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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 26 octobre 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

24 octobre: "La journée a été maîtrisée", estime le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La journée a-t-elle été maîtrisée malgré les violences ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Les manifestations ont-elles été reprises en main ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Quels dispositifs ont permis de limiter les exactions ?

  • 3:11OuverteRéponse partielle

    Faut-il interdire les centres-villes pour les manifestations ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Les couvre-feux et parcours des manifestations seront-ils maintenus ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Les commerçants se barricadent-ils par manque de confiance dans l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Laurent NuñezFait
    « La journée de samedi maîtrisé, calme ? Avez-vous repris le contrôle ? »
  • 3:50Laurent NuñezFait
    « On va continuer les couvre-feux, bien sûr. »
  • 5:33Laurent NuñezFait
    « C'est eux qui appellent au chaos, qui appellent à l'insurrection, qui ne respectent pas le cortège. »
  • 8:32Laurent NuñezFait
    « On protège personne, certainement pas. En tout cas, on applique les interdictions pour tout le monde. »
  • 10:13Laurent NuñezFait
    « On s'attend que ce soit à nouveau compliqué, que ce soit de nouveau une grosse journée de mobilisation. »
  • 14:07Laurent NuñezFait
    « C'est un attentat terroriste raciste. »
  • 14:46Laurent NuñezFait
    « La garde à vue a été levée en raison de l'état psychiatrique du suspect. »
  • 15:30Laurent NuñezFait
    « L'État a failli ? Non. »
  • 17:56Laurent NuñezFait
    « Beaucoup de la radicalisation peut passer par les réseaux sociaux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Nugèz, merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le ministre de l'intérieur bien sûr enchaînement de violence, scène de chaos puis d'extrême tension, tuerie de trappe. Sommes-nous solides ? C'est la question au fond que l'on se pose ce matin à la fois en tant que société, en tant qu'état. L'État est-il d'ailleurs capable de protéger ses citoyens ? On va revenir évidemment sur toutes ces questions avec vous. Avant de revenir sur Trap, d'abord un mot sur les manifestations qui se sont succédées après le weekend précédent, le chaos, le fiasco peut-on même dire. Ce weekend, les manifestations, vous les qualifieriez de quoi ? La journée de samedi maîtrisé, calme ? Avez-vous

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repris le contrôle ? Non, l'agent a été maîtrisée évidemment puisque il y a pas eu de d'incident grave malgré la volonté d'en découdre de militant de la mouvance ultra gauche extrême roche radical mais qui ont opéré selon un schéma assez classique, c'est-à-dire qu'ils se sont greffés au sein des cortèges et ont tenté de commettre énormément d'exactions avec beaucoup de violence principalement contre les forces de sécurité intérieure puisque celles-ci ont réussi à les empêcher à partir en cortège sauvage ou aller dégrader des commerces ou essayer d'aller dans les centres-villes puisque les manifestations de samedi, aucune ne se tenait dans les centres-villes. Les préfets en lien avec les organisateurs avaient avaient réussi à obtenir des parcours qui étaient plus

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isolé, plus éloigné pardon des centre-ville. C'est le cas notamment à Orléan, c'est le cas à Paris bien sûr. Donc évidemment les gros par risques ont essayé de s'y rendre et les forces de l'ordre ont fait un travail admirable les ont empêché. Donc oui, la situation a été maîtrisée. Il n'empêche qu'on a constaté un très haut niveau de violence que contre les forces de sécurité intérieure, le même que le 17, mais ils ont pu répondre parce que euh le parce qu'ils étaient plus nombreux, parce qu' ils avaient anticipé. Il y a il y a trois raisons essentielles. D'abord, euh parce que la mouvance a pu être cantonnée au sein des cortèges et ne s'est pas éclaté comme elle l'a fait le 17 octobre et ce qui avait permis de qui avait provoqué le fait que les dispositifs policiers avaient été

