Nicolas Dupont-Aignan était l’invité de CNEWS dans la Matinale 26/01/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Il n'est même pas candidat. Expliquez-nous pourquoi, en fait.
- 1:48FerméeRéponse directe
Vous les aurez les 500 parrainages ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français se détournent-ils de la politique selon vous ?
- 2:56OuverteRéponse partielle
Qui serait votre Premier ministre ?
- 4:28OuverteRéponse directe
En quoi la campagne va-t-elle se jouer en moins d'un mois ?
- 5:05RelanceRéponse directe
Bruno Le Maire dit qu'on ne baissera pas la fiscalité. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Invité politiqueChiffre
« 57% des Français pensent que la démocratie fonctionne mal dans notre pays. »
- 2:41PrésentateurFait
« Je suis le seul candidat qui a tout chiffré. »
- 6:18PrésentateurChiffre
« La fortune des plus grands milliardaires français a augmenté de 200 milliards d'euros pendant la crise du Covid. »
- 8:06Invité politiqueChiffre
« 60% des personnes interrogées pensent que les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Nicolas Dupont-Aignan15 %
- ?7 %
≈ 38 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
M. Dupont-Aignan.
Bonjour Mme Ferrari.
Bienvenue dans la matinale de CNews. On va parler de notre programme dans un instant qui est fourni. 715 propositions, mais d'abord un mot d'Emmanuel Macron, toujours en déplacement. Dans la Haute-Vienne, aujourd'hui, après la Creuse, vous l'accusiez de vouloir voler l'élection aux Français. Expliquez-nous pourquoi, en fait. Il n'est même pas candidat.
Justement, il a instrumentalisé la crise du Covid pendant des mois. On ne
pouvait
pas parler d'autre chose.
C
'était ce qui intéressait les Français aussi, M.
Dupont
-Aignan.
C'est important, mais il n
'y a
pas que ça. Et deuxièmement, il n'est pas candidat tout en utilisant les impôts des Français pour faire sa campagne. Et on est à 76 jours du scrutin. Donc je crois qu'il serait temps, si on veut avoir une vraie élection,
que
M. Macron se dévoile, affirme sa candidature, et qu'on ait un débat loyal.
Là,
il n
'y a
pas de loyauté du débat.
Il
y
a
un faux vrai candidat qui utilise l'argent public,
qui
n'est astreint à aucune règle,
et
qui fait campagne.
Alors
les Français ne sont pas idiots. Ils vont le voir. Mais c'est peut-être aussi ce qui explique leur écœurement de la politique.
Effectivement, le baromètre Sevipov sur la confiance dans la politique est vraiment très éloquent. 57% des Français pensent que la démocratie fonctionne mal dans notre pays.
Ça vous
étonne ou pas ?
Mais pas du tout. Il y
a
un écœurement général.
D
'abord parce qu'il n
'y
a pas d'égalité de traitement. On le voit très bien avec Emmanuel Macron. Il n
'y a
pas d'égalité de traitement médiatique d'une manière générale. Il n
'y a
pas d'égalité de traitement financier. Ceux qui ne sont pas dans le système ne peuvent pas emprunter d'argent. Il y a le blocage des parrainages. Nous sommes un certain nombre à courir pour essayer d'avoir les 500 parrainages. Le jour J, pendant ce temps-là, certains font campagne et ont 3000 parrainages.
Vous les aurez les 500 ?
Je l'espère.
Je fais encore appel au maire. Il m'en manque un peu. Je ne les ai pas encore totalement. Je pense qu'on va les avoir. Mais ça sera juste.
Et
pendant ce temps-là... Vous perdez du
temps
à ça.
Exactement. Donc, premier point, ce n
'est
pas loyal. Deuxième point, et ça,
ce
n
'est
pas la faute d'Emmanuel Macron, seulement loin de là.
Ce
n
'est
pas la faute des journalistes en soi. Mais moi, je m'aperçois que quand on présente un programme, un projet, j'ai eu l'expérience tout récemment, nous avons bossé comme des fous. Je suis le seul à présenter un programme chiffré. Chiffré parce que je ne crois pas au Père Noël.
Et
je pense que les Français se détournent la politique parce qu'ils voient bien les gros sabots des hommes politiques qui promettent tout avant les élections et qui ne tiennent rien après.
