Réunion Publique de Nicolas Dupont-Aignan à Saint-Avold (Moselle)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 42 %Défensif 9 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« l'une des meilleures prisons de France que le gouvernement va fermer. Parce qu'elle marche trop bien. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Des gens qui ont signé tous les accords européens qui nous ont mis dans la panade. »
- 3:55Invité politiqueFait
« qu'on leur paye une retraite dorée. »
- 22:16Invité politiquePromesse
« je veux que les aides sociales ne soient pas données avant 5 ans de présence continue sur le sol français. »
- 26:42Invité politiquePromesse
« Je veux construire 40 000 places de prison, pas 10 000. »
- 26:09Invité politiqueFait
« Jusqu'à deux ans de prison, vous n'allez plus en prison. »
- 26:15Invité politiqueFait
« Pour être condamné à cinq ans en France pour faire des choses graves, eh bien cinq ans, vous n'allez pas en prison. »
- 26:42Invité politiquePromesse
« Je veux construire 40 000 places de prison, pas 10 000. »
- 26:46Invité politiquePromesse
« Je veux qu'à chaque délit corresponde une peine. »
- 26:55Invité politiquePromesse
« Je veux aussi que les étrangers coupables de délit soient expulsés. »
- 27:15Invité politiqueFait
« Ce qu'on a appelé à tort la double peine. »
- 28:40Invité politiquePromesse
« Division par deux de l'impôt sur les sociétés uniquement pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. »
- 28:59Invité politiquePromesse
« Exonération de charges pendant 5 ans pour le premier nouveau salarié. »
- 31:45Invité politiqueChiffre
« Un tiers de charges salariales en moins, c'est 10% de salaire net. »
- 32:01Invité politiqueChiffre
« On peut récupérer déjà 20 milliards. Grande fraude sociale, grande fraude fiscale. »
- 33:32Invité politiqueFait
« Si vous savez pas lire, vous pouvez pas faire une bonne scolarité. »
- 33:56Invité politiqueChiffre
« Il y a un suicide tous les deux jours d'agriculteurs dans la différence générale. »
- 38:01Invité politiquePromesse
« Je veux une Europe à la carte par projet. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan94 %
- ?6 %
≈ 52,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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de Saint-Davol, qui est une très belle ville, que je ne connaissais pas. Et je regrette de l'avoir vue sous la pluie, parce que ça doit être très beau sur le sommet en plus. Mais je reviendrai. Je vais vous dire, on a fait deux jours de balade, de travail, dans notre beau pays, l'Aube,
la Meuse,
la Haute-Marne, la Moselle. Quatre départements.
Et
ce qui était le plus impressionnant,
c
'est que partout, ce sont les mêmes réflexions. Que vous soyez gardien de prison, on a visité la prison de Clairvaux, l'une des meilleures prisons de France que le gouvernement va fermer. Parce qu'elle marche trop bien. Quand quelque chose marche, il faut le casser en France. Bon. Que ce soit des gardiens de prison, que ce soit des agriculteurs, que ce soit des ouvriers, que ce soit des médecins, que ce soit des hôteliers, que ce soit des commerçants.
C
'est impressionnant de voir à quel point les Français sont malheureux de la France.
Sont
malheureux de voir leur pays sombrer.
Et je
peux vous dire,
en
même temps,
d
'avoir vu autant de gens
pleins
de bon sens, pleins de qualités, qui se battent à main nue, je dirais. Ils se battent à main nue pour survivre.
Ils
se battent à main nue et ils disent des évidences.
Mais
qu'on partage tous.
Nous
sommes majoritaires. La majorité silencieuse du peuple français est enfermée, prisonnière d'un système politico-médiatico, ce que vous voulez, oligarchique,
d
'une caste
qui
s'est emparée du pouvoir,
qui
ne veut plus le lâcher
et
qui précipite le pays dans le fossé. C'est impressionnant. Alors, moi, je vais vous dire très clairement, je suis candidat à cette élection présidentielle parce que je n'en peux plus
de
cette imposture.
Je
disais il
y a
un instant au café, très sympa, d'ailleurs, on a été là, comment il s'appelle ? Queens. Queens. Comment ?
Queens
Café. Queens Café. C'est négligé. Bon.
Eh
bien, en tout cas, je disais, est-ce que vous retournez, et ça, je pose la question en ligne même à chacun d'entre vous, si vous allez un soir, dîner au restaurant avec votre femme ou votre copine, est-ce que vous, et qu'on vous empoisonne, vous êtes malade toute la nuit, gravement empoisonné, est-ce que le lendemain soir, ou même la semaine d'après, ou même le mois d'après, vous retournez dîner dans le même établissement
?
Bon, ben, j'ai fini ma réunion. J'ai fini.
J
'ai fini ma réunion parce que on va appliquer ça à la politique française. Pourquoi vous votez éternellement pour des gens qui vous ont ruinés
? Ben
oui.
Enfin, nous.
Non, mais, pas
venu.
Mais, mais, mais,
quelque part aussi. Alors, attention, je ne vous en veux pas, vous êtes gentils d'être venus, je ne
vais
pas vous engueuler.
Mais, on
nous a conditionné
des
gens qui ont ruiné le pays.
La
dette multipliée par 3.
Le
chômage multiplié par 2.
Des
gens qui ont signé les directives travailleurs détachés, là, qui fait qu'il y a 500 000 emplois de voléaux français. Non, pas que j'en veuille aux polonais ou aux roumains, mais ce qui n
'est
pas normal, c'est qu
'ils
ne payent pas les charges sociales françaises. Des gens qui ont signé tous les accords européens qui nous ont mis dans la panade.
Des
gens dont certains sont corrompus.
Des
gens qui ont mis le pays par terre.
Qui
osent se représenter
après
avoir été battus.
Et
en plus, entretenus par vos impôts avec une ronde de situation à vie.
Parce
qu'ils ont fait tellement de mal à la France qu'on leur paye une retraite dorée.
