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DébatLe Figaro (sur YouTube)· 11 mai 2021 36 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

🔮 DÉBAT - Les mesures annoncĂ©es par GĂ©rald Darmanin sont-elles vraiment FERMES?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53OuverteRĂ©ponse directe

    Les mesures de Jean Castex sur la sécurité sont-elles suffisantes ?

  • 3:02ComplaisanteRĂ©ponse partielle

    Ces mesures vont-elles dans le bon sens selon vous ?

  • 5:38OuverteRĂ©ponse directe

    Les syndicats réclament des peines minimales constitutionnelles. Partagez-vous leur avis ?

  • 7:07OuverteRĂ©ponse directe

    L'observatoire de la réponse pénale est-il une bonne idée ?

  • 8:35RelanceÉludĂ©e

    Les mesures annoncées suffiront-elles à endiguer la violence ?

  • 20:52OuverteRĂ©ponse directe

    Faut-il supprimer le corps préfectoral ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18Fait
    « La main ferme de l'État ne tremblera pas et nous sommes du cĂŽtĂ© des policiers et des gendarmes. »
  • 2:18Fait
    « La fin du simple rappel Ă  la loi qui va ĂȘtre transformĂ© notamment par des peines de travaux d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. »
  • 2:18Fait
    « La fin des remises de peine automatiques pour les agressions de policiers et gendarmes. »
  • 2:18Fait
    « La création d'un observatoire de la réponse pénale avec un référent dans les parquets. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).

ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

Bonsoir à tous. Bienvenue dans le grand studio du Figaro. On est en direct, on est avec vous, c'est Figaro Live et on attend vos points de vue. Le gouvernement a-t-il eu cette fois-ci la main ferme ? le ministre de l'intérieur, le premier ministre ont annoncé une série de mesures visant à mieux protéger les policiers, à sanctionner plus durement ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre. On en débat, on en débat avec vous ce soir et on en débat avec Alexis Brazet. Bonsoir Alexis, directeur des rédactions du Figaro et avec nous ce soir Béatrice Gibelin. Bonsoir Béatrice, rédactrice directrice de la revue de géopolitique Hérodote.

Euh en France, la gĂ©ographie ce sont les dĂ©partements et Ă  leur tĂȘte les prĂ© en tout cas depuis la RĂ©volution française et Ă  leur tĂȘte les prĂ©fets. Faut-il les supprimer ou plus exactement faut-il supprimer le corps prĂ©fectoral ? On vous explique tout sur cette rĂ©forme annoncĂ©e la semaine en fin de semaine derniĂšre par Jean Castex et on en dĂ©bat. Mais d'abord donc une question. Les mesures de Jean Castex sur la sĂ©curitĂ© sont-elles suffisantes ? C'est la question qu'on vous pose depuis la mi-journĂ©e sur le site du Figaro. Pour l'instant, vous ĂȘtes extrĂȘmement critique dans vos rĂ©ponses. Massivement critique. À plus de 80 %, vous rĂ©pondez non.

Mais je vous propose de rĂ©pondre du cĂŽtĂ© du oui, d'Ă©couter la rĂ©ponse du cĂŽtĂ© du oui du ministre de l'intĂ©rieur. Depuis le dĂ©but du quincana, nous avons pris des moyens matĂ©riels et juridiques pour protĂ©ger nos policiers et nos gendarmes. Sans doute faut-il continuer Ă  faire ce que nous avons fait depuis le dĂ©but du quinquena et je crois que le premier ministre a eu raison hier d'annoncer au syndicat de policiers les mesures. La main ferme de l'État ne tremblera pas et nous sommes du cĂŽtĂ© des policiers et des gendarmes. Alors voici pour l'essentiel.

Euh les plus importantes mesures, il y a la fin du simple rappel Ă  la loi qui va ĂȘtre transformĂ© notamment par des peines de travaux d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, la fin des remises de peine automatiques pour les agressions de policiers et gendarmes, l'aggravation des sanctions pour les agrĂ©gations de membres des forces de l'ordre, une peine de sĂ»retĂ© de 30 ans pour les crimes contre les fesses de l'ordre.

Le refus de tempempéré sera réprimé plus fortement et il y a au plan judiciaire la création notamment la création d'un observatoire de la réponse pénale avec un référent dans les parquets pour justement euh observer euh quelle quelle est la réponse pénale à quelle est la réponse apportée par la justice à ces agressions contre les policiers. Voici ce qu'on a pensé l'un des responsables des syndicats reçus par Jean Castex hier à la sortie de la Réunion, c'est le responsable de l'UNSA police.

Le sentiment qu'on a, c'est une prise de conscience de du gouvernement et d'ailleurs une prise de conscience qui est nĂ©cessaire puisqueaujourd'hui Ă©videmment les policiers attendent une rĂ©ponse de nos gouvernements mais pas que. Les citoyens aujourd'hui euh sont inquiets, sont inquiets euh de la montĂ©e euh de la violence dans notre pays et sont inquiets Ă©videmment euh quand on s'attaque aux forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Euh Alexis, est-ce que euh on ne peut pas dire quand mĂȘme que la fermetĂ© est de retour devant cette batterie de mesures qui sont avancĂ©es et quand on entend la rĂ©action de par exemple de cet Ă©lu syndical ?

B on peut dire, je pense si on veut ĂȘtre de bonne foi, qu'elles vont dans le bon sens. Euh ça paraĂźt Ă©vident. Euh on peut dire aussi qu'elles sont prises sous la pression. Euh et sĂ»rement un peu tard, je vous rappelle qu'on sort d'une grande loi sur la sĂ©curitĂ© globale. On en a discutĂ© pendant des semaines et des semaines et des semaines et tout Ă  coup, elle devait pas ĂȘtre suffisante cette loi sur la sĂ©curitĂ© globale puisque tout Ă  coup on invente des nouvelles mesures. Donc ça prouve qu'on avait sans doute pas pris conscience de la mesure de de du du problĂšme. AprĂšs, est-ce qu'elle sera est-ce qu'elle sera suffisante ?

