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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

"Des policiers ont peur de faire leur travail correctement" (Arnaud Blaise, syndicat policier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment vous réagissez à la visite du chef de l'État ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Comment s'est vécu le déplacement du président à Marseille ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'Intérieur est relégué en arrière-scène. Comment le vivez-vous ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Les policiers sont-ils en capacité de tenir face aux mobilisations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « Ce 24 octobre, c'était pas forcément un modèle pour nous. C'était pas en tout cas sur Marseille, ça a pas été euh forcément agréable en tout cas pour dans la tête de mes mes collègues policiers. »
  • 2:55Fait
    « À l'heure actuelle, les policiers euh sont présents, sont euh très courageux parce que ils vont ils ont toujours ce sentiment de partir presque à l'abattoir. »
  • 3:35Chiffre
    « Entre le samedi 17 octobre et le samedi 24 octobre, on a quasiment 160 collègues blessés. »
  • 3:45Chiffre
    « On est aujourd'hui sur une police équivalente à 2007, donc il y a quasiment 20 ans de retard euh aujourd'hui. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Euh comment vous réagissez justement aussi à cette visite du chef de l'État ? Elle était attendue euh pour vos services ? Alors bon, bonsoir, merci de me recevoir. Euh dans un premier temps, moi je tenais à féliciter l'ensemble de mes collègues qui ont qui ont été engagés, qui sont qui se sont euh rendus disponibles euh le ce dernier weekend, donc le 24 octobre. Et pour rebondir sur les propos du président de la République, ben écoutez, ce 24 octobre, c'était pas forcément un modèle pour nous. C'était pas en tout cas sur Marseille, ça a pas été euh forcément agréable en tout cas pour dans la tête de mes mes collègues policiers. Vous êtes rassuré justement de ces de cette visite où j'allais dire ce sont encore une fois que des mots comment

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vous comment s'est vécu justement à la fois ce déplacement du chef de l'État dans la deuxème ville-de- le rappelle très touché par ces manifestations ? Ben écoutez, je pense que de tête, je crois que ça va faire presque une vingtaine de fois, enfin peut-être un peu moins, une quinzaine de fois que le président de la République vient sur Marseille entre 15 et 20. Je crois que c'est 16 ou 17 exactement à vérifier. Et à chaque fois, bon ben nous on a espoir, on attend, on s'attend à ce que des des annonces concrètes aient lieu et puis finalement on est plus sur de la communication qu'autre chose. Donc là, pour le coup, on on a encore une fois espoir dans dans les rangs de la police, dans notre institution policière. On espère que on espère être entendu une bonne fois pour toutes, mais pas

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seulement entendu. On espère vraiment que des actes euh seront pris euh vraiment à la hauteur. Cette fois-ci, on peut avoir le sentiment dans cette séquence que le ministre de l'intérieur est relégué aussi, j'allais dire en arrière-sène avec cette visite du chef de l'État à Marseille. Comment vous le vivez justement en tant que policier ? On l'a vu la semaine dernière, il a le le le ministre de l'intérieur a a posé sa démission qui a été refusée par le chef de l'État. Comment vous vivez cela à l'intérieur de de la police ? Mais la démission, c'est peut-être c'est pas forcément le chemin à prendre. C'est pas à nous après de vous dire si c'est bien, si c'est mal. Nous, c'est vrai qu' le ministre de l'intérieur, monsieur Lunez, est venu rendre nous rendre

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visite à Marseille la semaine dernière. il devait euh rendre il devait prendre avoir un rendez-vous avec euh les euh les secrétaires nationaux donc des des différentes organisations syndicale. Euh c'est un rendez-vous qu'on attend toujours. Donc euh il va falloir qu' qu' il va falloir réellement euh qu' qu'il nous rencontre et que des décisions soient réellement prises. Ça fait des années euh qu'on réclame des des revendications, qu'on a des revendications qui sont je pense légitimes. Là, on espère que on espère être entendu une bonne fois pour toutes et encore une fois, je disais que des que des annonces concrètes ai lieu. Arnaud Blaise, bonsoir. Vous le je voulais vous faire agir sur les mots du président qui a dit donc depuis Marseille qu'il faudra tenir. He

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ce sont ces mots, il faudra tenir. Est-ce que vous avez enfin vous pouvez nous dire que les forces de police sont en capacité de tenir si jamais il y a des mobilisations chaque samedi le 5 novembre et que ça continue durant l'hiver et peut-être pourquoi pas durant les les 6 prochains mois avant le départ d'Emmanuel Macron ? Est-ce que les policiers peuvent tenir sur la durée ou pas ? À l'heure actuelle, c'est une je trouve c'est une très très bonne question. À l'heure actuelle, les policiers euh sont présents, sont euh très courageux parce que ils vont ils ont toujours ce sentiment de partir presque à l'abattoir. Ils savent qu'ils vont y aller. Ils seront présents euh sur les manifestations, sur les émeutes, sur les pillages. Mais euh ils savent aussi

