Édouard Geffray répond aux lycéens et promet des mesures sous huit jours | AC1G
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment permettre aux lycéens de s'exprimer dans un cadre apaisé et garantir l'attention des adultes ?
- 3:34RelanceRéponse partielle
Des jeunes mutilés, des parents obligés de protéger leurs enfants : que répondez-vous à ces accusations ?
- 7:16FerméeRéponse directe
Que prévoit le gouvernement pour sanctionner les émeutiers et leurs parents ?
- 11:59RelanceRéponse directe
Faut-il qu'il y ait un mort pour que vous commenciez à écouter la jeunesse ?
- 16:40FerméeRéponse directe
Pourquoi n'arrivez-vous pas à réduire les dépenses publiques après 10 ans ?
- 18:39RelanceRéponse directe
Pourquoi toujours faites-vous payer les Français pour votre incompétence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:18Benjamin LucindiFait
« Un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, monsieur le Premier ministre, mais enfin, vous avez perdu la raison. »
- 5:02Benjamin LucindiFait
« Qui gèle les salaires des fonctionnaires, qui depuis 10 ans maltraite nos services publics ? C'est vous, ce ne sont pas ces lycéens mobilisés. »
- 5:40Benjamin LucindiFait
« Vous êtes la honte de la République. »
- 6:20Laurent NunesFait
« Ce sont des armes intermédiaires qui sont non létales. »
- 8:00Yann BoucardFait
« Un commandant de police a été lâchement agressé par derrière avant d'être roué deux coups de pied dans la tête alors qu'il était au sol. »
- 9:14Yann BoucardFait
« La France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon sont responsables et il devrait avoir honte. »
- 10:25Laurent NunesPromesse
« Nous avons présenté en conseil des ministres un projet de loi qui va instaurer un principe casseur, payeur. »
- 11:59Florence LéotChiffre
« 215 élèves, 715 policiers, gendarmes et pompiers, 85 personnels éducatifs tous blessés. »
- 13:26Florence LéotFait
« Ces 10 dernières années, vous avez éteint les lumières de l'éducation et de l'espérance d'un avenir meilleur. »
- 18:39Roland LesquerFait
« Avec un budget Le Pen, on rêverait en couleur et on raserait gratis. »
- 26:21Paul MolacChiffre
« Le prélèvement de 2 milliards à venir sur le compte de l'UNEDIC. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à Clich et Levalois dans les Hautsennes. Engagés pour leurs camarades, préoccupés par la montée des tensions avec les forces de l'ordre, je les ai trouver lucide et déterminé. Que demande-t-il ? Que chaque professeur absent soit remplacé parce qu'un baccalauréat se prépare avec des cours toute l'année. Que leur emploi du temps soit allégé, mieux organisé. Que leur charge de travail soi mieux répartie, qu'une infirmière soit présente dans leur établissement. Qu'on les accompagne davantage pour parcours pour leur orientation. et de manière plus immédiate une règle claire pour distinguer l'absence choisie de l'absence subie en ces journées de blocus.
Alors cette écoute, elle encage chaque adulte qui côtoie ses jeunes et nous élus les premiers. Écoutez, ce n'est pas tout accordé, c'est échanger notre nos points de vue et trouver les meilleures solutions. Envisager ces solutions, c'est consacrer notre attention à l'éducation, un levier d'investissement qu'il nous faut poursuivre et notre attention à la jeunesse qui demande et qui mérite d'être davantage associé au débats public car les choix d'aujourd'hui conditionnent non seulement leur avenir mais aussi celui de notre nation. Comment permettre aux lycéens et aux jeunes de pouvoir s'exprimer dans un cadre apaisé d'une part et garantir l'attention des adultes ?
