Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewLCP (sur YouTube)· 24 septembre 2026 60 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsSanté

La France à sec, quelles solutions ? Chaque voix compte - 24/09/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 48 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous la situation actuelle de sécheresse en France ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Quels sont les impacts de la sécheresse sur le secteur agricole ?

  • 6:48OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui est vraiment historique dans cette sécheresse ?

  • 8:59OuverteRéponse directe

    Les grands barrages protègent-ils vraiment de la sécheresse ?

  • 10:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'une pluie efficace ?

  • 11:26OuverteRéponse directe

    Comment les agriculteurs doivent-ils adapter leurs pratiques face à la sécheresse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:21?Chiffre
    « Le maïs est à son niveau de récolte le plus bas depuis 1980. »
  • 5:29Aurélie CatalotFait
    « La sécheresse de septembre 2026 s'ajoute à la sécheresse des mois précédents qui ont également vu survenir plusieurs épisodes de canicules. »
  • 6:11Simon PorcherFait
    « On a eu un hiver extrêmement pluvieux 40 jours de pluie en continu avec des inondations sur tout l'ouest de la France et puis juste derrière en fait quelques mois après, des canicules en répétition. »
  • 23:19Simon PorcherFait
    « On a des institutions qui gèrent très bien l'abondance mais très mal la rareté. »
  • 24:25Simon PorcherFait
    « Il faut différencier le superflu de l'essentiel. Et là, il y a un besoin de consultation démocratique. »
  • 26:10?Promesse
    « L'État se fixe comme objectif le doublement des volumes de stockage d'eau pour les usages agricoles d'ici 2035. »
  • 35:55?Fait
    « La fracture sur un point important qui est alliance ou pas alliance avec LFI et Jean-Luc Mélenchon. »
  • 37:19?Promesse
    « Il n'y aura pas d'alliance aux législatives avec la France insoumise. »
  • 40:38?Fait
    « En vertu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'État, ce dernier est censé rester neutre vis-à-vis des religions. »
  • 46:44Christophe B.Fait
    « Je me réjouis de la venue du pape en France. »
  • 50:03Fait
    « L'argent public ne doit pas servir à financer un culte et pas les autres. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Très heureuse de vous retrouver pour [musique] une heure de de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa. Bonsoir Adeline et Nicolas Domena qui est là. Bonsoir Nicolas. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir. La France à cour d'eau. Le mois de septembre qui s'achève va sans doute être le plus sec qu'on a jamais connu. Pas une goutte d'eau en vue par ailleurs. La sécheresse historique qui touche le pays depuis le début de l'été va-t-elle nous amener en fait à repenser notre rapport à l'eau ?

Faut-il abandonner certaines cultures ? L'eau potable est-elle menacée ? Faut-il et comment stocker la [musique] pluie qui va tomber cet hiver ? On en parle dans la première partie de chaque voix compte. à 20h quad 9 Nicolas Doménac la première socialiste. J'ai bien peur qu'ils aillent dans le mur mais enfin on va voir ça. On verra ça tout à l'heure [musique] dans la deuxème partie de chaque voix compte place à la question qui fâche à la veille de l'arrivée du pape en France. Jusqu'où peut aller une République laïque dans l'accueil d'un événement religieux majeur sans donner une place privilégiée à un culte ?

Et bien nous en débattrons tout à l'heure avec les deux députés [musique] Alexis Corbière et Christophe B. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz le QR code qui apparaît ici et c'est Elsa Mandingava qui reçoit vos messages et qui nous les transmette. On n'oublie pas Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pomier. Voilà pour le sommaire. Installez-vous confortablement, [musique] chaque voix compte. C'est parti. Et vous, c'était quand la dernière fois ? C'était quand la dernière fois que vous avez senti la pluie sur vous ?

Il n'y en a quasiment pas eu au mois de septembre et la sécheresse des sols atteint un niveau historique et c'est pas une région qui est concernée mais 84 % de l'hexagone. Il a fait 37°gr7 cet après-midi dans les Pyrénées Atlantiques à Navarings. Exactement. On parle d'ors et déjà de sécheresse décenale. On fait d'abord un état des lieux avec Clément Perou.

2:32
Non speech

[musique]

2:37
Locuteur

En Gironde, des prairies grises dures comme la pierre. Dans Loise, des rivières disparues. En Iser, des travaux lancés en urgence pour capter un nouvel affluent et éviter la pénurie. La sécheresse en France atteint des niveaux dramatiques. Nous, on l'observe, les populations de montagne l'observent. Le changement climatique, on en est vraiment victime au quotidien et là ce qu'il nous manque, c'est de la pluie. Il n'a pas plu de façon conséquente depuis environ 3 mois. Ce mois de septembre est particulièrement sec. Voici sur cette carte les départements qui affichent un record absolu de sécheresse à cette période de l'année. La production agricole est directement impactée.

Le maïs est à son niveau de récolte le plus bas depuis 1980. Sa production a chuté de 42 % par rapport à l'an dernier. Les pommes de terre, la voine et les betteraves sont aussi à des niveaux alarmant. Même constat pour les fourrages. Les prairies sont trop sèches, certains éleveurs commencent à utiliser les stocks prévus pour l'hiver. Les conséquences sur les prix sont déjà tangibles, en particulier les légumes frais, tomates, concombre et salade en tête. Mais à terme, cette crise pourrait toucher [musique] bien de plus de produits. Encore les distributeurs redoutent déjà une spirale inflationniste.

Tout est dans le rouge pour dire qu'on va reprendre une grosse inflation parce que l'électricité enfin le gaz est cher, le plastique va être cher et la matière première agricole va être chère. L'ampleur de cette sécheresse se mesure aussi aux restrictions d'eau massive qu'elle entraîne pour les agriculteurs comme pour les particuliers. 93 départements sont aujourd'hui concernés dont 74 au niveau de crise du jamais vu à cette période de l'année. Dans certaines communes, l'eau potable vient même à manquer. Des collectivités sont alors contraintes de faire venir des camions citternes pour approvisionner la population.

On parle beaucoup du prix de l'essence et de la visite du pape, des très fortes chaleurs aussi et moins de la sécheresse comme si la situation rendait l'opinion un peu indifférente. J'accueille sur le plateau de chaque voix compte Gabrielle Boulot. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chercheuse à Line Raée, vous êtes spécialiste des politiques publiques environnementales et de la gestion de l'eau. Merci d'être là ce soir. Bonsoir Aurélie Catalot. Bonsoir. Spécialiste des politiques agricoles à Lidri, l'Institut de développement durable et des relations internationales. Merci également de votre présence et je salue Simon Porcher. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes professeur en sciences de gestion à l'université de Paris Dauphine et vous publiez Nous sommes faits d'eau aux éditions les corps conducteurs. Merci également d'être là. Je disais qu'il y a une forme d'indifférence tant parlé de la chaleur, tant en a souffert, on parle moins de la sécheresse qui devient historique avec ce manque total de pluie au mois de septembre. Comment est-ce que vous tous les trois vous qualifiez la situation à actuelle ? Aurélie Catalo. D'abord pour le secteur agricole, la situation elle est dramatique parce que la sécheresse de septembre 2026 s'ajoute à la sécheresse des mois précédents qui ont également vu survenir plusieurs épisodes de canicules.

Et pour l'économie des exploitations agricoles, à cela s'ajoute des allées à d'autres natures comme par exemple la hausse des prix des engrais liés au blocage du T3 d'Ormous et tout un tas d'autres points de tension pour l'économie des exploitations. Donc en fait tout s'accumuler et pas uniquement la sécheresse du mois de 26 du mois de septembre 2026 pardon. Tout s'accumuler crée une citation situation d'extrême tension pour les exploitations françaises. Simon Pencher. Moi je pense qu'on est en train de vivre une vaste répétition du monde de demain.

On a eu un hiver extrêmement pluvieux 40 jours de pluie en continu avec des inondations sur tout l'ouest de la France et puis juste derrière en fait quelques mois après, des canicules en répétition. une sécheresse des sols record sur l'ensemble du territoire français, des nappes qui se vident, des rivières qui sont à sec. On a 44 % des petits cours d'eau qui ont été complètement à sec et puis en plus il ne pleut pas en fait. On attend toujours la pluie et là on est en mois de septembre, on doit entrer dans la saison des pluies et on a peur qu'il y ait pas du tout de pluie à l'automne.

H Gabriel Boulot, quand on parle de sécheresse historique, de situation dramatique, qu'est-ce qui est vraiment historique ? C'est le manque de pluie, l'état des sols, l'état des nappes ou tout ça à la fois ? Alors bah comme l'a dit Simon Porcher, on n pas manqué de pluie l'hiver passé contrairement à ce qui s'était passé en 2022 où on partait avec un stock qui était faible. Là, on a bien rechargé les nappes l'hiver dernier, mais en fait au printemps, les la sécheresse s'est installée, la consommation a beaucoup augmenté par rapport à à ce qu'on avait l'habitude, notamment bah parce que quand la température augmente, tous les usages consomment plus d'eau.

