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DébatSud Radio (sur YouTube)· 11 février 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Faut-il supprimer l'excuse de minorité ? Débat Jordan Guitton (RN) x Me Dylan Slama

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Faut-il supprimer l'excuse de minorité dans le droit français pour les mineurs auteurs de crimes violents ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Pourquoi un mineur de 17 ans qui tue aurait une excuse de minorité alors qu'un majeur ne l'aurait pas ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Un gosse de 14 ans mandaté par un voyou pour assassiner : mérite-t-il un traitement à part ?

  • 8:50RelanceRéponse partielle

    Quels sont les arguments juridiques contre une suppression pure et simple de l'excuse de minorité ?

  • 9:31OuverteRéponse directe

    Pourquoi faut-il changer la Constitution pour supprimer l'excuse de minorité ?

  • 15:34RelanceRéponse directe

    La dissuasion fonctionne-t-elle pour les mineurs avant de commettre des délits ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Maître Dylan SlamaChiffre
    « La délinquence des mineurs baisse que ce soit en proportion ou en terme absolu. En proportion, il y a une vingtaine d'années, 22 % des actes délictuels qui étaient commis l'été par des mineurs. Aujourd'hui, on est à 12 %. »
  • 3:08Jordan GuonChiffre
    « 39 % des mineurs dans les 2 ans récidives qui ont déjà commis un délit ou un crime. »
  • 3:43Maître Dylan SlamaFait
    « Le principe du droit, c'est qu'il doit être constant et qu'il est suffisant à appréhender toutes ces différentes réalités, même quand elles évoluent. »
  • 4:15Maître Dylan SlamaFait
    « Ce sont donc les Français directement et non pas des magistrats gauchisés, rouges et cetera qui décident. »
  • 5:28Jordan GuonFait
    « On ne peut plus traiter des mineurs avec des lois qui datent de 1945 il y a 80 ans d'un autre siècle et d'un autre temps sur des lois et sur des faits qui sont aujourd'hui bien plus graves. »
  • 6:38Maître Dylan SlamaFait
    « Le changement législatif, il est de l'ordre du gadget pour deux raisons. »
  • 7:47Maître Dylan SlamaFait
    « Les causes sont tellement multifactoriel dans ce changement de société. »
  • 10:03Maître Dylan SlamaFait
    « Vous avez dit il faut juger l'acte et pas la personne. Bah alors ça ça va l'encontre pour le coup d'un principe général du droit. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Le grand matin [musique] Sud Radio, la vérité en face. Jean-François ALili 9h33 vous nous appelez 0826 300 300 tous ces sujets qui vous passionnent chaque matin sur l'antenne de Sud de Radio. Vous intervenez, vous faites bien de de le faire comme ça avec votre franc parler. Faut-il juger les mineurs plus sévèrement ? Et faut-il supprimer l'excuse de minorité dans le droit français pour les les mineurs auteurs de de d'infraction violentes de crimes ? de invités ce matin pour en débattre. Bonjour maître Dylan Slama. Bonjour. Vous êtes avocat pénaliste au barreau de Paris et bonjour à vous Jordan Guon. Bonjour. Député rassemblement national de l'aube, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale. Alors il y a ce

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cas spectaculaire je le cite un adolescent de qui a 15 ans aujourd'hui qui comparait devant le tribunal pour enfants de Paris pour ce meurtre du chauffeur de VTC à Marseille. Autre affaire retentissante d'ailleurs, un mineur qui a été interpellé après l'enlèvement lié aux cryptomonnaies d'une magistrate et de sa mère en is plus généralement les les violences chez les ados ne cessent de monter en intensité. Maître Dylan SLA, c'est vrai que cette excuse de minorité et est plus que jamais en débat aujourd'hui. Est-ce que alors vous savez, il y a l'ordonnance de 1945, il y a eu quelques toilettaages depuis. Est-ce qu'il faut tourner la page aujourd'hui et regarder les choses en face différemment ? Alors, d'abord, je suis pas d'accord avec les termes du débat. La délinquence des

