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Conférence de presseFrance 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur· 12 octobre 2026 17 minActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeSolidarités & famille

Tirs dans un collège à Aubagne : les déclarations de Laurent Nuñez et Édouard Geffray

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Fait
    « Madame la procureure a ouvert pour tentative d'assassinat. »
  • 12:53Fait
    « la santé mentale de nos jeunes, globalement, s'est dégradée, singulièrement depuis le Covid »
  • 15:29Fait
    « sur les conditions dans lesquelles il s'est procuré cette arme, il y a une enquête qui est en cours »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Voilà, donc nous sommes venus ici avec monsieur le ministre de l'éducation nationale et madame la ministre déléguée à l'enseignement professionnel donc auprès du ministre de l'éducation nationale donc ici à Aubagne au collège La Cannel où ce matin comme vous le savez maintenant toutes et tous donc un un jeune de 14 ans donc a ouvert le feu sur des enseignants. Donc évidemment c'est un fait extrêmement grave qui a qui a vraiment créé créé une grosse émotion au sein de la communauté éducative et même qui a qui a vraiment créé créé une grosse émotion au sein de la communauté éducative et même je crois au sein de la ville d'Aubagne et dans le pays tout entier il était important que nous venions témoigner le soutien du

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gouvernement avec monsieur le ministre de l'éducation nationale avec madame la la ministre déléguée. Je ne vais pas revenir sur les faits hein madame la la procureur de la République a a fait a donné tout à l'heure un point presse qui était extrêmement euh précis. Donc je ne reviendrai pas sur les faits, vous aurez éventuellement quelques questions auxquelles je je pourrai répondre évidemment sous le contrôle de madame la la procureur de la République. Ce que je peux vous dire hein donc pour la partie qui me concerne pour la partie qui me concerne c'est que c'est la brigade criminelle hein qui a été saisie c'est donc dire évidemment la la gravité de de ce de ce fait. Donc la gravité de ce fait. Donc la brigade criminelle est saisie hein donc de la direction de la criminalité organisée

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spécialisée de des des Bouches-du-Rhône ici donc de la direction de de la DIPN des Bouches-du-Rhône qui est qui est saisie. Que les investigations sont en cours qu'au moment où nous nous parlons il y a un certain nombre et certains d'entre vous l'ont l'ont signalé des perquisitions qui sont en cours donc sous l'autorité de madame la procureur et surtout vous dire que les auditions pour une grande partie d'entre elles n'ont pas encore eu lieu donc il faut rester extrêmement prudent non pas sur ces faits bien évidemment, mais sur les mobiles, le mobile, le ou les mobiles de ces faits. Il faut rester évidemment extrêmement prudent, mais je veux simplement dire que Madame la procureure a ouvert pour tentative d'assassinat. Hein, que les choses soient dites, c'est

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tentative d'assassinat. Donc on avait bien un individu de 14 ans qui ce matin est rentré dans ce collège pour attenter à la vie d'un certain nombre de personnes et en l'occurrence des enseignants qui ont été ciblés puisque nous avons donc deux enseignants qui sont blessés. Voilà ce que je voulais vous dire très rapidement. Encore une fois, je on pourra je pourrai répondre à quelques questions. Et je voulais vous dire évidemment redire que nous sommes là pour témoigner vraiment du soutien de l'ensemble du gouvernement à la communauté éducative du du collège et signaler évidemment la la gravité, la gravité de ces faits. Encore une fois, je répondrai le cas échéant à certaines questions. Monsieur le ministre. Merci donc effectivement euh nous sommes venus témoigner de l'unité en fait, hein.

