Réunion publique à Mer (41) : discours de Jordan Bardella
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Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:34Invité politiqueFait
« Arjo Wiggins est une papeterie en pleine liquidation judiciaire qui pourrait être sauvée par l'Etat. »
- 3:40Invité politiqueFait
« l'Union européenne a décrété que la moitié des sommes destinées à sauver cette usine devaient impérativement provenir d'un portefeuille privé. »
- 3:57Invité politiqueChiffre
« Voici donc pas loin de 600 salariés, de 600 travailleurs français dont les emplois faisaient par cascade vivre 300 sous-traitants et tout un bassin de vie qui se retrouve aujourd'hui sans travail. »
- 6:17Invité politiqueChiffre
« Ce grand débat, qui devait nous permettre soi-disant de parler de tout, pour au final parler de rien, nous aura coûté 12 millions d'euros. »
- 7:26Invité politiqueChiffre
« il y a eu 2 millions de contributions. En fait, il y a eu 175 000 participants. »
- 9:17Invité politiqueFait
« Jouer les tours, ville qui a encore vu en 2014 le premier terroriste islamiste se réclamer de Daesh sans prendre au couteau à trois policiers au sein du commissariat. »
- 10:58Invité politiqueChiffre
« un Français sur trois n'a plus les moyens de se soigner correctement »
Temps de parole
- Jordan Bardella88 %
- ?12 %
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Merci
mes amis, merci mes amis, bonjour et merci de votre accueil chaleureux. Bonjour à la région Centre-Val-de-Loire, bonjour aux gilets jaunes que je vois nombreux au fond de
l'île.
Avant toute chose à remercier évidemment le maire de cette commune qui nous accueille et évidemment notre délégué départemental et président de groupe au Conseil Régional, Michel Chassier.
Je
suis heureux de faire ce point d'étape de campagne au cœur de la France historique
dans
votre belle région du Centre-Val-de-Loire. Région royale à de nombreux titres,
puisque
les bords de Loire ont abrité des pans décisifs de notre histoire.
Ici
se sont joués les débuts de la christianisation de la Gaule avec Saint-Martin-de-Tours. Ici s'est joué l'étonnante reprise d'Orléans contre des armées anglaises par une jeune pucelle, simple bergère devenue sainte, Jeanne d'Arc. Chef des armées à 17 ans, poussé par l'amour indicible de son pays, Jeanne a prouvé que le courage, l'honneur et l'action pouvaient changer le cours de l'histoire. Enfin, on
est
prouvés-tu d'un manteau de château sublime comme celui de Chenonceau
ou
d'Amboise qui participe encore aujourd'hui au rayonnement international de notre pays.
Aimer
la France,
la
découvrir, la contempler et la rencontrer sera notre meilleure arme pour affronter le 26 mai prochain dans les urnes ceux qui ont décidé qu'il n'existait pas de culture française
et
que l'identité nationale est, je cite Nathalie Loiseau, vous la connaissez, la tête de liste de la réalité nationale, est un drôle de concept
plein
de sous-entendus et de relents putriés sur soi-même.
Être
français,
c
'est un acte d'amour,
c
'est un honneur,
c
'est une fierté que nous avons héritée de nos pères et que nous voulons transmettre aux générations futures. La France s'agenouille,
baisse
la tête, écrit mais tondue se laisse couvrir d'insultes, de crachats, heureuse qu'on ne la nique qu'en chanson et qu'on ne la brûle que symboliquement chaque nuit, écrivait Max Gallo.
Moi,
comme vous et comme nous tous,
je
suis fier d'être français et j'en ai assez qu'on nous culpabilise, qu'on nous demande de baisser les yeux, qui y croient vraiment,
et
c'est nous. On n
'y
croit tellement plus qu'ils n'essaient même plus de faire semblant de la défendre.
Ils
remettent leur entière confiance ainsi que les clés de notre maison, la France, à des commissaires européens que vous ne connaissez même pas, qui régentent votre vie, qui ne sont même pas élus.
Ce
matin, j'étais sur le site d'Arjo Wiggins, dans la Sarthe voisine.
Arjo
Wiggins est une papeterie en pleine liquidation judiciaire qui pourrait être sauvée par l'Etat.
Mais
l'Union européenne a décrété que la moitié des sommes destinées à sauver cette usine devaient impérativement provenir d'un portefeuille privé. Ainsi, l'Etat est aujourd'hui empêché d'assurer pleinement le sauvetage de l'usine.
Voici
donc
pas
loin de 600 salariés,
de
600 travailleurs français dont les emplois faisaient par cascade vivre 300 sous-traitants et tout un bassin de vie qui se retrouve aujourd'hui sans travail.
Dans
leur logique comptable,
ces
commissaires européens oublient que faire des économies sur le dos des travailleurs d'une usine,
c
'est tuer des centaines d'autres emplois et lieux de vie,
dans
nos boulangeries, dans nos bistrots, dans nos villages, dans nos ateliers de sous-traitants et chez nos transporteurs.
