L'"Aquarius" : "le gouvernement va s'attacher à trouver une solution européenne", affirme Sébastien Lecornu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce que la France doit accueillir l'Aquarius ?
- 0:50RelanceRéponse partielle
Donc le gouvernement français essaye de trouver un autre port européen mais ne veut pas que l'Aquarius vienne accoster à Marseille.
- 1:45OuverteRéponse partielle
Vous avez rappelé, Sébastien Lecornu, ce que dit le droit, un bateau doit aller au port le plus proche.
- 1:49RelanceÉludée
L'Aquarius est en train de perdre son pavillon que lui avait accordé le Panama. Ça veut dire que s'il accoste dans un autre port, il est potentiellement hors la loi. Est-ce que vous pourriez laisser aujourd'hui l'équipage de l'Aquarius ailleurs, hors la loi ?
- 2:38RelanceRéponse directe
Il y a une solution globale, puis d'abord il y a une solution d'urgence pour le cas de ce bateau, précisément. Et l'urgence, c'est le port le plus proche.
- 3:11OuverteRéponse partielle
Une manœuvre politique internationale pour faire en sorte que le dernier bateau d'ONG ne puisse pas sauver les rescapés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Oui, les 4 à 5 jours de Marseille et le droit de la mer, droit international qui préside à ces questions, est clair. Un bateau en difficulté ou un bateau avec des personnes en difficulté doit être accueilli dans le port le plus proche. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Or, à ce stade, Marseille n'est pas le port le plus proche et donc là, comme à chaque fois, le gouvernement va s'attacher à trouver une solution européenne dans les jours et dans les heures qui vont venir. »
- 0:55Invité politiqueChiffre
« Je crois qu'on a démontré les fois dernières notre méthodologie sur le sujet. Ce qui est d'ailleurs intéressant, c'est de voir qu'on a divisé par 10, ces 3 dernières années, les flux de migration venant de l'Afrique du Nord. »
- 1:10Invité politiqueFait
« Et donc, non seulement il faut trouver une solution dans les heures qui viennent pour l'Aquarius et les autorités ministérielles, mes collègues qui s'occupent de ça, s'y emploient, à l'échelle européenne. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Je m'occupe d'écologie, donc c'est aux autorités ministérielles qui s'occupent de cela. »
- 3:29Invité politiqueFait
« L'asile, le droit d'asile, les personnes qui sont en danger doivent trouver accueil sur notre territoire. »
- 3:55Invité politiqueFait
« Non, je ne suis pas d'accord avec ça. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Gérard Collomb n'a pas dit ça en on. Ce sont des journalistes qui rapportent ce qu'aurait dit Gérard Collomb. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Je n'étais pas macroniste de la première heure, puisque je suis parti de cette recomposition politique. Je viens de la droite, je suis rentré au gouvernement avec Edouard Philippe au mois de juin. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Je n'ai pas la prétention de dire qu'il m'écoute. Je dis juste que je suis le Benjamin de son gouvernement, et je me sens complètement considéré et complètement écouté dans ce que nous pouvons lui dire. »
- 5:04Invité politiqueFait
« Pas faire changer d'avis, il faut plus dans le respect des institutions. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Lui, il est élu par tous les Français. Moi, je suis nommé par lui. Il décide de vous exécuter. »
- 5:18Invité politiqueFait
« Mais l'image que j'ai de ce président en privé, dans les réunions de travail, dans les déplacements officiels, c'est plutôt un président emprunt d'humilité et d'écoute. »
- 6:58Invité politiqueChiffre
« Budget total de 34,2 milliards d'euros pour ce ministère avec des postes d'augmentation importants, notamment sur les énergies renouvelables. »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« On n'a pas dû forcément voir le même budget parce que la diminution du nombre de postes correspond effectivement à un effort d'économie sur un budget qui augmente d'un milliard d'euros. »
- 8:52AuditeurChiffre
« 10 milliards 500 millions au lieu de 10 milliards 300 millions l'année dernière. »
- 9:38Invité politiqueChiffre
« C'est évidemment le chèque énergie, 150 euros en moyenne pour 3,6 millions de français, c'est quand même tout à fait considérable, porté à 200 euros pour l'année 2019. »
- 13:32PrésentateurChiffre
« 6,5 centimes pour le diesel et 2,9 centimes pour l'essence. »
- 14:13Invité politiqueChiffre
« 48 000 morts prématurées chaque année. »
- 14:51Invité politiqueChiffre
« 170 000 demandes essentiellement en province, essentiellement pour changer un véhicule diesel, et essentiellement pour des personnes non imposables. »
- 18:38Invité politiqueFait
« Elle fermera au moment où l'EPR de Flamanville sera mis en fonction puisque dans la loi, il existe un plafond. »
- 18:43Invité politiqueChiffre
« Un plafond en gigawatts d'électricité issue du nucléaire. Ce plafond, il ne peut pas être dépassé. Il est à 63,2 gigawatts. »
- 19:49Invité politiqueChiffre
« À 11 milliards d'euros, j'espère que l'EPR démarre un jour. »
- 20:50Invité politiqueFait
« Dans le projet de loi de finances tel que nous le présentons et tel que Gérald Darmanin y a travaillé, on met en place pour la première fois des systèmes de transition de fiscalité pour les collectivités territoriales pour amortir le choc. »
- 21:52Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, il est autour de 75%. Il faut le ramener à 50% dans les délais les plus brefs. »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu67 %
- Présentateur11 %
- Auditeur10 %
- Invité9 %
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Invité de France Info jusqu'à 9h, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, c'est Renaud Delis qui vous interroge comme chaque matin.