Madame la député, la parole est à monsieur Édouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale. Merci madame présidente. Madame la député Calves, je depuis le début de ces événements, je tiens une ligne qui je crois nous partageons qui est celle du débat démocratique, c'est du dialogue et la transparen et à partir du moment où on écarte les violences inqualifiables qui sont venues dans le fond confisquer les revendications lycéennes, il faut entendre et il faut comprendre ces revendications. Moi-même, j'ai fait comme vous.
J'ai reçu des dizaines de d'élus lycéens de BMire où je suis à leur rencontre et j'ai entendu en fait en réalité un profond besoin d'école et aussi un besoin d'avoir voix au chapitre dans un moment de notre histoire où le climat, j'allais dire politique global est pour le moins effervescent et où ils ont besoin de faire entendre leur voix. Très concrètement pour faire entendre leur voix et on a trois trois voix que nous mettons en œuvre. La première d'abord, c'est l'ouverture d'une plateforme sur laquelle chaque lycéen qui est ou pas manifesté peut déposer sa contribution de manière totalement libre sur les difficultés et sur les attentes. Le lien leur a été envoyé ce matin.
Entre ce matin et ce midi, 12000 élèves ont déjà répondu. Merci. 12000 élèves ont déjà répondu en 3h. Ensuite donc le 2e aspect, c'est qu'il faut évidemment donner la parole non pas sur le trottoir au milieu des mortiers mais dans les établissements à l'abri des mortiers pour que chaque élève là aussi soit capable de participer un peu à un diagnostic objectivé de la situation de son établissement.
Et c'est pour ça que au fur et à mesure de la reprise des cours, demain et après-demain, les établissements vont avoir le premier SAD une demi-journée banalisée avec un temps entre personnel d'abord parce qu'il y a beaucoup d'équipes qui ont été traumatisées par la violence don dont elles ont été victimes et puis un temps aussi avec les élèves pour tout simplement qualifier les choses. Et non, les équipes n'ont pas été traumatisées par les violences de la police contre le stablissement, elles ont été traumatisées par les tirs de mortiers. J'étais hier à Guy en cours où les élèves étaient en cours depuis le matin.
Ils ont pendant 1h3 de mortier contre leur vitre mesdames et messieurs et les députés insoumis. 3e point enfin c'est la refonte des instances de démocratie scolaire pour garantir une meilleure représentativité et une meilleure prise en compte de la parole des jeunes. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Benjamin Lucindi pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, je vous écoute depuis tout à l'heure et vos réponses sont non seulement inepte mais inhumaine.
Des accidents, une jeune femme, une jeune fille de 14 ans étranglée, des accidents, une tentative de noyade sur un jeune, un accident, un enfant de 15 ans qui perd la main et l'avant-bras parce qu'on a envoyé sur lui une arme de guerre. Des accidents, monsieur le premier ministre. Vous n'avez pas autre chose à dire, rien de mieux à dire à un ministre de l'intérieur dont vous dites qu'il applique la proportionnalité proportionnelle.
Un ministre de l'intérieur qui dit à la télévision, il y a 4 jours qu'il ne donne, je cite, aucune consigne de retenu et qu'il invite à se servir de toutes les armes à disposition dont je le rappelle des armes de guerre, des grenades, des accidents, un LBD qui fracasse la mâchoire d'un jeune de 14 ans, monsieur le Premier ministre, mais enfin, vous avez perdu la raison. Vous êtes devenu fou.
Ou alors peut-être faites-vous cela pour faire ce que nous avons vu il n a un instant vous faire applaudir de l'extrême droite parce que c'est peut-être ça votre objectif derrière des accidents, monsieur le premier ministre, des parents qui sont obligés d'aller dans des manifestations lycéennes pour protéger leurs enfants. Et vous riez et vous riez à l'évocation de jeunes mutilés mutilés sur vos ordres et sur les ordres de votre ministre de l'intérieur. Monsieur le Premier ministre, défendre les services publics mais qui supprime des postes de fonctionnaires ? Qui gèle les salaires des fonctionnaires, qui depuis 10 ans maltraite nos services publics ?
