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Audition parlementaireBFM TV (sur YouTube)· 7 octobre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeInstitutions & élections

Mobilisation lycéenne, maintien de l'ordre: l'audition de Laurent Nuñez face aux députés

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Combien de temps souhaitez-vous pour votre propos liminaire ?

  • 15:49ComplaisanteRéponse partielle

    M. Lucas Landy, vous aurez la parole.

  • 22:27FerméeRéponse directe

    Retirez-vous tout l'armement intermédiaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas d'intervention des forces de sécurité intérieure face à des lycéens qui manifestent pacifiquement. »
  • 12:01Invité politiqueFait
    « Quand il y a des violences et des dégradations, nous intervenons. »
  • 19:04Invité politiqueChiffre
    « Hier soir, nous étions à 6629 interpellations. »
  • 23:27Invité politiqueFait
    « L'atteinte à l'intégrité physique est très grave. »

Temps de parole

  • Laurent Nuñez94 %
  • ?4 %

≈ 35,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Merci

0:00
Présentateur

beaucoup,

0:01
Laurent Nuñez

M. le Président. Mesdames et Messieurs les députés, M. le Président, je dispose de combien de temps pour ce propos liminaire

0:06
Locuteur

? C

0:07
Présentateur

'est le temps qui vous paraît juste et nécessaire. Je pense que pour la clarté du propos, il faut que ça soit synthétique pour qu'ensuite vous puissiez avoir les questions des orateurs.

0:15
Laurent Nuñez

Très bien. Donc je vais présenter effectivement la gestion du maintien de l'ordre qui est mis en place depuis quelques jours maintenant, depuis plusieurs jours, sur la gestion du mouvement dit des lycéens.

0:27
Locuteur

D

0:28
Laurent Nuñez

'abord,

0:29
Locuteur

vous

0:29
Laurent Nuñez

dire que traditionnellement, nous avons eu et nous avons eu dans notre pays des mouvements de lycéens qui, en général, se déroulent devant les établissements scolaires et qui, de manière assez traditionnelle, se traduisent par des blocages totaux ou partiels.

0:50
Locuteur

Et

0:50
Laurent Nuñez

en général, le mouvement reste cantonné à l'établissement

0:53
Locuteur

en

0:53
Laurent Nuñez

fonction des thématiques. On avait évidemment en fonction des... Les thématiques ont pu varier pour ces mouvements de lycéens. Mais c'est quelque chose que nous avons évidemment l'habitude de gérer, en lien très étroit, comme toujours, avec les responsables des communautés éducatives et notamment les responsables... D'abord, les préfets en lien très direct, évidemment, avec les directeurs des services académiques ou avec les recteurs. Et puis, au plan local, chaque responsable de police ou de gendarmerie avec les chefs d'établissement. Les choses, traditionnellement, se passent bien, que les choses soient dites. Les choses se passent bien dans la gestion des mouvements lycéens. En général,

1:28
Locuteur

il

1:28
Laurent Nuñez

y a des blocages. Quand le blocage est partiel, il n'y a jamais d'intervention des forces de sécurité intérieure. Il est possible que les forces se prépositionnent pour éviter des incidents. Les accès se font, en général, par des accès dits secondaires.

1:40
Locuteur

Et

1:41
Laurent Nuñez

puis, quand il y a des blocages totaux

1:42
Locuteur

et

1:43
Laurent Nuñez

que d'autres élèves, les enseignants, sont empêchés d'entrer dans les établissements, il peut y avoir, il peut y avoir en lien, toujours en lien avec le chef d'établissement, des interventions des forces de l'ordre pour procéder à ce qu'on appelle un déblocage, c'est-à-dire faire en sorte que l'ensemble des élèves qui souhaitent accéder au sein de

2:01
Locuteur

l

2:01
Laurent Nuñez

'établissement scolaire puisse y accéder. Et ça fait partie, d'ailleurs, des instructions régulières que nous adressons au préfet. Et c'est, d'ailleurs, les instructions qui avaient été adressées au préfet au début de notre mouvement. Traditionnellement, d'ailleurs, en milieu de matinée, ces blocages se terminent. Il arrive parfois que les élèves partent en déambulation sauvage dans le centre-ville ou sur l'espace public. En général,

2:26
Locuteur

d

2:26
Laurent Nuñez

'ailleurs, je tiens à le dire, les forces de sécurité intérieure les encadrent. Et quand il n

2:29
Locuteur

'y

2:29
Laurent Nuñez

a pas de dégradation, il n

2:31
Locuteur

'y

2:31
Laurent Nuñez

a pas d'intervention. Voilà. C'est comme ça que ça se passe. Il n

2:33
Locuteur

'y a

2:33
Laurent Nuñez

pas d'intervention dans les mouvements lycéens. Et donc, c'est la première vérité, évidemment, la première vérité à rétablir, c'est qu'il n'y a pas d'intervention des forces de sécurité intérieure face à des lycéens qui manifestent pacifiquement, que les choses soient dites. Il n'y

2:49
Locuteur

a

2:49
Laurent Nuñez

pas d'intervention systématique. Même, il n'y

2:51
Locuteur

en

2:51
Laurent Nuñez

a pas quand les choses se passent pacifiquement.

