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interviewSud Radio· 7 juillet 2026 72 min

Jour du verdict du procès de Marine Le Pen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, [musique] les débats de l'été 10h 13h Maxime [raclement de gorge] Liedo 10h31 sur Sud Radio. Vos débats commencent avec vous 0826 300. Vous pouvez également utiliser bien sûr les réseaux sociaux de l'antenne, également le site internet sudradio.fr et l'application.

Laissez-moi vous donner le programme parce qu'il est chargé l'actualité aussi. Vous allez me dire d'abord bien sûr Marine Le Pen. Marine Le Pen qui visiblement attend peut-être la décision de sa vie dans quelques heures avec cette histoire de procès qui peuvent ou pas lui permettre d'aller à la course à la présidentielle.

Ce sera donc sa 5e sa 4e campagne il me semble. Est-ce que on va se poser cette question est-ce que les juges ils peuvent seulement dans ce dossier avec la pression politique, la pression médiatique prendre une bonne décision ? Il y a ceux qui diront s'ils allègent la condamnation, ah ben super, on allège la délinquence en col blanc peut tout faire dans ce pays.

Ou alors il y a ceux qui diront "Ah ben bravo, les juges ont tout simplement pris une bonne cision mais eux seront accusés d'avoir empêché une candidate qui plus est parmi les favorites de ne pas pouvoir se présenter. On se posera la question avec le parl vrai qui nous caractérise ici l'orthographe, les bacs, le bac. Vous vous rappelez de votre bac ?

Je sais pas, je vous poserai la question tout à l'heure. 7300 bacheliers qui attendent les résultats dans les prochaines heures. Bon moi ça va, c'était il y a pas si longtemps mais c'était pas aussi angoissant. et a un ministre, rappelez-vous, qui avait tapé du point sur la table, qui avait dit "Il y a trop d'erreurs dans les copies, donc on va on va resserrer les boulons, je vais donner des consignes." Ouais, pas de chance, il y a aucune consignes qui ont été données.

Mais ce qui est le plus sidérant, c'est déjà les correcteurs qui disent "Bah de toute façon, on relâche parce que c'est pas parce qu'il y a des fautes. Je vous ferai écouter un extrait d'un correcteur qui est sidérant et qui nous explique que oui, il y a des fautes mais ça n'empêche pas la compréhension. Donc c'est quoi ?

On va donner le bac à une génération 10 lettré, on se posera la question 0826 300 et légitime défense des policiers. C'est ce qui va être discuté dans quelques heures à l'Assemblée nationale. Certaines associations parlent tout simplement et tout sobrement d'un permis de tuer.

Et c'est ce qu'on et c'est ce qu'on est-ce que c'est ce qu'on s'apprête réellement à faire pour nos forces de l'ordre ? Là aussi, amis auditeur, j'attends vos commentaires, vos réactions au 0826 300300. Les [musique] débats de l'été Sud Radio.

Vous avez le programme mais vous n'avez pas encore les personnes qui sont autour de la table. Benoît Perin, bonjour. Bonjour.

Directeur de contribuable associé. Mathias Lebuf. Bonjour.

Bonjour Maxime. Journaliste, philosophe et auteur du petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés. C'est à retrouver aux éditions Guitadiel.

Je suis également avec Benjamin Cochi. Bonjour chef d'entreprise. Bonjour et je n'ai pas été très galant.

Décidément toutes les bonnes habitudes se perdent. Gulier achat, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes conseillère municipal à dans le haut rein.

Donc vous n'avez que des qualités à Kingersshheim. Donc j'y ai passé quelques temps. Ça m'a bien été dit mon prénom un peu moins mais [raclement de gorge] c'est Julia.

C'est ça Julia. Et ben écoutez, j'ai préféré favoriser voilà l'ace. Alsa, c'est parce que j'ai beaucoup plus d'intérêt financiers en Alsa, je suis absolument navré et j'étais obligé de dire notamment dans le Gevur Stramineur de vengeance tard voilà de chez non alors [rires] en Alsace si vous si vous avez des avantages fiscaux en Alsap, je veux bien que vous me fassiez la bonne la base décisive parce que pas toutes les informations aliment aux assureurs.

Le premier débat, je le disais, ça concerne évidemment la la le débat, la décision, non pas le débat, pardonnez-moi, la décision qui sera rendue dans quelques heures au tribunal de Paris. la décision concernant Marine Le Pen, on va tout simplement savoir si elle va pouvoir partir à la conquête de l'Élysée délibéré donc du procès alors que la première condamnation avait été quand même dans un premier temps assez lourde. On aura l'occasion d'y revenir mais premier tour de table peut-être.

Comment vous sentez ? Est-ce que vous avez déjà un instinct, un sentiment sur la décision qui va tomber dans quelques heures autour de la table ? Benjamin Cochi, alors j'ai pas de boule de cristal, je ne suis pas Madame Soleil.

Avant de vous parler de cette décision de justice, ce que je pourrais en penser, quoi qu'on pense de de Marine Le Pen qu'on soit d'accord ou non avec ces idées, je pense qu'aujourd'hui euh cette femme politique est engagée depuis plusieurs décennies dans son combat qui est le sien doit vivre quelque chose à titre personnel d'extrêmement bouleversant, d'extrêmement dur. Encore une fois, je ne cherche ni à la défendre ni à la câbler. Juste quelques instants une pensée pour pour une femme qui va peut-être voir sa carrière politique s'achever dans quelques heures et à titre humain en pleine humanité.

Je crois que ça doit être un moment extrêmement difficile pour elle. Euh les juges prendront leur décision en âme et conscience. Euh je n'ai aucune idée de ce qui va pouvoir être dit.

Quoi qu'il en soit, ça va bouleverser notre notre calendrier politique et ça va [raclement de gorge] sans aucun doute bouleverser les attentes de de ces concurrents. Donc le moment est forcément crucial he pour Marine Le Pen car il faut rappeler à quoi elle avait été condamnée en première instance avec cette condamnation quand même pour détournement de fonds public. C'était 4 ans de prison dont deux fermes, 100000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire donc immédiate et c'est bien pour ça qu'elle avait fait appel et d'une certaine manière ce procès en appel avait été accéléré.

Mathias Lebuff, est-ce que vous partagez l'analyse de Benjamin Cochi à savoir que forcément c'est une épreuve aussi personnelle pour elle et un peu quand même accessoirement une décision politique importante ? Ah bah c'est que ce soit une épreuve personnelle pour elle. Oui ça ça c'est sûr.

Après la justice doit passer. Moi, j'ai j'ai pas beaucoup de [grognement] de d'élan compassionnel vis-à-vis de quelqu'un qui a quand même mis en place un système parce que c'est un peu ce qui a montré le le le procès de détournement de fonds publics. Euh, il y a eu quand même une condamnation qui était lourde mais qui était à mon avis justifiée pour ce que j'ai suivi des du dossier. au moment où elle a été condamnée, en fait le débat a porté sur l'exécution provisoire de la peine ou pas.

Et là, je trouve qu'effectivement l'exécution provisoire de la peine qui l'empêchait donc de se de se comment dire de se présenter a été particulièrement sévère. Moi, j'étais pas pour cette exécution provisoire parce que je je trouve que on doit pouvoir en droit faire appel et que l'appel est suspensif. Et je je trouve que pour le coup la justice a été particulièrement sévère avec Marine Le Pen.

Je pense qu'elle sera à nouveau condamné. De toute façon, la question de savoir c'est est-ce qu'elle va être euh pouvoir se présenter ? Est-ce qu'il est-ce qu'il y aura une peine d'inéligibilité ou pas ?

Euh voilà. Moi, je souhaite que la justice se rende de façon sereine. J'espère que la justice soit également sévère parce que c'est ce que ça mérite, pas forcément à l'égard de Marie Le Pen, à l'égard de tous les politiques qui seraient dans cette dans cette même situation.

Quand on se présente à une élection majeure comme celle de l'élection présidentielle, je considère qu'on doit être euh irréprochable. Vous savez, il y a un moment ou alors les français font leur choix. Les Français ont le droit aussi après tout de de voter pour quelqu'un qui chois vous savez à un moment donné le c'était le Front National avait un slogan de mémoire c'était tête et haute main propre.

Euh bah il semblerait que les mains soient pas aussi propres que ça. Donc voilà c'est quand même un problème. On passe le bâton de la parole mon cher Mathias LP.

Benoît Perin directeur de contribable associé. Comment vous regardez cette première décision ? Comment vous la sentez cette décision ?

Alors moi non plus, je suis pas madame Irma donc c'est compliqué de de savoir. Alors vraiment, je pense qu'on est dans un espèce de série de de bons films pour le coup. C'est-à-dire qu'en fait, on attend tous en quelque sorte la fin de la fin du film sans savoir vraiment ce qui va se passer.

C'est un suspense assez incroyable. On a très peu d'informations sur ce que les juges vont décider. Alors, c'est sûr que pour Marine Le Pen, c'est une épreuve évidente quand on a construit sa vie autour de la vie politique et que on n jamais été aussi proche du pouvoir et que bah au dernier moment en quelque sorte on vous retire le le tabouret.

C'est sûr que c'est un petit peu difficile de de de bien dormir. Après, c'est aussi difficile de bien dormir pour les magistrats qui ont une responsabilité extraordinaire dans la vie politique française aujourd'hui puisque il y a effectivement le droit et puis de l'autre côté, il y a la vie démocratique et c'est très difficile d'articuler les deux [grognement] sachant que il faut quand même toujours rappeler que les magistrats rendent la justice au nom du peuple. Et donc j'ai quand même le plutôt le pressentiment que le peuple souhaite quand même qu'elle soit candidate et ça ne ça ne préjuge en rien évidemment sur les délits qu'elle a pu commettre.

Si elle doit être condamnée, elle doit être condamnée. En revanche, le fait qu'elle ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle me semble pour le coup très problématique. Ma fois les les Français décident si elle est condamnée et ben les Français ont le droit de voter pour quelqu'un qui a été condamné.

De la même manière s'ils veulent la sanctionner ils la sanctionneront. Mais les Français décideront. Et cette question quand même que l'on se pose ce matin, c'est celle que vous venez d'ouvrir, mon cher Benoît Perin, à savoir au bout d'un moment, est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision ?

Ce sera ma question suivante. Mais entendons d'abord Julia Achat sur ce sujet précisément et comment est-ce que vous avez un pressentiment par rapport à cette affaire ? Est-ce que vous pensez que les juges vont aller dans un sens ou dans un autre ?

Alors, c'est difficile de de présumer de ce que les juges vont faire, notamment quand on n'est pas juge soi-même et qu'on connaît difficilement les codes à adopter. Néanmoins, vous parlez de sommeil. Moi, je me pose la question quand Marine Le Pen a détourné des fonds européens à infiner l'argent du contribuable aussi français parce qu'il faut rappeler quand même que la France est le deuxième contributeur du budget de l'Europe.