Ils sont habitués à ça, oui, les
Français. Oui,
donc moi, j'ai fait un programme chiffré. Je l'ai là. Vous l'avez, je vous l'ai offert. Absolument. Vous le lirez aujourd'hui. C'est le seul candidat, je suis le seul candidat qui a tout chiffré. Il n'y a pas une proposition qui n
'est
pas chiffrée. Parce que je pense que c'est une question de respect pour les lecteurs. Mais entre nous, ça n'intéresse pas grand monde. Pourquoi ? Parce que, je vais vous donner un exemple. Je vous l'ai dit en privé, je peux le dire. Allez-y, allez-y. J'ai été sur un journal télévisé d'une chaîne concurrente. J'ai présenté mon projet, la fiscalité, etc. Puis à la fin, on m
'a
demandé... Qui serait votre Premier ministre ? Non, qui serait une personnalité que je rêverais de voir dans mon gouvernement ? Et j'ai dit, parce que je l'aime bien,
et
parce que je pense que le problème, c'est la France des territoires qui est oubliée, j'ai dit Jean-Pierre Pernault. Et alors ? Et alors, il y a eu des centaines d'articles sur Internet, Jean-Pierre Pernault, Dupont-Aignan, mais pas du tout sur la
baisse de l'impôt,
sur la baisse des droits de succession, sur les économies que je veux faire. Donc ça pose un problème dans un système de bruit médiatique lié à l'audimat, lié à Internet, lié à plein de choses. Enfin, vous l'avez
suscité, ça.
C
'est vous qui avez
cité Jean-Pierre Pernault. Mais ce n'est pas moi qui ai posé la question.
Oui. Ce
n'est pas moi qui ai posé la question. Non,
mais c'est intéressant. Mais il n
'y a
pas de coupable. On est d'accord. Je n'accuse personne. Je dis qu'on est dans un monde... Oui, mais vous dénoncez un système que vous-même vous suscitez. Mais non,
je réponds à une question.
On me dit
quelle est la personnalité que je rêverais. Il a accepté votre proposition ? Non, il
n
'a
pas accepté.
C
'est dommage. Dommage. Sinon, ce serait un soutien
de toi. Vous avez une autre
idée peut-être pour refaire le buzz ce matin ?
Mais ce n
'est
pas de faire le buzz, justement. C'est que l'homme politique, sérieux, comme je crois l'être, sincère, a beaucoup de mal à se faire un chemin dans une pré-campagne présidentielle faite que de polémiques. Or, j'attends des débats. Je vous demande, tiens, par exemple, CNews, organiser un débat sur l'économie, sur la sécurité. Et avec tous les candidats, des candidats que les Français n'ont pas l'habitude de voir assez. Plus d'ouverture. Et là, vous verrez que les Français, peut-être, découvriront le chemin des urnes. C'est ça qui est important.
Ils s'intéressent souvent à la politique et à l'élection assez tard,
et de plus en plus tard. Ça veut dire que la campagne va se jouer.
En quoi ? En moins d'un mois. Moins d'un mois pour décider du destin de la France. Vous vous rendez compte ?
Dans un contexte
sanitaire compliqué, en
plus. Vous vous rendez compte ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on va se retrouver, peut-être, le 24 avril.
Et
puis les Français diront, oh,
tiens, c'est déjà passé. Il y avait une élection.
Il y avait une élection.
Oui, mais c'est
terrible. Parce que les Français sont déjà en colère, à juste raison, sur les souffrances qu'on leur inflige. Et ils veulent en reprendre pour 5 ans. Et moi, je leur dis attention. Vous allez en reprendre pour 5 ans. Donc vous avez intérêt à vous secouer. Et allez voter.
Deux sujets qui préoccupent vraiment les Français. Un pouvoir d'achat, deux sécurité. Sur le pouvoir d'achat, on vient d'en parler avec Romain Desarbres, le prix des cartes bureau n'est jamais été aussi haut.
Alors,
Bruno Le Maire a dit non, on ne baissera pas la fiscalité.
Mais c'est incroyable.
Qu
'est-ce que vous vous proposez
?
Alors, j'ai toujours proposé la même chose. Depuis 2017,
je
dis qu'il est inadmissible que quand les prix augmentent de l'essence, l'État fasse du bénéfice supplémentaire. Comme les taxes représentent 60%
du
prix, quand le prix du baril monte, l'État se fait de la gratte
non
prévue.
