Gilets jaunes : Un nouvel appel à la mobilisation a été lancé pour le samedi 24 octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on est à la confluence de de de toutes sortes de devolution sociétale très violente »
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« les outils juridiques d'aujourd'hui ne à partir où vous avez la disparition de la loi anticasseur de 1970 qui amène une responsabilité collective »
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« c'est un peu comme une nuée de criquet. il se déplace à un moment, il se regroupe à un endroit et puis hop après il il se disperse à nouveau »
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« c'est le résultat d'événements successifs de défaillance dans le maintien de l'ordre qui nous ont amené à à des violences qui se sont aggravées au fur et à mesure »
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« La grande réforme de 1995 des corps et carrières dans la police nationale a été catastrophique »
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« on a détruit ces spécialisations qui étaient alors on dénonçait une usine une usine à gaz mais qui était utile »
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« les professionnels de la casse ils savent très bien comment s'y prendre pour ne pas être arrêtés »
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« nous pouvons interdire certaines manifestations quand les choses ne sont pas cadrées, quand il y a un risque de présence de militants d'ultra gauche »
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« il faut avoir de bonnes raisons. On peut pas interdire une manifestation juste parce que bon, on n pas très envie de voir des gens dans la rue »
Temps de parole
- ?100 %
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On a appris il y a quelques instants pendant que Jordan Bardella était en train de s'exprimer que les la plateforme des gilets jaunes, la coordination des gilets jaunes qui avait appelé le weekend dernier, donc le 17 octobre à ce rassemblement appeler un nouveau rassemblement samedi prochain dans le contexte dans lequel on est avec ce qui s'est passé ce weekend. Comment vous vous voyez cette situation de samedi prochain ? S'il y a nouveau un rassemblement, on sait qu'il y a des possibilités par ailleurs d'interdiction. Bah c'est évident que là ça va être extraordinairement difficile. Mais qu'est-ce que vous voulez là ? Alors, j'aime bien toujours prendre quelques images. La police la police à gendarmerie, on est un peu le ramasseur de péchés de l'arrachure de borion.
C'est-à-dire que on est à la confluence de de de toutes sortes de devolution sociétale très violente et et donc on va nous demander de régler en fin de compte cette confluence de revendication que le politique en fin de compte n'a pas réussi à résoudre depuis quelques décennies. Et alors, d'une manière très stratégique, quand j'entends par exemple, il va y avoir des sanctions, il y a eu je ne sais combien de milliers d'interpellation et en fin de compte, combien va-t-on avoir de déferm à la justice ? Va va-t-il y avoir de de de décision de de condamnation de vousz que ce soit peu par rapport au il y en aura très très peu parce qu'on oublie de nous dire que les outils
juridiques d'aujourd'hui ne à partir où vous avez la disparition de la loi anticasseur de 1970 qui amène une responsabilité collective mais d'autre part une évolution du code de procure pénale qui a vu la la l'arrivée massive du contradictoire et l'abandon de l'inquisitorial par exemple le procès verbal d'un d'interpellation Gardin de la Pine ne vaut aujourd'hui que pour renseignement alors qu'auparavant il faisait froid jusqu'à preuve du contraire. Là je lorsque toutes ces personne placé en garde à vue, je je mets à la place du pauvre officier de police judiciaire. Comment il va faire pour déterminer que une personne en cagoulé c'est bien la personne qui acheté le pavé et cetera et donc on nira pas en condamnation. Donc si vous voulez, on est on est à la confluence de 40 euh d'une d'une
quarantaine d'années de d'une dérive sociétale et qui aujourd'hui bah le policier le paye. Et alors ce qu'il y a de plus terrible, c'est qu'en fin de compte, on s'aperçoit que quel que soit le bourg politique, on reprend à son compte une une dialecte politique. C'est ça qui est un peu déplorable. No Michou sur ce qui vient d'être dit et notamment les questions de sécurité, la question de de du renseignement puisque ça c'est une vraie interrogation. Comment se fait-il qu'on n'it pas anticipé euh ce qui s'est passé samedi ? Euh il y avait une note du renseignement territorial qu'on avait pu consulter en fin de semaine dans lesquelles euh avait été identifié euh la présence de la mouvance de l'ultra gauche et le risque aussi de présence de jeunes euh issus de quartiers euh
