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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 5 janvier 2019 24 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Les vœux de Macron pour 2019

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:53Invité politiqueFait
    « M. Macron, vous prétendez dire la vérité en disant aux Français que la France est un grand pays avec une grande économie, une des principales économies du monde, avec des forts services publics, un très bon système de santé, etc. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « Vous êtes en train de démolir le système de santé. Vous êtes en train de démolir le système éducatif. Vous êtes en train de démolir nos services publics, notre droit du travail. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « M. Macron, c'est vous qui êtes indigne de la fonction que vous occupez. Alors ne venez surtout pas nous parler de dignité. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « M. Macron, nous, nous allons vous donner des leçons de dignité. La dignité, c'est que lorsque vous allez voir le président des États-Unis, vous ne vous laissez pas traîner comme un caniche par le président des États-Unis. »
  • 6:33Invité politiqueChiffre
    « Vous avez respecté les opinions des Français qui sont – semble-t-il – à 70 ou 80% défavorables à la signature du pacte de Marrakech sur l'immigration ? »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « La stratégie de Macron et de son entourage est claire. Ils sont affolés par le soulèvement populaire. Ils vont tout faire pour essayer de le torpiller. »
  • 11:14Invité politiqueChiffre
    « Faut-il rappeler que j'ai eu droit – moi – à 1% du temps de parole, quand vous en avez eu 25% ? »
  • 12:36Invité politiqueFait
    « votre dernier vœu, c'est un vœu d'espoir. Et vous avez le culot de dire qu'il faut que les Français reprennent leur destin en main. »
  • 18:14Invité politiqueFait
    « Tout ce qui est bien en France vient de la France : nos services publics, notre système de santé, notre système éducatif, notre niveau de vie collectif, notre patrimoine national, nos équipements publics. »
  • 18:56Invité politiqueFait
    « C'est de l'UE que vient la remise en cause du droit du travail, que vient la loi El Khomri. C'est de l'UE que vient la démolition des services publics, la privatisation généralisée. »
  • 19:39Invité politiqueFait
    « vous êtes là et bien là pour obéir à vos maîtres de Bruxelles. Mais nous ne vous avons pas connu aussi vigilant lorsqu'il s'agit par exemple de signer le pacte de Marrakech, qui contient potentiellement des conséquences financières absolument considérables. »
  • 20:59Invité politiqueFait
    « vous faites croire aux Français que l'on pourrait être tout à fait pour la France, fier de la France, notre pays, notre nation, et en même temps, pour un « projet européen renouvelé » »
  • 21:32Invité politiqueFait
    « La France et l'UE, c'est l'huile et le vinaigre. On ne peut pas avoir l'un et l'autre. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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0:06
François Asselineau

Mes chers compatriotes. Je n'en avais pas l'intention au départ, et puis à la réflexion, je me suis dit que je devais quand même commenter les vœux présentés par Emmanuel Macron au peuple français le 31 décembre dernier. Pourquoi ça ? Parce qu'à la réflexion, je me suis dit que je ne pouvais quand même pas ne pas réagir face à des mensonges aussi éhontés proférés par le président de la République. Je crois qu'on n'a jamais vu ça dans l'histoire récente. Président de la République qui débite mensonge après mensonge, et le tout avec un air de jeune premier ou de gendre idéal, un air de Saint Jean bouche d'or comme s'il disait la vérité. C'est insupportable de fausseté et d'hypocrisie.

Alors qu'est-ce que j'ai retenu, moi, de ses vœux ? D'abord, j'ai retenu qu'il avait fait 3 vœux. Le premier, c'est le vœu de vérité. De vérité... Parlons-en, M. Macron, de la vérité. La vérité sur quoi, M. Macron ? Par exemple sur le financement de votre campagne électorale ? Par exemple sur les 144 000 € que la (NDLR : Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques) n'a toujours pas trouvé l'origine de ces fonds qui ont abondé le parti politique En marche ? M. Macron, est-ce que vous voulez la vérité, aussi, sur les affaires qui entourent votre entourage ? Comme M.