Vous
vous rendez compte ? C'est-à
-dire
que
ce
n
'est
même pas prévu au budget. C'est la moindre des choses qui le rendent. Premier point. Et deuxième point, j'ai toujours dit que dans un pays normal, on ne taxe pas les taxes. Il y a une TVA sur la taxe qui représente, j'ai amené parce que c'est clair, 14 centimes quand le prix était un peu moins cher, 14 centimes TVA sur la taxe, 14 centimes, je propose de la supprimer. Je vois M. Le Maire qui nous dit mais il est hors de question de baisser la fiscalité. Mais quand il a supprimé l'ISF, il n
'a
pas eu de scrupule. Donc je dis qu'on peut supprimer cette taxe,
c
'est 7 milliards d'euros. 7 milliards. Et je propose pour la compenser un impôt sur les très grandes fortunes, temporaire, au-dessus de 10 millions d'euros.
Vous
avez vu les chiffres d'Oxfam, une association britannique. La fortune des plus grands milliardaires français a augmenté de 200 milliards d'euros
pendant
la crise du Covid. Honnêtement, est-ce qu'il ne peut pas y avoir un petit prélèvement, temporaire,
au
-dessus de 10 millions d
'euros, au-dessus de 10 millions d'euros pour soulager la peine des millions de français qui bossent ? Ce n
'est
pas collectiviste. Parallèlement, je propose la suppression des droits de succession, de tous les droits de succession sur la résidence principale.
Valérie Pécresse propose que 95%
des français soient
supprimés. Très compliqué. Oui,
ça c'est
en parole, mais quand vous regardez, moi c'est un truc beaucoup plus simple. La résidence principale sort des droits de succession. Comme ça, ceux qui ont économisé toute leur vie pour acheter une maison
ont
été taxés sur le travail et veulent la léguer à leurs enfants, ils savent, la résidence principale, pas de droits de succession. C'est beaucoup plus simple. Donc, ce que je veux dire,
c
'est qu'il faut baisser la fiscalité sur les sens. Les gens ne peuvent plus travailler, les artisans ne peuvent plus faire fonctionner leur entreprise. et en plus, on ne taxe pas une taxe. Il n
'y a
pas un pays au monde qui taxe des taxes. Donc, il
y a
un moment, il faut arrêter.
Et vous rétablissez l'ISF ou pas ?
Non. Non, parce que je pense que l'ISF était un impôt qui ne touchait pas les très grandes fortunes et qui touchait, je dirais, les gens aisés qui avaient travaillé toute leur vie. Donc, je suis plutôt qu'au-dessus de 10 millions d'euros. Oui, là, il faut taxer. Et puis, on exonère la résidence principale pour permettre de transmettre à ses enfants le fruit de son travail. Tout mon projet,
c
'est récompenser le travail. 13e mois, indexation des pensions de retraite, exonération de droits de succession de la résidence principale et puis taxation des très grandes fortunes parce qu
'on
ne
peut
pas accepter qu'il y en ait qui s'enrichissent sur le dos du Covid, la crise Covid, alors que d'autres ne peuvent pas faire le plein de leur voiture pour aller bosser.
Un petit mot sur ce baromètre de confiance dans la politique qui a été publiée aujourd'hui par le Figaro. 60% des personnes interrogées pensent que les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment.
C
'est en hausse de 9
points.
Vous comprenez ce jugement aussi dur sur les personnes au
chômage ? Je
le comprends, mais attention, il est à la fois parfois juste et parfois très injuste. Il y a les deux. Et c'est pourquoi je pense qu'il faut absolument relocaliser de l'emploi parce que vous avez des chômeurs, des informaticiens, par exemple, j'en connais, qui, dans ma ville, qui, à 55 ans, sont largués. Je peux vous dire qu'ils ont fait 150 CV, qui ne trouvent rien. Donc, je pourrais dire oui, les gens ont raison. Je trouve qu'il y
a
une grande injustice. En revanche,
ce
qui est vrai,
c
'est qu'il y a des gens qui profitent des aides.
On
en connaît tous et que le système n'est pas juste. Et c'est pourquoi je propose que toute personne qui touche le RSA travaille une journée par semaine pour la collectivité comme mode de réinsertion.