2:54
Locuteur

Et

2:54
Laurent Nuñez

donc, je trouve qu'il est excessif de parler comme ça a pu l'être. Mais je pense que la question reviendra de répression policière d'un mouvement. Ça n'est pas le cas. Évidemment,

3:05
Locuteur

traditionnellement,

3:06
Laurent Nuñez

dans les mouvements lycéens, quand il y a des violences, les choses peuvent être... Il peut y avoir, évidemment, des interventions.

3:11
Locuteur

Il

3:11
Laurent Nuñez

faut entendre par violence des prises à partie des forces de l'ordre,

3:14
Locuteur

des

3:14
Laurent Nuñez

violences entre les élèves, etc. Et des dégradations contre les matériels, les biens, etc.

3:22
Locuteur

Ça, c

3:22
Laurent Nuñez

'est le premier point. Deuxième point. Le mouvement lycéen auquel nous sommes confrontés,

3:26
Locuteur

il

3:27
Laurent Nuñez

est un peu différent. Il est assez inédit, d'abord, par le nombre d'établissements qu'il touche. Je crois que le ministre de l'Éducation nationale a communiqué très régulièrement sur le nombre d'établissements qui sont concernés, par les participants aussi, qui sont plus nombreux que les mouvements que nous avons d'habitude à constater d'habitude. Mais il est aussi inédit. Il est aussi inédit parce qu'il a basculé assez rapidement dans des violences qui sont graves, dans des violences graves. Je le dis à dessein. Il ne faut pas l'oublier.

Il a basculé dans des violences qui sont très graves et dont je tiens d'ailleurs, évidemment, à disposition de la Commission, la liste de l'ensemble des faits qui ont été constatés partout sur le territoire national. On a vu que le mouvement ne s'est pas cantonné seulement aux abords des établissements. Ou quand il s'est cantonné aux abords des établissements, il a souvent, pas partout, mais il a souvent été accompagné de violences graves. Parmi ces violences, je voudrais en citer quelques-unes.

Pardon, mais je vais quand même documenter ce que je vous dis, puisque quand, avec le gouvernement et comme ministre de l'Intérieur, je vous dis que parfois, on a basculé dans des scènes qui ressemblent plus à des scènes de violences urbaines que des scènes de manifestations, je pèse évidemment mes mots et je sais de quoi je parle.

4:46
Locuteur

Donc

4:47
Laurent Nuñez

je vais vous documenter, famille par famille, de débordements, ce dont on parle.

4:54
Locuteur

Il

4:54
Laurent Nuñez

y

4:54
Locuteur

a

4:54
Laurent Nuñez

eu énormément de violences contre les personnels de l'éducation nationale. Énormément de violences contre les personnels de l'éducation nationale.

5:00
Locuteur

Vous

5:01
Laurent Nuñez

avez toutes et tous en tête les images de la Ciotat, où un enseignant a été aspergé d'essence,

5:05
Locuteur

a

5:05
Laurent Nuñez

reçu un coup de pied de la part d'un élève. Marseille, dans plusieurs lycées, enfin dans un lycée, un proviseur qui a été aspergé d'essence.

5:13
Locuteur

Un

5:13
Laurent Nuñez

autre victime de jet de pierre, d'ailleurs il a été blessé au visage.

5:19
Locuteur

Ou

5:19
Laurent Nuñez

encore Rennes, où des véhicules de personnel ont été incendiés. Je pense à Lille également, là une vidéo avait circulé,

5:27
Locuteur

où

5:28
Laurent Nuñez

un professeur également avait été agressé par des élèves à coups

5:31
Locuteur

de

5:31
Laurent Nuñez

pied dans le dos. Je pense à Toulouse également, ou encore à Nice,

5:37
Locuteur

où

5:37
Laurent Nuñez

deux personnels enseignants ont été blessés. Ça c'est la première famille de violences qui sont assez inédites, et qui sont assez inhabituelles en fait, dans les mouvements lycéens, qui sont même, je dois le dire,

5:48
Locuteur

totalement

5:48
Laurent Nuñez

inhabituels.