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mineurs n'est pas en pleine explosion du tout. C'est elle monte en intensité. Alors, déjà, on peut on peut affiner effectivement, mais déjà, il faut préciser qu'elle baisse. La délinquence des mineurs baisse que ce soit en proportion ou en terme absolu. En proportion, il y a une vingtaine d'années, 22 % des actes délictuels qui étaient commis l'été par des mineurs. Aujourd'hui, on est à 12 %. Les mineurs ne concernent plus que 12 % de la déminance alors qu'avant c'était 20%. En intensité. C'est pour ça que je me suis permis de faire la la précision bien sû non mais je je je j'entends votre précision mais je fais aussi la mienne qui est de considérer que la délinquence des mineurs baisse et qu'il y a moins de mineurs impliqués aujourd'hui qu'il y en avait il y a

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encore 10 ans. Aujourd'hui on a 120000 mineurs qui sont appréhendés tous les ans. Il y a 10 ans, 20 ans, on était à 200000. Donc c'est quasiment divisé par de la délinquence des mineurs. Maintenant je suis d'accord avec vous. Elle change la délinquence des mineurs. Et effectivement vous parlez de VTC, vous parlez de cybercriminalité ou de Bitcoin ou de choses de cet ordre-là. Bien évidemment que ce sont des choses nouvelles. Bien évidemment que ce sont des choses nouvelles qui ne pouvaient pas exister il y a 20 ans. Mais le principe du droit, c'est qu'il doit être constant et qu'il est suffisant à appréhender toutes ces différentes réalités, même quand elles évoluent. On va pas créer une nouvelle loi à chaque fois qu'il y a un nouvel outil technologique. Lo qui existent Jordan

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Guon répondait à maître Dylan Sama làdessus. Justement, j'ai regardé hier soir en préparant cette émission bien sûr les chiffres du ministère de la justice et qui sont assez intéressants. Depuis 2017, les homicides évoluences graves donc des adolescents a doublé, les violences sexuelles ont doublé. La vérité, c'est que le type de délit et d'actes graves dans notre société euh il évolue d'année en année et on voit bien que les mineurs de plus en plus ont des comportements et et et ont des crimes qui historiquement sont des crimes qui sont faits par des adultes. Et donc, on doit adapter aujourd'hui, je pense, le code pénal et la loi aux actes qui peuvent être donnés par des mineurs. Pourquoi un mineur de 17 ans qui tue une personne, qui agresse une personne

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aurait une excuse de minorité alors qu'un mineur qui a quelques mois de plus, 18 ans et quelques mois, ne l'aurait pas ? Je pense que ça les Françaises et les Français l'entendent et qu'il est important de faire adopter un texte de loi qui évoluait la loi qui date de 1945 qui n'est plus du tout adapté à la période d'aujourd'hui. Lorsqu'on voit les chiffres de récidives aussi dans le taux des mineurs aujourd'hui 39 % des mineurs dans les 2 ans récidives qui ont déjà commis un délit ou un crime. Donc c'est quand même compliqué. Je pense que la loi doit évoluer. Maître Dylan SLA le l'excuse de minorité pour bien pour nos auditeurs, pour bien comprendre de quoi il s'agit peut-être une définition assez simple. L'excuse de minorité euh revient à dire que la peine

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envisagée peut être divisée par de pour un mineur lorsque l'excuse de minorité est retenue. Maintenant, il y a un point avec lequel je suis d'accord avec vous, c'est que ce sont les Françaises et les Français qui doivent trancher. Ça tombe bien, il se trouve ça tombe bien, il se trouve que la justice se rend au nom du peuple français et vous prenez le cas d'un assassinat ou d'un meurtre qui serait commis par un mineur. Ça tombe bien, lorsque ça arrive. Il est jugé par une cour d'assise composée avec des jurés populaires, c'est-à-dire des citoyens tirés au sort. Donc juste une dernière pardon une dernière précision pour pour terminer là-dessus parce que c'est important. Ce sont donc les Français directement et non pas des magistrats gauchisés, rouges et cetera qui

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décident. Ce sont les citoyens tirés au sort qui décident. Et ces citoyens tirés au sort et j'insiste là-dessus et je termine après, ils ont la possibilité de revenir sur l'excuse de minorité au cas par cas. Ça veut dire que lorsqu'il y a un français, ils ont la possibilité d'écarter aujourd'hui à droit constant, ils ont la possibilité d'écarter cette excuse de minorité. Encore une fois, non pas les magistrats, mais les citoyens, les français. Juste pour comprendre ce qui se passe dans cette société, je vous pose la question à tous les deux. Je vais commencer par vous Jordan Guutan et puis vous également maître Dylan Slama, un un gosse de 14 ans mandaté par un un voyou qui est en prison de la DZ mafia qui lui demande d'aller assassiner je ne sais qui dans un quartier marseillais qui