populaires avec un risque de violence urbaine élevé. Des regroupements de jeunes de quartiers qui pourraient chercher à commettre des dégradations, des pillages dans les villes où la masse de manifestants est suffisante pour leur permettre d'agir. Ça, ce sont les mots de la note hein, c'est ce que vous êtes en train de lire. territorial. Donc à la fois on avait le renseignement avait identifié ce qui pouvait se passer mais clairement pas la masse, la quantité, le nombre. Ce qui s'est passé c'est qu'il y a eu énormément, il y a eu beaucoup d'abord de de d'individus de la de la mouvance de l'ultra gauche plus que dans des précédentes manifestations. Et donc c'est ce qui fait que les débordements ont commencé avant même à Paris, avant même le départ de la manifestation dès
la la mi-journée alors que la manifestation devait commencer à 14h, ça a commencé à mal se passer. Et là-dessus, vous avez tout un tas de de jeunes des quartiers populaires de de de cités. Euh euh d'ailleurs dans les mineurs interpellés à à Paris ce weekend, il y en a très peu qui sont parisiens. Donc c'est ça c'est c'est bien le signe qui ne venaient pas de Paris. Et bien eux, ils sont arrivés plus tard dans la journée euh euh de plus en plus au fur et à mesure de l'après-midi, en voyant ce qui se passait sur les réseaux sociaux et en se disant tiens là, il y a il y a une possibilité de de venir récupérer des téléphones portables ou des ou des maillots de foot. Et vous avez en parallèle alors ce matin Laurise a parlé d'une asymétrie dans les forces de
l'ordre mais même s'il y avait eu plus de compagnies de CRS ou d'escadron mobiles de gendarmerie ces jeuneslà c'est c'est qui qui sont comme je discutais ce matin avec un un gendarme un gendarme spécialiste du main de qui me disait c'est un peu comme une nuée de criquet. il se déplace à un moment, il se regroupe à un endroit et puis hop après il il se disperse à nouveau. C'est très difficile à à appréhender, à interpelé et les CRS sont pas là pour ça. Les CRS sont là pour faire du maintien de l'ordre.
perturbate donc il y a aussi et ça Laurent Nunz l'a évoqué va falloir revoir complètement le dispositif policier pour les prochains rassemblements avec des effectifs beaucoup plus mobiles sans doute faire venir des policiers de la BAC qui eux sont en civil, sont pas équipés avec des un matériel qui fait pèse plus de 30 kg et qui vous empêche de courir après ces ces jeuneslà. Et puis après, il y a ce qu'on ce que je comprends aussi des interlocuteurs avec qui j'ai pu m'entretenir ce weekend, c'est que face à à la quantité de de de jeunes qui sont venus, de toute façon, il y a une difficulté de de nombre. On paye aussi peut-être une désorganisation de longue date de
la police nationale, hein. Vous évoquez le renseignement. Le renseignement était peut-être il y a quelques années encore extraordinairement plus performant qu'autre qu'aujourd'hui. Euh le la la désespécialisation quand qui s'orchestrait depuis quelques décennies dans la police nationale. Regardez la dernière réforme avec la création des DDPN où on met dans un même sous un même commandement la police judiciaire, la PAF, les RG et cetera. On a détruit ces spécialisations qui étaient alors on dénonçait une usine une usine à gaz mais qui était utile. L'usine à gaz, moi je suis un pur produit de la police judiciaire mais les renseignements généraux c'était aussi une carrière, c'était aussi un talent particulier qui a peut-être disparu. Mais est-ce que vous souscrivez par
exemple au propos de Jordan Bardella quand ils disent qu' est survenu ce weekend, c'est le résultat d'événements successifs de défaillance dans le maintien de l'ordre qui nous ont amené à à des violences qui se sont aggravées au fur et à mesure et il a donné différents exemples. souscrivez à ça. Alors, je voudrais pas qu'on s'égare en pensant que je puisse souscrire à ce que dit Jordan Bardella. Non, mais là sur le point sur le point de de ce qu'on a vécu ce weekend, c'est effectivement quelque chose qui est monté au fur et à mesure de différents événement. Très certainement, il a très certain, je vous dis, c'est orchestré depuis, on va remonter aux années 90, tout a démarré de là. La grande réforme de 1995 des corps et carrières dans la police nationale a été catastrophique,