C'est vous, ce ne sont pas ces lycéens mobilisés, celles et ceux qui les soutiennent. Monsieur le Premier ministre, travailler. Alors, vous dites, vous en appelez à ce qui serait les règles d'une démocratie qui fonctionne. Je vous cite, dans une démocratie qui fonctionne, monsieur le premier ministre, quand un enfant est mutilé, quand un enfant perd sa main parce qu'on a envoyé sur lui une arme de guerre, le ministre de l'intérieur s'en va. séance tenante dans une démocratie qui fonctionne. Monsieur le Premier ministre, on ne répond pas la matraque et les gaz lacrymogène, mais par le dialogue social à une jeunesse qui réclame son droit à l'avenir. Vous êtes la honte de la République.
Beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député, mes instructions aux forces de sécurité intérieure, c'est pas aux 20h de TF1 que je les donne. C'est dans des instructions écrites qu'a cité le Premier ministre et qui en appelle et qui en appelle effectivement quand il y a des violences, des dégradations, des atteintes au personnel enseignant systématiquement des interventions effectivement mais toujours avec proportionnalité. Toujours avec proportionnalité. Alors, quand vous dites, je vais vous dire quelque chose.
Quand vous dites que les forces de sécurité intérieure utilisent des armes de guerre, c'est n'importe quoi. Ce sont des armes intermédiaires qui sont non létales. Monsieur le député, arrêtez de faire croire à notre jeunesse n'importe quoi. On va continuer à faire ce que nous faisons, à maintenir l'ordre, à intervenir chaque fois qu'il y a des violences avec proportionnalité. Et quand il y a quand il y a des blessures, vous le savez très bien, il y a l'inspection générale de la police nationale qui est saisie, qui enquête et qui va vérifier la proportionnalité de l'action.
Ce qui compte, monsieur le député, c'est au moment de l'engagement de la force, est-ce que l'action était proportionnée ou pas ? C'est de ça dont doivent répondre les policiers et les gendarmes. Alors, je vais vous dire quelque chose, monsieur le député. Dans une démocratie normale, des députés de la République n'ont pas allé sur des barrages pour inciter les les lycéens à se révolter, à s'interposer. C'est ça une c'est ça une démocratie normale. Monsieur Lucas,
[applaudissements]
merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur Lucas, s'il vous plaît. La parole est à présent à monsieur Jean-Philippe Tangi pour le Rassemblement national. Ah, excusez-moi, excuse-moi, j'ai voilà, j'étais trop vite. Désolé monsieur Boucard, je suis navrée. Donc la parole est à monsieur Yann Boucard pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente. Mes chers collègues, ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur. Monsieur le ministre, notre pays sombre jour après jour dans l'ultraviolence.
Depuis une semaine, nous assistons à déferlement d'une violence inouie, complètement désinhibée de la part des meutiers de voyou qui se mêlent aux manifestations d'une partie des lycéens français. De nombreux fonctionnaires de l'éducation nationale, des pompiers, des forces de l'ordre, des citoyens ont été agressés et blessés. Des établissements scolaires ont été attaqués en meut avant d'être incendiés. Du mobilier urbain a été détruit pour le plaisir de casser. Dans ma circonscription à Bfort, un commandant de police a été lâchement agressé par derrière avant d'être roué deux coups de pied dans la tête alors qu'il était au sol.
Par chance, il est encore en vie, mais il suffit de voir les images pour comprendre, monsieur le ministre, que le pire aurait pu arriver. Les émeutiers ne cherchent ne cherchent plus seulement la confrontation, ils veulent tuer du flic. Monsieur le procureur de la République a d'ailleurs ouvert une enquête en flagrance pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Au nom du groupe droite républicaine, j'adresse à ce fonctionnaire de police nos pensées et nos vœux de pront établissement à qui j'associe toutes les personnes blessées dans notre pays depuis le début de ces émeutes.
