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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 26 août 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉducation & rechercheInstitutions & élections

"La France insoumise menace les principes mêmes de notre vie démocratique" - FX Bellamy sur Cnews

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment qualifier le comportement d'un élu de la République comme Sébastien de Logu à Marseille ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui se passe derrière ces comportements ? Faut-il une action judiciaire ou politique contre la France insoumise ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Sur le règlement retour, vous avez travaillé à rapprocher une certaine droite. Est-ce que vous continuez à persuader les uns et les autres de travailler ensemble ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faut faire pour l'école, classée entre la 23e et 28e place à PISA ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Mayotte est en crise migratoire. Que proposez-vous pour y répondre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30FX BellamyChiffre
    « En mathématiques, nos élèves sont les derniers d'Europe. »
  • 4:30FX BellamyChiffre
    « Vous avez en France entre 18 et 21 % des jeunes français qui à 18 ans ne savent pas lire correctement le français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et l'invité de la grande interview sur ces news et sur europein ce matin, c'est l'Eurodéputé LR, premier vice-président des républicains. Bonjour François Xavier Béami. Bonjour Pierre de Vil et merci d'être avec nous.

Comment qualifier le comportement d'un élu de la République de Sébastien de Logu qui dans son immeuble à Marseille traite des policiers de tous les noms ? les menaces. Point appuyé sur la poitrine leur dit "La République, c'est moi." La vérité c'est que malheureusement ces comportements ne sont pas un accident, ils sont un symptôme.

Le symptôme de la dérive d'un mouvement tout entier, la France insoumise qui a décidé de déclarer la guerre à tout ce qui fonde notre état. C'était Jean-Luc Mélenchon, la guerre à la République. Donc Jean-Luc Mélenchon qui s'en prenait au préfet il y a quelques jours.

C'est évidemment les propos absolument insupportables que nous avons entendu au cours des universités d'été de la France insoumise de la part de Rima Hassan expliquant qu'il fallait abroger tout l'arsenal juridique français contre le terrorisme. l'apologie du terrorisme et pas seulement l'apologie du terrorisme, elle a expliqué qu'il fallait défaire toutes les règles de notre droit qui protègent aujourd'hui la France contre le terrorisme. La France qui a payé un si lourd tribut face au terrorisme islamiste au cours des dernières années.

La France insoumise voudrait exposer notre pays au retour du terrorisme et de ce crime qui a endeuillé notre démocratie. Donc je je crois que malheureusement on ne voit dans ces comportements de voyou que que le symptôme supplémentaire d'une dérive de de de grande importance. Vous dites comportement de voyou, vous critiquez, vous vous insurgez mais qu'est-ce qui se passe derrière ?

Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une action, qu'elle soit judiciaire, qu'elle soit politique, qu'on s'interroge sur la présence de la France insoumise dans l'arc républicain ? Qu'est-ce que vous souhaitez vous ? Et d'abord, quand il y a une un comportement qui s'en prend aux forces de l'ordre, il faut évidemment une réponse judiciaire, c'est une nécessité et personne n'est a-udessus de la loi et et monsieur Deelogu n'est évidemment pas irresponsable de ces actes.

Et puis ensuite, évidemment, il faut mener le combat politique. Et ça, c'est ce que nous faisons avec détermination. Et moi, j'ai toujours dit et je le répète et il faudra le répéter tous les jours de cette campagne présidentielle, ceux qui prétendront défendre la République en s'aliant avec la France insoumise ment parce que la France insoumise n'est en aucun cas Vous parlez de la gauche plurielle comme l'avait dit Lionel Jospin, les vers, les écologistes, certains socialistes.

Mais je parle de cette gauche qui euh euh votre chroniqueur le rappelait à l'instant sur ce plateau. Euh dans l'accord qui a été passé pour la primaire de la gauche soi-disant non mélanchonniste, il y a en réalité un loup. C'est le fait que cet accord accepte la possibilité que une alliance se fasse avant le premier tour avec la France insoumise. disait qu'il y avait un double des clés pour utiliser cette image pour Jean-Luc Mélenchon et l'image qu'il employait était très juste et je crois maintenant vous savez on on on a cessé de nous faire le procès de de je ne sais quelle ambiguïté ambivalence parce que nous essayons de continuer de défendre une ligne de droite qui soit une ligne de droite claire [raclement de gorge] autour de Bruno Retaillot une droite qui s'assume et qui retrouve la fierté de ses convictions.