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monte dans un VTC. Chauffeur n'y est pour rien, il n'a rien à voir avec tout ça. Il se prend une balle dans la tête. Jordan Guon, vous considérez que c'est un un mineur qu'il mérite un traitement à part ou ces codes aujourd'hui sont ceux des des adultes ? C'est c'est c'est un débat aujourd'hui sur lequel on discute et et moi je pense que nous devons faire évoluer évidemment la législation. On ne peut pas considérer un mineur qui a 14 ans. Bien évidemment, aujourd'hui, on est dans un pays où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes, je crois, dans dans les chiffres officiels du ministère de l'intérieur. On on vit dans un pays où des mineurs peuvent tuer des adultes, agresser des adultes, violenter sexuellement des adultes. Donc, on ne peut plus traiter des mineurs avec des

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lois qui datent de 1945 il y a 80 ans d'un autre siècle et d'un autre temps sur des lois et sur des faits qui sont aujourd'hui bien plus graves. Aujourd'hui, il y a eu énormément de sujets sur l'utilisation des réseaux sociaux pour les adolescents. On voit l'utilisation aussi des des jeux vidéos. On voit bien qu'il y a une montée des violences de la part des adolescents. Et donc, il n'est plus question de traiter un adolescent comme un mineur alors même que parfois il se comporte comme un adulte dans la société. Je pense qu'il y a fait des dizaines d'années, il y avait plutôt des petits actes crapuleux dans la ruralité, dans les villes de casse, de dégradation de matériel public. Aujourd'hui, on a on touche à l'intégrité physique des personnes. On voit des meurtres. Moi, je suis député

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de l'aube à quelques kilomètres de ma circonscription en Haut Marne. L'année dernière, un professeur euh s'est fait tuer à l'entrée d'un collège. Enfin, c'est c'est dans dans quel monde on vit ? Dans un petit département rural comme la Hautemne. Et ce mineur-là, vous allez pas me dire qu'on va le juger comme un mineur avec une excuse de minorité. Ce n'est plus du tout adapté et les Français et non français ne l'entendent plus et heureusement, ils sont d'accord à plus de 80 % pour faire évoluer cette loi et pour supprimer cette excuse de minorité qui n'empêchera pas le juge de personnaliser la peine he qu'on soit bien d'accord sur le fond de l'affaire. Mais je pense qu'il faut supprimer cette excuse de minorité qui n'est plus du tout adaptée dans le temps dans lequel nous vivons.

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Maître Dylan Slaman une question et qui qui répond à ce qu'a dit Jordan Guiton à l'instant. Pour vous la société n'a pas changé enfin quelque chose l'ensuvagement vous savez ce mot est contesté j'entends bien mais alors elle a changé la sociétév je les sauvageons bien sûr des civilisations sauvagement on peut utiliser tout le vocabulaire qu'on veut mais en tout cas oui la société change parce queil y a des nouveaux outils. Vous parlez de la design mafia bah tout ça se passe en ligne tout ça se passe avec de la crypto messagerie bien évidemment des choses qui n'existaient pas il y a 20 ans. Donc évidemment que la société elle évolue. maintenant faire croire que parce qu'on change le droit, parce qu'on change la loi, ça irait remédier à ces problèmes, ça simpliférait les choses ou bien ça

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serait totalement dissuasif. Et bien, je pense que c'est faux. Je pense que le changement législatif, il est de l'ordre du gadget pour deux raisons. Il est du gadget de l'ordre du gadget d'abord parce que vous l'avez dit, le juge aura toujours la possibilité de donner exactement la peine qu'il veut. Donc en vérité euh ça ne change rien dans la mesure où la peine maximum est relativement peu donnée. Donc en vérité euh le juge, même avec excuse de minorité ne va rarement va rarement au bout de ce qu'il peut donner comme peine. Donc en vérité ça ne change rien. Et deuxièmement, c'est de l'ordre du gadget parce qu'on sait très bien que dans ce changement de la société euh que vous avez décrit et encore une fois auquel je souscris, je suis d'accord. La société évolue d'accord.

