Geoffroy Didier - L'interview politique du 22/10/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Alors on va commencer bien sûr par ce dont on vient de parler, les suites du choc du 17 octobre.
- 1:16OuverteRéponse directe
Alors, dispositif massif pour samedi.
- 1:31RelanceRéponse directe
Elle va se dérouler sous pression des violences.
- 2:03OuverteRéponse directe
Sur les insoumis, je fais un petit détour.
- 3:35OuverteRéponse directe
Alors, c'est vrai que c'est très inquiétant.
- 3:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Beaucoup d'annulations de touristes, de nuits d'hôtels, et puis une image désastreuse pour les étrangers évidemment, pour l'image de la France, mais pour nos concitoyens aussi. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Elles n'ont pas été suffisamment sur le terrain samedi dernier, elles n'ont pas été commandées, elles n'ont pas été soutenues lorsqu'elles étaient sur le terrain. »
- 0:52Invité politiqueFait
« On se souvient de la malheureuse phrase du président de la République qui disait que les policiers manquaient d'empathie. »
- 2:35Invité politiquePromesse
« Des peines de prison. »
- 2:54Invité politiquePromesse
« Il faut des peines de prison immédiates, mais il faut aussi des suspensions des allocations familiales. »
- 3:00Invité politiquePromesse
« Il faut pouvoir leur déchoir de la nationalité. »
- 3:04Invité politiquePromesse
« Il faut les expulser manu militari. »
- 4:28Invité politiqueFait
« LFI est un parti qui tire des mortiers de feu d'artifice sur la République. »
- 5:00Invité politiquePromesse
« Que ces élus-là doivent pouvoir être tenus solidairement responsables pénalement comme financièrement des dommages qu'ils ont laissés se produire. »
- 6:01Invité politiqueFait
« On voit bien que Rima Hassan fait exprès aussi de provoquer pour en réalité diffuser sa haine antisémite. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Se réarmer pénalement, parce que nous sommes en train de subir et de payer une succession de petits renoncements et de grandes lâchetés qui ont émaillé en réalité les gouvernements successifs de madame Taubira jusqu'à aujourd'hui. »
- 9:20Invité politiqueFait
« Moi je soutiens Bruno Rotaillot donc ce n'est pas par hasard. »
- 10:13Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un scoop que de vous dire qu'ils ont déjeuné ensemble hier et qu'ils par intelligence ont considéré qu'ils trouveraient une solution pour avoir une candidature unique. »
- 11:50Invité politiqueFait
« Il faut qu'on arrête de parler d'Emmanuel Macron parce que dans six mois, il n'est plus là. »
Temps de parole
- Geoffroy Didier69 %
- Présentateur24 %
- Présentateur 24 %
- ?3 %
≈ 16,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Geoffroy Didier, vous êtes président délégué numéro 2 du Conseil régional d
'Île
-de-France, présidé par Valérie Pécresse, vice-président de LR, les Républicains et ex-députés européens. Alors on va commencer bien sûr par ce dont on vient de parler, les suites du choc du 17 octobre. Et alors Annabelle en parlait, n'est-ce pas la honte pour notre pays au niveau de l'image internationale ?
Bien sûr,
beaucoup
d'annulations de touristes, de nuits d'hôtels, et puis une image désastreuse pour les étrangers évidemment, pour l'image de la France, mais pour nos concitoyens aussi,
qui
ont vu un défaut de commandement au niveau de la police nationale. Je soutiens de manière totale et intégrale les forces de l'ordre, mais elles n'ont pas été suffisamment sur le terrain samedi dernier, elles n'ont pas été commandées, elles n'ont pas été soutenues lorsqu'elles étaient sur le terrain. On se souvient de la malheureuse phrase du président de la République qui disait que les policiers manquaient d'empathie. Oui, une image déplorable, mais surtout, il faut qu'on en tire des enseignements pour la manifestation de samedi.
Et j'espère que tous les commerçants qui ont été laissés à eux-mêmes, livrés à eux-mêmes, abandonnés pendant de longues heures, comme tous ceux que j'ai rencontrés hier, boulevard Voltaire, au nom de la région Île-de-France, pourront enfin se sentir protégés.
Alors, dispositif massif pour samedi. Et aujourd'hui, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit les partis politiques à Matignon. Il a fait savoir que la sécurité de la campagne présidentielle figurait à l'ordre du jour.
Ça
veut dire que des menaces pèsent sur cette campagne. Elle va se dérouler sous pression des violences.
