Amélie de Montchalin dans le Grand Rendez-Vous Europe 1 CNEWS du 27 avril 2025 (intégrale)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse directe
Êtes-vous d'accord avec le diagnostic d'"ensauvagement" établi par le ministre de l'Intérieur ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Comment éradiquer les armes blanches des établissements scolaires ?
- 3:27RelanceÉludée
Le terme "ensauvagement" est-il approprié pour décrire la France contemporaine ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Votre analyse évacue-t-elle la violence quotidienne au profit du narcotrafic ?
- 9:52OuverteRéponse directe
La proposition de loi sur la justice des mineurs est-elle déjà dépassée par les faits ?
- 11:51OuverteRéponse directe
Faut-il faire appel de la décision de justice sur le lycée musulman de Versailles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43Chiffre
« Il y a plus de morts dans notre pays par les règlements de compte du narcotrafic que par le terrorisme. »
- 4:41Fait
« S'il y a trois budgets qui n'ont vu aucune baisse par rapport à ce qui était prévu dans leur loi de programmation, c'est bien la défense, le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice. »
- 6:39Fait
« On dit pour que l'ordre public soit fort il faut que la sanction soit prévisible et qu'elle soit certaine. »
- 9:52Fait
« La proposition de loi va être débattue et vous savez qu'elle a le soutien du gouvernement. »
- 11:13Fait
« Notre but c'est pas fait d'hiver après fait d'hiver de revoir la loi, c'est de poser des cadres strict et stricts, de donner des moyens à la justice. »
- 19:07Fait
« Quand on travaille, il y a tellement de charges, il y a tellement de charges que les Français ne gagnent pas assez bien leur vie. »
- 20:19Chiffre
« Nous avons un taux d'emploi des jeunes qui est plus faible que partout autour dans les pays voisins. »
- 22:06Promesse
« Nous n'allons pas augmenter les impôts ni les classes moyennes ni les classes populaires. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous, bienvenue au grand rendez-vous europen, c'est news les échos. Notre invité ce matin est celle dont la mission est de gérer les finances de notre pays. Celle qui a la main sur les caisses de l'État, autrement dit sur l'argent des Français. Bonjour Améline Monchalin. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Améline Monchalin, ministre chargé des comptes publics. C'est votre grand rendez-vous jusqu'à 11h. Comment traquer l'argent sale et lutter contre le narcotrafic ? Où trouver 40 milliards d'euros ? Comptez-vous contraindre l'État à un régime drastique d'économie ou bien allez-vous augmenter les impôts ? À mes côtés pour vous interroger, Mathieu B côé pour CS. Bonjour Mathieu. Bonjour. Et Christophe Jacubine des échos. Bonjour Christophe. Bonjour.
Madame la ministre, nous allons consacrer une large partie de de ce grand rendez-vous à nos comptes publics. Mais pour commencer, j'aimerais revenir avec vous sur ce qui s'est passé jeudi dans un lycée à Nant. Une jeune fille de 15 ans a été tuée, poignardée à de multiples reprises par l'un de ses camarades. Ce n'est pas un fait divers, c'est un fait de société, a déclaré votre collègue du gouvernement Bruno Rotaillot, une société dont il dénonce l'ensauvagement. Le lendemain vendredi à Alès, un fidèle de la mosquée de la grande combe était assassiné là aussi à coup de couteau. Améline Monchalin, êtes-vous d'accord avec le diagnostic établi par le ministre de l'intérieur lorsqu'il parle d'ensauvagement ? Je suis d'abord euh je crois comme tous les Français très attristé et très inquiète
de voir cette anction extrême, ce sentiment d'insécurité, ces actes qui sont très différents les uns des autres mais qui disent une chose, nous avons besoin de rétablir l'ordre. Et je suis d'accord avec Bruno Rutaillot, avec Gérald Darmanin, avec le premier ministre, avec le président, avec en fait toutes les forces je crois gouvernementales de l'État, que ce soit des ministres, des policiers ou des citoyens, sur le fait que nous devons collectivement trouver les moyens de nous ressaisir et surtout de garantir l'ordre et la sécurité. Ce diagnostic, il est partagé par tous au sein du gouvernement. Je crois que aucun aucun responsable politique n'a oublié que la première des responsabilités parmi beaucoup d'autres, mais elle est première, c'est d'assurer la sécurité.
Et assurer la sécurité, ça passe évidemment par la force de la loi, ça passe par la force des forces de l'ordre et leur capacité à agir. Ça passe aussi par, comme le dit un certain nombre le disent un certain nombre acteurs, par la société dans son ensemble. Il y a un fait de société, c'est cette présence de couteau partout dans les établissements scolaires. Vous avez entendu Isabelle Born, vous avez entendu le premier ministre euh comment pratiquement nous éradiquons ces armes blanches des lieux où sont nos enfants et où sont euh notre jeunesse ? Il y a un deuxième élément sur lequel évidemment je voudrais ce matin avoir une parole très solennelle, c'est celui du respect, la laïcité, la protection des croyants. Cet homme assassiné dans une mosquée à tout comme certains juifs
qui sont molestés, agressés dans des synagogues tout comme des catholiques qui sont parfois pris à partie dans des églises. Tout ceci montre que nous devons assurer ce qui est au cœur de notre pacte républicain, c'est-à-dire la liberté de croire ou de ne pas croire et la sécurité de croire ou de ne pas croire. Et donc, je veux d'abord aussi aujourd'hui le redire fermement. Il se trouve que moi j'ai un rôle qui est un peu méconnu parfois des Français qui est celui de traquer l'argent des trafiquants, l'argent de ceux qui gangrainent nos cités, l'argent de ceux qui en fait prospèrent sur ce qui ensuite ou déjà au départ est de la violence extrême. Je pourrais revenir, on travaille on va en parler sur ces sujets aussi parce que c'est aussi une autre forme de violence mais qui encore
vous le voyez dans votre journal à l'instant, c'est des morts et aujourd'hui il y a plus de morts dans notre pays par les règlements de compte du narcotrafic que par le terrorisme. Et ça ça doit nous amener à agir et je pourrais vous dire comment d'ailleurs dans les prochains jours cette semaine une nouvelle loi avec le soutien unanime du Sénat et le soutien très très large de l'Assemblée devrait je crois pouvoir être voté nous donner de nouveaux moyens venir côté mais cela dit pour bien réagir pour avoir la bonne réponse il faut avoir le bon diagnostic donc permettez-moi de reprendre la question de Jacqu euh le terme enauvagement s'est imposé ces dernières années pour parler de cette accumulation de fait divers d'une société où les digues qui contenaient la violence se sont
effondrés c'est un terme qui est contesté par certains, revendiqué par d'autres. Est-ce que vous revendiquez quant à vous ce terme d'ensauvagement pour parler de la France contemporaine ? Je vais pas revendiquer un terme ou un autre. Moi, je vais vous dire très clairement, il faut que dans notre pays, qui que l'on soit, on soit en sécurité. Qui que l'on soit quand on est lycéen dans son lycée, qui que l'on soit quand on est un croyant dans un lieu de culte, qui que l'on soit quand on est une mère de famille dans un quartier dit populaire, qui que l'on soit quand on est une personne personne âgée à son domicile qui se fait parfois molester ou cambrioler par des individus. On peut le terme, on peut se passer des heures à discuter est-ce que c'est comme si ou