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Donc voilà, on est d'accord sur une partie du constat encore une fois. Donc je suis d'accord là-dessus, mais faire croire que c'est le droit qui va permettre de de remédier à ce changement, le le droit est très impuissant finalement et et les causes sont tellement multifactoriel dans ce changement de société. parler des nouvelles technologies mais pas seulement les réseaux sociaux. Que faire croire que c'est le le droit et le changement du droit qui permettra de changer ça encore une fois c'est regarder ça par le petit bout de laiette parce qu'on sait très bien que les mineurs ne regardent pas le code pénal ou code de procédure pénale avant de commettre si je pense qu'on peut dissuader les parents, on peut dissuader les mineurs d'avoir des et nous on est

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au Rassembl national favorable à ce que ce soit pas l'âge qui soit jugé mais l'acte l'acte que vous ayez 14 ans 17 ans, 24 ans, 27 ans, ça ne change rien. C'est l'acte qui doit être jugé. Lorsque vous touchez à l'intégrité physique d'une personne, vous devez aller en prison, quoi qu'il arrive. Vous devez aller dans un centre éducatif fermé pour les mineurs. Nous au Remblé national, on souhaite en en mettre un par département. Et je pense que toutes ces mesures sont des mesures de bon sens qui doivent faire qu'on retrouve en fait un code pénal qui est ferme, des décisions de justice qui soient ferme et lorsqu'on aura des peines planchées que nous souhaitons nous aussi remettre au Rassemblement national pour obliger les juges lorsqu'une personne touche à l'intégrité physique d'une autre

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personne dans la société alors elle aura l'obligation d'au moins de l'enfermer juste pour protéger les françaises et les françaises car c'est le but moins tant que parlementaire c'est pour cela que je me suis engagé ouais alors maître Dylan Slamama pour rebondir c'est ce qui ce qui est dit à l'instant je vous poserai la question pardonnez-moi mais un peu à l'enverse les arguments alors mis à part ça ne changera rien ce que vous dites souvent on dit un fait d'hiver une loi et puis rien qui changes d'accord mais quels sont les arguments juridiques contre une suppression pure et simple mais l'argument juridique contre le maintien l'idée selon laquelle il vaut mieux aujourd'hui concernant les mineurs peut-être essayer par l'éducation par le le non pas par la sanction de de

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corriger la chose mais vu la violence des fait des faits s'incriminé Quels seraient les arguments contre la suppression ? Voyez ce que je veux dire déjà encore une fois je je suis désolé mais la la vous avez raison de dire que les lois s'enchaînent on en est je crois en 2 ans à deux réformes de la justice des mineurs. Il y a eu la proposition et la réforme faite par du Pomti et ensuite eu la proposition faite par Gabriatal. Je parle des deux dernières années des deux dernières années avec le Conseil constitutionnel qui est venu retoquer. C'était pas une suppression pure et simple avec Gabriel Atal c'était c'était un aménagement. D'accord. On est d'accord mais encore une fois je le redis les magistrats ont la possibilité aujourd'hui à droit constant de revenir sur cette excuse de

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minorité. Vous avez dit il faut juger l'acte et pas la personne. Bah alors ça ça va l'encontre pour le coup d'un principe général du droit. Ça veut dire que lorsqu'on juge une personne on juge l'acte. C'est vrai. On juge aussi la personnalité. C'est vrai pour les adultes, c'est vrai pour les mineires. Juger pour la personnalité ça veut pas dire de trouver des circonstances forcément. Ça veut aussi dire que si jamais il y a un cas judiciaire, on juge [rires] toujours dit il faut juger pas la personne. On va répondre à ce que on va répondre à ce que dit maître Dylan SL. C'est très intéressant. C'est vrai que les textes actuels, c'est le code de justice pénur il permettent au fond de de lever cette excuse de minorité dans la question il faut le faire en principe, il faut le faire en principe

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en fait la justice de manière générale. Nous on on on veut on veut en faire un principe de supprimer cette excuse de minorité. Gabriel Atal avait proposé le fait d'y déroger. Nous, on veut complètement le supprimer aujourd'hui. Ce n'est plus quelque chose qui est adapté à notre temps. C'est plus du tout quelque chose qui est adapté à la délinquence des mineurs. Encore une fois, vous avez la clémence la clémence des magistrats ne partirait pas du texte mais de l'appréciation du jugement. C'est ça. Exactement. Et en fait, on veut faire évoluer tout ce corpus législatif. Mais excusez-moi, mais c'est un programme politique en entier sur l'évolution du code pénal. faire évolu évoluer cette fermeté dans la justice lorsque vous aménagez lorsque vous vous empêchez de