5:49
Locuteur

La

5:50
Laurent Nuñez

deuxième série, évidemment, de violences auxquelles on a constaté, c'est l'atteinte au symbole des institutions, symbole de l'État, symbole divers et varié. Je pense, pour vous donner un exemple, à Bordeaux, où on a tenté d'incendier la porte de l'hôtel de ville, à Marseille, où tout le monde a vu un véhicule des marins-pompiers qui a été pris à partie, qui a été donc... Et d'ailleurs, un marin-pompier a été sérieusement blessé.

Et évidemment, je tiens à votre disposition tout un tas d'autres exemples, où on voit que le mouvement s'est enchaîné, pour partie seulement, je ne dis pas que c'est systématique, mais pour partie seulement, après une tournure qui a pu déborder sur de la violence envers les institutions, envers les bâtiments publics également. Je veux le redire. N'oublions pas qu'à Metz, un incendie s'est produit au sein d'un collège, qu'à Pessac, au sein d'un lycée, ont été dégradés des portails, des vitres,

6:51
Locuteur

le

6:51
Laurent Nuñez

tramway qui passait à proximité, étant un autre exemple. Donc une atteinte au bâtiment public. Je passe évidemment également sur l'incendie du lycée Nelson Mandela à Nantes, à Saint-Martin-d'Air également, où une trentaine d'individus ont saccagé une partie des installations

7:10
Locuteur

du

7:12
Laurent Nuñez

lycée Pablo Neruda et ont notamment incendié la loge de la gardienne. Ou encore à Lyon, au lycée Martinière d'Hydro,

7:22
Locuteur

il

7:23
Laurent Nuñez

y a eu une intrusion au sein de ce lycée et il y a eu énormément d'exactions qui ont été commises. Et notamment, le système de sécurité incendie a été dégradé, de sorte que les élèves internes n'ont pas pu poursuivre leur cursus ou que des logements de fonction ont été dégradés.

7:38
Locuteur

Je

7:39
Laurent Nuñez

voudrais vous donner un autre exemple, c'est bien évidemment les victimes lycéennes également.

7:43
Locuteur

Il

7:43
Laurent Nuñez

s'est produit trop souvent, à de trop nombreuses reprises, des blessures de lycéens qui l'ont été dans le cadre de RICS ou de G de Mortier qui n'étaient pas maîtrisés

7:52
Locuteur

et

7:52
Laurent Nuñez

qui ont pu blesser parfois gravement des lycéens.

7:55
Locuteur

Ce

7:56
Laurent Nuñez

matin encore, à Strasbourg, un élève a eu la main gravement blessée sur un G de Mortier. Ce matin encore. Voilà, encore une fois, ces exemples, je les tiens à disposition. J'ai encore à Tonon-les-Bains un élève également gravement blessé à la main. Un élève qui a, par ailleurs, à Célesta, été grièvement blessé par du matériel apporté par des manifestants de type Mortier-Engin artisanal. Et puis on a eu aussi des victimes tiers sur des manifestations, des débordements.

8:30
Locuteur

Je

8:30
Laurent Nuñez

pense évidemment, bien sûr, à ce nourrisson à Saint-Cyr-l'École qui a dû être examiné suite à un tir de Mortier eu égard aux acouphènes dont il a fait l'objet, à Aix-en-Provence, où le jet d'une pierre par un individu qui depuis d'ailleurs a été interpellé, une dame a perdu un oeil. Et donc il y a eu, en marge des manifestations, énormément de victimes tiers.

8:54
Locuteur

Il

8:54
Laurent Nuñez

y a eu également des pillages de commerce, énormément de pillages de commerce,

8:59
Locuteur

ou

9:00
Laurent Nuñez

de tentatives de pillages de commerce qui ont été heureusement empêchées. Mais, madame la députée, je vais vous donner la liste alors des pillages puisque vous semblez en douter. On en a eu à Rennes, on en a eu à Luneville, à Pau, où un magasin de téléphonie a été pillé. On en a eu à Rezé, où il y

9:17
Locuteur

a

9:17
Laurent Nuñez

eu le pillage d'un magasin Lidl. On en a eu à Strasbourg également, où des commerces ont fait l'objet de dégradations. C'était le cas du McDo à Toulouse ou d'un bar tabac à Compiègne. Et puis, on a également eu beaucoup d'atteintes aux moyens de transport, y compris d'ailleurs à Marseille, avec l'incendie d'un bus.