Mais
tous ces gens voient-ils les conséquences humaines de leurs décisions
? Voient
-ils qu'ils jettent des milliers de familles chaque année dans le chômage de masse,
dans
la précarité et l'angoisse ?
J
'ai dit ce matin
à
Stéphane, qui travaille dans cette usine depuis 27 ans,
que
nous partagions sa colère.
Et
quand j'entends Stéphane,
franchement,
je sais pourquoi je fais de la politique. Jamais, jamais, mes amis, nous ne tolérons que des travailleurs français soient abandonnés à leur sort et jetés sur le carreau de cette manière, au motif que l'Union européenne nous interdit de sauver nos usines, nos emplois et nos villages.
L
'Union européenne,
nous
le disons, est devenue un zombie,
une
empêcheuse de vivre, coupable de non-assistance et emplois en danger, qui accélère l'agonie au lieu de l'enrayer.
Et
la grande braderie de notre patrimoine continue sous la volonté d'Emmanuel Macron. Privatisation d'aéroports de Paris. Vente d'aéroports de Toulouse. Privatisation de la Française des Jeux. Privatisation de nos barrages électriques. Privatisation d'EDF, de nos autoroutes. M. Macron, tout cela appartient aux Français. Alors, par pitié, arrêtez de vendre ce qui ne vous appartient pas.
M.
Macron, occupez-vous de ce que veulent les Français.
Les
Français veulent pouvoir être protégés, et pas seulement sur le plan économique ou sur le plan social, mais aussi dans leur sécurité du quotidien.
Ce
grand débat,
qui
devait
nous
permettre soi-disant de parler de tout,
pour
au final parler de rien, nous aura coûté 12 millions d'euros. 12 millions d'euros.
Alors
moi, la question que je leur pose,
c
'est est-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour savoir que les Français, aujourd'hui, veulent moins d'impôts
? Est
-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que les Français, ils veulent plus de démocratie
? Est
-ce qu'il fallait dépenser 12 millions d'euros pour comprendre que nos compatriotes, ils ont envie, aujourd'hui, d'être respectés ?
Il
suffisait de regarder les pancartes des Gilets jaunes à la mi-novembre.
Les
vrais Gilets jaunes.
Ceux
qui sont là depuis le départ,
et
qui se manifestent parce qu'ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Pas les milices d'extrême-gauche qui, dans les grandes villes, ont usurpé des Gilets jaunes à l'extérieur, mais qui restent des rouges à l'intérieur.
Ce
grand débat, d'ailleurs, où on nous explique qu'il y
a
eu 2 millions de contributions. En fait, il y
a
eu 175 000 participants. D'ailleurs, on nous dit que la République en marche a 150 000 adhérents, donc ça fait quand même peu de Français qui y ont participé. Et Macron, après, avec ses 12 millions d'euros, il allait faire campagne partout en France aux frais de la princesse,
devant
des gens qu'il avait lui-même sélectionnés, pour qu'ensuite, M. Philippe vienne nous dire qu
'on
croit que les Français, on a compris, ils en ont ras-le-bol.
Grand
débat, d'ailleurs, où les thématiques de l'immigration et de l'insécurité ont été totalement planquées comme la poussière sous le tapis.
À
jouer les tours, il y a quelques semaines, vous vous en souvenez,
un
migrant ivoirien de 22 ans a tué de 28 coups de couteau le quinquagénaire qui l'hébergeait.
Voilà
où nous conduisent les bons sentiments,
l
'accueil de l'autre,
le
vivre-ensemble fantasmé qui se termine toujours dans l'insécurité et les larmes. Arrêtons d'être naïfs.
Notre
pays n'est pas un hôtel,
comme
le pense M. Attali.
Notre
pays n'est pas un guichet social. La France n'est pas une cave pour tous. Et lorsque nous arriverons au pouvoir, nous remettrons de l'ordre et du bon sens dans la maison France. On arrive.
En
France, et parce qu'ils sont chez eux, les Français doivent avoir la priorité.
Si
elle n
'est
pas aux Français, à qui elle est alors
?
Migrants du monde entier,
ne
venez plus chez nous.
Ne
venez plus chez nous parce que nous n'avons plus rien à vous offrir. Jouer les tours, ville qui a encore vu en 2014 le premier terroriste islamiste se réclamer de Daesh
sans
prendre au couteau à trois policiers au sein du commissariat.
Et
j'ai entendu qu'hier, une Française qui était partie combattre
en
Irak, qui a été condamnée à la perpétuité, implorait la France de lui laisser une chance. Mais, Madame,
vous
êtes partie combattre.
Vous
avez brûlé vos papiers d'identité.