Bonjour Sébastien Lecornu. Bonjour messieurs. Alors, à l'heure qu'il est, Sébastien Lecornu, l'Aquarius, ce navire qui secoue des réfugiés en mer Méditerranée, navigue vers Marseille avec 58 migrants à bord. Est-ce que la France doit accueillir l'Aquarius ?
Oui, les 4 à 5 jours de Marseille et le droit de la mer, droit international qui préside à ces questions, est clair. Un bateau en difficulté ou un bateau avec des personnes en difficulté doit être accueilli dans le port le plus proche. Or, à ce stade, Marseille n'est pas le port le plus proche et donc là, comme à chaque fois, le gouvernement va s'attacher à trouver une solution européenne dans les jours et dans les heures qui vont venir.
Donc le gouvernement français essaye de trouver un autre port européen mais ne veut pas que l'Aquarius vienne accoster à Marseille.
Je crois qu'on a démontré les fois dernières notre méthodologie sur le sujet. Ce qui est d'ailleurs intéressant, c'est de voir qu'on a divisé par 10, ces 3 dernières années, les flux de migration venant de l'Afrique du Nord et que désormais, on a véritablement un problème politique européen autour de cette question. Et donc, non seulement il faut trouver une solution dans les heures qui viennent pour l'Aquarius et les autorités ministérielles, mes collègues qui s'occupent de ça, s'y emploient, à l'échelle européenne. Mais on le voit bien, la question va devenir de plus en plus européenne et politique à l'échelle européenne. Vous avez rappelé ? On va trouver une solution.
C'est d'ailleurs ce que le président de la République a fait lors du dernier Conseil européen avec, rappelez-vous, le renforcement de nos contrôles aux frontières, le renforcement également avec les pays qui sont à l'origine de ces flux et bien évidemment, toute la coopération que l'on doit trouver, ça va être une évidence que cette question va occuper l'ingénateur européen dans les semaines qui vont vivre.
Vous avez rappelé, Sébastien Lecornu, ce que dit le droit, un bateau doit aller au port le plus proche. Là, c'est particulier puisque l'Aquarius est en train de perdre son pavillon que lui avait accordé le Panama. Ça veut dire que s'il accosse dans un autre port, il est potentiellement hors la loi. Son équipage peut être mis aux arrêts. Est-ce que vous pourriez laisser aujourd'hui l'équipage de l'Aquarius ailleurs, hors la loi ?
Je m'occupe d'écologie, donc c'est aux autorités ministérielles qui s'occupent de cela. Il y a eu un appel du capitaine de l'Aquarius. Mais une fois de plus, il y a un droit international en la matière, il y a ce droit de la mer, il y a des principes qui régit l'action du l'État en mer.
Le droit, tout le droit, rien que le droit.
Mais c'est rassurant, je pense, pour nos concitoyens de se dire qu'il y a un droit compatible avec notre constitution d'ailleurs. Et nos grands principes aussi, que sont la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui permet de trouver une solution. Mais une fois de plus, ne nous enfermons pas sur la seule question de l'Aquarius. Parce que je vois bien aussi ce qui est important, mais c'est bien pour ça qu'il faut trouver une solution globale à ce problème. Et cette solution sera forcément européenne.
Il y a une solution globale, puis d'abord il y a une solution d'urgence pour le cas de ce bateau, précisément. Et l'urgence, c'est le port le plus proche. Le Cornu, je vous propose d'écouter le directeur adjoint des opérations pour Médecins Sans Frontières, Pierre Mendiara, qui était ce matin sur France Info.
Une circonstance exceptionnelle qui fait qu'on nous demande que ce soit Marseille pour cette fois-ci. C'est une manœuvre politique, vous voyez, internationale de grande ampleur pour faire en sorte que, surtout, le dernier bateau d'ONG qui se trouve dans la zone de recherche ne puisse pas sauver les quelques dizaines de rescapés que l'on peut sauver.
Est-ce qu'il n'y a pas une volonté de criminaliser les ENG ? Non, moi je ne rentre pas dans ce débat-là. Sur les dernières opérations de l'Aquarius, on a su faire preuve de générosité, on a trouvé des solutions avec Malte et l'Espagne. On a su déployer des officiers de protection de l'OFPRA qui se sont rendus en Espagne pour justement accueillir les personnes qui étaient en danger. L'asile, le droit d'asile, les personnes qui sont en danger doivent trouver accueil sur notre territoire. Mais là aussi, le droit, rien que le droit, c'est le port le plus proche.