Et donc ce qui est historique, c'est effectivement cette sécheresse, cette absence de d'eau cumulée avec des températur qui augmentent les vagu transpiration dans le monde agricole mais qui augmente les usages tout asimut. C'est-à-dire qu'on va aussi consommer plus d'eau potable, on va aussi consommer plus d'eau industrielle, on va plus refroidir les centrales, on va avoir plus d'évaporation y compris dans les canaux de navigation.

Donc en fait tous les usages sont concernés et je dirais que ce que ça nous apprend c'est probablement à penser l'intermittence et là je dirais que la situation elle est très contrastée parce que on a des départements qui ont déjà connu ça et qui du coup sont dans la perception et puis on a des départements et des populations qui sont encore dans le mythe de l'abondance parce qu'en fait ils ont été protégés. Il y a des régions en particulier dont vous parlez là. pense beaucoup au bassin de la scène que je connais bien parce que j'anime un grand projet de recherche qui existe depuis 35 ans sur le bassin.

Donc on voit bien les évolutions et en fait le bassin de la scène, il bénéficie d'une situation qui est protégée, on pourrait dire par quatre grands barrages réservoirs qui sont en amont du bassin et qui soutiennent les tiagees. qui récupère les pluies d'hiver, qui les stock et qui peuvent restituer du débit pour soutenir la marne, l'aube, la saine, lionne. Et donc en fait les usages qui dépendent de ces cours d'eau ne se rendent pas forcément compte qu'on est en en sécheresse.

Par exemple, une illustration, c'est que l'Oise aujourd'hui qui n'est pas bénéficiaire de ces lacs réservoir est en crise et donc il y a des restrictions sur l'oise, la Marne et la scène qui sont soutenu par ces barrages le sont pas encore euh on peut les souligner. Mais alors du coup, ça veut dire que au robinet tout se passe comme d'habitude et beaucoup de services nous disent nous on s'inquiète pas parce que on est protégé par les grands barrages. Mais en fait ces grands barrages, ils pourraient ne pas se remplir. Hm. Euh vous parliez Simon Porchet des pluies qu'on attend. Alors j'ai regardé les prévisions, il y a pas de pluie avant au moins le 6 octobre pour le moment.

Si la pluie revient mi-octobre, comment vont réagir les sols qui sont complètement asséchés ? B en fait il y a un risque de ruissellement de la pluie sur des sols qui sont trop secs. Donc les sols n'agissent plus là comme des éponges quand ils sont trop secs. Mais toute pluie, elle est bienvenue parce qu'elle va être quand même être absorbée par la végétation. Ça va permettre de recharger les lacs, les barrages, tout toutes les retenues qui sont artificielles. Et donc ça permet aussi quand même d'humidifier les sols, même si évidemment ça ne va pas recharger les nappes. Et quand vous parlez de ruissellement, ça veut dire que l'eau va glisser sur les sols potentiellement. Oui.

Alors ça dépend des endroits évidemment, ça dépend aussi de du niveau de sécheresse des sols. Ça dépend si c'est couvert de végétaux. S'il y a des végétaux, ça ça va être absorbé en surface par les sols. Mais ailleurs, effectivement, ça peut ruisseler. Et puis dans les villes aussi, ça va de toute façon euh ruisseler et et rejoindre les rivières et les nappes et et la mer derrière. Mais au moins ça amène un un flot d'humidité qui est important de manière aussi à à casser le la sécheresse actuelle des sols. Mais on quand on parle avec certains élus locaux, beaucoup redoutent des inondations terribles. Est-ce qu'ils ont raison ? Oui.

Ben en en fait alors ce qui se passe avec le réchauffement climatique, c'est qu'il y a plus d'évaporpiration, il y a plus d'évaporation euh de l'eau qui tombe et donc 1 degré supplémentaire, ça entraîne 7 % d'humidité en plus dans l'air. Donc forcément, quand il y a des pluies, ça veut dire que l'air est plus chargé d'humidité et toute l'eau va retomber. Ce qui fait qu'on a l'impression parfois qu'il y a des pluies diluviennes de plus en plus fréquentes. Donc oui, il y a un risque d'inondation. Il y a un risque d'inondation plutôt à l'hiver évidemment quand on est en période humide. Qu'est-ce qu'on appelle des pluies efficaces ?

pluie efficace, c'est une pluie qui vient recharger les nappes, qui peut être qui vient aussi recharger les rivières et donc qui peut être ensuite utilisé, qui ne va pas s'évaporer directement. Hm hm. Euh Aurélie Catalo, les premiers témoins de cette catastrophe, vous le disiez, ce sont les agriculteurs. Le mois de septembre-octobre, c'est la période des semis. Or, quand on regarde les cartes, l'indice hydrique des sols en ce moment atteint 0 % dans les 9 premiers centimètres de la Terre. Euh, ça veut dire quoi ? que les agriculteurs doivent semer plus profond. Euh non, ça veut plutôt dire que pour l'instant, ils sont pas certains de semer pour une partie d'entre eux.

Ou alors on parfois on voit se développer un phénomène qui est qui n'était pas fréquent du tout pour le moment en France qui est l'irrigation au moment du semi. Donc un c'estd on plante en arrosant euh bah on on arrose d'abord le sol euh pour qu'il ait le niveau d'humidité suffisant pour pouvoir pratiquer le semi et que la graine est une chance de survivre et de pouvoir bien s'implanter, bien se bien se développer. Et donc oui, là c'est vraiment un exemple typique de situations dans lesquelles les conditions ne sont pas euh réunies pour pouvoir entamer un cycle normal de production.

Donc ça met en exergue le fait que face à une des grandes manifestations du changement climatique, même si ce n'est pas la seule, la sécheresse estivale, ben on est obligé en tant qu'agriculteur de repenser potentiellement tout ce qu'on appelle son itinéraire technique. c'est-à-dire tout l'enchaînement des tâches qu'il y a à faire pour mener un cycle de production et éventuellement on est même obligé de reconcevoir son système dans sa totalité pour se pour se dire bah si à telle période je ne peux plus faire ce que je faisais d'habitude, est-ce qu'il faut pas que je j'essaie de de changer les périodes auxquelles j'ai l'habitude de pratiquer telle ou telle activité ?

par exemple anticiper des semis ou les décaler dans le temps ou alors même euh investir dans des solutions qui vont mettre beaucoup de temps à se à se à se développer mais qui deviennent quasiment indispensable comme par exemple avoir recours à l'agroforesterie en plant des arbres et des ha pour se dire au moins à moyen terme je vais avoir un peu plus d'ombre, je vais avoir des des plantes qui vont être capables d'aller chercher l'eau plus profondément. Et est-ce que ça c'est quoi ? C'est une réflexion personnelle individuelle des agriculteurs où est-ce que vous Il y a une concertation au ministère de l'agriculture ou dans les chambres d'agriculture.

Est-ce que c'est chaque agriculteur de son côté qui bricole son calendrier en quelque sorte ? Alors évidemment, chaque agriculteur est en quelque sorte maître chez soi et donc est le est en première ligne pour prendre les décisions qui concernent sa ferme. Mais euh si on laisse complètement les agriculteurs seuls dans ce dans dans cette réflexion, là on les on les place devant un défi qui les dépasse très largement parce que évidemment qu'il y a quelques solutions d'adaptation qui sont éventuellement à la portée des agriculteurs, mais la grande majorité des solutions, elles relèvent plutôt de la reconception des systèmes de production agricole.

elles vont avoir des conséquences en cascade sur l'ensemble des filières et donc elles supposent mouvement coordonnée d'autres acteurs que les seuls agriculteurs. Par exemple, si on part du principe que certaines cultures ne sont plus très adaptées face à la sécheresse dans des territoires et qui vaut mieux en mettre d'autres, et bien encore faut-il pour l'agriculteur non seulement évidemment qu'il sache techniquement gérer cette nouvelle culture mais aussi qu'il est quelqu'un pour l'acheter à un prix suffisamment rent justement on a fait plusieurs reportages au sein de la chaîne parlementaire sur le sorgo par exemple qui est une séale africaine.

On voit qu'il y a certains agriculteurs qui se mettent à cultiver des pistaches ou alors des grenades. Est-ce que ça c'est des solutions d'avenir ? Ça prend énormément de temps, je crois, pour produire. Est-ce qu'il faut aller vers ce genre de culture ou comme vous dites, est-ce que les Français ils vont acheter du sorgot, des pistaches, s'adapter un peu à à ces nouvelles plantes ?