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dispersés. C'était beaucoup plus difficile à contrôler, à maîtriser. Il y a trois raisons. On a fait beaucoup plus de contrôle de flux sur les les personnes qui se rendaiit sur les les manifestations. Parfois dans la profondeur, tu contrôle de flux, ça veut dire une réquisition du procureur. On fouille les gens et on peut saisir du matériel, des armes par destination énormément bien sûr énormément ont été saisies. Vous parlez de quoi ? Vous parlez de de de de je sais pas de de couteaux. Ah c'est plusieurs dizaines ont des couteaux des bol des boules de pétanques, des billes en vert, des frondes, des voilà diverses armes et bien sûr les mortiers. Donc on on on interpeler 1435 personnes sur l'ensemble du territoire sur l'ensemble du territoire national. 1435 c'est le

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chiffre à jour d'hier soir. Et il y en a il y en a plus de 100 c'était pour des tensions d'armes par destination. Donc déjà des contrôles de flux. On a renforcé en volume les effectifs en faisant des rappels sur les congés. J'en remercie les gendarmes et les policiers évidemment. Et puis ensuite troisièmement, il y avait un prépositionnement de l'ensemble des effectifs qui étaient mobilisés qui permettait de mieux sécuriser, de mieux encadrer ces cortèges. Et puis quatrièmement, je rajoute un 4è point, c'est évidemment les mesures de police administrative qui ont été prises et encore une fois, j'insiste le fait que les manifestations ne se soient pas tenues dans les centres-villes. Je crois que les organisations syndicales ont pas forcément compris, enfin on a eu des

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discussions mais globalement les déclarations ont été respectées. Il faut s'en féliciter parce que personne n'aurait compris que il y ait de nouveaux trop à l'ordre public dans des centresilles qui avaient été désormais pour les semaines qui viennent, on va essayer de se projeter puisque les manifestants disent que ces manifestations sont amenées à durer, que le mouvement est amené à durer. Est-ce que on peut imaginer que samedi après samedi, il y ait des manifestations et que votre réponse soit la même, c'est-à-dire interdire les centresvilles de ces manifestations ? La réponse, elle se fait au cas par cas. C'est les préfets qui apprécient la situation. et il se base sur le fait qu'il y ait eu des troubles à l'ordre public ou qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public. Très

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honnêtement, dans les jours qui viennent, la situation va pas vraiment changer. Ce qu'on a vu, on va continuer des couvre-feux. On va continuer les couvre-feux, bien sûr. Les couvre-feux, bien sûr. Ça, ce sont les préfets qui décident en lien avec les maires hein. On en a on en a un peu plus d'une dizaine évidemment. Et puis sur les parcours des manifestations, enfin ce qu'on a vu samedi, le niveau d'engagement de violence contre les forces de sécurité intérieure, la volonté des groupes à risque partout sur le territoire national he le schéma parisien de groupe à risque d'ultra gauche extrême gauche radical au sein des cortèges qui essaient de le faire dégénérer. Ça s'est produit à Tour, ça s'est produit à Lyon, à Toulouse, enfin dans dans de nombreuses villes

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françaises. schéma qui a fait que les préfets ont puissent se dire il ne peut pas y avoir de manifestation centre-ville contenu des risques de troub public et des risques de dégradation de commerce, il n'a pas été significativement modifié par ce qui s'est passé samedi. Il y a moins de pillage ou de tentative de de pillage, mais vous avez vu dans de très nombreuses villes de France des centre-villes qui étaient quasiment désert, c'est-à-dire que des magasins qui ont fermé, des commerçants qui ont anticipé, qui se sont barricadés, qui n'ont plus confiance dans l'État pour les protéger, qui se sont retrouvés eux-mêmes à devoir faire leur propre police, parfois aussi parce que ils ont entendu les propos du préfet de police de Paris qui laissait entendre qu'au

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fond, c'était à eux de se débrouiller. Est-ce que l'État aujourd'hui n'est plus en mesure de protéger ses citoyens ? Non, l'État l'État 1, il s'est passé ce qui s'est passé le 17 octobre et je le regrette vraiment, je le regrette. Premier point. Deuxième point, c'est bien l'État qui protège les commerces et au bout d'un moment, il faut pas se tromper de cible. Je veux dire, nous nous sommes là, moi les forces de sécurité intérieur mon autorité sont là pour protéger nos citoyens, pour protéger les commerces évidemment, mais c'est attention, ce sont des militants d'ultra gauche, d'extrême gauche radicalisé. C'est eux qui appellent au chaos, qui appellent à l'insurrection, qui ne respectent pas le cortège, qui ne restent pas respectent pas qui ne restent pas avec les organisations