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Et de la société et de la communauté éducative autour d'une équipe qui est extrêmement éprouvée. Euh il faut je pense bien mesurer ce que ça signifie lorsqu'un de vos élèves commet un acte criminel. Un acte criminel. Pas seulement de la violence. Un acte criminel. Contre en l'occurrence des personnels de l'éducation nationale avec le principal du collège qui est blessé et la professeur qui est blessée. Euh et donc pour nous venir ici, c'est rappeler un principe que qui est très vivant dans l'école, c'est que nous sommes une commu- une communauté éducative. C'est comme un corps. Et que quand on touche une partie du corps tout le corps réagit. Et on voulait euh dire cela aux

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collègues, on leur a dit d'ailleurs aujourd'hui pour qu'ils sachent que derrière eux il y a 1200000 personnes qui sont en pleine communion, j'allais dire, euh de soutien. Le deuxième élément, c'est que euh cet acte criminel a une résonance très particulière pour nous. Puis si ça s'inscrit évidemment euh dans la semaine qui est la semaine de commémoration des assassinats euh de Samuel Bernard et Dominique Paoli. Le contexte n'a rien à voir et pour nous il y a évidemment une résonance particulière. Puis le troisième élément, c'est que je ne peux pas m'empêcher de constater que tout ça s'inscrit dans un phénomène sociétal global où nous avons une violence débridée de la part de certains jeunes singulièrement à l'encontre de

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l'institution scolaire. Euh on a vu malheureusement des dizaines de personnels attaqués ces jours-ci. Là aussi, ça n'a ça n'a rien à voir avec les blocages, je précise tout de suite, hein. Ce n'est pas lié au blocage du lycée du tout. Mais nous avons un contexte sociétal auquel nous allons devoir apporter une réponse sociétale. L'école ne peut pas tout. L'école ne peut pas traiter de la grande violence. L'école ne peut pas traiter des actes criminels. Nous avons besoin d'apporter une réponse collective au fait que des jeunes puissent aujourd'hui se tourner contre l'institution qui est chargée de les faire grandir de les instruire et de les faire s'épanouir. Et je me permets d'insister là-dessus parce que c'est nous avons aujourd'hui euh un enjeu collectif

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dans le choix des mots dans le choix des actes dans notre présence auprès de nos enfants en terme collectif, parental, social, psychologique et cetera pour éviter que ce genre de drame euh ne se reproduise. Voilà, donc c'est aussi ça d'ailleurs qu'on a partagé euh très clairement avec la communauté éducative tout à l'heure. Euh ne pas chercher à récupérer ou à assimiler un événement à tel ou tel contexte mais avoir en tête et agir contre le fait que désormais une partie de notre jeunesse peut avoir des actes de violence débridée à l'égard de l'institution comme à l'égard d'ailleurs d'autres personnes. Je vous remercie. Sous l'accueil des élèves Attendez, on va laisser Madame la Ministre de l'Égalité s'exprimer. Peut-être. Alors non, juste pour euh quelques mots. Alors moi, je suis euh

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je suis la locale de l'étape et encore une fois quoi vous dire à part que la violence on la connaît nous à Marseille mais ce niveau de violence en tout cas moi de là où je viens on a jamais touché un prof. On a jamais touché un prof ni dans mon quartier ni ailleurs. Donc dire notre solidarité avec le ministre de l'Intérieur et monsieur le ministre de l'Éducation nationale à la communauté éducative de dire que on a le courage remarquable euh de cette communauté qui s'est mobilisée ce matin qui a pas eu peur et qui a pensé en premier c'est ce qu'ils nous ont dit en premier à leurs élèves avant de penser à leurs propres sécurité. Et ça vous voyez ça s'appelle le dévouement. En fait on

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passe et c'est ce que nous disait encore la communauté ce matin là tout à l'heure euh on passe notre temps à donner des coups de boutoir sur ce qui tient en réalité euh la République. L'école c'est sacré. Quand on le dit on dit qu'on est réac mais non. L'école c'est sacré parce qu'un professeur et les professeurs ce matin le CPE le proviseur tout le monde quand ils ont entendu les coups de feu ils ne sont pas partis ils ont pensé à protéger leurs élèves. Ils ont pensé en premier à leurs élèves. Donc j'appelle à la responsabilité de tous parce que encore une fois c'est pas en posant des questions complètement je vous dis hein à la limite du racisme ou en posant juste des mots sur des discours c'est-à-dire on va