Mais bien sûr qu'il faut explorer en partie ce ce genre euh d'axe de solution qui va être l'implantation de nouveaux types de culture, mais il y a tout un tas d'autres leviers qui sont activables également sans forcément aller chercher euh des cultures qui pour l'instant sont pas très implantées euh chez nous et pour lesquelles il y a davantage de filières déjà qui sont en place. Par exemple, une solution, ça peut être de se dire je vais mélanger des différentes cultures, je vais implanter deux cultures de de différentes nature en même temps parce qu'elles vont pas avoir le même système racinaire et donc elles vont être capables d'aller explorer l'eau dans des surfaces différentes du sol.

C'est Mais donnez-nous un exemple. Et bien d'ordinaire, un agriculteur, il peut faire du blé une certaine année et puis l'année suivante, il va éventuellement faire du du maïsme. Là, c'est pas ça va pas marcher dans mon exemple, mais plutôt par exemple une légumineuse. Et bien ce qu'on peut essayer de faire, c'est plutôt de se de prendre un gros risque en ne faisant que du blé qui marche très bien si toutes les conditions sont réunies mais qui marchent mal si les conditions sont pas bien réunies. Et ben, on va se dire, je vais faire une graminée, par exemple, de la voine et puis je vais mélanger la même année avec une légumineuse.

Je vais certes pas avoir le rendement maximal que j'aurais pu espérer si toutes les conditions étaient réunies, mais par contre, je vais euh sécuriser ma ma production et je vais avoir je vais être sûr d'avoir quelque chose, pas mettre tous ses œufs dans le même panier, quoi. Voilà, c'est exactement ça. De toute manière, face à la gestion des risques en agriculture et en particulier face au changement climatique, la seule stratégie qui est gagnante à tous les coûts en quelque sorte, c'est le fait de ne pas mettre ses œufs dans tout dans le même panier. Et vous le dites, il y a quand même de vraies interrogations sur l'avenir de certaines filières.

Illustration ce soir chez un cultivateur de betterve sucrière en scène et marne. La récolte vient de commencer et vous allez voir qu'elle est vraiment pas bonne. Reportage sur le terrain signé Hélène Bonduel avec Eva Billon.

16:13
Non speech

[musique]

16:15
Locuteur

Il y a une grue qui charge les betteraves dans la dans la machine. Elle s'occupe de déterrer les betteraves et de retirer toutes les les impuretés, les feuilles, la terre et les bouts de de betterve pourries. Tout ça, c'est des betteraves qui sont pourries. C'est des betteraves qui sont non marchandes. Elles ont elles ont crevé avec la sécheresse d'histoire d'anciens et tout. On a toujours entendu parler de la sécheresse de 76 et même eux disent qu'ils ont jamais vu ça. Bah c'est catastrophique quoi. [musique] C'est à peu près tout ce qu'il reste de la production de betterf sucrière de Gautier Charles. De toutes ces cultures, c'est celle qui a le plus souffert de la sécheresse de l'été.

Il a pu en irriguer une partie, les autres sont restés à sec. On a mis on a mis de côté des betteraves irriguées et non irriguées. Là on voit bien la différence. La différence, elle est flagrante, hein. Donc par exemple, pour donner pour bien qu'on se rende compte, [musique] ça c'est une betterraave qui a qui a reçu environ 500 mm d'eau et ça c'est une betterave qui a pas eu d'eau. 60 % de sa récolte est [musique] perdue. Ça va même pas couvrir les charges. Donc le revenu de la parcelle, il sera négatif. On on va perdre de l'argent aujourd'hui avec les betteraves. La parcelle non irriguée, la voici. Là, on trouve des betteraves qui sont complètement morte. Voilà.

Les feuilles qui craquent, la terre fissurée et l'invasion du charançon. Cet insecte qui a proliféré avec la chaleur jusqu'à pourrir la betterraave. Pourri, pourri, pourri. le charançon après avoir piqué et ben lui il se développe, il retourne manger ses feuilles, il retourne à l'extérieur de la betterave mais entre contreparties il y a une maladie qui se développe qui s'appelle le risopus ça on peut rien y faire d'autant que la maladie a gagné les sols. Gautier n'est même pas sûr de pouvoir replanter l'an prochain. Je me demande vraiment aujourd'hui si si c'est rentable de de enfin même si c'est intéressant de vouloir continuer et s'acharner à faire cette culture.

Est-ce que demain il faut pas arrêter la culture ? Et puis et puis voilà. Le seul souci, c'est que si on arrête la culture de la betterraave en France aujourd'hui, c'est des outils industriels qui vont disparaître. C'est nos sucreries qui vont fermer, c'est du sucre qui va être importé avec des normes qui sont diagonalement opposées au nôtre et c'est tout ce qu'on veut pas. L'année dernière, on avait connu des rendements un peu mieux, mais là ou il parle quand même du d'une rédu d'une fin de fermeture de la sucrerie au mois de novembre, début novembre. Avec [musique] 20000 hectares de perte de betterave dans le département, l'unique sucrerie pourrait-elle aussi se trouver en difficulté ?

Gabriel Boulot, est-ce qu'il faut raisonner non plus en hectar cultivé mais en disponibilité locale de l'eau ? Tout à fait. En fait euh effectivement, l'eau a comme particularité d'être une ressource qui voyage mal parce que elle est lourde. Euh et donc vite sur 100 km, on va plus du tout être rentable. On va pas avoir d'activité qui rentabilisent les infrastructures qui sont nécessaires pour transporter cette eau. Et donc en fait, on doit faire avec ce qui tombe sur un territoire.

Et effectivement, bah ce qu'on entend c'est que le statut quo la la la continuation de ce qu'on avait fait jusqu'à présent, c'est plus possible parce que les euh les climats futurs seront plus ressemblants à ce qu'on vient de vivre que à ce qu'ils ont été paré. Et euh alors évidemment quand on dit il faut faire avec ce qu'on a, ça masque le fait que le paysage que l'on cultive, il a aussi un effet sur la disponibilité en eau. Et en fait, notamment dans les bassins sédimentaires, la recherche des nappes, elle dépend euh des paysages qui sont au-dessus. Alors, on a dit que quand les sols étaient très secs, ça ruisselait et que c'était euh probablement plus difficile de recharger les nappes.

En fait, ce qui permet de recharger les nappes, c'est que l'eau stagne pendant des mois dans des zones humides et qu'on maintient humide. Alors, évidemment, des zones qui sont pas en grande pente, hein, mais sur lesquelles on accepte de stocker cette eau. Et quand on stock comme ça de l'eau pendant des mois, et bien les activités sont forcément différentes de celles qu'on avait imaginé. qui a un grand sujet sur la façon dont on retient l'eau. C'est quand vous parlez de l'empêcher de de couler pour qu'elle elle reste stagnante au-dessus de la terre pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines, vous pensez à quel ouvrage ?

Je pense juste à un cours d'eau qui déborde dans la plaine alluviale avec ce qu'on appelle éventuellement des zones d'expansion de cru, c'est-à-dire que on va avoir quelque chose qui freine un peu dans de façon perpendiculaire au cours d'eau dans la plaine pour que l'eau s'infiltre. Évidemment, c'est pénalisant pour les territoires qui sont récepteurs de ces zones d'expansion de crue et donc il faut envisager des formes de solidarité entre les bénéficiaires de la recherche de NAPES qui sont parfois ces territoires aussi mais parfois aussi l'AV puisque une fois que ces NAPES sont rechargées lentement elles s'écoulent aussi pour bénéficier au territoire Aval.

Il y a une question téléspectateur Elsa. Oui, tout à fait. Sur les syndicats agricoles qui ont prené une forme de désobéissance en demandant justement de creuser des bassines. Il y a une question et on nous demande pourquoi l'État ne conteste pas devant un tribunal. On a entendu des paroles de la la coordination rurale dire faut creuser, faut creuser même si on n pas le droit. Notre téléspectateur nous dit "Mais est-ce que l'État peut faire quelque chose contre ses appels Alors moi je veux bien répondre parce que en fait c'est un des problèmes de l'eau, c'est que il y a pas vraiment un une justice pour tous sur les usages de l'eau.

Et aujourd'hui, il y a effectivement des pratiques légales et des pratiques moins légales qui sont pourtant peu sanctionnées. Et que ce soit en matière de prélèvement ou que ce soit en matière de pollution, on est dans un système où en fait les personnes qui respectent bien le droit de l'eau sont pas toujours récompensées et que les illégalismes sont très peu sanctionnés. Mais il y a pas que les paysans, pardon, confit d'usage dans la population. Vous évoquiez tout à l'heure la mythologie, il y aura toujours de l'eau.

Je voyais un préfet qui me disait chaque fois qu'il mettait un arrêté en disant maintenant il faut être restreint de l'usage de l'eau et bien la consommation augmentait le lendemain et le surlendemain encore plus. Je veux dire donc il y a quand même une progression dans l'opinion qui se fait difficilement. Tout à fait. Mais je pense que si on veut progresser dans l'opinion, il faut que cela progresse de façon juste. C'est-à-dire qu'effectivement, c'est très important que les gens ai un sentiment que on est tous à la même règle et que il y a pas de passe droit.