C'est pas parce qu'on défend la droite qu'on qu'on dérive de quelque côté que ce soit. Et et de l'autre côté, vous avez la même gauche qui nous a fait ses leçons de morale et qui prépare déjà son son ralliment, sa soumission à la France insoumise dont on voit tous les jours à quel point elle menace les principes mêmes de notre vie démocratique. Alors justement sur le périmètre à droite, c'est sur les alliances.

Ces dernières semaines, vous l'z remarqué une partie de la presse a usé d'une sémantique commune pour vous cibler comme étant le centre européen qui rapproche la droite de l'extrême droite. Quelques titres le monde. Les ambiguités de François Xavier Bellami grand artisan du rapprochement entre la droite et l'extrême droite au Parlement européen.

L'Express Union des droites enquête sur le vrai visage de François Xavier Bellami. Je vois que ça vous fait sourire. Libération chez LR.

François Xavier Bellami, le bras très droit de Bruno Rotoyo. Vous prenez ça comme des critiques ou des compliments ? Moi, je prends ça comme le comme le signe d'une irritation après tout euh plutôt intéressante de la part de toute une presse qui cherche en réalité à empêcher la droite d'être de droite.

Pourquoi ? Pourquoi ces titres se sont-ils multipliés ? Parce que j'ai porté au Parlement européen le règlement retour.

Et ce règlement retour, il va permettre de mettre enfin un terme à l'impuissance européenne face à l'immigration illégale. Vous avez vu comme moi cet été les images deouta et je suis sûr que les Français qui nous écoutent ont constaté une nouvelle fois avec angoisse l'impuissance de l'Europe en particulier dans des pays comme l'Espagne gouvernés par les socialistes comme la France avec Emmanuel Macron qui lui aussi a refusé les mesures importantes de ce règlement retour. et bien cette impuissance, il était temps d'y mettre un terme et c'est fait et cela nous l'avons fait au Parlement européen parce que j'ai porté ce texte qui a permis de renverser enfin une tendance européenne qui existait depuis des décennies maintenant.

Et bien je vais vous dire Pierre de Vilnaot, cet euh objectif c'était celui que je portais dans le programme que j'ai défendu avec toute notre famille politique pour l'élection européenne. Donc il y a aucune ambiguïté, voyez. et les mêmes forces politiques qui aujourd'hui sont prêtes à s'allier avec la France insoumise, les mêmes médias parfois qui se montrent aujourd'hui d'une complaisance incroyable [raclement de gorge] à l'égard d'un mouvement politique qui joue avec l'antisémitisme, qui joue avec le communautarisme, qui joue avec le terrorisme islamiste.

Les mêmes qui médias que j'ai toutes ces ambiguïés me reprochent à moi d'être ambigu. Mais moi, vous savez, on peut penser ce qu'on veut de moi. On peut critiquer mes convictions, on peut s'opposer à la ligne que je défends.

C'est tout à fait normal. c'est la démocratie. Mais il y a une chose dont personne ne peut douter, c'est que je n'ai jamais changé de discours.

Je n'ai jamais changé de ligne, je n'ai jamais changé de cap parce que je crois dans ce que je dis et que les convictions que j'ai défendu depuis ma campagne européenne de 2019, depuis que je suis rentré dans la vie politique, depuis que je suis rentré dans le dépat public, ces convictions n'ont pas changé. On peut les partager, on peut ne pas les partager, mais personne ne peut me juger ambigu. Ça n'a aucun sens.

Nous sommes les seuls à être clair. Nous sommes les seuls à reconnaître la force de la ligne qui nous porte. Et je suis convaincu que dans cette élection présidentielle, cette clarté-là payera parce que c'est celle que les français.

En attendant, puisqu'on parle du règlement retour et on y reviendra à la situation en Espagne tout à l'heure, mais euh en ce qui concerne euh ce règlement retour, vous avez beaucoup travaillé là-dessus et vous avez effectivement réussi à votre échelle, vous êtes pas le seul, mais également à rapprocher une certaine droite. Alors, le l'Union des droites, c'est un rêve des électeurs de droite dans son ensemble en France. Les Italiens ont eu ce rêve exaucé avec Georgia Meloni qui est aujourd'hui gouverne en France et qui a un bilan en Italie, pardon, et vous avez raison de me reprendre et qui qui aujourd'hui a un bilan plutôt positif.