comme ça. Moi si le terme ça c'est chez S pour marquer la gravité des faits. La gravité est extrême. La mobilisation de l'État est extrême. La mobilisation des moyens financiers est extrême. Je vous rappelle que s'il y a trois budgets qui n'ont vu aucune baisse par rapport à ce qui était prévu dans leur loi de programmation, c'est bien la défense, le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice. Quand je suis arrivée dans mes responsabilités le 23 décembre, je l'ai dit et d'ailleurs c'est acté nous n'avons pas raboté. Certains disaient qu'on rabotait tout. Mais s'il y a bien une chose qui n'a pas été rabotée, au contraire ce sont les ministères régaliens. Donc les fesses sont très graves et je préfère qu'on passe plus de temps si vous l'acceptez à
discuter de ce que nous faisons que de qualificatif. Je soutiens Bruno Rotaillot, je soutiens Gérald Armanin, je soutiens François Baou. Vous comprenez la ré je je j'ai pas d'autres terme à l'esprit que l'épidémie d'attaque au couteau. Il y a il y a quel phénomène nouveau. Ce n'est plus un événement isolé. L'attaque au couteau devient presque presque banalisé. Quelque chose s'est brisé dans la fabrique sociale. Une d à céd. Je suis tout à fait d'accord avec vous et c'est pour ça que faire à nouveau de nos écoles des lieux de sécurité faire que les jeunes ne règlent pas. Expliquer comment c'est dig vous l'expliquez ? Je pense qu'il y a un certain nombre d'acteurs le décrivent. Il y a à la fois la pression des images, il y a ces phénomènes on sait de un peu
de concours aussi par les réseaux sociaux de des choses qui circulent à un endroit qui du coup sont faites par d'autres pour montrer qu'ils peuvent faire encore mieux ou encore plus violents. Nous avions eu ces phénomènes lors des émeutes. Vous vous souvenez en 2023 où on avait compris quand même que une partie de de ce qui attit aussi une partie des violences était de facto la manière dont les images de ces actes horribles se perfu non c'est pas la faute aux réseaux sociaux. Il y a il y a beaucoup beaucoup d'éléments mais il y en a un qui doit être clair. Vous savez on dit pour que l'ordre public soit fort il faut que la sanction soit prévisible et qu'elle soit certaine. Donc il nous faut avoir un arsenal de sécurité de justice beaucoup plus ferme beaucoup
plus actif. et je crois que nous y travaillons. Et derrière, il faut que notre société dans son ensemble considère que ce n'est pas banal. Ce n'est pas normal que nos lycéens, nos collégiens se baladent avec des couteaux. Ce n'est pas banal. C'est pas normal que nous acceptions qu'ils regardent des images toute la journée au fond qui sont des formes d'encouragement. Et je le redis, derrière tout ça, ce qui est nouveau, c'est qu'il y a beaucoup beaucoup d'argent désormais accessible à ceux qui veulent perpétuer la violence. Pourquoi ? parce que les trafics notamment de stupéfiants sont devenus une source de financement très important de financement des armes, de financement des trafics, de financement on le voit parfois même de de groupes violents qui vont régler des comptes parfois très
loin de chez eux. Et ce narcotrafic qui est devenu le carburant d'une partie de la violence que nous observons, pas toute mais une partie, ce narcotrafic, nous avons mis désormais non pas seulement la police, la justice, mais aussi l'économie. Et c'est pourquoi nous avons dans les prochains jours un vote, je disais à l'Assemblée et au Sénat qui va nous permettre de mettre vraiment de manière totalement coordonnée les forces de l'ordre, les forces de la répression, de la justice et la lutte contre le blanchiment. saisir. Moi je suis la mise des douanes. Que font les douiniers ? Ils luttent contre les flux de drogue, ils luttent contre la logistique des trafics mais surtout ils luttent contre et il tape au portefeuille. Nous saisissons l'argent des trafiquants.
Nous gelons l'argent des traficants. Vous faites une réponse à propos de phénomènes massifs majeurs, le narcotrafic d'énormes quantités d'argent qui circulent. Là, on parle d'autre chose. Un peu cette violence au quotidien d'un jeune qui a 15 ans qui se décide d'aller poignarder comme ça dans son établissement. là un fidèle musulman qui se fait attaquer au quotidien. Il y a j'ai l'impression que la violence au quotidien est celle est un peu évacuée de votre analyse en ce moment. Mon analyse, elle est que cette violence, elle a des causes différentes. On parle d'actes racistes, on parle d'actes contre des croyants qui sont des actes ignobles. Préminiser, c'est une ignominie. Donc ce sont des actes qu'il nous faut réprimer en tant que tel. Donc il faut qu'on fasse toute la lumière et
qu'on fasse les enquêtes qui pour qu'on comprenne qui sont ces gens. Est-ce qu'ils sont isolés ? Est-ce qu'ils sont dans un réseau d'où ça vient ? Vous avez d'autres actes qui sont des actes, on l'a vu, qui sont liés aussi à à Nant en ce qu'on comprend, c'est un jeune en très grande souffrance euh psychiatrique et mental qui du coup euh perpétue des actes et on dit même qu'il n'était probablement pas totalement conscient à ce stade de l'enquête de ces actes. Ça c'est un autre phénomène. Et puis vous avez le phénomène d'effectivement des couteaux, des gangs, des bandes et vous avez ensuite et ça je le redis, les grands trafiquants, ils ont besoin de cette jeunesse, il la payent, il l'alimentent, il l'arme et donc nous bien sûr qu'il faut qu'on soit sur le
terrain avec les forces de l'ordre pour lutter pied à pied dans toutes les rues, dans tous les villages de France, mais surtout il faut qu'on soit aussi capable de remonter la chaîne et de considérer que une partie de cette violence aujourd'hui, et c'est pour ça que je vous parle comme vous dites des grandes questions, oui, aujourd'hui cette violence, elle est aussi financée par le blanchiment, les narcotraficants. Elle est financée par la drogue mais elle utilise les mineurs aussi très souvent. Justement, il y a une proposition loi de Gabriel Atal sur la justice des mineurs qui va être examiné dans quelques semaines. Le 6 mai à l'Assemblée, c'est un tour de vie vers plus de de sévérité, comparion immédiate possible à partir de 16 ans et fin de l'excuse de minorité à
partir de 16 ans pour les faits les plus graves. Madame la ministre, on en parlait ce matin à l'antenne de C News il y a 1 an jour pour jour. Le 27 avril, Matis 15 ans, il perdait la vie à Chaturou après avoir été poignardé. Le procès se tiendra dans un mois. L'auteur présumé de ces faits était un un jeune afghan âgé de 15 ans, donc en dessous 16 ans. Cette proposition de loi qui va être débattue dans quelques semaines proposée par Gabriel ATAL, est-ce qu'elle est pas déjà dépassée finalement par les faits que l'on peut constater dans notre société aujourd'hui ? Vous voyez comment marche une République. Une République, elle a des fondements, elle a une constitution, les textes fondateurs et puis elle regarde la réalité du monde. Et une République, une démocratie, ce que notre devoir