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par exemple des aménagements de peine lorsque vous touchez à l'intégrité physique des personnes. On veut sacraliser l'humain dans la société au Rassemblement national. C'est-à-dire que si vous agressez une personne physiquement, si vous lui mettez un coup de couteau, vous la tuez, vous avez une agression sexuelle, vous avez l'obligation demain d'être en prison, d'être enfermé pour protéger les Françaises et les Français. Ça nous semble être un principe de bon sens qui est soutenu par la population et moi c'est mon rôle de parlementaire que de protéger mes compatriotes. Allez, je vous poserai la question dans Oui, je sens que vous avez envie de répondre mais c'est la pause hein. On y vient, vous inquiétez pas, on y vient. Il il y a la question de cette

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suppression [musique] de l'exception de minorité. Est-ce qu'elle est conforme à la Constitution ? Pourquoi au fond euh euh il faudrait une réforme constitutionnelle éventuellement hein ? Si si une prochaine majorité changer ce texte 9h45 si vous nous appelez, vous appelez 0826 300300. Ce ce ce débat est passionnant avec nos invités. On se retrouve dans un instant pour la suite de la vérité en face. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Akili. Faut-il en finir avec cette excuse de minorité, c'est le débat ce matin dans la vérité. Enfin, je vais pas rappeler ces ce sont pas des faits divers, ce sont des des crimes, ce sont des des drames qui surviennent à la société qui sont largement commenté aujourd'hui. La

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question a été posée à l'instant sur alors ce n'est pas simplement une question institutionnelle, c'est pourquoi diable faut-il changer la constitution si l'on vous veut revenir euh sur cette excuse de minorité qui date aller de l'ordonnance des mineurs de février 45. Euh là-dessus, maître Dylan Slama, pourquoi pourquoi faut-il surger la Constitution ? Bah c'est c'est alors c'est difficile de répondre sans être trop technique mais effectivement la Constitution est un texte court mais qui est largement interprété par le Conseil constitutionnel et le Conseil constitutionnel en se basant sur le texte sur la Constitution vient dire que tout un tas de principes s'en dégagent. Et donc l'un des principes qui se dégagerait selon le Conseil constitutionnel, donc selon des humains

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d'aujourd'hui en 2025 hein euh qui se dégageraient de cette constitution, c'est que la justice des mineurs doit être fondamentalement différente de la justice euh des majeurs et que ça fait partie du principe d'individualisation dans le marbre de la Constitution française. C'est ainsi euh et Jordan Guon, si le RN arrive au pouvoir demain, ce qui est une possibilité, je l'espère. Euh bon, nous verrons bien, c'est l'année prochaine, hein, plus très loin de tes ces histoires là. Jordan Guon, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça sera une des priorités du RN ça. Non, mais évidemment, nous avons notre réforme pénale avec Marine Le Pen qui est prête à s'appliquer notamment en commission des lois pour changer le corpus législatif, notamment le code pénal de notre pays et et donner plus de

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fermeté à la justice aussi, plus de fermeté dans l'application des peines. On a pas beaucoup parlé de l'application des peines, mais c'est un principe quand même qui est très important où le magistratur populaire peut condamner très fermement un individu. Mais malheureusement dans le cadre de l'application de la peine à la fin des fins, il a toujours une peine alternative. Donc parfois on on veut nous aussi réformer ce code pénal pour supprimer des alternative à la peine de prison car il faut que la prison soit une sanction obligatoire encore une fois quand on touche à l'intégrité physique des personnes. Ça c'est quelque chose qui me paraît essentiel. Maintenant sur le débat sur lequel on touche sur le le Conseil constitutionnel, on le voit le conseil constitutionnel nous enferme

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dans un débat juridique. Moi, j'aimerais l'ouvrir sur un débat sociétal. Les Françaises et les Français pensent qu'il y a un problème de fermeté à l'égard de la justice de notre pays. Ils pensent que les mineurs doitent être jugés comme des adultes, hein. C'est un sondage qui le dit à plus de 84 %. Évidemment, il pense même d'ailleurs il faut aussi que le parlement vous suive les 3è la majorité. C'est pour ça qu'il nous faut une majorité pour agir à l'Assemblée nationale. Donc ça on demandera aux françaises et aux Français dans le cadre d'une dissolution après la préhentiel de de nous donner une majorité. Mais je pense que cette majorité avec le RA nationale, on peut même emporter quelques collègues puisqu'on avait bien voté des textes avec le centre droit et une partie de la

