compris la déclaration de Fabien Rousell que vous citez. dans et déjà des appels qui euh
tournent sur les réseaux sociaux et qui appellent à une mobilisation populaire que vous relayez. Non seulement je comprends ces appel mais évidemment je les soutiens pour une raison très simple, c'est que quand même l'augmentation du prix du carburant, elle a pas commencé il y a 3 jours. Ça fait maintenant depuis plusieurs mois qu'on atteint des des prix du litre qui sont en train de monter en flèche. Vous avez donné les chiffres, bientôt on va arriver à 3 € le litre quasiment et qu'en face vous avez un gouvernement pardon mais qui ne fait rien. Est-ce qu'on verra Manuel BP sur un rondpoint ? Est-ce qu'on verra Manuel Bompard sur un rond-point ? Je sais pas quelle forme prendra ces mobilisation mais si ces mobilisations prennent et deviennent une mobilisation populaire,
oui, les insoumis seront en soutien, seront présents dans la mobilisation comme on fait à chaque fois du 29 septembre ou du 17 octobre. Ben je je le 29 septembre, c'est une mobilisation intersyndicale, elle appelle désorganisation syndicale. On l'appuie et on la soutient. La mobilisation du 17 octobre, si elle se confirme, évidemment, on la soutiendra également. On va parler de votre proposition de bloquer les prix parce que elle est importante centrale dans cette rentrée. Ça peut faire rêver plus d'un. Vous allez nous dire comment vous allez la mettre en œuvre. Mais d'abord, je voudrais vous les faire entendre ces automobilistes en zone rurale. Écoutez les au micro d'ici limousin. Au moins 50 € 40 € et là maintenant je réduis à à 20 € parce que c'est trop cher
l'inflation sur le carbon. Mais l'inflation surtout d'ailleurs en fait. Tout augmente d'une manière incroyable et en fait on s'en sort pas. Voiture de ma fille donc elle me dit "Maman, tu veux pas aller me faire le plan ? Parce qu'elle est étudiante donc bon ça l'arrange bien si je peux lui faire 70 € d'essence. On a quand même connu un prix du baril à plus de 100 dollars et on a jamais eu ces prix là à la pompe quoi. Et là on est en dessous de 100 dollars. Alors je sais pas je comprends pas tout là. Manuel Bonpard Jean-Luc Mélenchon l'a encore dit hier à la fête de l'humanité. blocage des prix déjà à combien vous bloquez ? bah vous bloquez au prix auquel ils étaient avant l'explosion euh des prix d notamment à la crise international autour d' 1,70 €
euh il faut discuter euh comment ça ça fonctionne les mesures de blocage des prix. Ça fait une sacrée différence entre le prix du marché à la pompe hein et et celui du blocage. Donc on va essayer de comprendre nos téléspectateurs comment vous allez faire. La remarque qui a été faite par la dernière personne que vous avez interrogé dans votre sujet, c'est la bonne. Pourquoi alors que le prix du baril n'est pas aussi important que ce qu'il a été à d'autres moments ? Le prix à la pompe est plus important. Pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que entre le début de cette crise internationale et aujourd'hui, les marges des grands raffineurs, des grandes multinationales du pétrole, elles ont été multipliées par 4. Donc c'est pas la crise pour tout le monde.