9:34
Locuteur

Je

9:35
Laurent Nuñez

passe sur le mobilier urbain dégradé. Et j'en termine évidemment, évidemment, au titre de cette montée des violences, par les incidents qui ont concerné, les incidents graves qui ont concerné les forces de sécurité intérieure. Les forces de sécurité intérieure. Il y a évidemment l'effet de Belfort, où un commandant de police a été lynché au sol.

9:55
Locuteur

Il

9:56
Laurent Nuñez

y a des blessés qui ont été, des blessés notamment à Montélimar. Voilà, j'ai une liste qui est évidemment très très longue. Je pense aussi à ces deux policiers qui ont été blessés à Marseille ou cet officier stagiaire de police qui a été poursuivé dans les rues de Paris, jeté au sol et qui a fait l'objet de

10:14
Locuteur

coups.

10:15
Laurent Nuñez

Tout ça, et d'ailleurs aujourd'hui encore, je veux dire aujourd'hui encore, puisque M. le Président, vous me demandiez le bilan de la journée.

10:21
Locuteur

Il y a

10:21
Laurent Nuñez

un certain nombre d'événements qui se sont évidemment déroulés

10:24
Locuteur

aujourd

10:25
Laurent Nuñez

'hui,

10:26
Locuteur

à

10:26
Laurent Nuñez

Paris d'ailleurs, où certains d'entre vous étaient présents. Certains d'entre vous étaient présents, M. le député Léomont.

10:33
Locuteur

Un

10:33
Laurent Nuñez

seul ici, mais pour les autres, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec eux au téléphone. On est quand même un peu en contact, quand même. Aujourd'hui, à Béziers-Montpellier, on a eu des incidents extrêmement graves.

10:45
Locuteur

Je

10:45
Laurent Nuñez

crois que la préfète communiquera sur ces faits. À Béziers, avec

10:48
Locuteur

des

10:49
Laurent Nuñez

jets de cocktail Molotov,

10:50
Locuteur

le

10:52
Laurent Nuñez

caillassage du tram à Montpellier, et avec une implication assez importante de la mouvance d'ultra-gauche. Et je vous répondrai sur ce point, M. le Président, sur l'implication des mouvances. Encore aujourd'hui, d'ailleurs, à Fortbac, on a projeté dans l'enceinte d'un établissement des bouteilles d'acide chlorhydrique. À Pantocombo, tir de mortier sur un lycéen qui a été blessé. Tout ça, c'est aujourd'hui.

11:14
Locuteur

Donc

11:15
Laurent Nuñez

tout ça me fait dire, tout ça me fait dire, évidemment, que nous sommes donc dans un contexte de violence qui est assez élevé, et que nous qualifions volontiers, que je qualifie volontiers, quand il y a ces débordements, mais qui sont très fréquents, de violences urbaines. Alors évidemment, évidemment, et là, je réponds très clairement à votre question, M. le Président, sur le mot que j'ai utilisé au journal de 20 heures où j'ai parlé, il n'y a pas de retenue dans les interventions. Il faut évidemment le comprendre, mais il suffisait de m'écouter et d'écouter la suite de la phrase.

Ça veut dire que chaque fois qu'il y a des violences, des dégradations, il y a nécessité d'une intervention de police.

11:52
Locuteur

Et

11:53
Laurent Nuñez

on ne peut pas, je ne peux pas laisser dire comme ça a

11:56
Locuteur

pu

11:56
Laurent Nuñez

être dit sur certains bancs, que le ministre de l'Intérieur avait demandé de ne pas intervenir. Non, c'est faux. Quand il y

12:02
Locuteur

a

12:02
Laurent Nuñez

des violences et des dégradations, nous intervenons. C'est la règle.

12:06
Locuteur

C

12:06
Laurent Nuñez

'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il n'y avait pas de retenue dans le principe d'une intervention. En revanche, quand il y a intervention, on applique la proportionnalité de l'action. Voilà, que les choses soient claires.

12:15
Locuteur

Que

12:16
Laurent Nuñez

les choses soient claires, je veux le dire très clairement. Et d'ailleurs, je vous renvoie parce que, évidemment, j'ai eu l'occasion de le dire hier au QAG. Évidemment, je ne passe pas mes instructions aux forces de sécurité intérieure, que je connais quand même particulièrement bien, par des médias interposés. Je leur adresse les instructions. Je crois que le Premier ministre les a lu. Je vais, compte tenu du temps qu

12:31
Locuteur

'il

12:31
Laurent Nuñez

m'a imparti, vous épargner cette lecture. Mais ces instructions sont très claires. Il y