Évidemment que ça sera pas suffisant mais c'est va dĂ©jĂ  dans le bon sens et on peut quand mĂȘme en en en saluer quelques-unes. Le le la fin du rappel Ă  la loi. Le rappel Ă  loi c'Ă©tait un truc qui avait Ă©tĂ© inventĂ© par Jospin en 99 je crois qui au fond est une sorte d'admenestation qui qui ulcĂšre les policiers. C'est parce que la rĂ©alitĂ© dans les quartiers c'est que le le le jeĂ»ne aprĂšs des des jours ou pas des jours de enfin est arrĂȘtĂ© conduit au commissariat euh et ils hĂ©ritent en tout et pour tout d'un rappel Ă  la loi quand et et un quart d'heure aprĂšs il il place 30 dans son quartier en disant je les ai bien eu, on recommence.

Donc le le rappel Ă  la loi, cette sanction qui n'en est pas une parce qu'aujourd'hui les dĂ©linquants, ça leur fait plus peur de se faire gronder par un par un juge. Le fait qu'on la supprime, ça me paraĂźt aller dans le bon sens. Histoire de la peine incompressible. Évidemment, ça va dans le bon sens. Une mesure dansqu on parle peu qui me paraĂźt trĂšs intĂ©ressante, c'est l'observatoire de la rĂ©ponse pĂ©nale. Si cet organisme va jusqu'au bout, ça peut ĂȘtre tout Ă  fait intĂ©ressant et trĂšs vertueux pour faire de la en fond la vĂ©ritĂ© sur cette Ă©ternelle question qui est celle de la sĂ©vĂ©ritĂ© ou pas ou du laxisme de la rĂ©ponse pĂ©nale car il n'y a pas de statistique dans ce pays.

Je pense qu'il y en a pas parce que on ne veut pas qu'il y en ait. Jusqu'à présent, on ne voulait pas qu'il y en ait. Euh mais si on met en face les crimes et et les délits commis, les peines encores, les peines prononcées, les peines réalisé, on aura là une vision globale objective de la réalité, de la sévérité de la justice par rapport au fait. Je pense que ça serait trÚs utile et je pense qu'à ce moment-là, on se rendra compte que ce qu'on sait déjà qu'en gros les gens font mieux la moitié de la peine qui a été prononcé et généralement un/art ou moins du quart de la peine encoure.

Donc ça pose quand mĂȘme un certain nombre de questions vis-Ă -vis de de l'application de la loi et du respect du peuple souverain au nom de qui la justice est rendue. Mais je veux pas ĂȘtre plus long. Euh BĂ©atrice, certains syndicats comme Alliance dĂ©jĂ  rĂ©clament plus hein. Il rĂ©clament notamment un changement dans la Constitution pour instaurer des peines minimales ou des peines incompressibles. Ils ont raison. Non non parce que ça changera rien parce que c'est pas la peur des 30 ans qui va faire que le un jeune homme de 19 ans se trouve armĂ© dans son point d'Ăźle Ă  Avignon et et tire. quand ils tirent, ils pensent pas au 30 ans qu'ils vont ĂȘtre incompressibles.

Donc je ne crois pas que ça change quelque chose si vous voulez dans le rÚglement de cette violence chez des gens trÚs jeunes parce que ça ça me semble effectivement une évolution préoccupante. Non pas que l'ensemble si vous voulez de la violence soit générale et explose, mais assurément chez les plus jeunes, il y a un véritable une véritable aggravation. Donc et à ce moment-là, on on raisonne pas en fonction de la peine qu'on va avoir. Donc euh je c'est pour ça que je dis on on leur mettrait 50 ans, ça changera et hélas rien. En revanche euh il y a un gros travail à faire si on met en prison euh pour en faire quoi ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Est-ce que on a un travail d'accompagnement, de formation de façon Ă  ce qu'onessorte pas pire que qu'on y est rentrĂ© d'une certaine façon ? Alors je Alexis Ă©voquer effectivement cet observatoire avec un rĂ©fĂ©rent dans chaque parquet. Je trouve que c'est une excellente idĂ©e. C'est vrai parce que quand mĂȘme les juges on a dĂšs qu'on essaie de de porter un jugement sur un juge, aussitĂŽt ça hurle. dans la corporation hein, c'est et gĂ©nĂ©ralement quand ils font une bavure, une bĂȘtise, ils sont plutĂŽt dĂ©placĂ©s et promus qu'autre chose. C'est quand mĂȘme du pour MorĂ©ti qui a dit si a Ă  propos du fĂ©minicide qui a eu lieu en Gironde Ă  Mignac hein Ă  ce moment-lĂ  bon je il y a pas de risque zĂ©ro.

Bon non mais sans sans ĂȘtre dans le risque zĂ©ro. Non mais c'est ce qu'il dit. Ah oui non mais il a pas seulement dit ça, il a dit "On va faire une inspection et on va voir comment les choses se se sont passĂ©es." Bon ça me semble ĂȘtre des des positions importantes. VoilĂ  et que cette idĂ©e d'observer Ă  sour c'est bien pour qu'on sache effectivement parce qu'il y a des diffĂ©rences selon les juridictions. Tout le monde est pas jugĂ© Ă  la mĂ©mone non plus hein. Bon Ă  mĂȘme acte peut avoir des interprĂ©tations et des peines qui vont ĂȘtre diffĂ©rentes. Donc cet observatoire me semble une trĂšs trĂšs bonne chose.

Autre dĂ©cision mesure annoncĂ© qui me semble trĂšs bonne comme l'a dit d'ailleurs trĂšs justement Alexis, c'est bien Ă©videmment arrĂȘter avec ces admonestations sur des jeunes qui n'en ont rien Ă  faire et qui attendent que ça passe avec au contraire des travaux d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Mais ça veut dire ça qu'il faut des gens pour encadrer, pour faire correctement les choses. Autrement euh bon, c'est ça sera un coup d'Ă©pĂ©e dans l'eau. Euh c'est le c'est vrai que dans ce que vous dites en tout cas les commentaires rĂ©currents euh par rapport Ă  la question qui est posĂ©e sur le site du Figaro, c'est le commentaire queon peut lire de cet internaute mais Ă©normĂ©ment qui vont dans le bon sens.