C'est pas un phénomène naturel. RFineur, vous le savez très bien, mais total, il peut il peut se permettre de de piocher dans ces marges. C'est une évidence quand on voit ses super profits. Mais le problème Romanoviki, c'est qu'il y a des petits distributeurs également. Bien sûr. Exactement. Ils n'auront pas les les moyens de revendre à perte. Eux, comment vous allez faire ? Les protéger ou les les laisser justement ? Est-ce que est-ce qu'il n'y a pas de ciblage ? Tout le monde profitera de ce blocage des prix. Mais attendez, les distributeurs dont vous parlez, moi je vous parle des marges des raffineurs précisément parce que vous avez raison. Ce que vous ce que vous dites est absolument juste. Il y a des petits distributeurs qui ne sont pas ceux qui encaissent des marges. Mais ces
petits distributeurs, ils achètent bien leur carburant. Est-ce que ça va pas créer des pénuries ? Attendez, ils achètent bien leur carburant à des raffineurs. Donc il faut remonter dans la chaîne. C'est pas à la distribution qu'il faut bloquer la marge, c'est au niveau du raffinage. Alors ensuite, vous me posez cette question légitime puisque c'est ce que dit le gouvernement, ça va produire des des des pénuries. Je voudrais juste faire une remarque parce que je suis quand même c'est éberlué que personne en France ne le sache. Est-ce que vous savez que en ce moment même là en ce moment à l'heure où on se parle sur l'île de la Réunion, il y a une mesure de blocage des prix qui existe sur le prix du carburant. Vous connaissez le prix du litre de carburant aujourd'hui
sur l'île de la Réunion autour de 1,8 1,7 parce que chaque mois sur l'île de la Réunion, il y a une réunion avec le préfet et qui bloque les prix. Donc c'est tout à fait possible de le faire et il n'y a pas de pénurie en population que que dans l'hexagone hein. Ça crée quand même des différences peut-être sur Non, ça ne crée pas de différence. L'expérience a déjà été faite en 1990, vous le savez Michel Reocard a encadré les marches pendant un mois. Certains pompistes s'étaient mis en grève et il n'y avait plus d'essence à la pompe. Est-ce que c'est à redouter ce que vous avez anticipé ce cette conséquence possible ? Mais non, précisément je je je vous remercie de de rappeler que c'est des dispositifs qui ont déjà eu lieu et et été utilisés en France. Vous avez cité
1990, mais je pourrais citer pendant la crise sanitaire le prix des du gel hydroalcoolique qui a été bloqué de manière administrative. Donc ensuite la question qu'il y a derrière pour tout le monde compou parce que pour bien pour téléspectateurs, l'État paye zéro. Vous vous bloquez le prix à 1,70 €. Vous payez pas la différence. Ah si, un peu parce que cette différence c'est total qui va la payer pour tout le reste des distributeurs pour comprendre. Je je vais expliquer. Si vous bloquez le prix, d'abord, il y a une partie de l'effort qui est fait par l'État parce que vous savez très bien que quand vous amenez le prix du litre de carburant à 240 ou 2,50, il y a une partie significative qui sont des taxes qui viennent dans les caisses de l'État. Donc l'État renonce à cette partie-là
des taxes sur l'augmentation du prix du carburant. Et le reste oui, vous le demandez et vous l'obligez à le prendre dans la poche des raffineurs. Voilà comment vous faites euh très simplement. Vous pensez queil va continuer à vendre son son pétrole en France. Voilà. Bonne remarque. Donc ensuite c'est forcément la question qui vient maintenant le patron total. Moi, je vais vous dire quelque chose. Une mesure que vous prenez de manière temporaire parce que c'est ça l'objectif d'une mesure de blocage des marges pendant plusieurs mois, le temps que cette crise se tasse. Si vous pensez que un raffineur qui aujourd'hui vend son pétrole en France va en quelque sorte se priver pour la vie du marché français parce que pendant quelques mois, il va faire moins de
profit que ce qu'il fait aujourd'hui, je pense que vous vous trompez. Vous faites confiance au raffineur ? Non, je fais pas confiance au raffineur, je fais confiance à la rationalité économique des acteurs. Et je sais très bien que quand vous êtes assis sur un un dos euh sur un tas de de d'or qui est le marché français de distribution des carburants, vous prenez pas le risque que ça soit un concurrent qui vienne prendre votre place parce que pendant quelques mois, on va vous demander de faire moins de profit. Mais c'est 1,70 € le litre aussi pour celui qui prend dans sa voiture pour un weekend à Doville. Bah oui, mais c'est la raison pour laquelle monsieur tout à l'heure je vous disais que les outils de partage des richesses en France, ça s'appelle l'impôt hein. Parce que je
comprends très bien votre raisonnement basique, c'est la justice sociale. Très bien. Mais jusqu'à preuve du contraire, en temps normal, le prix du carburant, il est le même pour tout le monde, y compris pour celui qui prend sa voiture pour aller à Doville et celui qui prend sa voiture pour aller au travail. Et je crois pas que vous proposiez qu'on indexe le prix du carburant sur les revenus des gens. On aurait pu penser que les filles justement feraient de cette justice. Non, mais on a jamais enfin on va pas décider que tous les prix de tous les produits en France sont indexés sur les revenus. C'est pour ça qu'on a inventé quelque chose qui s'appelle l'impôt et qui permet qu'on fait contribuer davantage et qu'ensuite qu'on reverse par des politiques de solidarité.