Je veux rappeler que manifester est un droit et qu'il doit être garanti par la République. Les revendications des lycéens doivent être entendues. La jeunesse de notre pays doit être écoutée et la suppression de parcours sup doit être envisagée. Mais nous devons collectivement rappeler que la violence n'est jamais légitime et ne doit jamais être légitimée. Ceux qui la légitimit et dressent la foule contre les forces de l'ordre sont irresponsables et mettent en danger les jeunes pour servir leur cause le chaos. En ce sens, la France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon sont responsables et il devrait avoir honte.
Monsieur le ministre, cette violence qui s'installe dans chaque débat, dans chaque événement ne peut plus durer. Des mesures doivent être prises pour faire comprendre à chacun que toutes les exactions seront désormais sanctionnées. Alors, monsieur le ministre, que prévoit le gouvernement pour faire payer payer aux émettiers ou à leurs parents les dégâts qu'ils ont causé pour sanctionner plus durement la participation à des mouvements violents et comptez-vous enfin remettre en place les peines planchées pour ceux qui agressent des dépositaires de l'autorité publique, des pompiers, des enseignants ou des soignants ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député Boucard.
La parole est à Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les les députés, monsieur le député, d'abord merci pour votre soutien et celui de votre groupe aux forces de sécurité intérieure. C'est important dans le contexte que nous vivons de savoir que partie de la représentation nationale, une grande partie soutient les forces de sécurité intérieure qui font un travail remarquable.
Et je peux vous dire que il y a quelque chose qui me frappe énormément en ce moment, c'est que chaque fois que je m'adresse à un policier ou un gendarme blessé dans le casadre du mouvement, sa réponse c'est toujours de dire "Monsieur le ministre, ce que je fais, je le fais d'abord pour protéger les lycéens et les personnels enseignants." et j'aimerais que sur une partie de cet hémicycle, on l'entende bien pour répondre très précisément à vot et merci du soutien que vous avez apporté à ce commandant de police qui a été lyché à mort après avoir été accusé à tort d'avoir procédé à une tentative de noyade sur une personne qui l'interpellait parce qu'elle jetait les projectiles alors même que le procureur avait démenti cette version.
Vous avez un certain nombre de parlementaires ici présents qui sont venus contredire un procureur de la République. C'està dire comme c'est grave. Pour répondre très clairement à votre question et le Premier ministre l'a dit, nous avons présenté en conseil des ministres un projet de loi qui va instaurer un principe casseur, payeur, qui va aller plus loin que le droit actuel. Le droit actuel, c'est d'établir une responsabilité civile, une faute qui permette de faire payer les personnes qui sont à l'origine, éventuellement leurs parents qui sont à l'origine des dommages.
Ce que nous allons mettre en place, c'est un nouveau principe, de nouvelles dispositions qui vont permettre de mettre en cause la responsabilité collective d'un groupe présent au sein d'un attroupement ou d'un groupement. Et dès lors qu'une personne se maintiendra dans un groupe ou un attroupement après sommation, qu'il y aura des des dégradations et des dégâts commis, nous pourrons aller chercher en responsabilité civile la responsabilité de ces personnes, y compris d'ailleurs leurs parents bien évidemment et y compris en se payant sur un certain nombre de prestations en respectant bien sûr les quotités insaisissables. Voilà la réponse que nous allons apporter.
Ce texte sera discuté, le premier ministre l' annoncé, dès le 27 octobre au Sénat et ça paraît indispensable au vu de ce que nous voyons et du volume des dégâts. Merci monsieur le député. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent madame Florence et Léot pour le groupe socialiste.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'éducation nationale. 215 élèves, 715 policiers, gendarmes et pompiers, 85 personnels éducatifs tous blessés. Un jeune homme de 14 ans à la mâchoire brisé à Saint-Touan Lumone, un lycée un lycéen de 16 ans et borni à tour, un autre de 15 ans dont la main a été arrachée à lance. Faut-il qu'il y ait un mort pour que vous commenciez à écouter la jeunesse ? Les députés socialistes condamnent avec la plus grande fermeté toutes les violences d'où qu'elles viennent. Mais je veux ici dire tout notre soutien à la jeunesse qui se mobilise et dont la voix ne peut être discréditée par les méthodes violentes de quelques-uns.