collectif, c'est d'adapter nos lois à la réalité sans contrevenir à nos valeurs, à nos principes. Donc vous voyez, nous n'avons pas la main qui tremble quand il s'agit de renforcer l'arsenal juridique, sécuritaire ou en en l'occurrence économique. Je vous l'ai dit, la proposition de loi va être débattue et vous savez qu'elle a le soutien du gouvernement. Ensuite, nous avons des magistrats qui quand on ne rentre pas strictement dans le cadre des petites lignes de la loi ont toute responsabilité pour prendre les mesures qui s'imposent. Mais vous voyez bien que notre but c'est pas fait d'hiver après fait d'hiver de revoir la loi, c'est de poser des cadres strict et stricts, de donner des moyens à la justice, donner des moyens et surtout de donner de la force à la loi. De la force à la loi
pour que les événements arrivants, les juges, les policiers, tout l'arsenal de l'État a les la manière de répondre. Et en l'occurrence, j'ai toute confiance dans la justice de mon pays. J'ai toute confiance dans la capacité de notre République à faire face aux événements là où je crois que nous devons collectivement évoluer, c'est que ça ne peut pas être juste la question des policiers et des magistrats. Quand euh Bruno Retaillot parle de fait de société, cela montre qu'il faut qu'on interroge nous tous ce que nous véhiculons à notre jeunesse, les repères que nous lui donnons, l'avenir que nous construisons et comment du coup on est beaucoup plus fort collectivement. Les parents ont un rôle à jouer, les éducateurs ont un rôle à jouer, les élus locaux ont un rôle à jouer et que nous
fassions blocons mais divisant mais en agissant ensemble. Et dans un instant, on va parler longuement de nos finances publiques. On va revenir sur aussi sur le rétablissement du contrat entre l'État et le lycée musulman à Veres imposé par la justice. À tout de suite sur Europez-vous europen c'est news les échos avec la ministre chargée des comptes publics Amélie de Montchalin. Amélie de Monchalin la justice a décidé mercredi de rétablir le contrat qu'il y ait l'état au lycée musulman à Verosest qualifié par le ministre de l'intérieur de bastion de l'entrisme islamiste. Quelle est votre analyse pour vous ? Est-ce qu'il est du devoir de l'État de faire appel de cette décision ? Je rappelle que si le contrat est rétabli, l'État va devoir de nouveau verser les
subventions à ce lycée qui représente 10000000 € par an. Et bien, je laisse ma collègue ministre d'État, ministre de l'éducation nationale et les services de la préfecture, voir s'il y a matière à poursuivre et donc leur projet initial est donc de faire appel. Ce que je peux vous dire, c'est que moi, ministre des comptes publics, évidemment, quand euh le droit dit qu'il y a contrat et qu'il y a donc respect des valeurs républicaine, nous payons ce que nous devons aux établissements. Et quand et bien ce n'est pas le cas, nous ne payons pas. Je pense que les citoyens doivent avoir confiance dans le fait que la première des choses que nous faisons, c'est de respecter le droit. Et donc, je laisserai évidemment ceux en charge de ce dossier dire comment ils envisagent
la suite. Ce qui est certain, c'est que derrière se pose la question de nos valeurs républicaines. Vous voyez que nous n'avons pas le bras qui tremble. Vous voyez que quand il y a des doutes, nous vous faisons enquête euh et saisissons les tribunaux administratifs. Les tribunaux sont également dans leur rôle. Les le processus peut se poursuivre ou ne se poursuivra pas. Telle sera la décision de l'État au not que Xavier Bertrand par exemple a dit que c'est c'est tellement grave l'accusation qu'il préfère suspendre leur établissement des financements le temps de l'appel. Autrement dit à sa manière conteste-t-il une décision de justice ? J'en sais rien mais dit c'est tellement grave qu'il faut suspendre néanmoins les financements. Écoutez, moi j'applique j'applique le droit, tout le
droit et rien que le droit. Et je pense que vous comprenez qu'en tant que ministre des comptes publics, c'est pas à moi de vous donner euh la stratégie ou l'orientation qui sera celle de l'État sur ce sujet. Et les valeurs de la République ne évidemment ne souffrent d'aucune entaille, ne souffrent d'aucune faiblesse et donc je pense que nous avons sur ceou a déjà donné une certaine orientation en parlant de islamiste. Vous ce sont les faits qui avaient été reprochés et donc vous verrez dans les prochains jours la manière dont l'État et le gouvernement poursuivront ou pas leur décision en cette matière. Christophe Jacubine, on va parler de l'un de vos objectifs principaux, ce qui est de trouver 40 milliards d'euros d'ici le vote du prochain budget 2026.
Je rappelle quand même les chiffres, on est quand même bon et d'anicit public puisque on atteint 5,8 % de déficit public l'an dernier. C'est le pire pays de la zone euro. Et qu'en matière de dette par rapport à notre PIB, autre indicateur 113 %. Là encore, on pas les derniers mais pas très loin. Euh comment on trouve 40 milliards ? Vous aviez commencé à évoquer des pistes avec le conclave, les partenaires sociaux qui avaient évoqué l'idée peut-être de raboter l'avantage qui est donné au retraités de d'abattement de 10 % sur leur pension. Patatra, votre collègue Gérald Darmanin, ministre de la justice, a dit que c'é une très mauvaise idée. Alors, c'est quelle est la position du gouvernement sur la réduction de ces abattements de 10 % ? Alors, peut-être déjà partir du du
départ. Premier point, vous l'avez très bien dit, nous sommes à un moment où on a au fond deux choix devant nous. Soit on considère que la situation politique est difficile, qu'au fond ce déficit, il est très important et que nous n'avons pas les moyens d'agir et donc nous faisons l'autruche, nous restons dans le déni, nous ne faisons rien et derrière je peux vous dire est-ce que c'est dans 2 ans, 5 ans, 10 ans ce qui est certain que nous allons perdre notre souveraineté. Nous allons perdre, si nous restons là, notre capacité à financer les priorités des Français et nous allons perdre notre capacité au fond à être une nation qui définit son avenir et donc un pays souverain. Soit nous avons une deuxième option, celle que par définition vous allez comprendre que je défends, c'est
celle de considérer qu'un budget c'est pas un tableau de chiffre. Un budget, c'est un moment profondément démocratique où chaque année, un pays doit choisir ce qu'il met au cœur de son pacte financier. Et dans son pacte financier, il met beaucoup beaucoup d'éléments qu'il me semble que nous devons en tant que nation considérer comme une somme de choix qu'il nous faut chaque année décider collectivement. Et donc pour moi, j'ai un premier objectif que vous avez vu que le premier ministre poursuit activement, c'est que nous ouvrions grand les portes et les fenêtres du budget, que nous n'enfermions pas le budget dans un mois de débat parlementaire entre politique et expert à l'Assemblée et au Sénat au mois d'octobre chaque année et qui soit au fond enfermé dans le temps et enfermé