Est-ce que vous continuez à à persuader les uns et les autres de travailler ensemble ? Moi je je crois que ce qui compte c'est de défendre nos idées et je le répète la clarté de notre ligne sur les questions sur la sécurité sur la question de l'école sur le rétablissement des finances publiques, sur le fait de rémunérer le travail comme il devrait l'être plutôt que de le punir comme c'est le cas trop souvent aujourd'hui. Le vrai sujet c'est une fois qu'on a porté ces idées, qui est prêt à les soutenir.

C'est ce que j'ai fait au Parlement européen. Vous l'avez fait au Parlement européen. Mais aujourd'hui dans la France et dans l'hexagone dans cette course à la présidentielle, qui est prêt à collaborer avec qui ?

Est-ce que vous avez déjà un diagnostic vous le premier président des républicains ? On approche de l'élection suprême en France et l'élection suprême en France c'est l'élection présidentielle. Ça fait une grande différence avec l'Italie où en Italie ce qui compte c'est l'élection parlementaire avec des jeux de coalition qui peuvent se créer.

Et dans cette élection présidentielle là encore il faut que chacun assume une ligne claire. Nous nous disons nous sommes la droite et je crois que aujourd'hui jamais autant de Français queles que soient leurs origines, leurs opinions, quel que soient leur leur chemin personnel, jamais autant de français même beaucoup d'entre eux que j'ai croisé tout l'été, donc beaucoup me disent "Vous savez, moi j'ai toujours voté à gauche, mais maintenant je me sens tellement proche de vos idées, je crois qu'on en peut plus. On doit mettre un terme à tous les problèmes de la France." Beaucoup de Français sont proches des idées que la droite a pour mission historique de défendre dans le débat public.

Ce que je constate, c'est que nous sommes les seuls à assumer cette clarté. Parce que quand vous écoutez le Rassemblement national et d'une certaine manière, je ne peux que reconnaître la grande constance de Marine Le Pen sur ce sujet, elle dit et elle répète, elle le faisait encore cet été, le Rassemblement national n'est pas un parti de droite et ne répond pas au clivage entre la gauche et la droite, même si cette musique n'est pas uniquement n'est pas comment dirais-je partagée dans le Rassemblement national. Marine Le Pen le dit mais les autres membres du Rassemblement national ne disent pas grand chose.

Pen et maintenant on le sait la candidate du rassemblement n'empêche pas d'être à 41 % dans l'opinion ce matin dans le je je je en disant ça je ne porte qu'une critique je dis simplement que c'est ce qu'elle ne cesse de répéter parce qu'elle le dit vous la considérez pas de droite. donc simplement l'entendre mais mais et encore une fois la vraie question est qu'est-ce qu'elle va proposer au Français dans cette élection présidentielle si comme elle l'a annoncé l' encore en juillet dernier la mesure numéro 1 du Rassemblement national pour l'avenir de nos finances publiques, c'est de maintenir sa réforme des retraites en avec un départ à 60 ou 62 ans. Bon ben écoutez qu'est-ce que je c'est une ligne rouge.

C'est une ligne rouge pour vous mais c'est même pas seulement une ligne rouge pour nous c'est juste une manière malheureusement de continuer d'alimenter toutes les fragilités. inflection si la France est en train de couler aujourd'hui et si la France aujourd'hui si les entreprises françaises [raclement de gorge] sont à ce point dépendante du recours à une main d'œuvre immigrée c'est d'abord parce que nous n'avons pas fait les réformes nécessaires pour qu'on travaille plus en France et que le travail soit mieux payé et donc ça ça veut dire une réforme de retrait première partie si Marine Le Pen infléchit son discours là-dessus peut-être qu'il y aura une union des droites possible avec le RN c'est ce que vous dit est là encore une souhaitez ligne très claire et c'est pour ça que je le redis Bruno Retaillot est dans cette élection le seul à porter une alternance à droite. Vous savez Emmanuel Macron s'est fait élireir avec le en même temps en même temps de droite et de gauche.

Et moi, je n'ai jamais été macroniste parce que je n'ai jamais cru au même temps. Je vais pas maintenant croire au ni droite ni gauche. Je pense que dans ce pays, il y a une gauche qui s'assume.

On vient de parler de la France insoumise, il y a une gauche très décomplexée qui assume sa radicalité. Il faut qu'il y ait une droite qui s'assume pas pour la droite mais pour la France parce que la France a besoin de cette alternance et c'est pour ça que Bruno Rotaillot va défendre cette ligne-là. Je suis convaincu va devoir s'agréger des alliés vous le savez aussi bien que moi.

