2027 : Immigration, islam, jeunesse… Marine Le Pen face aux journalistes de la rédaction
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'au fond vous ne rêvez pas de ce second tour avec Jean-Luc Mélenchon puisque c'est votre meilleure chance aujourd'hui de l'emporter ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Admettez que l'hypothèse d'un second tour face à Jean-Luc Mélenchon vous semble la moins agréable ?
- 1:28RelanceRéponse partielle
Vous avez perdu deux fois face au bloc central. Est-ce que vous n'avez pas la crainte de perdre une troisième fois ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quels sont les domaines prioritaires à réformer selon vous ?
- 3:38ComplaisanteRéponse directe
Est-ce qu'on peut échanger argument contre argument plutôt que se limiter aux invectives ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Jean-Luc Mélenchon sature l'espace médiatique. Vous semblez discrète à côté de lui. Est-ce le meilleur en campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Monsieur Lebret, si j'en rêvais, je vous le dirai. Voilà, voyez, j'ai cette qualité. Admettez, admettez cela, c'est que quand je pense quelque chose, je le dis. »
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« Très certainement un barrage antifasciste avec tout ce qu'on connaît à chaque fois place de la République ? Non, je n'ai pas peur, monsieur Lebrette. »
- 3:38Fait
« Est-ce qu'on peut si possible échanger argument contre argument ? Nous sommes un grand peuple politique. Nous adorons la politique. Nous adorons le débat d'idée. »
- 5:08Fait
« Il fait de ces jeunes des ennemis de tout. Il faut qu'ils détestent leurs parents, leurs grands-parents, la police, l'état, l'école. Il faut qu'il déteste tout, l'avenir. »
- 5:52Fait
« Mais oui, encore une fois, je ne suis pas sûr que ce débat serait si violent que cela. Voilà, je je n'en suis pas sûr avec lui. »
- 6:36Fait
« Alors, pardon de vous contredire, mais euh au second tour, je ne vais pas me contenter de parler à la droite. »
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« Je vais donc m'adresser à tous les Français et je vais leur dire que contrairement à la caricature qu'ils ont pu entendre sur nous, s'ils regardent précisément ce que nous proposons et bien nous avons la possibilité de sortir la France de la situation très compliquée dans laquelle elle est actuellement plongée. »
- 8:47Fait
« L'objectif est de gagner l'élection présidentielle puis après de constituer une majorité aux élections législatives. »
- 10:56Fait
« C'est précisément parce que ce projet c'est un projet qui défend la France et qui ne défend pas la droite ou qui ne défend pas la gauche. »
- 13:44Promesse
« Alors, d'abord euh je vais créer un ministère de plein exercice. Deuxièmement, je vais renationaliser, je vais nationaliser en réalité, c'est retirer euh au département et prendre à nouveau la responsabilité euh par l'État euh de euh la gestion de l'aide sociale à l'enfance que j'appellerai l'aide sociale à la famille. »
- 15:12Fait
« Et puis après les familles d'accueil dont il faut évidemment vérifier l'agrément, euh dont il faut vérifier euh faire une enquête de moralité euh euh y compris d'ailleurs euh pour euh ceux qui s'occupent des enfants dans les foyers et la derni le dernier stade, c'est euh le foyer. »
- 18:48Promesse
« l'immigration la plus faible possible. Oui, je pense que il faut, compte tenu de la situation catastrophique dans laquelle euh nous sommes euh limiter euh au au maximum euh l'immigration. »
- 20:14Fait
« Je pense que le droit d'asile a été totalement détourné de son objectif premier. Je pense que le regroupement familial, nous ne pouvons plus en supporter la charge. »
- 20:58Fait
« Alors, d'abord, je lui réponds que il il a comment dire il a violé son serment car il est là aussi grâce à vous, vous êtes abstenu pour sa nomination. »
- 24:36Fait