12:35
Locuteur

a

12:35
Laurent Nuñez

trois Télex. Il y en a un du 26 septembre. Il y

12:38
Locuteur

en a

12:38
Laurent Nuñez

un du 30 septembre où je rappelle à l'ensemble des forces de sécurité intérieure la nécessité d'intervenir quand il y a des violences. Et je ne veux pas qu'il soit dit que je donne des consignes de non-intervention et de le faire systématiquement, compte tenu du public que nous rencontrons souvent sur le terrain, sur l'espace public, qui sont le plus souvent des jeunes mineurs, de le faire avec encore plus de proportionnalité, évidemment, que d'habitude. Et ça, ce sont des consignes permanentes. Et puis, j'ai envoyé une autre instruction

13:03
Locuteur

pour

13:04
Laurent Nuñez

la manifestation d'hier, une instruction qui était qui visait à encadrer les manifestations intersyndicales, celles qui ont été déclarées par des organisations syndicales, dont la CGT, d'ailleurs. Donc,

13:17
Locuteur

l

13:17
Laurent Nuñez

'instruction que j'avais envoyée, c'était que systématiquement, on encadrait ces manifestations en ne se montrant pas. Il n

13:22
Locuteur

'est

13:22
Laurent Nuñez

pas nécessaire que les forces de l'ordre soient visibles. Dès lors qu'il y a un service d'ordre, les choses se passent correctement. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé. Modulo quelques villes, évidemment, où l'ultra-gauche n'a pas manqué de se manifester en fin de cortège et à essayer de les faire dégénérer.

13:39
Locuteur

Alors, quand

13:39
Laurent Nuñez

on est confronté à ce type de violence, donc voilà, les telex, c'est ça. Les instructions, c'est ça. On ne peut pas ne pas intervenir quand il y a des violences. Et on le fait toujours avec une grande proportionnalité. Mais c'est le cadre légal et réglementaire de l'emploi des armes.

13:53
Locuteur

On

13:53
Laurent Nuñez

le fait, évidemment, dans un contexte qui s'apparente à celui de violences urbaines. Alors, vous me demandez, M. le Président, si le schéma national du maintien de l'ordre s'applique. Oui, il s'applique dans les manifestations, bien sûr.

14:02
Locuteur

Mais

14:02
Laurent Nuñez

parfois, on bascule en violences urbaines. Et quand on est en violences urbaines, on n'est plus dans le maintien de l'ordre. Je vous l'ai donné de le dire, mais il existe des instructions en gendarmerie, en police, à la préfecture de police, qui visent plus spécifiquement à encadrer les troubles liés aux violences urbaines, c'est-à-dire les atteintes fortes qui sont portées aux biens, aux personnes et aux forces de sécurité intérieures. Juste pour aller à l'essentiel, l'armement intermédiaire. J'en profite d'ailleurs pour compléter la réponse que j'ai faite hier à M. le député Benjamin Lucas, à

14:33
Locuteur

M.

14:33
Laurent Nuñez

le député Roger Vico. Vous m'avez dit que l'armement intermédiaire non létal des forces de sécurité intérieure, ce sont des armes de guerre. Vous utilisez évidemment le concept de la réglementation,

14:47
Locuteur

mais

14:48
Laurent Nuñez

de manière un peu...

14:49
Locuteur

Voilà,

14:50
Laurent Nuñez

vous avez aussi envie de faire un petit peu peur. Arme de guerre, arme létale, arme qu'on utilise sur les théâtres de guerre. Que les choses soient claires. Je vous réponds. Je n

14:58
Locuteur

'ai

14:58
Laurent Nuñez

pas eu l'occasion de le faire hier, M. Vico. Je m'en excuse auprès de vous, mais en deux minutes,

15:02
Locuteur

c

15:02
Laurent Nuñez

'est difficile au QAG de répondre. Réglementairement, réglementairement, vous savez, une grenade lacrymogène, une simple grenade lacrymogène est une arme de guerre. Ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir. Ça veut dire que des particuliers ne peuvent pas en détenir. Et ça veut dire que quand on les commercialise, notamment à l'export, on doit demander un certain nombre d'autorisations. Mais ça ne veut pas dire... Vous l'avez bien compris. Vous l'avez bien compris, M. le député, je sais bien. Vous

15:24
Locuteur

l

15:24
Laurent Nuñez

'avez bien compris qu'on ne les utilise pas dans un contexte de guerre. Ça reste des armes intermédiaires non létales qu'on utilise. Mais c'est qu'on utilise dans un cadre proportionné. Voilà. Je vous fais cette précision parce que hier, je n'avais pas pu répondre complètement. Ensuite, ces armes intermédiaires, M. le député, c'est ce que je vous disais hier, elles sont indispensables aux forces de l'ordre parce qu'elles permettent de garder à distance et d'avoir une gradation dans la réponse.