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syndicales et qui veulent en découdre. Regardez ce qui s'est passé à Paris à la fin du cortège. Regardez ce qui s'est passé dans de nombreuses villes où ils ont essayé de rejoindre les centre-villes par la force pour aller évidemment dégrader des commerces. Ils en ont été empêchés. Donc au bout d'un moment, il faut pas se tromper de cible. Enfin, on a quand même une mouvance qui appelle à l'insurrection, qui appelle à la révolte et qui est là. Et c'est à cause d'elle qu'on déploie ces dispositifs policiers pour les contenir. Il y a-t-il eu des blessés à déplorer ? Du côté des forces de l'ordre, il y a-t-il eu des manifestants blessés ? Alors pour pour oui, pour les forces de l'ordre, j'ai évidemment le chiffre très précis. On est à 267 he blessés. Hier soir, c'était à à date, hein. Bon, la

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plupart heureusement blessé léger et pour les manifestants, les chiffres me remontent toujours plus difficilement mais j'avais un chiffre tout à fait, c'est une estimation que de 250 blessés parmi les manifestants. On nous signale quand même trois blessés assez graves. Je crois que c'était à Tour, Reins et et à Toulouse, pardon, Reince et Clermontferrand. Clair Monferrand notamment, on parle d'une personne qui aurait été blessée à la main. Est-ce qu'il pourrait s'agir d'une grenade ? On n' pas de certitude à ma connaissance he sur ce cas-là. À Toulouse, c'est peut-être le cas. En tout cas, il y a des enquêtes de l'IGPN comme à chaque fois. Vous avez parlé de de l'ultra gauche, il y a aussi eu des affrontements entre ultra gauche et ultra droite. On parle de Montpellier,

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Dijon, Nice, Nancy, Rouan, Tour. De quoi s'agit-il ? Et est-ce que ça veut dire que désormais vous avez face vous avez face à face- à face mais aussi face à vous deux mouvances ultra ultra gauche ultra droite je vais venir d'abord un point sur les trois sites les trois villes où je vous ai cité où les personnes ont été grèvement blessées c'est dans le cadre d'action de police compte tenu d'un contexte d'extrême violence he toute la lumière dans un contexte d'extrême violence oui je n'ai pas de trop de doute sur la proportionnalité de l'action policière si jamais elle était à l'origine de de ces blessures sur le ce qui s'est passé effectivement nous savions hein puisque il y a eu il y avait des appels pour le 24 octobre précisément, de nombreuses mouvances ultradroites, pas mal

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d'identitaires en fait hein, de la mouvance identitaire, ce qui une mouvance ultra droite hein, de nationaliste également qui voulaient descendre dans les centre-villes pour protéger les commerces. Officiellement évidemment dans leur discours, enfin c'est pas bien officiel mais enfin sur les réseaux sociaux, c'est ce qu'il disait. Donc nous savions qu'il risquaiit de venir effectivement dans de nombreuses villes. Moi dès samedi soir, il était porté à ma connaissance, ça avait été le cas à Nice à Montpellier. On a vu des vidéos puis les rapports me sont remontés. Il y en a eu dans d'autres villes. Ce sont effectivement des groupes qui sont venus en groupe constitué principalement en réalité pour s'en prendre à la mouvance d'ultra gauche comme ils le font habituellement

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et les policiers ont pu constater effectivement des affrontements auxquels ils ont mis un terme. Je veux couper cours à ces rumeurs et c'est à aucun moment évidemment la police ne les a protégé. À aucun moment ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes. Bien évidemment si vous répondez à ces rumeurs, c'est parce qu'elles ont été relayées sous forme de rumeur mais sous forme d'accusation. Manuel Bonpard par exemple le coordinateur de LFI qui dit samedi sur Twitter à Nice toute manifestation était interdite sauf dit-il pour les fascistes qui ont pu se balader en ville armée de couteau et de barre de fer pour agresser les passants. Le ministre Nugèz et le maire les protège-t-il ? Non, on protège personne, certainement pas. En tout cas, on applique les