Est
-ce que vous trouvez normal
qu
'ils se représentent
et
qu'on soit obligés de voter pour eux
pour
faire la même chose
que
ce qu'ont fait les prédécesseurs de gauche ou de droite
? Ça
fait 20 ans que ça
dure.
Eh bien, moi, je signe la révolte des concitoyens pour mettre fin à ce système insupportable. Et
ils
se sentent tellement au-dessus de nous, au-dessus des lois, au-dessus de tout, qu'ils ont inventé, qu'ils ont voté à l'Assemblée nationale avec le Sénat, malheureusement, contre, bien sûr, la vie de Jean-Louis. Une loi pour la présidentielle, il n
'y
aura pas d'égalité de temps de parole à la télévision entre les candidats. Non. Cinq semaines, cinq semaines sur cinq ans,
tous
les cinq ans,
c
'est encore trop pour eux. Pendant trois semaines, il n
'y
aura pas d'égalité. Il n
'y
aura d'égalité de temps de parole que les derniers quinze jours.
Mais
vous vous rendez compte,
nous
sommes la seule démocratie
au
monde
qui
fonctionne comme ça.
Quand
on s'est trompé, si vous, vous êtes artisan, si vous êtes commerçant, si vous êtes cuisinier, si vous êtes pilote, si vous êtes tout ce que vous voulez, camionneur, vous montez votre camion, votre avion, votre commerce. En politique, plus vous êtes mauvais, plus vous tuez, plus vous êtes réélu. C'est affolant. Alors, je vais vous dire autre chose. Ce
n'est
pas la faute des Français. Non, pas totalement.
Parfois.
Ce n
'est
pas la faute des Français totalement. Un peu. Je suis d'accord. Attendez, laissez-moi finir.
Parce
qu'après, c
'est compliqué. C'est la parole.
Pour moi, c'est ça.
C
'est un peu de notre faute. C'est pour ça que je prends cette image de restaurant
pour
faire réfléchir les gens.
Parce
qu'ils nous ont conditionnés à trouver ça normal. Alors, c'est normal qu'on ait le choix à la prochaine élection entre Hollande et Sarkozy. Voilà. C'est normal.
Mais
non, ce n
'est
pas normal, les amis.
C
'est inacceptable.
Comme
il est inacceptable qu'un Juppé, quelles que soient ses qualités personnelles,
qui
a été au pouvoir il y a 25 ans,
qui
a échoué lamentablement, qui n'a jamais changé d'idée, se croit le droit divin de revenir, à
l
'autre, on nous dit « Ah, il est extraordinaire !
»
Mais c'est incroyable ! On nous a conditionnés mentalement par les médias, bien sûr, par une oligarchie qui achète les journaux, par des gens qui nous font croire qu'il n
'y a
pas d'autre issue. Alors, bien sûr, il y a eu une autre partie. Et le système Parti Socialiste, UMP, Républicain, a remarquablement instrumentalisé le Front National. parce que
les
défauts, les essais du Front National sont utilisés
pour
se maintenir éternelment pendant longtemps. Votez pour moi à gauche
parce
qu'il y
a
la droite. Votez pour moi à droite parce qu
'on
ne veut pas du Parti Socialiste.
Et
puis un jour, tout le monde a compris, selon la sèbre phrase de Philippe Séguin, que les deux détaillants s'approvisionnaient chez les mêmes grossistes. Et on a compris que c'était le même programme. Le programme, ce n
'est
pas eux qui le font. Il est fait à Bruxelles, il est fait par la Marquette, il est fait... il est fait à l'Égypte. Et je vais être très clair.
Le
Front National a dit pourquoi le nier des choses justes
? Sinon,
il n'aurait pas eu le temps de voir. Pour autant, les Français veulent protester avec le Front National.
Il
fait beaucoup de voix parce que les autres sont des incapables. Mais à un moment, au tour, les Français hésitent parce qu'ils se disent est-ce qu'on peut confier le pouvoir à une famille qui ne sait pas se gérer en telle-même et qui a des excès
et
dont le programme n'est pas toujours sérieux.
Et
moi, j'ai toujours eu une ligne très claire.
Je
n'ai jamais diabolisé le Front National et ses millions d'électeurs parce que, souvent d'ailleurs, ils ont repris des choses que je disais. Et je ne vois pas au nom de quoi on doit s'excuser de penser certaines choses. En revanche, les essais des Front National, le fait que ce soit une famille qui tienne tout, fait que le Front National, comme le Parti Communiste à l'époque, ne gagne pas les élections au bon tour. Et ça,
ça
arrange tout le monde. Ils gueulent fort,
ils
ont voix, mais à la fin, les autres s'entendent et se maintiennent. C'est ce qui s'est passé, c'est ce qui s'est passé au régional. Moi, je suis convaincu que les Français attendent une autre voie qui résolve les problèmes sans en créer d'autres. Le Front National résulterait les problèmes mais en créait d'autres. Nous, nous devons arriver à présenter une autre politique aux Français qui résout les problèmes sans en créer de nouveaux. Et nous devons, grâce à ce patriotisme républicain que j'appelle le déveu et dont je vais vous parler dans un instant, montrer aux Français qu'entre les incapables qui veulent revenir parce qu'ils défendent toujours le même projet, celui de leur maître
dont
j'ai parlé, Bruxelles, Washington, la Chine et autres, c'est-à-dire un pays soumis, un pays couché.
Et
nous ne sommes pas Français pour vivre couché.
Ça,
c'est le premier.
Et
d'un autre côté, les excès qui ne
font
qu
'on
ne gagne jamais,
je
suis convaincu qu'un patriotisme républicain sérieux
qui
fait une vraie rupture
et
qui peut gagner
va
nous permettre de sauver le pays.
Et
c'est ça que j'ai engagé avec tous ceux qui m'accompagnent. Une vraie rupture et une vraie rupture sérieuse qui va aboutir et où on va gagner au second tour. C'est ça l'enjeu. Alors vous allez me dire, moi je vois d'ici, ça veut dire quoi une rupture sérieuse
et
puis comment le pauvre mec il va gagner
? C
'est ça que vous dites.