Le vrai sujet c'est l'application des peines prévues par la loi. Si les juges ne condamnent pas, ils peuvent pas ils peuvent faire toutes les lois qu'ils veulent. ça ne sert à rien. Nicole dit également en ce moment à quoi sert cela sert-il puisque les mesures ne seront pas appliquées. Les lois existe déjà qu'on les applique surtout au niveau des des juges. Euh et Antoine encore, il existe déjà des lois pour protéger les fonctionnaires de police. Encore faut-il donner les moyens à la justice et à la police de les de les appliquer ?

Il y a un autre internaute qui dit "Il faudrait remettre la tolérance zéro comme ça avait été le cas à New York et à et et à Londres avec Tony Blair." Oui, je suis assez d'accord avec en tout cas la premiÚre partie de l'analyse qui consiste à dire que la clé c'est effectivement l'application des décisions de justice. C'est vrai que renforcer les lois, renforcer les lois, renforcer les lois, c'est des signaux qu'on envoie, c'est pas forcément inutile mais il y a un moment la question essentielle celle de l'application des lois. C'est vrai qu'on a le sentiment souvent que la loi est appliquée avec une trÚs grande mensuétude.

parfois par a priori idéologique qui est présent chez nombre de juges finalement l'idée que la répression c'est pas bien que la prévention c'est mieux que la priv l'école que la prison et l'école du crime et ce qui est pas absolument faux et sat que euh la culture de l'excuse que finalement c'est pour des raisons sociales que les délinquants sont ce qu'ils sont donc il a il y a cette idée-là et ça c'est chacun a le droit de le penser.

problĂšme que si si le lĂ©gislateur, c'est-Ă -dire si les Ă©lecteurs ont prĂ©vu forme de loi, c'est pas au juges Ă  les amodier, Ă  les adoucir, Ă  les tourner autour parce qu'ils considĂšrent en leur fort intĂ©rieur ce qui est estimable mais qui parce qu'ils vont for intĂ©rieur que non, elles sont trop sĂ©vĂšres. C'est euh l'individuision des peines n'est pas l'individualisation du jugement par rapport Ă  la loi. Enfin, il y a quand mĂȘme une espĂšce de de relativisation de la loi par rapport d'un son nombre de juges qui est, je pense, critiquable et qu'on a le droit de critiquer. AprĂšs, il y a pas que ça.

Il y a aussi souvent que les juges, ils appliquent les consignes qu'on leur donne et notamment quand on dit qu'ils mettent pas les gens en prison, c'est aussi tout bĂȘtement parce qu'il y a pas de place en prison. Et donc euh les juges, on leur dit non, arrĂȘtez d'encher en prison. Et c'est vrai que et sinon parce que si vous les gens, on en mettra des huit par cellule et ça va ĂȘtre horrible. C'est vrai que c'est horrible.

Donc on construit pas les prisons, on demande aux juges de pas envoyer les gens les gens en prison et aprĂšs on dit et ben ce qu'on va faire alors on va faire des bracelets, des peines de substitution, des peines de Mais au lieu de partir de l'utilitĂ© de la peine ou de la peine de substitution, c'est une variable d'ajustement parce qu'on a pas de place en prison et le rĂ©sultat c'est que on sait trĂšs bien qu'en dessous de 2 ans de prison, ne on fait zĂ©ro prison. C'est quand mĂȘme pas normal. Comment voulez-vous ? Autant je crois que je rejoins Beatrice quand elle dit que l'immensitĂ© de la peine ne retient pas le type quand il tire.

Encore que on peut se dire qu'aprĂšs tout ça peut le faire rĂ©flĂ©chir un peu mais si depuis qu'il est tout petit depuis son premier acte de dĂ©linquence car on va avoir le CV de ses de du tueur et de son camarade on va se rendre compte que c'est la 10 15e fois qu'ils ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et cetera. Si depuis le dĂ©but ils sont habituĂ©s Ă  ne pas avoir de sanction sans doute ça le vrai problĂšme. Une faute pas de sanction. Deux fautes pas de sanction. Trois fautes pas de sanction. quatre fautes une mini sanction, cinq fautes une toute petite sanction. Il y a un moment oĂč de de d'escalade en escalade, on finit par tirer sur un policier. Donc il faut prendre le mal Ă  la racine.

La la la criminalitĂ© c'est comme une pyramide. Il y a tout en haut les choses absolument atroces que sont les les assassinats ou les meurtres de policiers, mais il y a en dessous les agressions, puis il y a en dessous les outrages et puis en dessous les refus d'obtempĂ©rĂ©. Tout ça c'est un on parle de continuum de sĂ©curitĂ©, il y a aussi un continuum de la dĂ©linquence. Mais alors justement si on suit ce que ce que dit Alexis, si euh une faute appelle une sanction, c'est ça la politique de la tolĂ©rance zĂ©ro qui avait Ă©tĂ© appliquĂ©e Ă  New York et et en Grande-Bretagne ? Oui. Euh elle a pas Ă©tĂ© appliquĂ©e de la mĂȘme façon Ă  New York et Ă  Londres, hein.

C'est bon des cultures qui sont sensiblement différentes. Mais le point commun c'était que une faute appeler une sanction dans les deux cas. Une faute une faute appelé une sanction. Alors il faudrait Moi, je pense que une faute appelle une sanction. Euh il y a aucun pour moi, il y a aucun problÚme là-dessus.