Et donc c'est quoi ? Devir s'agréger les électeurs français. C'est la seule chose qui compte.

Donc les électeurs, mais il y a quand même des multiples candidats. David Lisnard propose une primaire. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Mais Bruno Rotaille, il a toujours dit qu'il était prêt à se présenter à une élection primaire. Il est déterminé à se présenter à l'élection présidentielle. Il a reçu la confiance des adhérents des républicains pour cela.

C'est le premier parti de France en nombre d'adhérents. Il est prêt aujourd'hui à porter nos couleurs à l'élection présidentielle. Si ça doit passer par une primaire, Bon Rotaillo a toujours dit qu'il avait pas peur et qu'il se défilerait pas.

Aujourd'hui, il y a malheureusement des candidats qui suivra le choix de la primaire si jamais ça n'est pas lui. Si on a une primaire avec de la droite et du centre avec par exemple Édouard Philippe, est-ce qu'Edouard Philippe est de droite pour vous ? Et mais moi j'ai aucun doute sur le fait que s'il y a une élection primaire, Bruno Rotaillot gagnera cette élection.

Pourquoi ? Parce que encore une fois, on répondait à côté François Xavier B. Si jamais c'est quelqu'un d'autre, est-ce que Bruno Rotaillot suit le gagnant de cette primaire ?

C'est ça ma question. Il gagnera cette primaire. C'est pour ça qu'il a pas peur d'y aller.

Une primaire, c'est pas un moment pour se raller, c'est un moment pour se confronter aux autres. Et nous avons une différence majeure avec Édouard Philippe, une différence majeure avec Gabriel Atal, c'est que ce sont des enfants du macronisme. Le macronisme les a fait et ils ont fait le macronisme.

Et donc maintenant, au bout de 10, vous avez participé au macronisme, Bruno Root, Bruno Ro Bruno Rota a participé à des gouvernements. Ben oui, mais enfin ça reste quand même dans l'opinion de Je pense que tous les Français Pourquoi les Français ont découvert Bron quand il était au ministère de l' parlé de madame Le terminer ma phrase ? C'est quand même très important.

Pourquoi est-ce que les Français ont découvert Bonorillo quand il est arrivé au ministère de l'intérieur ? Justement parce qu'il a rompu avec le macronisme, il a rompu avec des années d'impuissance, des années de déniis de réalité. Et il a dit la la vérité, il a dit en particulier que le macronisme était fini.

Il l'a dit quand il était à Bovau, quand il était au ministère de l'intérieur. On n'est pas rentré au gouvernement avec parce qu'on avait décidé de se raller au macronisme. On est rentré, on a fait le choix de rentrer au gouvernement pour empêcher Jean-Luc Mélenchon d'y aller.

Mais vous avez composé avec le reste de l'équipe qui était macron sur le dossier algérien. Vous savez très bien que Bruno Rotaillot composé avec le ministre des affaires étrangères. C'est une des raisons pour lesquelles il est parti.

Mais ça reste dans l'opinion. C'està-dire que qu'est-ce que vous répondez à madame Le Pen qui dit "Regardez le bilan de monsieur Rotaillot au ministère de l'intérieur, il n'a rien pu faire." Mais d'abord, c'est faux.

La vérité, c'est que quand il était au ministère de l'intérieur, les choses ont profondément changé sur beaucoup de sujets. Pourquoi est-ce que le régime algérien avait pour priorité de faire tomber Bruno Rotaillot du ministère de l'intérieur ? C'est bien qu'il gênaient leurs affaires.

Qui a fait passer la loi narcotrafic ? Qui a permis de réarmer l'État face au réseau criminel qui aujourd'hui menace directement la sécurité des Français mais aussi la souveraineté de notre pays sur notre propre territoire ? C'est Bruno Rota donc en quelques mois seulement et malgré le fait qu'effectivement il n'avait pas une majorité derrière lui, qu'il n'avait pas le bénéfice d'une alternance complète évidemment Bruno Retaillo a malgré tout changé la donne sur des sujets majeurs.

Maintenant, la vraie question, encore une fois je le redis, c'est comment est-ce qu'en 2027, on arrive à faire de ce rendez-vous démocratique l'occasion d'une véritable alternance, d'un changement profond. Et c'est notre divergence, c'est notre différence majeure avec un Édouard Philippe et un Gabriel Atal qui eux ont été au cœur du pouvoir macroniste. Et donc tout le monde reconnaîtra aujourd'hui que les options qu'il proposent aux Français sont très différentes de celles que Bruno Rotayon a cessé de défendre depuis 10 ans.