surtout entre les participants de ce débat. Apparemment, vous avez pas trop le droit d'ouvrir les portes ou les fêtes, puisque vous avez proposé une idée pas une idée quoi dire et et un de vos collègues referme la porte. Quand on ouvre les portes et les fenêtres, on dit quoi ? On dit voilà, il y a des grands sujets devant nous. Il y en a un qui s'appelle le financement des retraites et je suis totalement d'accord avec Gérard Manin, nous disons la même chose. Le sujet c'est pas les retraités, c'est le système des retraites. À tel point que nous avons considéré que sur ce débat, plutôt que d'avoir un sans piternel, vous voyez débat nocturne entre quelques députés experts au mois de l'automne, nous avons demandé le premier ministre aux partenaires sociaux de proposer une piste de retour à
l'équilibre du système des retraites pour 2030. Et il se trouve que le président du MEDEF, le président euh des la CPME, les petites et moyen entreprises, Gilbert qui préside le conseil d'orientation des retraites, des syndicalistes disent "Bah il y a dans la les toutes les options que nous regardons pour que ce financement du modèle social soit plus équilibré, il y a cette piste là." Et moi, il porte pas uniquement sur les actifs. C'est ce que vous dites. Et ce que je vous dis, c'est que moi je suis ministre des comptes publics et je cherche surtout à avoir un consensus. Je cherche des mesures de compromis. Mais vous avez bien cherche, je cherche à ce que nous avions et donc ce n'est pas mon rôle moi d'aller dire voyez au patron du MEDF, au syndicaliste, au patron de la CPME et
bien écoutez ce sujetl il est interdit précisément alors que le premier ministre Gérald non Gérald Armadin et moi on dit exactement la même chose. pas tout à fait. On dit un on veut pas de rabo indifférencié, non préparé. Je suis d'accord. C'est bien pour ça qu'il nous faut un débat factuel, transparent, collectif. Gérald Armanan et moi nous disons la même chose. Au cœur du financement du molet social aujourd'hui, il y a un problème majeur. Lequel ? C'est que tout ce financement repose sur les actifs. Non, ce que je vous dis, c'est que ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? Ça repose, on a dit hein. Moi j'ai 40 ans, j'ai trois enfants comme beaucoup de gens de mon âge, je suis à la fois bien sûr préoccupé par ce que vont devenir mes enfants demain. J'ai aussi des
parents, des beaux-parents qui vieillissent et pour qui les uns les autres se demandent comment l'avenir et de quoi sera-t-il fait. Je paye comme beaucoup de français à notre âge, c'est le moment où on paye le plus d'impôts, c'est entre 40 et 45 ans. Mais moins d'un français sur deux, on y va. Et aujourd'hui, c'est quoi le grand problème de votre pays ? c'est que quand on travaille, il y a tellement de charges, il y a tellement de charges que les Français ne gagnent pas assez bien leur vie. Et ça, on est complètement d'accord avec Jardin Manin pour dire c'est un énorme frein. On est d'accord aussi pour dire qu'aujourd'hui les entreprises n'ont pas assez d'incitations pour embaucher, pour investir puisque elles-mêmes ont beaucoup de charges. Et on voit quoi ?
On voit que les retraités eux-mêmes nous disent bah en fait c'est vrai que c'est un débat. On parle d'une économie qui a l'impression de se rétrécir et que nous passons nos journées à savoir comment va répartir une richesse qui étant pas intergénérationnel làdedans très clairement d'un côté il y a les retraités qui sont soutenus par les actifs pour l'essentiel et de l'autre côté les actifs qui ont l'impression de se faire pressuriser hyperfiscaliser. Je comprends que vous souhaitez le consensus mais est-ce qu'il y a pas aujourd'hui objectivement un choc des générations dans le financement du modèle ? Vous savez ce qu'on a ? On a surtout un choc de production. Pourquoi on débat de ça à l'infini ? Et qu'effectivement certains pensent, et ce n'est pas mon objectif, que la guerre
des générations est la seule issue. Pourquoi on a un problème ? Mais parce que aujourd'hui, on a encore beaucoup trop peu de Français en âge de travailler qui malheureusement ont la possibilité de travailler. Nous avons un taux d'emploi des jeunes qui est plus faible que partout autour dans les pays voisins. Ça veut dire qu'on a des jeunes qui veulent travailler et qui n'arrivent pas à travailler comme ils ne travaillent pas, ils n'ont pas de revenu. Comme ils ne travaillent pas, ils ne côtissent pas. comme ils ne travaillent pas, ils ne produisent pas. Vous avez la même chose de l'autre côté. Vous avez un taux d'emploi des seigneurs qui est plus bas que partout ailleurs en Europe parce qu'il ne il voudrait travailler. Aucun senior aujourd'hui à 55 ans ne vit l'idée que son employeur
le met de côté. Et donc notre choc, pourquoi on a cette tension entre générations ? Et parce que le premier ministre a dit "Nous ne produisons pas assez et malheureusement nous avons encore trop de gens qui voudraient travailler, qui n'arrivent pas à travailler." Et donc au cœur de ça, il y a quoi ? Il y a notre modèle social. les charges, les contraintes faites aux entreprises, les contraintes faites à ceux qui voudraient travailler. Vous avez vu le débat sur le fameux 1er mai. Donc moi, mon enjeu, c'est quoi ? Ministre des comptes publics, c'est pas juste de répartir, voyez, un gâteau qui se rétrécierait, c'est de donner toute la force aux pays, aux entreprises et à l'emploi pour qu'il se développe. Que nous metions plus de gens au travail, que nous soyons plus nombreux à
travailler, que nous créons plus de richesse. Et dans ce casl faudrait baisser les impôts pour ça. Or, c'est pas ce que vous annoncez. Vous allez plutôt en train de chercher de raboter des niches et d'ajouter de nouveaux de nouveaux impôts. François Repsven, votre collègue à l'aménagement du territoire, vient d'annoncer ce matin dans West-Fance l'idée d'une contribution locale qui remplacerait en quelque sorte la taxe d'habitation. Considérer qu'avec tous les impôts qu'on a, on peut bien peut-être se dire, et ça sera une discussion qu'on a, qu'il y a peut-être un petit bout d'un impôt qui existe qu'on pourrait mettre plutôt en lien entre un citoyen d'une collectivité et son maire. Oui, mais c'est un nouvel impôt. Non mais on peut on peut en supprimer vous savez. On pas
commençons par supprimer et après parlons de nouveaux impôts. Moi plusieurs choses. Un, nous sommes le pays record du monde des impôts donc moi ministre des comptes publics alors je vous dis que notre sujet qu' on se on s'en sortirait tous collectivement beaucoup mieux. Vous savez si on arrivait à avoir le même taux d'emploi des jeunes et des seniors que de l'Allemagne nous aurions déjà résolu la moitié de notre déficit. Donc mon combat c'est quoi ? déjà d'arriver à ce que nos entreprises embauchent, que les Français puissent travailler, que nous générions de la richesse et que cette richesse nous permette de financer notre modèle social. Ça faut baisser les impôts entreprises et sur les activ et donc c'est pour ça que les partenaires sociaux sont absolument clés dans cette
affaire. Pourquoi ils sont clés ? Parce que vous voyez bien que ce débat, ce n'est pas un débat budgétaire, ce n'est pas un débat comptable, c'est un débat de la société avec elle-même qui dit au fond comment nous finançons notre modèle social. Oui, bien sûr, des économies à faire sur certains éléments du modèle social. Justement Améli Monchal va y venir les arrêts de travail qui sont parfois fraudés une courte pause on a des économies à faire mais non nous n'allons pas augmenter les impôts ni les classes moyennes ni les classes populaires. Nous allons réformer notre état et je crois qu'il est 5 dans un pays comme le nôtre les débats budgétaires puissent se faire porteus ouvertes avec transparence avec les Français avec les économistes avec la société civile. C'est pour ça qu'on est