Justement, vous avez un programme extrêmement ambitieux. Je vous propose tout de suite qu'on se penche sur l'avenir en commun 202. C'est demander le programme. On va prendre quelques mesures de votre programme si vous le voulez bien puisque la grande question c'est est-ce que vous vous serez crédible si vous si vous gouvernez ? Et il y a beaucoup beaucoup de Français qui se posent cette question. Moi, d'abord j'ai une question sur le l'état d'urgence sociale. Il a été décrété si j'ose dire par Jean-Luc Mélenchon. Évidemment s'il est élu. euh en mai prochain, qu'est-ce que ça veut dire exactement euh l'état d'urgence ? Est-ce que ça existe dans la Constitution ? Mais vous allez quoi ? Euh euh passer par décret, vous allez passer par la loi sur les salaires, sur le blocage des prix.
Alors, je vais vous répondre d'abord, permettez-moi juste une toute petite précaution. Notre programme pour 2027, il a pas encore été publié. He c'est plusieurs propositions. D'ailleurs sur mélon 2027.fr, il réaction de travail de réactualisation. On a fait des contributions citoyennes et il sera publié à l'automne. Non mais ça ça me paraît important de de vous dire ça. En général, l'état d'urgence c'est quand l'ordre public, même les intérêts fondamentaux de l'État sont menacés. Ça n'a rien à voir avec les salaires. Ex précisément. C'est la proposition de Jean-Luc Mélenchon. C'est exactement celle que vous êtes en train de décrire. C'est dire il existe aujourd'hui dans la Constitution un état d'urgence quand l'ordre ou les libertés sont menacées et qui permet d'avoir accès à des
dispositifs qui sont des dispositifs exceptionnels. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon c'est se passer du parlement souvent. Non non non, il s'agit pas de se passer du parlement. Il s'agit de dire que dans des situations exceptionnelles d'urgence sociale, on doit pouvoir avoir des euh modalités d'action modalités. En général, c'est exorbitant du droit commun. Quand c'est l'ordre public, il y a des assignations à résidences, il y a des perquisitions. Qu'est-ce que vous voulez faire en matière sociale ? Bah précisément ce que je viens de vous dire par exemple sur le blocage des prix qui est une mesure temporaire. Ça vous pouvez faire sans état d'urgence. Oui. D'accord. Mais on on on disposerait d'un panel de mesure qu'on pourrait activer de manière exceptionnelle parce
qu'on serait dans une situation exceptionnelle. Dévolusi déblocage des prix, l'indexation des salaires sur l'inflation quand il y a une grosse inflation, bloquer des prix sur les produits alimentaires parce qu'on parle beaucoup du carburant mais vous savez très bien que ce qui vient ce qui va arriver là c'est une augmentation significative des prix alimentaires notamment en raison des conséquences de la sécheresse sur les productions agricoles. Donc c'est avoir accès à un panel de mesure qu'on peut activer dans une situation justement les salaires mais oui un décret le SMIC passerait de 1477 € net aujourd'hui à 1700 € net. Grosse augmentation du SMIC par décret. Ce sont les entreprises qui payent à la fin. Euh alors le les salaires sont effectivement payés par par les les entreprises.