Vous
avez participé à une organisation qui a tué,
qui
a torturé,
qui
a violé. Alors, franchement, je n'ai aucun état d'âme. Ne venez pas pleurer. Et votre sort, je n'en ai rien à faire.
Mes
amis,
le
26 mai est au nom de nos adversaires.
J
'en appelle aujourd'hui à une renaissance.
La
vraie renaissance.
Pas
le nom de la liste de Madame Loiseau qui, visiblement,
a
honte de l'étiquette de La République En Marche.
Nous
voulons, en effet, la renaissance du bon sens en politique.
Nous
voulons remettre l'Église au cœur du village.
Et
ce pragmatisme bienveillant caractérise les dirigeants soucieux des intérêts de leur peuple.
Nous
œuvrons à installer une hiérarchie logique
où
ceux qui travaillent doivent être les mieux rémunérés et bénéficier d'une retraite digne.
Où
ceux qui sont français doivent bénéficier d'une priorité dans l'aide sociale, d'une couverture santé correcte ou d'un emploi.
N
'est-il pas anormal
que,
dans un pays où
un
Français sur trois n'a plus les moyens de se soigner correctement,
on
offre les soins gratuits aux clandestins ?
Nous
œuvrons à installer une hiérarchie logique
où
ceux qui détestent la France en posant des bombes, en tuant sa jeunesse, ma génération, en pourrissant la vie quotidienne des Français dans les cités doivent désormais baisser le regard devant l'autorité de la police et la tolérance zéro de la justice.
Nous
voulons la renaissance des entreprises familiales, du localisme et des industries locales quand les amis de Macron poussent à la renaissance des dividendes des grands groupes.
Nous
envisageons une renaissance avec nos enfants,
nos
jeunes,
nos
anciens, toutes nos forces vivent quand d'autres ne voient que l'horizon renaître, que dans les embarcations et flux incessants de migrants.
On
nous dit qu
'on
a besoin d'une immigration parce qu
'on
n'a pas de main d'œuvre.
Mais
moi je réponds que
les
futurs travailleurs,
que
les futurs bâtisseurs, que les futurs entrepreneurs, que les futurs agriculteurs et en un mot que les futurs Français, nous allons les fabriquer nous-mêmes.
Cet
esprit de renaissance n
'est
d'ailleurs pas une chose étrangère
ici
dans le Loir-et-Cher où nous tenons meeting aujourd'hui.
La
renaissance est sans doute l'une des périodes les plus lumineuses de notre histoire nationale et dont le Val-de-Loire a préservé les joyaux architecturaux.
La
France a été façonnée par cette époque riche en génie de tout genre.
Quand
Pierre de Ronsard, prince des poètes et poète des princes, enfant du Loir-et-Cher, embellissait notre langue avec ses compagnons de la Pléiade, architectes et jardiniers façonnaient les paysages des palais sublimes comme celui de Blois ou de Chaumont-sur-Loire. La renaissance,
c
'est l'éclat et le renforcement de la France, non son effacement. La renaissance,
c
'est une France tellement lumineuse qu'elle arrive à faire des Italiens comme Léonard de Vinci, des génies français. Notre Europe,
l
'Europe que nous aimons, elle a 3000 ans d'histoire. Leur construction européenne, elle en a 60. Notre renaissance se nourrit de la fierté et de l'enthousiasme d'être français. Notre renaissance ne mettra pas, comme Madame Loiseau, un signe égal entre le voile de Mère Thérésa et le voile islamique.
Parce
que
la
soif de liberté est un moteur de l'histoire de l'Europe.
Aussi,
leur passion des normes, de la chasse aux prétendues fake news, du flicage sur Internet,
de
l'étouffement culturel par le communautarisme, de la menace sur nos libertés quotidiennes et notamment sur les libertés des femmes par une immigration de masse.
Leurs
craintes des décisions des petits commissaires que l'histoire s'empressera d'oublier sont aux antipodes de l'esprit européen que nous défendons.
Pour
conclure, mes amis,
je
vous propose de faire nôtre cette devise
de
François 1er,
gravée
sur les murs du château de Chambord.
«
Nusrico et Extingo »
Ce
qui peut se traduire par
« Je
me nourris du bon feu, pardon, et j'éteins les mauvaises flammes
». Alors,
chers amis, le 26 mai, nourrissons-nous de ce feu millénaire allumé sur les flancs de l'Olympe il y a 3000 ans et qui anima pendant des siècles la passion des peuples européens.
Le
26 mai, allumons la flamme de la liberté, celle qui porte notre combat jusque dans le logo du Rassemblement national.
Le
26 mai, rejetons leurs morgues, leurs mépris, leurs petites phrases mesquines. Montrez-leur ce que font les Gaulois réfractaires qu'en leur dirigeant leur manque de respect.
Le
26 mai, mes amis, allumons le feu dans les urnes et donnons le pouvoir au peuple. Vive le peuple français et vive la France !
Jordan Bardella