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DébatDanièle Obono· 14 septembre 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleBudget & impôts

📺LECORNU | Le clone néolibéral et austéritaire de Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on y voit un peu plus clair 5 jours après sa nomination sur la méthode, le style de Lecornu ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La méthode de Cornu pour vous, c'est quoi ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quand vous entendez un nouveau premier ministre qui tend la main au socialistes à la gauche, vous réagissez comment ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Il y a de la défiance envers Lecornu, 16% de soutien. Comment l'expliquer ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats saluent le retrait de la suppression de deux jours fériés. Vous en pensez quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « Je veux une discussion parlementaire moderne et franche de très bon niveau avec le PS, les écologistes et le parti communiste. »
  • 4:30Sébastien LecornuFait
    « Cette gauche républicaine dont on connaît les valeurs doit s'émanciper de la France insoumise qui s'exclut elle-même, dit-il encore de la discussion et préfère le désordre. »
  • 5:30Daniel ObonauFait
    « Pour quelqu'un qui a été au pouvoir depuis 2017, qui est comptable du désordre et du chaos économique et social dans lequel est plongé le pays, c'est quand même assez osé de pointer du doigt la France insoumise. »
  • 9:30Isabelle Tis Saint-JeanChiffre
    « On a 20 % de taux de chômage chez les jeunes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On en parle avec Daniel Obonau. Bonjour et bienvenue. Vous êtes député la France insoumise de Paris.

En face de vous Art Bactier. Bonjour et bienvenue. Vous êtes le maire d'hiver droite de Neil sur Marne en scène Saint-Denis.

À vos côtés Isabel Tis Saint-Jean. Bonjour et bienvenue. Économiste professeur à l'université Serbon Parisord et membre du laboratoire centre d'économie de l'université de de Paris Nord et Jérémy Trottin éditorialiste politique BFM TV.

Bienvenue à tous les quatre. À l'instant, le nouveau premier ministre envoie un message sur les réseaux sociaux expliquant ceci. Sébastien Lecnu qui écrit "La rupture concerne autant la méthode que le font.

Il redit son intention de présenter au parlement un grand acte de décentralisation. Il en a parlé dans la presse quotidienne régionale et il poursuit. Chaque administration doit être sous l'autorité directe d'un ministre, d'un préfet ou d'un élu local.

Quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes. Question de ce matin Jérémy, est-ce qu'on y voit un tout petit peu plus clair 5 jours après sa nomination sur la méthode, sur le style le cornu au lendemain de son premier déplacement aussi ? Oui, parce que c'est vrai que cette interview a permis d'éclairer un petit peu les choses.

Il veut finalement gouverner avec ce socle commun et pas du tout l'intention de faire rentrer des des ministres de gauche au sein de son gouvernement. avec la gauche à l'exception desfi, il veut travailler de maintenère franche et sincère à l'Assemblée nationale pour construire bien sûr enfin essayons du moins de construire des des compromis en vue du prochain budget. Il explique aussi qu'il ne veut pas se mettre dans la main du Rassemblement national, qu'il veut pas finalement adopter la même stratégie qu'avait pu faire en son temps ou pu avoir en son temps Michel Barnier.

Il ne veut pas passer d'accord politique avec le parti de de Jordan Bardella. Donc on en sait un petit peu plus sur la stratégie. Après, on voit qu'il fait aussi un certain nombre de gestes.

Il enlève tous les éléments ultra irritants, notamment sur les jours fériers ou encore sur la question de c des privilèges, même s'ils sont encore très peu euh sur c'est ce qui va retirer ces quelques privilèges à l'ancien premier ministre, mais en réalité c'est purement du symbole. Et après, il y a cet aspect aussi où on a l'impression qu'il veut revenir sur les conclusions du grand débat ou des gilets jaunes qu'on aurait pas très bien compris, pas très bien similé, on aurait pas fait grand-chose. Donc il veut faire de la décentralisation mais ça enfin pour moi ça paraît assez lointain.

Euh ça paraît pas l'urgence du moment et puis je ne suis pas sûr qu'en 18 mois il puisse faire grand chose en matière de c'est une façon l'impression de faire une annonce sans s'engager outre mesure dans la mesure où de toute façon il est un peu piedp lié à à à aux ambitions et concernant des oppositions notamment enfin c'est sa priorité là devra être le budget donc un nouvel acte de décentralisation ça ce sera éventuellement dans un deuxième temps s'il arrive à passer un budget et s'il arrive à passer l'hiver Maton sur le la méthode le cornu toujours Daniel Obonau Je cite le nouveau premier ministre dans la presse quotidienne régionale. Je veux une discussion parlementaire moderne et franche de très bon niveau avec le PS, les écologistes et le parti communiste. Cette gauche républicaine dont on connaît les valeurs doit s'émanciper de la France insoumise qui s'exclut elle-même, dit-il encore de la discussion et préfère le désordre.