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interdictions pour tout le monde. Euh, on a empêché les affrontements entre ces groupes. Les policiers, les gendarmes avaient une mission, c'était d'éviter les pillage et de mettre un terme aux exactions de la mouvance d'extrême gauche. Vous savez qu'en police, en gendarmerie, quand on a une mission, c'est compliqué de se détourner de cette mission. Ils sont intervenus à de nombreuses reprises pour disperser, empêcher des affrontements entre l'ultra gauche et l'ultra droite. Et monsieur Tom Porte, je je je peux l'informer d'une chose, c'est que à Nice notamment député à Nice notamment le groupe a été dispersé et on a 11 personnes d'ultradroite qui ont été interpellées et le procureur de Nice s'est saisi de la constitution de ce groupe parce que évidemment il va y avoir des suites. Ils

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se sont constitués dans un ce qu'on appelle un groupe de combat ou à tout le moins un groupe constitué en commettre des violences. Donc ça veut dire un que ça relève peut-être d'incrimination pénale. C'est pas à moi d'en juger mais j'ai demandé à tous les préfets partout ça s'est produit de saisir la justice de effectivement comme vous venez de le dire Pauline de Malerbe il y a des polices administratives qui s'appliquent notamment des possibilités de dissoudre ces groupes s'ils sont vraiment et sera sembl être le cas constituer un groupe de combat et si jamais c'était des groupes dissous on les poursuivra au pénal pour reconstitution lique dissous l'anèz comment on se projette sur la suite à un mouvement qui est appelé à durer voilà ce que disent un certain

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nombre de manifestants. Est-ce que samedi après samedi, parlons déjà du samedi prochain, il se trouve que c'est aussi la journée d'Halloween. Est-ce que vous redoutez des débordements ? Est-ce que vous allez devoir mettre en place ? Clairement, mais clairement oui. Clairement oui. On va pas dire, vous savez l'action de police et de gmerie, c'est pas j'appuie sur un bouton et je fais disparaître des personnes qui appellent à des messages de violence, d'insurrection, qui n'hésitent pas à dire qu'il lance la révolte. Non. Oui, clairement oui. Et puis la soir ou et puis il y a la soirée d'Halloween traditionnellement qui est toujours un peu animé. J'ouvre les guillemets, c'est un euphémisme. Oui, on s'attend que ce soit à nouveau compliqué, que ce soit de nouveau une grosse journée de

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mobilisation. Mais vous allez être obligé de mettre un dispositif en place qui sera comparable à celui des du dernier samedi. Évidment, évidemment, on va on va déployer un dispositif extrêmement robuste. À nouveau, évidemment, les policiers et les gendarmes vont être mis à contribution. D'abord parce qu'ils vont encore travailler et surtout et surtout parce qu'ils sont pris à partie dans des conditions qui s'apparentent assez souvent quand même à des tentatives de meurtre, il faut le dire. Des tentatives de meurtre. Les policiers font l'objet de tentatives de meurtre. Quand vous balancez un un mortier à bout portant, un pavé ou que vous arrivez avec des fronts, des débits, pardon, mais vous c'est c'est de la violence volontaire qui peut un jour un jour je ne je j'espère que ça

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n'arrivera jamais, mais j'espère qu'un jour la justice pourra suivre sur ce griff là parce que quand vous balancez, c'est vous êtes en train de dire qu'au fond le qualificatif, si c'était vous qui deviez en décider, vous diriez qu'il s'agit de tentative de meurtre. Je le dirai pas, je le dirai pas judiciairement, mais quand vous lancez des pavés, enfin quand vous êtes sur un toit d'im et que et que vous balancez des morceaux de cheminée sur un une compagnie de la direction de l'ordre public et de la circulation et la PP, comment vous voulez appeler ça ? Enfin, je judiciairement peut-être que ce sera jamais qualifié comme ça, mais moi comme ministre de l'intérieur et comme l'ensemble de nos concitoyens, c'est comme ça que je le lis. Le plateau des 1000 vaches. Deux des