Or aujourd'hui, on peut pas dire queon est dans cette situation qui est du coup légitime et qui serait des restrictions largement partagées. On a effectivement besoin de se faire confiance mutuellement dans la manière dont on gère l'eau. Simon Porcheter, on parle de la canicule de cet été comme d'un électrochoc dans l'opinion par rapport à notre adaptation au fond de chaleur. Est-ce que cette sécheresse historique, elle doit être, comme disent les Américains, un wakeup call ? C'est-à-dire que à un moment, il faut aussi qu'on revoit non pas seulement nos adaptations aux chaleur pour notre corps, mais aussi notre adaptation sur l'eau.

Bien sûr, il faut qu'on voit nos institutions parce qu'on a des institutions qui gèrent très bien l'abondance mais très mal la rareté et on peut pas gérer avec des restrictions de crises qui vont arriver tous les ans maintenant. L'eau, il faut revoir nos institutions. Mais quelle est l'urgence aujourd'hui ? Vous dites les institutions. Pourquoi ? Bien sûr, mais il faut revoir la manière dont on partage l'eau. Et je pense qu'il y a deux deux urgences. Une urgence qui a la performance. Personne n'aime le gaspillage. Donc, on peut rendre la goutte d'eau plus efficace.

On peut val mieux valoriser tout eau qui est prélevé et donc on peut réparer les fuites qu'on a dans les canaux, dans les canalisations. On peut commencer par ça même. Très bien. Ouais. On peut réutiliser les eaux usées dans l'industrie. On peut aller sur l'irrigation goutte à goutte ou sur des méthodes qui permettent de mieux stocker l'eau dans les sols. On peut améliorer le stockage naturel de l'eau. On quand on parle de stockage, on parle on pense tout de suite à des mégaabiles, mais en fait il y a tout le stockage naturel de l'eau, les forêts, les zones humides qui permettent de stocker de l'eau. Donc ça c'est le premier volet, celui de la performance.

Puis a le volet sobriété évidemment et ça c'est un volet politique. Il faut différencier le superflu de l'essentiel. Et là, il y a un besoin de consultation démocratique et on ne consulte absolument pas les citoyens sur l'eau. Or, quand on voit qu'il y a certaines activités qui veulent s'accaparer l'eau, il y a un risque de gilet jaune autour de l'eau et ce risque de gilet jaune, il vient pas des agriculteurs en fait, il vient de la population. Juste un point sur la performance que vous évoquez parce qu'il discuté, est-ce que les bassines ça s'évapore ou ça s'évapore pas ? Est-ce que c'est bien techniquement ou pas ? Les bassines en fait c'est une ce que j'appelle moi une maladaptation.

Il y a le volet adaptation, c'est-à-dire qu'on prélève dans les nappes en hiver quand il y a beaucoup d'eau pour stocker l'eau et l'utiliser en été. on évite de prélever en été dans les nappes. Donc ça c'est le volet adaptation mais c'est une mauvaise adaptation parce que on en fait on ne diminue pas la demande en eau.

Euh et donc si je commence à à stocker de l'eau partout, absolument partout, j'ai aucune réflexion sur la demande en eau alors même qu'on doit réduire notre demande parce qu'avec plus d'évaporation avec le réchauffement, on a forcément moins d'offres et donc il faut aussi euh faire et en même temps, on entend beaucoup de gens dire il va pleuvoir, il va il va forcément finir par pleuvoir hein, pardon. et on va regarder la pluie tomber sans rien faire et sauf que dès qu'on demande comment la retenir, on entre dans une guerre politique. Oui, mais parce que en fait on on est on on on s'attelle vraiment seulement au stockage artificiel.

Alors qu'encore une fois, on peut améliorer le stockage par les écosystèmes, on peut désartificialiser, euh éviter la déforestation de manière aussi à avoir déjà de l'eau dans les nappes. Le meilleur stockage est le stockage naturel. Ensuite, évidemment à certains endroits, il faut du stockage artificiel. En France, on a construit des des barrages, on a construit des canaux. Donc on a amené de l'eau partout et donc évidemment à certains endroits, il va falloir du stockage artificiel pour notamment retenir de l'eau de pluie. Mais en même temps s'il pleut pas, par exemple ces 5 derniers mois, on aurait rien stocké du tout en réalité. Sûr Elsa. Oui.

C'était justement un des sujets dans le projet de loi d'urgence agricole. Il y a eu énormément de débats sur la question de l'eau et le gouvernement a un peu tranché. C'est écrit noir sur blanc son objectif. L'État se fixe comme objectif le doublement des volumes de stockage d'eau pour les usages agricoles d'ici 2035. Alors, comment je vous donne deux exemples.

Par exemple, en en allégeant les procédures obligatoires, il y a pas forcément de consultation publique, des dérogations pour les préfets et en renforçant la présence des agriculteurs dans les instances de gestion de l'eau, la ministre de l'agriculture pour elle, c'est du bon sens mais pour d'autres les écologistes notamment, c'est de l'accaparement, un risque de l'accarparement de l'eau. Aurilie Catalo, est-ce que finalement pour éviter la colère agricole, le gouvernement a un peu cédé sur les demandes de certains agriculteurs sur cette question de l'eau ?

Justement, oui, politiquement, on prend des décisions qui n'interrogent pas du tout la possibilité d'atteindre les objectifs qu'on se fixe. Or, il y a quand même des conditions d'une part, on va dire environnementale ou physique à réunir et puis d'autre part des conditions économiques. Aujourd'hui, l'irrigation, elle consomme déjà 62 % de la ressource en eau en France et ça c'est une moyenne à échelle nationale sur l'année. Mais dans certains territoires l'été, on est déjà à 95 %. C'est notamment le cas en adourgaron l'été. Donc, on voit bien que les marges de manœuvre pour accroître la consommation de la ressource en eau par l'agriculture, elles ne sont pas colossables.

Par ailleurs, on ne pose absolument pas la question de l'équation économique pour les agriculteurs. Irriguer, ça n'est pas gratuit. Irriguer, ça entraîne des charges, des charges de construction, d'infrastructur, d'irrigation, éventuellement de de stockage de l'eau, puis ensuite, il faut l'acheminer jusqu'à la parcelle et il faut du matériel pour pouvoir épendre cette eau. L'irrigation, ce sont aussi des charges non négligeables en matière d'énergie précisément pour que l'eau elle arrive. Ce sont aussi des charges liées surcroix de travail parce qu'il faut déplacer le matériel d'irrigation.

Or, toutes ces charges, elle ne se rentabil rentabilise, excusez-moi, que si l'irrigation représente un surcroix de production qui absorbe ses charges. Cette équation là, elle n'est pas du tout remplie dans tous les cas de figure. Donc cet appel à stocker l'eau et à irriguer sans se poser de questions, c'est un appel potentiellement à créer des cas de figure où des agriculteurs vont investir dans des infrastructures qu'ils ne vont pas pouvoir remplir dans certains cas ou qu'ils ne vont pas pouvoir amortir économiquement dans d'autres. Donc, il s'agit pas de se demander si dans l'absolu c'est le mal ou le bien de stocker l'eau ou d'irriguer.

C'est une question de cas par cas selon la disponibilité de la ressource et selon les marges de manœuvre économique. Mais pour certaines plantations, par exemple le maïs, est-ce qu'il est vraiment concevable dans certaines régions de faire encore du maïs compte tenu de détresses hydriques ? Alors déjà, gardons en tête que 100 % de la production de maïs et comme tout un tas d'autres productions en France ne sont pas irriguées. J'ai un peu l'impression parfois on résout la la question de donner de l'eau aux plantes à la question de l'irrigation. La première source d'eau quand même, c'est la pluie qui tombe. Est-ce que le est- ce que le sol est capable de stocker ?

Donc on a quand même une part de notre production de maïs aujourd'hui qui n'est pas irrigué, qui produit moins de rendement que le maïs irrigué, c'est entendu, mais qui génère aussi moins de charge. Et donc c'est là où parfois il faut se poser la question de est-ce que en tant qu'agriculteur j'ai intérêt économiquement à irriguer ou pas ? Et ensuite deuxième question à se poser, c'est où est-ce que je veux implanter mon maïs ou tout un tas de cultures. Aujourd'hui, les le principal bassin de production du maïs est quand même plutôt dans le sud-ouest.

C'est un territoire dans lequel euh c'est là où on a quand même de grandes questions qui se posent sur la disponibilité de la ressource en eau au moment où le maïs en a le plus besoin. En fait, le maïs, il consomme pas plus d'eau que le blé, par exemple, ce qu'on a pas forcément en tête. Par contre, le maïs, il a besoin d'eau à un moment où elle manque le plus, là où le blé, il a il a utilisé l'eau, notamment au printemps, là où elle est plus naturellement disponible. Et donc typiquement démultiplier ce qu'on appelle les cultures de printemps telles que le maïs, donc celles qui ont besoin de beaucoup d'eau au moment où il manque.