Euh si si elle est aussi et et il y a pas que la rĂ©pression, il y a aussi l'accompagnement parce que la faute avec une sanction, alors si c'est une sanction pour quelque chose qui n'est pas trop grave d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral avec accompagnement rĂ©el euh pour faire avancer, il suffit de regarder ce qui se fait parfois dans un certain nombre de de pays scandinaves oĂč on se prĂ©occupe Ă©videmment beaucoup une fois qu'on a mis la sanction pour Ă©viter queil ait rĂ©cidive. Bon et euh avec des politiques qui sont trĂšs diffĂ©rentes des nĂŽtres, il y a des taux de rĂ©cidif qui sont beaucoup plus faibles. Nous, on est Ă  des taux de rĂ©cidifs qui sont quand mĂȘme trĂšs trĂšs Ă©levĂ©.

Donc il faut qu'on s'interroge sur qu'est-ce qu'il est le plus efficace parce que une fois qu'on les a mis en prison, qu'est-ce qu'on fait pour que ça recommence pas ? Parce que si la sanction c'est seulement la prison et puis il se passe plus rien, on les laisse en prison 6 mois, 1 an, 2 ans et 2 ans pour que ça on n'est pas du tout sûr qu'à la sortie on est quelqu'un qui est compris qui est murri, qui est avec un projet de vie. Bon exp les met pas du tout en prison, on est absolument sûr un qui vont pas s'améliorer deux qui vont recommencer le lendemain.

Donc dĂ©jĂ  quand il sont en prison 2 ans, les anis que par ailleurs pour construire des prisons moi ça me frappe pour avoir aussi une Ă©tude dessus, c'est qu'Ă  chaque fois qu'on annonce la construction d'une prison quelque part, tout le monde hurle dans la commune en question. On nen veut surtout pas. J'ai l'exemple encore du souvenir d'une prison en Alsace oĂč ça a Ă©tĂ© un temps infini pour pouvoir C'est de moins en moins vrai. C'est pas tout Ă  moins en vrai. Aujourd'hui, il y a surtout pas de crĂ©dit pour construire des prisons. Ça c'est pas seulement ça. C'est d'abord parce qu'on en met quand mĂȘme en France un certain nombre de gens en prison.

On n'est pas d'un naxisme en Europe par rapport les statistiques de de de d'incarcĂ©ration par rapport Ă  la ment pas les gens en prison du tout. Euh si si enfin on sait en Europe on est dans le moins. Bon euh oui mais prenons le le cas de la SuĂšde qui est nettement moins que nous et avec un taux de rĂ©cidif qui est beaucoup aprĂšs les pistes candidats aussi c'est pas forcĂ©ment le mĂȘme type de population c'est pas la mĂȘme chose. Bah ils ont aussi des Ă©trangers des maghrĂ©bains, des afghans, des toutes sortes de gens dont on nous dit que c'est eux qui remplissent les prisons. Bon voilĂ  donc on peut aussi regarder les choses.

Non je je moi je suis absolument pas content arrivĂ© rĂ©centes hein d'ailleurs donc ces arrivĂ©es rĂ©centes. Donc est-ce que justement lĂ  que ça hein ? Parce qu'il y en a qui sont lĂ  quand mĂȘme depuis les annĂ©es 70 les sont en train de durcir trĂšs trĂšs longtemps et d'ailleurs politiquement et puis ils ont une extrĂȘme droite et tout ça mais je je ne je ne conteste absolument pas tout ça. Je dis que la seule sanction si elle ne s'accompagne pas effectivement d'un travail pour une sorte de rĂ©insertion ne rĂ©soudra que pendant un moment la situation. Mais oui, sĂ»rement qu'il faut accompagner, mais en attendant, il faut dĂ©jĂ  prendre les sanctions.

Et moi, il y a quelque chose qui me frappe, c'est dont on n pas parlé, c'est notamment l'aménagement des peines. Pourquoi considÚre-on comme normal, légitime que quelqu'un condamné à 10 ans en fasse 5 ? Il me semble que du pour Moredi a dit qu'il voulait systématiquement refuser ce genre supprimer et regardez supprimer supprimer cette réduction automatique des peines. Mais il y a pas que les il y a il y a l'automatique, il y a le bon produit, il y a il y a il y a il y a cinq critÚres qui s donc jusqu'à 15/ 5.

Donc il nous a dit ça mais aujourd'hui il il va de soi que quand on a on est cond en fait 5 de deux choses une soit la peine de 10 ans est justifiĂ© il faut en faire 10 soit elle ne l'est pas il faut condamner les gens Ă  5. Mais c espĂšce de principe oĂč par dĂ©finition on dit 20 ans ça vaut 10, 10 ça vaut 5, 2 ça vaut zĂ© ça ça dĂ©soriente Ă©videmment les gens, ça dĂ©soriente les victime et les gens disent mais on se moque de nous. Bon donc lĂ  il y a quelque chose qui il vaudrait mieux Ă  limite mĂȘme Ă  la limite des peines moins Ă©levĂ©es mais vraiment appliquĂ©es que c'est des peines trĂšs Ă©levĂ©es qu'on applique jamais Ă  plus de la moitiĂ©. Bon aprĂšs tout dĂ©pend aussi des gens que vous avez.

Il peut y arriver que des gens bon dans des coups de de folie, je pense Ă  un commissaire de police une histoire bon qui a qui a tuĂ© la la me de sa femme bon avec son arme. Bon il a Ă©tĂ© condamnĂ© il a Ă©tĂ© un prisonnier exemplaire il a retrouvĂ© une rĂ©insertion tout de suite Ă  la sortie. À quoi sert de laisser quelqu'un comme ça pendant 10 ans ? il a fait 8 ans au lieu d'en faire 15 et voilĂ  il s'est rĂ©insĂ©rĂ© dans la vie. VoilĂ , ça arrive aussi. Donc il faut pas avoir que l'exemple du petit dĂ©linquant qui recommence et qui se sent dans l'impunitĂ©.

Mais il y a aussi des situations cette dame, elle avait peut-ĂȘtre une famille, peut-ĂȘtre elle-mĂȘme des enfants qui ont dĂ» trouver que 15 ans c'Ă©tait dĂ©jĂ  pas Ă©norme et qui voit qu'il est dehors 8 ans aprĂšs mĂȘme si je dis pas je je dis pas le contraire mais est-ce que le laisser en prison simplement parce que la famille qu'est-ce qu'il aurait eu de plus ? J'en sais rien. J'ai pas de je prends pas de jugement de valeur. Je je prends ce cas-lĂ , on pourrait en prendre certainement d'autres. VoilĂ . Est-ce que c'est ça la solution de laisser les gens en prison jusqu'Ă  10 ans et pas jusqu'Ă  8 ou jusqu'Ă  7 ?