Je me demande si elle arrivait aussi à bien dormir la nuit quand il s'agissait de voler de l'argent des Français. Euh je m'inscris en vrai quand vous dites que la démocratie s'appliquera si effectivement elle peut être candidate étant donné que c'est une volonté de 40 % des Français. Mais on voit bien aussi que la candidature de Jordan Bardella est presque autant voire plus demandée que celle de Marine Le Pen.

En tout cas dans les sondage, il est un peu plus haut. C'est vra moi je considère qu'à partir du moment que ce soit un politique d'extrême droite d'extrême gauche du centre de droite du gauche enfin de gauche à partir du moment où il y a eu détournement de fond pour moi c'est une trahison à la patrie. On a volé de l'argent au française.

Bien sûr on a volé l'argent des français. Donc à partir de ce postulat là moi je suis désolé c'est au français de tranché c'est pas au magistrats de tranché. qu'elle soit condamnée à des peines de de pécunière, on comprend si si elle est coupable, on comprendrait très bien.

En revanche, qu'on ne donne pas la possibilité au Français de trancher la question que vous venez de souver, c'està-dire mérite-elle ou non d'être président de la République ? Et bien, je trouve pas, il y a pas de dénique dans la mesure où Jordan Bardella peut se présenter. Le dénique, le dénique, pardon, Mathbuf, c'était que c'était la candidate naturelle qu'on a toujours su Jordan Bardella et ça n'a jamais été caché.

C'est une route de secours et on empêche le plan. Alors pendant des années, on a euh comment dire regretté que les politiques soient intouchable, que les politiques ne soient pas justiciables. C'était l'air de François Mitteran, de Jacques Chirac et les politiques semblaient avoir une impunité et pouvaient faire n'importe quoi.

Aujourd'hui, c'est plus le cas et il faut s'en réjouir. Il faut s'en est-ce que parce qu'il y a une impunité pendant peut-être une certaine période, est-ce qu'il doit forcément avoir un retour de bâton ? Peut-être que la justice peut tout simplement normal qu'elle soit condamné si elle est coupable, c'est normal qu'elle soit condamné.

Donc faut pas dire que c'est normal qu'elle puisse pas se présenter une élection présidentielle si elle a commis des actes malveillants [raclement de gorge] ou qui tombent sur le coup de directeur de contribuable associé Benoin. Vous êtes directeur de contribuable associé. Il y a eu un détournement de fond public c'est presque ironique de vous entendre vous tout d'un coup être un peu clément vis-àis de quelqu'un qui a fait du détournement de fond public.

Je suis pas non mais c'est pour ça que j'insiste là-dessus. Évidourar c'est pas moi qui vais vous dire ça va dans le bon sens évidemment qu'on doit être intraitable et quand vous disiez tout à l'heure que avant les responsables politiques étaient pas assez condamnés pour ces pour ces faits là je vous je vous rejoins à 800 % je dis juste que il y a il y a le fait d'être condamné et il y a le fait de pouvoir se présenter une élection pour moi c'est un peu c'est distinct voilà qui dis vous l'avez à juste titre rappelé que ça fait des décennies que Marine Le Pen veut veut conquérir le pouvoir et le mot conquérir le pouvoir et le mot à approprié par rapport à son ambition. Et bien dans ces cas-là, on ne commet pas des choses qui pourraient entraver cette ambitionl et je suis désolé mais pour moi, voler de l'argent des Français, c'est trahir les Français.

Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision dans l'affaire de Marine Le Pen ? On aura en tout cas une ébauche de de de vérité de ce qui pourra sortir en tout cas de ce tribunal dans 3h maintenant. En attendant, on ne peut que débattre de ce qui peut arriver.

Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision ? Parce que s'il confirme la peine, on dira "Oh salot de juge, ils ont empêché la candidate qui était favorite dans les sondages de de se présenter. Et si jamais ils allègent la peine ou s'ils estiment qu'en effet la première était trop sévère, on dira ben voilà la délinquence en col blanc a de bon jours à a de beaux jours devant devant elle." Et en réalité quand on est politique, on est toujours un peu au-dessus des lois.

On en discute avec vous, amis auditeurs. Au 0826 300. Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision dans ce procès historique que va connaître Marine Le Pen dans quelques heures maintenant ?

Et ben suite de la conversation dans une poignée de seconde sur Sud Radio. À tout de suite. [musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo 10h46 sur Sud [musique] Radio.

On poursuit la discussion et croyez-moi, il suffit de quelques minutes de pub pour que les discussions ne s'interrompent pas. Ici en studio avec Benjamin Cochi, Julia Achat, Benoît Perin, Mathias Lebuff, on s'interroge. Est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision dans quelques heures dans le l'affaire des des assistants parlementaires de Marine Le Pen ?

Vous savez qu'elle risque la fameuse peine d'inéligibilité. Procès en appel. Les premières réquisitions avaient été qualifiées par certains d'extrêmement sévères et donc on est face à plusieurs scénariam mais avec la possibilité quand même d'être éligible lors de la campagne ou lors des deux dates de vote pour la campagne présidentielle.

On se pose la question aussi en plateau mais également avec vous amis auditeur au 0826 300300. J'aperçois Arnaud qui est avec nous. Bonjour Arnaud.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous Arnaud. Alors, est-ce que les juges peuvent prendre une bonne décision concernant Marine Le Pen Arnaud ?

Ben non, non, moi je pense que les juges n'ont rien à voir rien à voir là-dedans. Mais bien sûr que on est obligé de de constater que maintenant c'est les juges qui décident et et c'est lamentable parce que la vie politique française euh c'est autre chose que des une poignée de de messieurs en to en robe, je ne sais pas qui décident l'avenir du pays. C'est ça.

Ça c'est c'est très énorme. Dans quel cadre ? Dans quel cadre il décide de l'avenir du pays pour vous ?

Bah parce qu' il sanctionne ils empêchent des candidatures qui ont un soutien populaire. Donc on se rend compte Vous pensez à Fillon en 2017 j'imagine notamment Ardon. Exactement.

Exactement. déjà ça commençait sous avec Sillon. Donc maintenant ça continue.

Ils ont de plus en plus de pouvoir parce que les politiques en ont de moins en moins. Voilà. Euh par rapport à Bruxelles.

Donc ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, je pense que Marine Le Pen ne veut pas elle du pouvoir. Ah vous c'est la fameuse théorie où en réalité elle serait presque soulagée de pas pouvoir se présenter.

Exactement. Exactement. Je je pense qu'elle va être soulagée parce qu'elle elle apprécie l'ura qui lui a été transmise par son père euh l'ura euh publique qu'elle apprécie euh qui la valorise mais que derrière en réalité les les sacrifices que cela représenterait et la manière aussi dont forcément cela pèse sur vos épaules depuis quelques années forcément ça ça ça pèse et peut-être que ceci enfin la découragerait à se présenter.

Merci beaucoup Arnaud d'avoir été avec nous au 0826 300300. Je vous voyais à la fois je vous voyais d'autres liné en fait c'est le mot Benjamin Coch c'est le mot et je trouve que c'est un mot qu'il faut remettre à la mode d'ailleurs. Absolument absolument.

Je raconterai une anecdote sur ce mot d'ailleurs que j'ai que j'ai fait découvrir à Pascal pro il y a quelques années qui connaissait pas ce mot. Euh il y a beaucoup trop d'informations dans une seule phrase. Exact. [rires] Je vais essayer de faire simple.

Euh non, ce qui m'a interpellé effectivement dans le dans dans le propos d'Arnaud euh c'est cette histoire du pouvoir des juges conseil d'État, conseil constitutionnel. Aujourd'hui, les Français s'en remettre s'en remettent au pouvoir des juges plus que régulièrement. les les volontés politiques, queles que soient les majorités ou les oppositions, se cassent les dents sur sur des décisions judiciaires, sur des décisions de justice de ces grandes instances que sont le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel et peut-être un amalgame peut-être fait finalement avec une décision judiciaire qui est celle qui va qui va tomber non seulement pour Marine Le Pen mais pour aussi une quinzaine d'autres prévenus et je crois que les incidences sont fortes pour Marine Le Pen mais aussi pour beaucoup d'autres prévenus aujourd'hui. s car avec des incidences en cascade.

Donc là-dessus, je suis assez d'accord avec lui. Je trouve ça je trouve ça assez malaisant finalement que ce soit les juges qui décident toujours en dernier ressort dans notre pays et cuit finalement de de l'opinion publique et et du peuple que ce soit sur des décisions politiques par le biais de référendum ou que ce soit tout simplement par ce référendum populaire que serait l'élection présidentielle. Opéra.

Alors, deux choses. La première chose, c'est vrai que une seconde sur pour rebondir sur ce que vient de dire Benjamin, au-delà [grognement] de l'élection présidentielle, il y a peut-être la retraite politique de Marine Le Pen aujourd'hui. [raclement de gorge] Euh faut quand même comprendre que de politique, ce sera pas la retraite politique politique, bah en tout cas, on sait pas parce que on voit bien quand même la presse en a fait largement écho que plusieurs fois elle a failli claquer la porte notamment en 2017, notamment en 2022.

Je pense qu'elle a d'autres passions dans la vie et donc peut-être même voilà donc peut-être même qu'elle va tourner une page de [grognement] sa vie politique ce soir. Deuxème point euh le parler avec Fillon me gêne avec François Fillon pardon me gêne un peu parce que justement François Fillon, il a pu se présenter aux élections. Euh c'est vrai qu'on peut s'interroger évidemment tout le monde s'interroge légitimement sur le calendrier effectivement des poursuites qui ont été engagées donc en l'occurrence pendant l'élection présidentielle de 2017.

Euh [grognement] néanmoins, lui justement, il a pu se présenter et les Français ont pu voter euh ont pu voter pour ou contre lui, sachant qu'effectivement il était empétré dans les affaires judiciaires. Donc euh c'est pas tout à fait, me semble-t-il, la même situation. Comment vous regardez ça sur en effet le le la comparaison aussi le pouvoir des juges comme le disait Arnaud qui était avec nous à l'instant, Mathias Lebuf et la comparaison Marine Le Pen, François Fillon.

Euh moi, critiquer le pouvoir des juges comme ça, ça ça me paraît un peu des magago euh pour une bonne et simple raison, c'est que le pouvoir des juges sable Benjamin Koch, je m'attendais pas je m'attendais pas à mieux de Mathias, [rires] donc ça marche, je pas [raclement de gorge] non mais c'est Non mais je vais je vais dire pourquoi euh je je dis ça. Euh le pouvoir des juges, c'est pas un pouvoir discrétionnaire. Les juges ne décident pas comme ça de de punir des gens selon leur bon vouloir.