« L'islam est compatible avec la République. Oui, je l'ai dit 10 fois. Je sais que ça va encore énerver certains qui vont sauter sur leur chaise en disant c'est odieux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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et nous ont rejoint sur le plateau Louis de Ragnelle. Bonsoir Louis, Charlotte DOnellas du JDD, Louis de Repin et Gottier Lebret de C News. Bonsoir Gottier. Allez-y commence. Je vais poursuivre sur Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Est-ce qu'au fond vous ne rêvez pas, vous en défendez en disant que vous voulez un second tour avec le bloc central mais est-ce que vous ne rêvez pas de ce second tour avec Jean-Luc Mélenchon puisque c'est votre meilleure chance aujourd'hui de l'emporter. Monsieur Lebret, si j'en rêvais, je vous le dirai. Voilà, voyez, j'ai cette qualité. Admettez, admettez cela, c'est que quand je pense quelque chose, je le dis. Euh bien sûr que je suis comme vous, je regarde les sondages et bien sûr euh je j'imagine qu'il pourrait y avoir un vote
contre Jean-Luc Mélenchon si nous nous retrouvions tous les deux au second tour. C'est précisément l'hypothèse qui me paraît la moins agréable, voilà, et la moins utile. Ce que je veux c'est gagner avec des gens qui vont voter pour ce que je leur propose pour le projet de renaissance de la France. Pas contre. Donc je l'ai dit, je le répète et je le pense, je préférerais gagner l'élection présidentielle face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon qui certainement se sera calmé d'ici là parce que je le commence à bien le connaître le en général. le Lou et son
habit de grand-mère dès qu'on s'approche de de l'élection. Mais je sais qu'il représente un épouvantail pour un certain nombre d'électeurs. Mais Marine Le Pen, vous avez perdu deux fois face au bloc central. Est-ce que vous n'avez pas la crainte de perdre une troisième fois alors qu'il y aurait un front républicain ? Très certainement un barrage antifasciste avec tout ce qu'on connaît à chaque fois place de la République ? Non, je n'ai pas peur, monsieur Lebrette. Je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur. Et précisément, je pense que nous avons la possibilité de gagner face à un candidat du centre et que il serait bon que nous le fassions parce que ça nous donnerait une puissance. L'expression de la volonté populaire serait ainsi telle
le que on pourrait mettre en œuvre toutes les réformes absolument nécessaires pour la France. Parce que si vous saviez le nombre, enfin vous imaginez le nombre de choses qu'il y a à faire quand on voit, je l'ai dit tout à l'heure, l'état de la santé, de l'éducation, de du logement, de l'insécurité, de l'immigration, des finances, il n'y a plus rien encore une fois qui tienne deb. l'agriculture même notre puissance nucléaire se remet difficilement des attaques dont elle a été l'objet pendant des années. Donc il y a un travail herculéen et moi j'ai besoin de de ce de ce soutien du peuple.
J'ai besoin de son énergie, j'ai besoin de sa volonté et je pense que je l'aurais plus en gagnant face à un candidat du centre que face à Jean-Luc Mélenchon. Donc le mais bon la fameuse rang plus être trop difficile hein. La fameuse rangaine Marine Le Pen et la meilleure assurance vie du système que dit souvent Éric Zemour. C'est terminé. Oui, enfin lui n'a jamais été la garantie de personne du coup enfin il a pas pu le démontrer toujours. Bon donc je je trouve ce genre d'attaque un peu un peu basse. Est-ce qu'on pourrait dans une campagne présidentielle demander gentiment moi je le demande en tout cas à mes interlocuteurs de débattre sur le fond ? Est-ce que on peut arrêter de se
limiter aux invectives, aux C'est nul ? C'est une trahison ? C'est grotesque ? Est-ce qu'on peut si possible échanger argument contre argument ? Nous sommes un grand peuple politique. Nous adorons la politique. Nous adorons le débat d'idée. Et notre classe politique effondre ce débat d'idée. Et je le regrette parce que il y a beaucoup de choses à dire. Il y a des options différentes qui sont sur la table. Et pour que les Français puissent faire un choix, puissent se déterminer, il faut qu'ils puissent avoir les arguments des uns et des autres. Et c'est malheureux parce que j'ai le sentiment que euh certains avec certains journalistes, nous avons la possibilité,