Gérard Collomb, votre collègue du gouvernement, Sébastien Lecornu, s'est lâché, semble-t-il, lors d'un déjeuner relaté par nos amis de la dépêche du midi. Voici ce qu'il a dit au sujet d'Emmanuel Macron. Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s'isoler. Il est dans une tour d'ivoire aujourd'hui, Président, on ne peut plus lui parler.
Non, je ne suis pas d'accord avec ça. Je me méfie des off, néanmoins, qui seraient outés, etc. Gérard Collomb, je le dis pour nos auditeurs, Gérard Collomb n'a pas dit ça en on. Ce sont des journalistes qui rapportent ce qu'aurait dit Gérard Collomb. C'est l'homme qui a vu l'homme, qui a vu l'homme, qui a vu l'ours. Ce sont des journalistes qui ont raconté ce qu'ils ont entendu. Je respecte bien évidemment ce que disent vos confrères, mais reconnaissez que ce n'est pas Gérard Collomb qui a fait une déclaration. Il y a eu des déclarations publiques aussi, Gérard Collomb, sur le gouvernement qui manque d'humilité, etc. Est-ce que Emmanuel Macron est disonnable aujourd'hui ?
Est-ce que vous lui parlez, par exemple ? Moi, j'ai 32 ans, je suis rentré au gouvernement l'année dernière. Je n'étais pas macroniste de la première heure, puisque je suis parti de cette recomposition politique. Je viens de la droite, je suis rentré au gouvernement avec Edouard Philippe au mois de juin. J'ai découvert Emmanuel Macron la première fois de ma vie lors du premier conseil des ministres. Donc ma relation avec le président de la République, c'est depuis qu'il est président. Alors je ne suis pas un macroniste de la première heure. J'ai toujours eu le sentiment qu'il écoutait les conseils que je pouvais lui prodiguer, ou en tout cas lui proposer ici ou là.
Je n'ai pas la prétention de dire qu'il m'écoute. Je dis juste que je suis le Benjamin de son gouvernement, et je me sens complètement considéré et complètement écouté dans ce que nous pouvons lui dire. Est-ce qu'il vous y arrive une fois de faire changer d'avis Emmanuel Macron ? Pas faire changer d'avis, il faut plus dans le respect des institutions. Lui, il est élu par tous les Français. Moi, je suis nommé par lui. Il décide de vous exécuter. L'humilité, ça s'applique à tout le monde, y compris à moi-même. Donc je suis là plutôt pour exécuter, et je le revendique très clairement.
Mais l'image que j'ai de ce président en privé, dans les réunions de travail, dans les déplacements officiels, c'est plutôt un président emprunt d'humilité et d'écoute. Moi, je l'ai vu au Nouvelle-Calédonie dans des situations très difficiles, singulières, que l'on peut connaître en cette période avant le référendum. J'ai justement trouvé beaucoup de profondeur, beaucoup d'écoute et beaucoup d'humilité pour un jeune président. Et donc je vois bien la tentation d'encoder cette idée qu'il serait loin de tout, qu'il s'enfermerait, etc.
Gérard Collomb explique, Sébastien Lecornu, que le pouvoir et l'Elysée isolent. A vos yeux, Emmanuel Macron n'a pas changé.
Que structurellement, les fonctions politiques éminentes isolent, ou peuvent conduire à une forme d'isolement, Gérard Collomb n'est pas le premier à faire ce constat. Reprenez les conversations entre François Mitterrand et Jean-Pierre Elkabach, à ces fameuses plusieurs heures d'enregistrement. Le président de la République de l'époque revient longuement là-dessus. Reprenez les mémoires du général de Gaulle lorsqu'il les écrit « Colombie-les-de-de-églises », il revient aussi longuement là-dessus. Et très modestement, je vois bien aussi, même lorsqu'on n'est que secrétaire d'État, la tentation peut-être parfois de s'éloigner d'État.
Moi j'ai mes mandats locaux qui me permettent de me raccrocher à ça, mais je comprends l'enjeu.
Sébastien Connu, comment Emmanuel Macron peut-il éviter de s'isoler à l'Isée ?
Mais je crois qu'aujourd'hui il ne s'isole pas. Là où le ministre d'État Gérard Collomb a raison de dire, c'est que structurellement le pouvoir peut isoler. Mais comme être une vedette médiatique peut isoler, comme être un grand chanteur peut isoler, il ne faut pas se raconter d'histoire. La notoriété est quelque chose qui peut parfois faire tourner des têtes. Je ne crois pas que ce soit le cas du président de la République, je vous le dis comme je le pense. En tout cas, ce n'est pas ce que je vois et charge à ceux qui disent le contraire de le démontrer.
On va évoquer dans un instant le budget de votre ministère, puisqu'on connaît depuis hier la répartition des postes supprimés dans chaque ministère. On va en parler dans une minute, juste après le tour de l'info, 8h40, David Doba.