Il y a un code pénal. les les qu'ils interprètent mais qui encadrent le leur leur jugement justement. Donc faire croire que les juges sont tout-puissants et qu'ils décident de selon leur est-ce qu'on peut encore critiquer quand même ?

Bah on peut bien évidemment parce que moi j'ai l'impression que quand bien même l'idée n'est pas du tout de les attaquer personnellement ou de de de lancer comme on a pu le voir dans certaines décisions des raides sur les réseaux sociaux. En revanche, est-ce qu'on peut exprimer publiquement un désaccord sur une décision de justice qu'on estime excessive, qu'on estime abusive bien évidemment. Et non, mais juste une chose euh c'est pour ça c'est pour ça qu'il y a l'appel et qu'il y a la cassation.

C'est-à-dire que il faut arrêter de de dire que les juges sont tout-puissants. C'est faux. Et encore une fois, les le juge rend un jugement motivé en droit, encadré par le droit.

Et il faut rappeler ça. Moi, je je suis professeur de philosophie du droit dans une école de droit. C'est ça me paraît primordial de pas laisser croire que les juges sont comme ça des des ex ni sur ce pouvoir des juges et sur visiblement de ce que dit Mathias Lebuf, cette critique abusive du pouvoir judiciaire en France qui serait une sorte de grand pouvoir si on écoute certain qui tirerait derrière des grandes décisions avec des fils comme des marionnettes.

Moi j'aime bien la vie, je le partage assez les les complots, j'y crois moyens surtout en France. D'autant plus qu'il y a quand même une pression aujourd'hui autour du du de la justice qui est de plus en plus prignante dans le débat public. qu'on l'a vu avec l'affaire Liana avec la pression qui a été mis aussi sur les magistrats mais précisément parce que la justice aussi et c'est la raison pour laquelle je pense que vous vous avez plusieurs fois posé la question est-ce que les juges pourront quoi qu'il arrive prendre une bonne décision et dans tous les cas bah une décision fera des heureux et des malheureux et puis c'est comme ça il y a [raclement de gorge] jamais de bonnes décisions.

Néanmoins, je pense que toujours tirer sur sur les juges, c'est un peu facile et c'est aussi la posture que qu'adopte le RN dans son argumentaire. Donc c'est un choui facile et je reviendrai dessus et vous m'en ne l'enlèverai pas de la tête que à un moment donné une responsable politique qui est un bébé, un produit de la politique qui a pour ambition de devenir président de la République, elle fait tout pour que ce moment n'arrive pas. Benjamin Cochi qui juste pour répondre à Mathias, je doine de nouveau.

Mathias si les juges respectaient strictement et uniquement le droit, la jurisprudence n'existerait pas. Et on voit bien que l'évolution l'évolution législative enf en tout cas pardon l'évolution du droit euh se nourrit notamment de la jurisprudence hein. Vous regardez le GAJ là le grand les grands arrêts de jurisprudence administrative ou l'encurrence sur du sur du droit privé on constate effectivement une évolution et on peut se poser la question et c'est pas du comploplo. facile de quand quelqu'un n'est pas d'accord de l'utiliser complotiste la version juste audessus du vraiment l'argument des gens du système qui disent je suis pas d'accord donc du coup le mec il est complotiste en face donc temps mort on on oublie ça on peut juste se poser la question de l'idologisation de gauche de la justice et donc on peut légitimement se poser la question parfois sur des interprétations cette fois je je doine à mon tour euh moi je parle pas de de complotisme mais mais euh il y a il y a quand même ce syndrome de l'extrême droite de se victimiser en permanence et de dire "Ah, on est victime de la justice." On a vu ça avec Éric Zemour, on voit on voit ça aussi au Rassemblement national.

Non, on voit la France insoumise aussi hein. La République c'est ça si c'est pas aller à l'encontre de des fondamentaux de notre condamnation de Jean dans cette affaire. Ça prouve ça prouve ça prouve que justement la justice fait son travail, qu'elle dérange et qu'elle dérange notamment les politiques et l'indépendance de la justice doit être un principe absolument sacré.

Après effectivement qu'on puisse critiquer euh les dysfonctionnements de la justice, bien évidemment qu'il soit structurel ou individuel, bien évidemment que la justice doit être soumis aussi au regard des citoyens. Ça ça ça ça paraît euh Et je vous propose pour clore cette conversation messieurs, qu'on passe quand même au standard avec les nombreux appels sur cette discussion au 0826 300. Pierre, bonjour.

Bonjour. Vous écoutez cette conversation depuis quelques minutes. Où est-ce que vous vous situez ?

Est-ce que oui ou non les juges pourront prendre une bonne décision pour vous Pierre ? Alors, je dirais tout simplement que Le Pen doit s'en prendre qu'à ses avocats parce que vous savez, c'est un procès qui date depuis quelques années déjà et ces avocat ont tout fait pour retarder cette cette échéance et donc la seule chose qu'ils n'ont pas fait, c'est qu'ils ont oublié de regarder que l'échéance allait se conjurer avec l'élection présidentielle. Donc pour moi euh si elle avait été pour ils ont vraiment oublié de regarder.

Bah oui parce que s'ils avaient été euh malins, ils auraient laisser passer le procès euh déjà il y a il y a quelques années hein puisque c'est un procès qui est quand même qui est lieux hein puisque cette affaire elle date déjà depuis quelques années. Il faut reconnaître qu'elle a tout fait pour le pour le repousser ce procès aussi. Oui, elle a tout fait mais justement parce que ce sont ces avocats qui ont toujours invoqué des vises de procédure et cetera.

Résultat aujourd'hui elle est devant elle est devant le fait accompli. Il va y avoir une élection euh en 2027 et évidemment elle sera privée de cette élection parce que je suis persuadé que les juifs ne trembleront pas parce que lorsqu'on a détourné les fonds au niveau national au niveau européen, on ne peut pas se présenter à élection présidentielle, sachant que derrière on doit quand même montrer pâte blanche et non pas être derrière avoir supporter je dirais un mauvais passé. Hm.

Et donc ce que vous dites Pierre, en un mot c'est que les juges ne doivent pas trembler sous prétexte qu'on arrive à une date politique importante. Exactement. Ils doivent rester indépendant comme ça vient d'être dit.

Et euh et je pense que euh c'est c'est quelque chose d'excellent pour la démocratie justement, que ça se passe à un moment précis pour bien montrer que la justice est indépendante et non pas justement que elle tremble face à une personne qui soi-disant fait 25 % euh de de suffrage éventuel estimé, quoi. H Merci beaucoup Pierre d'avoir été avec nous au 0826 300. Il y avait mais alors d'un mot Benoît Perin d'un mot d'un mot je pense que c'est pas une question de droite ou de gauche et quand j'entends parler de l'argument c'est l'extrême droite c'est l'extrême gauche machin Jean-Luc Mélenchon dans cette situation je tiendrai exactement le même discours.

S'il a commis des actes répréhensib doit être condamné ça doit pas pour autant l'empêcher de se présenter une élection. Et ben c'était le mot de la fin de ce premier débat et je remercie Pierre qui nous a passé un coup de fil au 0826 300 300. On reprend la discussion dans un instant avec cette fois-ci, on va s'intéresser à la jeune génération.

Figurez-vous qu'il y a 7300 élèves qui passent le bac qui attendent leurs résultats. Ben, sachez qu'on est déjà de tout cœur avec vous parce qu'on on est passé par là, je sais pas si tout le monde s'en rappelle mais on est passé par là et il y a un ministre de l'éducation qui avait dit que il y aurait une sévérité accrue par rapport aux fautes d'orthographe dans les copies. Je vous ferai écouter notamment quelques correcteurs qui disent "Oui mais bon, on n' pas eu de consig donc il est hors de question qu'on soit plus sévère que d'habitude." Résultat, on risque à nouveau d'avoir des résultats à 96 % 96 % avec des ouras ici et là alors qu'en réalité peut-être qu'avec le bac on est en train de faire une génération d'iltré une génération dilétré.

Est-ce que c'est ça qu'on va avoir cette année notamment avec le bac ? Et ben je vous pose la question certes ici en studio mais aussi à l'autre bout des ondes à vous amis auditeur au 0826 3003 300 et le débat s'ouvre dans une poigné de seconde à tout de suite de l'été 10h 13h Maxime [raclement de gorge] Liedo suite de la conversation sur Sud Radio. On est toujours ensemble avec les débatteurs suivants qui discutent qui discutent.

Alors Mathias Lebuff qui fait un peu de télé, un peu de radio normalement devrait savoir que quand il y a une lumière rouge, ben on est à l'antenne mais ça ne l'empêche pas de parler. C'est pas grave, c'est comme ça. Savez exactement.

Vous venez de reconnaître aussi la voix de Benjamin Cochi, de Benoît Perin qui est avec nous, directeur de contribuable associé, de Julia, conseillère municipal à Kingersheim. Je sais pas si maintenant j'ai bien dit les deux mais écoutez, c'est ça que après une heure d'échauffement, on arrive à dire deux trois trucs correctement. Suite de la conversation et suite des débats.

Dans une demi-heure, nous aborderons la fameuse loi que certaines associations qualifient de permis de tuer. Une loi qui concerne la légitime défense des policiers. Alors là, c'est le terme un peu facile alors qu'en réalité, ce serait une présomption de l'usage légitime de l'arme.

À 10h, nous étions avec maître Laurent Franck Lienard qui est un avocat spécialiste de ces questionsl et vous allez voir, il a peut-être pas eu si vous voulez le discours auquel on pourrait s'attendre devenant de quelqu'un qui défend les flics depuis 35 ans. Même lui est plus ou moins inquiet de cette loi. Donc notre discussion sera intéressante depuis une demi-heure, d'ici une demi-heure.

Mais d'abord, on se concentre sur ces 7300 élèves qui sont en train peut-être de patienter devant leur ordinateur pour avoir le résultat du bac. et on va s'intéresser à la consigne du ministre de l'éducation nationale qui avait dit "Oh là là, les fautes, c'est insupportable." Bah, c'est tellement insupportable qu'il y a pas eu tellement de consignes.

Et donc, on se pose cette question : "Est-ce qu'avec ce bac, on va avoir une génération d'iltré Les débats de l'été Sud Radio. Bah oui, une génération d'iltré parce que je sais pas si vous avez lu aperçu des ou corriger peut-être même si vous êtes professeur tiens passez-nous un coup de fil des copies les derniers temps. Mais alors on voit il y a des des si vous voulez même un taux d'humour absolument extraordinaire dans une seule même personne ne pourrait pas nous laisser envisager de telles choses et de telle folie orthographique.

