"Les ingrédients de la guerre civile sont là" Le maire de La Verrière organise un rassemblement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Vous avez décidé d'organiser ce moment de rassemblement parce qu'il est temps de calmer les esprits, dites-vous.
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Nicolas Dainville, précisément, débat qui en a bien besoin. Pourquoi ? Parce que vous craignez, et ce sont vos mots, vous parlez de guerre civile.
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Prenons des nouvelles de la petite fille de 12 ans. Comment va-t-elle ? Vous êtes en lien avec sa famille
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Je ne peux évidemment pas faire cet entretien sans vous demander, au vu de ce qui se passe et de la garde à vue, et également de la mise en examen du principal suspect, qui a par ailleurs reconnu les faits, même s'il discute de ses motivations. Et j'ai envie de vous poser la question de savoir combien il y a de profils semblables à la verrière comme à Trappes et de personnes susceptibles de passer à l'acte.
- 4:16OuverteRéponse directe
C'était un racisme anti-blanc à l'époque, Nicolas Dostoyevre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« Je pense qu'effectivement, les ingrédients de la guerre civile sont sous nos yeux. »
- 2:39Invité politiqueChiffre
« On parle de huit impacts de balle à seulement 12 ans. »
- 3:41Invité politiqueFait
« C'est celui de l'assassinat de Michel Rombeau. Il y a quatre ans, à Trappes, devant l'église. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Il visait l'église, et dans le procès, moi, j'y étais. »
Temps de parole
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- ?3 %
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14h44 sur Sud Radio, on est avec le maire de la Verrière qui organise ce soir un rassemblement républicain après l'attentat terrible du 23 octobre, attentat raciste. Nous sommes avec Nicolas Dainville, maire Les Républicains. Bonjour. Bonjour. Vous avez décidé d'organiser ce moment de rassemblement parce qu'il est temps de calmer les esprits, dites-vous.
Oui,
je voulais un moment solennel à la hauteur de la gravité de cet attentat raciste. Je ne voulais pas de récupération politique, je voulais respect et d'essence. Et c'est pour ça qu'on va organiser ce moment à 16h devant notre parvis de l'hôtel de ville pour honorer nos morts et apporter, on l'espère, de la dignité dans ce débat qui en a bien besoin.
Nicolas Dainville, précisément, débat qui en a bien besoin. Pourquoi ? Parce que vous craignez, et ce sont vos mots, vous parlez de guerre civile.
Je pense qu'effectivement, les ingrédients de la guerre civile sont sous nos yeux. Et nous, les maires et les élus locaux, on doit tout faire pour l'éviter. On aime tellement notre pays qu'on ne veut surtout pas qu'on dresse les uns contre les autres. On ne
veut
surtout pas remuer les haines. On ne veut surtout pas sombrer dans l'essentialisation. Et on veut de la concorde et de la paix civile.
Et
donc, cette unité française, il faut la rebâtir. Il faut qu'on reçoit capable de vivre tous ensemble. C'est ce qu
'on
fait dans nos villes. Vous savez, Péguy parlait de ces villes comme des petites patries. Et donc, tous les jours, nous,
au
quotidien, on est au chevet de cette unité. Mais il faut maintenant que cette unité, elle advienne au niveau national. C'est vrai que c'est très triste de voir un pays qui se morcelle, qui est cet archipel, comme le disait Jérôme Fourquet, avec des communautés qui se récroquevillent sur elles-mêmes. Nous, on a plutôt envie de construire des ponts. Et donc, c'est une espérance. Ce n
'est
pas facile. Mais si nous, on ne se donne pas du mal pour cette exigence-là, je crains qu'effectivement, on ne sombre dans une période très compliquée.
Nicolas D'Inville, maire Les Républicains de La Verrière, ville touchée également. On parle souvent de Trappes, mais les deux villes, le périple meurtrier, a circulé à la fois entre La Verrière et Trappes. Prenons des nouvelles de la petite fille de 12 ans. Comment va-t-elle ? Vous êtes en lien avec sa famille
? Oui,
oui, la petite fille va mieux. Elle va vivre.
Et
donc, ça, c'est un soulagement immense. Mais elle aura des séquelles. Elle aura une longue rééducation. On pense encore très fort à toute sa famille, qui a été un courage extraordinaire.
Elle
a été
touchée aux
foies, aux reins, aux jambes, c'est cela ? Aux jambes et aux bras. Oui, on
parle de huit impacts de balle à seulement 12 ans. Ça vous montre la barbarie de l'assaillant. Et puis, on avait deux hommes aussi qui ont été touchés devant le centre commercial du bois de l'étang. Et ils vont mieux. Ils restent restés, je dirais, discrets sur leur identité. Mais ils sont aussi vraiment dans nos cœurs. Ils vont mieux. Mais on pense vraiment encore très fort à eux.
Je ne peux évidemment pas faire cet entretien sans vous demander, au vu de ce qui se passe et de la garde à vue, et également de la mise en examen du principal suspect, qui a par ailleurs reconnu les faits, même s'il discute de ses motivations. Et j'ai envie de vous poser la question de savoir combien il y a de profils semblables à la verrière comme à Trappes et de personnes susceptibles de passer à l'acte. C'est la grande crainte lorsque l'on parle de guerre civile. Combien de profils semblables à celui du tireur aujourd'hui
? Je
n'ai pas la
réponse.
Moi, j'ai un fait qui me revient en tête. C'est celui de l'assassinat de Michel Rombeau. Il y a quatre ans, à Trappes, devant l'église, il y
a
eu un article, je crois, du Parisien, et après, le grand silence, plus rien, personne n'en a parlé. C'est un homme qui a été assassiné par un profil un peu similaire, avec une haine différente, mais un homme qui était aussi très fragile, d'un point de vue psychiatrique, mais qui était empris d'une haine, et qui s'en est pris à ce pauvre traité. Et donc, c'est tout l'enjeu, c'est éviter de remuer ses haines.
C'était
un racisme anti-blanc à l'époque, Nicolas Dostoyevre. C'est ce que l'on avait dit
?
Alors, on n'avait pas parlé de ce type de racisme, mais clairement, il visait l'église. Clairement,
il
visait l'église, et dans le procès, moi, j'y étais. Il y avait d'ailleurs, malheureusement, pas grand monde. L'experte psychiatrique soulignait bien que malgré l'état schizophrène de l'assaillant, il y avait une haine qui était très présente en lui, et clairement, il ciblait des fidèles de l'église. Donc, je pense qu'il
y a
une espèce de peur, en fait, généralisée. Je pense aux personnes de confession juive, aux personnes de confession musulmane, qui ont été la ciblée, il faut le dire aussi, ou à des personnes chrétiennes. Voilà, il faut qu'on calme les esprits pour éviter ces affrontements, et qu'on rebaptisse cette concorde, et cette république qui est une et indivisible.
Cet appel au calme, vous l'avez lancé, et il est prévu pour ce moment de rassemblement et de concorde ce soir, à 16h, en hommage aux victimes du 23 octobre devant votre mairie de Laverrière. Merci, Nicolas Dainville.