Ça c'est globalement euh ça fait partie des pratiques à remettre en question dans un contexte de changement climatique. Et à une échelle plus individuelle, plus citoyenne. Simon Porscher, on parle des habitudes qu'il faut revoir. Vous parliez des institutions. C'est vrai aujourd'hui, on se dit qui gère l'eau, les intercommunalités a priori, mais nous individuellement, est-ce qu'on est des enfants gâtés du robinet, de l'eau potable ? Oui, parce qu'en fait on a accès à l'eau de façon continue, une très bonne qualité et puis aussi on la paye pas cher.

1000 L d'eau pour pour un usager domestique, c'est c'est 4,5 € donc pour l'eau et pour l'assainissement, c'estàdire pour la nettoyer avant de la rejeter dans la nature. Donc c'est 200 fois moins cher que que l'eau embouteillée et ça on s'en rend pas compte. Alors déjà, on sait pas souvent combien on paye. On reçoit pas forcément de facture et en plus on a accès à une continuité du service à cette exception que cet été quand même 60000 personnes ont eu des coupures d'eau. 600000 personnes sont à risque hein. Donc des agglomérations et ça c'est aussi une première des agglomérations de 10 15000 plus même plusieurs dizaines de milliers.

La Valle en préparant cette émission j'avais un chiffre plus important au 8 septembre l'approvisionnement de 1100000 personnes est concerné en ce moment par une situation de tension. l'approvisionnement en eau potable. Oui, tout à fait. Et en fait, ce qui est différent de 2022, c'est que généralement quand il y a des coupures d'eau, c'est dans des petits villages isolé qui ne sont pas interconnectés à d'autres réseaux, parfois en zone de montagne. Et là, le risque c'est que ça touche des grosses agglomérations. Saint-Malot par exemple n'aurait que 70 jours de réserve d'eau potable. Donc s'il ne pleut pas dans les prochaines semaines, il y a un vrai risque de coupure d'eau.

Un chiffre par exemple sur l'eau potable de la maison, 20 % c'est pour la chasse d'eau. Vous disiez on a de l'eau de bonne qualité mais est-ce que c'est pas de l'eau de trop bonne qualité justement ? Il y a des solutions qui existent ? Est-ce que c'est une aberration ou est-ce que c'est complètement anecdotique cette question de d'avoir de l'eau potable pour la c'est une goutte d'eau. J'ai envie de dire que ce qui coûte le plus cher dans l'eau, c'est les tuyaux.

Une fois qu'elle est là, en fait, c'est vrai que économiquement faire un un double réseau, ça serait très très cher, mais peut-être on peut quand même recycler à différentes échelles, que ce soit dans la maison, que ce soit dans les agglomérations, que ce soit même à l'échelle d'ambassin. Donc oui, il faut être inventif sur des modèles plus sobres parce que en fait aujourd'hui quand un projet de d'utilisation de l'eau est financé, la disponibilité de l'eau future est peu prise en compte dans l'équilibre économique de ce qui va être financé. Euh, on parlait des agriculteurs, mais on peut parler des industriels.

Euh, c'est rare qu'un prêt ne soit pas accordé parce que on a tenu compte du fait que il y a 3 années sur euh qu peut-être où il y aura défaillance de la quantité d'eau euh espérée et donc tenir compte de ça, y compris euh dans les euh les constructions de budget de des projets, je pense que c'est très important.

[grognement] On va prendre conscience de tout cela quand l'eau ne coulera plus au robinet et peut-être aussi Auréliic Catalo quand les prix dans quelques mois vont flamber parce que justement ce qu'on a vu avec les betteraves sucrières mais aussi avec les tomates avec les concombres enfin il y a une baisse de production qui est considérable à cause de cette sécheresse là maintenant dont on va mesurer les conséquences sur notre porte-monnaie dans quelques mois en fait. Oui. Alors, les les les effets sur les prix, ils sont aussi parfois liés davantage à la canicule qu'à la sécheresse.

Je pense notamment à la production de légumes où là, on a vraiment eu des des températures si importantes que des fleurs ont grillé et donc le cycle de production n'a pas du tout pu se faire. Donc tout n'est pas lié uniquement à la sécheresse et le problème c'est que la réparticulation sur les prix, elle est assez dépendante du niveau de marché sur lequel la production en question s'écoule. Je vous parlais tout à l'heure du blé, on a vu un reportage sur la betterave. Ça, ce sont des productions sur lesquelles les prix ne sont pas vraiment nationaux, sont européens voire mondiaux, ce qui est pas forcément le cas pour toutes les productions.

Par exemple, sur les fruits et légumes, les cours sont un peu plus nationaux. Et donc il peut y avoir aussi une déconnexion entre le potentiel véritable de production chez nous et la disponibilité effective d'une dorée en magasin et son prix du fait un peu de cette mondialisation des des échanges de produits agricoles et agroalimentaires. Donc ça ça ne nous aide pas forcément à prendre conscience du besoin d'adaptation non seulement bien sûr de la production agricole à ce fameux changement climatique mais aussi des régimes alimentaires, des pratiques alimentaires qui ne correspondent pas forcément à ce qu'on est capable de produire chez nous.

Simon Porschet la première décision à prendre là urgemment c'est laquelle ? Consulter les citoyens sur la politique de l'eau qui les concerne tous et sur lequel il y a un vrai risque de mécontentement parce que là on parle de sécheresse mais ensuite il y a aussi la pollution de l'eau et donc les problèmes de l'eau ne s'arrêtent pas seulement à l'été. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte pour en parler. Dans un instant, on va ouvrir un autre robinet. L'eau bénite. Le pape arrive demain matin pour une visite d'état de 4 jours en France. Le tapis rouge qu'on lui déroule est-il une atteinte au principe de laïcité ?

Nous allons en débattre avec [grognement] Alexis Corbière et Christophe Benz dans un instant. Mais d'abord neuf, Nicolas Domena. C'était sa mission et il l'a accepté hier soir. Regardez le débat, le premier débat de la primaire socialiste, c'était sur LCI. [grognement] Euh bon 700000 téléspectateurs en moyenne donc il y a une appétence certaine. Est-ce que vous avez passé une bonne soirée ? Non [rires] non parce queils vont dans le mur les socialistes. Du moins, c'est ce qui est apparu. Surtout à la fin d'ailleurs pour ceux qui sont restés éveillés comme moi hein. Parce qu'il est apparu quoi ?

Et ben la fracture sur un point important qui est alliance ou pas alliance avec Lfi et Jean-Luc Mélenchon. Et on a pu voir par exemple Olivier Fort et ancien patron du Parti socialiste et toujours patron d'ailleurs hein et bien déclaré que bah il était pour comme ces golems royales partent pour l'entente avec les mélanchonnistes et bien et on l'écoute. Le danger pour moi il est d'abord celui de l'extrême droite mais en fait il y a une question de logique. Moi je parle pas d'alliance non plus. Je dis simplement que nous aurons besoin un moment dans l'hémicycle de retrouver les forces de gauche. Mais si vous leur dites qu'ils sentent mauvais, ils viendront jamais. Non. Ah !

Alors, on a vu que dans l'histoire, le premier secrétaire du PS n'avait pas l'odorat sensible et qu'il a fait souvent le choix et les filles pour sa réélection et celle de députés qui aussi se mettre souvent la pince à linge sur le nez. Et alors à l'inverse, il y en a un qui s'est avancé clairement pour réclamer une rupture et une démarche autonome, c'est Raphaël Gluxman.

Oui, Raphaël Guxman et d'ailleurs Jérôme Gedge, hein, qui se sont tous défendus de vouloir une alliance avec la avec euh le LFI, hein, euh G rappelant euh que bah c'était pas possible que ils avaient pris position contre l'antisémitisme, tous les dérapages et que il fallait savoir si on était clair ou pas et qu'il fallait arrêter de faire la godille, a-t-il dit à Olivier Fort, ce que Raphaël Glann a repris en écho, hein, et fortement bien qu'interrompu par le dit Olivier Fort. Écoutez, regardez. Nous l'avons tenu au municipal contrairement à toi. Nous l'avons tenu au municipal en nous retirant des listes. Tu me laisses parler maintenant.

Il n'y aura pas d'alliance aux législatives avec la France insoumise. Il n'y en aura pas. De toute façon, il y aura des candidats de la gauche démocratique dans toutes les circonscriptions. C'est en faisant en sorte que on ne soit pas associé avec des gens qui font siffler les nonjuifs dans les meetings. Je suis sûr que tu es d'accord que ça c'est pas l'histoire de la gauche française. Et donc et donc c'est en étant pas associé avec ces gens que nous gagnerons l'élection. Elle a été là la ligne de fracture Nicolas sur le l'attitude de Jean-Luc Mélenchon.