Et j'aimerais surtout vous faire écouter, si vous voulez un reportage, c'était en allumant la télé ce matin, je l'ai entendu, notamment d'un correcteur qui réagit face aux consignes, je le mets entre guillemets, qui avait été donné en théorie par le ministre de l'éducation nationale. Dans la mesure où une maîtrise imparfaite de l'orthographe et de la syntaxe ne gêne pas la compréhension du propos de du candidat ou de la candidate, bien on fera on sera attentif à ne pas pénaliser ses copies. une résistance idéologique, mais pas seulement.

Nous, on a beaucoup entendu dans les réunions euh des inspecteurs nous dire "On pas le français en 15 jours, on apprend pas le français en un mois, on l'apprend en 5 6 ans." Il y a aussi le fait queon ne veut pas que son académie soit en que de peloton sur les résultats du bac. Donc on se dit si nous on est strict, l'académie d'à côté ne le sera pas et euh on sera mal vu.

C'est extraordinaire je trouve ce reportage entre le premier correcteur et ensuite les deux représentants des syndicats qui témoignent en ben alors entre ceux qui ne voudront pas ou ceux qui nous expliquent qu'il faut des années pour apprendre le français ou d'accord enfin ils sont quand même en terminal. Moi, j'estime que ça fait déjà des années normalement qu'on devrait avoir deux trois bases de français. Bon et l'autre syndicat qui nous explique en réalité c'est pour faire un concours entre académie de celui qui sera le moins nul qu'on qu'on ne veut pas tellement bien corriger les copie.

Je sais pas comment vous regardez ça. Je me tourne avant tout vers vous Mathias Lebuve journaliste, philosophe auteur aussi. Vous écrivez comment vous réagissez à tout ça à ce que vous entendez ?

Est-ce qu'on va avoir à faire à une génération d'il étré ? Il se trouve que je suis en plus enseignant. J'enseigne la culture générale et la philosophie du droit.

Euh et et [rires] et et c'est une catastrophe. C'est une catastrophe. On a effectivement des étudiants qui parlent un espèce de sabir pitoyable quoi.

Donc moi, je me souviens que Jean-Michel Blanquer à un moment donné voulait revenir aux fondamentaux et notamment à travers les mathématiques et euh le français et l'orthographe et et c'était une bonne chose. Euh mais on en est loin. On en est loin.

Alors il y a l'examen du bac. l'examen du bac effectivement c'est pas au bac qu'on va corriger justement le le niveau de de français. C'est le le problème est bien en amont.

C'est-à-dire que c'est dès les petites classes le moi j'ai un fils de 13 ans aussi et je suis pourtant très vigilant. il écrit euh non mais phonétiquement quoi. Donc ouais, c'est c'est on se demande un exemple de mots que vous avez aperçu.

Mais c'est les fautes d'accord. C'est c'est il y a pas d'accord. Il y a pas de il y a pas de c'est c'est vraiment phonétique et on se demande est-ce que est-ce que quand il écrit de manière phonétique sur ses copies, il a des points en moins ?

Non non bien bien bien évidemment que non mais surtout les les profs ne c'est même pas les en moins, c'est les profs ne corrigent pas quoi. C'estàd que voilà c'est c'est passé dans l'usage on a l'impression que l'usage de de du phonétique de de la langue et a été validé de fait par les enseignants. Alors c'est pas partout comme ça mais on se demande ce que font les profs et pourquoi ils n'enseignent pas mieux le français quoi.

Résultat du bac qui est ce qu'on va avoir à faire à une génération dilétrée. Tiens, vous êtes peut-être parents, peut-être même grands-parents. Vous avez déjà jeté un œil sur la copie de vos enfants, de vos petits enfants.

Vous avez une crise cardiaque. Venez témoigner au 0826 300. Julia, est-ce qu'on va donner le bac à une génération diletté ?

Moi, je pense qu'on a déjà donné le bac à des générations dilétré. regardez pas comme ça. Non mais mais moiême mais je vais vous dire moi je suis pas exemplaire sur l'orthographe parce qu'il faut aller vite parce que et pourtant je lis énormément de livres et pourtant j'écris beaucoup mais il m'arrive encore de faire des fautes d'orthographe des il y a une différence entre faire des fautes et en effet entre plusieurs bon mais et ne pas savoir écrire parce que là pardon moi de ce que j'ai vu notamment et je vais pas balancer des amis qui sont professeurs qui corrigent des copies qui m'ont fait voir enfin il y a des il y a des œuvres d'art contemporaines qui sont moins violentes que ce que j'ai vu.

Oui mais est-ce que c'est une exception dans la masse ou est-ce que c'est vraiment partagé ? Je ne sais pas. Une chose est sûre et et sur ça, je l'ai d'ailleurs déjà dit au micro de Sud Radio il y a quelques temps, je pense qu'il y a une baisse du niveau d'excellence qu'on attend de nos élèves.

Moi, je me souviens déjà à mon époque. Alors, je pense que je suis celle autour de la table qui a passé le bac plus récemment. le plus récemment avec Maxime.

Ouais, je pense que ça se ça se tape en rant mais ça ça se tape. Mais je peux vous dire que oui effectivement quand il corrige la copie, je pense que c'est pas tant les fautes d'orthographe parce que pour le coup je pense que j'en ai fait plein mais c'est est-ce que la copie est moins pire ou ou meilleure que l'autre et donc en fait on arrive génération d'étrée autour de la table Benjamin Kochi. Je vois un oui presque de soulagement de l'avoir prononcé.

Oui oui [rires] d'être d'accord avec Non mais je crois qu'on on arrive à la deuxème génération d'î lettré et je suis pas convaincu que l'ensemble des professeurs qui corrigent les copies est un bon niveau d'orthographe également [rires] la du ministre le ministre a été testé et il a fait lui-même des erreur ça c'est c'est alors je je je on a retiré donc je peux l'indiquer un petit peu parce que sinon on va s'ennuyer mais euh on a mis des cours d'éducation sexuelle à l'école on applique la théorie du genre on les emmène au cinéma on On leur fait faire des sorties, c'est très bien. C'est pas incompatible avec l'orthographe. C'est pas incompatible.

Mais je crois que depuis de nombreuses années, l'éducation nationale a oublié justement d'enseigner les fondamentaux. Mais les professeurs qui sont sortis des IUFM, en tout cas des écoles qui qui ont pris la suite ont également une des lacunes en orthographe. Donc on peut pas demander à des gens qui font des fautes de corriger de façon correcte des comme l'autre.

On demande pas quel est on demande pas son chemin à quelqu'un qui est déjà perdu. Exactement. et c'est un petit peu c'est un petit peu malheureusement le le le le chemin que nous prenons.

Ouais. Benoît Perin. Alors c'est sûr que ce ce niveau de cet effondrement du niveau, on en parle tous depuis des années.

Je pense que pour le coup, il y a plus grand monde qui pense que le niveau monte. Donc déjà c'est bien parce que il y a il y a il y a 10 15 ans, quand on disait que le niveau s'effondré, on nous disait "Oh là là, tu dis n'importe quoi, tu es un dangereux passée." Donc déjà, on partage plus ou moins le même constat, ce qui est quand même une bonne nouvelle.

Deuxème point, bah puisqu'on partage le constat, j'aimerais tellement que un ministre de l'éducation pas temps partager le constat, je pense en réalité, pardon, je ne suis même pas sûr qu'aujourd'hui, si on doit se dire les choses, le constat soit totalement partagé parce que beaucoup peuvent dire la langue évolue, le savoir est là quand même, c'est pas grave si on sait moins écrire parce qu'aujourd'hui après tout, on a les ordinateurs et le téléphone. Non mais vous avez raison mais je pense que c'est vraiment ce discours là est quand même archi minoritaire alors qu'il était effectivement, je peux pas dire majoritaire mais en tout cas il était très présent dans le débat public jusqu'à y a quelques années. Donc moi, j'aimerais très simplement qu'un ministre de l'éducation se dise voilà écoutez, on arrête on arrête les bêtises, maintenant on se concentre sur évidemment la lecture, sur les maths, sur l'écriture, il faut vraiment qu'on mette le paquet [raclement de gorge] sur ces matières parce qu'effectivement on est en train de décrocher.

Il suffit de regarder terrain pardon, ils l'ont tous dit, je me rappelle de Jean-Michel Blanc l'a dit, Gabriel l'a dit, ils ont un système en face. Je sais pas si c'est une question de système, faut déjà en tout cas responsabiliser les profs. Faut quand même modifier peut-être profondément les emplois du temps des enfants pour effectivement mettre le paquet sur le français et les maths qui sont des matières à partir desquelles on peut tout faire dans la vie.

On peut tout faire dans la vie. Donc c'est c'est vraiment important. Troisièmement, ce qui m'embête c'est euh l'arrivée bien sûr sur sur ce sur cette sur ce nivellement par le bas.

C'est le l'arrivée bien sûr de l'IA. Aujourd'hui, on peut plus euh on peut plus prendre des stagiaires simplement en se basant sur la lettre de motivation parce que par définition un elle a été entièrement rédigée et de du coup elle a été bien rédigée en terme en terme de en terme de phrasé, en terme de coquill, en terme de de photo orthographe, ça n'existe plus. Donc quand les élèves se retrouvent seuls devant une copie dans le cadre d'un examen, je suis pas surpris effectivement que le niveau soit soit très bas parce qu'en fait ils ne sont plus habitués à via les écrans envoyer des messages sans être corrigés par [grognement] l'intelligence artificielle.

Donc le dernier point et je pense que c'est aussi la responsabilité des parents. J'ai la chance d'être parent. En tout cas, j'insiste beaucoup à la maison pour qu'il lise.

Je dis pas que la lecture est la solution à tout. En revanche, la lecture quand même [grognement] permet beaucoup de structurer les de structurer ses idées, d'apprendre euh des nouveaux mots et d'apprendre inconsciemment comment façon de façon de tourner ces phrases. Ce qu'on appelle un style de temps en temps une plume, ça développe je ne peux qu'inviter les parents.

Alors oui, on peut repousser la faute sur une partie des profs qui peut-être par idéologie effectivement ont participé au nivellement par le bas. En revanche, on peut aussi se tourner vers les parents en disant c'est aussi de votre responsabilité, pardon, que vos enfants soient en mesure de lire et écrire correctement. Actuellement 730000 élèves en train d'attendre les résultats.

Peut-être même leur mention du bac pour les plus chanons avec tout ce qui suit après. Bienvenue dans la vraie vie. C'est la majorité, c'est le permis, c'est les études, c'est la liberté, c'est l'appartement, c'est on quitte les parents, c'est Michel Sardo.

Voilà mes chers parents, je pars, c'est merveilleux. Mais entre-temps, peut-être que vous avez pas l'essentiel, c'estàdire peut-être que vous savez pas écrire. Et on se rappelle du ministre de l'éducation nationale qui avait dit plus d'erreur, je vais être sévère.

Il avait montré les muscles les muscles et et sauf que ça n'a pas tellement été appliqué. Est-ce que on va donner le bac à une génération 10 lettré ? On vous pose la question amis auditeur et aussi autour de la table suite de la conversation 0826 300.