comme nous le faisons ce soir, de proposer euh les nos solutions, mais euh avec la classe politique, c'est de plus en plus difficile. Jean-Luc Mélenchon sature littéralement l'espace médiatique avec ses meetings, avec les manifestations. Vous vous semblez presque discrète à côté de de lui. Est-ce que c'est le meilleur en campagne ? Mais il sature pas, il fait des meetings, il est en campagne, c'est normal en il rentré avant tout le monde, il a fait ses universités d'été avant tout le monde, il fait son libre choix, il fait sa campagne comme il le souhaite. Enfin, Dieu merci d'ailleurs, il fait campagne, il fait des meetings, il fait quelques provocations qui lui permettent d'avoir évidemment un écho médiatique. Il fait là quelque chose qui me paraît éminemment en revanche critiquable,
c'est précisément nourrir cette pulsion de dégradation et cette pulsion de de mort et cette pulsion de de contestation de tout chez une certaine jeunesse. Il fait de ces jeunes des ennemis de tout. Il faut qu'ils détestent leurs parents, leurs grands-parents, la police, l'état, l'école. Il faut qu'il déteste tout, l'avenir. Mais bon, ça on a autre chose à offrir à la jeunesse quoi. C'est leur vie peut être tellement belle euh pour peu que on leur laisse la possibilité de la construire que c'est c'est vraiment dommage de de voir ça. Moi je et une dernière question Laurence a déjà fait référence tout à l'heure, mais vous êtes prête à un débat de second tour avec lui, à la violence de ce débat ?
Mais oui, encore une fois, je ne suis pas sûr que ce débat serait si violent que cela. Voilà, je je n'en suis pas sûr avec lui. Vous savez, le lundi vous vous faites insulter, le mardi vous le rencontrez au MEDF, il est plutôt courtois, le mercredi à nouveau, ce sont des invectives. Bon, faut tomber un bonjour quoi, c'est tout hein. 21h45, on est en direct sur C News et sur Europif élysée 2027. règle a une question pour Marine Le Pen Oui Marine Le Pen dans les meilleurs sondages vous êtes à 36 37 % d'intention de vote au premier tour mais le défi pour vous au second tour si vous y parvenez bien c'est de parler aussi à tous ces électeurs de la droite de Bruno Rotaillot jusqu'à Édouard Philippe. En gros, l'électorat de François Fillon en
2017. Qu'est-ce que vous leur dites ? Alors, pardon de vous contredire, mais euh au second tour, je ne vais pas me contenter de parler à la droite. En réalité, je vais parler à la France parce que euh c'est exactement le sens d'une élection présidentielle. Je vais donc m'adresser à tous les Français et je vais leur dire que contrairement à la caricature qu'ils ont pu entendre sur nous, s'ils regardent précisément ce que nous proposons et bien nous avons la possibilité de sortir la France de la situation très compliquée dans laquelle elle est actuellement plongée et de lui redonner non seulement des marges de manœuvre mais une espérance. C'est ça que je veux faire et que nous pouvons entrer dans cette dans une nouvelle renaissance euh qui d'ailleurs euh
serait pas seulement je pense celle de la France mais aussi euh celle de l'Europe. Donc je m'adresserai à à à tous. Mais vous savez les les électeurs sont des adultes, ils sont majeurs. Il ceux qui veulent peuvent aller regarder et trouver les propositions qui sont faites par les uns et par les autres. Et moi, j'ai confiance dans le peuple français. J'ai confiance dans son instinct de survie, voyez. Et et je crois que cet instinct de survie est peut-être plus asséré encore à cette présidentielle qu'il ne l'a été lors des dernières. Et est-ce que vous êtes prêt à faire des inflexions parce que justement là vous parlez à vos électeurs du premier tour mais justement si vous voulez parler à des gens qui sont parfois un peu méfiants, défiants à l'idée de à l'égard de votre programme,
il manque un B. Il manque un B. Il manque un B là pas très grave he mais objectif vous avez l'œil du tigre. Voilà, c'est pour nos auditeurs c'est pas simple. pos ma question par je ça vous chose mais vous allez être obligé donc vous l'avez dit de parler à tous les français mais donc il y a des forcément des français qui vous connaissent mal ont de la défiance sont inquiets par rapport à vos propositions économiques ou par rapport à d'autres propositions est-ce que vous serez prête à à un certain nombre d'inflexions à bouger sur un certain nombre de projet je ne vais pas je ne vais pas modifier mon programme ou mon projet pour les rassurer voyez il y a de temps en réalité il y a une double élection il y a une élection présidentielle et il y a une élection législative.