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suspects de l'incendie volontaire de la mairie de Limoge sont issus de ce plateau des 1000 vaches. Est-ce que vous estimez que les 20 dernières années cette mouvance d'ultruche anarchiste, anticapitaliste, écologiste semble-t-il, en tout cas pour les deux principaux suspects, a été minimisé quand on regarde après l'affaire de Tarnac, après le sabotage de ligne TGV, de ligne EDF, d'NEDIS et qu'il y a eu en réalité assez peu de conséquences judiciaires, en tout cas pas de nature, à arrêter leurs actions. Est-ce que vous vous dites "On a sous-estimé cette mouvance ?" Jamais de la vie. Je vous ne m'entendrez jamais. Je suis ministre de l'intérieur. J'ai été responsable du service de renseignement dans ma vie passée. Jamais vous ne m'entendez à dire qu'on a

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sous-estimé la menace de l'ultra gauche. C'est faux. C'est faux. C'est gropuscule dont vous parlez, le site dont vous parlez. Je je peux pas m'étendre sur ces sujets. Ils sont évidemment suivis là sur les la zone dont vous parlez. On est plutôt sur des anarchistes voir les anarcoautonomes. Jamais cette mouvance a été délaissée. D'ailleurs t vous vous souvenez que ça n'a pas été retenu finalement comme un dossier terroriste. Puis ensuite l'association de Mfaur est tombé également. Bon, cela étant, les services de renseignement travaillent sur cette mouvance. Pourquoi ? pour plusieurs raisons. D'abord parce que c'est une mouvance qui se libre à effectivement beaucoup d'actions de sabotage dont le projet est quand même de renverser les institutions, de renverser notre République et puis qu'il

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y a des connexions avec des groupuscules similaires dans des pays où ils sont sur l'action déjà un niveau terroriste qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grèce voire de l'Espagne. Donc c'est une mouvance qui a toujours été suivie comme l'ultradroite. Il ne faut pas négliger que nous avons eu nous avons eu ces 10 dernières années beaucoup plus de dossiers terroristes d'ultrooite que d'ultra gauche mais on en a aussi à l'ultra gauche donc il faut extrême être extrêmement vigilant. Laurent Nugnaèz trappe l'effroid un homme abattu visé par Squeen Noir cinq blessés graves dont une petite fille de 12 ans visée par un acte raciste à l'évidence. Euh la garde à vue a été levée en raison de l'état psychiatrique du suspect et l'avocat de la famille euh

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maître Buzerou s'interroge sur cette décision. Il dit cette décision intervenant à la suite d'un examen psychiatrique demandé par le parquet national antiterroriste ne manque pas de nous étonner. Voilà ce qu'il dit dans un communiqué. car en pratique c'est et lever une garde à vue pour motif psychiatrique, c'est extrêmement rare. Il laisse entendre au fond que peut-être ce serait pour minimiser cet acte. D'abord, c'est pas rare, ça arrive assez souvent, y compris sur des actes de terrorisme islamiste. D'ailleurs, souvent à l'extrême droite, à l'ulthique et politique, on nous dit que c'est pour minimiser cet acte. Non, d'abord ce qui s'est passé à Trappe, c'est très grave. C'est un attentat terroriste raciste. L'auteur a agi pour tuer des personnes

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qui à ses yeux ne n'avaient pas s'intégrer au sein de la société française parce qu'elles étaient d'origine simplement d'origine étrangère. C'est très grave ce qui s'est passé pour le vivre ensemble et pour la cohésion de notre pays. très grave et moi je le condamne fermement et j'ai évidemment une pensée pour pour la victime décédée et pour les victimes blessées qui qui heureusement c'est en train de devenir c'està-dire heureusement le est stabilisé mais voilà il y a le drame absolu et très vite et très vite il y a eu la polémique termine non mais je termine je je le fait que l'individu aille à l'hôpital aille en soins psy que peut-être qu'il souffre de trop psy mais ça ne change rien à la gravité de l'acte au fait que ce soit un attentat terroriste raciste.

