SMART TECH - À la une : grande interview, Mehdi Houas
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:31OuverteRéponse directe
Vous arrivez à la présidence de Numéum avec une nouvelle ambition. Est-ce une continuité ou un changement de stratégie ?
- 8:45OuverteRéponse directe
De quoi avez-vous discuté avec la ministre du numérique lors de votre rencontre ?
- 11:33OuverteRéponse directe
Comment créer un lien fort entre l'Europe et l'Afrique pour la tech ?
- 19:39OuverteRéponse directe
Les sujets sont-ils adressés correctement par les pouvoirs publics ?
- 23:51OuverteRéponse directe
Comment mobiliser l'épargne privée pour investir dans la tech française ?
- 24:36OuverteRéponse directe
L'éducation au numérique est-elle prise par le bon bout en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:15Fait
« Le travail qui a été fait par Véronique Turner, la présidente sortante, ces trois dernières années est un formidable travail. »
- 8:45Fait
« Le numérique doit embrasser tous les acteurs qui touchent à ce secteur d'activité là. »
- 11:33Fait
« On a des pépites mais nous avons pris du retard, nous avons perdu un certain nombre de batailles, mais nous n'avons pas encore perdu la guerre. »
- 15:27Fait
« Le complexe nécessite un petit peu plus de travail mais le complexe si vous y arrivez et bien vous vous muscle. »
- 18:55Fait
« La compétitivité vient de la productivité. La productivité peut s'améliorer grâce à l'utilisation des technologies. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour à tous. La première organisation des professionnels du numérique en France, Numéum, a élu au tout début du mois de juillet, il y a quelques jours un nouveau président. Alors, il a été d'ailleurs convié au cabinet de la ministre du numérique et de l'intelligence artificielle. Je demanderai quels sont ces grands sujets qu'ils ont abordés ensemble. Quels sont plus manière plus générale les sujets que le syndicat patronal veut mettre sur la table ? Et puis comment se porte cette filière française de la TEG, du numérique ? Comment prépare-t-elle cette rentrée ? Vous l'avez compris, aujourd'hui, c'est la grande interview de ce nouveau président de Numéum que j'ai nommé Medie Oas. Et puis on aura évidemment un rendez-vous avec Anne Leanf que j'ai eu le plaisir de
rencontrer au congrès des villes de France. Elle elle y [musique] est allée pour mobiliser les élus sur l'intelligence artificielle. On va l'écouter. PM Smarttex s'est déplacé au congrès des villes de France. C'était il y a quelques jours pour aller découvrir ce qu'il se passe du côté des collectivités, des moyennes, des petites villes en matière d'adoption de l'intelligence artificielle. Mais figurez-vous que évidemment Anne Leénorf a fait le déplacement également et elle est même venue sur notre plateau. Alors avec moi, Medy Was est déjà installé pour l'écouter, président, nouveau président de Numéum. On pourra comme ça commenter euh ce que nous dit la ministre dans votre grande interview qui sera juste à suivre mais on l'écoute.