L'objectif est de gagner l'élection présidentielle puis après de constituer une majorité aux élections législatives. Je pense que nous sommes d'ailleurs les seuls, je l'ai dit, à pouvoir obtenir une majorité absolue. Mais si ça n'était pas le cas et même si c'était le cas, nous avons évidemment et ce sera le rôle de Jordan Bardella l'objectif de constituer une majorité la plus large possible. Mais mon projet il est cohérent. Donc moi je suis prêt à prête à discuter. Je suis prêt à à éch même avec des gens d'autres partis politiques par exemple je suis prête à échanger mais la limite c'est la cohérence du projet. Il faut que le projet reste cohérent. Donc vous êtes
prêt à travailler avec des gens des républicains ? Mais moi je ne moi présidente de la République je je je ne vais pas travailler avec les uns ou avec les autres. Euh moi, j'aurais reçu mandat du peuple français sur un projet qui est clair, qui est détaillé, qui est cohérent. Après, à l'Assemblée nationale, la majorité qui se constituera euh devra évidemment discuter, devra euh trouver peut-être sur certains sujets euh des compromis. Mais moi, ça ne me dérange pas l'idée. Non, mais l'idée de compromis ne me dérange pas tant que ça n'atteint pas la cohérence du projet. D'accord. Mais justement, par rapport à cette cohérence du projet, vous pourriez
y aller de où à où pour rassembler une coalition, une grande majorité. Mais mais monsieur, c'est c'est aux autres qu'il faut le demander, voyez. C'est c'est pas véritablement à moi en réalité. Euh moi j'ai je l'ai toujours dit, je m'adresse à l'ensemble des Français. Ça veut dire qu'il y a des gens qui vont venir qui vont voter pour moi et qui vont venir de la gauche. Il y a des gens qui vont venir de la droite et donc il y a pas de surprise d'ailleurs à retrouver au sein du mouvement que j'ai dirigé durant un certain nombre d'années des gens qui viennent de la gauche et des gens qui viennent de la droite. C'est précisément parce que ce projet c'est un projet qui défend la France et qui ne défend pas la droite ou qui ne défend pas la gauche. Moi, j'entends des candidats à la
présidentielle là qui disent "Oui, alors pour sauver la gauche, pour redresser la droite, je crois qu'il se trompe d'élection." Voilà, je le dis franchement, je pense qu'il se trompe d'élection. Louise Ragnel, c'était vos questions. Charlotte Dornellas du JDD, c'est à vous la parole. Oui. Alors, vous avez beaucoup parlé de la jeunesse. On a beaucoup parlé ces derniers jours de la jeunesse qui casse, qu'on a opposé à celle qui construit. Mais il y a un fait qui est indiscutable, c'est qu'il y a un malaise aujourd'hui dans la jeune génération, une détresse immense dans cette jeune génération qui se décrit sans y apporter les mêmes réponses comme sacrifié. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce mot ? Et quelle quelle est la réponse que peut apporter le politique à cette
détresse ou à ce qui a été sacrifié justement dans cette génération ? C'est la France qui est sacrifiée. Donc sa jeunesse l'it comme l'ensemble du peuple français et sacrifié. sacrifier sur l'hôtel des erreurs qui ont été commises. Sacrifier sur l'hôtel de la perte de notre souveraineté, de la perte de notre puissance, de la perte de la perte de notre fierté nationale. Bien sûr, c'est d'autant plus difficile euh pour les jeunes de se projeter en réalité dans la France telle qu'on leur laisse. Mais moi, je viens leur dire qu'il y a pas de fatalité, que la France, elle sera ce qu'ils vont en faire, ce que nous allons en faire ensemble et qu'elle peut à nouveau, encore une fois, avoir de très belles