Hier soir, c'était là l'essentiel essentiel qui a été ravivé d'une certaine façon par Ségolen royal et qui a donné livrer une injonction aux français et juifs d'avoir à dénoncer le gouvernement d'Israël. Bon, car il à fond, il ils alimenteraient eux-mêmes l'antisémitisme en restant passif, ce qui n'a pas pu plu. Et pour cause, parce que c'était quand même un sacré dérapage, à Jérôme Gedge écouter sa réaction. C'est incroyable comme injonction. Colen, je te le dis.

inction à l'instant celle qui consiste à dire que c'est aux juifs de se justifier du gouvernement essentialiser c'est précisément ce qu'on demande c'est qu'on demande de ne pas importer le conflit et oui et on est resté là-dessus alors c'est Golen Royal a fait marche enfin fait marche arrière elle est beaucoup intervenue aujourd'hui pour expliquer qu'on avait pas compris ce qu'elle avait dit qu'elle n'avait pas dit qu'elle avait quand même dit mais pas comment on avait compris enfin bref elle est mal c'est flou c'est qu' un sa collègue Martine, c'était très très c'est très très mauvaise impression.

Heureusement que ce matin, on avait pu se consoler avec la une de l'équipe que vous allez voir avec moi. Mbappé à gauche tout. Je suis pas sûr qu'on soit sauvé mais enfin je suis pas sûr qu'il vote à la primaire par ailleurs. En tout cas en tout cas François Hand lui ça lui plaisait bien. [raclement de gorge] Merci Nicolas. On passe à la question qui fâche plus que quelques heures. Le pape Léon X arrive demain matin à 10h à Orlie. Début d'une visite de 4 jours en France. Y a-t-il un problème de laïcité avec cette visite et la place qu'elle va prendre ? On en débat ce soir avec vous Alexis Corbiard. Bonsoir. Bonsoir. Député de SC Saint-Denis.

Merci d'avoir accepté notre invitation et bonsoir Christophe B. Bonsoir madame député rassemblement national de Haut Marne, c'est Thboc qui vous pose la question qui fâche. La question qui fâche ce soir est une question de principes état et église, laïcité et religion. Un très vieux débat ouvert par la visite du pape Léon X. Un accueil par le chef de l'État à l'aéroport puis une rencontre à l'Élysée, une messe géante place de la Concorde, une autre amè suivie d'un discours sur l'Europe au centre des congrès en présence du président. Le programme de visite de Léon X mélange le spirituel et le politique [musique] et oblige la République à flirter avec les limites.

Cette visite n'est pas une visite de chef d'ét, c'est une visite apostolique avec une prudence en chaque institution qui reçoit, ville, région. et bien doit donner le sentiment de ne pas soutenir le culte. On voit que le terrain est particulièrement glissant. Un terrain glissant car en vertu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'État, ce dernier est censé rester neutre vis-à-vis des religions. Dans le même temps, il doit garantir la liberté des cultes et donc permettre cette visite apostolique. De fait, le chef de l'État n'assistera cette fois à aucune cérémonie religieuse comme il l'avait faite à Marseille en 2023 avec le pape François.

Une décision qui lui avait été reprochée. Mais c'est un autre symbole qui est contesté, l'usage de la place de la Concorde pour une messe géante devant plus de 500000 fidèles. Dans une tribune à libération, le député Alexis Corbier reproche au président d'offrir ce lieu emblématique de la République au souverain pontif. Par cette décision, Emmanuel Macron a fait une faute symbolique et politique. Autre décision polémique à MES cette fois où la municipalité finance des écrans géants pour diffuser les cérémonies montant de la subvention votée pour l'occasion 250000 €. Alors la question qui fâche ce soir est la suivante : celle visite du pape enfreint-elle le principe de laïcité ?

Alors Alexis Corbè, on vient de le voir dans le sujet. Vous avez en effet publié cette semaine une tribune dans libération intitulée le pape Léon XIV est le bienvenu mais n'abandonnons pas nos principes laïques. Vous vous appeler à une forme de vigilance en quelque vigilance sur quoi exement ? Bah déjà des petites choses, c'est anecdotique mais on est à l'Assemblée nationale. Pour la première fois au mois d'août, on a reçu via les secrétaires généraux le protocole de l'Assemblée nationale qui expliquait si on voulait participer à la messe comment il il fallait faire.

Bon, moi je considère déjà que les fonctionnaires de l'Assemblée n'ont pas être mobilisés pour savoir si les parlementaires veulent ou pas aller à la ME. C'est tout à fait le droit des parlementaires d'y aller. Eux disent que c'est pas une initiative maison, mais c'est l'organisation, la conférence des évêques de France qui leur a demandé si les députés seront présents.

Alors, vous confirmez ce que je suis en train de dire, c'est le protocole de l'Assemblée nationale a envoyé aux secrétaires généraux des groupes pour que bon si des députés ont envie d'aller à la messe mais c'estendroit attendez que les choses soient clair j'ai appris la presse nous dit que il y a à la fin 90 députés qui en c'est 15 % c'est très bien ça veut dire que 85 % des députés n'ira pas à la messe pas besoin de mobiliser les services du protocole c'est en détail mais ça donne un état d'esprit qu'est-ce qui me chifonne je dis attention la laïcité ne peut pas être à géométrie variable c'est tout mais c'est C'est un principe fondamental.

La laïcité n'est pas tombée du ciel en particulier dans la loi de 1905. Dans ce pays, beaucoup de confessions. Je rappelle juste au passage queune majorité de nos français ne croit pas quand on leur pose la question. Et il est important bien sûr que le pape qui est une personnalité majeure soit très bien accueillie. Ça pose pas de problème qu'il y ait 15000 policiers, c'est quand même beaucoup mais 15000 policiers qui soient mobilisés. Il est hors de question que ça se passe mal et je souhaite vraiment la bienvenue. Mais par exemple Amè, pourquoi 250000 € d'argent public ? Pourquoi ? Pourquoi ? parce qu'on ne le fait pas pour d'autres confessions.

Et enfin sur cette histoire de la Concorde parce que quand je dis ça, on dit mais enfin Jean-Paul II était un pape qui avait un rayonnement mondial, il a pas eu la concorde et c'était très bien et il a mis 1 million de personnes, c'était au Bourger, c'était pareil aux places des invalides, c'est pareil à l'hippodrome de l'enchamp. Pourquoi on accorde gratuitement et là il y a un sujet aussi que nous révèle le canard enchaîné 3 km parce que c'est pas la place de la Concorde, ça va maillot, d'accord ? ceux qui connaissent. Donc on va avoir un dispositif qui va être mis en place de grandes mobilisation gratuit et évidemment oncorde pas la même chose pour les autres cultes.

Alors l'église catholique évidemment a une place particulière dans l'histoire du pays évidemment mais on nacorde pas ça à d'autres cultes peut-être d'abord parce qu'ils ne l'ont pas demandé. Ben vous voulez qu'il le demande parce que c'est est-ce que c'est ça qu'on veut parce que moi j'ai écouté ce que pape c'est le pape. Ça veut dire quoi ? Non, mais ça veut dire que a-t-il une demande d'un autre culte d'organiser une messe qui rassemblerait tant de personnes sur les Champs élysées jusqu'à la Grande Armée ? Ce que disent des gens, des gens tout à fait sérieux. Il y a un monsieur qui s'appelle général Batcamp qui est un général à la retraite qui est le grand organisateur tout ça.

Il dit clairement qu' il s'agit pour les fidèles de démontrer par leur enthousiasme de donner envie aux gens de revenir vers la foi. Donc il y a quelque chose qui est prosélite. Est-ce que vous voulez que d'autres cultes pris par l'ardeur comment dira disent bah nous aussi on va faire une belle démonstration de force. Est-ce que c'est ça qu'on veut aujourd'hui ? C'est ça que je suis en train de dire. Donc je suis d'avis que tranquillement et il va de soi que les catholiques de ce pays vont passer j'espère 4 jours et et ça va être intéressant intéressant. Moi même je vais écouter ce que dit le pape que je te sois clair.

En plus c'est un pape qui dit des choses sur des sujets qui m'intéressent. Je veux dire toujours ça intéresse ce que disent les papes mais je vois bien comment certains et sera peut-être je veux pas parler à la place d'un contradicteur ont tendance à dire ouais mais la religion catholique c'est une religion particulière pas comme les autres dans lequel il est normal qu'on mette des moyens différents mais moi je dis attention de ne pas blesser nombre de nos compatriotes parce que dans ce pays il y a des protestants, il y a des gens et c'est précisément ce que dit aussi la loi de 1905. Et ben oui.