D'abord, on a écouté avec une grande attention évidemment votre discours. On a commencé d'ailleurs à le commenter, à le débriefer avec Olivier Gacker. Moi j'ai noté surtout que vous avez terminé en disant attention, on a besoin que chacun d'entre vous soit mobilisé, chaque élu à sa part parce que sinon on va décrocher, il y a un risque de décrocher. C'est votre conviction ? Euh oui, c'est ma conviction, mais je pense pas que ce soit que que la mienne. Euh c'est une réalité, le monde dans lequel on vit est très va très vite. Énormément de compétitions commerciales. Euh on est coincé nous en Europe entre deux euh deux continents ou deux acteurs euh qui sont un peu offensifs qui sont prêts à utiliser le numérique comme une arme
politique ou ou commerciale. Et il faut qu'on on se fasse cette place dans ce monde qui va vite, qui est technologique et aujourd'hui comme je dis le numérique c'est de la diplomatie aussi. Donc il faut le faire avec nos valeurs, les valeurs européennes. On n pas les mêmes valeurs que les Américains ou les Chinois. Oui. Et cette importance de s'emparer du numérique, de travailler sur les services publics. Alors là, vous avez à côté de vous le champion puisqu'il a eu 5@obas pour la ville de BTU comme ville internet. Voilà, c'est un bon exemple. Mais vous dites aussi, il faut être prudent, faut travailler sa cybersécurité, faut travailler la souveraineté sous même le prisme de la résilience en fait travailler c'est son niveau de dépendance technologique. Et on a les moyens, vous dites, de
travailler avec le code des marchés publics là-dessus. Ouais. On peut pas juste se dire on peut pas privilégier les teches françaises si c'est possible. La le code des marchés publics interdit de d'avoir une préférence géographique par exemple. C'est absolument illégal. Mais par contre dans le code des marchés publics, mais ça demande effectivement de une relecture, de le regarder finalement d'une autre manière, on a les moyens, on a des articles qui permettent sans l'écrire directement grâce à quelque chose donc des critères légaux de si c'est bien analysé, bien préparé. Et je pense qu'avec mon équipe, on va on va le faire dans les 10 dans les dans les mois qui qui me reste, c'est de de mettre en avant ces articles qui permettent de privilégier une filière
technologique qui est la nôtre, qui est européenne et française. Donc il faut il faut il faut se réinventer aussi les collectivités et je le dis d'autant plus que j'en suis une. Donc je parle de nous, de moi, je suis une élucale à Vanne, ville moyenne. Donc en fait voilà, mais ça demande du il faut il faut se voilà, il faut se se renouveler, se remettre en cause et puis et puis changer nos pratiques et nos habitudes parce qu'on est beaucoup dans les habitudes quand même. Bon et puis vous avez reparlé du plan osea donc c'est un peu votre message ici, c'est-y faut se lancer. Vous vous dites on peut gagner du temps, on peut même gagner de l'argent. C'est de l'efficacité. Oui oui oui oui. Lia, on n pas le choix non plus de Lia. si nous ne prenons pas
le virage de l'IA euh autre facteur de de décrochage et puis surtout ça veut dire que des acteurs en dehors de notre territoire européen vont prendre le marché de l'IA. Le l'IA, on ne peut pas l'arrêter. J'entendais un élu tout à l'heure dire "Oh là là, il faut freiner, faut voilà, faut pas continuer à développer l'IA comme on le fait de manière mais en fait on a on a pas ces moyenslà de les de le de les ralentir les acteurs de l'IA. Et moi, je préfère qu'on s'engage totalement dans l'IA euh en étant clair sur ce qu'on veut, sur ce qu'on ne veut pas. Parce que si nous ne le faisons pas en européen, d'autres le feront chez nous. Et on et dans 40 ans, on dira que pour euh la suite enfin ou
le Microsoft, la suite Microsoft, on dira "Mon dieu, on a laissé faire pendant 40 ans notre dépendance technologique, ben je ne le veux pas pour l'IA." Donc, maîtrisons notre IA, imposons-la d'une manière euh je dirais concertée dans les inf dans les structures qu'elle soit publique ou privé. Donc c'est un travail collaboratif, c'est à piloter au plus haut niveau de la gouvernance d'une structure. Donc c'est pour le maire, son des GS. Voilà, c'est vraiment il faut avoir un pilotage, c'est il faut le le le mener comme un projet en fait. Oui. Un sujet vous dites deux gouvernance très stratégique essentiel. Je pense que il faut qu'il soit sa pas sans qu'il soit sécurisé. Évidemment, ça c'est la condition de la confiance des citoyens vis-à-vis de ce qu'on fait au niveau technologique.
Voilà, c'était donc la ministre du numérique et de l'intelligence artificielle qui s'est arrêté sur le plateau de Smarttech avec Parole d'élu, un plateau que nous avions en commun sur le congrès des villes-de-france. On va commenter notamment ce que nous dit la ministre avec Medy Was, présidente de Numéum. Je dis notamment parce que dans votre grande interview MI on va parler plus largement de votre stratégie puisque vous arrivez à la présidence de ce grand syndicat patronal qui représente la filière des professionnels du numérique. Donc on a plein de sujets à aborder. C'est tout de suite après.