C
'est-à-dire qu'on ne donne pas un poisson, on apprend à pêcher. Et cela permettra peut-être d'opposer les Français les uns aux autres.
D'opposer les Français aux autres ?
Oui, parce que ça, ça veut dire quoi
? C'est votre projet ? Opposer les Français aux autres
?
Non, cela
permettra d'éviter d'opposer les uns aux autres. Pardonnez-moi si j'ai ma langue à fourcher. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, ce chiffre montre
que
face à une situation de détresse, on a le sentiment qu'il
y
en a qui profitent du système. Qu'il
y
en a qui profitent parce qu'il y en a qui profitent du système. C'est la réalité. Mais ne mettons pas l'opprobre sur tous ceux qui sont en difficulté d'emploi.
Alors, un petit mot sur la sécurité. Les Français ont un jugement assez négatif sur le bilan du quinquennat. 69% pensent que la situation s'est dégradée. Gérald Darmanin, ce matin, dit non, il y a eu une baisse de la délinquance grâce aux 10 000 policiers que nous avons mis sur le terrain.
C'est complètement faux. Il suffit de vivre en banlieue, de vivre à la campagne.
J
'étais voir des maires encore récemment, des bandes de Moldave, de bandes de tous les pays écument la campagne. Enfin, Gérald Darmanin ne voit pas la réalité. C'est tout. Pourquoi ? Parce que, d'abord, il n
'y a
pas eu vraiment les 10 000, contrairement à ce qu'il dit. Les écoles de police ne sont pas suffisantes. Deuxièmement, la justice, et c'est un problème judiciaire,
ce
n
'est
pas un problème de police, 40 000 places de prison, je propose. Je propose à chaque délit une peine. La suppression des remises de peine pour les récidivistes, le doublement de la peine pour les agressions de policiers, de pompiers, de gendarmes.
Le
système est tellement laxiste en matière de justice qu'il ne fonctionne plus et tous les Français le voient. Enfin, c'est évident.
Le chauffeur de bus qui a été agressé à Paris il y a quelques jours.
Tous les jours
!
L'agresseur est ressenti
libre. Mais ça fait des années. Je propose un certain nombre de mesures très
précises.
Mais il sera jugé, il n'aura rien.
Quasiment. Vous ne
préjugez pas, on verra bien. Un tout petit mot de ce qui se passe à droite. Il y
a
beaucoup de mouvements du côté de chez Éric Zemmour, des transfuges du côté du Rassemblement national, des LR. Ça ne vous regarde pas ? Vous avez perdu un certain nombre de vos troupes
en direction de Marine Le Pen. Oui, il y en a quelques
-uns. L'arroseur est arrosé. Vous savez, les mercenaires, les histoires, ça ne m'intéresse pas. Parce que c'est justement ce qui fait que les Français se dégoûtent de la politique. Qu'est-ce qu'on propose
? Qu
'est-ce qu'on est soi-même ? Mais qu'est-ce qui vous
différencie, d
'Éric Zemmour ?
Vous pensez qu'il y a un problème de civilisation dans notre pays ?
Mais bien sûr qu
'il
y
a
un problème de
civilisation là-dessus. Vous pourriez le rejoindre ?
Pourtant, mais je suis candidat, pour autant je pense que si on veut battre Macron,
il
faut rassembler les Français et ça ne sert à rien d'en rajouter. Les Français ont besoin d'avoir un cap. Ils n'ont pas besoin d'avoir une division supplémentaire. Moi, ce que je remarque,
si
on prend un peu de recul, c'est que depuis l'arrivée de Macron, on dresse les Français les uns contre les autres et on ne résout pas les problèmes. Je pense qu'Éric Zemmour a parfois un bon constat, mais que les solutions ne sont pas capables de rassembler
suffisamment. Vous pourriez
rallier Éric Zemmour
si vous étiez derrière
lui au premier tour
? Mais je suis candidat, il y a plusieurs candidats qui règlent déjà ces problèmes entre Marine Le Pen et lui. Moi, j'ai une vision gaulliste, indépendance de la France, liberté des Français, démocratie, référendum d'initiative citoyenne et des solutions concrètes. J'étais maire 22 ans, je veux du concret et je veux réconcilier les Français.