200 gendarmes mobilisés cette nuit pour la première reconstitution de l'enlèvement et du meurtre de la petite Maïlis. Reconstitution en présence de Nordal Le Landais et des parents de la fillette qui s'est achevé peu après 3h. Un nouveau lieu, le parking d'un supermarché a fait l'objet de toutes les attentions. 40 millions d'euros débloqués sur 4 ans et une volonté de faire du sur-mesure. Geneviève Dariussec, secrétaire d'État aux armées, annonce plusieurs mesures en faveur des harkis ce matin. Parmi elles, l'augmentation des allocations spécifiques ou bien encore un accompagnement pour tenter de sortir de la précarité.
Le comité d'éthique rend son avis sur l'extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Il y a un an, il s'était prononcé en faveur de cette mesure. Selon un sondage IFOP pour France Info, 39% des couples gays et lesbiens expriment un désir de parentalité. Et puis les évêques des 27 diocèses d'Allemagne réunis dans le centre du pays. Aujourd'hui, ils examinent un rapport, rapport commandé par l'église catholique allemande faisant état d'au moins 3677 enfants victimes d'abus sexuels et violences commises par des hommes d'église entre 1946 et 2014.
France Info. Toujours avec Sébastien Lecornu jusqu'à 9h sur France Info, il y a un peu moins d'un mois, Nicolas Hulot démissionnait et on connaît depuis hier les chiffres clés de votre ministère. Renaud Deli.
Nicolas Hulot a appelé un sursaut devant l'urgence écologique et un mois après, ce budget affiche une baisse d'un peu plus d'un millier d'emplois, de postes, de postes, 1078 exactement. Donc il n'y a pas d'urgence, pas de leçon tirée du départ de Nicolas Hulot.
On n'a pas dû forcément voir le même budget parce que la diminution du nombre de postes correspond effectivement à un effort d'économie sur un budget qui augmente d'un milliard d'euros.
Pourquoi faire un effort d'économie sur un secteur aussi ?
800 millions d'euros de plus l'année dernière. Non mais je veux bien tout ce qu'on veut, gâteau avalé n'a plus de goût. Mais 800 millions d'euros en plus l'année dernière, 1 milliard d'euros de plus cette année.
10 milliards 500 millions au lieu de 10 milliards 300 millions l'année dernière.
Budget total de 34,2 milliards d'euros pour ce ministère avec des postes d'augmentation importants, notamment sur les énergies renouvelables. Là aussi il faut être crédible, on ne pourra pas sortir une programmation pluriannuelle de l'énergie qui tourne le dos au charbon, qui diminue la part de nucléaire dans le mix électrique français sans libérer les énergies renouvelables et notamment le solaire et la méthanisation. C'est beaucoup d'argent, c'est plusieurs milliards d'euros pour le coup qui sont mis sur la table pour financer ces énergies renouvelables. Il y a également la préservation des moyens mis sur la protection et la prévention des risques technologiques comme naturels.
On va encore le revérifier dans quelques jours avec la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthes dans les Antilles. C'est bien évidemment de l'argent qui est mis sur la table pour aider à la transition, accompagner les ménages français dans cette transition énergétique et écologique. C'est évidemment le chèque énergie, 150 euros en moyenne pour 3,6 millions de français, c'est quand même tout à fait considérable, porté à 200 euros pour l'année 2019. Ce sont bien sûr les primes de transition qu'on appelait encore primes à la casse il y a maintenant quelques mois, qui permettent de changer de voiture pour nos concitoyens.
Pourquoi cette baisse de poste ? Pourquoi il faut en passer par cet effort de rigueur ?
Parce qu'aujourd'hui c'est un ministère qui possède beaucoup d'agences, dans lequel il y a beaucoup d'établissements publics, sur lesquels on arrive à rationaliser les choses et à faire des efforts. Et donc ces efforts il est bien normal de les faire, et le ministère de la transition écologique y contribue largement, et en aucun cas cela diminue l'efficacité du service public rendu à nos concitoyens, aux entreprises ou aux collectivités territoriales.
François de Rugy a annoncé ce week-end que les poids lourds qui traversent la France seraient sans doute soumis à une vignette. Le projet devrait exister à partir de l'an prochain. Est-ce qu'on peut en savoir plus sur cette vignette aujourd'hui ?
Alors je ne vous en dirai pas plus, parce que c'est une réflexion en cours. Ce qu'il faut juste retenir c'est qu'on a un besoin de financement de nos infrastructures qui est important. Jusqu'à présent, ces 20 dernières années, c'était assez simple. L'État promettait aux conseils régionaux, qui d'ailleurs eux-mêmes promettaient aux maires, des déviations, des contournements routiers, des ponts, des lignes de chemin de fer en plus, sans forcément se poser la question du financement. Puis ensuite on faisait des annonces pour dire, ah bah au final telle route ça va attendre 10 ans de plus, 5 ans de plus. On change complètement de méthode.
On dit, on repart un des besoins d'infrastructures, notamment pour la sécurité du quotidien. Je crois que la question du pont de Gênes d'ailleurs est venue remettre cette question sur le devant de la scène. On se pose la question des financements qui vont en face, des financements de la part État, ce que peuvent y mettre les collectivités territoriales. Et effectivement, se pose la question du financement complémentaire.