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droite en commission des lois pour faire évoluer ce corpus législatif. Mais je pense vraiment qu'il faut pas s'enfermer dans un débat juridique. Il faut être très concret. Demain, un mineur doit être jugé comme un adulte quand il agit comme un adulte. Ça doit être un principe de droit. Maître Dylan Slam là-dessus, vous avez répondu he sur le Conseil constitutionnel. On va sortir de ce débat qui qui est quand même très très juridique, très technique sur on évoquait tout à l'heure, vous savez, c'est vous qui en parliez d'ailleurs sur qu'est-ce qui est dissuasif au fond parce que ce que ce qu'en court celui qui va commettre un crime euh il ne le commet pas s'il sait que la sanction sera terrible. Ce sera la foudre va s'abattre. Bien sûr que si. Vous savez,

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aujourd'hui on sait tous que si on fume des cigarettes, on a un cancer et donc on meurt. C'est quand même ça pourrait être assez dissuasif. Et pourtant euh des centaines de milliers de personnes tous les matins prennent une cigarette et consomment des substances qui vont leur donner le cancer. Euh vous voyez que la dissuasion, elle ne fonctionne pas. Y compris pour des individus qui ne commettent pas des délits. C'est un exemple là très concret du fait que la dissuasion, y compris sur des conséquences extrêmement graves, le cancer, la mort, ça ne fonctionne pas. Donc à force pour des mineurs avant de commettre des délits ou des crimes, ils vont pas ouvrir le code de procédur pénal ou code pénal pour savoir quelle est la sanction qui s'applique. Vous parliez il y a un instant, monsieur le

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député, de la question d'aménagement de peine. Bah là, vous allez vous mettre à dos toute l'administration pénitentiaire en disant qu'il faut supprimer les aménagements de peine. Pourquoi ? Parce que si jamais il y a plus d'aménagement de peine, les prisons vont exposer. Les prisons vont exposer parce que finalement tout le monde n'aura plus aucune raison d'essayer de bien se comporter et de s'améliorer en prison puisque de toute façon ça sert à rien. De toute façon ça sert à rien. Et donc les prisons qui sont déjà en très mauvais état leur situation vont pris au ration en fait on veut construire de nouvelles prisons parce qu'en fait c'est un tout dans notre ére en prison il n'a rien à faire pendant 15 ans il sait qu'il sortira pas avant quoi qu'il arrive. Ça va très mal se passer

16:38

pour aujourd'hui vous avez énormément de personnes qui sont conna à moins de 5 ans pein de prison qui ne les appliquent jamais qui ne mettent jamais un pied en prison énormément de peine alternatives donc sur ce principe nous voulons redonner de la fermeté parce qu'il faut que les personnes soient jugées plus vite dans notre pays ça je pense qu'on peut être de d'accord làdessus et il faut il faut évidemment que les peaut

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que les peines de prison soient plus efficaces à l'égard de nos concitoyens notamment ce qui touche à l'intégrité physique. Vous parlez des concitoyens de de l'opinion publique. Nous sommes avec vous Daniel. Bonjour Daniel. Vous nous appelez Darzon c'est en Bretagne c'est non du morbillant. Vous en pensez quoi de ce débat ? Bonjour. Bonjour Daniel et à vos invités maître SL et monsieur Guidon. Oui. Qui vous écoute ? J'ai écouté je bon passionnant débat et vraiment félicitations parce que là là c'est effectivement les bonnes questions sont posées. Écoutez moi j'ai été conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation je m'occupais des des jeunes majeurs et c'est vrai que concernant les mineurs je vous dirais très simplement que je partage les l'analyse de madosama

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même si monsieur Guiton effectivement donne également de des des points très importants. Je suis assez défavorable pour en fait annuler l'excuse de minorité. Je pense que ce qui pêche surtout, c'est bien expliquer la peine aux mineurs euh à l'adolescent. Et c'est vrai que les actes dont on entend parler sont vraiment très horrifiants et en même temps ce qui pêche c'est tout l'accompagnement. Après he voyez, ils sont condamnés à une peine et puis ensuite ça fait pas synergie. C'estàd que des équipes de prévention spécialisé sont pas assez renforcées. Euh il faut beaucoup beaucoup de temps pour expliquer la peine, pour les suivre et pour qu'ils respectent leurs obligations. Donc ça c'est un premier point. Et ensuite ce qui est bien c'est que ce débat sur l'excuse de minorité