catastrophique. 30 ans plus tard, on le paye si vous voulez euh euh la disparition du corps de 35000 inspecteurs he qui étaient là uniquement pour s'occuper du judiciaire ou du renseignement. Euh on on a on a tué toutes ces spécialisations qui faisaient quelque part la force de la sa multiplicité de talent, sa multiplicité de technicité euh a disparu au profet d'un espèce d'amalgame hein euh avec des réponses guichet. Euh voilà, euh en l'occurrence le renseignement, en l'occurrence judiciaire et cetera, les magistrats seraient les premiers à vous dire à quel point aujourd'hui la police judiciaire n'est plus ce qu'elle était. Elle est l'ombre de ce qu'elle a été pendant des moi j'étais à la briade criminelle. Je peux vous dire que un procéder à la brette criminelle c'était
quelque chose. Alors aujourd'hui tout ça se paye et on a envie de dire c'est la faute à c'est la faute à à à tout le monde mais on ne fait pas non plus d'introspection de l'institution policière. Alors Noémi ensuite en ce qui est intéressant, vous avez vous avez vous redoutez que la réponse judiciaire ne soit pas à la hauteur. Vous évoquez effectivement à un moment les magistrats, c'est pas juste que ça leur fait plaisir de de ne pas condamner ou de ne pas poursuivre un jeune. Il faut qu'il y ait des éléments matériels. Il faut qu'on puisse établir que la personne qui a été interpellée a effectivement lancé un pavé sur des policiers et reparti. Alors tous les jeunes qui ont été interpellés avec sur eux des ordinateurs portables, des articles, là ça va être un peu plus
facile et c'était hier le parquet de Paris communiquait des éléments et vous aviez à peu près la moitié des gardes à vue, c'était pour les atteintes au bien donc pour des personnes qui avaient été arrêtées avec des objets volés mais sinon et c'est une des difficultés c'est que et c'est souvent les éléments d'ailleurs les plus les professionnels de la casse ils savent très bien comment s'y prendre pour ne pas être arrêtés. Ils savent très bien comment euh se partir en courant et et semer les policiers pour changer d'apparence physique. Donc là où ils étaient tout en noir, ils ils changent le blouson de sens, ils mettent une casquette d'une autre couleur et ceux qui se font attrapés, c'est souvent effectivement ceux qui on moins d'expérience et qui avaient pas pensé que c'est bien beau
d'être tout en noir, mais si on a une paire de basket orange fluo, on va se faire repérer et que et que là on pourra se faire attraper et condamner. Mais c'est souvent pas les les profils les plus dangereux. Et donc il y a aussi un sujet autour de de la neutralisation des des meneurs mais qui sont très aguéris et donc c'est une réelle difficulté et les magistrats à un moment ils ne peuvent pas condamner sans éléments de preuve. Antoine compte mais votre question Lucy c'était est-ce que finalement le fait qu'il y ait eu pas mal d'erreurs d'écueil autour du maintien de l'ordre jusqu'à présent Jordan Bardella citait le l'histoire du Stade de France. On se rappelle ce qui s'était passé avec ses supporters c'était un peu parti dans dans tous les sens. Je pense c'est surtout en fait une
colère généralisée qui couvre depuis de nombreuses années. Euh je rappelle que les gilets jaunes ont essayé presque chaque année de se reformer, de reproposer des des manifestations. Il y avait ce mouvement bloc tout, on s'en souvient il y a quelques années qui n'avait pas du tout fonctionné. C'était l'année dernière, voilà, le temps passe vite et qui n'avait qui n'avait pas du tout pris. Et en fait, il y a une colère. Alors, on entend beaucoup cette expression de convergence des luttes. Je sais pas si c'est une convergence des luttes, mais en tout cas, il y a une colère dans de nombreux corps de métier dans ce pays chez de nombreux Français. Il y a la colère des Français qui souffrent de la flamblée des prix du carburant, des prix à la pom bien évidemment, mais il y a aussi les
agriculteurs, il y a aussi les enseignants, il y a aussi les lycéens et en fait toutes ces revendications là avec les violences de ce weekend, on les a totalement oublié. D'ailleurs, hein, qui parle aujourd'hui de revendation lycéenne ? Plus personne. On parle uniquement des des violences. Alors bien évidemment, il faut en parler parce que et ça et peut-être vous avez raison que ça arrange tout le monde aussi bien le gouvernement. Bah en tout cas, ça arrange pas les lycéens et ceux qui étaient mobilisés et les manifestants qui ont aussi manifesté pacifiquement parce qu'il y en a eu d'ailleurs qui étaient bien plus nombreux que ce qui avait prévu aussi la note des 5500 à 800000 personnes en fonction des sources ministères de l'intérieur ou organisateur effectivement ça fait