Kohler, le secrétaire général de l'Élysée, avec l'association Anticor, anticorruption, qui a obtenu justement que le parquet fasse des démarches. M. Macron, vous prétendez dire la vérité en disant aux Français que la France est un grand pays avec une grande économie, une des principales économies du monde, avec des forts services publics, un très bon système de santé, etc. Oui, c'est exact. Mais ce que les Français vous reprochent, M. Macron, les gilets jaunes comme les autres, c'est justement que votre politique consiste justement à démolir tous les atouts de la France.

Vous-même et vos prédécesseurs appliquez servilement les directives venues de la Commission européenne, fixées dans le cadre des traités européens, et également ce que vous demandent les commanditaires qui ont financé vos campagnes électorales et qui vous ont réservé l'usage quasi exclusif des médias pendant les élections. M. Macron, vous êtes en train de démolir le système de santé. Vous êtes en train de démolir le système éducatif. Vous êtes en train de démolir nos services publics, notre droit du travail. Vous êtes en train de démolir les services de recherche de la police scientifique, les instituts de recherche. Vous êtes en train de vendre à l'étranger tous nos services publics.

Par exemple les aéroports, comme l'aéroport de Toulouse, qui a été vendu à des escrocs chinois et à des intérêts canadiens. Vous avez vendu, vous avez participé à la vente d'autoroutes à des intérêts... Et tout ceci pour une bouchée de pain. Sans compter la vente du TGV à l'Allemagne. Donc ne dites pas, M. Macron, que le bilan que vous présentez serait la vérité. Ça n'est pas le vôtre. C'est celui des générations antérieures qui, justement, ont refusé la politique que vous mettez en œuvre. Le deuxième vœu fait par M. Macron est un vœu de dignité. On croit rêver. M. Macron qui nous donne des leçons de dignité ?

Le président de la République que l'on a vu à Saint-Martin, aux Antilles, encadré par deux malfrats torse nu et qui faisaient des gestes obscènes ? C'est ça, la dignité ? Mais pourquoi pas aussi Al Capone qui donnerait des leçons de vertu et qui militerait dans une ligue anti-alcooliques ? M. Macron, c'est vous qui êtes indigne de la fonction que vous occupez. Alors ne venez surtout pas nous parler de dignité. Vous avez souillé la fonction présidentielle. Pas seulement aux Antilles. Avec cette affaire Benalla qui empoisonne et qui continue, et qui continue d'empoisonner votre présidence, d'ailleurs avec des mensonges au moment même où je parle. Nous sommes le 2 janvier.

On a appris de nouveau que vous avez encore menti, vous, l'apôtre de la vérité. Oui, vous avez continué à avoir des relations – et notamment par des SMS – avec M. Benalla. Et puis à qui allez-vous faire croire que M. Benalla bénéficiait de deux passeports diplomatiques sans que vous le sachiez ? M. Macron, nous, nous allons vous donner des leçons de dignité. La dignité, c'est que lorsque vous allez voir le président des États-Unis, vous ne vous laissez pas traîner comme un caniche par le président des États-Unis. Vous n'acceptez pas que le président américain commence à épousseter les pellicules que vous avez sur l'épaule. M.

Macron, lorsque vous êtes allé en Russie au moment de la Coupe du monde de football, et lorsque vous avez eu cette attitude absolument extravagante qui a fait le tour de la planète où on vous a vu pousser des cris d'hystérie devant Vladimir Poutine, qui vous regardait d'un œil torve en se disant : « Mais quel est cet énergumène ? »... M. Macron, à propos de dignité, vous avez souillé aussi l'Élysée au moment de la fête de la musique. Vous vous en rappelez ? M. Macron, vous nous parlez de dignité pour nous expliquer qu'il faudrait que les manifestants qui sont de plus en plus nombreux contre vous – le rejet massif de la population – respectent l'ordre républicain.