Mais alors expliquez-moi pour quelle raison le conseil municipal de messe vote 2500 € d'argent public et ben notamment c'est le Concordat d'Alsace Moselle qui date de 121 ans. Expliquez-moi pour quelle raison un concordat napoléonien est encore en activité qui amène à ce que dans trois départements français la loi de 195 ne s'applique pas et que mes impôts mes impôts de moi qui suis de Saint Sandi payent le fait qu'il y ait des ministres du culte de certains cultes mais pas d'autres. Mais par ailleurs, le tribunal administratif de Strasbourg qui avait été saisi euh d'un recours de d'associations laïques s'est prononcé en l'occurrence et a rejeté euh la demande des associations laïques.

Décisions qui sont choquantes et qui sont et après façon ce qui est un problème, expliquez-moi, [rires] décision du tribunal est motivée par l'intérêt général, c'est-à-dire les retombées économiques. Non mais ça bon j'espère que non mais j'espère que la personne qui a écrit ça Mais alors pour tous les cultes et pour tous les cultes alors pour quelle raison des gens de notre culte ne vont pas dire mais nous on fait quelque une cérémonie très importante pourquoi on n'a pas droit à notre grand écran l'argument il est dangereux vous comprenez ce que je suis en train de dire et enfin je termine on on y va vite. Pourquoi en France la laïcité ne s'applique pas partout ?

Pourquoi dans trois départements on trouve normal que on applique encore quelque chose qui date de Napoléon ? Pourquoi ? Pourquoi on paye le les salaires des prêtres, des pasteurs et des rabins ? et on le paye pas pour d'autres cultes. Mais c'est pas eux, c'est pas les gens de ces départements qui le payent, c'est tous les Français. C'est le Concordat. Ben voilà. Moi je pense qu'il est temps de l'abroger. Christophe B. Vous avez le bâton de parole, pas le bâton de pèlerin. [rires] Un peu des deux. Vous entendez Vous entendez quand même les plus que les réticences d'Alexis Corbière ? Je les entends bien sûr.

Permettez-moi d'abord en préambule de dire que personnellement moi je me réjouis de la venue du pape en France. Euh je me réjouis qu'il y ait des événements à Lourde, à Paris, à Messe, que samedi sur la place publique de de la Concorde, il y a une masse que le que le pape vient célébrer en tant que chef de l'Église catholique bien sûr, en tant que chef d'état aussi. Il est reçu en tant que chef d'état et c'est à ce titre là que la France déploie des moyens et notamment des moyens financiers. Effectivement, parenthèse, chers collègues, je vous réponds sur l'Alsace Moselle. En l'occurrence, effectivement, la loi de 1905 ne s'applique pas pour une raison simple.

L'Alsas Moselle était malheureusement allemande à l'époque et donc elle n'est redevenue française qu'en 1919. Donc le droit ne s'applique pas et moi je suis pas d'accord pour dire qu' on doit abroger. C'est l'histoire de France, c'est notre histoire. Ça fait 107 ans he juste au passage. Oui, bien sûr. Oui, c'est le Concordat. Et écoutez chers collègue l'Alsace Moselle a été moi je suis Laurin d'origine ma famille est Laorine aussi d'ailleurs ma mère est originaire de Nancy. C'est quoi le sujet ? Et bien et bien il il se trouve que pendant 49 ans l'Alsas Moselle a été annexée par l'Allemagne alors qu'elle est française.

Elle est profondément française et donc effectivement le droit ne s'applique pas. Euh vous faites Non non non non. Vous faites je pense chers collègues une erreur sur l'interprétation que vous faites de la laïcité. Qu'est-ce que la loi de 1905 ? C'est une loi de reconnaissance des cultes. C'est une loi positive en en réalité. C'est une loi qui dit "On va séparer, c'est pas une loi de laïcité d'ailleurs, si on est précis parce que le mot laïque, le mot de laïcité n'est pas dans la loi de 1905. C'est une loi de séparation.

C'est une loi d'organisation des cultes, du financement, du patrimoine religieux qui reconnaît les cultes, tous les cultes, chrétiens, catholiques, juifs, musulmans, tous les cultes, il il reconnaît tous les cultes. C'est une loi positive. Et vous savez l'essence même de ceux qui ont fait cette loi de 1905, c'est une conception profondément chrétienne en réalité qui est à la base la distinction entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, entre ce qui était pour l'église le séculier et le clé régulier.

Et vous le savez chers collègues, rappelez-nous puisque vous faites un d'histoire que vous savez et le Vatican et le Vatican va avoir quel avis sur cette loi chrétienne en 1905 qui met combien de temps à l'accepter ? Je vous dis que la la laïcité est française je vous dis que la laïcité elle est française et d'origine chrétienne dans une quinzaine d'années parce que l'église catholique condamne et refuse ça. Donc écoutez je veux bien que c'est le mois de reconnaissance mais l'article 1 dit la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte.

Par contre ce qui est vrai et là vous avez parfaitement raison, c'est que c'est une loi qui permet enfin la liberté de conscience la liberté de croire de ne pas croire et de ne pas seulement être catholique parce que jusqu'à présent il y a quand même un problème parce que l'histoire est longue dans ce pays et l'histoire aussi c'est celle de répression. au de la religion. Vous avez une petite chose qu'on appelle les protestants en France qui pendant des siècles ont été martyrisés. Juste un truc s'appelle la nuit de la Saint-Barthelémiie, plusieurs milliers de morts massacré de protestants.

Juste la révocation de Lady de Nant avec les dit de Fontaineble qui amène à ce que 200000 protestants vont quitter la France pour aller vivre ailleurs parce que ça leur est interdit. Donc l'histoire, elle est douloureuse et fort heureusement la laïcité permet de dire toutes les religions vont pouvoir vivre ensemble. Les fidèles en plus pour l'église catholique c'est une belle opération. Les églises vont être pris en charge par les communes. Donc tout va bien en vérité et c'est très bien et ça fonctionne comme ça. Mais la condition c'est qu'attention, c'est pour ça que je suis Tatillon, l'argent public ne doit pas servir à financer un culte et pas les autres.

C'est ça qui me choque dans le concordat que vous maintenez. Pour quelle raison on salarie pas les imams ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi on on ça va salarier les prêtres, les rabins et les pasteurs ? Mais on va dire il y a une religion, bah eux non. Bah c'est blessant. Vous vous en foutez peut-être mais pour les gens Ah alors alors qu'est-ce que vous répondez à ça ? Parce qu'elle est parce que c'est une religion plus récente sur notre territoire. Et alors, on parle, vous l'avez vous-même dit, on parle d'une loi qui a 107 ans. Donc on on pardon. Oui. Euh vous savez que dans ce pays, on abroge des lois hein, c'est déjà arrivé. Très bien. Vous avez donc une loi de 107 ans, on peut l'abroger.

Mais vous avez le droit de vouloir abroger. Mais je découvre que vous n'êtes pas pour la laïcité sur tout le territoire. Vous êtes pour que des endroits où s'appliqu Je constate que la loi de 1905 ne s'applique pas en Alsas Moselle. Je n'ai dit ni moins ni plus. Non, mais le constater comme député, vous avez quel point de vue ? On reste comme ça. Je ne suis pas pour l'abrogation donc je suis pas pour l'abrogationen. Pour le maintien de la situation actuelle.

endroit pas de laité maisér vous l'avez dit et là-dessus on a un point d'accord d'accord la loi 1905 c'est une loi de reconnaissance des cultes et de protection de la liberté de conscience vous l'avez dit vous-même à l'instant là-dessus on est d'accord de toutes les religions. Donc c'est une loi d'équilibre. Je me permets, permettez-moi de de vous dire aussi que si je me réjouis de l'avenir du pape euh en cette fin de semaine, fin septembre 2026, c'est aussi parce que dans un pays où il y a une forme de désespérance euh une situation économique ou de désespoir, situation économique, sociale qui est compliquée, euh les Français souffrent.

Et bien je je considère que la venue du pape d'un chef d'une église, c'est vrai l'Église catholique romaine en l'occurrence mais aussi euh un chef d'état qui est reçu en France officiellement et bien peut-être que dans les messages qu'il transmettra, il y aura des motifs d'espér qui dit des choses. C'est normalement Alexis Corbière qui devrait y être. Je veux dire sur l'immigration sur sur l'écologie. Il dit des choses. Mais je vous pose la question à tous les deux. Christophe Ben vous avez prévu d'assister à une des messes ? Oui tout à fait. samedi. Ouais, tout à fait. Laquelle ? La messe du pape. Place de la Concorde. Tout à fait. Oui. Oui.

Alors, Alexis Corbière, alors le stade de France n'est pas dans votre circonscription de Sandy qui parur leur accordé gratuitement par JL Events qui finance quand même, il y a nombre de gestes dans plusargent public là. Oui. Oui. Mais enfin bon, mais c'est très bien. Tant mieux. Que les choses soient clair, moi j'avais déposé un amendement. Je ne souhaite pas qu'un élu escalité s'affiche dans des cérémonies religieuses.