Comme beaucoup ici, j'ai rencontré des lycéens. Notre responsabilité de les entendre, pas de les manipuler et encore moins de leur répondre de leur répondre par le mépris et la matraque. Leurs revendications sont légitimes. Un professeur justement rémunéré devant chaque classe, chaque jour, des murs qui les tiennent au chaud l'hiver et ne soi pas des bouilloirs thermiques l'été. Les mêmes chances qu'ils grandissent en centre-ville, dans un quartier populaire, en outreem ou dans un petit village. La fin de parcours sup machine à anxiété. du temps pour eux parce que leur vie ne se résume pas à l'école.
Ils vivent aussi dans leur chair les conséquences du dérèglement climatique, la perte de pouvoir d'achat de leurs parents, les difficultés à se nourrir, à se loger, à faire le plein pour aller travailler. Ces 10 dernières années, vous avez éteint les lumières de l'éducation et de l'espérance d'un avenir meilleur. [applaudissements] Quel pays démentelle ce qu'il a de plus beau à offrir l'école de la République ? Cette crise aurait pu être évitée si vous aviez ne serait-ce que tendu l'oreille aux préconisations de la convention citoyenne sur les temps de l'enfant parce que tout y est écrit.
Il suffit de se mettre à hauteur d'enfant pour comprendre qu'il n'attendent rien d'autre que le respect de la promesse républicaine. Messieurs, madame, monsieur le ministre, bah comme ça ça allait faire se réveiller. Les jeunes sont le présent de l'avenir. Qu'avez-vous à leur proposer pour qu'il réenchant leur ? La parole est à monsieur Édouard GRY, ministre de l'éducation nationale.
[applaudissements]
Merci euh madame la députée Eriné. sur les drames qui se sont produits et qui ont touché certains de nos élèves, queles que soient les causes. Je pense que vous connaissez suffisamment ce que je suis pour savoir que par définition et comme tous les membres du gouvernement, je crois, je partage la douleur et la tristesse à leur endroit tout comme pour les 715 membres des forens de sécurité qui ont été blessés en tentant de protéger les personnes et les biens, tout comme les 85 personnes d'éducation nationale, je le répète, qui ont été atteints dans leur chair pour la première fois de notre histoire.
Et donc quand on défend le service public de l'éducation, mais je sais que vous le défendez, on parle des points de vue différents, mais je crois que on défend le service public d'éducation, on ne peut pas accepter qu'il soit à ce point meurtri dans son bâti comme dans ceux qui le servent. Avec d'ailleurs un effet inévitable, c'est que le résultat de tout ça, c'est l'exact contraire de ce que demandaient les lycéens. Il demandent mieux d'école dans des bâtiments mieux chauffés et cetera et cetera. Et on arrive à les priver de cours, j'arrive. On arrive dans les privés de cours et avec 24 bâtiments qui ont été intégralement incendiés ou saccagés.
À partir de là, les réponses, on a déjà commencé tout à l'heure. D'abord, il y a une première réponse qui est une réponse de démocratie scolaire. Tous les lycéens que j'ai vu depuis une semaine la même chose. On est consulté, on n'est jamais entendu. Et donc, il faut tout simplement donner du poids dans la décision. Envisager d'ailleurs plus qu'envisager, mais je suis en train de travailler dessus. envisager d'avoir un budget qui est dédié pour les conseils éadomiques du lycéen pour qu'ils puissent eux-mêmes décider de certains projets qui concernent directement la vie scolaire, y compris nos établissements et travailler leurtivité première chose.