énormément de monde dans la rue prévu 2000 effectivement donc bien plus nombreux que ce qui avait été prévu par les renseignements en tout cas anticipés là aussi je reviens à à cette question que je vous posais mais parce que je voudrais aussi votre votre analyse Noémi Antoine, samedi prochain, il y a nouveau un appel à mobilisation de la part de la plateforme gilets jaune qui avait appelé à la mobilisation le le weekend dernier. Entre-temps, Emmanuel Macron s'est exprimé, c'était hier soir, vous l'avez suivi notamment sur France info avec cette possibilité pour les préfets d'interdire des rassemblements, des manifestations. Est-ce que finalement c'est pas cet outil là qui risque de servir notamment samedi prochain pour éviter de revoir ce qu'on a vécu le
weekend dernier ? Très clairement en tout cas ce que Laurent Nunes dit ce matin, c'est nous pouvons interdire certaines manifestations quand les choses ne sont pas cadrées, quand il y a un risque de présence de militants d'ultra gauche ou que des pilleurs en profitent, nous nous interdirons toutes les manifestations déclarées qui n'apportent pas de garanties suffisantes. ce collectif du des gilets jaunes. Très clairement, si on se si on regarde comment se sont passées les choses samedi, on peut dire que il y avait pas beaucoup de garanties. D'ailleurs, on a vu qu'il y avait pas de service d'ordre, on a vu que il y a eu ça a été compliqué de se mettre d'accord sur un parcours. Il y avait aussi Interfac Île-de-France qui voulait absolument marcher vers les les lieux de
de pouvoir. Donc les les les discussions ont duré tout la tout l'après-midi avec la préfecture de police de Paris. euh c'était euh jeudi ou vendredi pour se mettre d'accord sur sur le parcours. Donc en l'état actuel des choses, alors on est lundi et on parle d'un rassemblement qui aura lieu au samedi prochain. Peut-être que si des syndicats euh se saisissent, mais il y a déjà un appel pour le 5 novembre, donc ils vont peut-être pas vouloir non plus se disperser. Sinon, je pense qu'effectivement le préfet de police à Paris, mais les préfets ailleurs auront un levier parce manifester, c'est un droit, c'est dans la constitution. Il faut avoir de bonnes raisons. On peut pas interdire une manifestation juste parce que bon, on n pas très envie de voir des gens dans la rue. En revanche,
si on estime qu'un risque de trouve la landre publique et honnêtement quand on voit ce qui s'est passé samedi, les les dommages que ça a causé, la violence qu'il y a eu dans les rues de Paris, on peut imaginer que le préfet de police prendra un arrê certainement c'est très certainement ce qui va se passer. Il faut savoir également que les ne jamais une une manifestation, elle est ou tolérée ou interdite, hein. C'est c'est faut faut au niveau réglementaire, c'est c'est ça. Mais là, je pense qu'il va y avoir un usage euh important de ces interdictions. D'autant que là, le contexte à une semaine près va le justifier. Mais qui dit interdiction dit pas forcément non manifestation parce que je suis désolé de ces émetiers, ils étaient pas du tout déclarés. dans la
manifestation officielle, ils ont profité justement de l'encadrement par les CRS de cette manifestation officielle. Moi j'y étais sur place, j'ai vu dans les rue autour de la place de République, j'ai vu en 2 heures aucun policier dans les petites rues parce qu'ils étaient totalement dépassés. Lesers ont besoin qu'il y ait ils ont besoin qu'il y ait du monde. Il ils ont besoin qu'il y a un rassemblement important. Hier, il y avait pas de rassemblement. Il y a eu des émeutes he hier soir dans les rues de Paris effectivement des des pillages en tout cas des dégradations. Vous imaginez qu'il y a cet appel et qu'il y aura des forces de l'ordre présente samedi prochain. Mais si il y a pas de de de manifestation manifestation pardon autorisée, on peut imaginer qu'il y a
quand même tout un tas de personnes qui portent des revendications qui oui mais il y en a aussi qui ne viendront pas. Donc si vous avez pas un de de dizaines de milliers de personnes, c'est plus compliqué pour pour les casseurs d'agir. Ils ont besoin qu'il ait beaucoup de monde pour pouvoir passer passer à l'action. Mais très clairement, de toute façon, et on va observer les prochains soirs, les prochains jours, c'est les vacances scolaires en plus. Donc on va voir si ce qui va se ce qui peut se reproduire dans les prochains jours.
Jordan Bardella