Il
est peut-être un peu prétentieux comment il a fait 2% à la presse éventuelle, il a fait 4% régional, il a fait 6-7% dans les sondages, 8% même. J'ai fait même 7% en ligne de France. Mais je vais vous dire, on a fait le plus dur. On a fait le plus dur. Oui, le plus dur c'est de passer de 0 à 7. Et dans un pays libre, si tant est qu'on reconquère notre liberté et si on arrive à dire aux Français vous avez tout entre les mains, vous avez le bulletin de vote, c'est une bombe le bulletin de vote, ne vous abstenez pas, surtout pas. Les Français ont hésité entre ceux qui nous ont gouverné du Front National. Pourquoi ils sont 20 millions à s'abstenir ? Parce qu'on n'a pas été capable par le passé
de
présenter cette offre alternative, c'est-à-dire un grand coup de balai sans pour autant tout casser. Et quelle est mon ambition ?
C
'est justement pour la première fois d'offrir à la présidentielle de 2017 ce qui manquait à la France, c'est-à-dire ce grand coup de balai sans casser la visselle. Ce coup de balai fait de manière intelligente avec des gens sérieux, des maires, il y a beaucoup d'élus indépendants, des responsables associatifs, des citoyens qui ont compris ce qu'on voulait faire. Et moi ce que je veux c'est très simple et très compliqué aussi, bien sûr, très exigeant, c'est renouveler les personnes, c'est renouveler la démarche et c'est renouveler le projet. Alors ça veut dire quoi ? Je vais être très simple. Renouveler les personnes, je veux des gens intègres, honnêtes, dévoués.
Vous savez, tous ceux qui sont venus à debout la France, ce sont des gens désintéressés puisque je n
'ai
rien à leur offrir.
Pas
d'argent,
pas
de poste, pas de décoration,
pas
de copinage, je n
'ai
rien.
Je
n'ai que l'amour de mon pays. Et donc, ceux qui sont avec moi, j'en réponds. Ce sont des gens libres, ce sont des gens comme Jean-Louis Masson qui n
'ont
pas besoin d'aller se mettre à genoux devant un parti politique et devant un type qui a un chapeau à plume. Et le chapeau à plume,
c
'est j'ai beaucoup volé, j'ai beaucoup échoué. Et il n'a pas à
se
mettre à genoux, il est élu grâce à son travail, comme moi. Combien on est député élu face à tous les grands partis ? Moins de 10 sur 577. Donc, moi je ne viens pas pour mettre en place un système nouveau, je n'en ai pas. Je viens pour rassembler des résistants de tous horizons. Et on a chez nous des gens qui viennent de la gauche, d'autres qui viennent de la droite, d'autres qui viennent du Front National, d'autres qui viennent des partis communistes. Je m'en fous. Il faut sauver la maison, il y
a
un incendie, les pompiers n'ont pas d'honneur, n'ont pas à condition qu'ils soient honnêtes, bien sûr, mais les couleurs politiques précédentes, je m'en fiche. Je veux qu
'on
rassemble des résistants, des gens honnêtes, dévoués, servir sans se servir.
Ça
veut dire que des mesures aussi concrètes, ce
n
'est pas simplement des paroles. Toute personne condamnée,
des
faits graves, doit être inéligible à vie. Toute personne,
toute personne, va
être rémunérée avec un minimum de vérification du contenu du travail. Pas du contenu, c'est difficile à évaluer, mais au moins de la présence réelle, des rapports, des choses à faire, de ce qu'ils ont fait. D'ailleurs, pourquoi les maires sont les dernières personnes estimées en politique ? Parce que, si on ne fait pas, ça se voit tout de
suite.
Alors, il y
a
des défauts,
il
y
a
des qualités, il y
a
des caractères, mais il y a du travail fait. C'est pourquoi je veux que l'on réduise le nombre de députés et de sénateurs, pas de trop, mais pour, parallèlement, un tiers, 400 députés, 200 sénateurs, supprimer le Conseil économique et social et avec l'argent économisé, on pourra d'ailleurs avoir des moyens d'enquête, pour faire des enquêtes, pour apporter des idées nouvelles et puis redistribuer cet argent dans le budget global. Si on ne restaure pas le lien de confiance entre les élus et la population, notre République finira en anarchie ou en dictature. C'est la base de tout, ce renouvellement des êtres, ce renouvellement des personnes.
Et ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a des motifs d'espérance. Contrairement à ce qu'on nous dit parfois à la télévision, tout n'est pas pourri. Simplement, les grands partis n'ont pas fait le ménage.
Et
donc, ils nous déconsidèrent tous.
Et
moi, j'en ai assez, bossant,
je
ne sais pas combien, je n
'os
aurais pas compté les autres. Je connais plein d'élus, des maires, des élus qui bossent comme des fous, qui sont dévoués à la population et ils sont salis en permanence parce qu'on a laissé des voyous dans la politique,
dans
les affaires. C'est insupportable. Ce renouvellement des hommes, il est fondamental. Le deuxième point, c'est de renouveler le projet. Renouveler le projet, ça veut dire quoi
?
Moi, ce
n
'est pas très compliqué en fait ce que je propose. C'est du bon sens.
Si
le crédit agricole n'avait pas mis le bon sens près de chez vous,
je
l'aurais pris comme slogan. Mais je préfère dire de la France quand même. Mais, très sérieusement, je plaisante, mais pas tant que ça.