Le syndicat patronal Numéum, première organisation des professionnels du numérique en France a élu un nouveau président début juillet 2026. Bonjour Medis. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous merci pour votre invitation. Vous n'êtes pas un petit nouveau chez Numéum hein. Vous étiez administrateur de de l'organisation depuis 9 ans. Votre nomination au conseil d'administration, enfin par le conseil d'administration, est-ce que c'est le signe que bah on reste finalement dans une continuité de la stratégie de numéum ou alors vous arrivez avec de nouvelles ambitions, de nouvelles propositions ? Les deux. Une nouvelle ambition mais dans la continuité. C'est-à-dire que le travail qui a été fait par Véronique Turner, la présidente sortante, ces trois dernières années est un formidable
travail qui a consister à réellement ancrer trois piliers sur lesquels on on va et je vais essayer de de m'appuyer. Le premier de ces piliers, c'est ce qu'elle appelé rayonner. Nousé homum, notre syndicat n'était pas connu ou n'était pas reconnu dans l'écosystème et aujourd'hui on est connu, on est visible, on est reconnu, on est invité à toutes les manifestations qui parlent du numérique et de la tech qui est pas uniquement spectateur en acteur. C'est-à-dire qu'on nous demande notre avis, on nous demande notre vision et et ça c'est remarquable. Donc premier premier pilier. Le deuxième pilier, c'est celui de fédérer. C'est-à-dire le numérique certes n'a pas de frontière, le numérique ne peut pas se faire uniquement en France et le numérique doit embrasser tous les acteurs qui
touchent à ce secteur d'activité là. Et euh ça a donné lieu à la création de l'équipe de France du numérique. Donc je porte le badge l'année dernière qui réunit 70 organisations en France. Et l'idée aussi c'est de s'appuyer sur pilier sur ce pilier pour pourquoi pas créer l'équipe d'Europe du numérique parce que la France toute seule va avoir du mal à imposer une d'autres associations vous savez qui travaillent ça au niveau européen effectivement et donc et donc toutes les fédérer pour avoir une voie qui porte et qui soit plus forte et le je laisse terminer rapidement ce trè pilier mais on va on va détailler des choses plus précisément après. D'accord. Le 3e pilier, c'est qu'on a euh une filière qui est verticale et qu'il va falloir qu'on horizontalise, c'est-à-dire qu'elle doit assumer la
responsabilité d'accélérer la transformation de tous les secteurs d'activité par euh cette technologie euh transformante. Alors donc, vous avez dit que désormais vous étiez euh une organisation reconnue, invitée et donc bah pas plus tard que mercredi dernier, vous étiez invité par Anne Leanf à venir dans son cabinet. De quoi avez-vous discuté avec la ministre ? Alors, ça fait une année qu'on travaille avec la ministre depuis qu'elle a pris ses fonctions. Donc, on s'est inscrit dans la continuité. Je lui ai expliqué euh les bases à partir desquelles j'allais décliner mon plan sur les trois prochaines années. Euh que nous étions un syndicat, donc il fallait qu'on défende aussi notre profession et nos
adhérents, mais que ce syndicat là devait avoir un dialogue le plus fluide euh et le plus transparent avec son ministère de tutelle et c'est ça qu'on est en train d'essayer de construire ensemble. Et alors, elle est venue enfin, elle vous a plutôt invité pour vous écouter ou elle est venue elle aussi avec des messages à faire passer ? Je pense qu'il y a les deux. Je pense que il faut qu'on instaure un un un un dialogue. Et j'ai passé mes messages, elle m'a passé les siens et d'ailleurs quand je quand j'entends quand j'entends l'interview euh son son interview, on est on est assez accordé. Alors son interview, juste pour remettre le contexte pour ceux qui ne regardent que cette séquence où on est ensemble. Donc l'interview qu'on a réalisé avec Anne Leénanf pour son à l'occasion de