Et la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et le ministre d'État, François de Rugy, mettent sur la table cette interrogation intéressante évidemment, qui dit, mais tous ces camions qui empruntent le réseau routier français, qui sont parfois des camions de l'Europe, des camions étrangers, qui passent sur le territoire français mais qui ne s'y arrêtent pas, est-ce qu'il n'y a pas un moyen de les mettre à contribution ? Puisqu'aujourd'hui ils utilisent le réseau français sans le financer.
L'Europe dit non, l'Europe dit soit on taxe tout le monde, pour l'instant soit on taxe personne. C'est bien pour ça que si lignette il y a, est-ce que les Français sont aussi concernés ?
Il n'y aura pas de vignette sur les automobilistes français. Sur les camionneurs ? Sur les poils lourds français ? Alors sur les poils lourds français, là aussi c'est à la ministre des Transports de préciser les choses dans les jours et dans les semaines qui viendront. La réflexion initiale, c'est de s'interroger quand même sur les camions étrangers.
Ce n'est pas exclu donc sur les poils lourds français ?
Je ne m'occupe pas de ce dossier en particulier, donc vous poserez la question à la ministre des Transports.
Et en l'occurrence, cette piste de travail que vous avez, elle suscite déjà évidemment un émoi du côté des poils lourds, des chauffeurs routiers. Je vous propose d'écouter Florence Berthelot, c'était hier sur France Info, c'est la déléguée générale de la Fédération nationale des Transports routiers.
Bien sûr que ça nous inquiète. Nous sommes un secteur en grave déficit de compétitivité. Nous sommes lourdement concurrencés au niveau européen. Et même au niveau national, l'activité n'est pas si florissante qu'on puisse se permettre de nous taxer. Nous l'avons rencontré à plusieurs reprises. On nous en parle sans nous en parler, tout en nous disant qu'il y aura une concertation. La concertation pour nous c'est simple, c'est non.
Est-ce que vous, Sébastien Lecornu, en tant que traiteur d'Etat chargé de la transition écologique, vous irez expliquer aux routiers la nécessité de cette taxe ?
Bien sûr, mais avant même de l'expliquer, il faut concerter. Je l'entends la dame qui dit, la concertation pour nous c'est non, ce n'est pas non plus comme ça que ça fonctionne. C'est qu'on doit arriver à financer nos infrastructures routières. Vous savez, quand on fait une route, il n'y a pas de mystère, quelqu'un la paie. C'est bien souvent d'ailleurs les gens qui nous écoutent ce matin à la radio. Donc là aussi, il faut quand même rappeler aussi un petit peu que l'argent ne tombe pas du ciel. Donc réfléchir à la sincérisation des financements de nos infrastructures routières, ça me semble utile. Et donc il y a des concertations qui seront menées dans les jours qui viennent.
Vous confirmez qu'il n'est pas question de taxer davantage les automobilistes, qu'ils soient français ou étrangers ?
Il n'y a pas de projet de vignette automobiliste, je vous le redis.
Alors, les automobilistes auront à payer un peu plus cher leur carburant à la pompe. 4 centimes à partir du 1er janvier, c'est ça pour l'essence ?
6,5 centimes pour le diesel et 2,9 centimes pour l'essence.
Il n'y a pas une forme de ras-le-bol fiscal qui s'installe aujourd'hui sur cette question des carburants ?
Oui, alors là aussi, il faut qu'on se parle un petit peu franchement. Allons-y. J'ai fait 15 jours de matinale début septembre suite à la démission de Nicolas Hulot pour me poser la question si véritablement on n'était pas complètement nul en écologie. Bon, puis maintenant, je vais faire 15 jours de matinale pour me poser la question si on ne va pas trop loin. Vous pensez que les Français pensent à Nicolas Hulot quand ils font le plein ? Non, mais vous, visiblement, vous y pensez un peu ce que vous m'avez posé la question pendant 15 jours. Pas quand je fais le plein, mais quand je vous interroge. Je dis juste qu'il faut qu'on choisisse un angle.
Soit on fait trop de choses et ça va trop vite, soit on n'en fait pas assez, mais il faut qu'on choisisse un peu. Deux, je rappelle quand même juste que le diesel, pardonnez-moi, mais il faut en tourner la page. 48 000 morts prématurées chaque année. Porsche encore hier, pour le coup, je ne connais pas bien cette marque de véhicules. Non, qui ne fait quasiment pas de moteur, c'était très symbolique. Non, mais Volvo l'a fait avant, Toyota l'a fait avant. Dans ce cas-là, interdisons les diesel, non ? Pardon, mais on ne peut pas interdire du jour au lendemain. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est ce que fait Anne Hidalgo à Paris.