au mois d'avril et que le débat les décisions et donc infiné le résultat ce sera au mois d'octobre. Amélie Monchel, un ministre chargé des comptes publics sur européen et c'est news. Le grand rendez-vous se poursuit jusqu'à 11h. On marque une pause à tout de suite. Le grand rendez-vous européen c'est news les échos avec notre invité Améline Monchalin, la ministre chargée des comptes publics. Améline Monchalin avant de parler des économies que compte faire le gouvernement, j'aimerais juste revenir avec vous sur sur ce sujet de l'abattement fiscal de 10 % qui concerne les retraités aujourd'hui connaître précisément votre position. Vous êtes pour ou contre ? Moi, je suis pour que quand on aattement un système de protection sociale qui est sous l'autorité des partenaires sociaux
depuis 1945, c'est comme ça que ça marche dans notre pays. Nous laissions les partenaires sociaux, c'est-à-dire les chefs d'entreprise, les syndicats, aller au terme de leur travail et nous dire comment ils veulent que nous rééquilibrions les choses. Et votre position à vous. Ma position déjà, c'est qu'on arrête de dire n'importe quoi sur ce sujet. Depuis une semaine, j'entends n'importe quoi. Ce fameux abattement dont on parle, contrairement à ce que Laurent Voquier a dit, c'est pas du tout 10 % d'impôts en moins pour les retraités. C'est un abattement jusqu'à 4400 € qui de du revenu qui bénéficie donc à la moitié des retraités qui sont de classe plutôt moyenne et supérieure. Ça ne concerne pas les retraités modestes et c'est une mesure qui a été créée, rappelons-nous, en 1978 dans un
monde qui était très très différent d'aujourd'hui. Juste deux éléments. Moi ce que je veux ce que je veux c'est que ce débat ne soit pas un débat hystérisé, ne soit pas un débat caricaturé, ne soit pas un débat simplifié ou ou qui devienne simpliste, c'est que nous laissions. Quand le patron du MDF, le patron de la CPME, les syndicats travaillent, est-ce que mon rôle moi de ministre, c'est de leur dire "Vous savez quoi ? Bah, on vous a donné carte blanche en pense. C'est vous qui gérez les ces de avis. Le monde change. Nous ouvrons aujourd'hui au mois d'avril mai des débats pour que nous ayons un consensus, que nous ayons un chemin d'accord et surtout que le pays quand il débattra budget dans l'Assemblée nationale et au Sénat au mois d'octobre le fasse non pas en vasclos, non pas en
s'étant enfermé sur lui-même, mais en prenant en compte ce que la société aura d'ici là généré. Et je suis très heureuse que ce débat vive et qu'on regarde le monde aujourd'hui qui n'est plus le même qu'il y a 10 ans, 20 ans, 30 ans. Aujourd'hui, en moyenne, un homme passe 17 ans à la retraite. Là où quand cet abattement fiscal avait été créé, il passait en moyenne 5 ans à la retraite. C'est pas c'est pas un élément inintéressant dans le débat et donc que nous puissions en débattre. On a bien compris votre préférence. Je vous parlais d'un sujet avant de parler des économies que peut faire l'État sur les dépenses, c'est parce qu'il y a beaucoup de travail à travers beaucoup de travail et nous en faisons beaucoup. Une question qui vous concerne plus directement parce que là pour le coup
c'est dans vos attributions. Vous dites que l'assurance vieillesse, c'est plutôt les partenaires sociaux. Là c'est les impôts. Les niches fiscales, certaines sont sur la table aujourd'hui. Par exemple la déduction pour emploi à domicile, par exemple, les fameux chè emploi services ou encore l'assurance vie. Est-ce que il faut réduire ces deux avantages fiscaux ? Alors les niches fiscales, juste là aussi, posons les choses très calmement, rapidement. Aujourd'hui, il y a 467 niches fiscales. Nous sommes le deuxè pays d'Europe et du monde record en nombre de niche fiscale. Mon premier objectif là aussi, c'est que un budget c'est pas quelque chose de figé. Je pense qu'il est utile que régulièrement nous regardions si nos mécanismes fiscaux sont adaptés, sont
justifiés, si les Français veulent qu'on y dédique des moyens. Et donc, j'ai proposé, à mon avis, c'est de salubrité publique, que nous fassions avec les parlementaires une revue de ces 467 niches fiscales pour savoir si elles était justifié ou inutile ou à modifier ou à réformer. À partir du moment où vous dites, je vais regarder les niches fiscales, les gens vous disent "Ah, vous allez augmenter les impôts." Et donc j'ai dit non, si on en supprime beaucoup de ces niches fiscales, alors je m'engage je m'engage à ce que nous baissions les impôts de tous les Français plutôt que d'avoir des niches qui bénéficient à quelques-uns, que nous ayons des impôts plus bas pour tout le monde. C'est un engagement que je prends parce que mon objectif, je le redis, n'est pas de financer notre déficit par
les impôts. Et il y a des niches fiscales qui sont essentielles. Les niches fiscales qui aident les personnes âgées à être aidé à domicile, on va évidemment pas y toucher. Les niches fiscales qui aident les familles à faire garder leurs enfants, on va évidemment pas y toucher. La niche fiscale qui permet à des personnes de préparer leur retraite en mettant de l'argent sur ce qu'on appelle aujourd'hui les PER, on va évidemment pas y toucher l'assurance vie. Mais c'est c'est pas ça le but. Le but c'est de faire à la fois de l'efficacité. Est-ce qu'on finance des choses qui sont prioritaires et de l'équité. Et je pense si on supprime, vous avez pour 300 millions de niches dans les coins, bon ben on aura fait un petit ménage. Si on se dit qu'on va plus loin parce que les parlementaires nous
soutiennent pour aller plus loin et que donc c'est potentiellement beaucoup d'argent qui est récupéré par l'État, alors je m'engage à ce que 2/3/4 de l'argent que nous aurons récolté soit rendu au français des baisses d'impôts. Mais qu'est-ce qui se joue derrière ? C'est à nouveau est-ce qu'on veut subir nos habitudes ou est-ce qu'on considère que nos finances publiques qui sont au cœur de notre pacte de nation avec elle-même, c'est quelque chose que nous choisissons, que nous orientons, que nous mettons en face de nos priorités. Là aussi, ne créons pas d'anxiété inutile. Mais si nous restons à modèle inchangé, si nous ne touchons rien, je peux vous dire où nous allons. Et ben justement, vous nous allons devant une très grande crise, une perte de souveraineté. Donc débattons
des choses, mettons les choses sur la table. Je trouve qu'il est sain que ce débat vive aujourd'hui. Viendra le temps des décisions, viendra le temps du débat. Ce sera au mois d'octobre. Mais entre-temps, si les Français peuvent mieux comprendre comment ça comment les choses fonctionnent, comment elles sont structurées, qu'est-ce qu'elles ont comme avantage et comme inconvénient, je pense que nous faisons un progrès démocratique. Améline Monchalin, est-ce que l'État va se soumettre à un régime drastique ? Là, on parle des impôts pour les Français, mais est-ce que l'État lui-même va s'imposer à un régime ? Et comment ? En 2025, l'année là en cours, l'État est en train de faire le plus grand effort de réduction de son fonctionnement, de ses dépenses de fonctionnement depuis 25 ans. Combien ?