Ça n'est pas pour rien que depuis 10 ans nous sommes dans l'opposition quand eux étaient au pouvoir. C'est une différence majeure au moment où il faut assumer le bilan de ces deux quinquenas. Un sujet qui vous tient à cœur François Xavier le ministre de l'éducation hier.

Édouard Jeffrey annoncé quelques mesures pour l'école. Plus de téléphone portable au lycée, un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. La France est descendue entre la 23e et la 28e place au classement PISA selon les matières.

C'est pire dans d'autres classements. Vous aviez alerté en 2014 dans votre livre les déshérités que on peut lire encore en poche. Qu'est-ce qu'il faut faire pour l'école qui est l'un des grands chantiers aujourd'hui pour la présidentielle ?

L'école c'est le sujet existentiel pour l'avenir de la France et vous avez raison de le dire. Je n'ai pas attendu là encore l'évidence du bilan dramatique devant lequel nous sommes aujourd'hui pour dire l'urgence de la situation comme comme tant de professeurs, comme tant de parents d'élèves qui s'inquiètent aujourd'hui à la veille de cette rentrée de la situation de l'école à laquelle ils vont confier leurs enfants. La vérité c'est que nous avons aujourd'hui l'école la plus en difficulté de l'OCDE.

En mathématiques, nos élèves sont les derniers d'Europe. Nos élèves sont les derniers d'Europe. Il faut le répéter autant de fois que nécessaire pour qu'on comprenne l'urgence de la situation.

Il y a un jeune français sur 5 qui a 18 ans, ne sait pas lire le français correctement. La première chose à faire, c'est de rendre à l'école sa mission. Et la mission de l'école, c'est d'enseigner, d'instruire, de transmettre la culture, la connaissance, le savoir, l'héritage de notre pays et de lire les grands classiques, contrairement à ce que prôent certaines influenceuses musulmanes qui disent qu'il faut ne plus lire les grands classiques, notamment boule de Suif qui est banni maintenant de certaines lectures dans la communauté musulmane, de lire que des romans de la littérature halal.

Est-ce que ce phénomène sur les réseaux sociaux qui s'adresse au aux jeunes lectrices vous inquiète aujourd'hui en je ne l'avais même pas vu mais vous savez malheureusement je vous regardez pas assez ces news et vous n'écoutez pas assez Europe hein François Xavier Bam j'écoute Europin et je regarde ces news mais il se trouve que je n'ai pas encore vu. Vous avez des influenceuses aujourd'hui qui disent "Arrêtez de lire les grands classiques parce que ça n'est pas halal. Il faut lire des bouquins qui sont dans les librairies musulmanes et c'est un phénomène qui se propage parce que ça se propage très très vite par les réseaux sociaux. dramatique et malheureusement ça n'a ça n'a rien de surprenant mais le fait est Pierre de Vilot que la France n'a même pas eu besoin de ses influenceuses pour désapprendre à lire à avec les textes abrégés avec les Mais d'une manière générale je le redis, il faut quand même se confronter à cette statistique officielle publiée par le ministère de l'éducation nationale chaque année.

Vous avez en France entre 18 et 21 % des jeunes français qui à 18 ans ne savent pas lire correctement le français alors qu'ils sont nés en France, qu'ils ont fait toute leur scolarité sur les bands de notre école. C'est un grand chantier donc il faut vraiment tout remettre à plat. C'est une crise existentielle pour l'avenir du pays.

Et donc je le redis, il faut typiquement par exemple, prenons la question de la lecture, consacrer 50 % du temps d'un élève en primaire à l'apprentissage de la lecture et du français. 25 % à l'apprentissage des mathématiques. On a cessé de diffracter l'école.

Vous savez en cette rentrée euh moi ce qui me frappe c'est que alors que l'école est dans une telle situation de crise, on en rajoute encore dans l'absurde et on va euh par exemple apprendre à tous les collégiens à gérer un budget, leur faire un cours de finance et leur faire passer un passeport de bonne gestion de leur budget en 4e. Pourquoi pas ? L'intention est louable.