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qu'ils ont un gros risque de blessure. À Marseille, on est proche des 160 160 collègues blessés en l'espace de d'une semaine. Entre le samedi 17 octobre et le samedi 24 octobre, on a quasiment 160 collègues blessés. Euh c'est quand même énorme. C'est énorme. Euh d'autant plus que les les policiers aujourd'hui ils font enfin ils sont sur tous les fronts hein. On nous demande toujours de faire plus avec évidemment moins d'effectifs. Euh on est aujourd'hui sur une police équivalente à 2007, donc il y a quasiment 20 ans de retard euh aujourd'hui. Donc à un moment donné, il va falloir réellement qu'on puisse qu'on puisse apporter des solutions. Savoir des effectifs de police, c'est évident, mais aussi une protection juridique. C'est c'est vraiment important pour nous

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parce que aujourd'hui on a une violence extrême qui qui est qui est commise sur les policiers et on a en même temps euh bah des des collègues des fois des policiers qui sont embêtés au niveau des sisines de l'IGPN et cetera pour des raisons qui devraient même pas exister et des collègues sont poursuivis. Mais c'est je quand il y a un geste effectivement qui est commis qui doit pas avoir lieu, ben il y a pas il y a pas de souci. Le policier doit doit doit répondre et de sa sa propre responsabilité. Mais par contre voilà, quand aujourd'hui les policiers ont peur de de faire leur travail correctement, c'est qu'il y a un réel problème et et on on a affaire à ces problématiques-là aujourd'hui. On a deux problèmes, pardon, on a deux problèmes. Le le premier problème de la la sécurité

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physique et l'autre problème la sécurité juridique. On a bien entendu en tout cas votre point de vue. Merci Arnaud Blaise, reste avec nous, n'hésitez pas à réagir si vous le souhaitez. J'aimerais vous faire réagir vous en plateau parce que ce qui est assez intéressant, c'est qu'on a entendu à la fois ces revendications lyciennes et que de l'autre côté, on a également des revendication euh j'allais dire de de la police qui demande là aussi plus de moyens et à 6 mois de l'échéance présidentielle dont on rappelle effectivement tout à l'heure qu'Emmanuel Macron disait lui-même ce n'est pas normal que le pays soit dans cet état. C'est la faute à qui ? C'est c'est un contraste he quand même parce qu'on a l'impression que ça craque un peu de tous les côtés, qu'il y a quand même

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certains services publics et certains secteurs qui ont été un petit peu défavorisé ou en tout cas abandonnés pendant les 10 ans de de Quinquena. En tout cas les là on arrive à la fin des 10 ans et donc ça craque un petit peu partout et c'est vrai que ce mouvement des lycéens manque de bol pour le gouvernement qui pensait que ça s'éteindrait au moment des vacances a permis d'agréger quelque part un petit peu toutes ces colères et toutes ces revendications qui étaient dans l'air he qui étaient déjà là. Mais ça a donné un petit peu cette entrée, même les gilets jaunes qui reviennent euh et ça c'était inattendu. C'est toujours comme ça hein, les crises, c'est l'étincelle, euh la taxe carburant, l'augmentation pour les gilets jaunes et là c'est les mouvements

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des lycéens qui fait que ça apparaît. Et là on a un président qui essaie de garder son calme. Je dirais même plus que garder son calme, il essaie de garder la face. Mais c'est un petit peu fake, j'allais dire ça. Ça ne ça n'est pas la hauteur de la situation mais il a pas il a pas il a plus de marge de manœuvre. On voit cette Marianne justement qui a été remplacée, on l'avait suivi d'ailleurs en direct sur France info. On rappelle cette Marianne qui avait donc été détruite donc lors de ce premier jour de manifestation face contre terre. Donc le symbole était très grand et il rappelait effectivement aussi les gilets jaunes. On est dans la communication certes, mais c'est important aussi que le chef de l'État se rendre sur place, même si on a vu quand même sur les images que la la Marianne a

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été remplacée, mais néanmoins les tags sont toujours présents dans à l'intérieur de l'hôtel de ville de Marseille. Mais exactement, ça n'a pas été nettoyé. Le chef de l'État euh il fait illusion. il est là, il continue à être sur la scène dans un théâtre un peu virtuel tout en empêchant son premier ministre de travailler. Oui, c'est ça. Mais il reprend la main et il reprend la main parce qu'il n'est pas forcément content de ce qui se passe. On lui demande pas de faire comme Georgia Melony qui a déployé l'armée à Milan. Mais en tout cas euh au niveau des mesures, on sent très bien que la police est à cran, que on est au début de on n'est pas à la fin de la séquence là, visiblement puisque c'est une crise multifactorielle et qu'elle s'étond à tous les domaines, que le régime est en

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grande difficulté et que donc on peut se demander si la crise d'anticipation en fait, elle est dans tous les domaines. C'est évidemment des services de renseignement qui n'ont pas vu venir des casseurs avec une telle ampleur, mais également sur le plan économique, on n'a pas su prévenir un certain nombre de crises. On a si vous voulez la désindustrialisation du pays qui aboutit à sa popérisation aujourd'hui qui rend les gens malheureux et revendicatifs. Il l'a pas vu venir. Il a été dans la start-up nation de les il se contentait des investissements étrangers mais il n'a pas fait le job. Donc aujourd'hui le voir s'étonner et dire que c'est pas normal non c'est quand même la conséquence de son inaction dans un certain nombre de domaines et en matière de quand même la le premier rôle de

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l'État c'est d'assurer sur le plan régalien la sécurité. Et là, il y a une interrogation pour la suite.