Moi,
j'ai pris une ville en difficulté. J'ai été élu à 30 ans, mère d'une ville de 30 000 habitants. J'ai été élu, pas pour moi, parce que les autres étaient tellement pitoyables. On avait un nul et un malhonnête. Ils se battaient depuis 30 ans. ils ont vu un nouveau candidat et ils se sont dit ça ne
peut
pas être pire que les deux autres. Ils m'ont élu. Et après, on a redressé la ville qui était en faillite. Et on l'a redressée
parce
qu
'on
n
'a
pas cherché midi à 14 heures. On a essayé de se comporter
comme une
mère de famille ou un père de famille avec du bon sens
et
avec
un
projet précis
à
long terme qu'on a mis en place étape par étape. Qu'est-ce que je veux faire pour mon pays ? Trois choses. Je veux rétablir l'ordre. Je veux renouer avec la justice sociale. Et je veux préparer la France de 30 ans dans 30 ans. C'est-à-dire anticiper. Ça veut dire quoi ? Restaurer l'ordre, c'est très simple. Contrôler nos frontières. Il ne
s
'agit pas de faire un mur autour de la France. Ce n
'est
pas dans un pays où il y
a
tant de frontaliers que je veux dire ça. Ça serait débile.
Il
ne s'agit pas de rendre une France hermétique. Il y aura toujours des flux d'immigration.
Mais
en revanche, trop, c'est trop.
C
'est impossible.
Ils
sont devenus complètement cingrés. Ils sont devenus cingrés parce que,
à
force d'accueillir des populations qu'on ne peut pas intégrer et assimiler, ou qui parfois ne veulent pas, on est en train de créer le chaos et la guerre civile dans notre pays. Et je pèse mes mots. Quand je vois ce qu'a fait Mme Merkel en Allemagne, c'est une folie. Un homme d'État, une femme d'État, n'est pas là pour faire plaisir, n'est pas là pour faire la couverture des magazines. Un homme d'État, une femme d'État est là pour prendre des décisions en cohérence sur du long terme. Alors, tout le monde a de la pitié et de l'émotion face au drame qu'il y a eu en cible.
bien
évidemment,
qui
peut ne pas en avoir
? Tout
le monde a envie d'accueillir des réfugiés qui sont en train d'être tués, torturés. Mais, est-ce qu'il faut autant servir les populations de migrants ? Est-ce qu
'il
faut autant servir l'équilibre du monde, la cohésion des nations
à
céder comme ça, à ouvrir toute la porte, à voir un million de personnes qui débarquent, souvent célibataires
?
Est-ce que c'est raisonnable ? Non. C'est même irresponsable. Parce que ça a suscité un flot de migrants considérable de dizaines de millions de personnes à l'heure d'Internet. J'ai été en Grèce et en Turquie l'année dernière sur une île à l'Eros pour voir. Je voyais des jeunes avec des smartphones qui avaient 6 000, 10 000 euros en poche qui étaient sans doute des jeunes très bien, peut-être, qui fuyaient leur pays et qui voulaient s'installer chez nous.
Je
suis désolé.
Ils
trahissaient leur pays de départ. Ils partaient à l'aventure. Je comprends individuellement qu'il y en a qui ont pu faire. Mais accepter des millions de personnes en Europe va créer un chaos inférieur et va alimenter les haines, va alimenter les rejets, va alimenter les difficultés. Et je vais vous dire derrière ça, il y a quoi ? Il y a simplement des marchands de misère, des passeurs, des employeurs qui veulent simplement économiser le contrat à 1 euro l'heure. Est-ce qu'on va construire l'Europe sur ce chaos ? Non. Donc la vraie responsabilité, c'est quoi ? C'est de développer l'Afrique. Je suis le seul à parler d'un programme de développement de l'Afrique. Voilà un vrai projet.
C
'est fondamental.
Parce
que l'objectif, ce n
'est
pas de déraciner les gens, ce n
'est
pas de déménager les peuples pour les exploiter, pour les entasser dans des HLN, dans nos banlieues et les rendre malheureux et créer des crises identitaires et diviser les pauvres. L'enjeu, c'est que chacun puisse vivre dans son pays. Donc ça veut dire un programme pour l'Afrique qui est fondamental. Et plutôt que de prêter 1 000 milliards aux banques, vous ne croyez pas que la Banque Centrale Européenne aurait le mieux fait d'avoir un plan de développement, un plan marchal pour ces pays ? Car si on ne stabilise pas ces pays, nous aurons un drame migratoire. Donc c'est fondamental. Qui en parle dans la vie politique ? Personne. Deuxième point, contrôler nos frontières nationales.
Car, moi je sais que j'étais en Italie il
n'y a
pas longtemps, je sais comment font les Italiens,
ils
font tromperie. Les immigrants arrivent, on leur donne un billet de train jusqu'à 20 000, la carte de séjour européenne, et puis on leur dit montez, montez, montez. Voilà. Et, on ne peut pas continuer comme ça. Donc ça veut dire qu'il faut des frontières nationales parce que le système Schengen est un système qui déresponsabilise.
Et
quand on va vous dire que vous êtes méchants parce que vous êtes contre Schengen, comme on le dit, moi je suis un camp fasciste bien sûr, ce qui est scandaleux, parce que je ne veux pas de Schengen, je vais vous dire quelque chose. Moi je dis aux journalistes qui me posent la question. Je leur dis, mais vous habitez dans un immeuble si vous habitez dans un immeuble. On a mis un code à l'entrée en bas. Est-ce que parce qu'on a mis un code à l'entrée en bas, vous avez enlevé vos portes de votre appartement ? Bah oui, c'est ça Schengen. C'est, il y
a
une frontière européenne, pas terrible, mais normalement on devrait contrôler la frontière européenne, donc vous pouvez enlever vos frontières nationales.
C
'est ça Schengen. C'est qu'on a enlevé les portes des appartements.
Et
il suffit de rentrer dans l'immeuble pour aller dans tous les appartements. Et bien ça déresponsabilise tout le monde. Pourquoi ? Parce que celui qui rentre,
il
va aller cambrioler l'appartement qui a les prestations sociales les plus élevées, et
l
'emploi le plus fort,
c
'est clair, l'Allemagne pour l'emploi, la France pour les prestations sociales.
Je
suis désolé de le dire crûment.