Je pense que moi je écoutez-moi, non non, je vais vous dire al justement dans mon amendement, je proposais la chose suivante, c'est que quand il s'agit effectivement de quelque chose qui est la marque effectivement de quelque chose les obsèques d'une grande personnalité mais ce que je n'aime pas, je vais vous dire les choses et là en plus je parle même pas de mon voisin, c'est la drague électorale, c'est les gens qui font les tournées qui vont dans les mosquées, dans les églises pour dire au fidèles, vote pour moi. Je n'accepte pas ça et je sais que certains le pratiquent. Donc je ne suis pas d'accord avec ça. C'est méprisant pour les fidèles.

Mes convictions spirituelles comme élu, je me fais un devoir sur les plateaux télé, je n'en parle pas. Voilà ce que je transmets à mes enfants, ça ne me regarde pas. L'ostentation de toute une série de gens et que les choses soient claires, on a le droit comme fidèle franchement, on a le droit d'être catholique si vous avez mon histoire personnelle, elle est très bien. Bref, mais je veux dire, c'est pas le sujet, mais je vois comment des gens, je vois Mario Maréchal Le Pen sera à l'église, tous ces gens c'est s'affichent. Bon, c'est leur problème. Moi, je ne suis je ne mange pas de ce pain-là, si je puis me permettre, mais je respecte évidemment ce qui a eu lieu.

Le problème, c'est pas vous avez vot ce que vous vous exprimer, c'est presque touchant. Vous pensez que dans la période, vous vous invitez les gens à se tourner vers la religion, vous pensez que c'est une réponse, c'est votre droit. Mais le pape invite moi qui invite. Oui. Non, mais vous vous avez dit que vous êtes heureux et vous pensez dans la période, il y a une crise, il y a du désespoir et cetera. Moi je pense que quand on est député, on doit pas se on doit pas dire mais c'est un point de vue très personnel. Je pense, je veux dire, les gens ils croient ou ils croient pas, c'est leur affaire.

Nous, on doit faire en sorte notamment que la désespérance soit et pour réponse des services publics et et pour réponse que les gens vivent bien. Pas de leur dire tournez-vous vers les religions, il faut le problème, c'est qu'ils ont du mal à y croire. Pardon ? Là, le problème c'est que c'est une religion à laquelle ils ont du mal à croire. Non, mais les services publics, il Oui, mais j'entends bien. Mais on est élu pour ça. On n'est pas élu pour faire du prosélitisme religieux. On n'est pas élu pour dire "Allez dans les synagogues, allez dans les mosquées, allez dans les églises." Les gens font ce qu'ils veulent.

On ne quand on a l'honneur d'être député et qu'on a la parole comme député, voilà, c'est pour ça que j'ai été Tâillon, vous allez dire c'est une bricole mais le protocole de l'Assemblée nationale n'a pas à me dire au fait est-ce que parce qu'il ne me va pas me le demander si je vais à la mosquée pour Laï, il va pas me le demander si je vais euh fêter le nouvel an dans les synagogues. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et alors c'est quoi le discours qu'il y a derrière ? Et pour le coup s vous faire procè que tiens les amis de monsieur N c'est qu'en gros en vérité la France n'est pas un pays laïque. La France est un pays catholique.

Les racines chrétiennes de la France et d'un seul coup voilà et on mélange tout. Et on amène à dire qu'il doit y avoir un privilège qui est accordé. Voilà. Et moi je trouve que ça c'est dangereux parce que notre beau pays a pour particularité premièrement et je tiens à le rappeler parce qu'on le dit trop souvent qu'une majorité de nos concitoyens ne sont pas croyants quand même assez rare aujourd'hui. Deuxièmement nous avons je crois les chiffres 29 % de nos concitoyens qui sont catholiques. Nous avons aussi beaucoup de gens de confession musul. Ouais mais si on doit tous vivre ensemble on doit faire une laïcité égale pour tous. Voilà.

Ceci dit, bienvenue au et j'espère que tout se passera bien. Et juste au-dessus nous, la rue Aristi Brillant hein, le père de la laïcité évidemment. Merci à tous les deux. Tout de suite, c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale. Marco Pomier.

55:32
Non speech

[musique]

55:33
Locuteur

Bonsoir Marco. À la une ce soir, d'abord ce cri d'alarme de plusieurs associations de victimes sur les implants en polypropylène. Eston face à un nouveau scandale sanitaire hier à l'Assemblée. Plusieurs associations ont alerté les députés sur les conséquences parfois dramatiques de ces implants. On les utilise pour traiter une hernie, une incontinence ou des descentes d'organes. Mais pour certains patients, les effets secondaires sont gravissimes. selon les associations, infections urinaires, lésion, douleurs chroniques qui empêchent de marcher, de s'asseoir des souffrances parfois insupportable qui ont conduit des patients jusqu'à la mort par euthanasie ou suicide.

Elodie 40 ans, maman, elle ne souffrait pas, elle agonisait face au déni médical. Karine 50 ans, maîtresse d'école, tout comme Elodie. Vous allez me manquer mais au moins je serai bien apaisé sans douleur. [grognement] On pense à Arnaud Denis 43 ans qui nous a quitté hier. J'en ai fini avec la maltraitance médicale. Aujourd'hui, ces victimes sont mortes dans l'indifférence totale. Et en début de semaine, l'Agence nationale de sécurité du médicament a été saisie par 216 personnes porteuses de prothèse pour hernie à base de polypropylène. Elles ont signalé des effets indésirables graves. On enchaîne avec ce qui va beaucoup nous occuper dans les jours à venir, le budget 2027.

Sébastien Lecornu fait un pas vers les socialistes qui sont, on le sait, tentés par la censure. Il a besoin d'aide he le Premier ministre pour faire passer son budget et alors il a pris sa plus belle plume pour écrire au aux députés et sénateurs socialistes dans un courrier envoyé hier. Il leur propose une rencontre pour tenter et bien de trouver un compromis, un accord sur le prochain budget comme l'an dernier. Le compromis de 2026 a été possible parce que chacun a accepté de faire un pas. Je suis prêt à poursuivre cette démarche avec vous avec la même franchise et la même volonté d'aboutir.

Et vous qui avez bonne mémoire, Adeline, vous vous souvenez sûrement des concessions obtenues par le PS l'an dernier bien sûr, la suspension de la réforme des retraites, la généralisation du repas à 1 € dans les universités et la revalorisation de la prime d'activité. Mais cette année, la négociation s'annonce bien plus compliquée, hein, car le gouvernement, il veut faire 54 milliards d'euros d'économie avec des retraités et des fonctionnaires mis à contribution. Et ça bah ça ne passe pas chez les socialistes. Il faut que le premier ministre revoie revoie sa copie. Vous savez, je suis pas dans la menace pour la menace.

Je dis juste que ce budget est injuste pour les Français et qu'il doit être radicalement [raclement de gorge] corrigé. Bon, c'est mal parti. En tout cas, Sébastien Lecornu a repris la plume aujourd'hui. Il ne s'arrête plus d'écrire. Cette fois, il s'est adressé à ses soutiens au groupe du bloc central ensemble pour la République modè Horizon pour les inviter à travailler avec, je cite, ceux qui ne partagent pas leurs convictions, les socialistes peut-être. On suivra ça de près évidemment, on termine avec un nouveau prétendant à l'Élysée. Oui, et il était sur votre plateau à Line à plus tard que mardi soir. Olivier Best a annoncé sa candidature ce matin dans Paris Match.

député du Hain, ancien ministre du commerce extérieur d'Élisabeth Borne. Il se revendique de l'extrême centre. Alors, chez vous, vous ne le connaissez peut-être pas et il en a conscience, hein. Il sait qu'il n'est pas très connu des Français, mais il résume son pari avec une formule. Vous allez la voir, on va la voir quand on a aucune chance, il faut la saisir. Bah pourquoi pas ? C'est Jean-Claude Dus quoi. Exement, il aurait pu reprendre les mots de Jean-Claude Dus dans les bronzés font du ski, oblique tu as aucune chance. On sait jamais. sur un malentendu, ça peut marcher. Bon, merci Marco, merci à tous les deux Alexis Corbè et Christophe Benz d'être venu ce soir.

Merci à vous sur le plateau de Chaque Voicte. Le pape arrive donc demain matin. Sachez que l'autoroute à 6 est fermée dans le sens province Paris. [rires] Merci à Elsa et à Nicolas passer une excellente soirée sur la 8. Oui oui bien sûr. Pour prendre de la place la papa mobile prend de la place. Je vous dis à demain 19h30. Excellente soirée sur la 8. he. [musique]

59:46
Non speech

[musique]