Vous parliez de point de vue tout à l'heure minoritaire mon cher Benoî Pin bah ça tombe bien, on a Him qui est avec nous qui va nous dire que d'une certaine manière niveau d'orthographe c'est pas si choquant parce que il y a tout un contexte aujourd'hui que ce soit de Jul au jeux vidéo. En réalité lors de graphe est quand même un peu moins sacralisé. Ceci peut expliquer cela.

Il viendra nous développer sa théorie son cher Hakim. Vous êtes bien sur Sud Radio et on revient dans une poignée de seconde. À tout de suite.

Sud Radio, [musique] les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo. Suite du débat et de la conversation sur Sud Radio.

On attend toujours vos commentaires, vos réactions au 0826 300300 parce que on est en train de s'occuper d'un sujet majeur s'il vous plaît puisqu'on parle de notre jeunesse. Rien que ça. Est-ce qu'on est en train de donner le bac à une génération dilétrée pour rappel un 7300 élèves attendent leurs résultats ?

Et on se rappelle surtout du ministre de l'éducation qui a dit mais les fautes d'orthographe ça suffit dans les copies. Bon résultat queen il y a eu aucune consigne de donnée et visiblement on va pouvoir faire un peu de calligraphie parce que l'orthographe sera pas énormément regardé. Et génération d'il, vous êtes peut-être parents, grands-parents, vous avez déjà pu observer un peu d'art contemporain dans la matière, vous voulez venir témoigner avec nous et ben venez en parler à l'antenne de Sud Radio au 0826 300300 autour de la table autour de la table Mathias Lebuf, Benjamin Cochi, Benoît Perin, Julie Accha et je vous propose justement d'aller au standard aussi pour entendre un peu la France qui nous écoute s'il vous plaît. 0826 300300, bonjour Hakim.

Bonjour Maxime. Bonjour à vos invités. Bonjour à tous.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous Hakim. Est-ce que vous êtes choqué vous par le niveau d'orthographe en général ?

Est-ce que le fait qu'on donne le bac à une génération qui a quand même un peu de mal avec l'écriture et l'orthographe, ça vous interpelle vous ? Hakim ? Ben c'est une comment dire ça c'est c'est un c'est un bac au rabé hein et ça c'est pas c'est pas nouveau.

On trouvre pas la lune hein. C'està dire qu'en gros euh en général ça voisine les 85 % et tout et et par rapport à ça là on parle de du 95 94 % comme ça. C'est pour ça que moi j'ai quelques exemples.

Euh j'avais échangé avec une personne par rapport à à par rapport au aux villes. Vous voyez les villes comme en charotte maritime charotte maritime comme Newor il y a il y a une lettre muette le thé et il me dit voilà il me disait un exemple il me disait ni en [grognement] gingant il me disait guingamp comme ça et ça c'est bien parce que non seulement il sa il savent plus écrire mais ils savent plus parler non plus c'est ça que vous nous apprenez à c'est ça qui est bien de dire non par il y a ça et après comment dire ça il y a il y a aussi ça na Voyez les textos comme demain, on va l'écrire DM avec le chiffre 1 h euh et aussi t'inquiète TKT des choses comme ça. Et ça justement ça a dupé toute la génération voilà les deux générations enfin les deux décennies précédentes.

Et donc ça veut dire pardon Hakim si j'essaie de comprendre votre raisonnement certes ça vous exaspère mais d'un côté vous dites ça me choque pas tellement parce qu'il y a tout un environnement aujourd'hui qui fait que les jeunes sont plongés quasiment dans de la contreorthographe. Bah oui parce que maintenant les jeunes c'est la dans la nuit ils sont dans leurs jeux vidéos jusqu'à 4h du matin. Je parle des 15 16 ans comme ça.

Ça c'est ça c'est on va dire c'est on le voit comme un éléphant au milieu. Ouais. Après là il y a des problèmes de parents parce que moi je joue au jeux vidéo jusqu'à 4h du matin.

J'avais le temps de me prendre un aller-retour mon pote j'allais vite me coucher. Oui, il y en a qui conjugent mais c'est pas le cas comme vous hein. Et après personnellement moi moi qui a une fille, elle elle m'avait ramis une copie d'évaluation quand elle était en main à 5/ 20. par rapport à ça, j'ai jeis pas pour autant parlé à sa mère parce que voilà, je suis en séparation de sa mère et tout ça et et qu'en parallèle, je l'avais je l'avais mis en contact avec une femme qui donneelle elle est à l'écoute de votre radio d'ailleurs à Lydia.

Que des gens bien, voilà. Exactement. Donc elle elle aide beaucoup ces enfants là et cetera.

Bah euh en CM2, elle arrive avec 17 de moyennes. On a travaillé sur ses points faibles en mathématiques, en géographie et tout et cetera. Elle a vraiment remonté la pente.

Elle s'est très satisfait lors de sa ré parce que Hakim vous décrivez en fait un parent investi aussi attentif. C'est là où l'importance de l'éducation derrière est toujours quelque chose quelque chose de primordial surtout quand on voit que le le temps que ça abande. Merci beaucoup d'avoir été avec nous Hakim au 0826 300.

Moi, je me permettrais aussi quand même ici de passer un coup de gueule parce que quand j'entends Hakim, quand j'entends les les conversations ici et là, quand je vois aussi à d'une certaine manière qui on autorise à devenir professeur, quand je vois parfois et moi c'est le cas d'un ami à moi qui avait un niveau excellent, pour la troisème fois, il a passé le capet sur des sujets extrêmement pointus, extrêmement difficiles, qui a absolument tout pour enseigner, à qui on donne pas de diplôme à un point près sous prétexte qu'on tombe en fait sur des spécialistes de sujets très complexes ou qu'on s'amuse à être tellement dans la théorie qu'en réalité la valeur du candidat que vous avez envu passe totalement à côté parce qu'en fait il faut être sûr de parfaitement causer les petites cages, les petites cases qui se trouvent sur votre grille de correction, c'est insupportable parce qu'en fait derrière vous privez les élèves d'excellents professeurs. Je sais pas si vous avez aussi autour de vous des gens qui passent le cap, mais on a quand même l'impression non pas qu'il y a une prime à la médiocrité mais qu'il y a une prime à celui qui rentrera parfaitement dans la petite colonne de grille et que derrière l'excellence, le mérite n'a que très très peu de valeur. Benjamin Chi alors moi j'ai pas d'amis qui passe le CAPS, je voulais juste vous alerter sur quelque chose, c'est que une génération qui écrit de de moins en moins bien est une génération qui a un champ lexical qui s'appauvrit de plus en plus et moins on a de mots pour s'exprimer, moins on a de nuances et plus nous arrivons dans une société qui va se radicaliser, qui va se caricaturer dans les idées.

Et ça c'est pour moi ce qu'il y a de plus dangereux dans les générations à venir. Voilà ce que je vous je vous propose qu'on aille au standard parce que les appels sont très nombreux sur ce sujet. On va essayer d'aller d'aller vite au 0826 300 300.

Kevin, bonjour. Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, mon cher Kevin.

Vous vous avez quoi ? Un enfant au CP, c'est ça ? Et vous voyez déjà que un CP et un enfant au CM2.

Ouais. Et alors, comment vous vous voyez déjà l'évolution de l'orthographe ? On voit que c'est totalement mis de côté en classe.

Alors, c'est pas totalement mis de côté mais bon, quand vous regardez qu' CP, je pense que la principal objectif en CP, c'est de savoir lire et écrire et qu'on leur apprend à trier les déchets et qu'on leur fait à peu près une dizaine d'heures dans l'année pour savoir comment trier ces déchets. Bah voilà, déjà ça c'est pas utile. Je suis désolé.

Là quand je regarde dessus par exemple le cahier de ma fille qui est en C2 que je vois les fautes qu'elle fait des fois ça comment on dit avec ma femme ça me fait pleurer les yeux mais par contre elle arrive à avoir en éducation civique et morale six pages rectoverso sur l'égalité homme-femme et trois pages juste recto sur les symboles de la République. Et elle a [raclement de gorge] pas lu un bou elle a pas eu un bouquin à lire durant tout son programme. Durant tout son programme elle est en CN2. elle doit savoir lire et écrire correctement à la fin du scène 2.

Et en fait aujourd'hui on leur donne pas de on leur donne pas de livre à lire et par exemple elle fait la proportionnalité vous explique même pas. Alors ça c'est même un problème de quandpelle de programme parce que j'en ai parlé avec la professeur même moi je ne comprenais pas la leçon. Ah oui sur la proportionnalité.

Ah mais ça c'est pas la ça c'est pas la première fois Kevin. Je me souviens parfois même de mes parents quand il me faisaient faire les devoirs de mes parents qui passaient parfois une demi-heure juste sur l'intitulé du problème parce que personne ne comprenait quand il y avait pas parfois un problème lui-même dans l'énoncé. Merci beaucoup Kevin d'avoir été avec nous.

Par exemple sur la proportionnalité vous avez le produit en croix, c'est tout simple. Bah aujourd'hui l'éducation nationale n'apprend plus le produit en croix. Ah c'est dingue ça.

C'est l'éducation nationale. En fait c'est même c'est même un problème de ce que vous dénoncez Kevin dans les programmes directement. C'est au-delà du professeur ou de l'élève.

C'est un problème dans les programmes. Ah oui, complèt parce que moi c'est que les vieux professeurs donc c'est des professeurs qui savent lire, qui savent écrire mais ils me disent les deux m'ont dit en fait on n plus les point lié parce qu'on a pas le droit par exemple de faire le poyer en croix. Alors c'est beaucoup plus simple et que les enfants seraient beaucoup plus à l'aise.

H merci beaucoup Kevin d'avoir été avec nous au 0826 300 et bon courage donc à vos deux princes ou à vos deux princesses ou au prince et à la princesse là en CP et là en classe de CM2. Bon courage donc pour le monde qui arrive comme dirait l'autre. 0826 300 300 vos appels sont nombreux.

Bonjour Guy. Bonjour. Est-ce qu'on donne le bac à une génération 10 lettré ?

Vous, votre fils, votre petitfils pardon a eu l'occasion d'avoir une petite partie de son éducation à l'étranger et vous avez vu quoi ? Un net changement. Euh mais c'est-à-dire que lui il est il est né à Shangï, il a fait tout sa scolarité primaire à Shanghaiï pour permettre de de bien apprendre le chinois et et ensuite il est revenu en France et je lui ai demandé au bout d'un certain temps, j'ai dit qu'est-ce que tu préfères à l'éducation en France ou ou en Chine ? et il m'a dit "En Chine, il y a beaucoup de travail et je crois et je partage aussi un peu l'is de de l'auditaire précédent qui dit qu'il y a une question de choix dans les le programme et j'avais signalé déjà que [raclement de gorge] euh quand j'étais moi en il y a il y a plus de j'ai 70 ans maintenant.