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tout expliquer comme ça rien rien qui va non. On a besoin de notre école on a besoin de notre communauté éducative on a besoin de nos professeurs. Parce que le professeur quand on vient à l'école quand on quitte la maison et que ça va pas trop à la maison ben c'est celui normalement vers qui on se tourne pour que ça aille mieux. C'est pas celui vers qui on se tourne pour lui tirer dessus. Donc je suis euh vous le voyez enfin moi très émue en plus oui ça se passe chez moi donc c'est très particulier pour moi. Et encore une fois euh les membres du gouvernement que nous sommes et euh, jamais j'aurais pensé être là un jour devant vous vous le dis, on a besoin de tout le monde. On a besoin de tout le monde, de toute la société qui se mobilise, des parents, de la communauté

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bien sûr encore éducative, on a besoin du ministère de l'Intérieur, on a besoin du ministère de la Justice, on a besoin des élus locaux parce que les élus locaux sont au fait tous les jours, ils sont sur le terrain. C'est ensemble qu'on y arrivera et encore une fois, par pitié, par pitié, arrêtez de d'essayer de d'exploser ce qui fait en réalité ce que nous on est la France, c'est-à-dire notre école, par pitié. Merci. Merci. Si vous avez des questions sur l'accueil des élèves au sein des établissements scolaires, Attention, attention. au moment d'entrer ces élèves aussi que cet élève en question est entré avec un fusil et dans le trousse de guitare a priori, voilà, que doivent faire les proviseurs et l'équipe éducative quand des élèves rentrent dans ? Est-ce

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que c'est un check ? Est-ce que c'est plus que ? Est-ce qu'il y a des consignes passées au niveau ? Bah, il y a des consignes de sécurité générale. Euh, il y a surtout des opérations régulières de fouille. Euh, comme vous le savez depuis un an et demi, hein, euh, sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, il y a eu 28000 opérations de fouille depuis euh, mars 2025 qui ont donné lieu à la saisie de quasiment euh, 1000 armes blanches, notamment. Euh, ensuite, euh, lorsque un élève rentre dans un établissement euh, avec entre guillemets une guitare dans lequel il vient tous les jours et cetera et cetera, euh, demander au chef d'établissement tous les jours de surveiller tous les sacs et sombrer dans une, vous voyez, dans une espèce de de crainte de tous contre tous,

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on peut pas leur demander ça non plus. Euh, l'école, ça repose sur une forme de de confiance réciproque. C'est d'abord un lieu refuge. Et pour beaucoup de jeunes, c'est un lieu refuge. Ça a été très bien dit par Madame la ministre déléguée. Il y a quelque chose de sacré dans l'école. Il y a un tabou qui est tombé il y a quelques années qui est l'inviolabilité de l'école et l'inviolabilité des professeurs. Ce tabou, il faut le restaurer. Il faut restaurer dans les familles, il faut restaurer dans la société, il faut restaurer dans les médias. Partout. On ne touche pas à un professeur, on ne touche pas à l'institution scolaire. Je sais plus en quelle langue le dire. Mais ça doit être universellement partagé dans notre pays. Voilà, très clairement. Et à partir de

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là ensuite, on fait les opérations de contrôle, on surveille les entrées des établissements et cetera et cetera. Mais on peut pas vivre dans une espèce de contrôle permanent de tous contre tous quand le contrat de base est un contrat qui repose sur la confiance des uns et des autres. Mais monsieur le ministre, il y avait il y avait quand même une une une question sur les les portiques de sécurité parce que effectivement on va pas contrôler euh toutes les housses de guitare mais enfin en l'occurrence là, il y avait un un fusil dans la housse de guitare. Alors il y a des portiques de sécurité qui il y a eu un débat effectivement ici sur les portiques de sécurité il y a quelques années. Euh j'ai cru comprendre que euh d'ailleurs les termes avaient un peu

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changé et que les portiques seraient mis euh en 2020 enfin pour l'instant ils étaient prévus en 2028. Donc on on on verra s'il y a lieu d'accélérer avec la collectivité territoriale avec le département. Et par ailleurs euh les portiques de sécurité sont faits pour empêcher les intrusions les intrusions extérieures. Ils sont pas faits pour empêcher l'entrée régulière des élèves. Donc il y a deux questions différentes. Il y a le portique de sécurité qui permet d'éviter l'intrusion d'élèves enfin de d'individus extérieurs, c'est pas le cas en l'espèce. Ouais. Et après il y a question de savoir si on procède régulièrement à des fouilles de sacs visuelles et cetera euh pour pour euh euh s'assurer qu'un élève ne rentre pas avec euh avec une arme. Et je vous le disais, il y a énormément de