Mais la vérité c'est que si on commençait par leur apprendre les mathématiques, il y a plus euh de chance que nos élèves seront demain quand ils seront grands gérer leur compte bancaire. Le le vrai grand sujet de l'école, c'est pas de leur apprendre à à à les vertus de la circulation routière, euh du développement responsable ou de la bonne gestion financière, c'est de leur apprendre à lire, à écrire, à compter en effet, à maîtriser les fondamentaux de la culture et de la connaissance. Et c'est le métier magnifique des professeurs qui vont faire leur rentrer dans quelqu deux questions très courtes.

François Xavier Bami parce que nous manquons de temps. Sébastien Lecnou est attendu à Mayotte. La plupart des élus qu'on a interrogé à ces news et à Europent on attend rien du gouvernement de monsieur le cornu.

Vous comprenez cette inquiétude ? Mais je crois que malheureusement le gouvernement de Sébastien Lecornus est lui-même désarmé face à la crise migratoire que connaît Mayotte depuis des années. Mayotte, comme le disait Estel Youssoufa avec justesse, c'est c'est tous les jours.

Mayotte, c'est la réalité de la faillite migratoire appliquée à un archipel que je connais bien, où j'ai été à de nombreuses reprises et que j'aime tellement. Mayot, c'est c'est ce territoire qui vit toutes les faillites de la France sur le sur le frontière. Et et pour répondre à cette crise migratoire, il faut enfin de la fermeté.

Il faut enfin de la fermeté vis-à-vis des cours, la suppression des droits du sol comme le propose Marine Le Pen. Mais bien mais d'abord ça c'est une urgence, on le demande depuis très longtemps et ça pour le coup c'est et pas et pas seulement mais pas seulement à Mayotte si est nécessaire à Mayotte. Alors vous voulez le l'étendre à tout le territoire français.

Pourquoi pourquoi est-ce que ce qui est pertinent à Mayotte ne serait pas pertinent pour la France ? Mayotte c'est la France. Vous souhaitez l'interdiction de du sol en France.

Bien sûr, mais évidemment c'est une nécessité et encore une fois, ce n'est pas d'aujourd'hui que nous le demandons. Vous me disiez que je ne regardais pas assez ces news. Peut-être ne n'écoutez-vous pas assez ce que nous proposons depuis des années parce qu'encore une fois, ça n'est pas ça n'est pas nouveau.

Et puis surtout à Mayotte, il faut et voyez application du règlement retour, un exemple très intéressant, le règlement retour, il permet de créer des centres de retour pour expulser rapidement des personnes que leur pays ne reprennent pas. Bruno Retaillot quand il était au ministère de l'intérieur a exploré la possibilité de créer de tels centres de retour sur le continent africain pour reprendre des gens qui aujourd'hui arrive à Mayotte en provenance notamment de la région des grands lacs et qu'on ne peut pas reconduire chez eux. Et bien comme par hasard le président de la République a refusé d'ouvrir des centres de retour.

Donc Mayotte est prisonnière prisonnière de l'impuissance volontaire organisée par le macronisme. Et c'est pour ça que 2027 également on l'a évoqué en début d'entretien c'est ce qui se passe à Seouta comme que vous comprenez que d'un côté l'Europe applique le règlement retour en tout cas le vote et d'un autre côté un pays majeur comme l'Espagne 500000 clandestins régularisés et ce qui se passe assez ou tard. Qu'est-ce que vous dites à Pedro Sanchez ?

à Pedro Sanchez. D'abord, je demande à nos amis espagnols par tous les moyens possibles de de de permettre l'alternance que l'Espagne mérite et dont elle a tellement besoin. Mais il faut qu'elle arrive dans quelques mois le gouvernement de Pedro Sanchez, gouvernement socialiste est empétré dans de tels scandales qu'il est temps enfin que l'Espagne retrouve une direction qui soit à la hauteur de ce grand pays.

Et vous savez sur la question migratoire, il y a deux pays, il y a deux gouvernements, il y a deux chefs d'état qui ont critiqué le règlement retour. C'est Pedro Sanchez, socialiste, espagnol et Emmanuel Macron. Même les socialistes ou les sociaux-démocrates du nord de l'Europe ont soutenu le règlement retour.

Mais Frédéricen, social-démocrate, a signé cet été un texte avec Georgia Méloni pour demander la fin de l'impuissance migratoire en Europe d'urgence. C'est un appel. On voit bien, on voit bien qu'il est temps enfin que vous lancez que l'alternance a lieu en Espagne sur C News et sur Merci beaucoup Fran.

Bonne journée.