C'est ainsi que vous voyez les choses. Et vous nous expliquez que l'ordre républicain consiste à respecter chaque opinion, et qu'il faut donc que tout le monde puisse parler, et y compris – on croit comprendre – vos partisans. Mais de qui vous vous moquez, M. Macron ? Vous dites qu'il faut respecter les opinions de chacun. Dois-je vous signaler que pour ce qui concerne l'UPR et ma personne, depuis maintenant le mois d'avril 2017 – nous sommes en janvier 2019 –, ça fait maintenant 19 ou 20 mois que je n'ai pas eu une seule seconde d'intervention sur aucune des chaînes de radio et de télévision publiques. Vous appelez ça respecter les opinions de chacun ? Vous trouvez normal, M.

Macron, qu'il n'y ait jamais eu en France, sur l'ensemble des chaînes de radio et de télévision publiques ou privées, des débats approfondis, vraiment approfondis, d'une heure ou deux heures comme cela mériterait, entre les plus hauts responsables politiques français et le pays, où l'on parlerait, on irait au fond des choses sur l'euro, sur les blocages de l'UE, sur le pourquoi du comment du pacte de Marrakech sur l'immigration ? Tout ceci a été retiré au débat public. Et vous osez nous dire qu'il faut la vérité et la dignité, le respect des opinions de chacun ?

Vous avez respecté les opinions des Français qui sont – semble-t-il – à 70 ou 80% défavorables à la signature du pacte de Marrakech sur l'immigration ? Vous vous êtes enquis de la volonté des Français au sujet de vos interventions militaires illégales, en Syrie notamment, ou en Ukraine ? M. Macron, vous avez décidé tout seul toute une série d'éléments. Et maintenant, vous faites croire qu'il faudrait respecter les opinions de chacun ? Oh oui, on vous voit venir avec votre débat. Je mets ici en garde d'ailleurs toutes celles et tous ceux qui me regardent. La stratégie de Macron et de son entourage est claire. Ils sont affolés par le soulèvement populaire.

Ils vont tout faire pour essayer de le torpiller. Ils vont lancer un os à ronger pendant plusieurs mois, où l'on va débattre sans fin de sujets qui auront été soigneusement choisis. Pas question par exemple de parler de l'immigration. Pas question de parler de l'euro. Pas question de parler de notre appartenance à l'UE. Et l'on voit bien se mettre en place une espèce de petite réforme de la Constitution, où l'on demandera aux Français : « Est-ce que vous êtes d'accord pour diminuer le nombre de députés ou de sénateurs ? » ou « Est-ce que vous êtes d'accord pour faire telle et telle économies ? ». Ce seront des mesures populaires. Et les Français voteront pour.

Et on s'arrangera peut-être pour faire coïncider ce référendum, à choix multiple paraît-il... Ce sont les rumeurs qui circulent à Paris, auquel cas ça serait exactement une reprise de ce que je proposais dans mon projet de programme présidentiel dès 2011, il y a 7 ans, 8 ans, même. Eh bien on pourrait imaginer – et vous avez peut-être eu cette idée – de faire coïncider ce référendum avec les élections européennes pour que l'on ne débatte pas ainsi des sujets de fond de l'Europe. Hein, c'est sans doute ça que vous avez à l'esprit, M.