Depuis 25 ans, nous sommes en train de réduire notre dépense publique de 2 % comme on dit en valeur. C'est-à-dire c'est inédit depuis 25 ans. Cette semaine et avant-hier le premier ministre a pris trois décisions très fortes. Vous l'avez vu. Une décision sur d'abord 5 milliards d'euros d'économie que nous faisons pour que nous ne dépassions pas notre objectif de 5,4 % de déficit. Il a pris une deuxième décision très forte sur la masse salariale et sur l'emploi public pour que nous arrêtions d'avoir une hausse de notre masse salariale et de nos emplois publics qui ne soit pas en phase de nos moyens de financement. Entre 2019 et 2024, la les dépenses de l'État dans le PIB ont augmenté de 1,8 points. Ça aussi c'est un un record en Europe. Pas les dépenses de l'État, les dépenses
publiques. Je vous donne un chiffre l'année dernière. des administrations publiques. L'année dernière, la dépense totale, elle augmente de 2 % en volume. L'État fait + 07, les collectivités font + 3,1 et la sécurité sociale fait + 3,6. Donc oui, l'État, l'État, les ministères, notre organisation, nous faisons des efforts. Et puis surtout ce que je vais vous annoncer ce matin, c'est que nous voyons bien qu'il faut que parce que nous demandons des efforts collectifs, que nous dans notre organisation de l'État, nous soyons irréprochables. Vous savez que nous avons un sujet qui s'appelle les opérateurs et les agences. Nous avons une organisation parle beaucoup qui est devenue par certains aspects illisible, qui est devenue difficile à comprendre pour les Français et qui d'ailleurs je
crois crée des inefficacités pour l'État. Je vous annonce que nous allons d'ici à la fin de l'année proposer dans le budget que un tiers des agences et des opérateurs qui ne sont pas des universités soit fusionné ou supprimé. Fusionné ou supprimé que nous réduisions notre complexité que nous remettions un état plus fort plus efficace sur le vir ça veut dire qu'on va faire des économies effectivement de fonctionnement. Ça veut dire qu'on va effectivement rapprocher des équipes. Donc il y aura effectivement moins d'emploi public à la clé. Vous savez aujourd'hui on a 180000 personnes qui travaillent dans les agences et les opérateurs, c'est dire plus que de gendarmes dans le pays. Ces 1800 personnes, elles ont toutes un métier, elles ont un rôle, elles ont une
mission. Notre rôle nous, c'est de considérer là aussi que les choses ne sont pas immuables. Mais soyons concret d'emploi public à la clé égal des gens qui ne qui ne travailleront plus pour l'État, qui vont être qui vont être virés d'une manière ou de l'autre. Vous avez ce qu'on appelle la pyramide des âges, vous avez des gens qui partent à la retraite, vous avez des gens que vous pouvez mettre ensemble et donc que certains qui partent à la retraite ne soient pas remplacés. Vous savez, on a plein de moyens sans faire dans la casse sociale et dans la tronçonneuse parce que ce n'est pas mon approche et je pense que nous devons faire les choses avec clarté, transparence et méthode. Je vous annonce que un tiers des agences et des opérateurs qui ne sont pas des
universités seront dans les mois qui viennent parce que nous avons lesquel par exemple ? Alors, on a un travail qui est double. On a un travail qui est sous l'autorité du Premier ministre, mené par les plus hautes autorités administratives de ce pays pour que l'État lui-même fasse sa vision des choses. Et il y a un travail que je veux ici saluer qui est une commission d'enquête qui est menée par les sénateurs et en particulier la sénatrice des hautes scènes Christine Lavarde qui mène un travail de revue extrêmement précis. Je serai d'ailleurs auditionné par sa commission mi-mi. Je ferai des annonces à ce moment-là aussi en réponse à ses propres travaux et questions. Là aussi, on fait des choses avec méthode. Je viens pas sur votre plateau pour vous dire "Vez, j'ai ma tête de turc ou j'ai
celui-là que je vais couper à à la tronçonneuse." C'est pas ça le but. Mais le but, c'est de dire "Oui, l'État 1 fait des efforts aujourd'hui. 2 reprend le contrôle sur sa masse salariale, 3 reprend le contrôle sur ses dépenses de fonctionnement 4 va faire du ménage dans ce qui est notre organisation parce que les Français le demandent." Et je voudrais le dire ici avec peut-être des mots simples, mais moi ma responsabilité c'est de faire rappeler à chaque acteur public qu'il y a pas d'argent public. Il y a pas de l'argent de l'État, il y a que l'argent des Français. L'argent que nous gérons tous les jours, c'est le vôtre, c'est celui des gens qui nous regardent, c'est le nôtre, c'est celui des Français. Et donc on a un devoir de rigueur, on a un devoir de sérieux et on
doit rendre des comptes et donc faire tout ce travail d'organisation efficace et de supprimer ce qui est inutile ou qui aujourd'hui coûte trop cher. Justement, vous parlez de l'exemplarité de l'État, j'aimerais aborder avec vous un point. Par exemple, les avantages des anciens premier ministres. Je rappelle que les anciens premier ministres bénéficient d'un bureau mis à disposition par l'État, d'un conseiller, d'un assistant à disposition, d'une voiture de fonction avec chauffeur. Euh ça fait partie de ces symboles, évidemment, ce n'est pas des milliards d'euros, mais ça fait partie de ces symboles politiques. Vous en tant que ministre chargé des comptes publics qui gérait l'argent des français, vous venez de le dire, quel regard vous portez sur tous ces avantages ? Alors, j'en porte
deux. Il y a une partie qu'on peut tout à fait débattre en tant que démocratie. Les parlementaires pouront faire leur proposition. Je parle pas de débat, je parle de votre position. Il y a il y a une partie on peut considérer que une partie de cela est bien sûr dans le débat. Il y a une deuxième partie par la par contre sur laquelle je ne peux pas transiger, c'est la sécurité de nos anciens premier ministres et la sécurité de nos anciens présidents. Pourquoi certains ont effectivement demandé à avoir accès à cette voiture avec chauffeur ? C'est aussi parce qu'ils ont un officier de sécurité. C'est aussi parce que certains d'entre eux et je pense que notre pays dans son ensemble regretterait que tel ou tel homme ou femme qui a servi son pays au plus haut
niveau se retrouve demain agressé. Donc je fais la part des choses. Il y a une partie je pense c'est ce sont c'est un budget de quelques millions d'euros. Mais ça fait partie des symboles dont vous parlez madame. Dans ce budget de quelques millions d'euros, il y a une partie sur lequelle je pense que c'est du populisme que de considérer qu'on fera des économies, c'est leur sécurité. Il y a une partie que je suis tout à fait prête. Si le parlement là aussi a envie d'aller sur sujet par exemple si les les enjeux de de d'assistant de et de secrétaire si si on cherche à le supprimer je n'y vois pas d'inconvénient. Vous estimez aujourd'hui que Gabriel Atal qui a 36 ans non ? Alors vous savez Gabriel Atal vous savez Gabriel Atal ne bénéficie pas de cela puisque tous ceux qui sont
parlementaires donc Ellisabeth Borne est parlementaire Gabriel parlement François Hollande est parlementaire et donc et ensuite c'est aussi une décision le jour où Gabriel Atal n'est plus parlementaire il a 36 ans aujourd'hui le jour où il n'est plus parlementaire il aura le droit à une voiture avec chauffeur jusqu'à ses 67 ans. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Vous savez Gabrial aujourd'hui est à mon avis très identifié par les Français. Je pense que le pays dans son ensemble regretterait beaucoup qu'il se fasse agresser parce que on l'a laissé pendant pas la voiture avec chauffeur. La voiture derrière c'est la sécurité de ses déplacements. Donc je vais pas vous débattre ici en longueur sur un sujet. Ce que je vous dis c'est que vous êtes sur le terrain