15:49
Présentateur

M. Lucas Landy, vous aurez

15:50
Locuteur

la parole. J'ai dit au début, M. le ministre, si vous me permettez d'intervenir... C'est

15:53
Présentateur

pas ce que j'ai dit, M. le député. C

15:54
Locuteur

'est pas ce que j'ai dit. J'ai parlé d'un type d'arme. M.

15:56
Présentateur

le

15:56
Locuteur

ministre, je me permets

15:56
Présentateur

juste d'intervenir parce qu'il

15:58
Locuteur

y

15:58
Présentateur

a un brouhaha qui monte dans le cadre de cette audition. Le ministre a salué votre question au gouvernement.

16:03
Locuteur

Il

16:03
Présentateur

ne vous a pas interpellé.

16:04
Locuteur

J'ai complété ma réponse.

16:06
Présentateur

Vous avez été parmi les groupes les plus pronds à me demander et à vous associer à la démarche d'une audition. Souffrez qu'on écoute le ministre et après, chacun aura sa question. M. le ministre, je

16:14
Laurent Nuñez

vous

16:15
Locuteur

en

16:15
Laurent Nuñez

prie. Donc, ces armes intermédiaires,

16:17
Locuteur

elles

16:17
Laurent Nuñez

sont absolument indispensables quand les policiers, les gendarmes ont en face d'eux une violence extrême. Ça permet de maintenir à distance, de graduer, évidemment, la réponse. Et ce sont des armes qui sont absolument indispensables.

16:31
Locuteur

Et

16:31
Laurent Nuñez

d'ailleurs, je tiens à dire, mais je l'ai dit hier aussi en répondant aux questions qui m'étaient posées, La proportionnalité de la réponse, elle s'apprécie eu égard au contexte, bien évidemment. Ce n

16:40
Locuteur

'est

16:40
Laurent Nuñez

pas la conséquence de l'utilisation de l'arme qui est prise en compte. C'est le contexte qui doit être celui de légitime défense

16:45
Locuteur

et

16:46
Laurent Nuñez

de la stricte et nécessaire proportionnalité. Et évidemment, toujours après sommation. Vous dire également, et j'en profite pour informer d'ailleurs la commission des lois, puisque je, à date, évidemment, ces interventions, elles se font sous le contrôle

17:03
Locuteur

de

17:04
Laurent Nuñez

la hiérarchie et de l'inspection générale de la police nationale. Donc, en fait, en clair,

17:08
Locuteur

de

17:09
Laurent Nuñez

l'autorité judiciaire qui, quand il y a des incidents, saisit l'inspection générale de la police nationale en judiciaire. Et nous avons actuellement, dans le cadre de ce mouvement, pour l'IGPN, 18 saisines en cours, 18 saisines en cours. Et nous n'en avons aucune pour l'inspection générale de la gendarmerie nationale.

17:28
Locuteur

Ce

17:29
Laurent Nuñez

que je veux dire également, M. le Président, je vais abréger mon propos pour tenir dans le temps qui m'est imparti. Vous m'interrogez sur la présence d'un certain nombre d'élus sur un certain nombre de blocages,

17:41
Locuteur

sur

17:41
Laurent Nuñez

un certain nombre de rassemblements. Ce qui a été constaté, ce qui n'est d'ailleurs pas contesté par certains députés de la France insoumise et d'autres formations politiques. Je ne reviens pas sur les propos qui ont pu être tenus, qui semblaient légitimer la violence, puis on s'est repris. On a dit finalement non dans certaines circonstances. Mais bon, je ne reviens pas non plus sur les propos qui ont pu être tenus, invitant à s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants, dont je veux rappeler que les forces de l'ordre n'interviennent que quand il y a des violences.

18:12
Locuteur

Vous

18:13
Laurent Nuñez

me demandez si ce qu'a dit le Premier ministre, donc notamment sur la présence d'un certain nombre de parlementaires de la France insoumise, qui ont été présents au sein des manifestants dans de nombreux endroits. On l

18:24
Locuteur

'a

18:24
Laurent Nuñez

documenté évidemment dans de nombreux endroits, mais les médias s'en sont fait l'écho. Et vous me demandez si on a pu assister à la présence d'autres groupuscules. Oui, très clairement. Notamment en petite couronne parisienne, on a pu avoir des structures qui ont pu venir inciter les lycéens à commettre des exactions. J'assume de le dire. Je pense notamment au point levé, à Révolution Permanente, à certains militants d'ultra-gauche, qui ont pu être vus au sein du mouvement et qui ont incité à la commission de violence.