heures, retrouver cette puissance, cette espérance recréer de l'emploi parce qu'ils sont très inquiets d'avoir un un emploi demain. Ils sont très inquiets du niveau d'insécurité parce qu'ils en sont souvent les premières victimes euh les jeunes. Mais ça n'est tout ça n'est pas une fatalité. Il y a à côté de nous des pays en Europe où vous pouvez vous balader à 4h du matin euh en en mini jupe euh avec un un collier en or sans risquer de se faire agresser, violer ou dépouiller. Il n'y a pas de fatalité. Il n'y a que des mauvaises politiques qui ont été menées. Donc je leur dis de ne pas perdre espoir mais de se choisir
aussi un chemin. Et ce cheminlà ça ne peut pas être celui de la révolution dont nous savons tous parce que nous connaissons nos classiques qu'elle mange ses enfants. Charlotte justement vous bon il y a il y a la question de la jeunesse. Vous avez dit le monde adulte souffre lui aussi de cette réalité mais s'il y a bien une génération qui a été sacrifiée c'est celle des ces dernières années à l'aide sociale à l'enfance. Vous avez pris la parole sur ce sujet, vous êtes le seul la seule pardon en tout cas à ce stade de la campagne à l'avoir fait sur la protection de l'enfance et en présentant cette fois-ci votre projet et vous avez dénoncé dans un même mouvement deux erreurs, deux drames, deux catastrophes. Ce sont vos mots. Entre les enfants qui nécessitent une prise en charge et qui
sont mal pris en charge, tout le monde est d'accord sur ce constat. et les enfants qui devraient rester dans leur famille, comment est-ce que vous comptez justement et qui sont placés aujourd'hui, comment vous comptez rétablir une juste mesure justement dans la protection de tous ces enfants ? Alors, d'abord euh je vais créer un ministère de plein exercice. Deuxièmement, je vais renationaliser, je vais nationaliser en réalité, c'est retirer euh au département et prendre à nouveau la responsabilité euh par l'État euh de euh la gestion de l'aide sociale à l'enfance que j'appellerai l'aide sociale à la famille. Parce que vous avez raison de le rappeler, il y a deux situations dramatiques. Il y a la situation des enfants qui sont retirés à leur famille et dont la moitié sont retirés non pas à
cause de maltraitance mais en réalité en raison des difficultés souvent financières, des difficultés de logement de la famille. Et là, je considère que la solidarité de l'État doit évidemment venir au soutien de ces familles pour pouvoir maintenir ce lien familial. Et puis il y a ceux euh que l'on retire. Il y a 1000 raisons pour cela, hein. Euh une maman solo euh qui a euh par exemple une grave maladie qui doit être hospitalisée pendant 2 mois, et bien on prend l'enfant et on le place. Mais je dis d'abord le laisser la laisser euh laisser l'enfant dans sa famille. Deuxièmement la laisser dans la famille proche, les les les parents, enfin les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins
déjà. Et puis après les familles d'accueil dont il faut évidemment vérifier l'agrément, euh dont il faut vérifier euh faire une enquête de moralité euh euh y compris d'ailleurs euh pour euh ceux qui s'occupent des enfants dans les foyers et la derni le dernier stade, c'est euh le foyer. Et puis il y a aussi ces enfants que on maintient dans des foyers alors que ils n'y sont pas en sécurité. Et là, il y a vraiment une tout est à changer, tout est à revoir. Mais je vous dis ça, mais on faisait les mêmes reproches à LAAD Das hein. Quand vous voyez qu'il y a des foyers dans lequels une soixantaine d'enfants ont été soumis à un réseau de proxénet, ça n'est pas admissible et des
foyers qui n'étaient pas agréés. Donc tout cela ne doit plus exister. Donc en tout cas, on mettra en place tout ce qu'il est nécessaire de mettre en place pour que ça n'arrive plus. En revanche, les enfants qui sont maltraités, il faut pas attendre 1 mois, 2 mois, 3 mois, comme c'est souvent le cas. Vous savez, on peut pas dire à un enfant, bah toi, tu es dans tel département, tu as de la chance, ça va aller vite, mais toi, tu es dans un autre département, tu as moins de chance, ça va pas aller vite. Il faut donc encore une fois qu'il y ait des critères qui soient clairs et que ce soit un ministre de plein exercice qui se charge de nos de nos plus faibles en fait de de ceux qui n'ont aucune capacité de de se défendre et qui ont déjà démarr dans la vie dans des
conditions absolument épouvantables et et dont on rend la vie parfois encore plus difficile, encore plus épouvantable. 21h5 ou vous avez également insisté justement dans votre volonté de réorganisation de cette aide sociale à la famille donc sur la question de la responsabilité des acteurs de la protection de l'enfance. On a compris ces derniers temps et à grand renfort de rapport que la dissolution de la responsabilité faisait qu'il y avait jamais de responsabilité engagée. Comment est-ce que vous comptez justement la rétablir cette responsabilité pour que les gens répondent de leurs actes vis-à-vis de ses enfants ? Il suffit d'appliquer la loi hein, mais encore faut-il que au départ il y ait une véritable surveillance dans les embauches. C'est-à-dire que on on a plus de
critères d'exigence pour embaucher quelqu'un qui garde une banque que pour embaucher quelqu'un qui s'occupe d'enfants et particulièrement d'enfants qui n'ont souvent plus de famille et qui donc n'ont plus la possibilité de saisir personne. C'est la raison aussi pour laquelle je pense que il faut que les enfants puissent avoir un avocat queles que soient les circonstances parce que ils doivent pouvoir saisir et parler à un adulte qui ne soit pas exclusivement les adultes qui sont qui se chargent d'autres. Don je tiens à dire quand même qu'il y en a énormément parce que c'est important pour moi. Il y en a énormément qui sont des gens fabuleux, remarquables, plein d'amour, qui qui élève ces ces ces ces enfants souvent un peu cassés qui sont merveilleux. Il y a
des associations extraordinaires. J'ai rencontré la présidente de l'association de la mouette euh la la mouette. Ils font un travail extraordinaire. Ils ont créé les salles Mélanie euh Amélie, pardon. Euh euh il faut absolument les démultiplier d'ailleurs parce que elles permettent de euh de recueillir la parole de l'enfant. Donc il faut Mélanie, c'est ça ? Je je sais plus si c'était Amélie ou Mélanie. Mélanie, elle me pardonnera Hamburg. Euh euh il faut qu'il y en ait dans les dans tous les commissariats, il faut qu'il y en ait euh euh dans toutes les gendarmeries. Mais voilà, il y a des gens merveilleux dans ce système de protection de l'enfance. Il y en a euh qui sont euh euh à écarter d'urgence et pour certains à condamner lourdement.