Non, ben oui, on se demande aussi comment on y arrivera après. Donc, à l'échelle du pays, et en réalité, on est sur des mesures... Mais attendez, l'interdiction ne permet pas la transition. Qu'est-ce qui compte ? L'interdiction, elle oblige les constructeurs à aller plus vite. Ce qui compte, c'est que de ne pas que taxer, c'est aussi mettre en place les outils qui permettent de changer de voiture. En seulement quelques mois, la prime à la casse, enfin, je n'aime pas l'appeler comme ça, mais prime de transition, c'est 170 000 demandes. 170 000 demandes essentiellement en province, essentiellement pour changer un véhicule diesel, et essentiellement pour des personnes non imposables.
Une fois de plus, 48 000 morts prématurées par an sur le diesel. Là, on sait très très bien qu'il faut donner un coût au carbone pour arriver à décarboner nos mobilités. Je rappelle juste quand même que pendant l'élection présidentielle, Benoît Hamon disait la même chose, Jean-Luc Mélenchon disait la même chose, et peut-être de manière plus surprenante, François Fillon disait la même chose. Donc au bout d'un moment, on arrête avec le double discours.
Alors, soit véritablement on se lance dans une transition écologique, et évidemment, il faut donner un coût au carbone, mais pour le faire, il faut un accompagnement de solidarité, et la prime fait partie de ces outils-là, c'est équilibrer ce que nous faisons.
La prime de conversion que vous évoquez, Sébastien Cornu, elle est même victime de son succès, puisqu'il y a 70 000 automobilistes qui sont dans l'attente de la toucher. Quand est-ce qu'il la touche ?
Là, je vous redonne deux chiffres tout simples. Quand vous voulez faire 500 000 véhicules en 5 ans, pendant le quinquennat, on est parti pour faire les 500 000 véhicules en 2 ans. En 2 ans. Donc ça veut dire qu'on est à 170 000, et ça veut dire aussi que pour le financement, on trouvera l'argent nécessaire à chaque fois pour que cette prime, c'est la cohérence avec l'augmentation et la fiscalité. Si vous me diriez, mais attendez, Il y a des gens qui ont changé leur voiture,
Sébastien Cornu, qui pour l'instant n'ont pas touché cette prime, est-ce qu'ils vont tous la voir ?
Il y a un peu d'attente, mais oui, oui, oui. Sous quel délai ? Et oui, les automobilistes auront leurs primes. Après, dans les semaines qui viendront, c'est la mise en place, on est véritablement victime de notre succès, ce que je vous dis. Donc c'est un sujet de taille de tuyaux, et d'ingénierie, et d'art d'exécution. Je m'en excuse auprès des automobilistes qui attendent. Ce n'est pas un bug technique, c'est juste que le tuyau fonctionne, mais qu'effectivement, il y a beaucoup de demandes, et une fois de plus, il faut s'en réjouir. Mais il faut être cohérent, une fois de plus.
La trajectoire carbone, le fait d'augmenter les carburants, il faut aussi l'assumer, parce qu'au bout d'un moment, il faut arrêter avec le double discours. C'est le seul moyen de tourner le dos à ces transports éminemment carbonés. À quel moment le gasoil rejoindra le prix de l'essence ? La trajectoire est sur 5 ans.
On ne sera pas très loin l'an prochain. On sera à quelques centimes l'un d'autre.
Donc on commencera très loin l'an prochain. L'idée, c'est d'avoir un rattrapage. Là aussi, il faut l'expliquer à nos auditeurs. On ne peut pas dire que le diesel, c'est mal, pour faire vite, et générique, et maintenir des incitations fiscales au diesel. Pourquoi le diesel est moins cher que l'essence ? Pas parce qu'il coûte moins cher à produire, mais parce que le contribuable par des niches fiscales permettait de faire en sorte que le diesel soit moins cher. Et donc effectivement, petit à petit, on enlève ses avantages fiscaux sur le diesel pour avoir un rattrapage sur l'essence.
Cette discussion continue dans une minute, juste après l'actualité, à 9h10, avec David Doba.
Avant de s'exprimer séparément, ce sera cet après-midi à la tribune de l'ONU. Tête à tête, cette nuit, entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Les discussions ont porté sur la Syrie, l'Iran, ou bien encore sur les droits de douane. Pour la première fois depuis le début de l'affaire, Nordal-Lelandais et les parents de la petite Maëlys, face à face cette nuit, ils ont participé à la reconstitution de l'enlèvement et du meurtre de la fillette. Outre pont de Beauvoisin, dans l'Isère, et Domessin, le domicile du suspect, en Savoie. Les enquêteurs se sont intéressés à un supermarché situé à cheval entre les deux départements.
Bientôt privé de son pavillon panaméen, l'Aquarius fait route vers Marseille. Ses responsables ont demandé une autorisation exceptionnelle pour pouvoir débarquer. 58 migrants sont à bord. Le gouvernement affirme chercher une solution européenne. Agnès Buzyn et Gérald Darmanin, côte à côte à Bercy, ce matin, pour la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019. Un budget qui pourrait être excédentaire. C'est la première fois depuis 18 ans maintenant, au prix de coups de rabot sur les pensions de retraite et sur les allocations familiales. Et puis la fin du suspense, c'est dans quelques heures maintenant.