Donc vous voyez quand j'étais vous êtes un jeune homme dit. Voilà tout à fait. Quand j'étais imprimé à moi, on avait unur qui nous faisait faire du français donc gramé gramaire et orthographe et des mains, c'est tout.

Et il révisait histoire tout ces chosesl que pour ce alors Guy Guy, on a un petit un petit problème de son. Je vous remercie de votre témoignage qui était important au 0826 300 mais on a compris l'essentiel je crois dans la conversation à savoir que quand vous avez eu un petitfils qui a commencé en tout cas avec une partie de sa vie avec une éducation à la chinoise et ben bizarrement quand il est revenu en France le niveau n'était pas le même et je sais pas pourquoi on n pas on n pas du mal à le croire. Avant qu'on revienne en plateau, je vous propose également d'écouler Hélène qui était avec nous au 0826 300.

Hélène bonjour. Écoutez, je me permets d'intervenir. J'ai 93 ans mais j'ai enseigné le français à des étrangers et particulièrement à des Chinois.

Je suis tombée raide devant la stabilité de ces personnes à travailler. C'est-à-dire on a formé une une génération, excusez-moi, des parisienes et on met toujours les maths en avant. un bon élève en français et presque obligatoirement un élève en masse parce que une question logique.

Alors moi je suis un peu désespéré quand je vois toutes ces jeunes, ça n'est pas de leur faute hein. Et quand monsieur je sais plus quel milieu disait ce mamouth, le mammouth qui est l'éducation nationale ça n'a rien ça n'a rien changé. Voilà.

Alors moi, j'essaie de faire le plus de donner surtout une belle idée de la langue française aux étrangers. Je m'aperçois qu'on a une langue exceptionnellement belle. Ça c'est vrai et c'est un bonheur pour moi malgré mon de d'enseigner cela.

H et de toute façon, c'est grâce à des personnes comme vous, Hélène, où vous donnez de votre temps, vous prenez le temps d'expliquer, de partager cette ép langue aussi qu'elle va réussir peut-être à retrouver de sa beauté et de sa puissance dans les années à venir. Donc, je vous remercie et de votre témoignage et de votre coup de fil, ma chère Hélène. Au 0826 300, vos appels étaient nombreux, on n'a pas pu avoir tous les témoignages mais globalement c'était dans le sens de ce qu'on pouvait dire autour de la table, que ce soit le niveau dans les programmes.

On l'a entendu avec Kevin qui nous a passé un coup de fil, que ce soit le niveau parfois même des professeurs qui posaient toujours des questions. En effet, on risque de donner le bac pour répondre à la question qu'on vous posait ce matin à une génération d'iltré suite de la conversation au 0826 300300 et ici en studio sur l'antenne de Sud Radio avec cette fois-ci la conversation sur une loi qui débarque à l'Assemblée dans l'après-midi qu'on présente comme la loi de légitime défense des policiers. Mais les associations disent hors de question qu'elle passe c'est tout simplement un permis de tuer qu'on donne à nos forces de l'ordre.

Alors est-ce qu'on donne vraiment un permis tué à nos forces de l'ordre ? Est-ce qu'on s'apprête à les transformer en cowboy ? On en discute dans le studio 0826 3003 300 avec autour de la table Julia Accha, Benoît Perin, Benjamin Cochi, Mathias Lebuff à tout de suite.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, suite de la conversation amis auditeur en débat toujours une très bonne ambiance, toujours une équipe de choc pour balayer l'actualité. Enfin, on va essayer de faire ce qu'on peut, surtout avec une actualité qui n'est pas passée sous les radars.

C'est vrai qu'elle est chargée, mais disons que elle n'a pas fait la une non plus de tous les journaux alors que d'habitude elle aurait [grognement] réussi à déclencher quand même quelques folies notamment parmi les politiques. C'est cette fameuse loi qui prévoit une présemption alors non pas de légitime défense, ça a été une correction nécessaire selon le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, mais une présomption de l'usage légitime de l'arme. tout simplement, ça va d'une certaine manière permettre un renversement de la recharge de la preuve pour le policier qui fait usage de son arme.

Ça part du principe qu'aujourd'hui la réalité est de plus en plus violente, que les policiers et les gendarmes sont face à des personnes qui les attaquent de plus en plus, qu'ils ont malheureusement de plus en plus, ils ont l'obligation de faire usage de leur arme bilan, on a besoin de faire cette loi. Je vous propose simplement d'écouter à 10h, on a voulu revenir sur le sujet, prendre le temps d'essayer de peser le pour et le contre avec maître Laurent Franklinard. C'est l'un des meilleurs connaisseurs de ces questions-là.

Il est notamment spécialiste des questions de légitime défense. Ça fait 35 ans qu'il défend les policiers et les gendarmes. Et quand je lui posais la question, non mais attendez, est-ce qu'il vous êtes pour ou vous êtes contre cette loi ?

Concrètement, dites-nous tout. Écoutez ce qu'il disait. Euh moi je je suis pour les policiers et je dis surtout pas une nouvelle loi.

Surtout pas. Qu'est-ce qu'on a fait en 2017 ? On a on a on a créé un régime global général entre les policiers et les gendarmes.

On a harmonisé le droit de l'usage des armes. Qu'est-ce qui s'est passé ? Moi, je l'ai dit au Sénat.

J'ai dit "Vous aurez des policiers en prison." Qu'est-ce qui s'est passé ? Bon, on a acheté les policiers en prison.

On a acheté les policiers en prison. Toute la démonstration de maître Laurent Franck Lénard, il dit le problème c'est c'est pas les policiers, les gendarmes. Le problème derrière c'est la justice.

C'est ceux qui sont persuadé d'avoir dans le box dès qu'un policier ou un gendarme est dans le box d'avoir un violeur. Et donc il faut absolument le taper. Si on commence à créer une nouvelle loi, même si je ne suis pas pour dire comme les associations que c'est un permis tué, on va avoir une sorte de cible judiciaire dans le dos des policiers.

La question est simple autour de la table. Est-ce qu'il faut cette loi pour mieux les protéger et renverser la charge de la preuve en faveur des policiers ? Je me tourne vers vous Julie Haard en première.

Moi je trouve que la comparaison avec les violeurs, elle est pas très maligne parce que les violeurs sont assez peu condamnés infé donc je trouve que la comparaison elle est voilà c'était la sienne. Voilà c'est la sienne que je ne partage pas du tout. En revanche, une chose est sûre, c'est que les policiers ont aujourd'hui l'impression et on avait le même débat avec réarmer la police municipale.

Euh je pense que les policiers se retrouvent assez seuls euh et si demain effectivement ils se sentent en danger et ont la volonté d'exercer leur droits de retrait et que Infini on se retrouve sans policier parce qu'on les a pas suffisamment écoutés et protégés et défendu, je pense qu'on aura aussi un problème un problème global et collectif. Donc je pense qu'il faut les entendre. En revanche, j'ai peur et je j'alerte sur un point sur cette loi là, c'est il faut pas que ça se transforme en une impression de de toute puissance h d'avoir aujourd'hui la capacité de de pouvoir utiliser son arme, y compris dans des contextes qui ne seraient pas favorables.

Donc si on arrive à à blinder suffisamment le système et l'organisation pour faire en sorte qu'il y ait peu de dérapage parce que il y en aura quoi qu'il arrive euh ça peut être une chose intéressante en tout cas pour dire aux policiers qu'on les entend, qu'on les écoute et qu'on est aussi Julia, vous avez fait redeliner Benjamin Cochi. [rires] Désolé, pas de souci. Quand j'entends toi quand j'entends cet avocat qui a peur de la subjectivité des juges, ça me rappelle juste le premier sujet de l'émission.

Trois petits points. Le deuxième élément à rappeler, c'est notre contrat social. On a il y a un deal dans notre pays, dans notre République, c'est de donner la force légitime de l'usage des armes aux forces de l'ordre.

En échange de quoi les citoyens sont censés être protégés d'une part et de ne pas se faire justice soi-même d'autre part. On voit bien dans les derniers événements qu'il a pu avoir euh qu'il y a de plus en plus de tentations à se faire justice soi-même euh pour deux raisons. Euh la première, c'est que euh bah les policiers effectivement euh font valoir leur droits de retrait.

En tout cas, il y a plus d'excès de zel parce qu'ils ont peur de se retrouver en prison en lieu et place des criminels. Ça c'est le premier point. Et euh et le et le 2è point, on a bien vu dans d'autres affaires judiciaires effectivement que les que les que les Français avaient cette grande tentation de se faire justice soi-même et que c'était extrêmement dangereux.

Si euh ce dispositif législatif permet euh de renforcer euh notre contrat social et de redonner euh dans les mains de nos forces de l'ordre cette capacité et ce sentiment de sécurité pour leur propre métier de pouvoir travailler sans se dire "Mon dieu, je vais me faire taper sur les doigts par un juge." Dans ces cas-là, je trouve que ça va dans le bon sens. Benoît Perin, écoutez, sur ce sujet, je suis très partagé.

J'ai pas vraiment d' J'ai senti une une mine qui transpirait la réflexion là. Je me suis dit tiens écoutéri c'est vrai que on est évidemment dans une situation il suffit de parler à n'importe quel policier pour pour comprendre qu'effectivement ils ont le sentiment que le droit n'est pas de leur côté donc je comprends qu'il faille y aller dans leur sens après de l'autre côté maître Laurent Franck Lénard pour vous rejoindre expliquer que c'était presque désormais inversé c'està-dire que quand un policier faisait usage de leur arme désormais il y avait presque immédiatement une présemption de culpabilité vers le policier donc ils ont pas le droit de leur côté je crois qu'il y a cin cas dans lesquels ils sont ils sont autorisés pour utiliser leur leur arme dont le délit de fuite. Effectivement, si la personne qui qui part en fuite en fait est susceptible de mettre en danger autrui.

Donc voilà. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à inverser la charge de la preuve ? Je franchement je sais pas.

Je sais pas. Je je comprends encore une fois cette volonté de renforcer encore une fois de ou d'asseoir l'autorité des policiers. Est-ce qu'il faut aller jusque là ? vraiment je m'en remets au spécialiste.

Je je cite Amnestie Internationale qui explique d'une certaine manière le cadre de cette loi. Elle dit cette proposition de loi instaurerait en réalité désormais une présemption de l'égalité de l'usage des armes par les forces de l'ordre qui seraient présumé avoir agi dans les conditions d'absolue nécessité et de strict proportionnalisé exigé par la loi actuelle sauf preuve du contraire. C'est en tout cas ce que dessinerait cette loi.

Concrètement ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la personne qui est victime d'un tir de policier devrait apporter la preuve que le policier renversement de la ch de le faire. J'ai gardé la gauche en dernier.