des symboles madame la ministre. Oui, tout à fait. La sécurité c'est pas un symbole. Sur ça, je ne transigerai pas. Le reste nous pouvons en débattre. Je n'ai pas de tabou sur le sujet et je pense que nous pouvons avoir un débat là aussi raisonnable. Mais raisonnable, ça veut dire aussi chiffrer et que vous voyez les opérateurs dont je vous parle, supprimer 1/3 ou fusionner 1/3 des agents, c'est 2 à 3 milliards d'euros d'économie à la clé. Le ce dont vous me parlez, on parle de quelques millions. Je n'ai pas de tabou sur le sujet mais là aussi faisons les choses avec méthode et ne laissons pas croire au français que c'est par ces avantages à nouveau, je n'ai pas de tabou pour les remettre en question que nous ferions les économies les plus importantes dans
notre pays. Améline Manchelin, ministre chargé des comptes publics, invité du de la grande interview du grand rendez-vous pardon européen, c'est news les échos. On vous retrouve tout de suite. Tout de suite le grand rendez-vous europen c'est news les éco avec ce matin notre invité Amélie de Montchalin la ministre chargée des comptes publics. Nous sommes ensemble jusqu'à 11h avec Mathieu Boc côté pour ces news et Christophe Jacques Bisine du journal les échos avec Caméine Manchalin. encore un un dossier emblématique de du grand écart entre les mots et et les actes harcelor le cériste qui a annoncé la suppression de 630 emplois en France he dans dans des usines notamment dans le nord alors que c'est un un industriel qui a été largement soutenu par des plans de
soutien des subventions. Vous êtes chargé des comptes publics des centaines de millions d'euros de de fonds publics. la volonté aussi de l'aider à se reconvertir vers un un acier plus vert, plus responsable et puis au final donc cette délocalisation à marche forcée sans doute vers l'Inde ou d'autres pays, est-ce que c'est un échec total à la fois de notre politique industrielle, notre volonté de souveraineté notamment sur des des des métaux en tout cas importants qui ne sont pas stratégiques et puis aussi le l'incapacité au fond pour l'État de de relocaliser, de faire en sorte que l'industrie reste sur notre territoire. Évidemment, le combat pour l'industrie, c'est un combat existentiel, non pas seulement pour la France, mais pour l'Europe. On le voit avec la guerre commerciale américaine,
on le voit avec ce qui se passe du côté chinois. Avoir une industrie forte, c'est être souverain, c'est ne pas dépendre du reste du monde. Et donc, c'est évidemment une priorité. Depuis 2017 et les chiffres restent vrais. Chaque année, nous avons réussi de nouveau à créer des emplois industriels alors que pendant plus de 10 ans auparavant, nous en avons systématiquement détruit. Donc ça reste une priorité et non, l'échec comme vous dites n'est pas du tout total. Nous continuons à soutenir. Mais là, on parle de sidérurgie. Dans la sidérurgie, vous savez qu'il y a trois enjeux. Il y a un enjeu mondial. Nous sommes en surcapacité d'acier dans le monde notamment parce qu'il y a beaucoup de dumping de certain nombre de pays et des surcapacités notamment en Chine. Vous
avez un enjeu européen qui sont nos réglementations qui sont nos réglementations et vous avez vu un énorme paquet été proposé par la Commission européenne sur le sujet ce qui amène d'ailleurs une forme d'incompréhension aussi au niveau européen de cette décision. Et puis vous avez des enjeux français, on en a parlé précédemment, le coût du travail, comment on redonne des capacités d'investissement et comment on fait pas peser aux industriels et aux actifs le coût d'un modèle social qu'il nous faut réformer. Des contraintes écologiques parfois excessives. Il y a un élément clé qui arrive l'année prochaine qui est ce mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. Pourquoi ? de dire si nous on a des normes et qui coûtent cher et qui effectivement font que notre acier
est un peu plus cher et bien il faut que l'acier qui arriverait d'ailleurs dans le monde et qui lui ne se verrait pas imposer ses normes et bien il y a un correctif de prix pour qu'on se remette dans un cadre de concurrence loyale. C'est le combat d'Éric Lombard, c'est le combat de Marc Ferat, c'est le combat du président de la République très fort d'ailleurs depuis ce qu'on a appelé l'agenda de souveraineté industrielle européen. Nous ne dévirons pas et je laisse ensuite le cas particulier des négociations et des décisions qui pourraient être prises avec Arcelor. Vous savez que l'État dans certaines situations se fait rembourser les aides. Considérant que si le contrat vous az demandé à être remboursé, je je n'ai pas aujourd'hui le fin mot de l'histoire, je
ne sais pas vous dire exactement quelle est la teneur des discussions, si c'est un départ sec, s'il y a des emplois derrière recréés. Donc, je préfère vous parler de choses existantes. Mais ce que je peux vous dire, c'est que il y a eu déjà dans le passé des situations où quand les contrats mutuels ne sont pas remplis, il y a des remboursements. C'est quelque chose que vous étudiez déjà. Je ne l'étudie pas. Ce que je peux vous dire, c'est que l'État n'est pas faible. L'État n'est ni faible pour se réindustrialiser, ni faible son dans son rapport aux entreprises. Nous sommes dans un cadre qui à la fois mondialement très complexe. Nous avons beaucoup de nouveaux moyens européens que nous voulons voir être efficacement déployés. Et nous avons un cadre français qu'il
nous faut un améliorer mais aussi faire respecter. Et donc je laisse à Éric Lombard, à Marc Ferat et à l'ensemble du gouvernement qui se charge les questions d'industrie et d'énergie. Euh le soin de pouvoir expliquer dans les prochains jours comment sur ce sujet mais comme sur beaucoup d'autres nous ne dévions pas de notre volonté d'avoir de l'industrie en France. Alors d'analyse qu'on comprenne bien plusieurs nous disent chez les industriels notamment les normes environnementales européennes sont à ce point contraignantes qu'elles limitent notre capacité de croissance et notre capacité industrielle. D'autant qu'ailleurs dans le monde, on ne s'impose pas de règle semblable. Vous l'avez évoqué. Est-ce que l'Europe n'a pas la tentation et la France n'a pas la
tentation quelque fois de se surcharger de normes environnemental qui à terme vont plomber son industrie tout simplement ? Il y a deux choses. Il y a est-ce qu'on fait des choses qui sont une surcharge et qui n'ont pas d'effet ? Ça, il faut le supprimer. Si on fait des normes et des normes qui ne réduisent pas vraiment notre empreinte environnementale, des normes et des normes qui ne réduisent pas vraiment notre capacité à moins polluer, faut pas le faire. Maintenant, il y a un élément quand même qui s'appelle le changement climatique. Et ce changement climatique, je pense qu'on peut quand même tous bien voir que c'est plus du tout une fiction scientifique. C'est le cyclone qui rase Mayotte. C'est les événements, les inondations dans le pas de Calais