Deuxième chose, il faut répondre à leurs revendications qui malheureusement sont très territorialisées, pas que nationales. La question du remplacement, elle est pas la même d'un établissement à un autre. Donc c'est pour ça que j'ai demandé à ce qu'on me fasse remonter et j'aurai tout demain soir. La situation de la totalité des lycées de France et tous les points rouges seront traités en 8 jours. C'est clair ? pour faire en sorte que de manière systématique, on puisse apporter une réponse. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Pardon. Merci. La parole est à présent, monsieur Jean-Philippe Tangi, pour le Rassemblement national.
[applaudissements]
Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre. et de 10 budgets 10 budgets en déficit 10 budgets qui ont alourdi la dette budget pour lesquels vous n'avez jamais su maîtriser les dépenses. Et comme l'a souligné mon excellent collègue Sébastien Chenu, oui, vous devriez avoir honte, vous qui avez participé à l'ensemble des gouvernements depuis 10 ans qui ont de tels résultats catastrophiques sur le budget et sur la trajectoire financière de notre pays. Et les marchés, monsieur le premier ministre, ne vous couvre plus.
Les agences de notation n'arrivent plus à vous couvrir malgré, il faut dire des tentatives désespérées pour faire croire que vous étiez une des incarnations de ce Mozart de la finance que les médias nous ont tant vendu et qui coûte si cher à notre pays car évidemment quand les marchés nous sanctionnent, ce n'est pas vous qui payez, ce sont les Français, ce sont les contribuables, ce sont les entreprises et vous d'ailleurs qui tenez temps à désindexer les pensions de retraité, qui tenaient temps à désindexer certaines prestations sociales.
Peut-être faudrait-il désindexer les salaires des ministres ou les salaires des députés macronises qui ont de tels résultats, de tels résultats aussi brillants, si seulement on indexait en miroir inversé les résultats de la France avec vos salaires, on ferait enfin des économies, enfin quelques économies. [applaudissements] Mais je ne voudrais pas vous rendre en esclavage puisque vos salaires seraient égal à zéro. Et donc, chers collègues, chers, monsieur le premier ministre, pourquoi n'arrivez-vous pas pourquoi n'arrivez-vous pas au bout de 10 ans à réduire les dépenses ? Pourquoi n'arrivez-vous pas à éviter le fait que systématiquement les dépenses augmentent en volume auprès de 10 ans ?
Pourquoi n'avez-vous pas réussi à faire la moindre réforme structurelle permettant la baisse des dépenses sur le mfeuille administratif, sur la bureaucratie, sur la contribution à l'Union européenne, sur la submersion migratoire, sur les normes, sur la mafia qui entoure la politique de l'énergie, sur les surcouts des marchés publics, bref sur rien. À chaque fois, vous n'avez une seule solution et ce sera ma question. Pourquoi toujours faites-vous payer les Français pour votre incompétence ? Bravo ! Merci [applaudissements] monsieur le député. La parole est à monsieur Roland Lesquer, ministre de l'économie et des finances. Merci. Merci madame la présidente.
Mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Jean-Philippe Tangi, j'ai bien compris que ce matin Marine Le Pen avait présenté son contrebudget compris aussi que avec un budget Le Pen, on rêverait en couleur et on raserait gratis. J'ai bien compris qu'on rêvera en couleur parce que j'ai entendu un certain nombre de vos collègues nous dire "Regardez, madame Le Pen fait baisser les taux d'intérêt". Vous le dira madame Mélonie, les taux d'intérêt italien, ils ont baissé autant que les taux d'intérêt français. C'est un mouvement global qui concerne la France, l'Italie et tant d'autres.