Vous distinguez pas entre les entreprises qui sont en difficulté, celles qui ont une petite taille, grande taille. Voilà, on va on va y venir. D'abord, vous dites que c'est une augmentation très importante. Je vous fais remarquer que dans les années qui viennent de s'écouler en Espagne ou en Belgique, il y a eu des augmentations du SMIC beaucoup plus importantes que celle que nous proposons et les entreprises ne se sont pas effondrées. Ça c'est la première chose que je veux vous dire. Deuxièmement, là où vous avez raison, c'est que ce n'est pas la même chose pour une petite entreprise d'augmenter ses salaires que pour une très grande multinationale. C'est pourquoi il faut regarder notre programme dans sa globalité. Oui, on est pour augmenter le SMIC. Oui, on est pour convoquer ce
qu'on appelle des négociations annuelles obligatoires pour que toute l'échelle des salaires augmente, pas juste les salaires au niveau du cycle. Mais en même temps, on propose un certain nombre de mesures pour venir en appui et en soutien des petites et des moyennes entreprises. Donc, il y a toujours de l'aide publique aux entreprises. Attendez, attendez, laissez-moi décliner ces mesures. Certaines peuvent être de l'aide publique, mais vous allez voir. Premièrement, on met en place un pôle public bancaire pour faciliter l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. C'est un gros problème souvent les frais bancaires pour les petites et moyennes entreprises. Deuxièmement, on rétablit les tarifs réglementés de l'électricité. Le coût de l'électricité pour les artisans, pour
les restaurateurs, il a explosé ces dernières années. Ça faudra passer par Bruxelles, hein. Ça va être compliqué de le faire tout seul. On peut prendre des Ah bah oui d'accord mais madame à un moment on n'est pas obligé d'accepter non plus la libéralisation à out règles à 27 en commun donc c'est pas évident de faire on peut désobéir à certaines règles vous sortez ou vous restez on met en place un tarif réglementé de l'électricité en France premièrement deuxièmement ou troisièmement parce que je vous ai déjà donné deux mesures, je vous en donne une une troisième on encadre les délais de paiement beaucoup de petites entreprises sont sous-traitants de grands groupes. Parfois ces grands groupes mettent des délais de paiement très importants. C'est-à-dire que pendant des mois et des
mois, ils attendent d'être payés pour une un service qu'ils ont rendu à une grande entreprise. On l'encadre par la loi. 4è exemple, j'en donne un dernier. Vous avez beaucoup de petites moines entreprises qui peuvent être des artisans, des restaurateurs qui ont une difficulté dans l'accès aux locaux commerciaux et bien souvent avec des régies foncières qui possèdent des biens et qui les louent à des tarifs qui sont exor ça va pas l'embauche parce que quand vous devez donner plus le salaire en général c'est difficile en plus de d'embaucher davantage. Bah là, je vous ai donné un certain nombre d'exemples. Ça suffira pour vous comme filet de sécurité pour euh augmenter les salaires. Je vous suis déjà de discutant pas le chômage je vous sugg de discuter avec
euh pas mal de de petits entrepreneurs et leur difficulté à mon avis c'est plus l'accès au crédit, le prix de l'énergie, l'accès à l'immobilier euh plutôt que les salaires de leur euh de leur de leur salariés. Parce qu'il a déjà 70000 faillites l'an dernier. Et ben précisément, mais ça c'est pas parce qu'on a augmenté le SMIC, vous avez remarqué qu'il a pas augmenté. Ça n'aura pas d'effet. Bah non, c'est l'inverse. Ça va même avoir un effet positif. C'est mon dernier argument. Je vais vous dire pourquoi. Parce que je vous disais tout à l'heure, vous avez la croissance de la France, elle est tirée par la consommation populaire. Si vous augmentez le SMIC, contrairement à quand vous faites des cadeaux aux ultra riches, c'est de l'argent qui retourne immédiatement dans la consommation.
C'est la relance vertueuse par la consommation. Évidemment, mais évidemment parce que attendez, vous savez que à chaque fois que vous faites des des politiques de baisse du pouvoir d'achat, les premiers qu'on souvent, c'est les restaurateurs, les coiffeurs, tout ça que quand on a plus les moyens, bah on est obligé de faire des économies sur ça. Donc il faut faire l'inverse, il faut redonner de l'oxygène, redonner du pouvoir d'achat et ça va profiter à l'économie de manière général. Donc le SMIC augmente, vous les vous indexez tous les salaires sur l'inflation et puis vous annulez la dette. On va s'y arrêter un instant. Vous parlez de gel maintenant de de la dette. On va écouter comment Bruno Rotagot parle de Jean-Luc Pélenchon. C'était guerre à Noan sur Mar sur le sujet de la dette.