La méthode de Cornu pour vous, c'est quoi là ? Bah, je sais pas trop de quoi parle monsieur LCornu. Je crois que pour quelqu'un qui a été au pouvoir depuis 2017, qui est comptable du désordre et du chaos économique et social dans lequel est plongé le pays, c'est quand même assez osé de pointer du doigt la France insoumise, mais il paraît que nous sommes responsables de tout sans avoir jamais été au pouvoir.

Bref, tout cela en fait m'importe ou m'interpelle peu. Il veut pas parler avec vous. voulez parler finalement c'est je vois pas bien ce que nous aurions à dire à monsieur le cornu encore une fois il est dans la continuité alors oui la méthode on nous explique à chaque fois à chaque premier ministre alors c'est de plus en plus récurrent puisque ils tombent tous les uns après les autres que là ça va tout changer il va faire les choses super bien il va s'adresser tendre la main et cetera et cetera et à la fin du fin on se retrouve toujours avec les mêmes politiques, le même budget qui desser la majorité de la population et n'est au service que d'une minorité.

C'est ça la vérité des prix. Il peut enrober cela de toutes les manières qu'il veut. Il peut offrir des fleurs, lancer des fleurs et agiter des carottes aux uns et aux autres.

À la fin de fin, ce qui va déterminer sa politique, c'est le néolibéralisme et l'austérité qui veut imposer au peuple. Zartoch Btiari, vous appartenez au camp de la droite. Je rappelle que vous êtes le maire d'hivers droite de Neï sur Marne.

Vous êtes élu local. C'est intéressant. Quand vous entendez un nouveau premier ministre qui tend dans cette interview la main au socialistes à la gauche, moi si vous voulez en tant qu' réagir comment non mais en tant qu'élu local en réalité moi j'ai mon propre parcours.

Mon équipe municipale elle est diverse parce qu'en réalité la réalité du terrain elle est très diverse. On peut pas faire est-ce que faire une police municipale c'est de droite ou de gauche ? Est-ce que planter des arbres c'est de droite ou de gauche ?

En réalité, faire de la santé, c'est ni de droite ni de gauche, c'est tout en même temps. Donc en réalité, moi ce que je souhaite, c'est vraiment arriver à réussir pour ce pays. Et s'il faut faire en sorte d'entendre davantage les les bruits qui viennent du peuple, de quel de quelle comédience qu'il soit, je pense que c'est une bonne chose.

Maintenant, il faut quand même un cap pour diriger un pays. Et quel est le cap qui va nous être donné ? Quand j'entends et quand je lis Sébastien le cornu dire en somme on va désépaissir le 1000 feuille administratif, on va donner plus de compétences au local, moi j'ai peur d'une seule chose, c'est qu'en réalité on soit on sera peut-être à nouveau déçu parce que à chaque fois que l'État dit "On va vous donner plus de compétences", en réalité ce qu'il faut entendre c'est que vous aurez toutes les responsabilités mais moins de moyens.

Je vous donne un exemple très simple. Dans ma ville, on a dû créer en 2020 une police municipale pour une raison très simple, c'est qu'à partir de 20h, il y avait plus de policiers nationaux. À partir de 16h, il y avait de moins en moins de policiers parce que il y avait une chute de la du nombre d'effectifs.

Et bien, on a dû créer cette police municipale. Ça coûte très cher et derrière en fait en terme de moyens, déjà pour la créer, on a eu peu d'aide et en terme de compétences juridiques, est-ce que notre police municipale a les moyens d'agir ? En réalité non.

La police municipale, si elle arrêtait un chauffard avec un véhicule volé sans assurance et avec des stupéfiants dans le coffre n'aurait pas le droit de procéder un contrôle d'identité. Donc moi ce que je souhaite c'est que il y ait plus de moyens mais qu'on donne la capacité au local de faire parce que nous on sait faire. On entend de la méfiance dans vos propos dans l'opinion Jérémy ce matin 5 jours après la nomination de Sébastien le Cornu, c'est clairement de la défiance.

Oui. 16 % uniquement des Français qui soutiennent l'arrivée et l'action de ce nouveau premier ministre. C'est un record absolu.

En réalité, jamais un premier ministre n'est arrivé dans ces dans ces conditions. Donc c'est peut-être aussi pour ça qu'il fait des gestes très entre guillemets populaire ou populiste sur la question à la fois de la fin des privilèges pour les premiers ministres ou sur les jours fériers. Il a un défi Sébastien Lecorn qui à la fois a de la confiance et aussi de la notoriété parce qu'en réalité il n'est pas du tout connu et les Français vont devoir se familiariser avec avec ce nouveau personnage qui était ministre des armées mais qui en réalité est extrêmement discret.