C
'est la réalité. Alors on me dira c'est pas bien de dire ça, ils sont gentils, mais bien sûr qu
'ils
sont sans doute gentils. Peut-être individuellement, mais collectivement, est-ce qu'on peut accepter dans un pays qu'une retraitée qui a travaillé 45 ans, j'ai une militante qui a travaillé 45 ans, de petit boulot en petit boulot, qui a été 5 fois au chômage, touche 820 euros de retraite,
et
que quelqu'un qui arrive après 10 ans de séjour en France, puisse besoigner quelqu'un et qu
'on
lui donne 750 euros de retraite sans jamais avoir cotisé. C'est pas possible. C'est pas possible.
Et puis, je ne veux pas si
on aidait ces pays à vivre, parce que ça serait plus utile. Ce que je veux vous dire, c'est qu'on doit cesser de nous culpabiliser. La France est le pays le plus généreux au monde. La France est le pays qui a le plus ouvert ses portes. La France est un pays qui n'est en rien raciste.
Et
donc, dire toute la journée à la télévision vous êtes raciste,
vous n'êtes
pas gentil parce que vous n'acceptez pas de vous débouiller complètement pour accueillir toute la misère du monde, ce n'est pas possible. Et voilà pourquoi je veux rétablir les frontières nationales après avoir parallèlement fait un plan d'aide européen pour l'Afrique et la Méditerranée. Et puis, troisièmement, j'en parlais il
y a
un instant, je suis désolé de le dire, mais il faut le dire, je veux que les aides sociales ne soient pas données avant 5 ans de présence continue sur le sol français.
Le Front national dit préférence
nationale, pas d'aide sociale pour les étrangers. Je trouve ça excessif pour un étranger qui a travaillé 20 ans en France, ouvrier, salarié, ingénieur, qui a cotisé. Je trouve ça injuste et pour le coup discriminatoire. En revanche,
j
'estime, comme le veut M. Calroy dans Angleterre,
qu
'on réserve les aides sociales uniquement après 5 ans de travail dans notre pays. Vous venez en France, c'est pour apporter quelque chose à la France, prouver votre intégration et au bout de 5 ans, quand vous avez prouvé votre intégration et cotisé, vous avez le droit de profiter de vos cotisations. Je trouve que c'est un système
juste et
ça permettra d'éviter la peine d'air.
Je
vous ai parlé de ça parce que
si
on ne maîtrise pas l'immigration, si on continue comme aujourd'hui, on va avoir un pays à feu et à sang dans plusieurs mois ou années. Je ne sais pas quand ça viendra. Et ça me fait énormément de peine et je le dis sans aucun complexe. Pourquoi ? Parce que je n
'ai
jamais prononcé la moindre parole xénophobe et je ne suis pas xénophobe. Parce que je suis n'air d'une ville de banlieue où il y a 25 nationalités d'origine.
Et
les premiers, et c'est ce qui me réconforte,
j
'étais à une dédicace il n
'y a
pas longtemps à Limoges. Premier qui vient me voir, je vous aime bien monsieur. Pourquoi ? Parce que je vous ai entendu à la radio et vous disiez si les gens qui viennent dans notre pays ne sont pas contents de notre pays, pourquoi ils ne retournent pas chez eux. C'était sur l'affaire du voile et de l'égalité homme-femme.
Je
dis merci monsieur parce que quand j'ai dit ça j'ai eu un comme toi quand tu avais dit des choses. Et ce monsieur il s'appelait comment ? Il s'appelait Karim. Il était d'origine algérienne. Il était chirurgien dans notre pays. Et il m'a dit moi je m'appelle Karim, je suis algérien d'origine et je peux le dire beaucoup plus fort que vous monsieur. Et si je suis venu en France et si j'aime la France, c'est pas pour retrouver ce que j'ai quitté. Et Karim, j'en ai plein qui viennent me voir, qui adhèrent à notre mouvement. Ce qui veut dire quoi ? Ce qui veut dire c'est qu'on manipule l'opinion en lui faisant croire que ce qu'on propose est excessif. C'est pas excessif.
Les premières victimes du chaos actuel, du bazar actuel, du laxisme actuel, les premières victimes, ce sont les étrangers qui sont devenus français, du bon français, ce sont les étrangers qui respectent nos lois. Et il y en a beaucoup aussi. Donc il ne
faut
pas tomber dans l'excès inverse. Et voilà pourquoi cette table de réconciliation elle est fondamentale. Et voilà pourquoi le patriotisme républicain que je propose de rassemblement il est fondamentale. Fermeté et justice. Alors, je vous ai parlé du contrôle des frontières, je vais être moins long sur la suite, mais je voulais vous parler de ça parce que c'est une problématique très aiguë. Dernier point, j'en ai pas parlé, mais j'estime que quand on vit en France, on respecte les lois de la France et notamment l'égalité des sexes, la laïcité, et que là aussi, on a été bêtement complexé et qu
'on
doit affirmer nos valeurs et que ce n'est pas rejeter les autres. Au contraire, quand on va en Iran, on porte un voile sur la tête. Quand on vit en France, on ne
porte
pas de voile sur la tête à l'hôpital, dans les entreprises ou à l'université. Point. Et ce n'est en rien remettre en cause ni la religion ni l'origine de la personne.
Nous
sommes simplement un pays laïc qui proclame au-dessus de tout l'égalité des êtres, hommes et femmes. Donc j'insiste là-dessus. Enfin, contrôler, respecter, renouer avec l'ordre public, c'est bien sûr la sécurité, mais là je ne
vais
pas être long, vous savez tous le délire laxiste de notre pays, loi du bout, loi dati, loi dati, le gouvernement Sarkozy. Jusqu'à deux ans de prison, vous n'allez plus en prison. Et loi tomira, là c'est sur le gâteau, cinq ans. Pour être condamné à cinq ans en France pour faire des choses graves, eh bien cinq ans, vous n'allez pas en prison. Peine alternative.
Il
ne
faut
pas s'étonner qu'on ait tant de jeunes ou moins jeunes qui se croient au-dessus de tout, qui crachent sur les policiers, qui les insultent, qui gèrent des partains sur les papiers, sur les ambulanciers, mais nous sommes devenus un pays de sauveur.
