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Discours / meetingGroupe UDCI · 6 mai 2025 6 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Intervention de Nicolas FORISSIER sur le contexte international

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Invité politiqueFait
    « il est juste incroyable que monsieur Poutine agresse l'Ukraine en prétendant la dénazifier et ne se gêne pas depuis 3 ans pour mettre en place les pires méthodes nazi qui consistent à voler des enfants, à les kidnapper, à les russifier ensuite dans des centres, à les donner entre guillemets à des familles russes. »

Temps de parole

  • Nicolas Forissier100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Nicolas Forissier

En introduction à cette session. Sans doute cette solennité est-elle aussi une forme de message de passage de transmission autour des valeurs qui sont les nôtres dont nous avons hérité après le combat de nos grands-pères et de nos arrières grand-pères, de nos grand-mères et de nos arrières-gr-mères euh pendant la première guerre mondiale, mais surtout la deuxième guerre mondiale. L'a-t-on oublié ?

Nous pensions et les jeunes générations, je vois mes enfants que la guerre ne pouvait plus advenir, qu'elle était un fantasme, quel était le sujet de jeux vidéo et nous nous rendons compte aujourd'hui brutalement, y compris j'ose pas dire à la faveur, mais à cause du renversement d'alliance de monsieur Trump, j'y reviendrai, c'est pas les États-Unis, c'est monsieur Trump, nous rendons compte que la guerre redevient une possibilité et comme l'a dit très clairement le ministre Jean-Noël Barre cette semaine lors du débat sur la situation internationale et l'Ukraine à l'Assemblée nationale, il faut que nous prenions conscience que la ligne de front la ligne de front se rapproche de nous tous les jours.

Ça n'est plus une un fantasme, ça n'est pas une idée lointaine. Et vous l'avez dit, je pense que les événements récents ont provoqué une prise de conscience et un sentiment d'angoisse profond chez nos concitoyennes et nos concitoyens. Et c'est pourquoi que j'ai souhaité à la star d'autres euh euh représentants des groupes que nous puissions dire quelques mots sur cette situation, ne serait-ce que par parce que je pense que l'opposition dans cet hémicycle doit participer à la solennité du moment, doit exprimer et je le fais en tout cas au nom de mon groupe doit exprimer sa solidarité avec les propos que vous avez vous-même tenu et qui résume, me semble-t-il, ce que nous pensons.

Je veux juste apporter deux ou trois précisions. D'abord, ce qui nous unit au-delà de la solidarité avec l'Ukraine, incroyablement courageuse depuis 3 ans, extraordinairement courageuse depuis 3 ans, ce sont aussi des valeurs au-delà de notre sécurité, de la sécurité européenne, des valeurs qui sont celles de l'Europe bien sûr et c'est-à-dire que ces valeurs, c'est la démocratie, la liberté, l'humanisme.

Et j'ouvre une parenthèse pour vous dire que mes chers collègues, ça n'a pas été beaucoup dit dans les médias me semble-t-il, mais il est juste incroyable que monsieur Poutine agresse l'Ukraine en prétendant la dénazifier et ne se gêne pas depuis 3 ans pour mettre en place les pires méthodes nazi qui consistent à voler des enfants, à les kidnapper, à les russifier ensuite dans des centres, à les donner entre guillemets à des familles russes. Voilà ce qui se passe. C'est pas 15 enfants, ce sont des dizaines de milliers d'enfants. Ce seul exemple doit nous rappeler que nous sommes autour d'un combat sur les valeurs qui nous rassemblent.

Et je crois, je pense que au-delà encore une fois des questions militaires et de sécurité, nous devons avoir cela à l'esprit parce qu'il s'agit au fond du destin de l'humanité et je voulais le dire en complément de ce que vous avez dit. La deuxième chose, c'est que la Russie ne s'arrêtera pas. L'heure est grave, il faut en être conscient. La Russie, la Fédération de Russie consacre 40 % de ses budgets publics à s'armer, à se réarmer, à développer sa défense. Et c'est, devrais-je dire, sa défense, son armée, elle va pas s'arrêter au Donbas, elle va pas se contenter de conserver la Crimée qu'elle a volé en 2014.

Les choses sont extrêmement inquiétantes de ce point de vue et donc ça veut dire que nous devons en tirer les conséquences nous-mêmes et vous l'avez dit monsieur le président et je vais y revenir en conclusion en tirant les conséquences y compris dans l'ensemble de nos politiques publiques. Juste un mot quand même pour dire que parce que je connais bien les États-Unis et je le dis aussi au nom d'un certain nombre de membres de mon groupe, je je veux dire ici que monsieur Trump ne représente pas les États-Unis dans leur ensemble. Trump et ses décisions ce n'est pas les États-Unis. De même d'ailleurs que Poutine et ses décisions ce n'est pas la Russie.

Il y a une grande différence et je je j'ose espérer que le fond de l'Amérique, cette Amérique qui partage nos valeurs, cette Amérique qui n'a pas oublié que la France a permis la création des États-Unis, j'ose espérer que cette Amérique là, je voulais le dire, pourra réagir face à l'autoritarisme fou de monsieur Trump qui trouve en Poutine le meilleur allié possible puisque lui comme l'un comme l'autre n'aime pas du tout l'esprit de régulation. la démocratie telle que la pratique l'Europe qui sont des empêcheurs de tourner en rond.

En conclusion, monsieur le président, vous l'avez dit, face à cette situation historiquement extrêmement grave et je pèse mes mots, nous devons avoir un esprit de responsabilité dans l'ensemble de nos politiques publiques. Ce qui veut dire, et vous l'avez induit aussi dans nos politiques publiques à l'échelle du concert régional. Et il faudra faire des choix parce que nous sommes un pays qui doit doubler son effort de défense sans compter l'augmentation à la place des Américains de l'aide à l'Ukraine sous toutes ses formes et cela avec une situation budgétaire n'en déplaise aux uns et aux autres et tout le monde a sa part de responsabilité qui est extrêmement difficile et tendu.

Il faudra faire des choix et ça supposera que la belle unité de façade que nous pouvons donner le sentiment d'afficher aujourd'hui qui pour moi repose, je vous l'ai dit, sur des sentiments extrêmement forts que je partage avec vous-même, et bien que cette unité ne vole pas en déclat quand il s'agira de dire de dire quels efforts sont nécessaires pour sauver la démocratie, nos valeurs pour nos enfants et nos petits enfants parce que c'est de cela qu'il s'agit. Je vous remercie. Ok.