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bah ça permet effectivement une prise de conscience de chacun d'entre nous, les citoyens, voyez, les professionnels, les familles et qu'en fait on a envie de dire bah c'est l'affaire de tous hein. Le mineur dans l'espace public et bien c'est aussi notre responsabilité. Merci Daniel. D mot rapidement Daniel vous trouvez-vous que le la société allez néologisme c'est enauvagé à vos yeux vous qui êtes une professionnelle. Écoutez j'utiliserai pas ce mot même si je peux comprendre qu'on puisse l'utiliser. Je dirais que derrière tout ça si l'environnement change, alors le système relationnel change dans l'espace public et dans la famille. Et que l'important c'est de pouvoir être auprès des jeunes et que les familles bah soient accompagnées quand elles ont un

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de leurs enfants qui est en difficulté. C'est la le la situation est très très complexe. Merci à vous Daniel pour ce regard depuis euh Arzon dans le euh dans le Morbillon. Merci, c'est formidable. Merci pour ce regard et en plusès, on va dire de de spécialistes. Euh rapidement, c'est la c'est la conclusion avec vous deux. Je commence par vous, maître Dylan SLA propos de sagesse. Euh il y a peut-être quand même à un moment donné des questions qui devront elles sont posées, mais peut-être quelque chose à trouver. On peut pas rester en l'état peut-être. Moi je j'invite, vous savez, on a une chance dans ce pays, c'est que la justice est publique. Donc, j'invite tous ceux qui se posent des questions bien légitimement sur ces thèmes-là à aller dans les tribunaux, à aller dans

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les cours d'assise et à voir comment se rend la justice. Parce que effectivement, parfois, on voit des choses à la télé, on entend des choses à la radio, mais c'est important de voir comment se passe la justice et on va voir que elle fonctionne beaucoup mieux que ce qu'on peut penser lorsqu'on ne s'y intéresse pas de près. Donc je dis à ceux qui nous écoutent et qui se posent des questions, rentrer dans les tribunaux, les cours d'assise, voir comment se rend la justice et on verra si vous pensez toujours la même chose en en sortant qu'en y rentrant. Jordan Guon en conclusion rendez-vous euh en 2027. C'est ça c'est débat évidemment si les Français veulent changer le code pénal, donner plus de fermeté à la justice. Évidemment, ils doivent voter pour le Rassemblement national. Aujourd'hui,

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nous sommes les seuls à avoir un projet d'ensemble à incarner un projet global de fermeté à l'égard et notamment qui permettra de les protéger. car dans les propos un peu sociaux qui ont été donnés par ces dame, je l'entends mais en fait on ne parle jamais des victimes. Moi ça me pose un problème. On ne parle jamais des victimes et de la fermeté et de l'image de la peine à l'égard des victimes. Non, en l'occurrence Deva ça concerné ceux qui sont susceptibles d'être condamnés. Donc sociale de la chose et moi je je j'aimerais avoir une réponse pénale ferme d'abord pour assurer la protection des Françaises et des Français et avoir une réponse vis-à-vis des victimes qui subissent quand même parfois des drames dans des familles. Merci à tous les deux. Merci Jordan

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Guon, député Rassemblée national de l'aube et merci maître Dylan Slama, avocat pénaliste au barreau de Paris pour la qualité de ce débat et bonjour à vous Christine Bouillot. Mettez-vous d'accord sur quoi aujourd'h ? Alors on va parler de l'Ursaf qui réclame une petite ardoise à Uber 1AR700 millions d'euros en fait il faut requalifier dit l'Ursaf les chauffeurs Uber en salarié fixe. Voilà de quoi remplir les caisses de l'État si on cherche des sous et on parlera dans les débats aussi sur ces rapports cette mission parlementaire choque pour refaire des bébés en France 250 € par mois pendant 20 ans sans conditions de ressources un préat zéro pour acheter plus grand pour pouvoir loger le petit 2è le petit 3e ou le petit 4e comme on veut. On en débattra avec tout ça.

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Prix du réarmement démographique. Démographique. Absolument. C'est seulement une question d'argent. Et puis on parlera aussi de ce scandale d'État qui devient l'affaire puisqu'on a appris qu'un diplomate français était englué dans cette affaire. Bonne émission à vous et Gilles Gansman, Christine Bouill à tout de suite.