Ça me faou raison. Euh non, moi je je crois que ce ce projet de loi effectivement c'est c'est euh on peut dire que c'est le un permis de de tuer pour pour les policiers. Moi je je trouve qu'il y a pas besoin de de de cette nouvelle loi.

Le cadre est déjà défini. Le cadre de la légitime défense, il est à la fois strict et en même temps, il permet aux policiers d'agir. Prenons un cas très concret.

Euh si cette loi et cette présomption de l'usage légitime de l'arme [raclement de gorge] passe, bah dans l'affaire Naelle euh par exemple, il y a un gamin qui se fait tuer et il y a pas de procès, il y a rien parce que le policier pourra dire "Ah mais il y a plein de spécialistes aussi, pardon Mathias, qui est que ce procès est une honte parce que de fait il a parfaitement quand vous avez un gam enfant qui est mort. Il y a un enfant qui est mort. Non mais d'accord mais personne souhaite ici personne ne souhaite ici tout celle qui a faill renversé par arrêter le trouble à l'ordre public mise en danger de la vi je je ne je ne présume pas de de la culpabilité de ce policier mais encore une fois qu'il y ait un procès et que la justice se penche sur ce cas ça me paraît normal c'est-à-dire que que le policier ne puisse pas dire "Ah ben, je me suis senti en danger donc j'ai tiré euh heureusement qu'on en est pas là quoi.

Je me suis senti en danger donc j'ai tiré. Bah non, heureusement qu'il y a un Est-ce que ce discours là, pardon Mathias Lebuf, n'est pas aussi ce qui provoque chez certains policiers parce que ce discours-là, c'est aussi peut-être ce qui est tenu dans des lieux un peu plus importants qui ont une véritable autorité sur les policiers que parfois quand ils sont réellement en danger, peut-être que parfois quand ils ont réellement besoin de l'usage de leur arme, ils ne tirent pas parce qu'ils savent derrière que derrière ce sont des conséquences à cause d'un de ce type de discours qui qui qui vient qui qui vient les miner pour le reste de leur carrière. encore une fois euh que les policiers en situation de légitime défense soient amenés à utiliser leur armes, je trouve ça tout à fait normal.

Euh et et bien évidemment que euh c'est pas en donnant le droit tuer qu'on va rétablir l'autorité de la police. En fait, c'est déjà non ce qu'il faut préciser parce que c'est toujours un débat très passionnel, soyons soyons factuel, il y a aussi l'usage de la force légitime qui est totalement encadrée et c'est un droit des policiers et des gendarmes. Donc c'est pas seulement un droit de tuer.

Celui-ci peut-être s'assouplirait avec cette loi, mais il y a peut-être un risque de Far West. C'est ce que vous dénoncez d'une certaine mat. Oui, c'est ça.

J'ai j'ai peur que les policiers se transforment en cowboy et que et que et que ça dégaine de partout parce que le Il est où ? Il est du côté des policiers ou du côté des délinquants aujourd'hui ? Mais je ne fais pas l'apologie des délinquants.

Les les délinquants non mais bien évidemment les délinquants les délinquants sont aussi s'inquiéter du fait que ce soit le Far West dans certains dans certains endroits de France. J'aimerais aussi l'entendre parce que dès lors qu'on donne plus de droit au policiers, il y a toujours des gens qui s'élèvent en disant "Oh là là, on va avoir des chérifs et le permis de tuer." J'aimerais aussi que les mêmes se disent aussi que ben la jungle et en tout cas ce ce désordre voilà ce désordre malheureusement existe au sein de la société et il faut tout faire pour lutter contre voilà ces ces actes mais on sait ensuite qu' y a on va dire des problèmes qui ne sont pas toujours législatifs.

Il y a notamment le problème de la formation. Il y a le problème des heures d'entraînement des policiers, des gendarmes qui ne sont pas suffisants avec un un nombre de cartouches qui sont tirées à l'année qui sont vraiment grotèesse par rapport à la situation qu'ils connaissent. Et donc on sait que ça fait aussi partie des problématiques qui vont devoir être résolu si on veut un maximum des rapports on va dire pacifiés entre la population et la police.

Fin des débats messieurs. Je vous remercie d'avoir été avec nous. Vous restez encore quelques minutes parce qu'il y a ce qu'on appelle les coups de cœur et les coups de gueule.

On va parler notamment des rencontres économiques d'Ex en Provence. C'était euh c'était ce weekend et il y a aussi un film qui fait énormément polémique. Pas de chance, c'est un des films les plus attendus de l'année.

Il s'appelle l'Odyssée. C'est par un petit gars, je sais pas si vous connaissez, il s'appelle Christopher Nolan. Bon, trois fois rien.

On en parlera aussi parce qu'une fois n'est pas coutume. Quand un film sort, il y a des polémiques et voilà, c'est comme ça la vie. On on se retrouve sur Sud Radio dans quelques minutes.

À tout de suite. Sud Radio, parlons vraient sur le bac qui serait donné à une génération d'iltré. Ben ça tombe bien, on vous causera et on causera avec vous entre 12h30 et 13h à nouveau sur ce sujet.

Si vous avez pas eu le temps de nous appeler, c'est toujours l'occasion de reprendre son petit téléphone et je rappelle le numéro. Hop hop hop bip bip bip 0826 300 300 pour le moment 11h46 sont les coups de cœur et les coups de gueule. Les débats de [musique] l'été sud radio et on va commencer par vous Julia parce que c'était je crois un petit coup de gueule d'une certaine manière ou un truc partagé parce que j'adore ici on a des coups de cœur et les coups de gueule mais la plupart du temps c'est non.

Alors en fait, c'est un peu plus nuancé parce qu'en fait c'est ben voilà, ben [rires] je je vous connais déjà beaucoup trop. Oui. Bah oui, c'est je en tout cas je ne me trahille pas sur euh ce [rires] que je défends la nuance.

Ça donc les rencontres économiques d'Ex. Oui, absolument. Donc ce weekend a eu lieu comme chaque année les rencontres économiques d'Ex en Provence comme comme j'ai pu le dire dans le titre.

Euh et il est vrai que cette année, il y avait quand même une coloration un petit peu particulière puisque en vue des élections euh présidentielles de 2027, on a vu défiler tous les candidats à la présidentielle ou presque puisque et et là je vais être plutôt favorable à cette prise de décision, euh les le cercle des économistes et donc par extension les rencontres ont refusé la présence URN et LFI, ce qui moi me va très bien et d'autant plus quand c'est une décision qui est assumée par les organisateurs. En tout cas, je déplore tout de même l'effet un petit peu de fame qu'on a pu retrouver lors des rencontres, ce qui n'est pas l'identité des rencontres puisque on avait Dieu que pour les candidats, ils venaient avec leur meut. On était dans un ring à ciel ouvert où ils venaient tous avec tous leurs fanatiques pour démontrer un rapport de force.

ça ne se disait pas bonjour, ça donnait une image et un spectacle très triste de la politique et donc on a perdu un petit peu l'essence même des rencontres alors que les tables ronde était d'un grand intérêt sur des sujets à la fois social, économiques, écologique et allant plus loin sur l'IA, sur toutes ces questions finalement sur lesquelles on doit réfléchir. Peut-être parenthèse de contexte pour tous ceux qui ne sont pas familiers, les rencontres d'ex c'est vraiment le lieu une fois dans l'année où tous les grands acteurs politiques de l'entreprise se rencontent pour débattre des grands sujets que ce soit c'est des grandes thématiques. Exactement. et on lit l'économie et la politique de manière la plus intelligente possible.

Et donc vous avez dit d'une certaine manière, ma chère Julia, que ça avait été gâché par la politique et la présidentielle qui arrive. Est-ce que vous avez l'impression aussi autour de la table, alors pas que dans les rencontres économiques d'ex mais qu'en général tous les sujets importants sont gâchés par l'échéance présidentielle ? Alors, je sais pas s'ils sont gâchés, mais c'est vrai que dès lors qu'il y a un événement euh plus de comment dire qui est dans dans l'année qui précède l'élection présidentielle, par définition, ce sera pollué par des discours politiques.

Je veux dire, depuis qu'il y a des élections, c'est toujours la même histoire. Ce qui me [grognement] semble chouette dans le l'événement que vous venez de décrire, donc les les rencontres d'ex, c'est qu'on parle enfin d'économie, on parle enfin de croissance et malheureusement on en parle pas assez en France. Et pour reboucler avec le sujet de de l'école tout à l'heure, ce qui m'a frappé dans ce qui a été dit dans le cadre de ces de ces réunions, c'est qu'on a replacé en fait la croissance au centre du débat économique avec deux mamelles en quelque sorte que sont la formation.

On peut pas avoir une économie riche si on n pas des gens qui sont bien formés et deux avec l'innovation. Et pour qu'on ait de l'innovation, il faut que les entreprises aient justement suffisamment de marge pour investir dans l'innovation. Il faut que l'État choisisse aussi dans quoi il veut dépenser son argent.

Est-ce qu'on dépense son argent pour le train de vie d'aujourd'hui ou alors est-ce qu'on prépare l'avenir ? Ce sont des choix qui me semblent extrêmement importants dans une période où de toute façon on ne pourra pas tout faire. Donc il faut absolument stimuler la croissance.

Malheureusement la croissance française repose trop depuis trop longtemps sur des décisions qui ont été prises il y a 50 ans. Je pense à deux décisions majeures. Le nucléaire et les infrastructures.

J'aimerais vraiment qu'enfin on trouve des nouveaux relais de croissance. Benjamin CI. Oui, ben je cigne le PLIOyer Pro Entreprise de Benoît Perin.

J'espère juste j'espère que on va faire l'inverse et c'està-dire que les entrepreneurs vont agir et vont aller [raclement de gorge] vont être au centre de l'élection présidentielle. Non pas que les candidats viennent se montrer dans les dans les instances de rencontre mais surtout que l'entreprise soit au cœur de cette campagne présidentielle. Benjamin, justement vous avez la parole, je vous propose de la garder parce que vous c'est un coup de cœur pour une fondation qui est la fondation ATOS.

C'est presque lié au deuxè sujet qu'on a traité ici. Cette fondation apporte son soutien visiblement massif à des projets pédagogiques. Absolument.

Donc en tant que chef d'entreprise, on est là pour faire du cash, on est là pour gagner de l'argent, on est là pour éviter énormément d'oseill. Je je me le souhaite d'ici quelques années. Si seulement la fiscalité n'était pas aussi écrasante dans le pays, je ferme cette parenthèse.