son déplacement au Congrès des villes-de-france où elle appelle euh l'ensemble des Français et même les élus et même les petites villes et les et les moyennes à se mobiliser sur l'intelligence artificielle principalement. C'est pas [raclement de gorge] le seul sujet abordé, mais c'est là-dessus que vous vouliez rebondir. Oui. Et et on a une vision et une ambition commune, celle de de ne pas être obligé d'adopter une des voies américaines ou chinoises. Américaine qui repose sur la loi du plus fort, chinoise qui repose sur le côté libericide et intrusif. On a envie de construire une troisème voie et cette troisème boî, elle s'appuie sur les valeurs qui sont les nôtres. Les valeurs universelles, les valeurs de respect, les valeurs d'inclusion, les valeurs d'ouverture,
respect aussi de l'environnement et de la planète. Et à ce niveau-là, on doit revoir la chaîne de valeur de notre de nos interdépendances, de nos nos dépendances pour reconstruire une souveraineté et maîtriser nos interdépendances. On ne peut pas. Ça c'est ce que ça c'est ce que vous portez vous euh comme ce qu'on porte ensemble. C'est ce que vous portez ensemble. Est-ce qu'elle est venue elle aussi vous demander des choses ou vous interroger sur des points spécifiques ? ben euh elle a besoin euh de notre industrie euh pour pouvoir euh construire une alternative euh euh au modèle américain, au modèle chinois. Et donc notre industrie a besoin euh euh des pouvoirs publics et a besoin d'elle pour pouvoir euh faire en sorte que cette industrie euh euh puisse euh euh éclore. Donc on a
besoin l'un de l'autre et pour donc ça veut dire que aujourd'hui cette industrie est pas suffisamment puissante. Cette industrie française du hum Oui. Oui, il faut faire le bon constat. Il faut faire le bon constat. On a des pépites mais nous avons pris du retard, nous avons perdu un certain nombre de batailles, mais nous n'avons pas encore perdu la guerre. On peut récupérer [raclement de gorge] notre retard, on peut accélérer mais aussi en changeant de paradigme, en changeant aussi de braquer de levier. Quand les Américains investissent par centaines et que les Chinois investissent par dizaines, on ne peut plus pour rester dans le game, pour rester dans le jeu, investir à l'unité. Donc, il faut que nous aussi on on euh on multiplie nos investissements et ces
investissements, si on veut les multiplier, il faut agrandir not notre notre territoire de la France passer à l'Europe. Et moi, ma vision c'est de me dire de l'Europe aussi arrimer l'Afrique. Parce que si l'Europe a 500 millions de d'habitants, 500 millions de consommateurs, 500 millions d'utilisateurs, l'Afrique peut en rener un milliard et demi. Et à nous deux, nous pouvons avoir un terrain de jeu qui va permettre aux technologies que nous développons réellement de de mettre en en en avant des services à valeur ajoutée qui auront eu des terrains de jeu complexes et donc qui pourront être beaucoup plus musclés, beaucoup plus fortes que celles que nous opposent aujourd'hui les Américains ou les Chinois. Parce que vous le connaissez bien ce continent africain pour avoir été
ministre du commerce et du tourisme en 2011, je crois, en Tunisie. Absolument. Après la révolution, il faut toujours préciser que c'est après la révolution. Après la révolution, après le printemps arabe. Tout à fait. Oui. Moi, j'ai l'avantage d'être français, d'être tunisien, d'être européen, d'être africain et donc de pouvoir être ce trait d'union entre ces deux continents qui ont une histoire qui aujourd'hui euh sur la tech et le numérique, il y a pas d'histoire commune aujourd'hui. Pas encore. Pas encore, mais il y a tout à écrire. Donc ça veut dire qu'on a pas forcément de de problème à régler et que tout est devant nous et que l'avenir peut être heureuse si on le décide. Mais comment vous l'imaginez cette parce que on est effectivement pris en étu comme ça entre
