LE COQ (LFI) : «Macron est dos au mur, sa chute est inéluctable »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
Philippe, ce matin, s'est rendu à l'évidence : le départ du président est la seule solution viable ?
- 1:45FerméeRéponse directe
La motion de destitution est-elle réalisable ?
- 2:21RelanceRéponse directe
Cette motion est-elle signée par l'ensemble de la gauche ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Comment se déroulerait une démission anticipée du président ?
- 6:07OuverteRéponse directe
Quelle est la réaction de l'Élysée face à l'appel à la démission ?
- 7:47OuverteRéponse partielle
Que pensent les Français de la proposition d'Édouard Philippe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08PrésentateurChiffre
« 70% des Français souhaitent qu'il s'en aille. »
- 4:30Invité politiqueFait
« Ce cas est arrivé une fois en 1969. »
- 5:52Invité politiqueFait
« C'est l'article 12 de la Constitution. »
- 8:52InvitéChiffre
« Près d'un Français sur deux pense qu'une nouvelle élection ne changerait pas grand-chose. »
Temps de parole
- Présentateur25 %
- Invité15 %
- Aurélien Le Coq15 %
- Invité 211 %
- Invité 39 %
- Invité 49 %
- Invité 57 %
- ?3 %
- Invité 63 %
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Un appel à la démission du président. Aurélien Lecoq, vous applaudissez. Il est sur la même ligne que vous, finalement, Edouard Philippe
? Edouard
Philippe, ce matin, s'est rendu à l'évidence. Il finit par arriver, comme l'ensemble de la classe politique, finalement, à la seule solution qui aujourd'hui est viable, à savoir le départ du président de la République. Parce que, moi je le dis franchement, les Français en ont assez de ce spectacle pathétique de responsables politiques qui défilent les uns après les autres à Matignon pour manger des petits fours avec quelqu'un qui n'est même plus Premier ministre, Premier ministre démissionnaire, qui est resté à la tête d'un gouvernement pendant à peine 12 heures.
Aujourd'hui, le seul véritable enjeu, la véritable crispation, le véritable responsable du chaos, à la fois social et économique, mais aussi politique et institutionnel, c'est Emmanuel Macron. Et donc, oui, Emmanuel Macron, aujourd'hui, doit s'en aller. Et
soit
il doit être démis par l'Assemblée nationale, soit il doit être démissionné. Mais cette proposition que nous formulons depuis désormais plus d'un an avec la France Insoumise, avec Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, elle est ultra majoritaire. Et elle est même, je vais vous le dire, inéluctable. Le départ du président de la République est inéluctable. 70% des Français souhaitent qu'il s'en aille. Désormais, c'est le cas aussi largement dans la classe politique, vous l'avez dit, Edouard Philippe, mais aussi Mme Loiseau, M. Morin, M. Jean-François Copé, même Valérie Pécresse en avait parlé.
Et je termine d'un mot là-dessus, mais il y a 104 députés du nouveau Front Populaire qui ont déposé une motion de destitution. Le rendez-vous important et crucial, il a lieu demain à l'Assemblée nationale. C'est le bureau de l'Assemblée nationale où cette motion de destitution doit être étudiée. Et j'appelle vraiment toutes et tous à prendre leurs responsabilités,
à
écouter le désir populaire et à permettre la recevabilité de cette motion de destitution.
La motion de destitution, on en parlait hier avec vous, Alizé Boissin d'ailleurs, c'est extrêmement long, extrêmement complexe et ça ne risque pas d'arriver en tous les cas.
C'est ce que vous dites.
Non mais il faut deux tiers des parlementaires,
juste
sénateurs et députés. En l'État, au Sénat, vous n'avez pas ces deux tiers.
Aujourd
'hui, on nous expliquait il y a quelques semaines qu'il n'y avait pas de majorité pour censurer François Bayrou.
Il
a été renversé par une majorité des deux tiers de l'Assemblée nationale au moment du vote de confiance. Si l'on regarde toutes celles et ceux qui aujourd'hui veulent rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, alors oui, il peut y avoir une majorité des deux tiers pour une motion de destitution.
Mais elle n'est même pas signée par l'ensemble des forces de gauche,
on est d'accord.
Cette motion de destitution...
105, vous êtes, si on compte
juste,
195 en tout dans le bloc de gauche quand on reprend le nouveau Front populaire tel qu'il existait aux dernières élections législatives. Là, vous dites 105, donc il n
'y a
pas le plan déjà à gauche pour demander
la destitution.