Vous rêvez en couleur parce que j'ai vu que dans vos prévisions de croissance, vous avez 1,8 % de croissance pour les 5 ans qui viennent. C'est évidemment bien au-dessus. Tout ce que tous les économistes sérieux français et internationaux planifient. Vous rêvez en couleur parce qu'il suffit d'inscrire dans la Constitution un texte pour que les économies s'en suivent. ça ne marche pas comme ça. Puis surtout vous rêvez en couleur parce que comme toujours, vous passez de l'Europe à l'immigration avec des mesures parfaitement incantatoires et totalement inapplicable. L'Europe, vous savez que le budget de l'Europe, il est adopté à l'unanimité.
Alors si on fait les 9 milliards que vous proposez d'économie tous les ans, il faudra le faire adopter par les 26 partenaires. C'est pas à qui ? Mais surtout si vous les faites ces économies, à qui vous allez les faire payer ? aux agriculteurs français qui sont les premiers bénéficiaires de la PAC, aux entreprises françaises qui bénéfient de subvention, aux laboratoires de recherche français qui bénéficie des programmes de recherche européens. Alors bien sûr, il y a l'immigration, vous l'avez mentionné dans votre question, 15 milliards de mesures pour la plupart anticonstitutionnelle qu' aurait des impacts délétaires sur la santé des françaises et des Français et pas seulement des immigrés.
Des mesures à l'avas que je te pousse qu'on verra sans doute en amendant le budget, qu'on aura l'occasion de discuter plus en détail. 11 milliards sur les rachats d'action. Il y a 30 milliards de rachat en France. Si vous arrivez à récupérer 11 milliards sur les rachats d'action, des rachats d'action, il y en aura plus et les 11 milliards non plus. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur Tangi, monsieur l'Escu, vous avez raison sur un point, nous rêvons en couleur. C'est la renaissance pour la France avec Marine Le Pen. Merci. [applaudissements]
[applaudissements]
Rêver en couleur, vous nous préparez un cauchemar. Heureusement, nous l'éviterons. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent madame Sophie Panonacle pour le groupe ensemble pour la République. Merci. Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, je souhaite à cet instant avoir avec la représentation nationale une pensée particulière pour les quatre sapeurs pompiers morts au feu cet été pour leur famille. [applaudissements]
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Les sapeurs pompiers, qu'ils soient professionnels, volontaires et militaires sont conscients des dangers auxquels ils s'exposent pour sauver des vies. Mais les héros de la nation sont épuisés et inquiets. Aujourd'hui, ce sont eux qui lancent un appel de détresse. Aussi, c'est à nous qu'il revient le devoir de les protéger en garantissant la qualité du matériel engagé, aérien et terrestre, en assurant des effectifs suffisants et une formation adaptée à l'évolution notamment des feux de forêt. C'est également à nous qu'il revient l'obligation de protéger les populations, les biens et d'accompagner les sinistrés particuliers et entrepreneurs.
Face au changement climatique entraînant canicules et sécheresses, nous ne pourrons pas douter que les feux de forêt se généraliseront sur l'ensemble des territoires avec une intensité inouie. Cet été, plus de 90000 hectares de forêt ont brûlé et 220000 personnes ont été évacuées. C'est pourquoi nous devons apporter des réponses opérationnelles pour moderniser notre modèle de sécurité civile. C'est l'engagement, monsieur le Premier ministre, que vous avez pris. La mission parlementaire que vous avez confié avec que vous m'avez confié avec trois autres députés.
Sophie Pantel, Didier Leire, Jean-Louis Tiot et trois sénateurs Françoise Dumont, Pascal Martin Olivier Bitz vous a rendu son rapport fort de 32 articles pour construire un titre 4 au PJL modernisation de la sécurité civile. Il s'agit aujourd'hui d'anticiper, préparer, lutter et se relever face au feu de forêt. Pour répondre à la question cruciale du financement, notre rapport contient 10 amendements pour le PLFS pour le PLF et 6 pour le PLFSS.
