Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 14 janvier 2016 5 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleBudget & impôtsInstitutions & élections

François Durovray

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Vous dites que votre département n'a plus les moyens de payer les aides sociales légales.

  • 0:25RelanceRéponse partielle

    Les associations rappellent que ces dépenses sociales sont obligatoires. Au final, est-ce qu'elles vont pouvoir compter sur les enveloppes du département et dans quel délai ?

  • 1:09OuverteÉludée

    RSA, personnes âgées, comment vous allez choisir de ne pas donner ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Le report de paiement, c'est ce qui va fonctionner dans ce département ?

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Vous parlez de votre prédécesseur, le socialiste Jérôme Gage. Il répond à une toute autre version.

  • 3:07RelanceRéponse partielle

    Vous brandissez la chambre régionale des comptes, vous brandissez le préfet qui n'ont pas dit non à vos échelonnements de paiement. Vous brandissez un peu vite parce que finalement, on n'en sait pas grand-chose.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Invité politiqueFait
    « mon prédécesseur faisait de la cavalerie. C'est-à-dire qu'il ne prévoyait pas chaque année le budget permettant de payer les factures de ses établissements. »
  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « au bout de 5 ans, c'est 108 millions d'euros de factures impayées que nous avons trouvées. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « Dès cette année, nous allons mettre 35 millions d'euros supplémentaires permettant d'améliorer la situation, la trésorerie de ces établissements. »
  • 2:06Invité politiqueChiffre
    « une dette aussi monstrueuse de 108 millions d'euros, qui représente 10% du budget du département, ne peut pas être apurée d'un seul coup. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « il avait pris le parti de mettre les factures sous le tapis en attendant des jours meilleurs. »
  • 4:05Invité politiqueChiffre
    « Elle a été estimée à 70%. »

Temps de parole

  • François DUROVRAY59 %
  • Présentateur34 %
  • Présentateur 27 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Catherine Boulet, Éric Delvaux, le 5-7. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est François Durovray, le président Les Républicains du Conseil départemental de l'Essonne. Oui, car vous dites que votre département n'a plus les moyens de payer les aides sociales légales. Ça concerne les prestations pour les personnes âgées, pour les handicapés, la protection de l'enfance également dans l'Essonne. Bonjour François Durovray. Bonjour. Les associations concernées vous rappellent que ces dépenses sociales sont obligatoires. Au final, est-ce qu'elles vont pouvoir compter tout ou partie sur les enveloppes du département et surtout dans quel délai ?

0:38
François DUROVRAY

Alors effectivement, ces dépenses sont obligatoires. Et ce qui est assez incroyable, c'est que mon prédécesseur faisait de la cavalerie. C'est-à-dire qu'il ne prévoyait pas chaque année le budget permettant de payer les factures de ses établissements. Et au bout de 5 ans, c'est 108 millions d'euros de factures impayées que nous avons trouvées. Donc nous avons mis en place un plan permettant non seulement de payer ces établissements parce qu'il ne faut pas les mettre en difficulté. Ils accueillent des personnes âgées, des personnes handicapées, mais permettant en plus de rembourser la dette que nous leur devons.

1:09
Présentateur

Alors en attendant, il va falloir arbitrer. RSA, personnes âgées, comment vous allez choisir de ne pas donner ?

1:16
François DUROVRAY

Ce n'est pas que nous donnons ou que nous ne donnons pas. Nous allons payer ces établissements qui jusqu'à présent n'étaient pas payés. Il y a quand même une situation ahurissante. C'est-à-dire que mon prédécesseur Jérôme Gage venait sur les plateaux de télévision, dans les studios, pour présenter son livre « Plédoyer pour les vieux ». Et lorsqu'il revenait en Essonne, il ne prévoyait pas le budget permettant de payer ces établissements. Donc nous allons rétablir la situation. Mais dans quelles circonstances, dans quel délai, dans quel calendrier ? Dès aujourd'hui, la situation va s'améliorer. Puisque jusqu'à présent, certains établissements ne sont plus payés depuis le mois d'août.