C
'est insupportable.
Je
veux construire 40 000 places de prison, pas 10 000, comme si je suis payé, ça ne sert à rien. 40 000. Je veux qu'à chaque délit corresponde une peine. Je veux bien sûr qu'après la prison, il y ait une phase d'insertion, mais il y a d'abord la sanction. Je veux aussi que les étrangers coupables de délit soient expulsés. Ce qu'avait supprimé Nicolas Sarkozy.
oui,
c'est
la même chose pour l'enquête de pratiquer la drogue. Et
c'est quand même incroyable que ce soit Nicolas Sarkozy qui ait supprimé ce qu'on a appelé à tort la double peine. Ce n
'est
pas une double peine. Tous les pays du monde appliquent cette règle. Tous les pays du monde. Donc, il faut remettre les pentes d'une à l'heure. ça me paraît tellement essentiel. Alors, je ne
vais
pas être trop long là-dessus, mais c'est un point fondamental.
Il
y aura peut-être des questions, enfin, quelques questions rapides à la fin, parce que je voudrais vous écouter. Respecter l'ordre. Et puis, l'autre point, c'est la justice sociale. La justice sociale, c'est quoi ? Donner sa chance à chacun, récompenser ceux qui travaillent, rétablir l'égalité des chances. Alors, je ne
vais
pas être trop long, parce qu'il y
aura
des questions. C'est sur le plan économique, relocaliser. Relocaliser, c'est faire en sorte qu'un entrepreneur qui investit en France ait un bonus fiscal. En revanche, celui qui délocalise dans une 15 millions de salaires, 760 SMIC, président d'une entreprise publique, sonariat,
15
millions,
et
qui n'a jamais autant de délocaliser ses voitures en France.
Mais
enfin, on rêve, alors qu'il
y a
plein de petits patrons de PME qui ne se payent pas.
Voilà
un autre exemple de délire de notre société. Donc, je veux cette division par deux de l'impôt sur les sociétés uniquement pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. C'est-à-dire, c'est une carotte pour ceux qui avaient le droit en notre pays. Je me supprime toute charge sociale sur le premier nouvel employé d'une nouvelle société.
Vous
avez
créé
votre société
? Vous
voulez recruter quelqu'un pour vous aider ? Exonération de charges pendant 5 ans pour le premier nouveau salarié. Parce que je préfère ne pas payer, ne pas recevoir les charges plutôt que de payer des RSA ou de payer des allocations chômage. Et ça donnerait un coup de fouet aux petites entreprises qui se démarrent. Parce que tout le monde sait que c'est au moment du démarrage que c'est très dur. Et que les chefs d'entreprise qui démarrent qui commencent une activité, un commerce, si elles pouvaient recruter quelqu'un, n'est-ce pas Agnès ? Si elles pouvaient recruter quelqu'un pour l'aider, pour démarrer, sans charge, pendant 5 ans, avec une certitude, mais
ça
donnerait la peine d'air, ça leur permettrait d'innover, d'inventer. Je veux qu'à France le parier des chercheurs. Il y a 100 000 chercheurs européens aux Etats-Unis. Vous trouvez ça normal ?
On
les a formés.
Ça
a coûté cher.
Et
une fois qu'ils sont formés, ils partent, ils
partent, ils partent
leur découverte aux entreprises américaines.
c
'est insensé ce qui se passe. Je veux qu'on contrôle les prestations données, je veux que chaque personne qui reçoive le RSA, c'est normal qu'on ait un coup dur dans la vie, donne une journée par semaine à la collectivité. Une journée par semaine à la collectivité, ce sera un voyage. C'est normal qu'on aide les gens en difficulté. Moi, je suis un voliste social. Je ne
veux
pas d'une société comme le premier M. Sarkozy, Juppé, Fillon. Il faut voir les mesures qui nous ont sortis, ils sont tombés sur la tête. Ils ont su une casserole beaucoup trop dure.
C
'est-à-dire, alors là, ça va être incroyable. Ce n
'est
pas ça qu'il faut. Il faut de la justice sociale. Mais en revanche, il faut être intraitable sur les fraudes, sur l'assistanat abusif.
Il
faut baisser absolument la répétition des cumuls de prestations. Et il faut, à l'inverse, récompenser les petites retraites, c'est-à-dire arriver à 1 000 euros pour les petites retraites. Et il faut absolument augmenter le salaire net parce qu'à force d'avoir surchargé de charges salariales, le salaire français est le plus bas. Il ne
faut
pas s'étonner que les gens ne puissent plus vivre et qu
'il
n
'y ait
plus de consommation. Alors vous allez me
dire
que ça va peser sur le charge d'entreprise. Non. Je propose un pacte gagnant-gagnant. Les économies faites
sur
la fraude fiscale et sociale seront affectées à la réduction des charges qui pèsent sur le salarié. Et aussi sauront que chaque fois qu
'on
traque un fraudeur, l'argent leur revient sur la feuille de paie. Vous savez bien tous une feuille de paie, une retraite. Vous avez bien vu qu'entre le brut et le net, il y
a
du chemin. 25% à la
bouche.
Si on économise un tiers des charges salariales, 40 milliards,
j
'augmente de 10% le salaire net de tous les Français.
Tu
te rends compte, Jean-Louis
?
Un tiers de charges salariales en moins. L'entrepreneur ne paye pas plus. Un tiers de charges salariales en moins, c'est 10% de salaire
net.
40 milliards. Je peux vous dire qu'on peut récupérer déjà 20 milliards. Grande fraude sociale, grande fraude fiscale. On les rend français. 5% de pouvoir d'achat en plus. Vous imaginez le coup de fouet sur la consommation ?
Je
ne le promets pas à 100%. Tout dépendra de notre capacité
à
réduire les abus et les fraudes. Mais les Français comprendront qu'avec nous,
c
'est dedans-dedans.
On
fait un effort collectif, on le vend en français.