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Ça ne change rien. ne cherche pas à minimiser. C'est normal, ça fait partie des procédures. Si quand il est examiné par les les enquêteurs, on constate que il n'est pas dans son état normal. Il souffrait schizophré, ça n'enlèvera pas le qualificatif d'attentat terroriste, que les choses soient claires, ça l'enlèvera pas. Ça reste un individu qui est ému par la haine, le racisme et il a tué pour ça. C'est du terrorisme. Lorsque vous entendez ce cet avocat qui euh dit également que l'État aurait sans doute failli, je le cite la famille euh la famille notamment de euh Pengosio Wangi qui est donc décédée. famille [grognement] demande que soit déterminer avec précision les conditions dans lesquelles cet individu n'a fait l'objet d'aucunement préventif alors même que

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son armement et son profil aurait dû attirer l'attention des services compétents. Voilà ce que dit l'avocat. Elle demande la communication de l'ensemble des éléments relatifs à son suivi ou à l'absence de son suivi et se réserve le droit de rechercher toute responsabilité administrative. Est-ce que l'État a failli ? Non. Attendez, je je comprends les interrogations légitimes de la famille, de l'avocat. Je le comprends. Chaque fois qu'il y a un attentat terroriste, c'est évidemment la première question qu'on se pose. Est-ce que l'individu était connu ? Est-ce qu'il était suivi ? Enfin, connu pour le radicalisation hein, pas connu pour des faits de droits commun. C'est ces questions sont légitimes mais au cas d'espèce, il semblerait, je suis très prudent, que

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cet individu soit passé à l'axe sans qu'il y ait eu de signes annonciateur qui l'appartenait. Un attentat comme ça, on va pas se c'est classer ultra droite, hein. On est sur l'ultradroite. C'est clair, net, précis. Donc il il y avait pas de signe avantcoureur à ma connaissance. qui n'était pas connu des services. Ce qui arrive malheureusement ce qui arrive malheureusement dans beaucoup d'attentats terroristes. Les derniers attentats terroristes récent, c'est souvent ça. Pourquoi ? Parce que les services font un travail remarquable, quel que soit la thématique [raclement de gorge] de la radicalisation islamiste radical ultra droite, ultra gauche font un travail remarquable et connaissent beaucoup d'objectifs mais il y en a qui passent à l'acte subitement, soudainement. Voilà.

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Est-ce que c'est ce qui s'est passé au cas d'espèce ? En tout cas, toute la réponse sera apportée par la justice aux questions que se pose la famille. Et moi comme ministre de l'intérieur, comme patron des services de renseignement également qu'on fera toute la lumière sur cette affaire pour savoir si il y avait des signes avantcoureur ou pas. À ma connaissance, ça n'est pas le cas. Encore une fois, ça n'enlève rien la gravité de cet acte. Est-ce que ce qu'il y a sur le territoire un certain nombre, un grand nombre, à combien est-ce que vous estimez des profils de ce type aujourd'hui dormant en quelque sorte dans la société ? Ce type de profil sont ceux qui nous inquiètent le plus. Je vous je ne parle là que de la mouvance ultradroite hein. Je je mets de côté les autres sujets.

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La mouvance ultradroite, elle est aussi connue les identitaires, les nationalistes, les néonazies, ceux qu'on a vu d'ailleurs défilé en groupe de combat samedi dans les rues, dans les rues des villes dont j'ai parlé. Ce qui nous inquiète le plus, c'est plutôt ce genre de profil des individus un peu isolés qui sont nourris de de d'idéologie d'idologie raciste [grognement] qui s'abreuve des discours ambiants, de discours ambiant et qui soudainement passe à l'action. C'est ça qui nous inquiète le plus et c'est évidemment ce qui est le plus difficile à à détecter bien évidemment. Est-ce que les réseaux sociaux sont mis à contribution à la fois pour des clés ? Mais d'ailleurs peut-être on s'est posé la question samedi en regardant les algorithmes. Est-ce qu'ils sont réfrainés en quelque

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sorte ? Est-ce que aujourd'hui vous estimez que les réseaux sociaux doivent d'être des partenaires ou est-ce qu'ils sont ou est-ce qu'ils jouent le jeu ou non ? Alors d'abord effectivement ces individus qui souvent sont isolés qui alors je je on verra la auquelle espèce mais et qui se sabre effectivement de réseaux sociaux. Effectivement beaucoup de la radicalisation peut passer par les réseaux sociaux et euh évidemment les plateformes ont des obligations de signalement quand il y a des contenus qui sont euh illégaux notamment notamment sur la thématique du terrorisme. Laurent NZ, il y a une semaine vous présentiez votre démission à la suite de la journée et du fiasco du 17 octobre. Est-ce que aujourd'hui vous vous dites "Je suis au bon endroit et j'ai les