Les seules choses qu'on sans doute identifié les Français, c'était que c'était un proche d'Emmanuel Macron. Alors dans la PQR, il dit "Cette loyauté avec Emmanuel Macron m'offre précisément la liberté d'adapter l'action gouvernementale aux circonstances". Alors ça on verra à l'usage he on verra on jugera sur les faits.

A priori quand vous êtes proche de quelqu'un, vous appliquez plutôt ce qu'il vous demande de faire plutôt que de s'émanciper de toute la politique qu'il aurait pu mener les h dernières années. Donc comme vous dites "On verra, on verra, on verra." Mais moi je je pense que Sébastien Lecni sera plutôt tenté d'appliquer purement et simplement la politique d'Emcron.

Sur le retrait de la suppression de deux jours fériers. Daniel Obonau, les syndicats CGT, CFDT saluent l'une une première victoire, l'autre une première bonne nouvelle tout en estimant que bien sûr ça n'est pas suffisant. Vous vous dites quoi ce matin ?

Si c'est avec ça qu'il croit que il va pouvoir acheter la paix sociale, je pense qu'il prend les Français et les françaises pour des imbécile parce que d'abord cette mesure elle a été annoncée. Elle n'aurait jamais dû avoir lieu de toute façon. Donc c'est pas c'est pas comme si il faisait une enfin un un il enfin il donnait quelque chose de plus en fait.

Donc euh bah de toute façon, ces annonces, elles ont été faites justement pour tester, pour tenter, pour voir euh par monsieur par monsieur Beirou jusqu'où il pouvait pousser. Ce le le symbole que ça représente euh bien sûr a créé euh beaucoup de de rejets et très légitimes de la part de la population. Mais encore une fois, je je le répète, euh je pense que il se trompe s'il croit que la masse de la population va se laisser berner par justement les hochet qu'il agitent, les privilèges des anciens ministres et cetera parce que la réalité concrète des gens aujourd'hui, c'est ce sont des difficultés sociales et économiques à cause des politiques d'austérité.

Donc on va vous dire on enlève de jours férier mais on va continuer à faire la politique économique qui met le pays, qui met les entreprises, qui met les citoyens, les citoyennes dans des difficultés. Ça ne suffira certainement pas et et je crois même que à force de croire que les gens se laisseront berner, il va avoir un retour de bâton très dur. D'ailleurs sur ces deux jours fériers qui auraient été supprimé, en tout cas c'était le souhait de de François Bairou, ça représentait combien Isabelle Tis Saint-Jean ?

Parasti le dit que retirer la suppression des jours fériers exigera de trouver d'autres sources de financement quand même. Il dit cela mais ça représentait combien les de jours féri débat entre l'INC et puis Amélie de Montchalin mais en gros c'était 0,06 points de PIB. Je suis désolé c'est hyper technique mais donc c'est pas énorme.

Ça se compte en milliards en unité de milliards si vous voulez hein. C'est à peu près 3 milliards si on en met deux. Mais c'est c'est très compliqué à faire comme chiffrage.

Donc Améie de Monchalin disait plus sur les 44 c'est pas rien mais c'est pas non plus ça qui va faire une trajectoire budgétaire. En revanche, c'est symboliquement très important. Euh mais ça masque si vous voulez, c'est ça qui est un peu désolant dans les débats économique actuel, c'est que ça vient masquer euh les vraies problématiques.

C'estàd que le problème c'est pas que les gens qui sont dans l'emploi travaillent pas assez. C'est pas ça le problème de la France dans le manque de travail. C'est le fait que vous avez toute une partie euh de la structurellement la population française est telle que vous avez des gens qui sont hors de l'emploi hein euh à la fois chez les seniors mais aussi chez les jeunes.

On a 20 % de taux de chômage chez les jeunes. Donc toute la question et puis des phénomènes démographiques qui font que oui, on n'est pas l'Allemagne et cetera. Donc toute la question c'est comment on refait ça ?

Et c'est ça qui est un peu désolant dans ce qui se passe en ce moment, c'est le sentiment que bon, OK, on va c'est c'est très bien, on agite des des des symboles, mais on voit pas la dynamique qui pourrait la structure, le projet qui pourrait faire que on avance. Or en ce moment, on est quand même dans une situation économique qui va pas très bien avec une une inquiétude sur la situation sur les marchés financiers. Alors, il faut pas se laisser dicter par les marchés financiers, mais il y a quand même il y a quand même des signaux qui sont pas bons.

Et les signaux, ils sont pas bons à cause de cette instabilité politique, à cause de ce sentiment que tout le monde a que on voit pas comment on y va. On voit pas où on va, on voit pas comment on y va. Oh.