Nicolas Dupont-Aignan invité du Talk le Figaro
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Parrainage, temps de parole, les règles du jeu pourraient changer pour la campagne de la prochaine présidentielle.
- 3:26FerméeRéponse directe
Vous n'êtes pas soucieux là-dessus ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous jugez utile et de qualité ce travail sur l'évasion fiscale ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous étonne que le Front National soit visé par l'affaire Panama Papers ?
- 6:33FerméeRéponse directe
Vous avez un budget combien ?
- 7:24OuverteRéponse directe
Les propos de Manuel Valls hier sur l'islamisme, vous voulez partager ces propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Invité politiqueFait
« les socialistes veulent casser le thermomètre, ils veulent museler des voix différentes »
- 1:44Invité politiqueFait
« ils veulent supprimer le premier tour de l'élection présidentielle »
- 3:54Invité politiquePromesse
« Je saisirai le Conseil constitutionnel, car je suis convaincu qu'elle n'est pas constitutionnelle »
- 6:08Invité politiqueFait
« Il y a des personnalités des Républicains, je ne le souhaiterai pas, M. Balkany. Il y a des personnalités du Parti Socialiste, M. Cahuzac »
- 6:35Invité politiqueChiffre
« 800 000 euros à peu près, un petit million d'euros par an »
- 7:44Invité politiqueFait
« Pourquoi il n'expulse pas les imams ? Pourquoi il ne ferme pas certaines mosquées ? »
- 8:16Invité politiqueFait
« la loi sur le voile intégral n'est pas respectée »
- 8:36Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas le droit de laisser les Français de confession musulmane pris en otage par leurs extrémistes »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur31 %
- ?6 %
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Parrainage, temps de parole, les règles du jeu pourraient changer pour la campagne de la prochaine présidentielle. Et évidemment, ça suscite un certain émoi, notamment chez Nicolas Dupont-Aignan, qui est ce matin dans nos locaux, Debout la France, présidente de Debout la France, et qui est candidat à cette présidentielle. Alors,
cet après
-midi, il y a une loi organique qui va être soumise, à savoir qu'il faut une majorité absolue pour l'adopter, et qui pourrait changer quelque peu, à 13 mois de la présidentielle, la règle du jeu. Première règle, publication de 500 parrainages, alors qu'avant c'était un peu différent, c'est-à-dire qu'on avait ces parrainages et puis il y avait un tirage au sort qui était fait et qui était publié par le Conseil constitutionnel. Là, c'est chaque parrainage sera rendu public. Et puis, une modification du temps de parole, enfin de l'expression publique.
15
jours dans la période qui est antérieure aux 15 jours avant le premier tour du scrutin,
et
ce n
'est
plus le principe d'égalité qui prévaudrait, c'est le principe d'équité. Donc, laisser au pouvoir discrétionnaire de chaque média, en gros, c'est quelque chose qui, pour vous, est une atteinte à la démocratie
? Oui, oui. Cinq semaines d'égalité de temps de parole
tous
les cinq ans, c'est encore trop
pour
les socialistes. C'est-à-dire que les socialistes, et j'espère que les républicains ne voteront pas cette loi, les socialistes veulent casser le thermomètre, ils veulent museler des voix différentes, ils veulent supprimer le premier tour de l'élection présidentielle,
ils veulent faire taire. Quel est leur but ? Alors,
je pense que leur but, c'est de se retrouver face au Front National au second tour. C'est leur seul objectif. Ben, il y
a
quand même les républicains. Les républicains, vous ne pouvez pas les...
Les
républicains, on va voir s'ils votent cette proposition de loi
indigne. Oui, d'après vous ?
Je ne sais pas, indigne. Oui,
oui.
Parce que... C'est une proposition de loi indigne. C'est les rates, mais c'est très grave. Au moment où il y a 20 millions d'abstentionnistes, au moment où les Français sont écoeurés par les partis politiques, la seule idée qu'ils ont,
c
'est d'interdire l'égalité du temps de parole. C'est-à-dire de donner aux trois principaux partis de France, encore une fois, le monopole de l'expression publique.