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moyens de remettre l'ordre dans ce pays ?" Oui, bien sûr. Enfin, je sinon je Oui, bien sûr. Enfin, moi je j'ai accepté d'être ministre de l'intérieur pour servir mon pays. D'abord, moi je me projette pas. J'ai pas de projet personnel. Je voilà, je resterai aussi longtemps que que on me fera confiance et le président de la République et le premier ministre à mon poste. Voilà, j'ai une expérience que je mets à la disposition de de mon pays. Voilà, moi je suis là pour servir mon pays et rien d'autre. Je n'ai aucun projet politique personnel et je me projette pas au-delà de l'intérêt général. L'intérêt général, c'est la stabilité de notre pays. Que l'on va pouvoir tenir 6 mois jusqu'à l'élection présidentielle. On tiendra 6 mois jusqu'à l'élection présidentielle. Mais bien sûr, on tiend.

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Bien sûr, on tiendra. Après après évidemment il y a des vous voyez ce qui s'est passé attrape vous voyez ce qui se passe ce qui est encore une fois très grave et qui quioup est-ce que notre société qui dit beaucoup de choses dans notre société ce qui se passe dans la rue quand maintenant l'expression elle se traduit finalement par on on n'imagine pas l'expression la revendication d'une opinion autrement que par la violence. Quand vous voyez que nous sommes obligés, il faut aussi mettre ça sur la table, quand vous voyez que nous sommes obligés de protéger massivement le congrès du rassemblement national parce que il y a des gens qui vont manifester contre au risque d'agréger. Je je ne critique pas tout le monde peut manifester. Moi Orléan, nous notre ma

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mission c'était de garantir la liberté de réunion politique et la liberté de manifester les conditions qu'il y ait pas de trop valeur publique. Bon à Orléan, heureusement elle n'est pas passée à l'action parce qu'elle en a été empêchée par le dispositif policier mis en place. Vous avez une partie de la mouvance d'ultra gauche, d'extrême gauche radical et cetera. Donc quand vous mettez tout ça bout à bout, oui, ce sera compliqué. Il faut de l'apaisement, il faut du cohésion, il faut vivre ensemble. Cocotte minute. Certains euh estiment effectivement que il y a la question de la durée, qu' y a aussi la question de l'agenda et du calendrier électoral. Je sais que ça n'est pas votre prérogative mais celle du président de la République, mais est-ce qu'en terme de maintien de l'ordre, le

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fait que le deuxème tour tombe le lendemain d'une journée à très forte mobilisation de manifestation, est-ce que vous estimez que malgré tout c'est un risque ? La date a été fixée, a été donné en après un conseil des ministres en début juillet, je crois. Donc et c'est le décret de convocation des électeurs qui fixou dans cette situation de convocation des électeurs qui fixera définitivement la date. Ce que je vous dire d'ici d'ici au d'ici au aux élections aux élections et même dans tout simplement à très court terme dans les semaines qui viennent. Oui, il y a une situation qui est extrêmement tendue et il faut que moi mon travail c'est de maintenir l'ordre public dans la rue, de le faire. Il y a eu évidemment le gros plantage du 17 octobre que j'assume

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totalement d'ailleurs. C'est pour ça que j'ai présenté ma démission. Moi, je me suis jamais planqué dans ma vie comme au fonctionnaire et comme ministre encore moins. Maintenant euh je je je je je voilà je pense qu'il faut que nous on apporte des solutions de maintien de l'ordre mais il faut aussi que dans notre pays un certain nombre de groupes politiques de syndicat il y a la revendication elle est légitime mais attention aussi au vivre ensemble à la cohésion et à la mesure qu'il faut avoir dans la façon dont on exprime les demandes. Attention. Merci Laurent Nè d'avoir répondu à mes questions ce matin.