J'avoue que mais que ce soit pas automatique, ça alors je suis effectivement complÚtement d'accord avec vous. Et là, on revient encore la question de la gestion de la de la taille des prisons de la des places de prison car en fait la majorité de ces adaptations de peine sont faites pour vider les prisons parce qu'il y a plus de place et donc réguliÚrement on en fait partir, on en fait partir, on en fait partir. Mais pas pour des raisons généreuses humanistes que celle de Béatrice, c'est pour simplement pour des raisons qu'il y a plus de place mais c'est pas méthode de gestion de de de population. On a essayé de faire des partenariats publics privés dans la construction de prison, hein.

Vous vous souvenez ça ? C'était à l'époque de Nicolas Sarkozi, il y a eu cette idée-là et puis on s'est rendu compte que c'était effectivement sur un coup de gestion hein. Bon parce que ils avaient apporté les capitaux mais aprÚs dans le coup de gestion c'était absolument abominable et donc du coup on a fait marche arriÚre évidemment et que c'est que ça reste une question. Macron s'était engagé à construire des tas de places de prison. Il absolument pas dans l'interview qu'il nous donne dit que sur les 10000 qu' en a construit, il y en a 2000 engagés je crois. Donc il reste plus qu'un an pour en faire. Bah oui, mal partir. Et quand la droite y était, elle en a pas construit plus.

Elle n'a pas construit plus. Et je ne sais pas si ça fera partie justement du du travail de la réponse pénale justement des de regarder s'il y aura plus de place de prison qui seront qui seront construites. Mais en tout cas essayons de de moins mettre de gens en prison pour de bonnes raisons et non pas pour les vider. Ouais. Voilà. Pour l'instant, vu l'évolution de la délinquence, c'est pas moins qu'on va mettre, c'est beaucoup plus parce que les violences antipoliciÚres, elles ont explosé et les violences antiersnone, elles ont explosé. Donc là, là pour le coup, tout le monde est d'accord sur les chiffres.

Il faut Oui, mais il faut peut-ĂȘtre justement qu'on qu'on ait pas qu'une seule rĂ©ponse. Les mesures de Castex sur la sĂ©curitĂ© sont-elles suffisantes ? la question qu'on vous pose sur le site du Figaro et vous rĂ©pondez non Ă  plus de 87 % en ce moment sur le site, vous pouvez continuer Ă  voter. Je vous donne encore la parole euh avec cet internaute qui nous pose comme question. elle cumule des peines. Euh tu tues trois personnes euh et bien sont une seule c'est une seule peine. Euh il faut autonomiser les prisons, nous dit propose AxĂš, mettre du travail les dĂ©tenus modĂšles pour montrer s'ils veulent s'en sortir et avoir des remises.

Euh et cette autre internaute qui nous dit "Il y a beaucoup de petits dĂ©lingants qui se retrouvent en prison et qui en sortent encore pire avec des mauvaises frĂ©quentations et sans accompagnement." C'est ce que vous disiez tout Ă  l'heure. Euh BĂ©atrice, je vous propose de d'aller sur un autre sujet euh qui ne concerne pas les prisons, en tout cas directement, c'est s'il faut supprimer les prĂ©fets. Rassurez-vous, il y est pas question de supprimer le poste de prĂ©fet, mais de supprimer le corps dans lesquels on les trouve, le corps prĂ©fectoral et tous les corps seraient fondu en un seul et mĂȘme corps, celui des administrateurs de l'État.

Euh c'est ce que Jean Castex a a Ă©voquĂ© euh jeudi dernier euh devant donc le corps prĂ©fectoral. Alors c'est un peu la dans la lignĂ©e de Ă  la fois de la consĂ©quence de la rĂ©forme de l'État et de la volontĂ© d'Emmanuel Macron de reformer je de rĂ©former, je cite le management de l'État. Voici euh quelques-unes des des rĂ©actions sur Twitter. Marine Le Pen dĂ©nonce une dĂ©construction prĂ©fectorale qui est un trĂšs mauvais coĂ»t portĂ© Ă  l'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur du pays, Ă  la neutralitĂ© de l'appareil d'État.

Sur Twitter encore Gilles Platay ironise alors qu'il faudrait renforcer Gill Platay le vice-président des Républicains, candidat dans la région Bourgonne-Franchecté alors qu'il faudrait renforcer le pouvoir des préfets en lien avec les élus. Messieurs Macron et Castex suppriment le corps préfectoral de l'art de célébrer Napoléon le 5 mai et d'anéantir l'une de ses plus belles institution le 8 mai. Alors Gérald Armanin de son cÎté a répliqué sur Facebook et sur Facebook et il dit que le but est de conforter au contraire cette fonction notamment en continuant d'assurer la diversité et la qualité des membres qui remplissent ces missions.

BĂ©atrice est-ce que vous partagez plutĂŽt le point de ville Marine Le Pen Jules PlatĂ© ou celui de GĂ©rald Armana ? J'avoue que je suis pas une fanatique des grands corps. VoilĂ , parce que effectivement le appartenir Ă  un corps quand vous sortiez dans la botte inspecteur de finances ou Cour des comptes ou autres, bon bah voilĂ , c'Ă©tait tout tracĂ©, vous ĂȘtes trĂšs jeune et et et au fond l'itinĂ©raire va va se va se poursuivre. Bon, je pense qu'il y a quelque chose de de de symbolique.