Macron, avec votre souci de vérité et de dignité : museler la seule vraie opposition à vous, c'est-à-dire nous, ceux qui voulons sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, nous qui voulons que vous rendiez compte aux Français de votre gestion depuis un an et demi. Et vous êtes en train de trouver tous les artifices pour contourner cela. Cela me fait d'ailleurs penser à une réflexion que nos compatriotes devraient avoir. L'article 2 de la Constitution que vous foulez au pied, M. Macron, précise que (NDLR : le principe) de la République, c'est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Un vrai chef d'État, un véritable responsable de la France, le vrai Père de la Nation, le vrai président de la République que les Français attendent, c'est celui qui prendra en considération à tout moment le souhait profond des Français, qui les écoutera... Non seulement les écoutera mais mettra en œuvre ensuite ce qu'ils demandent. Mais ce n'est pas ce que vous, vous voulez faire ! Vous, vous voulez que les Français s'expriment... « Cause toujours, cause toujours ». Mais n'en demeure pas moins que vous avez déjà décidé. Vous allez faire un débat sur des sujets qui ont déjà été tranchés.

En réalité, un vrai et bon président de la République est celui qui essaye à tout moment de s'enquérir de ce que pense la majorité du peuple français pour l'appliquer et aller dans son sens. Vous, ce que vous souhaitez à tout moment, c'est appliquer une politique qui nuise aux intérêts du peuple français. Et la seule question que vous vous posez, dans votre tête malade, c'est : « Comment faire pour manipuler l'opinion publique et pour lui faire accepter par des artifices de procédure des choses qu'ils ne veulent pas accepter ? ».

Lorsque vous nous avez parlé d'ordre républicain, lorsque vous laissez entendre qu'il est normal que les Français – vous l'avez même dit – élisent leurs représentants et, ensuite, ils doivent respecter leurs représentants, je suis d'accord. Sauf que comment ont été choisis les représentants ? Puisque vous voulez parler vérité et dignité, M. Macron, rappelez-nous la couverture médiatique dont vous avez bénéficié pendant les années 2015 et 2016, et la couverture médiatique et le concert de louanges digne de Kim Jong-un et de la Corée du Nord dont vous avez bénéficié pendant toute la campagne électorale présidentielle.

Faut-il rappeler que j'ai eu droit – moi – à 1% du temps de parole, quand vous en avez eu 25% ? Faut-il rappeler que moi, je m'étais déjà présenté à des élections, vous jamais ? Faut-il rappeler que vous avez été le pion choisi par l'oligarchie ? Il est normal, à partir du moment où les élections ont été truquées en 2017, que les Français furieux, découvrant un an et demi après à quel point ils ont été trompés et manipulés, se révoltent contre ce que vous appelez l'ordre républicain.

Parce que l'ordre républicain n'a de sens et n'est légitime que si les responsables politiques ont été légitimement, dûment choisis par les Français dans un processus de totale transparence, avec une parfaite égalité de traitement par les grands médias et par les instituts de sondage. On en est loin. Et puis votre dernier souhait, M. Macron, pour 2019, votre dernier vœu, c'est un vœu d'espoir. Et vous avez le culot de dire qu'il faut que les Français reprennent leur destin en main. « Nous voulons reprendre notre destin en main. Nous voulons avoir l'espoir », etc. Oh, oui ! Alors ça, je suis mille fois d'accord. C'est ce que les Français veulent.

Reprendre son destin en main, en fait, ça s'appelle la démocratie. C'est-à-dire c'est le peuple qui décide. Seulement, à peine avez-vous dit ceci, M. Macron, que vous avez poursuivi vos vœux en expliquant : « Je crois en un espoir français et européen », « Je crois en l'Europe », « l'Europe », « l'Europe », « l'Europe »... À tout moment, vous avez lors de ce dernier passage de vos vœux cité l'Europe. C'est-à-dire qu'en fait, vous fermez tout espoir.

Vous êtes exactement comme ces vieillards cacochymes de l'Union soviétique finissante : Andropov, Tchernenko, qui prétendaient représenter l'avenir et l'espoir du peuple soviétique alors qu'ils étaient en fait les derniers représentants d'une idéologie moribonde. Vous ne représentez aucun espoir, M.