Donc vous n'aurez pas de consigne de vote au soir du
premier tour ? Mais j'en ai,
attendez, vous brûlez toutes les étapes, vous me mélangez premier tour, deuxième tour.
Non, je suis
restée sur le premier tour tout
le temps, depuis le début, je suis très cohérent. J'ai un
projet, j'ai des soutiens, on avance et je veux que les Français voient peut-être autre chose que les polémiques. Voilà. Et puis il
y
a d'autres sujets encore importants dont on parlera.
Lesquels ?
La politique étrangère, on a une
guerre qui le nasse. Voilà,
j'allais y venir bruit de bottes autour de l'Ukraine. Est-ce que vous redoutez que la Russie ne fasse une invasion et que les États-Unis prennent avec nous, les alliés européens, un certain nombre de mesures de sanctions, de rétorsions ?
Je veux dire, je suis effrayé de ce qui se passe et je vais vous dire pourquoi.
On
tombe dans un piège. On a l'État islamique qui est en train de conquérir l'Afrique.
Il
vient d'avoir un coup d'État au Burkina Faso. On a l'État islamique qui reprend des forces en Syrie, qui vient libérer une prison où il y avait des djihadistes.
La
Russie a été utile et si la Russie n'avait pas été en Syrie, nous aurions l'État islamique.
Et
je trouve surréaliste, fou que l'Europe regarde l'avenir avec les lunettes du passé et qu
'on
se trompe d'adversaire. L'adversaire, c'est sur le plan économique la Chine
et
c'est sur le plan géopolitique l'Afrique qui est en train de basculer. Et les Européens, à cause du donbat, sont en train de rentrer dans un engrenage avec Poutine, malsain. Donc, ce que demande Poutine, c'est quoi ?
C
'est la neutralité de l'Ukraine. Donc, pourquoi on met des armes en Ukraine ? Par ailleurs, il faut être ferme avec Poutine. Je ne
dis
pas de tout céder, loin de là. Mais
c
'est un piège pour l'Europe.
Vous
savez, la guerre de 1914 est née du problème des minorités. Et les États-Unis et les autres sont ravis de voir l'Europe se déchirer. Nous avons besoin d'une grande alliance avec la Russie. Nous sommes complémentaires. Nous devons lutter face aux défis de l'avenir. Et les vrais défis, c'est l'Afrique qui est en train de basculer dans le djihadisme.
Et
ça, c'est beaucoup plus
important que le Donbass. Pardonnez-moi.
Mais on est tous attachés à la souveraineté des peuples. Vous le premier. Donc, l'Ukraine a sa souveraineté territoriale. Bien sûr. Hors de question qu
'elle soit enfreinte par la Russie. Si on rentre dans le détail, je suis à la
Commission des affaires étrangères. Il y a eu des accords de Minsk
que
l'Ukraine n
'a
pas respectés sur un référendum au Donbass. Par ailleurs,
Poutine n
'a pas respecté certaines choses. Donc, il faut déminer.
Mais
il faut que les Européens comprennent
que
se déchirer sur le Donbass, rentrer dans une escalade absurde, alors qu'il y
a
le feu à la maison du monde, est aberrant. Alors, je ne dis pas que c'est facile, mais je dis que la France, justement, si la France gardait une politique indépendante...
C'est ce que veut Emmanuel
Macron. Il veut essayer de trouver un chemin de désescalade. Oui,
tout en désant, je suis du côté de l'OTAN. Et je vais envoyer
des troupes en Roumanie. Non, mais justement,
moi, je veux sortir de l'OTAN. Et bien, moi, je veux sortir du commandement militaire intégré. Et je veux que la France ait une voie indépendante. Et la France sera beaucoup plus efficace et grande s'il
y
a une voie indépendante. Et je dirais à nos amis européens, si vous ne nous aidez pas au Sahel, vous aurez... La population africaine va doubler 1 milliard à 2 milliards dans les 30 ans qui viennent et l'Europe sera noyée. Alors, plutôt que de se déchirer sur le Donbass, regardons les défis de l'avenir. Ne regardons pas l'avenir avec un rétroviseur. C'est terrible ce qui est en train de se passer. Il faut une désescalade méthodique, diplomatique. Nous avons des intérêts en commun avec la Russie.
Merci
Nicolas Dupont-Aignan d'être revenu ce matin dans la matinale de CNews.
Nicolas Dupont-Aignan