Manuel Valls annoncera s'il se présente ou non à la mairie de Barcelone. Depuis plusieurs mois, l'ancien Premier ministre affirme étudier cette possibilité.
Alors il y a du suspense à Barcelone sur Manuel Valls. Il y en a aussi sur une question en France, c'est celle du nucléaire avec le sort de la centrale de Fessenheim. Est-ce que vous pouvez nous dire quand cette centrale, qui est la plus vieille de France, va fermer ?
Elle fermera au moment où l'EPR de Flamanville sera mis en fonction puisque dans la loi, il existe un plafond. Un plafond en gigawatts d'électricité issue du nucléaire. Ce plafond, il ne peut pas être dépassé. Il est à 63,2 gigawatts. Alors je vais vous poser la question différemment. Est-ce qu'on sait quand l'EPR de Flamanville va... Je viens juste parce qu'il faut expliquer. Le nucléaire, parfois, on fait quelques raccourcis et ce n'est pas évident de comprendre. Ça veut dire que, pourquoi on connecte Fessenheim à Flamanville ? Parce qu'une fois de plus, c'est 1300 mégawatts la puissance... 1600 mégawatts, pardonnez-moi, la puissance de l'EPR de Flamanville.
Une fois que Flamanville est raccordée au réseau, on franchit ce plafond et donc, bien évidemment, ça entraîne la mise à l'arrêt des deux tranches de Fessenheim. Aujourd'hui, le calendrier tel qu'il est indiqué par EDF et la SN. Je rappelle que le fait de mettre en route une centrale nucléaire, et c'est d'ailleurs assez rassurant là aussi pour celles et ceux qui nous écoutent, ce n'est pas le gouvernement qui décide, mais c'est l'autorité de sécurité nucléaire qui est une autorité indépendante. C'est elle qui donnera le feu vert et le go. Aujourd'hui, il y a des retards importants sur cette EPR. Ça ne l'avait échappé à personne. Je crois que ça n'a échappé à personne.
Donc l'été 2019, non, c'est écarté.
Non, je crois qu'on est plutôt sur la fin de l'année 2019 dans le calendrier tel qu'il est indiqué par EDF et par l'autorité de sécurité nucléaire. Si l'EPR ne démarre jamais, il n'y aura jamais de fermeture de Fessenheim. À 11 milliards d'euros, j'espère que l'EPR démarre un jour. Donc je pense qu'il démarre tout de même. Il ne faut pas non plus qu'on se fasse peur inutilement ou qu'on raconte n'importe quoi. Moi, je l'ai déjà dit, je me suis rendu à de nombreuses reprises à Fessenheim. J'y retournerai au début du mois d'octobre. La fermeture de la centrale est irréversible. D'ailleurs, le projet de territoire que nous avons lancé, lui aussi, acte bien cette irréversibilité.
Il y aura des compensations d'ailleurs pour Fessenheim ?
Oui, l'idée, c'est d'être exemplaire. C'est ce que le président de la République m'a demandé sur ce dossier. Alors, il y a plusieurs moyens d'être exemplaires. C'est en dessinant un projet économique pour la prés centrale. Pas tout seul d'ailleurs parce que c'est aussi la responsabilité des collectivités territoriales. Je mets un peu les pieds dans le plat mais je me suis un peu agacé récemment parce que, vous savez, la centrale de Fessenheim, c'est deux réacteurs nucléaires en plein milieu de champ. Il n'y a rien autour. Donc ça fait des dizaines d'années que personne n'a réfléchi au développement de ce territoire autour de la centrale.
Donc maintenant, il va falloir que non seulement on gère la prés centrale mais qu'en plus on arrive à faire le développement économique qui n'a pas été fait pendant ces 40 dernières années. Bon, c'est ça être exemplaire. Être exemplaire, c'est la question fiscale. Dans le projet de loi de finances tel que nous le présentons et tel que Gérald Darmanin y a travaillé, on met en place pour la première fois des systèmes de transition de fiscalité pour les collectivités territoriales pour amortir le choc. En clair, permettre pendant 3 à 10 ans, 3 de manière pleine et 10 ans de manière dégradée de continuer à percevoir une fiscalité alors que la centrale ne sera plus en fonction.
Ça aussi, c'est inédit
et respectueux des territoires. Est-ce que, Sébastien Cornu, si finalement l'EPR de Flamanville voit le jour et fonctionne un jour, est-ce qu'il faudra d'autres réacteurs EPR ? On sait qu'il y a eu un rapport remis fin août qui évoquait l'hypothèse de 6 nouveaux réacteurs EPR à partir de 2025, en construction à partir de 2025.
Alors, on n'en est pas là. D'ailleurs, le rapport disait... Oui ou non ? Il en faudra pas. Juste pour préciser pourquoi le rapport dit ça, parce qu'il ne fait plus pour nos éditeurs, il faut comprendre. Le rapport dit si on veut maintenir une filière nucléaire à terme, à long terme dans ce pays, à un moment donné, il faut construire des centrales sinon on perdra le savoir-faire. C'est ça la thèse qui est sous-entendue dans ce rapport. Nous, on n'est pas là. Nous, on n'est pas là parce que déjà, la première priorité, c'est de diminuer la part du nucléaire dans notre mix électrique. Aujourd'hui, il est autour de 75%. Il faut le ramener à 50% dans les délais les plus brefs.