Macron, parce qu'en forçant les Français à rester dans le cadre européen, qui est en train d'exploser, qui est en train de nous mener à notre ruine collective, justement, vous leur retirez l'espoir, de même que les dirigeants de l'Union soviétique finissante avaient retiré tout espoir au peuple soviétique, lequel n'envisageait d'ailleurs, pour ce qui concerne les jeunes, que de s'enfuir du pays, physiquement en émigrant, ou mentalement en buvant et en versant dans l'alcoolisme. Dans vos vœux, M. Macron, vous avez osé parler de « foule haineuse » pour parler des gilets jaunes. Et vous avez bien entendu utilisé ce procédé rhétorique qui consiste à faire ressortir tel ou tel dérapage.

Mais avec des centaines et des centaines de milliers de personnes, il est toujours possible de trouver des personnes qui tiennent des propos inadmissibles. Bien entendu, comme dans tout phénomène de masse et de foule. Bien entendu. Mais monter ça en épingle comme si tous les gilets jaunes correspondaient à la caricature honteuse que vous en avez faite, vous vous êtes encore une fois sali, M. Macron. D'ailleurs, vos procédés rhétoriques, plus personne n'y croit. Vous utilisez ce procédé habituel à tous les escrocs, qui consiste à dire : « Nous avons commencé à répondre à tous les problèmes. Mais il faut un petit peu de temps ». C'est à chaque fois, par exemple, qu'un...

Puisque vous aimez le monde de l'entreprise. À chaque fois qu'un PDG entraîne une entreprise dans le gouffre, il se défend toujours devant son conseil d'administration pendant 3 mois, 6 mois, 1 an, en disant : « Non, non, non ! J'ai pris les mesures correctrices. On va voir, on va voir, on va voir », jusqu'au jour où il est en fait viré par le conseil d'administration, parce que tout simplement, c'est un mauvais gestionnaire. Eh bien le conseil d'administration de la France, M. Macron, ce n'est pas la Commission européenne, ce n'est pas le monde de la grande banque et de la haute finance qui vous est si familier. Le conseil d'administration de la France, c'est le peuple français.

À cet égard, je voudrais aussi souligner ce qui traverse finalement tout votre discours. C'est une inversion généralisée de toutes les valeurs et du sens de tous les mots. Lorsque vous dites « vérité », il s'agit de mensonges. Lorsque vous parlez de « dignité », il s'agit d'indignité.

Lorsque vous vantez l'ordre républicain, en fait, vous êtes l'auteur du désordre : un désordre constitutionnel, puisque vous procédez à la violation d'un grand nombre d'articles de la Constitution, notamment celui qui vous impose de respecter la Constitution, de veiller à l'intégrité du territoire, de veiller à la fraternité entre les Français, de veiller à ce que la France soit une république sociale, de veiller également au respect des traités, de veiller aussi à l'unité nationale et à la préservation de la souveraineté nationale. M. Macron, le seul espoir, le seul vrai espoir que vous donnez aux Français, que vous pourriez donner aux Français, c'est de démissionner, c'est de partir.

De ce jour-là, jour où vous direz : « Je suis incompétent pour la tâche qui m'a été confiée. J'ai été élu à l'issue d'une escroquerie électorale et médiatique sans précédent dans une grande démocratie occidentale. J'ai décidé enfin d'en tirer les conséquences. Je présente ma démission », alors là, oui, les 80% de Français qui veulent votre départ vous applaudiront. M. Macron, en fait, tout ce que vous dites... Pour comprendre ce que vous dites, il suffit de l'inverser. En réalité, vous nous dites que l'espoir serait dans l'Europe. C'est le contraire qui est vrai.

Et si j'avais une phrase ici à dire, deux phrases à dire à mes compatriotes, la première de ces phrases que je voudrais que le maximum de Français méditent en ce début d'année 2019, c'est que tout ce qui est bien en France vient de la France : nos services publics, notre système de santé, notre système éducatif, notre niveau de vie collectif, notre patrimoine national, nos équipements publics. Tout ceci, c'est le legs des générations anciennes, que nous ont légué ceux qui ont construit la République française.