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fouilles. Ici même je crois d'ailleurs monsieur le ministre d'ailleurs vous dira ce qu'il y avait été Il y avait eu des fouilles sur ce collège régulières. Euh et donc euh et donc euh les les deux questions sont distinctes. Mais un portique ce matin n'aurait pas empêché l'élève de rentrer. Monsieur le ministre, au-delà de Ni une arme d'ailleurs de rentrer. Au-delà de ce tabou, est-ce que euh ça illustre pas quand même un mal-être de la jeunesse aujourd'hui qui mène à des ? On parle beaucoup de santé mentale des jeunes aujourd'hui. Est-ce que tout ça est lié aussi à toute cette actualité dont on parle en ce ? En tout cas très clairement euh enfin on sait que la santé mentale de nos jeunes, globalement, s'est dégradée, singulièrement depuis le Covid. Ça, c'est assez

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net et c'est assez documenté scientifiquement. Par ailleurs, on a une jeunesse, et je crois qu'il faut qu'on on intègre ça dans dans son éducation globale, qui est tous les jours, si je peux dire, enfin, dont les dont le le le le rapport au monde, l'intelligence, et cetera, est brassé par des quantités impressionnantes de vidéos vues sur les réseaux sociaux, et cetera, avec une forme de banalisation de la violence. Il y a une déréalisation de la violence. Très clairement. Euh et donc, euh il faut qu'on travaille collectivement à refaire prendre conscience de ce qu'est la réalité de la violence. Le mal ne peut pas être banal. C'est pas possible. Et donc, il y a un travail éducatif à faire, mais dans un environnement qui est complètement différent de celui que nous

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autres éducateurs ou parents avons connu. Nous n'avons pas été Nous n'avons pas vu notre notre notre notre esprit, si je peux dire, brassé par ces ces masses de contenus euh ultra-violents. Et donc, je pense que nous appliquons encore des réflexes éducatifs qui sont les nôtres sur une population qui se Les nos jeunes, euh qui se construisent différemment. Et après, il faut aussi prendre garde à pas généraliser. Euh il y a beaucoup de gens qui parlent de la jeunesse. Je préfère qu'on parle des jeunes, parce que les jeunes, ils sont divers. C'est très bien. Euh il faut éviter d'en d'en avoir une vision, j'allais dire, euh réglementaire, que certains voudraient leur donner. Pas la jeunesse, c'est les jeunes, dans leur diversité. Euh ils connaissent pour l'instant

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beaucoup de difficultés de santé mentale, de troubles anxieux, troubles dépressifs. Il faut qu'on y réponde. Euh mais là encore, la réponse ne peut être que collective et pas seulement scolaire. Le collège sera-t-il ouvert demain et quel accueil est réservé aux enseignants et aux élèves ? Alors, sous le contrôle de monsieur le recteur, le collège il sera demain il il sera il il n'accueillera pas d'élèves, il accueillera uniquement les professeurs, parce que les équipes pédagogiques vont avoir besoin de se retrouver. Et après-demain, il accueillera progressivement, et comme vous l'imaginez, sans doute pas pour faire cours, les élèves, parce que les élèves ont besoin de parler. Euh la cellule d'urgence psychologique va rester, évidemment aussi longtemps que nécessaire et

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en l'occurrence à coucher jusqu'à la fin de la semaine. Elle a déjà accueilli aujourd'hui plusieurs dizaines d'élèves et de et de collègues et elle va continuer à le faire parce que il faut d'abord réparer avant de de penser à la suite. Donc nous sommes dans une dans un processus de de réparation de de prise en de soin tout simplement qui va s'étaler sur plusieurs jours. Selon plusieurs témoins cela se passe dans un collège qui précisément fait de nombreuses actions en matière de prévention, en matière de lutte contre les violences, le harcèlement. Est-ce que c'est l'échec de cette forme de de de ? Est-ce que vous allez apporter un soutien à cette ? D'abord, c'est un collège qui est effectivement, je vous confirme, absolument remarquable dans sa politique