18:56
Locuteur

Il

18:56
Laurent Nuñez

n

18:56
Locuteur

'y a

18:56
Laurent Nuñez

pas de policier en civil qui incite à la commission de violence, monsieur le député. Mais ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Le bilan. Le bilan, hier soir, nous étions à 6629 interpellations. Je tiens à dire également qu'il y

19:09
Locuteur

a

19:09
Laurent Nuñez

eu 761 policiers qui ont été blessés, policiers ou gendarmes qui ont été blessés. 761. 215 élèves qui ont été blessés, 89 personnels enseignants. En vous précisant que pour les élèves, dans la très grande majorité des cas, pour les élèves, dans la très grande majorité des cas, les blessures sont des blessures qui sont accidentelles. Je veux escalader, je veux escalader un portail, je trébuche. Je veux mettre une banderole à vitaneuse, je me casse la figure au sein d'une verrière. Ou victime ou victime de jets de projectiles et de mortiers par d'autres manifestants. C'est la très grande majorité des blessures.

Mais qui sont vraiment, j'ai évidemment une pensée pour l'ensemble des blessés, sont vraiment toujours des blessures qui sont bien évidemment de trop.

19:56
Locuteur

Je

19:56
Laurent Nuñez

salue évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui, chaque fois qu'elles ont pu, ont mis un terme aux exactions. Et je veux évidemment les saluer.

20:03
Locuteur

Vous

20:03
Laurent Nuñez

dire également, évidemment, que quand il y a des manifestations déclarées, et je crois qu'hier, c'était un exemple de ce que peut être une bonne gestion d'un mouvement revendicatif, des intersyndicales qui ont déclaré, et des manifestations partout, qui partout en France, se sont bien passées, modulo des fins de manifestation. Ça, c'est assez habituel. Nous avons des groupes d'Ultra ou de Black Bloc qui viennent en perturber le bon fonctionnement. Mais globalement, elles se sont plutôt bien passées. Je veux donc, je remercie à nouveau les forces de sécurité intérieure, les personnels enseignants.

20:36
Locuteur

Et

20:36
Laurent Nuñez

puis, je voudrais dire à l'ensemble de la représentation nationale, je vais prendre le temps quand même d'expliquer quelque chose de très simple. C'est que les policiers qui sont engagés, les gendarmes qui sont engagés dans le cadre de ce mouvement,

20:49
Locuteur

ils

20:49
Laurent Nuñez

le font d'abord pour protéger les lycéens.

20:52
Locuteur

Que

20:52
Laurent Nuñez

les choses soient claires. D'abord, pour protéger les lycéens,

20:54
Locuteur

contre

20:55
Laurent Nuñez

des violences qui peuvent être commises par des individus, par des casseurs. Et moi, chaque fois qu'un policier ou un gendarme est blessé, il se trouve que je leur adresse un message

21:06
Locuteur

de

21:07
Laurent Nuñez

soutien.

21:08
Locuteur

L

21:08
Laurent Nuñez

'un d'entre eux, qui est un brigadier-chef de la préfecture de police de Paris, de la préfecture de police, donc, m'a envoyé un message que je me permets de vous lire très rapidement. Très rapidement sur l'honneur qu'il porte à exercer la fonction qui est la sienne et qui est celle de toute la police nationale et toute la gendarmerie. Il m'écrit, il est vrai que dans l'exercice de nos fonctions, chaque fonctionnaire de police accorde une importance particulière à certaines missions qui lui tiennent profondément à cœur.

21:32
Locuteur

Pour

21:33
Laurent Nuñez

ma part, la protection de la jeunesse de notre pays constitue une priorité à laquelle je suis particulièrement attaché. Ce jour, au péril de mon intégrité physique, j'ai fait le choix de me mettre en danger afin de protéger cette jeunesse qui, malgré ses revendications et certains débordements, demeure à mes yeux une priorité. C'est aussi notre rôle, en tant que policier, de protéger ces jeunes et de veiller à ce que les comportements d'une minorité d'individus malveillants et violents ne viennent pas entacher l'image de ceux qui portent des revendications légitimes et défendent des causes qu'ils considèrent importantes.

Notre devoir est de rester présent, de protéger et d'agir avec conviction, y compris lorsque l'exercice de cette mission nous expose personnellement. C'est avec cette conviction que j'ai accepté ce jour de prendre des risques pour assurer la sécurité de ces jeunes et de ceux qui les entourent. Il me paraissait important de vous lire ce message qui est celui de l'état d'esprit de l'ensemble des policiers et des gendarmes de notre pays qui ne visent qu'à protéger nos concitoyens des individus violents et qui interviennent uniquement contre les individus violents. Je voudrais également avoir, évidemment, d'abord, retirer, M. le député Benjamin Lucas, ce que j'ai dit ce matin.