Donc ça, c'est la priorité absolue. Ça sera la priorité de la fin du mois d'octobre dans le cadre de la PPE. Et ensuite, pardon, mais il faudra quand même faire une pause image sur Flamanville et sur le père de Flamanville pour réinterroger le modèle industriel et le modèle économique avant de prendre des décisions supplémentaires.
Un mot sur le plan vélo. Sébastien Lecornu s'intéresse sans doute des millions de personnes en France qui pourraient être tentés d'abandonner leur voiture pour le deux roues. Parmi les annonces du gouvernement, il y a eu une indemnité vélo versée par l'employeur pour les gens qui viennent travailler à vélo. Pourquoi uniquement chez les fonctionnaires et pas dans le privé ?
La possibilité est ouverte. Obligation dans la fonction publique
mais c'est facultatif dans les entreprises.
Pour commencer, mais en fait, si on le fait facultativement, c'est qu'il y a déjà une demande de la part des employeurs et donc il faut laisser aussi les choses se faire. Le plan vélo, quatre mots rapides. Comment on la touchera cette prime de 400 euros ? Comme aujourd'hui, vous avez des primes pour permettre de vous déplacer, notamment les franciliens connaissent bien ça. On apporte la photocopie
de sa preuve de transport mais là, il n'y a pas de preuve.
Le vélo, il roule tout seul, il n'y a pas de papier. Il faut amener quoi ? Les pneus usés ? La chambre à air, le frein, la chaîne de vélo. On dit ça parce que
votre collègue Elisabeth Borne a expliqué l'autre jour qu'il faudra apporter la preuve d'une révision du vélo. On ne fait pas réviser son vélo tous les ans juste pour toucher la prime.
Le preuve d'un achat de ce vélo, à mon avis...
Donc il suffira une fois dans sa vie d'avoir acheté un vélo ?
Ça repose quand même assez sur la confiance. Après, on peut aussi rentrer dans une société complètement de défiance. Moi, je vous dis une chose, le plan vélo, l'urgence et les infrastructures parce que celles et ceux qui nous écoutent, ils savent très bien que l'urgence, c'est d'avoir une piste cyclable. Donc là, il y a un boulot à faire avec les maires. J'ai été maire, je sais que c'est un sujet important. C'est pour ça qu'on met beaucoup d'argent sur la table, 350 millions d'euros pour aider à créer des infrastructures. Ne rigolez pas, mais il y a un enjeu avec le vol. Beaucoup de gens renoncent à cette question-là parce que leur vélo est dégradé. Donc les vélos seront gravés désormais.
Oui, exactement. Avec aussi de travailler avec la collectivité pour avoir des parkings à vélo qui soient beaucoup plus protégés. La SNCS désormais s'y emploie aux abords des gares.
Mais sur la question de l'indemnité, vous nous dites une déclaration de principe sur l'honneur devrait suffire ?
On ne va pas complexifier tout ça ? Je souhaite à titre personnel beaucoup de choses simples sur ces affaires-là sinon on n'arrivera pas à faire un autre chemin.
Une dernière question simple de Renaud Delis. Toute dernière question, Sébastien Lecornu. Vous avez été, il y a quelques années, le commandant du peloton de gendarmerie dans lequel servait un gendarme de réserve devenu célèbre depuis, Alexandre Benalla. On ne m'avait jamais posé la question depuis le mois de juillet. On va le faire. On va vous la reposer. D'autant que hier, le site Mediapart a dévoilé une photo d'Alexandre Benalla s'exhibant avec une arme durant l'entre-deux-tours de la présidentielle dans un restaurant après un meeting du candidat Macron. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Est-ce que vous répéteriez, comme vous l'avez déjà dit au mois de juillet, que c'était un bon gendarme, Alexandre Benalla ? Vous êtes resté en contact avec lui ? D'ailleurs, vous avez pris de ses nouvelles ? Moi, je ne réécris jamais l'histoire.
J'ai commandé Alexandre Benalla des dizaines de fois, donc des dizaines de journées, lorsque nous étions tous les deux réservés dans la gendarmerie. Et quoi qu'il ait pu faire ensuite, et dont d'ailleurs la justice est désormais saisie, je ne réécris pas l'histoire sur ce qu'il était comme gendarme à l'époque. J'ai commandé un militaire qui était un bon militaire. Quoi qu'il ait pu faire ensuite, à l'époque, quand je l'ai commandé, il était un bon militaire. Vous avez pris ses nouvelles récemment ? Ne réécrivons pas l'histoire. J'ai déjà indiqué publiquement que je m'étais inquiété de sa santé il y a maintenant plusieurs jours.
Merci Sébastien Lecornu. Merci d'avoir accepté
ce matin l'invitation
de France Info dans deux minutes. Et rentré en vélo. Oui, on va essayer, on vous promis.
Sébastien Lecornu