21h57 dans un instant, Agnès Verdier Molinier va venir pour parler pouvoir d'achat, pour pouvoir parler d'impôt budget mais une dernière question de Gautier Lebrette. Marine Le Pen sur l'immigration, vous allez sans doute me dire que l'immigration zéro c'est impossible, mais est-ce que vous président de la République ça serait l'immigration presque zéro ? Euh je sais pas ce que ça veut dire presque zéro, mais l'immigration la plus faible possible. Oui, je pense que il faut, compte tenu de la situation catastrophique dans laquelle euh nous sommes euh limiter euh au au maximum euh l'immigration. Aujourd'hui, nous n'avons pas un besoin d'immigration de travail puisque nous avons une grande partie quand même des étrangers qui sont en France qui sont déjà au chômage. Donc déjà la première
des choses, c'est peut-être de ne pas les laisser au chômage avant d'en faire venir d'autres. Je pense que le droit d'asile a été totalement détourné de son objectif premier. Je pense que le regroupement familial, nous ne pouvons plus en supporter la charge. Je pense que les MNA, il faut régler le problème avec les pays donc originaires, les mineurs non accompagnés, sachant que d'ailleurs je les sors de la protection de l'enfance parce que je pense que ça relève de l'immigration et non pas de la protection de l'enfance. et et et même pour les étudiants, il faut que nous soyons beaucoup plus exigeants, y compris dans les dans les critères des pays auxquels nous
accordons la possibilité de d'envoyer des jeunes pour que pour bénéficier de l'enseignement en France. Alors, on sait bien évidemment que sur l'immigration, les mains du président de la République sont quelques parliers par les conseils conseil d'État, conseil constitutionnel et vous avez justement vu ce qu'a dit le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand. Il a dit que votre référendum c'était pas possible. Qu'est-ce que vous lui répondez à Richard Ferrand ? Alors, d'abord, je lui réponds que il il a comment dire il a violé son serment car il est là aussi grâce à vous, vous êtes abstenu pour sa nomination. Euh euh Oui, enfin quelque part vous avez raison. Euh mais c'est comme c'était lui ou Tobira ou lui ou Dupont Moretti si vous voulez euh pas annoncé comme ça.
Je bah je peux vous dire que oui parce que si sa nomination euh n'était pas passée alors il aurait fallu aller chercher pour le président de la République les voies de LFI sinon rien ne passait et par conséquent il n'aurait pas pris de risque. Il aurait donc choisi une figure qui soit une figure qui agrée à Léfi. Je suis pas sûr qu'on aurait vraiment gagné au change. Il n'en demeure pas moins que monsieur Ferrand a violé son serment. Il a prêté serment au auprès du président de la République et dans son serment, il y a une obligation qui le tient qui est de ne pas prendre position publiquement sur un sujet qui pourrait soit qui a été soit qui pourrait être soumis
à à la décision du Conseil constitutionnel. Donc vous demandez sa démission. Bah, je pense qu'il devrait dans ces conditions partir parce que il a violé encore une fois euh les le les exigences d'une loi organique tout de même et il et il devrait le savoir et de sur quoi sur le fond il se trompe et permettez-moi si vous m'accordez 1 minute 30 de vous lire une interview la réponse du général de Gaulle qu'il a donné dans une interview sur ce sujet l'article 11 en tête de ceux qui fixent est en tête de ceux qui fixent les pouvoirs du président de la République lui attribue le droit de soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Je répète et je
soulligne, dit-il, tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics. Or, qu'est-ce que c'est qu'une constitution sinon précisément l'organisation des pouvoirs publics ? Par conséquent, ne pas admettre qu'on puisse proposer au pays un changement de la Constitution portant sur l'organisation des pouvoirs publics. C'est nier que ce qui est écrit est écrit. Monsieur Ferrand devrait revoir toutes ces interviews du général de Gaulle. Marine Le Pen, vous serez la présidente de tous les Français ? Oui, puisque on découvre ce matin sondagif pour Marianne que 46 % des Français de confessions musulmanes envisagent de partir si vous êtes élu et 43 % des électeurs de la France insoumise, vous leur répondez quoi ?