les États-Unis et la Chine. Alors certains parlent d'une autre voie qui serait avec la Corée du Sud, avec le Japon. Vous nous dites avec l'Afrique. OK, mais comment est-ce que on crée vraiment euh ce ce lien entre des continents ? Il y a il y a énormément de pays avec lesquels nous pouvons créer des relations fortes. Euh vous parliez de la de la Corée du Sud, on peut parler aussi du Canada. Euh mais il y a un continent avec lequel on a déjà une histoire, avec lequel on partage une culture, on partage des langues aussi euh communes. Le continent africain parle le français, parle l'anglais, parle le portugais, parle naturellement l'arabe et ces langues-là sont des langues que que l'on maîtrise. Ça sera beaucoup plus facile de créer des
relations rapides avec ce continent que de créer des relations avec des pays qui sont déjà avancés de développement, on va dire, à l'international, pour le business. pas forcément pour des développements à la business. Vous savez euh il y a aucun champion américain ou chinois euh qui n'a réussi à devenir un champion sans l'aide de la commande publique. Et la commande publique, c'est pas de l'argent. Euh les Américains, les les les les grandes latéricaines ne vont pas chercher de l'argent quand ils voulait l'argent. C'est pas du financement, c'est pas forcément non. Le financement, ils l'ont ils l'ont parlé fond. C'est la capacité de pouvoir résoudre un problème complexe et c'est la commande publique qui donne cette capacité là. Et cette capacitél, elle vous permet de descendre
votre courbe d'expérience beaucoup plus rapidement, de vous muscler et de rendre entre guillemets fades tous les problème que vous aurez résoudre pour les entreprises. Ça veut dire qu'il faut avoir un terrain de jeu complexe. Le terrain de jeu européen est certes compliqué mais pas complexe. Le terrain de jeu africain est très complexe. Si on a si on mixe la technologie européenne avec le terrain de géofricain, on a la capacité à rattraper le retard que l'on a pris par rapport aux Chinois ou par rapport aux Américains. C'est ça le New Deal. euh qu'il faut qu'on arrive à construire entre [raclement de gorge] les deux continents. Nous avons c'est déjà complexe au niveau européen. Enfin même c'est compliqué, j'ai dit donc il y a compliqué et complexe. Le compliqué le
compliqué plus facile à résoudre que le complexe. Le complexe nécessite un petit peu plus de travail mais le complexe si vous y arrivez et bien vous vous muscle et vous permet d'être vous savez et ça passe par des décisions politiques ça ou ça passe obligatoirement ? obligatoirement, c'est c'est il faut que le politique et et et et le privé, il faut que le public et le privé travaillent main dans la main. Mais pour travailler main dans la main, il faut qu'on ait une vision commune. Vous savez, sur les derniers modèles entraînés, Open Ei et Anthropique ont utilisé 15 fois plus de puissance que Mistrale. Il y a pas de enfin de mystère. Si vous avez la puissance, vous avez la capacité naturellement à pouvoir avoir des modèles qui vont beaucoup plus vite.
Alors, il y a la puissance de calcul qui est une chose et puis il y a les données, les terrains de jeu. L'Afrique ne va pas apporter de puissance de calcul. Quoique, on a aussi un problème d'énergie. Li c'est les algorithmes, la puissance de calcul, les datas, mais c'est aussi l'énergie. C'est très énergivore. Et en Afrique, vous savez qu'il y a 70 % de notre soleil qui est là-bas. Donc on peut très bien identifier des petits data centers par exemple qui seraient interconnectés et qui euh seraient alimentés par l'énergie solaire. Et de l'autre côté parce qu'il faut aussi que l'Afrique trouve son compte hein dans cette alliance parce que là je vous entends beaucoup parler de comment la tech européenne pourrait se développer sur ce continent et inversement ça fonctionnerait. C'est
plus qu'inversement c'est qu'est-ce que c'est que cette texte ? C'est un accélérateur de transformation. L'Afrique a besoin d'accélérer sa transformation. Donc si on met notre technologie à disposition de l'Afrique et qu'on l'utilise pour accélérer à sa transformation, l'Afrique va y gagner ben l'accélération de sa transformation et nous on va y gagner le fait d'avoir des services à valeur ajusté qui sont éouvés les sal draguer certains pays africains hein pour le moment pour le moment ceux qui draguent les pays africains sont intéressés par les ressources minières les terres rares. Donc on a la chance de pouvoir venir construire un dialogue qui qui soit différent et qui soit winwin en disant voilà on vous respecte, on respecte vos compétences et puis