Le
général de Gaulle a voulu l'élection présidentielle
pour
la faire échapper au régime des partis. Et les partis politiques, les trois principaux partis, veulent remettre la main sur l'élection présidentielle. Ce n
'est
pas la question de M. Dupont-Aignan, de M. Mélenchon, de Mme Duflo. C'est la question fondamentale. Est-ce qu'on veut une démocratie oxygénée, où il y
ait
de la liberté ? Est-ce que 5 semaines par an, sur 260 semaines d'un quinquennat, on ne peut pas tolérer l
'égalité ? C'est les petits
candidats qu'on assassine, là ? Oui, mais c'est le premier tour qu'on assassine. On veut nous enfermer dans le tripartisme, soit on continue avec ceux qui nous ont mis en difficulté, socialistes et républicains, soit on part au Front National dans les excès. Je suis candidat à la présidentielle, justement pour offrir une voix gaulliste de bon sens aux Français. Et vous voyez bien que derrière cette loi, il y a la volonté de nous interdire de parler.
Mais
heureusement, il
y
a Internet, et il y a des médias honnêtes. Vous les aurez, vos parrainages, dans
ces conditions-là ? Oui. Vous n'êtes pas soucieux là-dessus
?
Il faut faire attention. Même avec la nouvelle règle,
si elle passe. La nouvelle règle
est plus compliquée. Mais je fais confiance au maire,
vous savez,
je serai le défenseur d'une certaine ruralité, qui est abandonnée aujourd'hui.
J'étais encore en déplacement dans la Creuse. Pour laquelle vous faites
un tour de France ?
Oui. Dans les petites villes.
On ne peut
pas laisser la moitié du territoire français à l'abandon. On ne peut pas concentrer toujours plus d'habitants dans les grandes villes et avoir un désert français. Si cette loi est adoptée, qu'est-ce que vous ferez ? Je saisirai le Conseil constitutionnel, car je suis convaincu qu'elle n'est pas constitutionnelle. L'égalité sur la ligne de départ cinq semaines avant. Ce n
'est
pas le CSA, dont le président d'ailleurs est nommé par le président de la République, qui doit départager le temps de parole. Mais où on vit ? Si M. Poutine
avait
fait voter la même loi en Russie,
M.
Hollande et toute la presse française auraient crié au sacrilège. On fait voter une loi liberticide en France.
Panama
Papers, vous aviez écrit un livre il n
'y
a pas très longtemps sur l'évasion fiscale, justement. Est-ce que vous jugez utile
et
de qualité ce travail
?
Oui,
puisque
les États ne font pas le boulot. Ça ne
vous
dérange pas qu'on balance des
listes comme ça
sans enquêter
? Si l'État faisait le travail, on n'aurait pas ça. Donc la question majeure, c'est
ce
que je demande depuis des années, que l'État fasse son travail. Et ce qui n'est pas fait. Vous
parlez de la France en l'occurrence.
La France et les autres États. Il faut être clair.
Les États-Unis le font davantage. Vous n'êtes pas très étonné
de savoir les accusations qui
se passent
sur
Poutine
ou sur M. Bacharach.
Ça ne vous étonne pas
trop. Ce qui ne m'étonne pas, c'est de voir qu'on a laissé une zone grise, noire. J'estime que les pays comme le Panama, qui ne transmettent pas aux services fiscaux américains, français, allemands, la liste des détenteurs de comptes, il reste 40 États qui le refusent, devraient se voir interdits de la communauté internationale. Car on a voté une première loi grâce aux Américains, le TAFTA. Pas le TAFTA, le TAFTA. C'est autre chose. Une loi qui permet de transmettre et que la Suisse va observer à partir de 2017. Donc il faut généraliser la transparence.
Est-ce
que ça vous étonne que le Front National est un parti politique français qui est visé justement par cette affaire de
Panama-Pézones ? Je remarque que les trois grands partis français qui monopolisent le temps de parole n'ont pas fait le ménage chez eux. Pour
le
moment, il n
'y a
que le Front National qui est visé. Non,
il
y
a
des personnalités des Républicains, je ne le souhaiterai pas, M. Balkany. Il y a des personnalités du Parti Socialiste, M. Cahuzac. Donc j'aimerais que les trois principaux partis français qui veulent monopoliser le temps de parole fassent le ménage chez eux. Vous, vous n'avez pas de compte au Panama.
Rassurez-vous que je n'ai pas l
'argent. Et justement, je lutte contre cela depuis tant d'années. Vous viviez de quoi d'ailleurs à Debout la France ? Eh bien des dons des pauvres gens qui nous donnent de l'argent.