Même les investissements, les fonds versés par Bruxelles – l'argent qui vient de Bruxelles – viennent de la France, puisque la France verse beaucoup plus d'argent à Bruxelles qu'elle n'en reçoit. En revanche, tout ce qui est mal en France vient justement de notre appartenance à l'UE, à l'euro et à l'OTAN. C'est de l'UE que vient la remise en cause du droit du travail, que vient la loi El Khomri. C'est de l'UE que vient la démolition des services publics, la privatisation généralisée. C'est des GOPÉ que viennent les remises en cause du niveau des retraites. Je l'avais annoncé moi-même pendant l'élection présidentielle il y a un an et demi.

C'est également de l'UE que vient la remise en cause des droits des chômeurs. Et d'ailleurs, le 30 décembre, un jour avant que vous fassiez votre discours de vœux, vous avez accepté la signature d'un décret en Conseil des ministres qui s'attaque désormais aux chômeurs. Pour vous attaquer aux acquis sociaux des Français, vous êtes là et bien là pour obéir à vos maîtres de Bruxelles. Mais nous ne vous avons pas connu aussi vigilant lorsqu'il s'agit par exemple de signer le pacte de Marrakech, qui contient potentiellement des conséquences financières absolument considérables. J'ai eu l'occasion de le montrer récemment dans un entretien.

Là, pour le coup, vous n'avez pas fait établir la moindre étude sur le coût que peut représenter l'application du pacte de Marrakech sur l'économie française au cours des années qui viennent. Enfin, la deuxième phrase à laquelle je voudrais que mes compatriotes réfléchissent, c'est que vous nous avez expliqué : « Je crois en la France », « Je crois en un espoir français et européen », « Je crois en l'Europe ». C'est-à-dire que vous avez verrouillé l'avenir. Vous voulez nous faire croire, M. Macron, au en même temps. C'est-à-dire que l'on pourrait être à la fois très fier de la France, comme vous l'avez dit...

Alors que vous n'en pensez pas un mot, puisque dès que vous avez l'occasion de le dire, vous crachez sur la France et les Français. Vous faites croire aux Français que l'on pourrait être tout à fait pour la France, fier de la France, notre pays, notre nation, et en même temps, pour un « projet européen renouvelé », comme vous l'avez cité, en nous montrant ainsi le bout du nez, vous allez encore... Ça fait 60 ans que ça dure. On est habitués. Vous allez encore – vous aussi – vous lancer dans un projet d'autre Europe. L'autre Europe à la Saint-Glinglin, comme feront d'ailleurs toutes les autres listes à part celle de l'UPR.

Je voudrais dire ici aux Français tout de suite : « Ne tombez plus dans ce panneau de l'autre Europe. La France et l'UE, c'est l'huile et le vinaigre ». On ne peut pas avoir l'un et l'autre. Et ce que les années qui viennent vont apprendre aux Français, c'est que dans ce combat entre la France et l'UE, il n'y aura qu'un seul survivant. Ce sera soit l'UE, et la France se désintégrera et disparaîtra, ou bien ce sera la France, et c'est l'UE qui se désintégrera et qui disparaîtra. M. Macron, arrêtez de mentir. Dites la vérité aux Français. C'est ça, le véritable choix. Moi, je dis la vérité aux Français.

Et je dis aux Français, vis-à-vis de tout ce que nous sommes, de tout ce que nous devons aux générations qui ont bâti la France, de toutes nos inspirations sur terre, de notre identité nationale, de notre histoire, de notre mode de vie, du niveau de vie que nous voulons préserver, de la façon dont nous concevons le monde, de la générosité que nous apportons à l'ensemble des pays du monde, de notre langue, de notre mode de vie, eh bien les Français n'ont pas d'autre choix que de se mobiliser pour le deuxième terme de l'alternative. Avec l'UPR, c'est la France qui subsistera et c'est l'UE qui disparaîtra. Vive la République et vive la France.

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