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de prévention et qui est connu comme tel. Ensuite, c'est un collège dont les équipes sont remarquables. Et Madame la ministre déléguée le disait tout à l'heure, la façon qu'ils ont réagi euh dont ils ont neutralisé euh l'élève euh dont ils se sont portés au secours de leurs élèves alors même que certains d'ailleurs avaient leurs enfants dans le collège. Ils ont pensé d'abord à leur classe. Et absolument exceptionnel. Euh maintenant, une fois encore, on peut pas tout demander à l'école et c'est ça que ce ce ce ce que ces événements aussi nous disent. C'est-à-dire que il y a une forme de délégation parfois à l'école de la prise en charge de tout. La prise en charge de l'instruction, ça c'est notre rôle. La prise en charge de l'éducation, de la prise en charge de la santé

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mentale, de la prise en charge du soutien psychologique et cetera. L'école ne peut pas tout. Très clairement. Et donc, oui, on va poursuivre la prévention. Oui, ce ce collège va rester un modèle. Il va continuer à l'être parce que ses ses équipes sont remarquables et que la façon dont ils font les choses est absolument remarquable. Mais tout ça doit nous faire mesurer que tous hein euh familles, amis et cetera et cetera, nous avons un rôle social dans la lutte contre la violence et qu'on ne peut pas se reposer sur un tiers, en l'occurrence l'école pour se dire que collectivement, c'est fait. Ce n'est pas fait par quelqu'un, c'est fait par une société. ? Dernière question. Oui, monsieur ministre, certains témoins indiquent que le jeune avait acheté l'arme bien en amont, c'est ?

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Non, franchement sur sur les conditions dans lesquelles il s'est procuré cette arme, il y a une enquête qui est en cours donc diligentée par madame la la procureure. Voilà, toute la lumière sera sera faite là-dessus. Voilà, on n'a pas franchement sur le à la fois sur les conditions matérielles de de préparation de cet acte qui manifestement était préparé puisque madame la procureure a ouvert sur tentative d'assassinat et puis ensuite sur le les conditions de réalisation et surtout sur les mobiles, il convient d'être extrêmement prudent. Il y a évidemment plusieurs hypothèses, aucune n'est exclue, aucune n'est exclue, mais il faut rester extrêmement prudent. Et je veux d'ailleurs j'en profite de de de cette question pour remercier à nouveau donc les personnels

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de la communauté communauté éducative, les sapeurs-pompiers qui sont intervenus, les policiers ici de la circonscription d'Aubagne auxquels nous nous sommes d'ailleurs également adressés. Je les remercie pour leur la rapidité avec laquelle ils sont intervenus et bien sûr avoir une pensée pour ce conseiller principal d'éducation qui a empêché empêché l'auteur de poursuivre ce qui s'apparentait à un périple périple meurtrier manifestement. Donc vraiment on a une pensée pour lui qui qui a empêché cet auteur de poursuivre son action. Voilà ce que je peux vous dire, il faut rester très prudent, l'enquête se déroule. Comment vont les ? Écoutez, à notre connaissance voilà, les blessés sont hors de danger voilà. Je ne peux pas en dire plus à à ce stade mais voilà, leur pronostic vital n'est pas

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engagé, que les choses soient claires. Il a été dit Merci beaucoup. Oui, une dernière question. Il a été dit que son père possédait des armes, est-ce que c'est ? Je je voilà, là encore prudence. Je avec l'autorisation de madame la procureure ce que je peux vous dire c'est que il est en garde à vue effectivement et il y a un travail qui est effectué par madame la procureure, par les enquêteurs en lien avec le préfet des Bouches-du-Rhône hein, la détention d'armes pour aller plus loin, essayer de comprendre, effectivement, comment ce jeune se retrouvait en possession de cette arme ce matin. Merci beaucoup. Voilà. Merci beaucoup. Merci à vous.