Mais le rôle d'un Premier ministre, ce n'est pas de dénoncer des menaces, c'est de protéger les siens, c'est-à-dire nos concitoyens, c'est-à-dire l'image de la France dans son intégralité. Il faut une fermeté républicaine, sans pitié, à l'égard de tous ceux qui ont pillé, de tous ceux qui ont souillé la France. Et d'ailleurs, je loue l'humour qui a permis de livrer certains messages à travers la chronique qui a été faite par Annabelle il y a quelques instants encore. Cette réunion des partis politiques n'a pas beaucoup d'intérêt. Moi, ce qui m'intéresse,
ce
sont les réponses pénales et les réponses politiques.
Mais ça veut dire que la campagne a se fait
sous pression de cette violence, aujourd
'hui ?
De
toute manière, aujourd'hui, nous avons un parti politique, la France Insoumise, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, qui a décidé de créer une stratégie d'affrontement pendant la campagne présidentielle et malheureusement durant la prochaine mandature, quel que soit le titulaire de l'Élysée à partir de mai prochain. Donc, il faut des réponses pénales. Des réponses pénales, par exemple, à l'égard de tous les fauteurs de troubles qui s'appellent Black Bloc, qu'il s'agisse de pilleurs, c'est des peines de prison. Des peines de prison, pas des décisions de justice compréhensives de ce que serait la jeunesse.
C'est vrai que le tribunal de Paris a
été plutôt clément, on va dire, dans l'application des premières peines à la guerre des casseurs.
Il faut des peines de prison immédiates, mais il faut aussi des suspensions des allocations familiales. Et si certains pilleurs
étaient
binationaux, il faut pouvoir leur déchoir de la nationalité. Et si certains pilleurs sont étrangers, il faut les expulser manu militari. Bref, une fermeté républicaine, pourquoi ? Parce que s'il n
'y
a pas de fermeté républicaine, il ne faudra pas s'étonner que certains se fassent justice eux-mêmes. Moi, j'ai été frappé de voir hier, en allant au chevet des commerçants pillés, que certains m'ont dit, depuis samedi dernier, nous avons décidé de nous armer. Nous ne voulons pas qu'aujourd'hui, les gens puissent se faire justice eux-mêmes. Mais la seule manière d'empêcher, de dissuader les gens de se faire justice eux-mêmes, c'est que l'État assure la fermeté républicaine digne d'une nation comme la nôtre.
Alors, c'est vrai que c'est très inquiétant. Et vous évoquiez le rôle de LFI, beaucoup au gouvernement et à droite, pointe ce rôle néfaste en expliquant que les insoumis ont soufflé sur les braises de la contestation. Et même le président du Sénat, Gérard Laché, estime que la question de son interdiction est posée. Qu'est-ce que vous en pensez
? Vous
savez, quand vous avez des élus qui trahissent le peuple et trahissent la nation,
en
incitant la violence, comme ce fut le cas du maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, qui a expliqué que la violence pouvait être légitime. Dans certains cas.
Oui,
d'accord. Mais, eh bien, dans aucun cas, la violence est légitime. Aucun. Lorsque vous voyez que le guide suprême de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, explique qu'il faut attaquer la citadelle, lorsque vous voyez les déclarations incendiaires d'un certain nombre de parlementaires LFI, vous vous dites que LFI est un parti lance-flamme. LFI est un parti qui tire des mortiers de feu d'artifice sur la République. Et donc, oui, la question de la dissolution administrative ou judiciaire de LFI est posée. Bien sûr que les idées de haine se poursuivront et perdureront. Mais au moins, se poser la question est un signal politique qu'on envoie.
Et puis, il faut aussi que chacun prenne ses responsabilités. Quand M. Bali Bagayoko incite à la violence, danse autour des feux devant le lycée Paul-Élois
à
Saint-Denis, nous estimons, nous, avec Valérie Pécresse, et ce que nous avons fait, en déposant un amendement au Sénat qui sera discuté lors de la discussion parlementaire sur la loi anti-casseurs, que ces élus-là doivent pouvoir être tenus solidairement responsables pénalement comme financièrement des dommages qu'ils ont laissés se produire.