Et
je suis convaincu que si on fait ça,
les
gens aimeront les réformes. Parce qu'ils verront qu'il
y
a un retour vers eux. Le problème de la France, c'est que les réformes sont toujours à sens humain. C'est toujours les réformes pour les plus pauvres. Il faut être plus flexible. Mais ce sont ceux qui ont des retrait de chapeau et qui gagnent des millions qui demandent aux autres d'être flexibles. C'est quand même l'école de la République. Moi, je suis un enfant de l'école publique. Gratuite, la rique obligatoire. Mais à l'école, il faut apprendre à lire, à écrire, dans la calme. Il faut respecter son professeur. Il faut donc remettre sous tension l'éducation nationale. Et il faut s'appuyer sur les enseignants.
Les
enseignants ne sont jamais soutenus par leur hiérarchie. Les enseignants, le seul message, c'est pas de vague. Pas de vague. à force de faire ça, nous avons des gamins qui sont sans repère et qui, d'ailleurs, traînent dans des classes de collège sans avoir appris à lire. Si vous savez pas lire, vous pouvez pas faire une bonne scolarité. Et c'est le début de l'engrenage infirmal. Nous avons un beau programme pour la restauration de l
'école
publique. Enfin, la justice et l'égalité, c'est quoi ?
C
'est les territoires aussi. Moi, je suis effaré de ce que je vois tous les jours. Les territoires ruraux sont sacrifiés, abandonnés. Les agriculteurs sont en train de crever. Il y a un suicide tous les deux jours d'agriculteurs dans la différence générale. Nous allons bientôt importer du lait. On a traité les agriculteurs comme des chiens dans notre pays. Le monde rural est en train de se défaire. Il faut absolument éviter ce qu
'on
est en train de faire, c'est-à-dire de concentrer toutes les activités dans les grandes métropoles. C'est contre-productif. On entasse les gens dans les villes, dans les grandes villes, et on laisse mourir les petites villes.
Alors,
on vit mieux dans les petites villes que dans les grandes. Et que ça coûte moins cher. C'est un gâchis public considérable. Tout ça parce qu'on va faire des économies bout de chandelle. On a fermé des écoles stupidement. La SNC, elle se comporte comme le dernier des entreprises. Il le compte. On ne sait jamais combien on paye. C'est de plus en plus cher. Il ferme les arrêts. Comment voulez-vous développer un pays comme ça ? Il faut, et le sénateur Masson en sait quelque chose, un vrai projet d'aménagement du territoire. Depuis Charles Passois, ministre de l'Aménagement du Territoire en 1993, il n'y a plus personne dans nos gouvernements chargés de l'aménagement du territoire.
On va s'étonner que tout soit concentré. Et les premiers à concentrer,
c
'est l'État.
C
'est absurde. Donc je veux complètement réaliser ça. Enfin, dernier point. J'ai parlé de l'ordre, j'ai parlé de la justice. Est-ce qu'un jour, on va avoir un débat à la télévision sur la France dans 50 ans ? Dans 30 ans ? La France dans 30 ans, quand je vous dis ça, vous vous dites, il est peut-être tombé sur la tête, le pauvre, mais si vous avez des enfants, c'est quoi ?
C
'est demain ? Qu'est-ce qu'on va leur laisser ? Moi, je veux, pas un plan, je ne
suis
pas collectiviste, mais quand même un projet, une stratégie. Qu'est-ce qu'on veut faire notre pays dans 30 ans
?
Il y a une mondialisation, elle est dure. Ce n'est pas en nomméissant à des abrutis à Bruxelles complets, qui d'ailleurs sont pleins aux as et qui sont en train de vendre l'Europe par morceaux aux États-Unis et à la Chine et à la Turquie. Ce n
'est
pas ça qu'il faut faire. Comment on renforce l'Europe ? Il y a un homme, c'est vrai que j'aime dire beaucoup le général de Gaulle, qui était un homme, entre guillemets, qui était né avant, il est né quoi, en 1890, de mémoire, il est sur sa tombe là. Donc, un homme du 19ème siècle. Ma fille, elle était toujours, moi je suis né au 21ème. Toi,
t
'es né au 20ème. Parce qu'elle est née en Angouille. Mais, cet homme-là
a
eu la vision
de
la science, Airbus, Ariane, le nucléaire, le DGV. Vous vous rendez compte
?
Il l'a pas fait seul, il l'a fait avec l'Allemagne, avec les autres. Donc, on nous dit souvent, ah, Dupont-Aignan, il est passé ministre, il veut revenir en arrière. Pas du tout. Je veux que mon pays ait une vision à long terme. Qui va inventer les produits de demain qui seront consommés ? Est-ce que c'est normal que ce soit que des entreprises américaines ou chinoises ? Est-ce que nous, Européens, on n'a pas le devoir de la lutte contre le cancer, la voiture propre, le panneau solaire de demain
?
Voilà de beaux projets qu'on pourrait faire. Pourquoi on ne les fait pas ? Pourquoi on ne les fait pas ensemble
? Voilà
la question que je vous pose. À quoi ça sert l'Europe
? À
quoi ça sert l'Europe
? Si
on n
'est
pas capable d'unir nos forces sur des sujets importants, sur des beaux projets, concrets, laissons aux nations, aux démocraties, le choix de contrôler leurs frontières, leurs lois, leurs budgets, c'est la démocratie nationale. La démocratie, elle est nationale. Il y
a
une langue, il
y a
une histoire, on doit décider de notre destin ensemble. En revanche, ça ne nous empêche pas de travailler avec nos voisins sur des projets, mais alors pas à 28. Et je finirai là-dessus, moi je dis toujours aux écoliers, est-ce que vous faites un exposé à 28 ? Parce que je vais dans des lycées et tout, on dit à l'Europe, l'Europe,
l
'Europe, parce qu'on l'aura mis dans la crâne. Et j'en dis,
mais
attendez, est-ce que vous faites un exposé à 28
?