n'oubliez pas l'Afrique a 1 milliard et demi d'habitants. Dans 30 ans il en aura un milliard de plus. Ça veut dire qu'il y a il y a il y a un enjeu colossal sociétal important des défis à relever. Et je pense que euh si aujourd'hui on dit que l'Afrique a besoin de l'Europe, l'Europe a besoin aussi de l'Afrique à partir du moment où on se met dans un logique de cercle vertueux euh euh euh d'égal à égal euh euh en respect où on s'entraide et et ça ce discours àant fou le gouvernement y est déjà sensible. Je le lui ai dit, elle y est sensible, je l'ai dit à pas mal de personnalités politiques. Aujourd'hui, on a aussi une responsabilité, c'est d'éclairer tous les candidats à l'élection présidentielle. On est dans une année euh phare. Euh euh la technologie
là, votre arrivée à la présidence, elle est elle se situe vraiment à un moment clé parce que vous allez vivre la campagne euh présidentielle 202 et là c'est c'est le moment de jouer de toute son influence. Absolument. C'est une responsabilité que j'ai accepté d'assumer et donc il va falloir qu'on assume. Il va falloir qu'on explique dire vos thèmes de campagne dit. Donc ce sera l'Afrique quoi d'autre ? Non, c'est d'abord la France, c'est l'Europe et c'est l'Afrique. C'est dans cet ordre-là. C'est-à-dire que mon prisme c'est la France. Nous sommes le syndicat patronal français et donc ma responsabilité c'est de faire en sorte que euh l'économie du numérique soit prospère. Pour être prospère, il faut qu'on améliore notre compétitivité. La compétitivité vient de la
productivité. La productivité peut s'améliorer grâce à l'utilisation des technologies. Productivité, compétitivité entraînera la croissance. on reviendra dans le jeu, on pourra avoir de nouveaux marchés et la croissance générera de l'emploi. Donc ça c'est une chaîne qu'il va falloir que l'on fortifie et que l'on démontre vis-à-vis de tous les acteurs politiques qui ambitionnent de devenir président de la France que la technologie va pouvoir aider. Il faut qu'on retrouve une compétitivité parce qu'on est dans un monde où la compétition est forte et où on a pris du retard par rapport à à nos deux euh grandes challengers que sont les Américains et les et les euh et les Européens. Il vous semble qu'aujourd'hui on n' pas on n' pas adressé le sujet euh de manière correcte parce que euh quand
on écoute justement Anne Lénance dire euh nous on a déjà apporté nos soutiens, on apporte encore notre soutien à la tech française notamment à travers les programmes France 2030, à travers la mission Frenchtech. Euh elle elle parle aussi évidemment de la commande publique où elle reconnaît euh qu'il y a un problème euh aujourd'hui euh de commande publique et que même la direction du numérique de l'État doit revoir son cap et changer ses ses réflexes. Euh mais elle elle enfin ces sujets sont adressés aujourd'hui. On a l'impression qu'il y a une prise de conscience politique. Est-ce que vous attendez euh des actes un peu différents de ce que vous avez juste ou je vais le dire de manière différente. Ces sujets sont identifiés. Est-ce qu'ils sont adressés de manière
correcte ? La réponse, elle est non et ils doivent être adressés dans la continuité avec un plan long terme. Le plan long par exemple, c'est un plan long terme. Euh est-ce que 4 ans c'est long terme pour vous ? [rires] Donc est-ce qu'on a pas est-ce qu'on pas est-ce qu'on a pas besoin est-ce qu'on a pas besoin d'avoir une vision un petit peu plus longue avec naturellement des étapes avec des milestones mais une vision beaucoup plus longue. Donc est-ce qu'ils sont identifiés ? La réponse est oui. Est-ce qu'ils sont adressés ? On va voir si réellement on a pris la mesure de des enjeux auxquels on doit faire face. Première chose, c'est éclairer. La deuxième chose, c'est prévenir des risques. C'est-à-dire quel risque on a à ne pas faire. Oui. Et donc il va falloir que le candidat