Ces articles et ces amendements sont issus des auditions, des visites de terrain, des retours d'expérience, des contributions d'élus locaux, de représentants de la sécurité civile, des DFCI, de l'ONF, du CNPF, des organismes de recherche, des civiculteurs, des assureurs, des entreprises aéronautiques, des chambres consulaires et bien d'autres. Monsieur le premier ministre, vous avez la lotre responsabilité de mener à terme la protection durable des populations, des personnels de la sécurité civile, des territoires à risque et des écosystèmes face au changement d'échelle. Je vous remercie de nous faire part de vos intentions et de celles des ministres concernés. Merci.
Merci madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, donc merci de l'hommage que vous avez rendu aux quatre sapeurs pompiers de professionnels de volontaires qui sont décédés cette année au cours de la saison de feu 2026.
Nous avons évidemment tiré toutes les conséquences de cette saison avec le premier ministre et comme vous le savez, il y aura donc le projet de loi de modernisation de la sécurité civile qui sera déposée rapidement que nous on nous aurons l'occasion de discuter qui vient clarifier l'émission des sapeurs pompiers qui vient apporter un certain nombre de garanties qui étaient très attendues pour les professionnels et puis il a été décidé d'ajouter un titre 4.
Effectivement, je veux remercier le travail que vous avez fait avec six de vos collègues, c'est députés, sénateurs et notamment pour le travail qui a été fourni et qui sera intégat à ces titres 4 notamment en matière de renforcement des sanctions pénales, des obligations légales, de débroussaillement, du contrôle qui en sera effectué, de la défendabilité des biens, autant de mesures qui seront retenues et qui figureront dans le titre 4 de ce projet. Mais surtout, je veux aussi ajouter deux autres éléments extrêmement importants.
Le Premier ministre a validé l'idée que nous aurons dans ce projet de loi une partie qui sera concernée aux moyens puisque ce sera une loi de modernisation et de programmation en matière de sécurité civile et sur un caractère pluriannuel, nous prévoyons un renfortatif des moyens de la sécurité civile et ce dès 2027 avec l'augmentation de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance qui permettra de créer un nouveau pack capacitaire qui permettra de dégager environ 140 150 millions d'euros par an pour venir par an et non pas comme le précédent PT capacitaire qui a fonctionné en one shot, on aura la possibilité chaque année de venir aider les S10.
C'est extrêmement important et puis surtout sur le budget du ministère de l'intérieur, nous avons prévu de renforcer significativement les moyens aériens puisque nous doublons nous doublons au-delà des quatre canadaires qui ont été commandés, nous doublons la location des moyens aériens tel qu'elle avait été prévue cette année et donc c'est évidemment extrêmement significatif. Je rappelle he 10 10 hélicoptères bombardier d'eau et 6 avions bombardiers d'eau que nous allons doubler. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent. Monsieur Paul Molac pour le groupe liberté indépendant maire et territoire. Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse au ministre de l'action et des comptes publics. Le budget présenté par le gouvernement donne trop souvent le sentiment d'une recherche d'économie au coup par coup allant chercher quelques argent par-ci parl sans vision de long terme. On peut notamment citer le prélèvement de 2 milliards à venir sur le compte de l'UNEDIC. C'est dans la même logique que l'on retrouve les agences de l'eau. Nous aurions pourtant besoin d'une vision à long terme car l'eau est précisément un investissement d'avenir.
Alors que les besoins augmentent, les recettes ne peuvent disposer, les agences de l'eau dont elles peuvent disposer restent plafonnées et on l'a vu avec la sécheresse que nous avons eu cet été. Le principe est pourtant simple. L'eau paye l'eau et là l'eau paye tout simplement le budget général de l'État. Ce n'est pas normal. Donc l'agence de l'eau ont besoin pour lutter contre les pollutions, lutter contre les algues vertes dont je rappelle que l'État a été condamné, en particulier en Bretagne, la transition écologique et l'adaptation au changement climatique. Cela ces enjeux demandent de la volonté, des moyens et de la stabilité.
Monsieur le député, la parole est à monsieur Mathieu Le Fèvre, ministre [applaudissements] en charge de la transition écologique.