Tout ça pour vous dire que moi j'ai eu la chance d'aller à l'école, j'ai eu la chance de faire des études supérieures, mais c'est pas le cas de centaines de milliers de gamins dans notre pays. Et donc depuis que j'ai j'ai monté mon entreprise avec mes associés, on a décidé d'accompagner le fond de dotation Athos AOS qui qui agit au quotidien pour soutenir des enfants quel que soi leur âge qui ont des qui vivent dans des situations financières difficiles pour les aider à accomplir leurs rêves. Et leur rêve déjà c'est de pouvoir accéder à des écoles de qualité, à des formations de qualité.

Ça peut être des enfants qui veulent faire des études supérieures, mais ça peut être aussi un gamin qui est arrivé par exemple de de Syrie, des chrétiens d'Orient qui arrivent en France qui sont complètement paumés et qui aimeraient bien trouver un métier, qui ont ce problème, ce choc culturel et qu'on va accompagner également dans des lycées hôteliers, dans des centres de formation. Donc je lance un grand je lance un grand appel. C'est l'appel de Benjamin ce matin, un grand appel à la générosité des entrepreneurs et euh des particuliers qui souhaiteraient défiscaliser euh un petit peu et qui souhaiteraient donc faire un don au fond de dotation Athos fddos.fr sur internet.

Tout est dit. Merci beaucoup de votre générosité. Lancé l'appel est lancé.

J'ai même vu Julia quiessé. Alors c'est pas d'iné, c'est qui et pour une fois je je vais aller dans votre sens. pas très enfin régulier.

Non, je je pense qu'effectivement le financement des études supérieures est doit être une priorité aujourd'hui. Euh il y a le hasard de la naissance qui est quelque chose qu'on peut pas contrôler même collectivement même l'État ne peut pas le contrôler mais c'est aujourd'hui comment on dote ses étudiants, ses talents à pouvoir accomplir leurs rêves et surtout les accompagner à peut-être parfois briser des plafonds de verre et absolument et et exercer le métier de leurs rêve alors que leur origine sociale ne leur permettait pas initialement. Bravo sujet suivant porté par Benoît Perin qui est qui est un coup de cœur ou un coup de gueule, je ne sais pas mais en tout cas ça porte sur un comité tiens, ça faisait longtemps d'un côté qu'en France on avait pas eu des des comités, ça faisait quelques temps le fameux comité d'alerte sur les finances publiques.

On rappelle qu'il a pour objectif, je cite, de dresser un état des lieux précis sur la situation des comptes publics et d'alerter sur les risques de dérapage. Et j'ai réussi à prononcer cette phrase sans rire, ce qui est déjà énorme. Alors effectivement ce matin à Beril, cinq ministres se réunissent autour de la table et le nom de la réunion, vous l'avez dit, c'est le comité d'alerte des finances publiques.

Alerte, évidemment, le mot est joli. Alors, chez les pompiers, l'alerte, ça veut dire qu'on [grognement] sort un camion. Chez l'État, ça veut dire qu'on se réunit pour constater qu'il y a le feu et qu'on sea bientôt pour constater à nouveau que le feu brûle toujours.

Alors, c'est le troisème comité d'alerte en un an. On en a eu en avril 25, en avril 2026 et ce matin, on alerte, on réalerte. La maison brûle mais la réunion se passe très bien.

Je crois qu'on y sert même le café. [grognement] Alors les chiffres eux ne rigolent pas. Exactement les chiffres ne rigole pas.

La dette française, vous le savez, atteint 117,5 % du PIB fin mars et la Cour des comptes le dit noir sur blanc. La France est le seul pays de la zone euro à avoir dépassé son pic du Covid. Vous m'entendez bien ?

On a fait pire que pendant la pandémie. sans la pandémie, sans confinement, sans chômage partiel, sans le quoi qu'il en compte, juste avec nos dépenses de tous les jours. Et je pense que ce sujet du rétablissement des comptes va être un sujet majeur dans le cadre de l'élection présidentielle pour une raison très simple, c'est que la cherche de la dette est devenue aujourd'hui le premier poste de de dépense de l'État.

Il faut le rappeler. Ça veut dire que quand on nous dit à longueur de temps "Mais la dette c'est nos enfants, nos petits enfants qui la payeront." C'est pas vrai.

En fait, on la paye, les travailleurs français la pay aujourd'hui d'ici 2030 milliards. 100 milliards, c'est quoi ? C'est le budget par an.

C'est donc le budget de l'éducation plus le budget de la défense. Je suis pas certain que les Français soient emballés à l'idée de travailler, de se retrousser les manches simplement pour euh ou en grande partie en tout cas pour rembourser nos créanciers. H Benjamin Gi, oui, oui.

Euh la charge de la dette quasiment 100 milliards d'ici quelques années. On se rend bien compte que le montant de l'impôt sur le revenu qui est collecté tous les ans est maintenant inférieur à la charge de la dette. Euh nous sommes dans une spirale négative et que l'on veuille ou non, subit ou choisi, le virage devra être libéral l'année prochaine.

On n' plus de solution. On a des comptes publics qui sont euh exanges, on a une dépense sociale qui est non maîtrisable et si on ne fait rien, c'est le FMI qui va venir nous expliquer comment on doit avancer. Julia, on partage tous les mêmes les mêmes constats, mis à part une partie et c'est là où pour une fois, je vais être contre la gauche, ce constat que il va falloir trouver des moyens pour financer cette dette et en tout cas la réduire au maximum à la fois pour notre avenir à nous parce qu'on est tous travailleurs et que c'est un impact immédiat sur notre fiche de paye qu'on veuille ou non et aussi sur sur nos enfants.

Je pense que ça va être aussi l'un des sujets sur lesquels les futurs présidentiables devront se positionner de façon audacieuse, sans langue de bois, sans pessimisme non plus pour pouvoir trouver des solutions. On voit bien que aujourd'hui la question est le budget 2027, mais cette élection présidentielle vient finalement quand même entraver toute réflexion audacieuse puisque avec une assemblée nationale aussi qui éparce et qui ne vote jamais dans l'intérêt des Français, il va falloir attendre un changement de gouvernance pour espérer trouver des solutions à cette crise économique dans laquelle on est aujourd'hui. H et Mathias Lebuff sujet des finances publiques, l'homme de gauche comprend qu'on a plus d'argent ou pas ?

J'entends bien. Non mais la dette effectivement est un vrai problème et bien évidemment qu'il faut réduire la dette qui qui grève le le l'économie. Après cette petite musique néolibérale qui comment dire se met en place, on on voit d'ailleurs même al c'est quoi la petite musique ?

Question pour une fois de ma part sans cynisme et sans ironie. Ça veut dire quoi la petite musique néolibérale ? Le maire qui explique avec quand même beaucoup de beaucoup d'appelons que çaen est fini de l'état providence et que alors que c'est quand même lui qui a plombé les comptes publics largement et que il faut arrêter avec l'état providence sous-entendu bah bien évidemment l'aide sociale, l'éducation, toutes ces choses-là euh on a plus les moyens de bon c'est c'est [rires] ça le l'idée.

Moi, je trouve ça très [raclement de gorge] dangereux et très falacieux. et on verra à quel point ce discours donc infuse ou pas dans les différents très différents [grognement] candidats à l'élection présidentielle puisque comme il y en a plus que d'électeurs de toute façon on va bien voir à quel point ça arrive à convainc garder la parole les riches sont s'enrichissent les pauvres s'appauvrissent et l'ou brûle et l'état sans kilos et l'état sans kilos et tax de plus en plus Mathias vous gardez la parole petit coup de gueule visiblement sur des polémiques qui sont assez inouies autour d'un Film très attendu parce que c'est le dernier film de Christopher Nolan qui sort la semaine prochaine et qui a juste pour ambition de retracer l'odsée. Alors c'est à la fois un coup de gueule et et un coup de cœur dis les deux en même temps.

Le coup de gueule c'est effectivement sur les polémiques et notamment des polémiques autour de du personnage d'Hélène qui dans le film de Nolan est comment dire noir. Et alors comment peut-on faire d'hé laine incarné avec une personne racisée ? Bon, je trouve c'est vraiment une polémique très maline et le coup de cœur en revanche, c'est que à l'occasion de cette de la sortie de ce film qui est une production, une surproduction dont moi [grognement] je me réjouis fortement, il y a un regain éditorial autour de l'Odyssée.

Il y a des livres qui sortent sur sur l'Odyssée. Je je pense trois livres par exemple. l'odysée de l'Odyssée de Christophe Onodibio qui est un livre formidable c'est vraiment un livre génial publié chez Grasset il y a un autre livre qui est moins connu qui s'appelle Ulis et nous de Jean-Louis Yani qui est un bouquin de philo et qui dépint Ulis comme le le parangon de l'homme occidental.

C'est un livre génial, je vous invite à lire et puis il y a des rééditions de l'Odyssée notamment Ouais. qui qui est évidemment, il y a plein de traductions différentes. La dernière sur laquelle je suis tombé, c'est euh une version illustrée, très belle version illustrée, qui est celle de Barry Powell qui est une adaptation.

C'est un classicisme Barry Powell et franchement, je vous invite à lire ces textes parce que c'est vraiment un texte génial quoi. Et je vous propose de vous arrêter sur cet élan et cet appel à la lecture et surtout que on peut lire le livre si on est un bon lecteur avant la sortie en salle de ce film, l'Oyssée ciné accessoirement un petit gars qui s'appelle Christopher Nolan. et qui a réalisé déjà quelques quelques chef-dœuvres.

Merci beaucoup à tous de m'avoir accompagné pour cette heure et demi de débat vif, toujours passionné et passionnant. Donc je remercie Julia Cha conseillère municipal à Kingers et dans le hain Benoît Perin directeur de contribuables associés Benjamin Cochi, chef d'entreprise. On notera aussi l'appel pour la fondation ATOS.

Je refais un petit clin d'œil et Mathias Lebuff à l'instant donc passionné de l'odysée, journaliste, philosophe et auteur de petits traités de la lenteur à l'usage des gens pressés. Tiens tiens tiens et c'est aux éditions Guy très dans un instant est-ce qu'on assiste à la justice spectacle quand on voit ce qui s'est passé avec l'affaire Liana. On a eu l'impression de d'ouvrir les entrailles de la justice quand on voit ce qui s'est passé hier avec cette conférence de presse quand même inattendue, assez spectaculaire aussi, il faut le rappeler dans l'affaire jubil et quand on voit ce qui va se dérouler dans 2h maintenant, dans une grosse heure et demi pour être très précis avec Marine Le Pen, décision très attendue dans le cadre des fameuses affaires des du parlement des parlementaires européens, et bien est-ce qu'on assiste à une justice spectacle ?

Ça sera notre débat dans une poignée de minute et entre 12h30 et 13h la France au beau du fil. discussion avec vous amis auditeur 0826 300300 vous étiez très nombreux à nous appeler sur ce sujet ça tombe bien vous pouvez poursuivre votre harcèlement au standard parce que on va tout simplement se poser la question de savoir si on donne le bac à une génération d'iltré à tout de suite. Yeah.