l'assume s'il ne fait pas. Et qu'est-ce qu'on peut gagner à faire ? Et si on doit gagner à faire, quels sont les investissements que l'on doit mettre en place pour pouvoir y arriver ? parce qu'on n'est pas dans une technologie d'amélioration continue, on est dans une technologie de rupture. Ça veut dire que c'est une technologie qui va pas vous permettre de mieux faire ce que vous faisiez hier, elle va vous permettre de faire différent. Et donc, il faut que chacun accepte de sortir. Je parle en en l'occurrence de l'IA et l'IA n'est que la la partie visible de l'iceberg. Les infrastructures qui conditionnent notre souveraineté sont la partie cachée et sont la partie sur laquelle il faut aussi avoir une une stratégie. Donc la compétitivité, le premier axe, la
résilience. Résilience, c'est autonomie, c'est euh euh maîtriser ses interdépendances. On ne pourra pas être indépendant, euh ça n'existe plus. Par contre, dans la chaîne de valeur des interdépendances, il faut qu'on maîtrise les maillons les plus faibles et qu'on ait la capacité de ne pas être à la mercie d'un président américain lunatique qui à un moment donné est capable d'appuyer sur le bouton on off sans nous demander l'autorisation. La technologie est présente dans notre vie au quotidien. Elle va l'être de plus en plus. Ça n'est pas un mal. C'est vraiment un bien parce que elle va inclure, elle va permettre de faire des choses qu'on ne savait pas faire. Mais ça veut dire qu'on doit maîtriser le bouton marchearré. Vous avez déjà euh des choses très
concrètes à amener comme ça aux futurs candidats à l'élection présidentielle en leur disant ça vous dites oui, vous dites non. Voilà l'impact, le risque si vous dites non. On est en Ouais, on est on est en train d'y travailler. On est en train d'y travailler et on s'est engagé à proposer euh une euh 4 c grands axes, pas pas plus pour à mi-octobre. Et pour le moment, on est en train d'auditionner tous les candidats qui se sont déclarés à la présidence de la République. Vous pensez comme la ministre Lénonf le disait dans dans l'interview qu'on a écouté juste juste avant ensemble sur notre plateau qui a un risque de décrochage de la France ? Bien sûr, bien sûr. Le le risque il
existe après est-ce que on va décrocher ? Je pense qu'aujourd'hui il y a une prise de conscience qui est générale. Donc on a compris qu'il ne fallait pas qu'on décroche. Est-ce qu'on mesure réellement les efforts qu'il va falloir faire pour ne pas décrocher et puis aussi pour retrouver notre place de leader ? Ça c'est notre responsabilité d'éclairer, dire super, vous avez fait le bon constat, maintenant si vous voulez rattraper le terrain, c'est pas par unité, par milliard d'euros, c'est plutôt par centaines de milliards d'euros qu'il va falloir investir. Alors, on nous dit il y a plus d'argent, il y a plus d'argent, il y a plus d'argent. Ben, il y en a plus, il y en a. Il y en a plus dans le le public, mais il y en a énormément dans le privé. On n jamais eu autant d'épargnees
en en France. Par contre, cet épargne, on a du mal à à à l'actionner parce que on n' pas encore retrouvé la confiance à donner à ceux qui ont épargné pour qu'ils investissent dans notre économie. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut qu'on fasse, c'est-à-dire qu'il faut qu'on leur explique que cette technologie va nous permettre de récupérer notre retard, va nous permettre de redevenir compétitif, va nous permettre de générer de la croissance et donc que leur investissement et bien il va être [raclement de gorge] bon. Vous avez aussi présidé la la l'association Talent du Numérique. Euh ce sujet de l'éducation au numérique, vous avez l'impression qu'on le prend par le bon bout en France parce qu'on est en plein dans ces débats sur les les jeunes face aux écrans, l'accès aux