Il y a une majorité des députés, vous avez raison, il y a une majorité des députés du nouveau Front populaire qui ont signé cette motion de destitution, dont une large majorité, la
quasi-totalité du groupe
écologiste, du groupe communiste, du groupe insoumis. Maintenant, il faut que chacune et chacun accepte de prendre ses responsabilités. 70% des Français veulent qu'Emmanuel Macron s'en aille. Une majorité de la classe politique ne veut plus de cette politique. Pourquoi ont été élus les députés du nouveau Front populaire ? Pourquoi ont été élus les députés socialistes ? Ils ont été élus pour rompre clairement avec la politique d'Emmanuel Macron. Demain matin, ils ont la possibilité de faire un pas immense pour que la politique d'Emmanuel Macron cesse, pour que le monarque présidentiel cesse de sévir et pour qu'enfin le pays soit soulagé. Donc le retour à l'ordre,
tranquille,
républicain, démocratique, constitutionnel, c'est que demain, les parlementaires votent pour que la destitution puisse être enclenchée.
Ça c'est pour l'appel à la destitution. On va revenir sur l'appel à la démission et à de nouvelles élections, des élections anticipées et réclamées par Édouard Philippe. On ira à l'Elysée d'ailleurs dans un instant pour voir comment on réagit du côté d'Emmanuel Macron. Mais comment ça peut se passer ? Comment ça peut se dérouler ?
Alors déjà, c'est possible que le président de
la
République décide de démissionner.
C
'est encadré par l'article 7 de la Constitution. Mais on le rappelle, Emmanuel Macron a toujours fait comprendre qu'il serait président jusqu'au dernier quart d'heure, jusqu'au bout. Mais si jamais cela d'aventure venait à arriver, voici les étapes. Le président doit envoyer un courrier au Conseil constitutionnel. Une fois qu'il est accepté, ce courrier, l'intérim est assuré par le président du Sénat, en l'occurrence Gérard Larcher aujourd'hui. Et puis, une élection présidentielle est organisée de manière anticipée jusqu'à 35 jours. Et donc là, vous comprenez que ça devrait être une campagne extrêmement rapide, à peine plus d'un mois.
Ce cas est arrivé une fois en 1969, lorsque le président Charles de Gaulle décide de démissionner. C'est Alain Power qui prend la présidence par intérim. Il y a de nouvelles élections. Et à l'époque, Georges Pompidou remporte cette élection. Ça, c'est pour la forme. Mais donc, si on écoute ce que dit Édouard Philippe ce matin, une démission anticipée, on imagine donc, par exemple, que le président de
la
République pourrait s'exprimer et annoncer une démission plus tard, dans quelques mois, quelques semaines. Dans la Constitution, rien ne lui en empêche de le faire. En tout cas, ce serait une interprétation extrêmement politique, selon les constitutionnalistes, de le faire ainsi. Et ça serait surtout extrêmement inédit.
Et puis,
on
en parlait il y a un instant avec Aurélien Lecoq, que ce n
'est
pas le seul Édouard Philippe à appeler à la démission du chef de l'État.
Absolument. De parler de démission anticipée, ils sont plusieurs à le faire. Déjà depuis plusieurs mois, vous en parliez à l'instant. Il y a le centriste Hervé Morin, ou encore le maire de Cannes, David Lissnard, ou encore, évidemment, Valérie Pâques-Cresse. Jean-François Copé, le mois dernier, a encore enfoncé le clou en demandant une démission anticipée après le scrutin municipal en mars 2026. Quand je parle de mars 2026, vous voyez aussi que le calendrier électoral va être très chargé, serait très chargé si jamais il y avait une élection anticipée. Il reste évidemment la possibilité d'une dissolution. Là, on en a un peu plus l'habitude. Je vous rappelle les étapes.
C'est l'article 12 de la Constitution. Le président annonce une dissolution, publication du décret et nouvelles élections législatives entre 20 et 40 jours maximum. à voir donc quelle solution pourrait être celle du président de la République.
Et on va voir quelles sont les réactions du côté de l'Elysée. Anthony Lebos, vous êtes sur place. Emmanuel Macron donc, qui a dû entendre, comme nous tous, cette proposition d'Edouard Philippe, qui appelle à sa démission à des élections anticipées. Qu'est-ce qu'on dit du côté de l'Elysée
? L
'Elysée ne réagit pas. Pas plus que l'entourage d'Emmanuel Macron. Ce serait en fait donner de l'importance à une option qui est exclue depuis le début par Emmanuel Macron. Il le répète à l'envie, à chaque interview, à chaque fois qu'il est interrogé, il sera président jusqu'au dernier quart d'heure. Il sera président jusqu'au terme de son mandat. Ce qui est certain, c'est que la rupture entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron n'a jamais été aussi définitive.