Ce matin, je n'ai pas annoncé que je retirerai tout l'armement intermédiaire, que les choses soient claires. Je retire un type d'armement qui est la grenade assourdissante qui a causé un dégât très grave à Lens. Je retire provisoirement, je suspends l'utilisation. Oui,

22:48
Locuteur

c

22:48
Laurent Nuñez

'est très grave. C'est très grave. C'est très grave. Il y a une atteinte à l'intégrité physique qui est majeure. Je ne le conteste pas, M. le député. Je ne le conteste pas. Ne jouez pas sur les mots. Je ne le conteste pas. Cher

23:00
Locuteur

collègue, je redis ce que j'ai dit à l'instant.

23:03
Présentateur

Je

23:04
Locuteur

suspends l'utilisation. M. le ministre,

23:07
Présentateur

je me repris un instant.

23:11
Locuteur

Cher collègue, on va écouter le ministre. M. le député,

23:12
Laurent Nuñez

M. le député, ce que j'ai annoncé ce matin,

23:15
Locuteur

c

23:16
Laurent Nuñez

'est que je suspendais l'utilisation pour le mouvement des lycéens de ce type de grenades, qui sont des grenades assourdissantes, donc elles sortent le temps que nous comprenions exactement ce qu'il s'est passé. Et je vous le confirme, je pèse mes mots, l'atteinte à l'intégrité physique est très grave. Et j'ai vraiment une pensée pour ce jeune homme, pour sa famille, comme pour tous les blessés, M. le député, M. le

23:36
Locuteur

député, M.

23:36
Laurent Nuñez

le député. Moi, mon travail, c'est qu

23:37
Locuteur

'il

23:37
Laurent Nuñez

n

23:37
Locuteur

'y ait

23:37
Laurent Nuñez

pas de blessés. Mon travail, c'est qu

23:39
Locuteur

'il

23:39
Laurent Nuñez

n

23:39
Locuteur

'y ait

23:39
Laurent Nuñez

pas de blessés. Voilà. Mon travail, c'est ça. Voilà. Mon travail, c'est ça. C'est qu

23:43
Locuteur

'il

23:43
Laurent Nuñez

n

23:43
Locuteur

'y ait

23:43
Laurent Nuñez

pas de blessés, qu'il n

23:44
Locuteur

'y ait

23:44
Laurent Nuñez

pas de violence, et que les policiers puissent intervenir toujours avec proportionnalité. Toujours.

23:49
Locuteur

Et

23:50
Laurent Nuñez

donc, j'ai évidemment une pensée pour l'ensemble des blessés, quels qu'ils soient. Et je terminerai également en disant, hier soir,

23:57
Locuteur

le

23:57
Laurent Nuñez

président de la République nous a réunis, le Premier ministre, et les trois ministres particulièrement concernés, le ministre de l'Éducation nationale, le ministre de l'Enseignement supérieur,

24:07
Locuteur

et

24:08
Laurent Nuñez

le ministre de l'Intérieur.

24:10
Locuteur

Et

24:10
Laurent Nuñez

il nous a bien rappelé le soutien qu'il a apporté aux forces de l'ordre et la nécessité de maintenir l'ordre public. Soutien appuyé du président de la République, du Premier ministre, dont je suis ici aussi le porte-voix, aux forces de sécurité intérieure dans les missions très difficiles qu'elles accomplissent actuellement. C'est très compliqué de maintenir l'ordre sur un mouvement lycéen. C'est très compliqué. Il faut agir avec beaucoup de tact, beaucoup de proportionnalité. C'est ce qu'ils font. Et le président de la République l'a salué, tout en nous rappelant cette exigence de proportionnalité que je fais mienne, que l'ensemble des forces de sécurité intérieure, évidemment, font leur

24:43
Locuteur

également.

24:45
Laurent Nuñez

Et puis surtout, il nous a demandé, c'est ce que les préfets vont continuer à faire, et ce que je fais aujourd'hui devant vous, à toujours bien documenter les circonstances dans lesquelles nous sommes conduits à intervenir. À intervenir. Les interventions ne se passent pas toujours devant les établissements scolaires. Elles se passent parfois sur l'espace public, parce qu'il

25:05
Locuteur

y

25:05
Laurent Nuñez

a des violences. Et donc nous allons continuer à documenter les raisons qui font que nous sommes conduits à intervenir, de manière à clarifier les choses avec beaucoup de pédagogie. Voilà, monsieur le président, ce que je voulais vous dire. Merci. Merci. Merci.