l'année dernière. Ce sont des événements climatiques majeurs qui déjà aujourd'hui nous coûtent très cher. Mais si on achète assis en Inde pour ça que je vous ai parlé du mécanisme d'ajustement carbono frontières. Ça veut dire OK, si d'autres pays ne mettent pas en place des normes utiles, et bien nous allons faire augmenter le prix de ces produits qui viennent d'ailleurs. Et ça ça arrive l'année prochaine. Le fait que ça arrive l'année prochaine, c'est le fruit d'un combat acharné de la France depuis 10 ans. J'ai eu la chance d'être ministre des affaires européennes et que en attendant l'industrie parce que nous avons réussi nous avons réussi à convaincre tous nos partenaires européens que la naïveté qui considéra à dire nous nous allons être plus vertueux que les autres mais nous allons
commercer librement c'est ce qu'on appelle la naïveté européenne. Cette naïveté n'avait plus lieu d'être et donc oui nous avons des normes et je suis d'accord avec vous si si elles sont pénibles, lourdes mais infiné inefficaces c'est pas la peine de les avoir. et si elles sont importantes et qu'elles ont des effets notamment sur not nos émissions de CO2 ou sur la protection de la biodiversité. Alors dans ce cas-là, c'est ce qu'on fait. On dit bah voilà, on rétablit la concurrence. Efficacité, est-ce que c'est pas cette idée que l'Europe, la France prendrait à leur charge exclusive la lutte contre le changement climatique quand l'Inde, quand la Chine, quand d'autres endroits dans le monde ne prennent pas vraiment cette responsabilité à partir du moment où à
vos frontières, vous faites ce mécanisme d'ajustement, à partir du moment où vous dites bah voilà, quand vous accédez à ce marché de 450 millions d'européens, quand vous voulez avoir voilà nos ressources, nos investissements, voilà notre argent, et ben vous vous conformez à nos normes, quel que soit l'endroit où vous avez produit. C'est pour ça que ce mécanisme d'ajustement, il est essentiel et il est particulièrement important dans l'acier où on sait que c'est un des secteurs où il aura le plus d'effets visible direct dans les prochains mois, les prochaines années. Mais j'aimerais aussi vous dire quelque chose. Aujourd'hui, on voit aux États-Unis notamment énormément, vous avez vu, d'incertitudes normatives. Vous avez beaucoup d'industriels qui disent
eux-mêmes qu'ils sont totalement perdus par ce que certains voyaient comme une immense mouvement de libération. C'est ce que disait monsieur Trump lui-même, une immense un immense mouvement de déréglementation qui va être bénéfique au business, aux entreprises. Aujourd'hui, ces mêmes chefs d'entreprise américains se tournent vers l'Europe. Ils nous disent "C'est vrai que vous avez plus de normes mais vous avez l'air stable, vous avez l'air prévisible, vous savez où vous allez et les réglementations que vous mettez en place ont un sens." Je dis pas que tout est formidable. D'ailleurs, vous avez vu que la Commission européenne elle-même a proposé de simplifier et de dans certains cadres retirer des normes. Mais je pense que le fait que nous ayons une boussole, que nous ayons des valeurs,
que nous défendions l'environnement, que nous défendions l'égalité entre les hommes et les femmes, que nous défendions la biodiversité, nous attendons une migration de l'industrie américaine vers l'Europe. Ce que je peux vous dire, c'est que si vous regardez les marchés boursiers, si vous regardez les paroles des plus grandes entreprises mondiale aujourd'hui, beaucoup se tourne vers l'Europe en disant "Au fond, peut-être que vous avez un coût du travail un peu plus cher, peut-être que vous avez un peu plus de normees, mais le fait que vous soyez prévisible, que vous soyez stable est en soi un immense gain pour l'industrie." Donc je dis pas que c'est merveilleux et que tout va se faire en un jour, mais ce sont des choses sur lesquelles nous devons nous aussi européens être conscient de nos
forces être conscient de qui nous sommes et ne pas nous laisser euh voyez embarquer dans une spirale de découragement. Améline Monchalin, un mot sur ce que nous venons de vivre cette semaine, la disparition du pape François ses obstac hier et puis vous parliez de Donald Trump, il y a eu cette image forte, presque invraisemblable à la basilique Saint-Pierre avec Donald Trump et Volodimir Zelinski. Est-ce un motif d'espoir cette rencontre hier ? On peut voir les images ici sur ces news entre le président américain et le président ukrainien. D'abord, j'ai une pensée pour les catholiques parce que c'était un moment, je crois, important et émouvant pour tous les catholiques du monde. Ce que cette photo nous montre, c'est que il y a certes la logique des puissances. Les États-Unis sont une
grande puissance, parfois disent certains même des logiques d'empire. Et puis il y a quelque chose qui pour moi est toujours très précieux. c'est qu'il y a aussi la logique des hommes, la logique humaine. quand Donald Trump et Zelenski prennent le temps de se retrouver dans un lieu qui était assez improbable, personne, je crois, n'avait imaginé que ça se produise, mais prennent le temps de se parler, de s'écouter et que ce qu'il en ressort, c'est probablement un dialogue de vérité sur ce qu'est la réalité de la souffrance du peuple ukrainien, de ce qui est la réalité des attaques que ce peuple vit tous les jours et que en ayant cet échange, peut-être que Donald Trump a eu pris conscience, comme l'a dit le président de la République, que Poutine euh fait surtout aujourd'hui
œuvre de mensonge plus que de sincérité dans les actes et les paroles qu'il prononcent. Et bien, il faut y voir, oui, je crois un espoir. Après, nous ne sommes pas dans la diplomatie que dans l'espoir et l'incantation. Nous sommes dans l'action. Et vous avez vu que le président de la République avec notamment ses collègues britanniques et européens sommes très mobilisés pour que aucune solution en Ukraine ne se fasse sans les Européens et que aucune solution ne se fasse sur le dos au fond de ce combat pour la liberté qu'ont mené les Ukrainiens. Je veux rappeler une chose parce qu'il y a aussi beaucoup de fake news. Je le rappelle, celui qui a été agressé dans cette affaire, c'est bien le peuple ukrainien. Et que nous rappelions cela et je pense que cet
échange, cette photo, ce moment et bien si ça remet de l'humanité dans le dialogue des nations et parfois de ce que certains appellent les empires, je pense que c'était une bonne nouvelle. Am Monchalin, pour conclure très brièvement, la succession du pape François se se prépare peut-être. Avez-vous la foi ? Qu'espérez-vous pour pour l'Église catholique ? Quelle personnalité a aimerez-vous voir élu pape ? Je ne peux pas évidemment en tant que ministre vous donner euh d'avis sur euh vous voyez euh un une organisation spirituelle et religieuse. En revanche, il y a une chose qui m'a marqué dans le peut-être ce qu'a fait le pape François, c'est qu'il y a un sujet où il était pas du tout attendu qui était l'écologie et où je pense que par les mots qu'il a choisi, la manière dont il a euh
approché le sujet, il a eu un impact bien au-delà, bien au-delà avec son encyclique bien connu Laodotassie, bien au-delà du monde des croyants. Et donc je pense qu'il est utile que dans notre monde il y ait des des voix, des hommes, des femmes qui puissent aussi créer, voyez certains points de repère universel sur des sujets qui nous concernent tous et l'écologie, je crois pour le pape François a été un très bon exemple. C'était le grand rendez-vous d'Améline Monchalin, ministre chargé des comptes publics. Merci beaucoup madame la ministre d'avoir accepté notre invitation. Très bon dimanche à l'écoute d'Europin et sur C news.
Amélie de Montchalin