Un membre du parti d'Edouard Philippe, membre du parti Horizon, nous explique finalement la sortie, ce lâchage en règle d'Edouard Philippe en nous disant que seul le président a les clés aujourd'hui de la situation politique en planifiant son départ et en créant les conditions d'un débat dont la France a besoin. Edouard Philippe est finalement la personnalité politique du Bloc central qui a été le plus loin aujourd'hui dans son lâchage du président de la République. Gabriel Attal s'est refusé à défendre cette option de la démission et d'une présidentielle anticipée, même s'il répète encore une fois qu'il ne comprend plus les décisions du président de la République.
Alors quand les soutiens du président de la République, finalement quand on les interroge, très peu nous
répondent,
ou pas du tout d'ailleurs. Certains soutiens nous disent que c'est de l'ingratitude parce qu'Emmanuel Macron a nommé ces deux personnalités, Edouard Philippe et Gabriel Attal, Premier ministre. C'est une course à celui qui trahira le plus entre Edouard Philippe. Et Gabriel Attal me confiait un des rares soutiens d'Emmanuel Macron aujourd'hui. Merci à vous Anthony,
le
boss en direct de l'Elysée.
On
va voir ce qu'en pensent les Français. En tous les cas ceux à qui vous avez parlé. Noémie Vira, vous êtes dans les Yvelines. Alors à cette proposition d'Edouard Philippe, que répondent ceux que vous croisez
? Alors
c'est une idée qui séduit certains. Au moins on saurait à qui on confie les clés. Mais une idée qui effraie d'autres avec la peur d'une énième crise électorale. Ce qui veut dire une nouvelle campagne, de nouvelles promesses, potentiellement de nouvelles divisions aussi. Et puis d'autres qui voient une éternelle manœuvre politicienne. Écoutez ce qu'en pensent les habitants des Essar-le-Roi. Ah bah s'ils font le front de droite, oui d'accord, il n
'y a
pas de problème. Il y
a
comme ça qu'on peut gagner. Si on met encore un nouveau premier ministre, on va encore être dans la même situation qu'actuellement. Donc à un moment donné, il faut passer à autre chose. Je suis un ancien militaire. Lorsque vous êtes en opération extérieure et que vous n'êtes pas de compétent, je peux vous dire que vous êtes en vol bleu. C'est-à-dire qu'on vous rapatrie rapidement en métropole.
Et
on vous remplace. Eh bien, monsieur le président, je lui souhaite pas mal de vols bleus. Changer l'état, ok, mais pas pour refaire la même politique. Près d'un Français sur deux pense qu'une nouvelle élection ne changerait pas grand-chose. Pire qu'elle augmenterait encore la fracture. Et puis la déclaration d'Edouard Philippe révèle aussi une inquiétude nationale, celle du vide politique. Il faut dire qu'ici, en tout cas, la lassitude est très présente et le sentiment de peur est bien présent et profond. La peur est structurelle ici. Merci beaucoup à vous, Noémie. Vira dans les Yvelines. On va reparler des différentes options qui se présentent.
On l'a compris, Anthony Le Boss nous l'a dit du côté de l'Élysée. Amandine, la démission du président, à ce stade, dans tous les cas, il le répète, s'est exclue. Qu'est-ce qu'il y a comme autre option ? Là,
on
voit ces images en direct de Matignon où il va recevoir dans un instant à nouveau les représentants des Républicains. Est-ce que c'est encore possible de nommer un nouveau Premier ministre pour Emmanuel Macron ? Oui, tout à fait. C'est une option qui est tout à fait encore sur la table aujourd'hui. Il y a deux options privilégiées à ce stade. C'est la nomination d'un nouveau Premier ministre et la dissolution. Nomination d'un nouveau Premier ministre, il y a deux options.
La continuité, quelque chose qui ressemblerait à Michel Barnier et François Bayrou avec quelqu'un venu davantage de la droite avec pourquoi pas Bruno Retailleau qui accepterait de rester dans un tel gouvernement ou bien Emmanuel Macron fait ce qu'il s'est toujours refusé à faire et que les constitutionnalistes lui conseillaient de faire dès le début, à savoir nommer un Premier ministre de gauche, mais d'une gauche compatible avec potentiellement la droite qui accepterait de ne pas censurer ce nom.