Vous faites le Tour de France, vous le dites,
ça coûte cher ça. Ça coûte cher et nous vivons, et nos comptes sont transparents, la commission des comptes de campagne. Nous vivons aussi du
financement public. Vous avez un budget combien ?
800 000 euros à peu près, un petit million d'euros par an. Ce n
'est
pas beaucoup. Mais nous le faisons avec beaucoup de cœur. Et vous savez, quand je reçois
des
enveloppes avec une petite épingle où il y a 5 euros
d
'une mamie, d'une dame ou d'un monsieur qui disent « Nous, on veut vous aider à mettre de l'honnêteté », eh bien nos dons sont petits, mais ils sont nombreux. Debout la France, c'est le parti de l'honnêteté ? Ah oui. Mais vous savez, l'honnêteté, on ne devrait pas s'en prévaloir. Ça devrait être naturel. Moi, je n
'ai
jamais aimé dire « Je suis le parti de l'honnêteté
»
parce que les Français sont honnêtes dans leur grande majorité. Et c'est la politique française qui a couvert des gens malhonnêtes. Il
y
a beaucoup de gens honnêtes dans la politique. Mais pourquoi on couvre des malhonnêtes ? Vous n'êtes pas dans le touss pourri. Je ne suis pas dans le touss pourri, mais je refuse le laxisme qui a régné depuis tant d'années. Il faut faire le ménage dans la politique française. D'accord.
Les propos de Manuel Valls hier sur l'islamisme, le salafisme qui gangrène d'une certaine façon, c'est ce qu'il a dit, pas avec ces mots-là, mais la communauté musulmane française. Vous voulez partager ces propos ?
Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'on a un Premier ministre qui est commentateur, qui dit des choses justes.
Mais
pourquoi il n'expulse pas les imams ? Pourquoi il ne ferme pas certaines mosquées ? Pourquoi il ne regarde pas le financement et qu
'il
ne propose pas un projet de loi pour interdire le financement étranger de nos cultes, quels
qu'ils soient
?
Il n
'y
a pas eu d'amélioration depuis les vagues d'attentats successives, du
mois de janvier, du mois de novembre ? Quelques petites
améliorations, mais qui sont très loin du compte. La vraie question, c'est quand est-ce que dans notre pays, on va passer des paroles aux actes ? C'est tout. La vraie question, c'est que par exemple, il y a des femmes qui portent le voile intégral en France. Partout. Pourquoi elles ne sont pas arrêtées ? Pourquoi on n'applique pas
la loi qu'on a votée
? Pas beaucoup, mais il y en a quelques-unes. Et vous promenez-vous dans toute la France, la loi sur le voile intégral n'est pas respectée. Il faut qu
'elle soit respectée davantage ?
Mais pas davantage. Qu'elle soit respectée à 100%. Et pourquoi elle n'est pas respectée ? Par la faiblesse des autorités. Voilà la réalité. Et s'il faut durcir les amendes, il faudra le faire. Nous n'avons pas le droit de laisser les Français de confession musulmane pris en otage par leurs extrémistes. Si l'État n'est pas ferme, eh bien, M. Valls pourra faire des commentaires. Mais son boulot, ce n
'est
pas de faire des commentaires, c'est d'agir. C'était
le talk de Nicolas Dupont-Aignan, qui vient d'écrire aussi un livre qui s'appelle « France, lève-toi et marche », qui est une façon de vous présenter aux Français et aussi de présenter vos idées pour l'avenir, celles qui vous sont chères et qui sont à fort connotation gaulliste, il faut quand même le dire, avec cette idée d'identité française que vous voulez...
Le
général de Gaulle qui payait ses factures d'électricité à l'Élysée. Donc
il était loin
de Panama Papers. Donc c'était le talk de Nicolas Dupont-Aignan qui nous a dit « Pour ce qui est de la lutte contre l'islamisme, il fallait agir plutôt que parler » et que Manuel Valls est trop dans le commentaire. Quant au possible changement des règles du jeu pour la campagne présidentielle,
eh
bien Nicolas Dupont-Aignan affirme que le projet, la proposition de loi qui va être à l'étude cet après-midi est scélérate, ingrate et qu'elle favorise évidemment le tripartisme alors que justement l'élection présidentielle tel que imaginé par le général de Gaulle, c'était pour sortir des parties et du jeu des parties. Nicolas Dupont-Aignan, merci.
Nicolas Dupont-Aignan