réseaux sociaux. On est beaucoup on travaille beaucoup sur la question des risques. Ouais. Et pas des opportunités, pas de ce qu'il y a à faire. Moi, je suis triste de constater chaque année que l'on reculte dans le classement mondial de de l'éducation. On était un phare. Euh, on avait les meilleures écoles, on avait les meilleures formations, les mathématiques tentent à disparaître et et le sujet ne démarre ni au collège ni au lycée, il démarre à l'école primaire et il démarre réellement à partir du CP ou euh ou ou ou de ou du ou du CE. Et il va falloir réellement là aussi qu'on fasse une rupture et qu'on change la façon dont on éduque nos enfants. La mixité aussi est un sujet. On est en train de réinventer un monde. Est-ce qu'il est raisonnable de réinventer un
monde avec un un genre dominant ? Ben non, fatalement ça va créer des billets. Or aujourd'hui dans la tech, on a 80 % euh euh d'hommes et 20 % de femmes. C'est pas français ça hein. C'est c'est pas un problème français. C'est c'est un problème de riche. Quand on est dans les pays en voie de développement, on s'aperçoit que c'est équilibré. En Tunisie par exemple, on a 52 % de femmes qui sortent diplômées des écoles d'ingénieur. Pourquoi ? parce qu'elle considère que c'est une voix d'émancipation. C'est la voix qui leur permet d'être valorisée non pas par leur être ou leur paraître mais par leur savoir. Dans les pays évolués, les femmes sont conditionnées pour aller vers des des sciences molles. Et c'est dommage. C'est dommage et ça il faut le rectifier pour que l'on puisse avoir un
équilibre et avoir des systèmes et des et des technologies qui sont conçues sans billet. Et cette majorité numérique, vous en pensez quoi ? Cette majorité numérique à 15 ans ? Après, il y a des il y a des il y a des sujets qui sont politiques, il y a des sujets qui sont populistes. Je veux dire, nous notre profession, elle est pas de prendre partie ou de se positionner sur un sujet de ce type un sujet sur lequel on a forcément une légitimité pour prendre une position. Notre légitimité, elle est d'expliquer en quoi cette technologie est puissante, en quoi cette technologie peut accélérer les transformations et en quoi on peut rattraper le retard que l'on a pris en faisant les investissements intelligents et en se groupant.
Et vous entendez aussi les voix qui disent "Oh là, mais on y va peut-être un petit peu trop vite justement avec l'intelligence artificielle. On n'écoute pas assez la société civile qui a peur, qui s'inquiète, qui se demande si ça vaut le coup, qui parle effectivement de l'impact environnemental. Alors, on est dans une course mondiale. Ça veut dire que si on ralentit et que nos compétiteurs ne ralentissent pas, ben on va encore perdre un petit peu plus de terrain. Ça veut pas dire qu'il faut qu'il ne faut pas répondre au aux préoccupations de de nos concitoyens qui ont raison de s'inquiéter, qui ont raison d'avoir peur. Et une des façons de leur rassurer, c'est de leur expliquer. Et c'est pour ça qu'il y a 18 mois, on avait fait un Tour de France de l'IA où on avait visité une trentaine de
villes en France pour acculturer la population à ce que l'intelligence artificielle peut peut apporter pour aussi leur montrer les dangers de cette intelligence artificielle. on on ne se voile pas la on on essaie d'être transparent, sincère, sans mentir. Cette année, nous allons entamer le Tour de France de la résilience pour expliquer aussi qu'est-ce que la résilience, qu'est-ce que l'autonomie, qu'est-ce que l'interdépendance, qu'est-ce que la cybersécurité, en quoi c'est important de s'y investir et quels sont les dangers à ne pas faire. Donc oui, ça va vite mais est-ce qu'on peut ralentir pendant que nos compétiteurs accélèrent ? Je ne pense pas. Merci beaucoup Medy Was d'avoir été euh notre invité dans la grande interview de Smarttech. Je rappelle que vous êtes le nouveau
président de Numéum. Merci à tous de nous avoir suivi. C'était Smarttech, votre rendez-vous sur l'innovation et ces débats qui traversent [musique] le numérique. On se retrouve très vite sur la chaîne Bmart notamment jeudi prochain. Euh on sera en direct à 10h45.
Anne Le Hénanff