C'est une recherche assez difficile et surtout qui contrevient au désir profond d'Emmanuel Macron qui n'a jamais voulu pour l'instant lâcher quoi que ce soit sur son bilan et sur sa politique de l'offre et qui a dit non via Sébastien Lecornu à la taxe Zuckmann, qui a dit non à la suspension de la réforme des retraites, etc. Donc ce serait pour lui un pas extrêmement symbolique. Sinon, la troisième option,
c
'est la dissolution et ces trois pistes-là pourraient être annoncées à vrai dire dès cette semaine puisque la fin de la négociation que doit mener Sébastien Lecornu, c'est demain soir. Donc à partir de
vendredi
par exemple, Emmanuel Macron pourrait prendre la parole pour exprimer son choix et c'est peut-être la seule bonne nouvelle dans ce marasme,
c
'est que va se dessiner une issue quelle qu'elle soit de façon maintenant assez rapide. Vous évoquiez la nomination possible d'un Premier ministre de gauche, c
'est
ce que demandent notamment les socialistes, les écologistes, pas vous du côté de la France insoumise. Je vous fais réagir dans un instant, mais on va aller à l'Assemblée nationale retrouver Naoufel El-Kawafi. Cette question-là, elle divise à gauche et on sent bien que l'éclatement, il est en cours du côté du nouveau Front populaire. Absolument, une gauche plus divisée, plus fragmentée que jamais. C'est vrai que les réunions de travail se multiplient ces dernières heures.
D
'un côté, pour vous faire le schéma, vous avez les socialistes qui eux demandent à ce qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche et un gouvernement de gauche. De l'autre côté, vous avez les insoumis qui vont plus loin, demandent à ce que le Président de la République démissionne. Et puis entre les deux, vous avez quoi ? Vous avez les écologistes avec leur chef de file Marine Tondelier qui souhaite négocier avec les deux, sauf que ça risque d'être très compliqué. La preuve en est ce matin avec les deux réunions qui ont eu lieu. Une première avec les insoumis et les écologistes. Une seconde ensuite avec cette fois-ci le Parti Socialiste, le Parti Communiste et les écologistes.
Mais à chaque fois, socialistes et insoumis refusent de se rencontrer, refusent de négocier ensemble avec notamment des désaccords profonds. Les premiers souhaitent gouverner quand les autres appellent notamment à des élections présidentielles, une élection présidentielle anticipée. C'est ce que nous expliquait tout à l'heure Éric Coquerel, le député insoumis. Écoutez-le.
On
se prépare surtout à ce que nous souhaitons. Et ce que nous souhaitons, c'est une présidentielle anticipée. On pense que c'est ça qui serait à même de résoudre l'impasse dans laquelle le pays est par la faute d'Emmanuel Macron.
Et
comme c'est par sa faute,
et
vu le rôle du président de
la
République dans la Ve République, nous pensons que c'est ça qui doit être mis en question.
Et
en cela, je suis assez heureux qu'Édouard Philippe nous rejoigne ce matin sur cette proposition.
Vous
l'aurez donc compris, une gauche plus divisée que jamais. Plusieurs réunions de travail vont avoir lieu ces prochains jours, notamment ici à l'Assemblée nationale. Ici même, c'est ici que devait avoir lieu le discours de politique générale, avant notamment l'annonce de la démission de Sébastien Lecornu.
–
Merci beaucoup Naouf El-Kawafi, Aurélien Lecoq. Une gauche plus divisée que jamais, on l'a vu aujourd'hui encore. Les socialistes ont refusé finalement une rencontre avec vous, avec la France insoumise
? – Vous
avez raison,
le
parti socialiste aujourd'hui est
le
moteur de la division malheureusement.
Qu
'avons-nous fait nous,
les
insoumis, hier par la voix de Jean-Luc Mélenchon, de Manuel Bompard, de Mathilde Panot ? Nous avons pris nos responsabilités très tôt, dans un moment de chaos qui frappe durement les Français, parce qu'il y a l'instabilité politique, mais il y a aussi la pauvreté, le chômage qui frappe le pays. Très tôt hier, nous avons dit, dans ce contexte,
nous
devons pouvoir avoir une discussion pour regarder l'avenir ensemble avec le nouveau Front populaire, sur la base
claire
du programme de rupture. Les écologistes ont répondu présent ce matin, le groupe communiste à l'Assemblée a répondu présent, Génération a répondu présent, nous nous sommes mis d'accord sur une manière de porter le programme du nouveau Front populaire.
– Mais sans les
socialistes en tous les
cas. – Les socialistes
l
'ont
refusé, ils ont fait preuve de sectarisme, ils assumeront leurs responsabilités.
– Merci beaucoup à vous Aurélien Lecoq, vous restez avec nous, on
se
retrouve dans un instant, on ira à Matignon,
on
va suivre l'arrivée d'abord de Laurent Wauquiez, et puis un peu plus tard de Bruno Rotaillot pour rencontrer…
Aurélien Le Coq