Jamais. On fait un exposé à 4 ou 5. On ne peut pas gouverner à 28. On ne
peut
pas faire un projet comme à 28. Donc moi je veux une Europe à la carte par projet. Ceux qui veulent inventer la voiture de demain, ils se mettent à 3 ou 4 pays. Ceux qui veulent résoudre le problème de l'Afrique, de l'eau ou l'électricité en Afrique, on se met à 3 ou 4 pays. Ça peut être un géométrie variable. La France ne pourra pas tout faire.
Mais
en revanche, on a une vraie stratégie. Je veux que nos enfants vivent dans un pays libre.
C
'est à eux de choisir le destin. Je veux que nos enfants vivent dans un pays fort. Je veux que nos enfants vivent dans un pays juste.
Une
France libre, une France forte, une France juste. Voilà mon projet. Et pour ça, et je finirai définitivement là-dessus, c'est une conclusion à un épisode, mais rassurez-vous la fin vient à rire. Pour ça, j'ai dit qu'il fallait changer les hommes,
il
y
a
un nouveau projet, et il va falloir changer les méthodes. Ça veut dire revenir en démocratie.
Nous
ne sommes plus en démocratie. Revenir en démocratie, ça veut dire le référendum, il va falloir consulter les Français pour passer au-dessus de la petite classe, de la petite casse, qui impose sa loi à la majorité silencieuse depuis 20 ans. Ça veut dire, oui, on osait poser des questions aux Français. Ça veut dire on leurait faire une initiative populaire aussi, comme en Suisse, comme aux Etats-Unis, comme en Italie. Ça veut dire de se prendre en main. Voilà ce que j'ai envie de vous proposer. Alors j'étais bien ce soir, mais je peux vous dire, on aime la France. La France a plein d'ateliers. Un territoire merveilleux, première destination domestique du monde.
Une agriculture qui était forte et qui est encore forte. Une industrie, malgré tout, productive, même si elle a été massacrée. Une capacité scientifique exceptionnelle. Un Etat honnête dans l'ensemble. Et nous, sixième puissance mondiale, cinquième, on ne serait pas capable de se défendre et de protéger l'avenir. Mais alors, qu
'est
-ce qu'on est ? On ne
va
pas être couché comme ça, comme les autres ? Alors moi,
c
'est vrai, debout la France, c'est le slogan. C'est comme ça qu
'on
gagnera en 2017. Merci, Mille, la France, et la France. Parce qu'il y
a
des hommes politiques qui ne font pas de questions et qui partent vite. Moi, je me donne des questions. définantes. Allez, vous... Alors,
moi,
je ne veux pas choisir parce qu'après, je vais me fâcher avec ceux qui n
'ont
pas été choisis. Vous passez le micro.
Il
y a madame, je vois quand même. Allez, un micro pour madame. Priorité aux femmes. moi,
je
ne
veux pas
parler.
Bonjour, au niveau des députés et des sénateurs, comment ça va se passer pour gouverner
? Comment
on va faire ?
Bon, je vais vous dire, on ne manquera pas. Ça veut dire, comme sous la Vème République, il y a des candidats qui ont soutenu le président et qui sont d'accord avec sa politique, qui se présentent aux législatives. Et il faudra bien sûr peut-être des alliances ou une majorité. Mais je vais vous dire, si on a fait le coup de chemin, le reste viendra avec. Parce que c'est la logique des institutions et je suis absolument certain que si nous arrivons à franchir toutes ces étapes d'ici un an qui sont considérables et je ne
suis
pas dupe de l'étendue de la montagne à gravir, il y aura une majorité, je ne m'en soucie pas. Et je vais vous dire pourquoi aussi. C'est qu'il y
a
beaucoup d'élus que vous ne connaissez pas. Moi, je ne veux pas ce que j'ai combattu chez les autres, c'est-à-dire le parti unique. Vous voyez ? Avec tous les défauts du parti unique. Ce qu'on a eu avec les socialistes et l'UMP. En revanche, je le connais. Je veux surprendre des gens au Parti Socialiste ou à l'UMP ou même au Front National ou qui n'ont pas d'étiquette politique qui sont remarquables et que vous ne connaissez pas. Et je vais vous donner un exemple. Par exemple, Jean-Pierre Chevèlement, c'est quelqu'un qui part, qui a été à gauche, qui est plus âgé, mais qui a une grande expérience de politique étrangère. Grande expérience et qui a toujours été sur une ligne gaulienne.
Pourquoi pas un homme comme Chevèlement ? Un Henri Guéno qui, même s'il a travaillé pour Sarko, tout le monde peut faire des erreurs. Et quelqu'un qui partage totalement ce que je dis. Mais à 100%. Simplement, il ne vient pas parce que, je ne
sais
pas, il va se dire je ne
vais
pas gagner encore. Il viendra quand ça ne marchera peut-être. Eh bien, Henri Guéno, il ferait un très bon ministre. Il y en a un, je vais vous surprendre, je vais encore plus vous surprendre. Il y a un homme qui est pourtant socialiste que j'aime bien, qui est Malek Bouti. Je ne
sais
pas si vous avez entendu parler de celui-là. C'est le seul, c'est le seul qui a eu le courage de dénoncer le communautarisme islamique. C'est le seul qui a eu le courage de dire qu'il y avait les mafias communautaristes qui étaient en train de gangréner la banlieue. Il a été menacé physiquement, on l'a traité comme un chien. Mais c'est un homme qui peut être utile dans un gouvernement.
Et
quand j'ai dit ça, on m
'a
dit « Ah, c'est quoi ça, c'est la
société
? » Et alors, attention, ce n
'est
pas d'avoir des gens de gauche et de droite pour faire de la bouillie pour chat comme voulaient faire certains. Parce que si c'est pour prendre des gens de gauche et de droite pour faire la même politique qu'aujourd'hui, ça, ça ne sert à
rien.
Non. C'est l'unité nationale, la résistance nationale, le conseil national de la résistance que je veux faire. Et puis, il
y a les
mères, il y a les mères,
les
sénateurs, qui sont téléphonés. Mais il y a plein de gens qui peuvent aider.
Nicolas Dupont-Aignan