Je suis pas sĂ»r que ce soit le bon moment parce qu'il est Ă©vident que annoncer la suppression du du corps des prĂ©fets et qui sera dans l'idĂ©e des gens la suppression des prĂ©fets parce que tout le monde n'a pas une idĂ©e de ce que c'est que le corps de la prĂ©fectorale va Ă©videmment faire hurler. Ben bien sĂ»r, d'abord les prĂ©fets et les anciens prĂ©fets, bien sĂ»r, on n'aime jamais que son corps se soit dissous, bien sĂ»r, par extinction du temps dĂ©jĂ . Et puis euh l'idĂ©e que le prĂ©fet c'est l'État, non pas que l'État ne sera plus prĂ©sent dans les rĂ©gions et dans les dĂ©partements, la fonction restera. Certains disent "Bah oui, mais il aura plus la lĂ©gitimitĂ©.

il aura plus la lĂ©gitimitĂ© puisque il sera nommĂ© au fond euh en fonction des vertus que les le gouvernement lui aura trouvĂ©. Bon euh ce que nous dit cet internaute. C'est ce que nous dit cet internaute. Le corps prĂ©fectoral dĂ©pend de l'État et non d'un gouvernement en place. le risque et que et que le pouvoir puisse nommer qui je je peux jeais dire Ă  votre internaute que c'est pas vrai parce que vous savez trĂšs bien qui quand euh la droite reprend le pouvoir aprĂšs la gauche, il y a la valse des prĂ©fets parce qu'on sait qu'il y a des prĂ©fets de gauche et des prĂ©fets de droite.

Et quand la gauche est arrivée au pouvoir, elle a mis quelques temps à réaliser qu'il fallait changer les préfets de droite pour y mettre des préfets de plus favorables et qui appliqueraient mieux la politique du gouvernement. Donc euh dire que le préfet au-dessus de tout, bon ça je je n'y crois pas. Par ailleurs, on a toujours eu des préfets qui ont été nommés à discrétion du président de la République et du premier ministre. Bon euh en fonction des vertus qu'il est non, je reprends le l'argument, ils seront nommés par le gouvernement et à partir à discrétion du gouvernement et à partir de ce moment-là, ils perdront légitimité.

Je dirais il y en a je citais quelqu'un comme Jean-Charles Marcani qui a Ă©tĂ© un grand prĂ©fet du Var euh qui Ă©tait un proche de Charles Pasquois. Il Ă©tait pas passĂ© par la prĂ©fectorale, il Ă©tait pas du corps des prĂ©fets et il a Ă©tĂ© euh Chirak la la nommĂ©e prĂ©fet. Bon pour citer sans doute des gens Ă  gauche de la de la mĂȘme maniĂšre. Donc on a dĂ©jĂ  si vous voulez cette soi-disant absence de de lĂ©gitimitĂ©.

Alors, ce qui pourrait ĂȘtre intĂ©ressant euh il me semble, c'est effectivement cette idĂ©e euh d'un corps d'administrateur euh de l'État comme vous l'avez rappelĂ© avec euh 5 ans euh j'allais dire de terrain hein, d'expĂ©rience de terrain par entre tout types de gens et pas seulement celui du corps de de la prĂ©fectorale, donc c'est essentiellement des sous-prĂ©fets quand ils sont jeunes hein, on devient pas prĂ©fet tout tout jeune et qui effectivement aprĂšs en fonction de leur leur centre d'intĂ©rĂȘt, de leur goĂ»t, de leur expĂ©rience professionnelle pourrait rejoindre effectivement ce qui serait la fonction de de prĂ©fet. VoilĂ , je ne ce qui fait la qualitĂ© d'un prĂ©fet, c'est la qualitĂ© de l'homme.

C'est pas la c'est pas le corps dont il vient. Vous approuvez plutĂŽt la rĂ©forme proposĂ©e par Ă©voquĂ©e par Castex. Bah c'est pour c'est pour dĂ©battre hein. Alexis quand mĂȘme ce qui est intĂ©ressant c'est qu'on s'est un peu trompĂ©. J'avoue, je suis peut-ĂȘtre coupable en disant est-ce que vous pour ou contre la suppression des prĂ©fets ? Alors, c'est la suppression du corps prĂ©fectoral mais il y a quand mĂȘme un certain nombre de gens qui voudrait carrĂ©ment qu'on supprime le poste de de prĂ©fet sur Twitter.

Richard nous dit "Oui, c'est un systĂšme dĂ©passĂ© qui participe Ă  la lourdeur administrative." C'est pas un quand mĂȘme un combat corporatiste que auquel vont se livrer les surtout un combat d'une c'est combat d'une immense dĂ©magogie puisqu'il faut se remettre dans les le contexte. Pourquoi est-ce que tout ça a Ă©tĂ© lancĂ© ? C'est une prĂ©tendue rĂ©ponse au gilets jaunes. Moi, j'ai pas eu le souvenir que le gilet jaune d'ailleurs est brandi des des des pardon pour dire supprimer les NAS, supprimer les corps, supprimer ceci, cela surtout supprime-nous nos impĂŽts que vous nous avez rajoutĂ© pour nous pour nous empĂȘcher de nous dĂ©placer.

Mais bon euh donc je trouve qu'il y a une trÚs grande démagogie à s'attaquer au fond, une des rares choses qui qui a sûrement des défauts comme toute institution mais qui des rares choses qui marchent dans ce pays. On a en France un énorme problÚme d'autorité. On en parle avec la sécurité, on en parle avec la sécurité publique, on en euh on nous rebat les oreilles avec la question du régalien. On et on sent bien que dans ce monde qui se délite, la la question de la sécurité au sens large prendre une importance décisive.

On a aujourd'hui une institution qui dans tous les dĂ©partements de France et de Navar incarne cette prĂ©sence de l'État et du rĂ©galien qui fonctionne et on veut l'afficher en Ah non, ils seront lĂ . Non. Bah si, ils seront lĂ . On veut dĂ©jĂ  symboliquement laaffiche en l'air, non ? en s'y attaquant et en disant au fond tout le monde les prĂ©fets sont interchangeables. Euh mais non, on dit pas que les prĂ©fets sont interchanges. Oui, c'est vrai. Ou euh comment dire euh premier reproche, c'est de dire euh il faut rapprocher les gens du terrain. On peut faire plein de reproches au grand corps, l'inspion des finances Ă  la cours de compte mais qu'on peut pas faire Ă  la prĂ©fectorale aujourd'hui.