Et dès cette année, nous allons mettre 35 millions d'euros supplémentaires permettant d'améliorer la situation, la trésorerie de ces établissements. Le report de paiement, c'est ce qui va fonctionner dans ce département ? Nous allons demander à chaque établissement de voir de quelle manière nous pouvons apurer la dette. Vous imaginez bien qu'une dette aussi monstrueuse de 108 millions d'euros, qui représente 10% du budget du département, ne peut pas être apurée d'un seul coup. Et mon souci, ma priorité, c'est bien évidemment de faire face et d'aider chaque établissement pour qu'aucun ne se trouve en difficulté.

2:21
Présentateur

Vous parlez de votre prédécesseur, le socialiste Jérôme Gage. Il répond, lui, évidemment, à une toute autre version. Il dit que vos accusations sont, je cite, de l'enfumage, que la dette cachée que vous dénoncez n'est en fait qu'un classique report de trésorerie de fin d'année. Et il va même jusqu'à dire que les finances qu'il a laissées au département de l'Essonne sont saines.

2:39
François DUROVRAY

Plus c'est gros, plus ça passe. Il y a eu un audit qui a été réalisé par un cabinet qu'il avait lui-même choisi et qui a montré que ses factures impayées étaient bien de 108 millions d'euros et que nous devons y faire face.

2:50
Présentateur

Oui, sauf que cette audite reste un audit privé, mais que la région qui a commencé à regarder ainsi que l'institution, la chambre régionale des comptes, ne valide pas, ni ne confirme, ni invalide d'ailleurs cette audite indépendante parce qu'elles n'ont pas eu accès aux pièces très précises. Vous brandissez la chambre régionale des comptes, vous brandissez le préfet qui n'ont pas dit non à vos échelonnements de paiement. Vous brandissez un peu vite parce que finalement, on n'en sait pas grand-chose.

3:18
François DUROVRAY

Écoutez, cette situation, non seulement elle a été vérifiée, c'est un cabinet qui a place sur rue, mais M. Guedj a parfaitement reconnu en séance publique qu'effectivement, compte tenu de la situation et du fait que les dépenses augmentaient et que les recettes diminuaient, il avait pris le parti de mettre les factures sous le tapis en attendant des jours meilleurs. Ce n'est pas une façon responsable de gérer des collectivités, c'est d'ailleurs interdit.

3:41
Présentateur

Plus d'argent dans les caisses de l'Essonne, est-ce que vous pourriez demander la mise sous tutelle du département de l'Essonne ?

3:48
François DUROVRAY

Effectivement, c'eût été pour nous une solution de facilité parce que c'était donné au préfet les clés du département. Cela aurait eu des conséquences dramatiques et pour les établissements personnes âgées, personnes handicapées dont nous parlons, ça aurait bloqué tous les investissements et ça aurait produit une explosion fiscale. Elle a été estimée à 70%. Donc nous avons refusé cette solution qui n'en était évidemment pas une pour les Essonniens.

4:11
Présentateur

Je reviens, pardon, de faire des allers-retours, mais je reviens sur l'échelonnement des paiements pour les associations. Vous nous dites qu'elles vont être payées très rapidement. Tout le monde a même enseigne et dans quel délai ? On n'a pas de précision très...

4:24
François DUROVRAY

Nous allons faire en sorte justement de faire du sur-mesure. Mais prenons l'exemple d'une association, d'un établissement auquel nous devrions 100 000 euros à la fin de l'année 2015. Vraisemblablement, fin 2017, nous lui devrons seulement 75, 80 000 euros. Et ainsi, la situation va s'améliorer. C'est 35 millions que nous remettons sur la table avec des efforts très importants à demander aux Essonniens pour faire face à cette situation dont nous ne sommes en rien responsables.

4:48
Présentateur

Eh bien, merci d'être venu le dire ici. Merci à vous. François de Rovray, le président des Républicains du Conseil départemental de l'Essonne. Merci et bonne journée.

François Durovray — François DUROVRAY · Pourquijevote