Ils ont tort. Euh c'est c'est leur pays, ils sont français, on a qu'un pays et et par conséquent, on peut être en désaccord avec moi, mais je suis quelqu'un des minemment respectueux de la démocratie, des minemment respectueux euh de l'ensemble des opinions euh politiques. Nous, nous ne sommes pas comme LFI. Alors, LFI, ils projettent sur les autres leur propre vie, si je peux me permettre. C'estàd que comme eux ils ne supportent pas, ils considèrent comme des ennemis leurs adversaires, ils sont prêts très certainement à leur faire beaucoup de mal s'ils arrivaient au pouvoir. Ça n'est pas mon cas. Ils pourront continuer très longtemps à être en désaccord avec moi. Ça ne pose absolument aucun problème. Tout ce que je veux, c'est que la France soit remise
en ordre. Être mis en ordre, ça n'est pas brimer. Euh ça n'est pas être dans le répressif. Ça veut juste dire faire appliquer la loi. Vous avez le droit d'être en désaccord. Vous avez le droit de manifester, vous n'avez pas le droit de casser, de brûler, de violenter. Ça ça n'est pas possible parce que c'est interdit par la loi et accessoirement c'est aussi interdit par la morale. Donc ils n'ont aucune raison de s'inquiéter. Ils peuvent ils pourront rester bien entendu ils pourront même continuer à faire des manifestations autant qu'ils le souhaitent pour peu qu'il ne crée pas grâce à cette chale des des des compatriotes musulmans. Alors quant aux musulmans 46 % à vouloir quitter le pays si vous mais alors quant aux musulmans, merci de me donner l'occasion de leur dire qu'ils
ont tout à fait tort de de craindre mon arrivée au pouvoir car je suis également extrêmement respectueuse de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. L'islam est compatible avec la République. Oui, je l'ai dit 10 fois. Je sais que ça va encore énerver certains qui vont sauter sur leur chaise en disant c'est odieux. Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est la charia. Ce qui n'est pas compatible avec la République, c'est le fondamentalisme islamiste. Voilà, ça n'est pas compatible avec la République. C'est clair. Et ça a même été rappelé d'ailleurs dans un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui a dit "La charia est incompatible avec la démocratie." Donc ceux qui sont des adeptes du fondamentalisme islamiste et qui cherchent à imposer la charia en
France me trouveront sur leur chemin. Les musulmans, eux n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter. Ils pourront continuer à exercer leur religion, à avoir leur croyances sans aucune difficulté. Je me permets de vous rappeler quand même que à Mayotte, il y a 97 % je crois de de musulmans et je fais 60 %. Mais les femmes musulmanes ne pourront plus porter le voile demain dans la rue. Je vais faire un référendum euh sur un projet de loi que nous avons rendu public est un projet de loi de lutte contre les idéologies totalitires. Je considère que le voile participe en réalité euh de cette idéologie totalitaire. D'ailleurs, il suffit de regarder les pays musulmans euh où les fondamentalistes islamistes arrivent au pouvoir. La première des choses qu'ils
font, c'est d'imposer euh le voile. Mais je le ferai de manière progressive. Euh c'est je commencerai par l'interdire dans les universités euh dans euh les euh fédérations sportives, dans les bâtiments euh publics euh et puis euh progressivement j'espère convaincre euh les femmes euh musulmanes que euh euh elles seront euh beaucoup plus libres. Ça veut dire que vous l'interdissez pas dans la rue. Si, je je dit je le ferai de manière progressive. Je com je Oui, vous vous avez pas cité la rue, vous avez cité d'université mais pas non, j'ai dit je commencerai par puis euh l'objectif parce que Richard Ferrand vous dira peut-être que c'est pas possible dans la rue. Il faudra interdire la kipa aussi. Oui, mais entre-temps nous aurons fait voter par référendum la loi de lutte
contre euh les idéologies islamistes. Ce que je veux que vous compreniez, c'est que cette loi n'interdit pas les signes ostensibles de cette idéologie totalitaire sur la base de la laïcité. Il ils combattent ces signes parce qu'ils sont euh ceux d'une idéologie totalitaire comme nous nous irons chercher les financements de cette idéologie totalitaire, les réseaux de cette idéologie totalitaire, les associations qui soutiennent cette idéologie totalitaire ou qui recrutent pour cette idéologie totalitaire. Voyez ça, ça n'a rien à voir avec la problématique de 2004 ni même avec la problématique de la laïcité. Merci Gier
Marine Le Pen