Si une fonction administrative est proche du terrain, c'est les prĂ©fets qui ont commencĂ© comme quand un jeuneard qui sort directeur de cabinet dans une prĂ©fecture puis sous-prĂ©fet puis secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d'une grande prĂ©fecture puis prĂ©fet d'une d'un petit dĂ©partement puis prĂ©fet d'un grand dĂ©partement puis prĂ©fet d'une rĂ©gion. Il peut entre-temps ĂȘtre conseiller dans un ministĂšre chargĂ© de la sĂ©curitĂ©, conseiller du premier ministre, directeur de cabinet du premier ministre, directeur de donc du terrain, c'est c'est les connaisseurs du terrain.

S'il y a vraiment des gens, on on peut le on peut Ă©ventuellement le dire "Oh, les l'inspecteur de finances encore qu'ils vont faire des missions." On peut dire pour la cour des comptes, mais vraiment les prĂ©fets, ils connaissent le terrain. Donc ce je pense que ce reproche lĂ  vraiment pour les prĂ©fets ne tient pas. Je pense que la qualitĂ© de la gestion de prĂ©fĂ©r et c'est normal, il y en a de droite et de gauche, mais mais ils ont quand mĂȘme au-dessus de leurs opinions ce sens de l'État, ce sens de la neutralitĂ© de l'État, ce sens de l'efficacitĂ© de l'État qui font qu'ils sont capables de dire Ă  des Ă©luĂ©s de droite et de gauche, non, ça tu le fais pas. Ça non, ça non.

Et aujourd'hui, les prĂ©fets sont trĂšs souvent un garde fou par rapport Ă  des embardĂ©s clientĂ©listes euh limite aux limites de la lĂ©galitĂ©, aux limites de l'honnĂȘtetĂ© d'un certain nombre de d'Ă©lus locaux. Ils sont aussi capables d'un nombre de professions de dire aux reprĂ©sentants des agriculteurs ça manifester oui mais ça non. Ils ils reprĂ©sentent l'État et ils ils ont le sens de l'État et donc on dit on va les garder mais on va plus les recruter pareil. Alors qui on va recruter Ă  la place ? D'autres fonctionnaires. Donc des fonctionnaires de quoi ?

du ministĂšre de l'agriculture, de sĂ©curitĂ© sociale, de du ministĂšre de de pourquoi serait c'est autres fonctionn pourquoi apprendre des gens qui ne connaissent pas le mĂ©tier serait meilleur des gens qui le connaissent. On dit mais on va pas recruter que des fonctionnaires, on va recruter des gens hors de la fonction publique. Et lĂ  Batrice, vous avez raison, il y a la tour extĂ©rieur. AprĂšs ben c'est la question de la proportion. Si on considĂšre qu'Ă  l'avenir la majoritĂ© des prĂ©fets ne sont recrutĂ©s hors de la fonction publique, on va faire ce qui se fait par exemple aux États-Unis dans d'autres fonctions.

Les prĂ©fets n'existent pas aux États-Unis puisque prĂ©cisĂ©ment les gouverneurs sont Ă©lus. Mais Ă  ce moment-lĂ , on aura quoi ? Des militants politiques, des militants associatifs, voir des minoritĂ©s parce qu'on dira bah il faut les reprĂ©senter en fonction de critner ethnique et cetera et cetera. Si c'est ça qu'on veut mettre Ă  la place des gens qui aujourd'hui avec leur qualitĂ©, leurs dĂ©fauts, personne n'est parfait reprĂ©sente l'État. Je pense que c'est une immense rĂ©gression.

Et quand on se retrouve avec des militants politiques ou des militants associatifs qui parce qu'ils sont copains du pouvoir, parce qu'ils sont copains du prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral, parce qu'ils sont copains du prĂ©sident du conseil rĂ©gional auront Ă©tĂ© nommĂ©s comme prĂ©fet, ben je peux vous dire que la neutralitĂ© de l'État, la lutte contre la corruption, la lutte contre les dĂ©bordements euh de de certain nombre de professions, la lutte contre un certain nombre de pouvoirs Ă©conomiques parce que les prĂ©fets sont importants aussi de ce point de vue-lĂ  et ben ça ça sera une trĂšs grande rĂ©gression et lĂ  on aura plus que nos yeux pour pleurer.

Tout ça pour permettre Ă  monsieur Macron de donner l'impression qu'il fait des rĂ©formes. Il y a 1000 autres rĂ©formes plus importantes que celle-lĂ . Bon, j'ai vu que vos points de vues Ă©taient quand mĂȘme assez opposĂ©s sur la question mais ils Ă©taient ils Ă©taient trĂšs intĂ©ressants, ils Ă©taient assez faut rappeler que il restera toujours une formation des fonctionnaires. Il restera toujours un institut de la formation de l'ensemble de fonctionnaires, y compris des haut fonctionnaires. Donc je vois pas pourquoi on a ce, j'allais dire ce scĂ©nario catastrophe que prĂ©sente Alexis. Je vois pas pourquoi les gens sous prĂȘte qu' le corps disparaĂźtrait qu'il n'aurait plus le sens de l'État.

Moi j'ai j'ai Ă©tĂ© fonctionnaire, j'ai toujours eu le sens de l'État. J'ai toujours eu le sens de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Ils auront le sens de l'État et le sens de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Pensez que le copain recrut parce qu'il est prĂ©sident d'association environnementaleit pour ça. Mais qui vous dit que ce sera exclusivement ce genre de gens qui seront recrutĂ©s alors qu'il y aura une formation qui aura Ă©tĂ© donnĂ©e dans le cadre. Non, lĂ  je vous parle des ceux qui sont Ă  l'extĂ©rieur, ils seront pris au extĂ©rieur.