Alors, sur les insoumis, je fais un petit détour. Je m'éloigne un peu de la situation de le poste 17 octobre pour faire un petit détour par le tribunal de Paris puisqu'il a requis 10 mois de prison avec sursis 2 ans d'inégibilité contre l'eurodéputé LFI Rima Hassan qui a été jugé pour un tweet où elle citait, en glorifiant un des auteurs de l'attentat de 1970-1972 à l'aéroport de Tel Aviv qui avait tué 26 personnes. Et suite à ses réquisitions, je vais citer la réaction de Jean-Luc Mélenchon sur X, la Macronie sombre dans la honte de tous les abus de pouvoir et de la servilité devant les demandes de Netanyahou. Ça vous inspire quoi
? Du
dégoût,
du
mépris
et
j'ai presque envie de dire de l'indifférence parce que le plus grand des mépris, c'est l'indifférence. On voit bien que Jean-Luc Mélenchon provoque, attise, veut faire parler de lui par tout moyen quitte à souiller la République et le drapeau français. On voit bien que Rima Hassan fait exprès aussi de provoquer pour en réalité diffuser sa haine antisémite.
Tout
ça doit nous mobiliser.
Bien
sûr que la dissolution de l'FI est une question qui se pose juridiquement, mais au fond, c'est le combat politique qui est derrière, qui est décisif. Parce que nous entrons, vous l'avez dit il
y a
quelques instants, dans une période particulièrement tendue, celle de la campagne présidentielle, et bien c'est le moment où il va falloir mener les combats républicains, promouvoir les valeurs universalistes, lutter contre l'antisémitisme, lutter contre le racisme, lutter contre la haine de la France et prendre les dispositions pénales, se réarmer pénalement, monsieur Ovidallon, se réarmer pénalement parce que nous sommes en train de subir et de payer une succession de petits renoncements et de grandes lâchetés qui ont émaillé en réalité les gouvernements successifs de madame Taubira jusqu'à aujourd'hui.
Alors, justement, le combat, c'est la présidentielle et ça va pas fort dans les sondages pour votre candidat, le président de l'ER, Bruno Retailleau, il plafonne un peu autour des 10% d'intention de vote et puis surtout, il a même été testé cette semaine plus bas et au même niveau que David Lissnard, le maire de Cannes est président de l'Association des maires de France qui est lui aussi candidat à droite, 5,5% dans un sondage IFOP il y a deux jours, c'est un gros souci, non
? Je
vais pas vous commenter les sondages qui sont pas encore évidemment mirobolants, mais moi surtout, ce qui m'intéresse, c'est de regarder le paysage politique avec un peu de recul
ou
un peu de hauteur si possible, dès ce matin. Je suis convaincu qu'une grande majorité des Français ne voudront plus du macronisme
et
que, en fait, tous ceux qui ont gouverné avec Emmanuel Macron, notamment ses anciens premiers ministres, seront rejetés parce qu
'ils
ne peuvent pas être la solution aux problèmes qu'ils ont contribué à créer. Je suis convaincu aussi
que
le saut de l'ange, le risque que serait celui du vote de Mme Le Pen ou encore plus évidemment de M. Mélenchon, ne sont pas forcément ceux que les Français veulent prendre. On est face à des tensions géopolitiques, face à une crise financière qui rôdent face à des tensions évidemment sécuritaires. Eh bien,
quand
on a envie de protéger son argent, ses biens et surtout les siens, est-ce qu'on prend vraiment un risque politique en plus de ceux qui existent ? Je ne suis pas certain. C'est pour ça que je suis convaincu qu'un candidat, peut-être de la gauche républicaine, ce n'est pas celui que je soutiens mais je les respecte, ou en tout cas de la droite républicaine qui n'a été ni macroniste ni extrémiste peut parfaitement s'en sortir et surtout nous sortir de l'état dans lequel la Macronie nous a mis depuis 10 ans.
On entend bien votre raisonnement mais pour l'instant c'est quand même la probabilité d'un
billet final Le
Pen-Mélenchon que donnent les études d'opinion qui ne sont que des études d'opinion certes mais qui le donnent de plus
en plus probablement. Jean
Proacte, c'est pour ça que ce que je viens de vous dire reste à démontrer. Eh bien, nous le démontrerons dans les prochaines semaines et les prochains mois. Ça sert à ça, une campagne présidentielle. Vous savez, une campagne présidentielle c'est un corps vivant. C'est-à
-dire
que c'est un moment intense de débat public, de proposition politique et je crois que les Français sont intelligents et qu'ils sont tout à fait prêts et promptes à écouter ce qu'on a à leur dire et à se laisser convaincre lorsque les préconisations que nous faisons sont intelligentes.
Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question sur David Lissnard. Est-ce que ce n
'est
pas un bon candidat ? Il est en dynamique ?
Ce
n
'est
pas le meilleur candidat ?
Non,
moi je soutiens Bruno Rotaillot donc ce n'est pas par hasard. C'est parce que je considère que Bruno Rotaillot est un homme sérieux et que s'il était président de la République demain, je serais rassuré. Après qu'il y ait d'autres candidatures, d'autres ambitions, d'autres envies au sein de la droite républicaine qui, une fois c'est Xavier Bertrand avec le respect que je lui porte, David Lissnard avec l'amitié que je lui porte, tout ça est très bien mais en réalité, moi ce que je veux c'est qu'on se concentre sur une candidature au sein de la droite républicaine et celle de Bruno Rotaillot a été légitimée par les adhérents LR deux fois de suite.
Une fois lorsqu'il a été élu comme président des Républicains, je le dis d'autant plus librement que j'avais soutenu Laurent Wauquiez et une autre fois lorsqu'il s'est fait légitimer pour être le prochain candidat. Donc restons concentrés autour des propositions et si possible autour d'un candidat et éviterons les divisions inutiles.
Mais alors comment faire pour que David Lissnard se range dernière Bruno Rotaillot voir Xavier Bertrand ultérieurement ?
Ce n'est pas un scoop que de vous dire qu'ils ont déjeuné ensemble hier et qu'ils par intelligence ont considéré qu'ils trouveraient une solution pour avoir une candidature unique. Moi je souhaite que ce soit celle de Bruno Rotaillot. Encore une fois, ce n'est pas par plaisir d'élire l'un ou l'autre, c'est parce que je me dis qu'avec le sérieux qui est le sien, avec sa rigueur intellectuelle, avec le fait que c'est un honnête homme et qu'il est sincère et vous savez à quel point la sincérité est malheureusement trop rare en politique, je me dis que si demain nous avons Bruno Rotaillot à l'Elysée, eh bien je serais rassuré.
Est-ce que, on a bien compris que vous ne souhaitiez pas vous ranger derrière un ex-premier ministre macroniste, mais pour l'instant Édouard Philippe qui vient de LR, qui vient de la droite, du paysiste, qui est plutôt le mieux placé dans les sondages à 15-16% grosso modo, est
-ce
que ce n
'est
pas lui qui peut empêcher ce deuxième tour que redoutent beaucoup de Français, Le Pen-Mélenchon
?
Avec le respect que je vous dois M. Réviot-Dallon, la politique, ce n
'est
pas un jeu de bonnes taux. On
se demande parfois, on peut se demander.
Pas pour moi. On ne joue pas avec les candidats comme on joue aux cartes. On avance avec ses convictions et avec détermination et aujourd'hui, nous avons un candidat Bruno Rotaillot qui est déterminé, certes, à aller jusqu'au bout, mais ça, ce n
'est
pas la question, qui est surtout déterminé à réformer le pays, à le rassembler et à le rassurer. J'estime que ça fait déjà beaucoup et donc, on a de quoi faire jusqu'au 18 avril prochain qui est le jour du premier tour de l'élection présidentielle.
On écoutait tout à l'heure le tableau pathétique de la France dressé par Annabelle Nakache. Non sans humour. Non sans humour, mais assez cruel. Quelle
fin de règne
tout le même pour le président Macron
? Oui,
mais en fait, il faut qu'on arrête de parler d'Emmanuel Macron parce que dans six mois, il n'est plus là.
Oui, enfin, ces six mois qui risquent peut-être de paraître un petit
peu long.
Prochons-nous dans l
'avenir.
Merci Jean-Croix Didier, président délégué du Conseil régional d'Île-de-France. A bientôt sur Radio-J.
A
bientôt. Merci beaucoup David. Demain, votre invité, eh bien, il n
'y en
aura pas puisque ce sera Paul Lamarre l'édito avec moi à 7h45. Comme chaque vendredi, on vous retrouve en revanche lundi matin et puis à suivre sur Radio-J dans quelques instants le journal avec Eva Soto, nos rendez-vous habituels avec Pascal Zonschein, notre correspondante à Jérusalem.
Nous
serons aussi avec Ilan Chialom, chercheur en géopolitique. Est-ce qu'on se dirige vers une nouvelle guerre en Iran ? En tout cas, des mouvements font penser que oui. Je vous dis à tout de suite.
Merci. Merci.
Geoffroy Didier