Le champion toute catégorie, le leader maximaux des bonenteurs, l'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield de la disparition de la dette Coppersfield. C'est c'est trop lui prêter. C'est plutôt la fé clochette. La fait clochette qui d'un coup de petite baguette magique [applaudissements][acclamation] prétend faire disparaître la dette. Voilà, vous êtes donc l'assistant d'un magicien Manuel Copperfield. Vous avez entendu un argument là dans la tirade de monsieur Retaille. J'ai j'ai bien remarqué que depuis cette rentrée, monsieur Retaillo parce qu'il a pas beaucoup de lumière et il passe son temps à insulter les insoumis en espérant que les insoumis lui répondent sur le même ton pour essayer de créer de l'actualité. Moi
pardon, j'aspire à un débat dans cette élection présidentielle qui soit argument sur argument. pas il existe les économistes pe chez les économistes il existe dans la déclaration que vous venez de me passer de monsieur Rota il y a pas un argument donc de quoi on parle parce que monsieur Rota fait semblant de pas comprendre ou alors il a pas compris c'est encore plus grave de quoi on parle on parle d'une dette une partie de la dette française aujourd'hui qui est détenue par la Banque centrale européenne. Don il vous faut l'accord de la banque attendez attendez qui est détenu par la Banque centrale européenne. On ne parle pas d'une dette qu'on doit à des créanciers privés. D'accord. Donc c'est une dette qui en quel ça fait à peu près 600 milliards d'euros
hein. Enlever 40 milliards, ça c'est en quelque sorte une dette qui nous appartient à nous-même. Donc on n'est pas en train, contrairement à ce que j'ai entendu, d'investisseurs qui vont être floués parce qu'on ne va pas les rembourser. Vous avez raison, il faut pour cela une décision qui est une décision collective de la banque centrale européenne. Je vous fais remarquer qu'on a été capable ces dernières années de prendre une décision collective de la Banque centrale européenne pour acheter de la dette de nos États qui étaient sur les marchés privés pour faire en sorte de les mettre dans les caisses de de cette fois a dit non déjà mais c'est pas Christine Lagarde qui va décider quand même. Bah les patrones de la BCE donc la manière avec la Non mais c'est pas vrai madame. C'est
ce qu'elle dit hein. Je suis pas patrone de la BCE. Oui, vous êtes pas patronne de de la BCE, mais c'est pas parce qu'elle juridiquement, techniquement, financièrement. Madame, les le les articles des traités européens disent une chose et juste une chose, la Banque centrale européenne n'a pas le droit de prêter directement aux États. C'est ce que ce qu'interdisent les traités européens. De mon point de vue, d'ailleurs, c'est une mauvaise décision, il faudrait le changer. Mais là, on parle pas de ça. On parle de dette qui a été achetée sur les marchés privés et on dit rien dans les traités ne dit ce qui doit être fait de cette dette. Pour ça, il faut que ça chose après j'ai compris votre objection. Je veux répondre le deuxième truc que je voudrais vous dire quand
même parce que ça me fait assez assez sourire quand même. Madame la garde, elle a été ministre de l'économie. Bon, d'abord elle a creusé la dette comme pas beaucoup de ministres de l'économie ont fait mais surtout quand madame la garde était au gouvernement de monsieur Sarkozi, vous savez ce qui s'est passé ? C'était après la crise des subprimes. Il y a eu une réunion à l'Élysée entre les différents États et la banque centrale européenne pour leur dire "Bon, on va s'asseoir sur les traités parce que là, faut sauver le système bancaire. Donc on va faire des trucs qu'on faisait pas avant. Donc madame la garde quand il faut sauver le les banques là elle a pas de problème avec les traités. Mais quand il faut sauver les gens Ouais. ah bah là il y a des problèmes avec
comment expliquer après au français que bah ils doivent rembourser leur leur emprunt leur dett que quand on doit 100 € à sa banque on en rembourse pas 50. Comment vous expliquez ce qui mais je leur explique de manière très simple l'argent l'argent disparaît. Je leur explique de manière très simple c'est que cette dette ils ne la doivent à personne d'autre. On ne la doit à personne d'autre qu'à nous-même. Il faut qu'on prenne les problèmes dans l'ordre parce que c'est très technique. Effectivement, c'est une dette qui appartient à la France via la Banque de France ou la Banque centrale européenne. Mais si Christine Lagarde n'est pas d'accord, il faut que vous ayez quand même l'avis de la Cour de justice des communautés européennes, de l'Union européenne. Et donc, il faut