Mais pourquoi voulez-vous systĂ©matiquement que les la masse des gens qui sont Ă©lus, que la masse des gens qui s'investissent soi comme par hasard des gens qui n'ont pas le sens de l'État, qui ne sont que dans le cop Ă©lus, mais les Ă©lus, ils sont Ă©lus et le respect il le tient de leur Ă©lection, il leur tire de leur les prĂ©fet, il le tire de sa compĂ©tence. Pourquoi aller chercher des gens moins compĂ©tents que des gens compĂ©tents ? Mais on aura des gens tout aussi compĂ©t puisqu'ils n'auront pas fait le le le prĂ©fet, il a fait toutes ses Ă©tudes, tout tout son parcours en prĂ©fectoral, toute sa vie, il a fait ça. Alexis, qui nommera qui nommera les prĂ©fets ? Pas l'Ă©luc.

Bah ça sera le premier ministre et prĂ©sident de la RĂ©publique sous les influences de de de on aura que des Ă©lus et des prĂ©sidents de la RĂ©publique qui seront des badernes et qui suivront tout le monde et qui n'auront pas sens de l'Ă©tat. Non, je suis pas d'accord avec vous. Je j'avoue que je comprends pas bien l'idĂ©e de casser quelque chose qui fonctionne pour le remplacer quelque chose qui fonctionnerait moins bien. Pourquoi est-ce que quelqu'un vous me dites ils ferront la mĂȘme Ă©cole mais est-ce que vous pensez que la mĂȘme Ă©cole peut former des gens pour s'occuper de l'agriculture, des eau et forĂȘts, de l'hĂŽpital, de de la prĂ©fecture et de la diplomatie ?

C'est évident prendre un diplomate et le maßtre préfet à mon avis on a des des convenus. Prendre un directeur d'hÎpital et le maßtre préfet mais prendre un préfet et le maßtre diplomate c'est pas forcément la meilleure idée. Le nombre de gens qui ont fait l'ENAT et qui se retrouvent soit directeur d'hÎpital, soit directeur de cabinet, soit parce qu'ils ont fait l'ENAT. Euh vous faites la démonstration mais ils ont fait non, ils ont fait toute leur carriÚre et d'ailleurs s'il y avait quelque chose à réformer, pourquoi est-ce qu'on supprime pas les hÎpitaux et les ARS ? Voilà une réforme qui sera applaudie par les Français.

Ça c'est on veut attaquer le cƓur du rĂ©galien alors que ce qui ne fonctionne pas, ce qui a l'Ă©vidence Ă  disfonctionner, ce qui fait qu'on est en retard surtout dans ce pays par rapport nos voisins sur la question des vaccins et sur la question de et ben c'est les arrĂȘts c'est ça. On y touche pas. C'est quand mĂȘme curieux.

Je vous propose en tous les bon ça on a compris que y pas il y avait un vrai dĂ©saccord mais en tous les cas ce qui est intĂ©ressant c'est qu'on a eu quand mĂȘme le temps d'entendre vos deux points de vue et qui Ă©tait tout Ă  fait intĂ©ressant et Ă©clairant sur cette sur cette question qui Ă©tait peut-ĂȘtre parfois un peu obscur pour les internautes mais on tenait Ă  la voir avec vous ce soir. Axen nous dit "J'aimerais un systĂšme local via Ă©lection. Alors ça c'est un systĂšme qui serait Ă  l'amĂ©ricaine. Il faudrait plutĂŽt rĂ©tablir les prĂ©fets qui ne sont plus aujourd'hui que des carriĂ©ristes nous dit Godo. Le corps prĂ©fectoral pas une autre idĂ©e.

Le corps prĂ©fectoral dĂ©pend de l'État et donc non d'un gouvernement en place nous disait Antoine. Le risque est pour que le pouvoir puisse nommer qui il veut. Yan au moment oĂč l'on commĂ©more les 200 ans de NapolĂ©on fondateur de notre administration supprime le corps des prĂ©fets. C'est pas encore fait. Quelle ironie. À dire vrai ailleurs c'est pas encore fait Ă  mon avis. c'est sous-estimer le poids du corps prĂ©fectoral corps prĂ©fectoral et de dĂ©fense de ses intĂ©rĂȘts. À dire Ă  dire vrai, il faudrait supprimer beaucoup de ces fonctionnaires Steve Nadine qui ne servent Ă  rien et qui pourrait ĂȘtre attachĂ© Ă  des fonctions utiles et urgentes. Babino, comment on ne vous aurait pas citĂ© ?

Comme pour l'ENAT, le gouvernement ne supprime pas mais modifie la forme de la poudre de Perlin Pimpin. SĂ©bastien en soit, il faut bien que l'État contrĂŽle son efficacitĂ© dans les dĂ©partements, mais une rĂ©forte du systĂšme prĂ©fectoral, notamment du systĂšme de formation et de nomination serait de Bonigur. Euh et Nicole qui nous dit entre les prĂ©fets, les sous-prĂ©fets, les prĂ©fets de rĂ©gion, cela fait beaucoup entretenir. Il y a pas de temps que ça. Il y a il y a Ă  peu prĂšs un peu plus de 200 haut fonctionnaires qui font partie de 200 prĂ©fets. sousprĂ©fet du corps du corps prĂ©fectoral. Euh donc euh euh il y a peut-ĂȘtre d'autres peut-ĂȘtre d'autres rĂ©forme.

Il y a mĂȘme un ancien Ă©lĂšve de BĂ©atrice Giblin qui nous suit qui dit qu'elle lui a mis un trĂšs bien son DEA. Et bien pour l'instant il aura il aura comme surnom et comme pseudo celui de beaucoup d'internautes qui est anonyme. Merci beaucoup Ă  trĂšs vite sur Figaro Live. Et euh mais on l'a authentifiĂ© hein, il est authentifiĂ©. Merci beaucoup de nous avoir suivi, pardon, d'avoir un peu dĂ©passĂ© les temps et on se retrouve demain, mĂȘme heure mĂȘme endroit avec Guillaume Roquette. À trĂšs vite sur Figaro Live.

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