qu'il y ait plusieurs pays, une majorité de pays qui soient d'accord pour la saisir. Et d'abord, c'est pas gagné. Et si jamais vous y parveniez, ça prend 18 mois pour y parvenir à la fin de savoir si vous non c'est possible. Madame la B qui dit non. Donc si vous voulez aller contre cet avre compliqué madame, excusez-moi, ce que vous dites n'est pas vrai. Pardon, je suis désolé de je vais préciser les choses. Il faut d'abord une décision qui soit prise par la Banque centrale européenne, ça c'est vrai. Ensuite, il peut y avoir des recours contre cette décision devant la cour de justice de l'Union européenne. Je vous fais remarquer que parce qu'elle vous dit non là. Oui, d'accord. Vous allez faire le recours. Attendez, c'est pas moi qui vais faire le recours. Si vous êtes élu,
mais la Banque centrale européenne, si il y a une majorité des États à l'échelle européenne qui disent qu'il faut faire ça, et ben donc c'est ça la question. C'est pas la Banque centrale européenne et madame la garde, c'est une majorité des États pas de majorité. Ah ben vous en savez rien, vous leur avez posé la question. Moi je vous dis quand vous voyez les fru autour de l'Allemagne déjà exigé de retour au 3 % on se dit que la majorité elle est pas elle est pas facile. Mais madame précisément parce que tout le monde en Europe est confronté à la même difficulté, c'est-à-dire qu'on a en face de nous un mur d'investissement. Frensable de faire tout le monde n'est pas endetté comme la France. Emmanuel pas, il y a c Vous savez que les pays qui représentent plus de 50 % du pays
européen ont tous 100 % d'endettement. Ça concerne la France 2è économie. On est plus à 100, on est à 120 125 % plus 100 %. Ça concerne la France 2e économie de l'Union européenne, l'Italie 3e économie de l'Union européenne, l'Espagne 4e économie de l'Union européenne. Tous ces pays-là et même les Allemands, parce que vous me parlez des Allemands, les Allemands viennent de lancer un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Les Allemands viennent de renoncer à la règle d'or qu'ils avaient dans leur constitution pour dire qu'il fallait pas avoir de déficit chaque année. Pourquoi ? parce que on est face à des des défis qui sont immenses. On a beaucoup, j'ai parlé en introduction de l'urgence climatique. Ça nécessite des investissements qui se chiffrent à plusieurs centaines de
milliards d'euros par an et on a besoin pour ça de retrouver des capacités d'investissement et donc des capacités d'endettement. Donc madame jear, il y a la possibilité de trouver une majorité en Europe pour obtenir cette à gauche. Le problème n'est peut-être pas le manque d'idée mais l'incapacité à transformer des forces dispersées en véritable majorité politique. C'est précisément ce que Manuel Bompard cherche à mettre en avant. Son raisonnement repose sur une conviction. Les différentes composantes de la gauche ont davantage de points communs qu'elles ne veulent parfois l'admettre. Derrière les divergences entre socialistes, écologistes, communistes et insoumis, il voit donc une possibilité de rassemblement autour d'un programme de rupture. Cette approche rappelle la
conception de Jean Jorè. La gauche ne devient une force historique que lorsqu'elle parvient à dépasser ses divisions pour défendre un objectif collectif. Mais le véritable obstacle est politique car s'unir autour d'un programme est une chose, accepter le leadership d'une formation ou d'un candidat en est une autre. Et c'est là que le discours de Bompard devient stratégique. Il ne parle pas seulement d'unité, il cherche à créer un rapport de force suffisamment important pour imposer cette unité. La question est donc désormais simple. La gauche peut-elle transformer ses convergences en victoire électorale ou ces divisions finiront-elles une nouvelle fois par prendre le dessus ? Et si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions ? Depuis 1958, la 5e
[musique] République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance [musique] des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une 6e République ? Dans cet ebook découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livres. Et si la colère du peuple français avait enfin un livre ? Résistance le combat pour une Nouvelle-Fance décrypte les médias, les élite, la crise sociale et le réveil citoyen. Disponible maintenant à seulement 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99
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Manuel Bompard